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COLLECTION DE DOCUMENTS
P()i:ii
L'HISTOiRE REUGIEUSE ET LITT^RAIRE
du >Ioyen age
T 0 M E I
COLLECTION
de documents pour rhistoire religieuse et litteraire
du Moyen d.ge
Chaquc volunic sc ventlra s«!nart'nient. Ia»s pcrsonnos qui (lcsircni les recovoir-
au fur ei a mesnre peuvent s'insorire a la Lil>rairie Fisclilwcher qui les leur expe-
(Jicra dircctenient sans augmentatiun de prix.
TOME I
SPECULUM PERFECTIONIS, SEU SANCTI FRANCISCI
ASSISIENSIS LEGENDA ANTiaUISSIMA
anclore fratre Leone.
Nunc primum edidil Paul Sabalicr
In-8* de ccxiv et 37« p
12 fr.
EN PR^PARATION :
TOME II
ACTUS SANCTI FRANCISCI ET SOCIORUM EJUS
Cc volume renfermera le texto ori^inal iaiia de rouvrugc qui traduit partieUe—
ment en italien a pris le nom dc Fioi^elti.
TOME III
I FIORETTI DI SAN FRANCESCO
EDIZIONE CllITICA
EN VENTK A LA MEME LIBHAIRIE
La Vie de S. Fran^ois d^Assise
par Paul Sabalier
. Uuvruge rouronne par rAcadrmie Francaise
20* tirage (fevrier 1808} in-8" de cxxvi et 'i2o p 7 50^
Qn nouveau chapitre de la Vie de S. Fran^ois
(l/lXDrLCEXCE DE LA I'OUTH»NCrLE)
Drocliure in-8' de 2'* p 1 »
Vue d^Assise et des environs
Reprodnclion Hthographiqne dune gravure sur ruivre du Wl^sievle.
Cette litbographie perniet <le se rendre compte de Inspect de la viJU' au tt-mps
de saint Franeois. On y trouve lindication de plusieurs edilices aujounriiui di>-
|Mirus. Klie est accompagnee d"une notice.
Soigneusement roulee sur carton, franco pour tous les pa>s de
rUnion poslale 3 fr.
SPECULUM PERFECTIONIS
SKU
S. FRANCISCI ASSISIENSIS
LEGENDA ANTIQUISSIMA
auctore fratre Leone
NUNC PRIMUM EDIDIT
PAUL SABATIER
LIBHAIHIK FISOllltACHnR
(1IUC[ETE ANUM'ME}
33, BUE DE SKISE, 33
^
297810
Domina pauperlas surrexil feslinanler po!ens sibi clauslrum os-
tcndi. Et [b. Franeiscus et socii sui] adducenles eam in quodanr>
coUe oslenderunl ei totum orbem quem respicere poterat dicentes :
« Hoc est clauslrum nostrum, Domina. » Jussit ipsa penitus consedere
€t verba vitsB locuta est ad illos.
Jean de Parme. Commercium b. Franc'sci cum dorain^
paupertate. Ed. Alvisi, p. 45.
O mi fratello, o bel fratello, o amor fratello, fami un castello, olie
no abbia pietra e ferro. O bel fralello, fami una cittade, che no abbia
plctra c legname.
Frere Eoide d'Assise. An. fr. III, p. 101.
• • . • • •
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A MES AMIS d'AsSISE,
Pourquoi ne vous le dirais-je pas? Vous m'avez
doinic unc des heures les nieiUeures de ma vie, LorS"
quil y a qualre ans je posai la plume apres avoir
trace la derniere ligne de Vhisioire de saini FrancoiSy
je sentis tout a coup une profonde inquietude s'elever
au fond de mon canir : « Commeni cegros livre allail-
il etre accueilli a Assise ? »
Yeuillez croire que les preoccupations litteraires
uetaient pour rien dans ce sentiment. Non^ cetait
quelque chose de plus eleve: le scrupule poignant de
vous adresser un portrait de votre concitoyen le plus
illustre oif vous ne le reconnaltriez pas. fai horreur
des iconoclastes ei ce nieut ete un veriiable chdtiment
que dvtre classe,par vous dans leurs rangs.
Cest donc en tremblant bien fori que je repris le
chemin de nolre chere Ombrie, ei jnapprochai des
murs de la Cite Seraphique. Ah ! quelle joie^ mes
chers amisj lorsque les franchissant enfin, je vous vis
joyeux et contents, et que je pus surprendre jusque
dans Cempressement insolite des bambins autour de
moi, comme un echo de vos sentiments.
Vous avez eu raison, et soyez-en benis. Vamour
est un merveilleux instrument, Des recriminations sur
ce que jaurais dii faire, des reprocheSy des maledic^
VIII
lions, des sarcasmes naiiraient fait qnempoisonner
i'os cocurs et me decourager, Vous etes restes les dignes
freres de celui qui allait aux brigands de Monte^
Casale^ non avec des injures, ni meme ai'ec des ser-
mons, mais qui leur criait: « Fratres Latronesl venite
ad nos, quia fratres sumus, et portamus vobis bonum
panem et bonum vinum I »
Et i'ous en particulier, chers orateurs, qui, dans
une soiree que je noublierai jamais^^ m'avez mani-
feste iant de sympathie^ recevez encore une fois mon
cordial merci.
Que vous dirais'je, a vous, chers professeurs-y qui
avez voulu que le peuple italien put lire ce livre dans
sa propre langue, et que cet echo de la voLv de saint
Francois partit de VOmbrie, des pentes ensoleillees du
Mont SubasiOj de ces oliviers de Saint-Damien, sous
lesquels il chanta, il y a bientdt sept siecles^ et oii il
aime encore, dit-on, au soir des jours oii Vinjustice
triomphe , donner de mysterieu,v rendez-vous aiLV
jeunes novices qui revent la renovation de notre pau^
1. Cellc du Vk novembre t89'i. M. le comte Alessandro Fiiimf parUi
au nom de la Municipalitd; M. le Prof. Leto Alessandri au nom du
Gymnase et de r.\cad^mie Propertienne ; M. le Recteur Si^liele au noni
du corps enseignant; l*tionorable M. Fani, membre du Parlement, au
nom de la ville de P^rouse. MM. les avocats Mariano Falcinelli d'As-
sise et Bartocci Fontana de Rome, ainsi que M. !e conite Bindangoli,
prononc^rent de chaleureuses improvisations.
La f6te intime organisde k Perouse, le !•' d^cembre suivant. par
MM. les Professeurs Leopoldo Tiberi, prdsident de la ligue pour !a
paix, et Vincenzo Ansidei, bibliotliecaire de la ville, m*a laissf^ elle
aussi un pr^cieux souvenir. Prdsidt^e par !e premier Magistrat de
cette noble cilt^ et par le Pr^fel de rOmbrie, elle m'a monlr6 une fois
de plus de combien d'egards on sait enlourer en Ilalie les plus mo-
destes pionniers de ia science historique.
2. MM. Ohidiglia et Ponlani, professeurs a Assise, onl donne une
traduction italienne de la Vie de IS. Fran^ois. Rome, librairie Loes-
cher, 1895, in-8* de LXXI et 220 pages.
IX
vre monde? Que vous dirais-jej vaillanls artistes^y
qui avez voulu, comme les maitres des anciens jourSy
mettre votre talent au service du petit pauvre du bon
Di€u ? Vous avez eu votre recompense : cette joie du
travail desinteresse\ qui agrandit, qui purifie^ donne
pour un instant, au milieu des besognes journaliereSy
la sensation des hauts sommets, de la mission que
Vartiste, comme le poete ou le saint, accomplissent
ici'bas.
Prenez ce livre, braves amis d\Assise, car il est a
vous. A vous, parce que cest votre affection qui nia
eclaire et rechauffe^ m'a fait paraltre courts lesjours
et les mois consacres au travail bien ingrat de la com-
paraison des te.rtes. Un bienfait nest jamais perdu^
ni un verre d'eau, ni une parole partie du crrur, Les
brassees de bois que vous m'avez ptodiguees, la-haut
dans la grande salle du Municipe^ ne nio'it pas seu-
lement rechauffe le corps, et il ny apas jusquau bon
sourire de ce pauvre Francesco Bernardini quine soit
pour quelque chose dans Cheureux achcvement de ce
travaiL
Ce livre est a vous parce quil fut composc par un
enfant d\Assise'^ sur un enfant d\AssLse, Cest le por^
1. M. le clievalier Venanzi dWssise a execul^ un forl beau dessin
re)>roduisant lc Saint Fran(;ois de (iiirnabue de Tt^glise inrdrieure.
M. V. Corcos de Florenre, d^ja bien connu hors de ritaiie, a coinpos^
«ne couverlure donnant la vue d'Assise. Ces deux travaux seronl
reproduits dans IVdition refondue de la Vie de saint FrJini^ois, qui
■ii tM«*? beauroup retardee par la ni^cessit^ de publier d^abord la
Legenda Anliquissiina et de meltre k profit tout ce quelle ajouie
^ux anciennes sources.
2. Voir ci-apres, p. 2, oii fr. Leon fait suivre son noni de la mention
4}f, Assisio.
M. (iCsare Pinzi. IVminenl historien de Viterbe, a bien voulu faire
<les rerherches a mon intenlion sur ToriKine de fr. Lt^on. II n'a lrouv6
juicun document anlerieur au XVI* siecle le disant de Vilerbe. Nous
reviendrons longuement ^ cctle question dans les Addenda, v. p. XLIII.
X
trail de In plus noble figure de Ceglise chretienne
trace par celui qniy nouveau saint Jean^setait penche
sur le sein de son niaitre.
Laissez-moi penser que cette publication vient a son
heure. Saint Francois nest ni assez ainie^ ni assez
connu. Lorsquil se leva pour jeter au inonde son mes-
sage de pai.r, Assise detestail Perouse, Spolete sacca-
geait Foligno. Francois achevera son (vuvre , les
antiques propheties se realiseronfy ledesert refleurira.
Vhymne de paix que seuls les anges pouvaient
chantery il ya dix-huit siecleSy au-dessus de la creche
de Bethleem, que toutes vos ctoches s^entre-repondenf
en cette belle nuit de Xo^l, eclatera dans le ctvur
des hommes, et un jour viendra oii tous les peu^
ples de la terre s^aimeront^ comme s^aiment aujour-
(Thui toutes vos cheres cites Ombriennes. Ah! croyez-
moiy le jour nest pas loin^ oii celle-Ui sera esfimee
la premiere nafion du monde qui sera non la plus
riche, ni la plus vasfe^ nila mieux armee^ mais celle
qui sappropriera la devise du Poverello: ilihi absit
gloriari nisi in eruce, cest-fi-dire celle qui placera
toute sa gloire dans le devouementy dans limmolation
a la grande et sainte cause de Camour et de la liberte.
Ce jour-Uiy Assise sera veritablement la seconde
BethleefUy et on pourra redire, avec une joie et une
verite nouvelUy Ui parole de rimmortel poete :
.... Clii d'esso loeo fa parole
Non cliea Aseesi, eli^ direbbe eorto
Ma Oriente, se proprio dir vuole.
Paul SABATIER.
Assise, Noel 1897.
TABLE DES MATI^RES
prEface
Pugcs.
CARACTKRES DISTINCTIFS DE l\eLVIIE DE FR. LKON.
Son defout : Intentions poli^miqucs xix.
Qu on a 6[6 amcn^ u la rclrouvcr en conslatant ia disparition dc
la majcurc partic dc la Lcgcnde dcs Trois Compagnons .... xix
Triagc des divers documcnts dont In juxtaposilion couslilue Ic
Speculum VitsB xxii
La rev^lation du Manuscrit Mazarinus 1743 xxiv
Comment lcs critiqucs ct lcs liisloricus ont pu rester si longtcmps
sans s'apcrcevoir que ccllc y.»uvrc est dc frcre Leon xxiv
CE ql'elle nous apporte de nouveau.
!• Sur les altaclies dc la I^gende franciscainc avec Assisc ct
rOmbric xxvi
2* Sur Irs personncs de l'cnlourage de FraiKjois xxvi
3* Sur son stvle xxviii
4* Sur la vie dc scs disciplcs au oommcnccmcnl i\o. Tordre .... xxx
&• Sur ses soulTrances pliysiqucs el morales xxxi
6* Sur .ses rapports avec saintc Clairc xxxiv
7* Sur ses po<^slcs xxxv
8* Sur sa psycliologie xxxviii
INTRODUCTION
umte du speculum perfectionis.
Kxamen de la rubriquc qui la contrcdil xlv
Unite de plan, d'inspiration et de sl\le xlviij
XII SPECULUM PERFECTIONIS
Page«.
IRCONSTANCES DE SA COMPOSITION.
II a Hd ^cril en 12*27, au momenl ou fr, L^on venait de briser le
vaso en marbre plac^ par frere Elie pour recevoir les ofTran-
des en faveur (le la basilique li
I)ifr*irt»nce de lon enlre cel <>cril et les manifestes des Fralicelles
du XIV» si^cle liv
Des proplu>lies attribu^es A s. Tranrois par le Spec. Perf lvi
Place que la n^gle primitive ou rej^le de 1221 y occupe lix
NOTES BIOGRAPHigUES SUR FRtRE L£0N
Le clmpitre de la joio parfaite (appr^cialion de Papini ■ lxii
Que ft*. Likm fut bien le malade de Bologne L:fiv
l>e la bentkliction autographe que lui donna s. Francois Lxvii
Quil fut sans cesse aux cOtes de son maitre de 1220-122« Lxxii
Son talent de secr^laire Lxxii
Hillet que Fran^^ois lui adressa lxxiii
Qu*il devint le ganlien de la tradition franciscaine et Pinspira-
leur de liHiles les tenlatives de r^forme lxxv
Ses rapports avec Angelo Clareno el avec sainle Claire Lxxix.
l>u br^viaire qu*il ecrivit pour sainte Claire Lxxxu
Trislesses de ses demieres annees Lxxxiv
8a mort lxxxv
tmum KS Ottmics m SKaH.n Kvccntns
SWVMT LI C3LISSMHT Ctt3MIJQflK LXXXVI
ftm lOdfKS MfTlCS tKWaili M m* SllCU
RXPPORTS DU SPEC. PERF.
!• Avec les aulres ecrils de fr. Leon xciy
2* Avec ki Premiere Le^eade par Celano xcviri
3* Avec la bulle (/oo etomg^afi ,«x
V Avec la Leit^nde de> TrL>is «.lompa^nons oxiv
5^ Avec la Sevxmde Vie par Celauo cxvi
«• Aveo la LesfCenUe de saint Bonavenlure «:xxx
?• Avec le l>e Laudlba» de Bemard de Besse cxxxu
TABLE DES MATIEHES XIII
Papcs-
II. TEMOIGNAGE DE QUELQUES-LNS DES ECRIVAINS QUI
CONNUUENT l'(EUVRE DE FREHE LEON.
!• Sainl Froncois Venimbeni de Fabriano (1251-1322) cxxxvr
2* Angelo Ciareno da Cingoli (12'45 env.-1337) cxxxvii
3* rbeilin de Casal (125U-I338) cxl
'*• Le Speculam Perfeclionis et la Lcgenda antiqua. Eciosion du
Speculum Vita; CLii
5* La Legenda anliqua .'Speculuni PerrecUonis) dans le De Pianclu CLXi
DESCRIPTION DES MANUSCRITS
I. MANUSCRITS DU SPEC. PERF. PHOPREMENT DIT.
A. Mazarinus 17V3 '\'ih\t) clxiv
IL Mazarinus y8U ;l'i60; CLXVI
C. Ms. de Liege 3'i3 (1408} CLXViir
1). Ms. du Brilisli Museuni.Cleop. H. II clxix
K. Ms. de la Bibl. Hircardi l'i07 (1503^ CLXX
F. M.S. de Bologne 2097 ;1503; CLXXV
O. Ms. de Vullerra 313 clxxvi
IK MANUSCRITS DE LA LEGENDA ANTIQUA ET DU SPECU-
LUM VIT.E.
A. Valicanus '135'! CLXXVi
H. Ms. de Berlin IW CLXXXvii
C*. Ms. de Lemberg (Lwow) 131 cxcvii
I). Ms. Vat. Olloboni «81 cxcix
III. MANUSCRITS DE l\nE ET DE l\\UTRE CATEGORIE
SIMPLEMENT SK^NALES.
!• Manuscriis Bidlandiens. A. Ms. dil Noslerou de Louvain ,r»5'»;. ccir
B. Ms. d*Anver'i [\'ili', cciv
C. Ms. (ie ir)02 ccv
1). Ms. de Bruxelles ;15VJ ccvi
2* Aulre;* manuscrits. E. Ms. de Spello-lMjli^fno ccvii
V. Ms. de Busselo ccx
Indication sommaire des editions du Speculum Vitse
s. Francisci, ccx
TERME INITIAL OE L'ANN£E A ASSISE AU XIII- SI^CLE CCXIl
XIV SPECULUM PERFECTIONIS
Speculum Perfectionis seu 8. Francisoi
Assisiensis Legenda Antiquissima ^
Page«.
I. Qiiomodo b. Franciscus respondit ministris nolentibus
obligari ad observandam regulam quam faciebat. . 1
II. De perfectione paupertatis 4
III. De caritate et compassione et condescensione ad
proximum 54
IV. De perfectione sanctae humilitatis et obedientia? in
seipso et in fratribus 70
V. De zelo ipsius ad perfectionem regulae et ad totam
religionem 149
VI. De zelo ipsius ad perfectionem fratrum 166
YH. De continuo fervore amoris et compassionis ad
passionem Christi 182
YIII. De zelo ipsius ad orationem et opus divinum et ad
servandam hetitiam spiritualom in se et in aliis . . , 186
IX. De quibusdam tentationibus quas permisit ei Domi-
nus 192
X. De spiritu prophetia? 199
XI. De divina Providontia circa ipsum in rebus exterio-
ribus 218
XII. De amore ipsius ad creaturas et creaturarum ad
ipsum 223
XIII. De morte ipsius et hetitia (juam ostendit quando
scivit pro certo se esse morti propinquum 236
1. Noire textc tle rcruvre de fr. Leon (p. 1-24(5) efti la reproduction scrupuleuse du Mz. 17'»3.
II portera donc ia division en {'1'^ chapitres de ce raanuscrit. qui est du rente fort coramode. Mais
il ne faut pas oublier qu*elle a ete ajoutee a la division primitive, la seule reproduiie ci-dessus.
La preuve que les 124 rubriques constituent une iuterpolation, cest qu*a plusieurs repri-
«es eileKforcent le sens de lori^inal. Purexemple au chap. 108, la rubrique ecrite apres 125^) dit
tout natureli<;ment heata Clara, tandis que le texte meme, ecrit du vivant de Ciaire, dit partout
^oror Clara ou domina Clara. I)e meme au chap. 121, la rubriquc donne du contenu du cha-
pitre un resume qui nest pas tout u fait exact, parce queile a ete ecrite a un moraent oii tout
4iaiureiiement on etait dispose a nuircir fr. Elie.
PR^FACE
SoMM.vNiK. — Caract/.uks distinctifs de i/ceuvre i)e frkre Leox.
— Son (lefaut : Inlciilions polcniiijues. — Qu'on a ('lc; aniont'» a la
relrouxor cn conslalanl la (lisparilion de la niajeure parli»^ de la
Letfende des Tnns Comi>apnons. — Tnaja:e des divers d(»ounients
donl la juxlaposilion e()nslilu(? le Speeulum Viljr. — La rev^^^Ialion
(lu (i(Mlex Ma/arinus \l't:i. — (^oininenl les erili(]ues el les histo-
riens (»nt pu resler si lonf^lemps sans s'apeivevt»ir (jue celle leuvre
esl de fn-re Lt'on.
Ck (Ji:'em.l' xors apihihtk dk xolveai' : 1" Sur les atlaclies do
ia It-i^ende franciscaiiie avec Assise et avec rOmbrie. 2° Sur h^s
f>ers(Uiiies de renlourage de l''ran«;ois. :<" Sur son slyle. Ii"' Sur la
vie de ses disciples au comnienccment de TordiH?. 5° Sur s(»s souf-
frances pli>si(pies (^t morales. i>" Sur ses rapports avec sainte
(Jlaire. 1' Sur ses [K)esies. 8" Sur sa psNcliologie..
(lo ri\\si |>as saiis uik! vivr joio (|ii(^ j'oirri» aiijonnrimi
aupublie la l)iou;i*aj)lii(» dr saiiit Fran^ois parlVoro [i(''<in.
Cotti» uMivn» a ('te ('critc (11111 irait, moins (run an
apivs la mort du saint, ct icrniimH» Iv 11 mai 1227, a
la PorlioniMili», a rcndroit mi^^mc? ou Fran(;ois avait voulu
rondrc 1(» dcMMiicr soujHr.
Ellr n\'st ])as S(;ulom('nt la ])lus anricnnc cn dati»,
(dl(» osi aussi cclh» ou la ])hysioiu)mi(.^ du Pov<*rollo si»
d(''lacli(' avcc lc plus dc viiifucur, doi-io^inalitc ct (h*
[locsic.
Thomas dc (^dano ('crivit jicu (h; mois ]>lus tard, mais
son travail, (runc hicii mcillcurc latiuilc, cst l\ruvrc (run
.)•
PR^FACE
SOMMAIItE. — (iARACT^.nES DISTINCTIKS DK l/cErVUE I)E FnKIlE LkON.
— S(»n (lofaut : Iiit(^iitioiis p()i('iui<|U(*s. — Qu'(m a v{i\ ain('U(> a la
retrduvcr cn ronstatant la disparilion de la inajcun* partic dc la
Lt''v:(*n(J(^ (Ics Trois ConipaKnons. — Triag(? iU*:i divcrs (I(MMini(Mits
(i(^nt la juxlaposilion constitu^; lc Spoculum Vita». — La r(''V('*latiofi
(lu Co(l(*x Mazarinus 17'i3. — (iioiiinKMit lcs criti^pies et les liisto-
riciis ont pii rest«M' si iongteiiip> sans s'af>(M'cevoir (pie cetle (riivre
esl (le fn re L('*on.
Ch oi:'elle noi s ApruirrE de NorvEAr : 1" Sur les attaclies (h*
la I(*«('ii(Ie francisciiine avec Assisi* et avec I'()inbri(\ "l" Sur l(*s
p(M"Soniies ile rentoiirage de l'raiu;ois. :<• Siir soii shle. 'i" Siir la
vic de st's dis< ij)l('s an coiniiKMiccment tU* Toidre. :>" Siir x'^ soiif-
frances pliysiipies et niorales. (»** Siir s(rs rapp(^rts avetr .*'aiiit(j
Ciain?. 7' Sur ses poesio. 8" Sur sa psxcliologic..
Ce uost |KLs saiis iiiie vivc joic» (|ii(» j^olfrc «'iiijoiinriiiii
au puhlio la lMof^raj)hi<» dc .saiiit Kraiic^ois j)ar IVcrc I^(*ou.
Celle aMivn» a rU* rcritr (11111 Irait, moiiis iliiii au
aprrs la mort du saiul, ct tcrmiiHW» lif 11 iiiai 1227, a
la Portifmculi», i\ rciidroit i'u(*'iuc ou Fraiicois avail voiilii
rf udro lc dcriiiiM* .siuijiir.
Ellc ut^st j)as srulcini.Mit la j»lus aiiciciiiK* cii datc,
(dlc cst aussi cclh» ou la j^liysioiioiiiic dii P(>v(M'cII(i sr
drtaclic avcc lc jdiis dc vi^iiiMir, d (»ri*j:iualit('* ct dc
jio(''sic.
Thoinas dc (iclaiK» (*<M'ivit jM*n d<.* luois jihis tard. m:iis
soii travail, (ruii«.* hitMi uicillciiri* latiiiili*. (•.•^t roMivrcdiiii
XVllT SPECULLM PERFECTIO^TS
discipK» et nou oollo (ruii rompajj^non. 11 raoonli» moins
d\iprrs si's souvonirs (\iw dapros los ivciis d(»s autn^s,
et p(Mis(^ surtout au saint qu'il saUu» dans la gloin».
FnM'o L('M)n, au oontrairo, raoont(» la vio d'un li(mim(»
dont il a partajjco roxistonoo, dont il fut lo soortHaire ot
Tami, lo oonfossour ot lo <j;arde-malad(» ; mioux quo per-
sonno, il oonnaissait la vio intoriouro do son lioros;
jamais doux vios n\>nt (H('* plus unios, jamais deux ames
no so sont mioux jxWit^tn^os.
D(» la los oaraotoros sp('»oiaux d(* O(»tto h^gendo. Ello
ressomblo a oos lottros ('»oritos dans les nuits de d(?uil,
pour raoonter aux absents la iin d(» coux (pii vieiment
do ])artir ot sans losquols on no oroit ])as pouvoir vivro :
momonts dairrouso aniifoisso oh nous d('»oouvrons en
nous uno in('*narral)lo oaj)aoit('' do tristesso ot do douleur.
On r^orit d(''Vor('* par uno sorto (!(» flamme int('Ti(»ure,
et Ton mot tant d'amo a 0(» (juo Ton ('crit (ju'on croit
fairo rovivro colui (jui n*ost ])lus. On ra])j)ollo sos pa-
roles, sos goslos, sos sourin^s ot on j)onse on iixer le
souvenir j)our toujours.
Quohjuos ann(''os s'(''ooulont, (»t nos souvonirsse trans-
formont. Nous voyons mioux la vio do C(mix (jne nous
avons aini(!'s, maisnous nous raj>polons moins bi(»n leurs
derni('ros soulfranoos, ol si noiis vonons a raoontor leur
vie, nous croirions nous rondro oouj^ablos onvors leur
m(''moiro on insistant sur dcs doulours oorporolles.
II n'ost j)out-('*tro j>as un soul dooumont du Moyon ago
011 Ton s(»nto um^ j)ai'oillo intonsil('' (^('Mnotion. Celui-ci
nous fait ontondro los souj)irs do Fran^ois, sos g(}mis-
somonts (^t nous fait V(>ir riiomnn» j)liysique, en m(>m(»
tomps (ju^il nous fait jx-iK-trcr dans lo oouir do riiomme
sj)irituol. Los loltrcs ot lo Tostamont do Fraiu^ois ont
trouvc lcur vrai oadro. Ij\ouvi'o du mait ro ot colle du
discij)lo so comj)l('tont, se oorrosj^ondont ot sont (b^sor-
mais ins(''paral)les.
PRKFACE XIX
II ne faut copemlant pas carhor quo cotto rouvro de
froro L(M>n a uii gravo dofaut. Commc tous los ouvrages
franciscains, c'<»st uno couvre de parti.
Elle a ote ocrite au moment ou frere Elie tout puis-
sant manifostait hautomont ses intentions de transformer
Tosprit meme dc \a famiUe franciscaine et repandait
habilomont le bruit que Fran^^ois avait lui-m(>me juge
(juavec raccroissomont de Tordre des cliangements
s'imposai<'nt.
Le Specuhim Perfoctionis est h\ reponse des vrais dis-
ci[dos du maitre a cos tontativ(»s. Reponse ou rindigna-
tion d(^s fils qu'on vout sournoisoment spolior de rhori-
tage j)atorn(d no parviont pas toujours a se contenir.
On ne trouvora donc pas ici hi si»ri''nit('? historique,
phis ajq)aronte que i'o(»lle dos autres l(!'gondes francis-
cainos. Ce sont les preoccupations du momont qui ont
inspire le titro, les grand(»s divisions et tous les pre-
Tuiors chapitros.
Mais ollos sont h)in do p(!'n('*tror rcouvrc tout (mtiere.
Lautour s'ost mis au travail j)our attaqu(U' Elie, mais
lo voiri (jui tout a couj) voit Fraiif^ois, lu* pout j)lus en
d(''tachor los rogards, ot fait malgn'* lui-nu*»mo anivre
(rhistori(Mi.
On fora donc bien, j)our uno promi('r(^ locture, de
laissor do C(*>t(' h*s j)r(»miors chaj)itres, coux ou rint(»ntion
[)oloini(juo ost la J)(Mis(''o maitross(», j)our allor droit
ii ceux (]ui no sont j)lus (juo roxj)r(*ssion do TanhMit
amour (»t do radmiration do lV('r(» jjcon j)our son maitro.
Si cottc bello logtMuh^ ost enlin rotrouv(''o, nous le de-
vons uni(juomont a la criti^juc scientili^juc, ot a la j>or-
S(.»V('*ranco av(»c hujuollo on a aj>j)li(ju('' ses j)rincij)os a
r^Hudo des docunu-nts franciscains. Bion dos gons ne
A-oiont oncore on ello (jue h» marl(»au dos (h'*molitions
retontissantes. Cela ost tros injusle, car elle sait aussi,
XX SPECULUM PERFECTIONIS
le moment venu, prendre la truelle du ma^on et elever
sur les ruines des construetions d'une solidite a toute
epreuve.
Lorsqu'il y a quelques anneesje demontrai* que laplus
1. Pariiii les dnidits qiii oiit «^tudie depuis lors ce problenie soil en.
Allemagne, sott aitleur^, il n'en est pas un seul, que je saohe, qui n'ail
pas acceplt^ nies ronclusions. Elles n'ont 6i(> conlestees tpie par des
amateurs qui n*ont eu d'autre argument (|ue la plirase suivante ou
d'anaIogues : « On aura bien de la peine a faire adniettre a des Iiom-
mes sans prejuges (|ue ])endant de longs siecles on a lu et relu un
fragment de la legende des Trois Compagnons en croyant «ivoir cetle
l^gende dans son integriti^. II a fallu des yeux Unii specialemenl exer-
c<>s pour voir celte dechirure, a nuuns peut-t>tre que la di^chirure
n'existe tjue <Ians rimagination du criti(pie. »
Mes honorables contradicteurs nie permettront-ils de leur faire re-
marquer tout (rabord (prils font un peu erreur sur la place occup(>e
par la Legenda Trium Sociorum dans la iitt<^rature franciscaine. Ge
qui est vrai, cVsl (jU(* lorsquelle ful inq^rimt^e pour ia premicre fois
par les Hollandisles, en 1768, elle elait oubIi(.M> depuis des siecles, et,
comme ils onl s«»in de le remarquer, Wadding lui-m(>me n'en avait
eu quinn^ connaissance assez d(''feclueuse (A. SS. oct., t. II, p. 549). II
a falhi atlendre jus^pia rann(>e 1828 pour (|u'il cn fiil donnt} une nou-
vclle (>(Iition. M. Le M(mnier a tr('s rinement relevt* cclte inutilisation
de r(ruvr(* (le«< li Soc. et montn'' (|uVlle n'a f)as ('t^' lu(> ou mal lue par
les bioi^raphes ^llisloin» de sainl rran(;ors, t. I. p. XIII .
('ela dlt, je picnds la libertt> de rappeltM* a mes contradicteurs les
principalcs considcrali^jns (pii mont amen('' a croire (pie la lt'*gen(Ie
actuelle iU*> :i S<h'. n*est (prun morc(»au de roriginal. .1e les invite a
les pc^or >cri(Mis(Mnent et a iv|)on(lre par aulre chose (pie i»ar des
raisons dc senlim.jnt. Les ivptMer irest pas hors de profxjs, puis({U0
le compl('Mnciit rcstc encorci a trouvcr.
l** Dans niic Icif(Mi(le c(Mnpos('e par lc> fr. L('Mjn, Ange ct Hufin, nous
nous allciHlons nalurellemeul a trouv(M' avt'c des delails toul |)arti-
culiers lc«i fails dc la vic dc Francois (hnil ces frcres ont (3l(i les tiimoins.
()r, la lcg(Mi(Ic dcs :i iSoc. sarivlc bnixpKMiHMil aii iiionKMit iik^mikj ou
ces fivro (MiI cli? iikMcs (riiiK! maiiicre [)liis iniinic a sa vie.
2° (lcci esl (raiilant plus ctonmint (|uc. i>onr des raisons (pie jc n'ai
pas a rappchM' lci, TlKMiias t\v C.clano (lan> hi Prcniicre Vie pi;ss(»
bri(.'V(MiKMil >ur lc-^ (hMMiicrc^ aiinccs dc sjiinl l-rKinjois. Lcs :{ So(Mi
voulaiit lairc uii MipphMiKMit a c(4lc vlc (lc\ai«Mil donc «''Irc poiir cctle
p('M*io(le lolll >p(.MiKl(MIKMll (l(''VClopp(''S.
3" La lellrc aii g(Mi(M';il, (pii csl (mi IcIc dc ccllc lci.?tMKlc cl lui >erl
dc prcfacc, iiou'^ domic le dclall (h? cc (pic W> auliMirs y oiit iiiis. (^iioi-
(piClle soil en ^('^le de hMir (iMivre, elh^ a cle coiiipostH? apres celle
PREFACE XXI
grande parlie de la Legende des Trois Gompagnons avait
disparu, il y eut ehez beaucoup d^amis des ehoscs fran*
«Buvre ct nous dil non cc qu'ils sc sont propost^s de fairc, mais ce
qu'ils ont fait. Or, ils nous (loniicnt du conlcnu de leur l^gende un
sommaire qui ne correspond pas du tout a ce quc nous avons au-
jourd'liui.
Non sculemenl ils cn appcllcnt dc la fa^on la plus solennclle au t<^-
nnoignaKe dc frt^res dont le nom nc parattra plus, mais ils ajoutent
quils nont pas ct^ contenli narrare soluni miracula qu^ sanctilatem
non faciuni scd ostendunt, sed etiam sanctiv conversaiionis ejus in-
signia et pii f)eneptnciti votuntafem. Or, absolumcnt ricn de tout cela
ne s'y trouve.
'i* Les biograplics annonccnt qu'ils nont pas suivi Tordre historique.
Or, si Ton vcut bicn se rapporlcr a la lcgcndc quc noiis avons, on
verra, au conlrairc. «luc Tordrc historique y cst strictement suivi, et
€ela est si vrai que r*cst prcsquc toiijours de ce cotc que les historicns
reccnls sont all(>s chercher lc 111 dcstim^ ^ clablir la succession des
evt^nemcnts.
5* Lcs dcux dcrnicrs chapilrcs des 3 StKii aclucls nc sont pas du
m^me slyle que lc rcste de roiivragc. Si on les compare avec 1 Cel.,
•on s'apercoit qu'ils en sont un simple rt^sumt^.
On Irouvera plus loin Tindication du contcnu prcsuiiKi de la partie
nianquantc dc cctte h^gcnde ; j'ai dcdiiit cc plan de raisons qui me pa-
raissent du mi^mc gcnre (pie ccllcs dont Ics nrchitectcs sc servent
pour lcurs restaurations. Mais quellcs que soient lcs surprises que
pourrait nous rcscrver la decouvcrtc du docum(Mit lui-m(^mo, il nous
r^servc peu dc faits nouvcaux. Jc n'ai pas pour Tinslant le plus pctit
brin de lumi('re pour voirdcqucl co[6 il faut chercher, et malgr(5 ccla
je convie en parliculier mcs amis de ritalic. de la Uclgiquc et des Pays-
Bas a chercher avec ardcur. (On verra a la fln du chap. sur la descrip-
tion dcs mss. poiinpioi jc mcnlionnc sp(^cialemcnt ccs pays).
Poiirquoi chcrchcr si 1*011 attend pcu de faits nouveaux de cette
trouvaille probl(^matiquc ? Ccst (|ue, m«^me si on n'avait pas un scul
fait nouvcaii, on aurait fait iinc dd-couvcrte dc prcini('rc importance
j>our ce qu'on mc permctlra bicn d'appcler la philosophie dc rhagio-
graphie.
Les It^gcndes des saints ont en effet unc valcur tr('s difT^Tenlcs sui-
vant qu'on y chcrche dcs indications hisloriqucs sur un saint donn^,
<m dcs (loiMU'CS psychologiqucs siir Tt^at dcsprit dc ccux qui Ics ont
rtHlig(''cs. ct surlout sur Ic scns dans lcqiicl cllcs ('volucnl.
Tous ces documcnls nc nous pcrmctlront donc pas sculcmcnt dc voir
<le plus prt*s lc plus sympathiquc dcs saints, lls pcriiK^tlront iin jour
a iin historien philosophc dc monlrcr non plusla vie du sainl, mais la
vie de sa legcnde.
XXII SPECILUM PERFECTIOMS
ciscaines une oxclamation <lc tristesse. U leur semblait
«
quon les depouillait de ce qu'ils avaient cru posseder,
et ne sapercevaient pas que savoir qu'on a perdu un
document est la premiere coiiditi<»n pour se mettre a le
cherclier. Dans le doinaine de la scienc** liistorique»
comme dans les autres, cVst deja presque trouver uno
chose (jue de la chercher.
On trouve souvent meine niieux cpie ce quon cherche,
et c'est ce qui est arrivc celte fois. Je cherciiais les trois
quarts d'une legende composee en 124G, et c'est une
legende entiere, datce de vingt ans plus tot, qui est
venue recompenser ces efforts.
Les personnes tres au courant des dioses franciscai-
nes seront peut-etre etounees lorscprdlcs commenceront
a feuilleter cette lcgende dy trouver tant de recits
deja aper^us ailleurs, mais malgre cela, on peut dire
(piVlle va renouveler de fond en comhle Thistoire de
saint Fran(;ois, car si les iaits (prelle donne ne sont
pas tous nouveaux, elle leur doiine, en les racontant,
une attestation de tout premier ordre.
Quand on rencontrait C(»rlains r(^cits dans des coni-
j)ilati(>ns telles que le S]>eculum \'ita' dt» loOO, ou les
(]onformit(»s, noy(''s au inili(»u de fragiiUMits de inau-
vais al(»i, la delianc(» tn^s l('»giliine que provo(juaient la
jdupart (r(»ntr(» eux rejaillissail fatalein(*nl sur les autres,
et les j)lus savants historicns de sainl Fran^ois, le
BoUandiste Suyskene, raj)ini, lcD"^ Hase, les ont delilx'»-
r(}ment tenus a ^(''cart.
Je fis tout aulrement. La certitude (ju'une j)artie des
sourc(»s primitives avait disparu, mavait aineiK? a en
r(»chercher les lamheaux dans h' Speculum Vita* de 1509.
En eliininant successivenKMit de ce recueil :
1" Les Fiorelti,
2" D(»s fragments de Bonaventun'.
3*' Quehjues fragments inonasti([ues t!'diliants.
PHEFACE XXIII
4*" Les Chroniques de rOrdre,
5^ Une partie des oeuvres de saint Fran^ois,
6^ Quelques groupes de documents sur le pardon
d'Assise, on trouve un residu d'une homogeneite remar-
quable, oii le style et Tinspiration restent les m^mes a
travers toutes les pages et ou rien ne deeele le travail
posterieur de la legende.
. Ce document, tel que je Tavais reconstitue, compre-
iiait 118 chapitrcs que jemployai comme une des
sourees de la vie de saint Frani^ois. Sur ces 118 cha-
pitres, 116 se retrouvent dans le Speculum Perfectionis
(jui en renferme au total 124.
J'ai tenu a rappeler ces faits non seulement pour me
disculper aupres des critiques qui m'avaient reproclie
de placer sur la meme ligne le Speculum Vita? et les
biograj»hies primitives, mais surtout pour montrer a
quels resultats remarquables peut conduire retude pa-
tieiite des texles et hi comparaison des documents.
La reconstitution des 118 chapitres nVvait absohi-
ment rien darbitraire. Jetais tres tente, a la verit^,
d'y voir hi partie supprimee des 3 Socii, mais plu-
.sieurs consi(h'Tations m'enij)echerent de formuler cette
ihese comme absolue et (h^linitive K
Je n V trouvai en elfet pas h^ meme plan que dans
les 3 Socii, et si h»s analogies de slyle, et surtout
de pens(''e, y etaient souvent tres apparentes, il falhiit
j)ourtant reconnaitre que la j)hras(» sacram(»ntelle Nos
qui ciim eo fuimus ne se trouve guere (jue dans la
leltre denvoi des 3 So(^ii-\ Eniin la vocation de fr.
Egide se trouve racontee dans les deux docuraents, non
j)as d'une fa^*on contradictoire, mais (rune fa^on assez
1. Vie de sainl Franrois dAssise, l" edilion, p. LXXII.
2. On ne ponvait dii resle pas s'allendre a la Irouver Ires souvent
dans les 3 S(k\ acluels puis(pj'ils raeontenl surtout dcs faits anlerieurs
au moment oii ils ont ete les inlimes de Francois.
XXIV SPECULUM PERFECTIONIS
differente pour qu'on no puisse pas voir dans les deux
recits les repetitions d'un seul et mc^me ecrivain qui, a
quelques pages de distaiu*e, revient sans y penser a
un fait qu'il a deja mentionne.
On devine combien j^etais perplexe, aussi pris-je le
seul parti scientifiquemcnt possible : 1** utiliser un docu-
ment que la critique externo aussi bion que la critique
interno mettaient au premier rang ; 2** attendro de nou-
velles lumieros pour se prononcer sur son origine.
Ces nouvolles lumieres, lo Mz. 1743 mo los a four-
nies en fixant la composition a 1227, ot la logonde elle-
m^me prouve bien qu'olle ost rcouvro de colui qui s'en
declare tres clairement l'auteur, frore Loon d'Assise ^
On s'otonnora pout-t^tro qu'il m'ait fallu de si longues
annees pour arriver a une constatation pourtant si facile
a faire ^. J'on suis otonne lo tout promier, ot m6me
un peu humilie, mais j'avais un prejugo. Lo critique le
1. Au cliap. 1 rauteiir raconte que lors de la composition de la r^gle
saint FranQois prit avec lui fr. Bonyzus et fr. Leon. Au cliap. 2 il dil :
Nos vero qui cum ipso quando scripsit regulam fuimus et fere omnia
alia sua scripla. V. ci-apres p. 2, 2 et 28, 13.
2. Un tn'*s savant critique italien, pour la science duquel jai une
v6ritable adniiration, M. le Prof. I. Della Giovanna, a eu Toccasion
a propos de ses travaux sur le Cantique du soleil, d'eludier divers
manuscrits o\\ se trouve le Speculum Perfectionis, en partlculier
le Riccardi 1407 et le 2697 de i'universile de Bologne : 11 a m^me
connu la dale qui ilgure sur le Mz. 1743, mais entraine par le courant,
impressionn6 peut-6tre un pcu plus quede raison par les grossieret6s
de Papini '^ Tadresse d'Uberlin de Casal, il est arrivd ii la conclu-
sion que le Spec. Perf. a 6t<^ compos<5 apres 1305 par un audacieux
imposleur : San Francesco Giuliare, p. 26-57. On trouvera des indi-
cations dtMaillees sur le titre de celle (>tude el d*une aulre du m6me
auteur a la p. 290.
Je suis d'autant plus fach6 de ne pouvoir souscrire aux conclusions
<ie M. D(»lla Giovanna que ces deux brocliures sont si remarquables
par la siiret^ et la pri^cision des d^taiis, mais j'espere quc le pr^scnt
ouvrage le convaincra pleinement quc le Spec. Perf. est bien la pre-
iDi(>re des biograpliies de saint Franc^ois.
PREFACE XXV
plus libre a bien de la peiiic a voir les lextos saiis
aucune idee precongue.
J'ai aborde jadis rhisloire franciscaiiie par la lecture
des etudes du P. Suyskene et du D"" Hase, et nialgre tous
les points sur lesquels je trouvai de prime abord un
peu courts quelques-uns des raisonnements de ces doc-
tes critiques, je m'etais habitue a regarder comme clos le
catalogue des sources primitives.
On me pennettra bien aussi d'invoquer plusieurs cir-
constances attenuantes. La premiere, c'est le recit mer-
veilleux par lequel s'ouvre le Spec. Perf. Le caractere
particulier de ce morceau s^explique fort bien, mais la
vue du monument aurait excite un tout autre intercH s'il
navait pas ete precede de ce porche.
D'un autre c<He, il fallait revidence complete a laquelle
on est arrive aujourd'hui, pour comprendre que la plus
belle des biographies de Fran^ois ait ete presque oubliee
par les membres de sa famiile spiritueUe K
1. Cet oubli iresl pas plus (^lonn.ant que colui do!? cpuvres mt^mes
de saint Fran(;ois. Mali<re les ii^nes si brulantes (ramour ou il avait
conjurt^ ses disoiples de lire et de relire ses lellres, de les copier et
de les reproduire, on ne leur voil aucune influence sur la pens»>e
franciscaine. Depuis Tedition des Opuscules donnee par Wadding,
plusieurs *^dileursont reimprime son travail, mais aucun elTorl n'a ^i(\
fail, que je sache. pour le r^viser, ni surtout pour le compleler.
Lorsque les Bollandistes compos^rent ce que j'appellerais lc dossier
de saint Fram^ois, ils recurent des dissertations sans fin concernant
les reliques de Frangois, et surtout sur la position de son corps dans
son tombeau (I), personne ne songea a les entretenir des reliques spiri-
tuelles. El pourtant, n'est-ce pas dans ses t^crits que sa pensi^e vit
encore apres tant de siecles *?
L'cBuvre de frere Leon n*est en quehiue sorte que le prolongement
des opuscules de Franrois, car elle relrace les moments ou ces opus-
cules furerd composes, fournissant ainsi le cadre naturel du tableau.
Le Speculum Perfectionis est incomplet sans les opuscules, les opus-
cules sans le Speculum. Aussi bien leur sort a-t-il et^ le m^me a
travers \c^ siecles. Gomme on pourra le voir par la descripli(m de-
taill6e des manuscrits, il n'en esl pas un seul qui ne conliennc pas
Jes principaux opuscub^s a la suite de la Legende de fr. L^on. Les
XXVI SPECULUM PERFECTIOMS
II iious resle a intliquer brievemeut commcnt ce nou*
veau (locument va transformer Fhistoire du plus grand
des saints.
Ce qui frappe au premier regard dans le Spec. Perf.
c'est la masse dindications de temps et de lieu qui don-
ncnt a cette legende un aspect absolument original. Ceci
pourra un instant impressionner defavorablement cer-
tains critiques. Ce fut un truc, au Moyen age, chez certains^
scribes de bas etage, qui fabriquaient de toutes pieces
les legendes des saints, de faire intervenir un certain
nombre de personnages dont ils donnaient complai-
samment le nom ; inais ces supercheries sont aisement
percees a jour et hi precision apparente de ces sortes
d'histoires osi surpassee par leur imprecision fonciere.
SouUlez sur ces noms, et il ne vous reste phis que des^
fant(>mes de miracules devant le fantt^me d'un saint.
Votre belh' legende devient en un instant un passe-
partout et rien au moude ne pourra vous dire si c'est
ceUe d'un saint dii Nord cm du Midi, (hi quatrieme (m
du douzienur siecle.
Dans le Speo. Perf., rien de sembhible. On pourrait
y supprinuM' tous les uoms ])ropres sans pour cehi
piiHix rcli^icux ((ui oul cninpos^e ccs recucils rrclaicut a aucun (legr(>
(iea criliques, niais a di^faul de principes scienli(i(pies, ils avaient
lc discernenient spiriluel qui leur r(''V('lail I etroile parente de ces
divers docuinents.
De ni(>nie pour les liisloriens: Wadding, Chalippe, el tous ceux qui
ont accordt^ une place (rhonneur aux opuscules. ont t^l('' conduils par
le tacl franciscain a glaner dans les coinpilations poslerieures pres-
que lous Ics recits du Spec. Perf.
Papini. au contraire. el lous ceux (pii oiit et('^ anienes. soil par un
ralionalisine elroil. soit par leurs prejuges de Cauivenluels. a n^jeler
les recils du iSpec. Perf., quand ils en oiil Irouve. sonl aussi ceux (pii
ironl accordt^ (luune place U)U{ a fail secoiidair«* aiix leuvres de
Francois. Souveiit ni»^me ils en paraisseiil comnie l,'(>ii(''s et en diseiit
ce (pril faiil |)()ur tpron ne .^oit pas leiittj de le> lire. V. Pa(»iiii, Storia^
l. I. p. l:i8 ^s.
PUKFACE XXVJI
s<.» trouvcr (Jcvant iiiie logeiulo saiis vie et saiis ca-
ractere.
Essaycz d v remplacer le iioni de FraiK^ois par celui
diin autre saint personnagc» et vous aboutirez aux plus
«^rotesques non sens. Dans son ensemble, comine dans
ses details, le Specuhiin Perfectionis (»st peut-(*'tre la
])iece bagiographique la plus remarqual)le, parce que
tout v (jst incommunicable.
n y a la une preuve de V(''rit(% de sinc(»rit«'» et (Kau-
th(Miticit(^ sur la^pidle il serait superllu d'insist(?r.
Ce cpie je viens de dire pour la ])ersonne meme de
Fran<^ois, je j^ourrais le r('^pr*t(jr pour Assis(». La locali-
sation des faits racont('^s dans le Speculum Perfe(*tionis
est continu(»ll(*, ])lus n^elb^ eiu^ore qu'apparente. QuOn
veuilb» bien se re])orter, a Tindex, au mot Assisium, et on
y v(MTa un noinbre vraiinent (»tonnant d'indi(*ations to])o-
jj^rapliiipies ; nmis C(»la ir(»st rien comparativcment a la
mass(» de j)assa<i^(»s ou sont contenues d(»s indications
imj)licites. L'aut(»ur roil les mdroits ou les faits se sont
j)ass(''s, et il faut connaitn* ces endroits j)our traduire s(»s
ex])ressions. Ici, c'(»st Saint-P^abien eff face d(* Hieti, la,
Monte (]asale att-dessfts de liorgo San-Sej)olcro ; autn»
]>art, riiopital d(»s Cruci<i^('res (jui (»st a ttfoitic clfettiitt
(Mitrela Portioncule et Assis(»; ailleurs, Kjj^ide (jui desc(Mid
de Fejiflise Saint-Cieorj^^es j)our aller troiiver Franeois
qui ivsidait alors vct\s ritospicc (l(?s bq^reux et s'arrrte
j)erpl(»xe att cartefottr des rout(»s, se demandant (juelb^
est au just(» cidh» (juil doit j^nMulre.
La Premiere Vie j)ar Tliomas de (](dann ifest que tres
]>(»u post('Tieur(» a celle-ci, mais (juelb» «lilfr^rence a cet
('j^ard ! (auMcs il y a chez lui encore (juehjucs j^assa^es
ijuela connaissancedeslieux ('clairesinj^nilierement, mais
comnu' on voit bien (pril iretait j)as dWssisc U coimait
la vilh», la Portioncuh' et Saint-Damien ; mais ce irtiaii
j)as sa j)atrie, hi toute j)etit<' j)atrie dont on aiinait cha-
XXVIII SPECULUM PEBFECTIONIS
•que maison, chaque lour, ehaque arbre et ehaque pierre ;
la petite patrie qui commen(^ait a Satriano et n'allait
guere au-dela de Tlsola Romanesca. Elle est comme blot-
tie contre le mont Subasio, et frere Leon en connait les
eglises et les couvents, rev(>que et le podestat, les cha-
noines et les moines par leurs grands et leurs petits
c6tes. Ah ! cette chere Assise ! il Taime plus qu'il ne le
dit, plus qu'il ne le croit peut-etre, et s'il ne partage plus
sa haine a Tegard de Perouse, il la mentionne pourtant.
Jamais les racines d'une legende n\ivaient plonge si
profondement dans le sol d'un pays.
Peu ii peu toutes ces particularites gt)ineront des
compilateurs qui ne verront plus a quoi elles font allu-
sion, et ils les elagueront. L^aureoh? du thaumaturge
resplendira de feux nouveaux, mais peu a peu aussi, le
Subasio deviendra une montagne quelconque, les oliviers
des c6teaux et les ch(>nes de la plaine disparaitront ; la
derniere alouette s'envolera a tire daile, il nous restera
un saint, un tres grand saint, maisle PoverellodWssise,
le Giullare di Dio se sera evanoui.
Ce que le Speculum nous revele ensuiti^ c'est le style
d(» saint Fran^*ois, et ici encore notre document nous
pn'»sente une physionomi(; (|u'on avait pu soup(^onner,
d(»viner peut-r^tre, mais qu'on navait pas le droit histo-
rique de iixer avec des traits si originaux.
Les discours (pie Honaventure met dans la bouche de
son heros nous donnent Timpression (jue Fran^*ois (itait
<rnn d('»vouement parfait et ([ue sa seconde vcrtu mai-
tress(» fut la prudence, mais chez lui, comme dans la
Seconde Vie par Thomas de Celano, il y a je no sais
(piel maiique de rohcsion et (runitr (»utre les div(»rses
manilestntions de la vie int(''rieure de Fran(;ois. C(^ sont
d'adniiral)les rragnients de mosai(pic, elasscs (^t (Hiqu(*-
l«'s, inais on pr(''f('*rerait les voir sur le monument auquel
PREFACE , XXIX
on les a enleves, moins bien nettoyes, mais a leur plaee-
histori([ue.
Avec la Premiere Vie par Celano et la Legende des
Trois Socii. le progres est immense. A travers toutes les
paroles qu'ils attribuent a Fran^.ois on sent courir Temo-
tion : la voix a un timbre special. On est saisi des Tabord
et prevenu par un vague et lointain leit motiv de la
presence du heros.
Le voici enfin dans le Speculum Perfectionis, amene
par son disciple de predilection, et tout aussit6t les phra-
ses qui flottaient dans les lointains imprecis prennent
une intensite de vie et de force inexprimable. Fran^ois
est la devant nous plein de joie, d'ardeur et de fierte.
II pourrait disparaitre a la minute ; nous raurions wiy
et vu pour toujours. Ah ! la merveilleuse chose que la vie
et la verite ! Quand on a vu saint Frangois ainsi, on ne
peut plus le voir autrement ; ou plutdt, toutes les visions
anterieures n'apparaissent plus que comme des preludes
de celle-ci.
Fils de marchand, Fran(^ois avant sa conversion stu-
pefiait ses concitoycms par ses manien»s de grand sei-
gneur. Devenu reformateur de la vit» religieuse, il
garda les memes allures. Le cceur etait transforme,
rimagination restait la meme et le langage aussi.
La reforme de TEglise lui apparait comme une sorte
de chevauchee epique. Les gestes des chevaliers sont
pour lui sur le meme plan que les actes des mariyrs ^
1. (Uirolus imperalor, Holandus el OHverius el omnes palalini el
robusU visi qui pofenfes fuerunt in prwlio prosequendo infuleles cum
mullo sudore ef iafiore usque ad morfem hafnierunf de ilfis victoriam
memoriafiter ef ad uffimuni ipsi sancfi marfijres sunf morfui pro fide
C.hristi in rerfamine. Spoc. Perr.. p. 10-11.
I.c» parler <lo Fraiirois derivail avanl loul dcs roinans de flievalcrio,
niais il avail aussl subi profondciTjcnt rinfluencc hihliijuc. Ccsl la
uii aulrc caractcre oriii^inal ([ui sc fail b(.'auc(»up rmdns sonlir dans lcs
aiilres lcgendes quQ dans le Spec. Pcrf. Le lablcau dos cilations biJ)li-
XXX speculi:m pkrfectioms
•<)n (lirait jjar moiiKMits quil mrt Cliarlema^jfiK», Rolaiid
et 01ivi(»r aii-d(»ssiis do saiiit Aiigiistiii, dc saint H(Mioit
<d de saint Bernard ^ Le personnajj^e (|ui hante son ima-
gination c'est l'emp(»reur-, (»t (|uand il veut f(»lieit(»r ses
amis il les appelle eh(»valiers do sa Tabh^-Ronde ^.
Mais la magniti(*enee de ee style n^a d^^gale que Thu-
Tnilite de la pensee et de raetion. Tandis que tous les
autres (hjeuments font de Franyois et de ses premi(»rs
diseiples surtout des inissionnaires qui ont ehoisi le
ministere de la paroh^ h» Spee. Perf. nous montre eii (>ux
des ouvriers de mis(M'ieorde, (h»s serviteurs des l(''preux.
Se d(»pouiller de tout et distrihuer S(»s hiens aux pauvres
n'est ([ifun devoir en quelque sorte m^gatif : soigner les
l(»pr(nix est rohligation [msitive, contraet(''e [)ar l(»s nou-
veaux fiMM^es. (^)uan(l ils sont a Assise, ils demeurent a
Rivo Torto dans une cahane al)an(lonn(''e de la l('q)ro-
serie, la-has vers San Rulino (rArce o[ Santa Maria
Maddaleiia ; et (jiiand ils [»art(Mit (»n mission, c'est [)our
voyager de le[)roseri(^ en l('"[)roserie '*, travaillant a la
4|u<'s (|iie ruri tnnivrri» j'i la tiii «hi noIiimh^ 'p. :{3r> <'<t loiii (ri'puiscr
l(»ut('s l(»s {illii>i(»ris lMl)li(HH's (|Mnn lolcvc (Iniis rv (IncuiiKMil.
l'raiK;()i> avail dc la liiblc uik* ((HiiiaissaiuM^ loutc vivaiiti'. tivs op-
posce soit a la (•oiinai»aiirc vcrhalc (|ii"cn avaicnl lcs (locteiirs i\o
>on tciii|»s, soit a la c«Miiiais>ancc liisl«Mi(jin* oii c\c^«''ti(pic (pi^Mi ont
Ics savaiits (raujourdhui. II sctait as^imih' la foi dcs Iiomimics (]ui y
parlcnt. P(Mir hi(Mi jiii^ci' t(Mit ccla, il faiidrait aiiahs^M' riiispiratiou
hihli(pic dcs rci^lcs, cl tU'-- lcttrcs, ct siirt(Mil ccllc do rolUcc dc la
I*as>ioii. Oii r> v«Mrait ass«MMaMl partoiit dcs i(lcc> ct noii dcs iiiols.
Scs Micditati(Mis sclaiiMit p(Mt('c> i\o jM'cfiM'(Micc siir I(»s PsaMiiics ct
J'l']\aM.i?ilc ricloM sainl .lcan.
1. \'olo (jiioil /lon nominefis niihi nliquani n'*;uiam nv</ue sanrfi
livnedivfi, m^quv sanvti Augasfini. nequv sanvfi /tvrnanti, p. 132,
1.*) >s.
*J. Ciiap. sr,, 1». lyr,. 23: 225, 7. Cf. Vic dv ir. l-.iridc par fr. Lcoii.
X\I\' (iciMM-. : An. Ir. IIl, p. 75. ll). oii ci-aprcs p. 2<w;. 2<>.
:{. /.s7/ sunf fnitrvs nivi Tatnifiv Hotundx. p. ri3. 27. Voir aiissi
p. VM\ 17 s>.
'i. Voirci-aprcs p. 78 s. el iiolc : p. 25, notc 1 : p. lun-lo.s : p. loi», 'i.
PREF.VCK XXXI
<^onvorsion dos peuplos par l(Mir parole o( surtout par
lour exem])Io *.
Los legentlos posteriouros, au contrairo, sont tout
aussi reservoes sur lo travail nianuol (pio sur lo soin dos
loproux. II n'y a ([u'un seul autro docuniont, ou cH ideal
de lahour et dMiumililt» soit d(»ssine avoc cett(» ampl(;ur
et cetto pr(}cision, c'ost le testamont do saint Fran^'ois.
On dovino des Tabord ce (pfuno tollo parent('^ conf(>re
d'autorit('; a notro documont'-.
Pour do fort bonnes raisons, sans dout(», l^jrdro dos
Franciscains a tr(»s vite nmonce a faire du travail ma-
nuel un(» obli<?ation, il n\»n ost pas moins C(»rtain (pio
son fondatour Tavaitimposc'» a s(»s disciples.
En quebpios ann(';os cot id(''al fut perdu dc» vuo, ot si
Fordre dos freres Mineurs n'a jamais man([U('» de r('*for-
mateurs [xmr taclier do lo ram(»ner a sos origin(\s, on
pout dire ce[)ondant que la grande (piestion [)our oux a
toujours ete cello do la [)auvr(»t('*. lls ont ot(^ sollicit(}s
par celle-ci ass(^z [)uissament pour qu^ils irai(Mit pu('re
pu aborder cello du travail manuol ou d(»s s(»rvicos
hospitaliers.
()n Yoit quVnpassant rapidom(»nt (Mi rovuo l(»s a|)[)orts
du S|)ec. Perf. a riiistoin» do la vio do saint Fran(M)is
nous m(»ttons par la-nn^MiK» (Mi lnmi(M'o dos consi(l(»rations
qui sulliraient a (dlos soulos a [)rouv(M' sa sup('M'iorit('' sur
los autres soun^es.
Mais il y n (Micoro bien (rautros [)oints ou rimaj^o du
povorello est transform(''e (»t [)r(!'cis(''o |)ar lo Spoc. P(M'f.
Los ronsoignemonts donnos |)ar fr. Jourdain do (liaiio,
ra[)procli(''S d(»s indications indiroctos coiiliMiiios dans los
doeumonts di[)lomatiquos, avai(Mit (l(''ja [irouv^' conibi(Mi
1. (\(. ri-a|uvs la Wiiro dc .FiUMnics di' \"ih\, smloul p. .{(»0.
2. V. ri-aprcs p. 24, lU: 55, 28 : l»'.», 22 : 12S ikiIc l : l^i»), 15; I^jT. \'i
ss.; p. 148 el la iiote ; Kil, 8. Cf. Tolamenl. p. 311, 1 >s.
XXXII SPECULUM PEHFECTJONIS
la crise racontee en termos trop emus par la Clironique'
des Tribulations avait ete reelle ; le Spec. Perf. vient
jeter sur cettt^ tlelicatequestion toute la lumieredesirable.
Les autres leg^endes en elFet nous racontent mieux
cpie lui les efforts missionnaires de Fran^ois pour con-
querir le monde au culte de la pauvrete, mais lui nous
raconte c(»tte lutte plus dramatique encore ou le pove-
rello fut oblige de se retourner vers ses propres colla-
borateurs ; lutte a laquelle il succomba, emportant de
cuisantes angoisses, et se demandant si ceux qui ne le
comprenaient pas etaient tout a fait sinceres, et ne fai-
saient pas expres de ne pas le comprendre *.
Voila pour les souffrances moral(»s. Pour les souf-
frances physiques, frere Leon ifest pas moins explicitc.
Durant ces dernieres annees plusieurs medecins ont
publie des essais sur les maladies de Fran^ois. lls peu-
vent reprendre leurs travaux et appuyer leur diagnostic
sur tant d^indications precises (pfils sont surs d'aboutir
h un nisultat neltement scientifique.
J'avoue cependant que la joie (prils ('prouvent a
d(''terminer el a classer raireclion <:;astrique a laquelle
succomba Fran^^oisme touclie assez ])eu, mais les diHails
d(mn('rs par frrre L(!"on ne men paraissent pas moins
infiniment pivcieux. N'indi(pient-ils pas, eux aussi, a leur
mani(M'e, et Tauteur d(» ces paj^rs, et les n^lations qu'il eut
€'iv(»c son mailre? Aucun autre biof;;rapli(? i^a not('» avec
e(»tte simplicite l(»s soupirs et les |JC('Mnissenients dt^
Fran(,*ois, parce (prancnn autrr nv. l(»s a entendus durant
d(»s niois et des ann(''es, entreni(*'l(>s dace^^s de joi(i spi-
rituelle et dlieures de sombn» abattement -.
Frere Leon ])arle en li('»riti(M* d(* la j)ens(''e de son pcMii-
tent et en <j:ai*(Ie-inalad(». (rest lui (pii avait retenu sur
1. \*. p. :»-12 : •JH--J1» : 30. 11 ss. : 119, li;. \uir aiissi rjiap. 'il v[ 6S.
'J. V. p. 22. 'i: iy'i fl P.».->: 'i.J, l'i ss. : (m, 1-S; 115. <i: 1H3. 2-lu: 20(i-2o7 ;
173. 3 ss ; 111, 3 ss. ; 2u5. (i : 211, IG : 210. Ki ss. : 22(i. !'# ss.
PREFACE XXXllI
sa coiiche le pauvre malade, lorsque se dressant dans les
visions de la fievre, il avait voulu s'elancer apres lcs loups
qui venaient lui ravir son troupeau. Cest lui qui durant
des nuits et des nuits, Tavait soutenu, avait scnti son
front briilant se glaccr,pendant que d'atroces souffrances
soulevaient, tiraillaient, brisaient sa poitrine. Que de
fois a Sienne, a Cortone, a Nocera, il avait cru que
c'etaitla dernierecrise! Qiiedefois,auxpreniieres lueurs
de raurore, il avait senti le moribond se detendre, et il
l'avait repose sur son lit avec des precaulions infinies.
Fran^*ois faisait un signe. II voulait mourir au milieu de
sos freres, les benir tous une derniere fois *.
Et voici quen Icur parlant, la vie semblait lui revenir.
Au fond de sou ame il ent(jndait la douce voix de
Jesus qui lui disait : w Tu ne peux pas, tu ne dois pas
moiirir ; je veux que tu benisses encore tons tes autres
freres, (|ue tu ne meures (jue lii-bas dans la hutte de
la Portioncule, apn^s avoir dejou(» toutes les man(TOu-
vn»s des ministres, leve tous les doutes, fix('' avec une
ind«''fectible j)r(''cision rid('?al minorite '-. »
Fn^re Lt^on c4ant seul a connaitre tous les tr(''sors du
canir de saint Fran^ois, devait (*»tre aussi le seul qui put
appt^ler rattention sur certains cMes tn^s humains, tn'S
humbles de la vie de son maitre. En histoire, ccmnne
1. V. cliai). 'il. p. 73 ; cliap. 87, p. 173 ; (!liap. V2:\ el la iioh» (U* la
p. 2'il.
2. A la (iii (le eliaeune de ces erises, il faisail de iiouveau soii 1« sla-
nuni!. Oulrecelui (jui esi plus parliculi«'iemenl coiiiiii el (pioii Inmvera
pliis loin. Dominus ita dedif, {KiiOH ss., le Sp(vuluiii IVMfeclioiiis
iious conserve celiii (piil dichi a fr. Beiioit de Piiatro rhap. 87, p.
173 ss.j. II iious doiine a penser (piil y en eiil peiit-iMre uii aiilie
concernaiil sp(''cialenieiil la Porlionrule >\i. {)*), c» >>/. I]nlin noiis sa-
voiis par sainle CdaiiM* i\iw l''ran(:(»i< ecrivil \univ clie au^^-^i d poiir
^es s(rurs scs dernicres voUuitc-;. \'. p. 182. 21) ct loiilc ccllc nolc.
( n vcrra plii^ loin (pie celte iiiani«''re de rci»rcndrc ^an-^ cc-x' >cs tra-
vaux [lour les coinpleler et le-; parfaire cst iin Irait caracli-ri^lique
de l*'ran(;ois.
XXXIV SPECULUM PEUFECTIONIS
ailleurs, ramour parfait bannit la crainte. Cest parce
qu'il n'avait pas si parfaitement connu et aime son pere
spirituel que saint Bonaventure a elagueavec un si grand
soin de sa legende, tant de souveuirs emus qu'il avait
lus chez ses predecesseurs. II lui semblait que la gloire
du saint n'y etait pas interessee. Qui sait ? Peut-6tre
m^me rougissait-il un peu qu'on Teiit represente dans
une attitude si liumaine ? Un saint qui la veille de sa
mort pense a autre chose qua prier ou a edifier les
autres par sa bonne eontenance. Ln saint qui entredeux
oraisons vC^xc de poisson, d'ecrevisses * et de mostae-
cioli 2 ! Quelle tristesse ! On tancerait un simple convers
qui eu ferait autant. II faut donc taire ces faiblesses
maladives et les oubli(*r.
Certes, la tiMitation eprouvee par Bonaventure se com-
prend fort bien. Elle etait inevitable, et il devait menie
faire ce quil a fait, puisrjue son but n^etait pas de ren-
seigner des lecteurs curienx trindications historiques,
mais d(» fournir un aliment h la pieti} des (ideles, un
type de saintelc» a la devotion des Kranciscains.
Uneantre stjrie de recils (|ui a bi(»n embarrass^e Bona-
venture et m(>me Thomas de Cclano, cest ce que fn^n^
L('»on dit touchant les rapports de saint Fran^»ois avec
saint(; (Main? et Jacqiielin^» de Settesoli : il (Hait dans
une situation si (lilf(*r(»nte de (^dle ou s(\ trouv('r(Mit les
biographes olliriels qu'il ne pouvait nir>nie pas pj*ev(^ir
les conseils que la prudenct» h'ur inspir(M*ait.
Plein d\ui(^ respeclu(MiS(» et anh^nte adniiration pour
Claire, fnMV L(''on rainiait sans doute pour elle-m(*Mue,
pour le ravonn(Mnent de sa b(»ant('* spiritu(.'lle et de sa
saintet('*, mais il rainiait anssi pour la lorce qu'elle savait
comniuni(|U(M' a hMir prre connuun. II s^Mitait trop bi(Mi
1. CliJii». 111 1». 2VJ s. .
2. Puiir lu sigiiilicalion <lc c<* iiiol. voir p. 221. r> ss.
PRKFACE XXXV
co qiie Clairo devait a Fran^ois, ce que Fran^ois devait
aClaire,pour pouvoir penser a Tun saus penser a Tautre,
et peut-etre le commerce spirituel de ces deux ames
lui apparaissait-il couime une partie du ministere de son
maitre, (»t une des voies ou sa maniere d'agir devait
etre proposee en exemplc».
Cest lui <pii nous montrc» Fran^ois allant cherclier
a Saint-Damien (pielrpie alief^rement a ses angoisses et
y composant le Cantique du soleil ^ C'est lui qui nous
le fait voir dans les derniers temps ne distinguant plus
dans son affection entre ses fds et ses iilles, l(»ur adri^s-
sant a elles aussi, des lettres, un testament spiritu(>l,
et m^me un cantique dont il avait com]K)se les paroles
et la musique ^.
F*lus tard encore, quand la mort s'avan(;ait a <i:rands
pas, le pauvre patient re(^*ut un messay;e de sceur (]laire.
>[alade elle aussi, (dle tremblait de iie plus le n^voir. II
eut un instant d'illusion et lui iit promeltre sa visit(» ^.
On vient de voir que fr('re \Aum nous indique les cir-
constances dans lesquelhjs fut compost' le (]antiqu(^ du
soleil. II nous donne aussi ie texte complet de ce mor-
ceau, et ne songfe pas du tout a nous caclier le po(»te pour
mieux parler du saint ♦.
1. V. (.'Jiap. 100, p. VJo ss.
I)an> s<»i beaii travail : Dit» Aufiiiij?»' (it?s ('larissciionlons ;'/oil-
si-lirirt fiir KirclnTim^scliirhto thr BriLVv:«M' t. XIII .1892 p. lSl-2'i5:,
M. K(l. Lcnipp a parfailtMiicnl inis cn Inniion' rcvohilion (pic la
voli>n)e (hi rardiiial ilugulin lit acvoinpjir a rinslihilion dcs Panvrcs
I)aini's. Kn la (Mvanl Francois avait porl»'* racc(Mit avaiil loiil snr la
pauvivl»'. Kn 1219 p(Midanl rabscnco ^Ui fondatJMir, la ir'^\o fnt trans-
fiiriiuW? cl ra(!ccnt port(> surloiil >nr la clauslralion (lc> <(riir> : V.
loc. cil, p. 200 ss.
•2. V. Chap. 90 p. 180 ss.
3. V. Cliap. 108 p. 21'j ss.
'#. On vorra qu(* Fraiu/ois s"\ rcpril a Irois lois pour coitipo>(M' l(^
faiiKMix Caiitico dcl J<oIe, niai^ ccs indicalions nc sont j)as sciiI«Mn»Mil
XXXVI SPECULUM PERFECTIONIS
Les tentatives poetiques de Fran^ois ont assez gene
Bonaventure pour qu'il n'y ait pas fait la plus petite
allusion. leiencore, sansdoute, ilaurait cru diminuer son
heros, mais il est clair qu'a force de lui enlever ainsi lous
ses traits particuliers, il lui a enleve une partie de sa
realite.
Deja Thomas de Celano avait, lui aussi, dans la Pre-
miere Vie, passe tout a fait sous silence les cantiques de
Fran^ois; et dans la Seconde, il leur consacre des lignes
si vagnes que sans le renfort des autres sources on ne
leur j>ourrait donner aucun sens precis *.
Comment un autre que celui qui avait chaiite Thvmne
du soleil nuit et jour au pauvre malade, aurait-il pu
en parler avec la meme insistance et la m^me emotion?
ulilos eri noiis reiiseismanl sur rorisrino ile cetle piive. elles le jsont
plus enoMre en n«>us montrant le processas de rinspiration oliez iiotre
jH>«'le el ses lutbitutles de coui|K>silion.
Si on veul bien lir»^ dans le Sp^*. Perf, ce «jui conceme se> opu*-
cules. on \erra »|ue tous ont ce caraclere d>lre inspirei^ |»ar des-
circonslances s|»e«.-iales. et qu'il senibie elre revenu a plusieurs dVntre
eux |H>ur les ciMupl»*ter.
reut-tMrt^' devra-t-on un jour nioditier dans le iletail quelqnes-iines^
des idees srenerdlemeut adopt»»es sur la rejrle de 12il. Elle e?it. je
[>ens*\ la rnjfle apprv^uvee |>iir Inn*»cenl III. dans lai|uelle on aura
1'nchasst*. cliaque aniiee. a la suile des cliapitres eeneraux. les coiisti-
tutions nouvelles ediclivs {»iir celle a^^enibleti'. Semei in anno fo/irr-
niuni... ft consilio bonorum cirorum fnciunf ef promalganf insiHu-
fiones sitncfits ef a domino papti confirmatas : Jacque^ de Vilr> V.
ci-apr»'s p. :k>o. «Itvi saccorde f»»rl bien avec cf ipie di.>enl les Irois
:?«N.*ii ;Jo IX el 5? XIV : Cf. .Vih>n\ni. Perus. A. SS. o*'l. l. II p. 5W:
ticl. 5: Jortl. 11 et 1:> : i Oel. 3. »» el lio : et cela e\plii|uerait le>
texlos passablenient dilferents que nous avons de la r-irie ib' Ittl,
Ceu\ «jui rap{>».'llenl preiniere rcirle. ou retjlt» «!♦* lilO, auraii^nt raisoiL
el «'eux qui rap(»**llent r^jcle de li-I nauraient pas t«»rt.
II faut n«>tt.'r de \*\n< «pie 1«'-^ pnv.-des i.U} ••«»riipiwit:«»n «Ih sainf
Frari<;i»i< •i»'\irir»^ril utis^i ccux «.le fn i>' L««'n. T«'iit ri.tU" N- niiintn-
•••.•inrne ^;i!i-i ••t.-^'.»- ..i-i-uim- a •ji.Mipl» (^t <'e .jail ;.Va»t ♦•i-riL r'l .olii
ij «.'^t {!i.illi«'!irciviii. rit pi.s >a:i^ '[.«riirvr [•«•ur .L.-^ rtvit^ iii>l«.:'iqiit's.
I. V 'i C'.'!. «. I i> ct IM*. M. I»clla «..i.'\ariri.i [.ar •■.'VMii{»lr' iT.t pi«s
•Tu siitlisanfs ••'.> 'i'.ij\ pas.^a-res p«»ur a.l'iiettrv? raiitii..'iiti.:itt' «lu t.lun-
li.iu..' du s<.»ieiL V. ci-apres p. f^.K ii^t*>.
PREFACE XXXVII
Pour frere Leon c*et<iient los instants a la fois les plus
<?ntenebres et les plus radieux de sa vie qui se levaient
lorsqu^il songeait au Landatu sii, Misignore, Cest au
murmure de cette cantilene qu'ii avait vu partir son pere
«pirituel. 11 avait desire en avoir des reliques, mais
combien cette poesie et cette musique Temouvaient
<iavantage.
Nous touclions ici a ce qu'ii y a de plus profond dans
son a»uvre ; je disais plus iiaut qu'elle ferait la joie des
medecins par ia precision de ses donnees sur ies maia-
dies de Fran^ois, eil(? fera aussi la joie des psychoio-
jifues. A la precision exteri(»ure des iieux, des paroies,
iles faits, correspond i'harmoni(» int(''ri(Hire, i\mitt^ orga-
nique de iVnsembie. Un(» ame est devant nous, qui m»
ressemble a aucun(» autre. Je ne traite pas ici la ques-
ti(m (i'authenticit('», et cepeiulant puis-je me dispenser
de faire remanpier iVciatant t(^moignage d'autlienticit('3
(\\\\\ y a dans cette puissanc(^ de vie et (roriginaiitci
que frere L('»on a doniu'?e a son li(*ros '}
Aliez aux i('»gendes de ia troisieme g('*neration et vous
verrez des vertus aitern(»r avec des vertus, et des mira-
cles suivre des miracies; cela ressemi)ie au saint rosaire.
lci nous nous trouvons d(»vant un lioinme qui a su tous
les secrets de ia vie interieiin» de Fran^*ois, et quand
11 nous raconte conuuent ceiui-ci entrait en extase, ii
iious donne des lignes (lestin(»es a d(»v(»nir ciassifpies
4lans les trait(»s de psychologie inysti(pie. Jamais, je
orois, on n'avait d(^crit avec une teile exactitu(h* i'en-
sembie si coinpiex(^ des [uvdispositions g(MH»rales (jue
suppose la facuite* du ravissement, ainsi (pie des moyens
ext(»ri(»urs aux(pi(^is i'extatique iait appei^
Dans son \kw\\ chapitre sur la j«)ie, iVen? Leon nous
r('*v('le ie fond m^^^me du coMir de son inaitn», a ihcure
1. Cliap. 93, p. 18o.
XXXVill SFECULUM PERFECTIONIS
(les grands espoirs et des bienfaisantes illusions, et ii le
termine par une parolc digne detre tombee des levres
du prophete Galileen a l'aurore|de son ministere, et qui
scmble sonner le glas du Ibrmalisme et de riiypocrisie.
Acl Diaboliini et ad menibra ejus pertiuet contristariy
ad nos autem semper in Domino gaudere et leetari^.
Au moment de terminer eette ])reface, je ne puis
m'empeclier de songer avrc trist(*sse a riiomme de coeur
et de savoir qui avait suivi avec ime si affectueuse solli-
citude le dt'd)ut des recherclies dont je presente aujour-
dhui le rrsultat au public. I.e P. Marie Leon Patrem,
des freres Mineurs de rObservance, a ete jusqu^a son
dernier soupir la providence des erudits en (piete de
renseignements sur les dioses franciscaines. II y a de
longues annees, jeus le bonheur de visiter en sa com-
pagnie la plnpart des monasteres Ombriens consacres
par le souvenir de saint Fran^ois, et d(»puis lors, il
s'etait rtabli entre nous non seulenient des rapports
scientilirpies, mais une comnuinion spirituelle tres supe-
rieure a d«» pauvres j^reocciipations ecclesiastirpies.
Qu(» n'aurait-il pas fait sil eut pu se consacrer com-
pletemeiit a ses clieres ctudes? 11 <'*tait dii [)etit nombro
des nobles esprils, vraiment liuinbh^s, cpii ])rrferent la
contradiction a Teloge, (?t irh(''sitent ])as a revenir sans
cesse sur ce <|u'ils ont fait j)Our ram('*lior(*r. Dans soii
dernier travail^ on trouv(M'a de nombreiiscs traces do
cette disj)osition (resj)rit si j)r<»foiul(''inent franciscaine
et scientifHjue.
Qu'il me soit j)ermis de faire suivre ce nom (juo je
ven('r(* entr(f tous de celui dii R. P. I)e Smedt S. ,1.,
suj)c}rieiir dc la Socich'' dcs J^jllandistcs.
1. Cliai». or). p. iss.
2. Appuiili niliri siilla «'nwntijn^ia clclla vila di .""^. rraiifcsm. ( )rie'nlc
Serafioi». I^ivisla saciM-rranrosoaiia, t>. Mariailegli Anij^cli.l. VII ;i805;\
p. lOl ^is.
PREFACE XXXTX
On devine avec quelle joie j'ai accepte l^ofTre qu'il a
bien voulu me faire cle me confier les trois recueils con-
tenant les pieces et documents de toute nalure rassem-
bles au XVIP et au XVIIP siecle par ses illustres pre-
decesseurs, et formant sur riiistoire de la vie de saint
Fran^ois une coliection d'une importance unique.
Ce qui frappe surtout quand on commence Tetude de
ces reeueiis, c'est de voir la place enorme occupee alors
dans la pensee des Franciscains par deux questions qui
aujourdlmi paraissent bien secondaires. IjCs freres
Mineurs de toute denomination ayant ete sollicites par
les Bollandistes de fournir tous les renseignements
qu'ils jugeraient utiles sur la vie de leur pere spirituel,
furent surtout preoccupes de prouver, les uns, — les
Observants, — rindulgence de la Portioncule, les au-
tres, — les Conventuels, — la legende du merveilleux
etat du corps de saint Fraric^ois.
Lne autre remarque que Ton fait en feuillettant ces
dossiers, et qui est tout a rhonneur des Bollandistes, c'est
le grand nombre (retudes qu'on y rencontre sur les ma-
nuscrits du Speculum Perfectionis, et la comptiraison de
ces manuscrits avee l(?s diverses (}ditions du Speculum
Vitie S. Francisci. L'attention de Pajjcnbroeck et de Du
SoUier semble deja avoir t^t^'; sollicitei? pai* cet ouvrage^,
et plus tard, lorsque vers 1700, Stilting pr(q>ara ded-
nitivement les matt»rianx d(? la vie de saint Franc^ois,
le documeut siir le(|uel il lit les jdus longues reclier-
ches et les plus patientes comparaisons, est ]M-('*cis(''ment
le recueil renfermant le Spec. Perf., la Vita trium
Sociorum et les Actus b. Francisci et sociorum ejus.
C(*tte pr(»dilection prouve nssez (|u'il aviut tout au
moins entrevu la vahnir rt^elle des pi('ces composant
ce recueil, et je ne doute pas qu(^ s'il ent achev('; ses
1. Gerlaines pit^ces liatoos de la lln du ilix-seplitMno siocle leiir sou
adress(!*es.
XL SPECULUM PERFECTIONIS
travaux, il nV»iit donno la place dMionnour parmi les
sources a rceuvre de frere Leon.
Ilmourut en 1792, et malheureusementleP. Suyskene,
charge de continuer son oeuvre, porta tout de suite son
attention vers des sources p!us officielles. Dans son
gros travail, il ne consacre que trois colonnes au Spe-
culum Yita3 qu'il eut le tort de considerer comme une
ccuvre au lieu d'y voir une collection cToeuvres d\»po-
ques tres diverses. II semble avoir (^te choque des titres
invraisemblables dont les derniers editeurs decoraient
les reimpressions successives, et chaque fois remaniees
de cet ouvrage^ et puis peut-(>tre aussi fut-il favora-
blement impressionne par le parfum de critique qui se
d(!^gageait des communications qu'il recevait des Con-
ventuels de Rome et d'Assise.
Cest en effet vers cette epoquc» que se fondait a
Rome Tecoh^ historique qui devait avoir en Papini le
dernier et le plus glorieux de ses representants. Sbarn-
glia (Sbaralea), Azzoguidi, Stefano Rinaldi, Ubaldo
Tebaldi sont comme hii des hommes auxquels rhistoire
franciscaine doit beaucoup, mais leur zele critique etait-
il dd uniquement (i la passion de la verite ? II serait
bien difficile de le soutenir, rar les memes hommes qui
criaient Vanitas ! Mendacium ! Somnium ! quand il
s'agissait du Speculum Vita^ et de traditions cheres a
rObservance, avaient uii tout autn» poids et une toiite
autre mesure quand il s'agissait des traditions des
Conventuels -.
1. On trouvera plus loin Iji descriptioii sonniiaire des principales
<>dilions.
2. Non seulemenl ils admettaient avec une incro\able facilite lous
les romans racontnnt les visites faitcs a saiiil Fran<;ois debout ct in-
corrompu. enloure de lous ses disciples dans unc eglise mysterieuse,
creusee dans le roc. sous 1 eglise inf(>rieure d'Assise, mais ils remet-
ialent a tous \os pelerins qui visitaient la basili(pie une attestation
ou au-dessous dune image, ou sont representees toutes les reliques
PHEFACE XLI
II fallait dire cela pour marquer a quoi romouteut
quelques-unes des erreurs courantes concernant les
sources de la vie de saint Fran^ois. La plupart des his-
toriens ont d^autant plus volontiers accepte sur une
partie des documents les jugements portes par des freres
Mincurs, que ceux-ci, en rejetantpardessus l)ord certains
ouvrap^es, semblaientdes critiques sans prejuges, etque
leurs opinions etaient du reste confirmees par un rapide
examen des ouvrages eux-memes.
Dans quelques annees, cette influenc*' ne sera plus
qu'un souvenir. La jeune ecole historicpie d(»s Francis-
cains de Quaracchi tient de jour en jour avec plus d'echit
les promesses d(* ses premieres ann(''es. Les pul)lica-
tions de textes vont se multipliant. Veritas magna est
et prmvalebit.
Les proc(3des si aflectueux et d'un si complet d('?sint(^-
ressement scientiflque dout je remercie, avec tout h^
respect et toute la reconnaissance dout j(» suis capahle,
les nobles successeurs de Bollaiul, ne sont h(»ureusemeut
pas tout a fait exceptionnels. Par-dessus les fronti(>res
politiques et religieuses sVtahlissent peu a peu des rela-
tions tres douces et, je resp(»re, tr(»s utiles pour tous.
Je viens de parler des Franciscains de Quaracchi,
quon y v»*norc, s'en trouvp un<» aulre ou ost ropn'»stMit«>e ia (Tvple
imaginairo : In eadem sacni Baailica Assisiensi sir refiaiescit integrum
corpus Seraph. P. S. Francisci mirabHiter stantis. cum atiis corpo-
rifms lieatorum sociorum partim incorruptorum et aliis fIuot)us nempe
li. (juidonis Cardinalis ei /i. Jacoi)a' Settesoii. .Viu deux de res
rurieuses tfravures, une avec relle inscriplion, lautre avee un IlhelN*
difrtirent, nianieureusenienl decliiro.
Le P. Angeli poussa plus loin rauda<'e, et daiis \uw (iMivre (|ul a des
dehors scientin^jues, il d(uina luui sculemenl la vuimIc cclte t^^lise (jui
n'exisla jamais. mais il eut soin d(^ raccompai^iKM- duue ('clielh* des
hinj^ueurs: Collis Paradisi AiiuiMiitas seu 4<a« ri ('«miv(miIu> Assisiciisis
hisloria* Lihri II, opus posliiumum P. M. fr. rraiicisci Maria* An^eli a
nivo Torto Moiitefalco ITO'!, 8. lo'*, 78, p. 1 folio cl Ki p. Iii-folio avcc
12 pl. gravt»es;. La gravure dont il (^st ici (|uesli(>ii se trouve daiis la
premiere partie, p. 8.
XLII SPECULUM PEHFECTIONIS
et vers eiix aussi moii soiivenir s'en va plein de recon-
naissaiice. Ils ont eu rextreme obligeance de mY>nvoyer
les feuilles de la Chronique des XXIV Generaux au fur
et a mesure du tirage, ce cjui m'a permis de faire de cette
oeuvre importante un usage bien plus frequent que
je n'aurais pu le faire, si j'en avais ete reduit aux notes
([ue j'avais prises sur les manuscrits dWssise et de
Florence K
Le D*^ Max Perlbach, Tillustre savant allemand vou-
dra bien me permetlre aussi de lui renouveler IVxpres-
sion i\o. ma n^connaissance. Non seuh^ment il m'a
gracieusement accorde toute liberte pour piiblier et
faire usage de rexcellente <h*scription du Ms. 196 de la
Bibl. Royale de F3(»rlin, mais il a ajout(^ a cette descrip-
tion des annotations manuscrites, tres longues, tivs
detailh''es, que Ton trouvera plus h)in (»t qui contribue-
ront pour hnir grande part a rutilit(} de cet ouvrage.
M. le D"" II. Lisco et son frere M. Lisco, Rechtan-
walt, ont su trouver du l(Mnps, au mili(»u de leurs occu-
paticjns et p(Midant qu'ils prodiguaient leurs soins, helas
inutiles, a la f(unme distingu^M^ dont la s()ci(H('* Iitt(»raire
de Berlin gardera longtemps le souvenir, pour r('?pon-
dre a toutes nu^s (piestions et me donner de longs
extraits de ce nnane manuscrit.
U est vraiment bien doux (Tecrire des livres Iorsqu'on
rencontn* sans cesse sur son chemin tant de collabora-
teurs si parfaitement aimabh'S et dc*sint('*ress(»s. Je ne
jmis lcs nommer t(jus, mais ne saurais jxnirtant t(M'iTii-
1. C.on oxpli<|UtM';i Ir* manqiio (liiiiifnnniU'' qu'il y a dans I^indirnlion
do-i rofrnMjcos. (>| pour(|Uoi tanl(M j'iu(li<iuo I(^ luanuscril (rAssise, et
lauUM roililiou dcs Aualcrla. Lo P. (^uiiiziauus Miillor, (|ui csl lu che-
villo (Mivri(Mo do h»us l(»s tiavaux liisl(U'iquos oulropris a (Juaracchi, a
011 riiour(Mis(' i(h''o d'ajoulor au voluuio lo Pu Laudihus do Bornard
i\c Bossc. ,]r iTai jui lulilisor. rayaiit ro<Miau uKuucut im la fiii «le mon
V(dumo rlail a rimpros>iou. Ou Irouvora (;a ol la oulro Irs h»o(ms (jue
uous douu(Mi< luu ol rautio d«'s variaiit<'s a>anl ([uohpio iiit(>r(>t.
PHEFACE XLIII
iKT saiis exprimer niu conliaie reeonnaissanco a M. le-
profes!>eur Samuel Berger qui, par sa palience, sa mer-
veiileust» aclivite, fait en une iieure ce ([ue dautres ne
sauraient faire en une journee, et auquel je dois tant
(le conseils excellents.
M. F. Madan de la Bodieienne ; M. (}.-F. Warner
du Brilisli Museum; M. ie D*" J. Korzeniowslvi de Lwow
tLeinl)erff ; M. Alberto Baccln della Lej^a de Bologne ;
M. Alexandre Cliouillet de La Ilave et M. Arnold
Rey de Lit*ge mV)nt »iussi puissamment aide, (*t si le
livre pul)lie aujourdlmi arrive a rendr(» d<^s serviees aux
erudits franciscains et a restituer la vt'rital)Ie [)liysiono-
mie du f^rand [)ro[)hete du Moy(*n age, c\»st envers tous
ces liommes, dont la courtoisie et la complaisance ('ga-
lent la science, que les lecteurs d(»vront aussi (**lre
r(.»connaissants.
rairoilu pivscnl ouvrauo un in^lrunionl d«' Iravail facilo a consullor
a eh* ina grandc preoccupaticm. Dc la le ilcvclopiicnionl (.lonno aux
<lt?scriplions dc nianuscrits cl aux indcx. Cc^t aussi ce (|ui nfa su«-
g»''re uuo idtM» quo jo prend» la lihorlt* tU* souniotlro aii ioctenr. Collo
daltondro «lucicjuos niois pour publior los Adcloinla ot Corrijroinla par
losquols so torminont d'or(linairo los puhlicalions tW ce iconro. Ho
cette facoii. lo tahloaii (juo jon doniiorai pourra (Mro fait sans Iialo,
el ('o (pii vaiidra niioux encoro jo poiirrai profilor dos corr(M'lions ol dos
ivrnar(|UOs (prauront l>ion voulu iiradrosscr los crudils franciscains.
.le sollicile donc do la fac(»n la pliis prossanlo ol la plus ros[>ocluous(»
la collalK»ralion i\v tous coux cpii s'intorossont a cos (}tudos ]»our nio
sij;iiaIor m particulior los inaiiuscrils qui auraic^nl pii nro<'liap[>or.
I,o proniior do cos Siipplemcnta parailra on aout lHt»8. II ronfcrinora,
fiutro los additioiis ot c(>rroction>, la Ii>l»^ iU*< arliclos hiMioi^rapIii-
ipjos parus siir le Spoculuin Porfoclioiiis ol (pii nraiironl oU' adro<-io.
II donnora aiissi, s'il y a liou. Ic- rosiillals dii voyauc cpic jo ^ai- oii-
tn^prcndro on noIu:i({U(; (»t en llollaiido poiir roln^uvor. si possibh", lo
j>r(»lot>f)o do> inanuscrils cliidit*s ci-aprc"^.
Ci'> Mip{iI('Mnont> soroiil inis cn vcnto clicz rr-dilcur Ii>clil>acliri' a
Paii^, niais jc ino forai un plai>ir dr Ics adi("-s('r iiiMi-nnnu' -^ilot
ciiiils sorliroiit de presso, ot a lilrc L'iacicux bicii ciilciidu. a loii> I<'s
XLIV SPECULUM PERFECTIONIS
lecleurs qui auronl bien voulu m'en manifesler le <l«^sir. ■Priere
<l'ailresser les lettres a Chantegrillel. pres Crest, Dnmie".
L'innovation n'est-elle pas de celles qui doivent <>tre enoouragees ?
Si cette habitude .-ie repandait n'y aurait-il pas l^ un inoyen tres
simple d'au^menter beaucoup les services que peuvent rendre cer-
tains ouvra^es?
Les gens studieux surcharKoant de notes les niarges de leurs livres
<^viteraient ainsi lachat de nouvelles editions el Tennui de faire con-
naissance avec des volumes ou Ton ne se retrouve plus comme dans
ceux quon avait Thabitude de feuilleter.
Enttn le drveloppement pris par cerlaines branches des etndes his-
toriques dans ces derniers temps rend desirable. me semble-t-il. Tad-
jonction, ii plus ou moins lon^ue echeance, aux ouvrages d*«^rudition,
d'une nole bibliographlque des recensions.
II est facile de voir les obstarles auxquels la r^^alisation de cette
idtV pourra venir sf heurler, mais doivent-lls la faire abandonner ?
Tel auteur pourra citer avec troj» de complaisance les articles qui lui
seront favorables, mais son enfantine partialite sera bien vite corri-
gee par les le<*teurs independants. II y a. il est vrai, surtout en Alle-
ma^ne, cerlains recueils. cre«^s dans le but de signaler les rt^censions
ayant un caracl»*re scienlitique : nmis ces recueils sont peu repandus
a IVtrangcr, ft s'il> sont en general bien faits pour les articles parus
en Allemagne, ils sont extn^mement dt'^feclueux i»our ce qui parait
dans les aulres pays. Des recensions insignitiantes y seront signalees
de la fa«M>n la plus minutieuse. et d'aulres dune reelle valeur n'v sont
pas meme inditjuees. L)u reste, ces recueils pourraient t^tre parfaits
que la realisalioii de fidee que je propose aujourd'liui ne me parai-
trail pas moins desirable, par le gmupement qu*elle permettrait dc
faire (rindications bibliograpliiques dispersees.
Les livres <ri^rudition historiiiue d<'viendront sinijulierement plu3
vivants l<)rs<|u'on les fera suivre, au bout de <pielques mois ou <le
•queh|ues unn«'*es, <run app«.*ndice inditfuant par de> noles tres prt!'-
•cises les arlicles ou ils auront et»> examines.
INTRODUCTION
SOMMAiRE. — UxiTE DV Bpecullm Pehfectio.ms. Examen de la
rubriquo qui la conlredil. — Unile de plan, dinspiralion el dc
slvle.
«
CiHCONSTAXCES i)E SA coMPOsiTiox. — H a dle tVrit en 1227 au
inoment oii frere Leon venait de briser le vase en marbre plac<5 par
fr. Elie pour recevoir les oirrandes en faveur de la basilique. —
DilTerence de lon entre cel ecrit et les nianifesles des Fralicelles
du XIV* siecle. — Des ]»roplielies altribuees a saint Fraiirois par
le Speculum Perfectionis. — Place <jue la ivglt? pnmilive ou reglc
de 1221 y occupe.
J'ai raconU' pius liaut* comuieiit en conslatant Trtat
fragmcntaire de la legtMule actuelle des Trois Compa-
gnons je fus amene a rechercher hi partie disparue.
Le (locument que j\'irrivai a degairer du Specuhim
Vita» pris pour hase, et compare avec h's fragments
attribues a frere Leon, (hms hi Chronique des Tril)uhi-
tions, dans les aMivres (TUbertin de Casal, et (pielqu(»s
autres ouvrages, me ])araissait nu*riter toute confianc(\
mais il ne sVmboitait pas dune fa^onassez satisfaisante
sur la l(^gende des Trois Socii pour pouvoir en t'tre con-
i>'uU'rO (le plano comme la piirtl(^ suj)piim('*e.
JVmi ('?tais la lorsquc mon attention se jmrta du Ms.
Vaticanus 4354 - (jui n^avtiit fait que red(nd)ler mes in-
certitudes, et a IV^lude du(pi('l javais j)ass('' de huigs
1. Dans la j^reface p. XIX ss.
*J. Pour sa descriplion el ceiles des nianiiscrils indi(|ut*.> (lan> Ics
lignes suivantes, voir ci-apivs.
XLVI SPECULUM PERFECTIONIS
mois, tacliant (roii determiner los divorses couelies, sur
iems. Riccardi 1407. Celui-ci me prouva dofinitivement
runite du Specuhim Perfectionis, et me permit de com-
pleter les rares lacunos du documont restitue dont j'ai
parle tout a rheure.
Peu apres le Mazarinus 1743 achevait de faire la
himioro on me fournissant hi date de la composition.
Cotto dato, aussi hion quo Tattrihution a fr. Leon me
paraissentdesormais incontostaldos, mais pour que cette
etude soit comph»te, nous grouporons phis h)in toutos
lespreuves extornos ot intornos que l\)n on peut fournir.
II faut auparavant, somhlo-t-il, hion mettro en iumiero
1 unito de l^o^uvn* et h^s circonstancos dans lesfjuelles
olle a ote composoo.
I^a riihriquo placeo en tc^te de tous los manuscrits
otudios jusqu'ici parait domentir al)sohimont runito.
Incipil Speculum Pcrfectionis status fratris Minoris
scilicet beati Francisci. Istudopus compilatuni est per
modum legendie ex quibusdam antiquis qua* in diver-
sis locis scripserunt et scribi fecerunt sociibeati Frna-
cisciK Voila dos lignos procises ot apres h»s avoir luos
on no pouvait guor(^ sMmaj^iner qu\)n avait dovant soi
autro cliose qu*un ramassis do fragmouts disparates.
La prosonco d(» cotte ruhriqiie pout s'oxpli<juor, soit
oomme no so rapportant pas stuilomont au Spoc. Porf. rnais
a la colloftion de tous los ocrits franciscains qui vieii-
nont a sa suite dans los moines manuscrits, soit coninie
otant un titro imagino par 1(» possossour d'un manuscrit
dou d(''rivoraiont plus oii moins diroctomont tous ceux
(|uo nous connaissons. Enlin, il ostunoaulro liypotli(-*se
quV)ii doit aussi proposor. Si, sousle g(Mi(M'alat do Bona-
1. Mz. 17^13 1 ii 1 : Mz. W\) 112 a I ; Ms. i\o Liriro n" 3'i:i 28 a ; Ms. de
LoiKJn'.-. Hrilisli Miixuiii, Clcop. li. II 72 a ; Ms. liitrardi TiO? 25 a ;
Ms. (lo rriiivtMsilc <le HolouMie 2(>07 27 b. Puur It^ Ms. dc Spollo, v.
Mixcllaiifa fr.. l. VL p. '»7.
INTHODUCTION XLVII
venture, le cliapitre gencral preside par lui, eut le cou-
rage de prescrire la destruction dans lordre et hors dc
Tordre de toutes les legendes anterieures a la sienne
(on trouvcra le texte de cette constitution, ci-apres p.
135, iigue 21 ss) ^ on peut en inferer avec quel zele sous
des generaux partisans declares de la large observance
on pourchassa les legendes primitives.
Voihi qui explique pourquoi sur hi iongue serie de
manuscrits hitins que nous allons etudier on n'en trou-
vera pas un seul de provenance italiennt». Presque tous
arrivent de bibiiotheques iion fraiiciscaines, et si Tuu
dVntre eux se trouve aujourdliui au Vatican, un simple
coup doeil sulfit pour en monlrer Torigine septentrionale -.
li est donc fort possilde que hi rubrique indiquee plus
haut ait ete placee la pour depister h» zele inquisitoriai
des partisans de la large ol)servanc(\ et c'esl peut-etre
aussi avec les memes intentioiis cpu» h»s premieres edi-
tions du Speculum Vita^ s ouvrent par des extraits de hi
legende de Bonavent urt».
Peu importcdailleurs, hi vahuir de (m*s explications.
L essenti(3l, c'est que la ruhricpu^ est en d('\saccord ila-
grant avec le contenu d(» ronivre.
1. On i\i\ pas eiicore ehnlii* oelle onlonnancc inouie avec (ont li^
soin dosirabk». II nio parail evidcnt (piVlle vis^ait >nrlout ol peul-iMro
uniqiienient le Spec. Perf. et le< 3 Soc. Pounjuoi so s«'rail-on ainsi
aeliarne contre 1 et 2 Cel. ? Le niotif alletfue est historique. niais en
realitt^ on avail de tout autre> preoccupalions. On voulait suppriiiitM'
la cliarle de letroite ob:?ervance, el ptuir y arriver mi »lonnail la nou-
velle lej<en<le commo renferniant tonl «'e qu'on avail pu n'cueillir dt;
sur de la bouclie cles compaKiions du saiiil, qauni iUa legemla qu;v
facla est per generalem sit rompilafa prout ipse Jiafjuif af> orv iffo-
rum qui cum beato Francisco quasi semper fuerunt ef cuncfa cerfi-
fudina/iter sciverunt et profmfa ifti sinf posifa tfifigenter. iNuir
confondre frere Leon, on einployait sa propn» ariii»', el a soii .\os qui
cum eo fuimus on repondait «mi «lisaiil (juon setail appioprie fout cc
<lu'on avait appris de stir au|>res de lui.
2. Partoul il ecrit manscefa. fingca. roit ou nn^ne uoft puur man-
sueta, lingua, vuli, etc, etc.
XLVIII SPECULUM PERFECTIOIS
Un coup (l*(jeil sur lc sommaire des chapitres (voir
ci-apres) montre deja Tidee exprim(}e par le titre jniroir
de perfection p(}n(3trant et animant toute roiuvre et
lui donnant son unitt^ organique.
Si de cet examen ext(';rieur on passe a une (^tude
patiente du contenu, on voit runit(3 du stylc marquee
par je ne sais quelle /e/vo/* spiriliis quon ne trouve daiis
aucune autre des legendes franciscaines, et par la rep(i-
tition instinctive de certaines id(»es qui arrivent comme
un(? sorte de refrain a la (in de tous les chapitres impor-
tants. Par exemple, celle des tristesses de Fran^ois qui
se sent impuissant a obtenir Tobservation stricte de la
regle ; il voudrait la voir etre lame et la vie de sos-
disciples ; etre uue inspiration, nw force, une impul-
sion, et au lieu de cela il la voit devenir une sorte de
code sur lequel on tq)ilogue, quon cherche a surchargor
de gh>ses, et avec lequel on voudrait tricher.
Et alors fr. L(»on nous montre le pauvre moribond
ch(»rchant quehjue tranquillite dans la pens(3e qu'il iie
peut pas devenir le bourreau de ses freres, les fair(^
obeir par la force ; qu'il sera innocent de leur sang,
s'il hMir fournit par sa vie Timage de robservation
vivante de hi regle, a la(|uelle aussi bien que lui ils ont
jur(> (retn» fideles *.
L'id(*e de donner IVxt^mple serait toute simple, mais
ici elle se complique des angoisses de Fran^ois et des
nq)roches i\\\\\ s'adressait a lui-meme sur sa faibless(?.
Ct*tt(; phrase est le t(:»moin ('muu du drame int(>rieur
1. El quia ralile limehat scandaium et in se et in fratribus nolebal
contendere cum ipsis sed condescendetfat inritus rotuntati eorum e(
coram Domino se e.vcusatmt. Sed ut non rererteretur ad Dominiim
racuum rerbum suum quod in ore ejus ponebat pro utilitate fralrum,
rolettat in se ittud implere ut mercedem inde consequeretur a Domino
et /inatiter in hoc quiescebat et consotatmtur spiritus e/us. V. Spec.
Vvvf.. paj^c G, limic '21 j^s^.
INTRODUCTION XLIX
■
(lont sa consciencc fut le theatre durant les dernieres
annees^
Rien d'analogue ne se trouve dans les autres legendes
et cela est tout naturel puisque leurs auteurs n\ivaient
pas vecu dans rintiinite du saint.
Cest a peine si dans tout ce livre on trouve quelques
lignes rappelant de loin les amj^lifications oratoires si
cheres aux hagiographes. Partout aiUeurs, commedans
le cas qui vient d'etre indique, hi pensee dehorde Vvx^
pression.
CeLi est egah»ment vrai du fameux Nos qiii cum eo
fuimus qui revient, hii aussi, comme un refrain prescpie
a chaque page. Pas plus eette attestation, que Tidee
dont il etait question tout a Theure, ne se trouve dans
d'autres biographies <h* Fran^ois, rt ce rappel CDUstant
donne au Spec. Perf. une unite d'aspect qu'on remarque
des la premiere lecture '*.
Mais ces mots, en depit d(? la forme presque invaria-
blement la meme sous hiqueile ils reviennent, sont h)in
d^avoir partout un sens uniforme.
Le plus souvent, il est vrai, ils sont la fiere reponse
de Tentourage immediat de Fran^ois aux glossateurs de
la regle, a tous ceux qui se couvraient de rhai)it francis-
cain pour abuser de rengouement des peuples pour
Tordre nouveau.
Mais que de fois, aussi, il y a tout autre cliose que cette
1. Voir enlre autrcs pa?isages analogiios, les suivanls : page U, 8 ;
34, 10 ; 47, 19 ; 56, 21 ; 116, 10 ; 118, 8 ; 130, 11 ; 139. 19 ; 159, 13.
2. Le /105 qui cum eo fuimus se trouve aussi dans d'aulres [egendes
el en particulier dans la Cliroui<iue des Trihulalions, el Ul)«M'lin de
Casal; niais ce sonl alors des cilalions que nous exaniiiuM'ons plus loin
el loujours map(pK^es par un sicut fr. Leo refcrf, ou quehpie plirase
analogue.
Quant au recit du Spec. P<»rf. 6 et de 2 ('(»1. 3. '«, ou rhacun des
auteurs se donne comme ayanl eh' h» <liscii)le malade j<?l<'; liors de
la maison des fr^res de Bologne, nous aurons a rexaniiner quan<l nous
(^tudjerons la vie de fr. L6on. Voir ci-apr<'s p. LXIV, note 3.
4*
L SPECULUM PERFECTIONIS
arriere-pensee de polemique. Que de fois, on n'y trouve
que le sentiment du passe, disparu pour toujours : « Nous
l'entendions, et e'est fini ! » Que de fois,c'e8t une expres-
sion d^humble admiration pour une stature morale dont
on voudrait redire la hautcur. Neino novit nisi qui
accepit! Que de fois enfin, cette phrase sonne comme
le sanglot de l'homme dont la poitrine se souleve tout a
coup invinciblement, parce qu'il a revecu la minute d'aii-
goisse supr^meou runique .nmi expirait entre sesbras^
II est encore une autre idee qui penetre tout notre
document et marque son unite mt^me pour un regard
distrait, c'est celle de ridentite substantielle de la vie
selon Fevangile avec la vie franciscaine **.
La these qu^elle exprimait fut solennellement con-
damnee par Gregoire IX dans sa declaration de la regle,
par la buUe Quo elongati du 28 sept. 1230'^, et si par-
fois elle reparait chez des ecrivains franciscains, c'est
sousune forme oratoire qui lui enleve toute precision.
Ges continuelles repetitions des memes mots et des
memes idees marquemt assez que nous avons a faire a une
anivre hative,ou tout est determine par les circonstances.
On ne devrait m6me pas lui donner le nom de legende»,
car on ne voit nulle part le dessein de raconter toute
la vie de Franyois.
1. Voir <'i-apivs p. 6, 12 : 20. 22 ; 28, 13 ; 29, 11 ; 35, 8 ; 5«, 7 ; 62, 22 ;
70, 1 ss ; 82, ly ; 98, 17 ; 11«, 5 ; 130, 21 ; I8'i, 18; 202, 18; 207, 24; 225,
5 ; 227. 19; 228, 5 ; 232, 1«. Gf. p. ir>, 8 ; 'to, 23 ; 107. 24. Fr^ro Leon
ireniploie lc siiigiilior (iiio dans cos Irois doniiers passages. Dans
loiis los aul res, il so sorl dii pluriol. Tiionias do Colaiio lui aussi a
onipioNo indiiroroniiiiont lo pluriol ou lo siri«:ulior. V. lo Prol. de hi
la Vila ; 1 Col. 88 ol 118 (Ila pars, I ol X,. 1 Col. 127 flllu pars, rub.
cap. \) : 1 Col. 151 (IIIu i»ars, VI) ol do iiH^mo daiis la Socondc Vie.
2. Voir onlro aulros p. 8 ol 9 : p. 38 I. 5 ; l'i9, 9; KiO, \i\: 174, 14; 212,
10: 215.2, Collo lislo no i-oinprond (|U0 los passagos los |>lus rrappaiils.
3. \'(>ir ci-apros lo loxlo dtj la bullo p. 314 ss. Lo loxlo dosignt^ ici
so Irouvo p. 316 1-20.
IKTRODUCTION LI
II s'agissait simploinent poiir frere Leon et ses amis
<le sonner le ralliement des vrais Franciscains et de
<?onfondre les efforts de ceux qui s'en allaient de tous
c6tes surchargeant la pensee pourtant si claire de Fran-
^ois de commentaires insidieux.
11 recrivit a la Pontioncule et la termina le mardi
11 mai 1227. Cette oeuvre n^etait en quelque sorte que
la consequence du grand acte de courage aecompU par
lui peu de jours auparavant.
Lorsque, au moment oii Fran^ois iretait pas encore
refroidi dans son tombeau, il avait vu Elie non seulement
encourager un esprit contraire a celui de h;ur pere spi-
rituel, mais annoncer bruyamment son proj(»t d'eriger
une fastueuse basibque pour servir de tombeau au petit
painne du bon Dieu^ il ne sut pas contenir son indi-
gnation. Frere Egide Tavertit bien des dangers qu'il
courrait s'il levait Tetendard de la revolte, inais il avait
tro|) veeu (b^ Tame de Fran^*ois pour permettre ce qu jl
considerait coinme la profanation de son tomlxmu, <^t
aid('* de (ju(»lques amis, il brisa le vase de marbre plac('i
aux abords d(? reinplaeem(MU de la future basilique, pour
reeevoir les dons d(?s visiteurs.
VAw le (it batonner ct ex])nls(»r de la ville dWssise.
C(»s renseignements noiis sont fournis j)ar un docu-
inent (pfon j)ourrait intitul(»r Vita fratris Eli.'e, ins('T('i
dans 1(» Speculum de 150!) l()7 a-172 a) et qui \\\\ |)as (''t('',
<pie je saehe, (>tudi('» a fond. Eu lui aj^j^li^iiiant les |)rin-
eij)es qui ont j)ermis de d«''gag(M* de ee Sj)eeuhnn de IT^OO,
h' Sp(*culuin Perfectionis j)res(jue enti(?r, on arriverail a
en faire une j)r(''ei(?use contribulion a riiistoire si (IKIicile
(h»s j)remiers suceesseurs de saint Fraiu^ois.
En voiei h» eommeneenient :
/'o.s7 mortfm hpnfi Franrisci rl cjns ohilnm gloriosnm Irij^ifnr rcli-
t/iiisse ordinem snh manu fralris llcli.f. Frafcr isfv /Ictias sfafim
post morte.m ftenti Francisri inccpif ccfificinm flexlo mlificare minv
LII SPECULUM PERFECTIO>'IS
magnilttdinis erigere juxta Assisium in quadam roragine qux CoUis-
Inferni dice.balur. Poslmodum a bonx memoriw Gregorio papA nono-
ihidem primarium lapidem pro slruciurd ecclesix beali Francisci
Jacienle CoUis Paradisi rocnla esl. Ex tunc pro illA fabricd idem
fr, Helias rariis modis ca^pit extorquere pecuniam et quamdam con-
cham marmoream anfe fnbricnm cotlocari pnrcepit in qud renientes
projicerent pecuniam pro ecclesiu.
Qiiidam rero fratres mira' sanctitatis et puritatis hoc ridenles
iverunt Perusium nd consnlendum fratrem .Kgidium rirum sanc-
tum el honum quid super faftricn tam e.jrcessivd et modo cotligendi
pecuniam sibi rideretur, qunm ejrpresse contra regutam facere ride-
batury quitnis frafer .Egidius respondit: « Et si usque Assisium fuerit
longa domus illa su/ficit mihi unus angulus nd morandum. » Quum-
que qwvrerent quid de illn conchn, conversus ad fratrem Leonem
dijcit: « Si mortuus es, rade et frange, et si rivis (lexle : si non risi-
dimifte, nam persecufiones hujus fratris Ifeti.v non poteris suslinere. »
Audiens h.rc frnter Leo ivil cum sociis suis et fregit concham illam
iotalifer. Frater rero llefins hoc audiens fecit eos per famulos for-
tiler rerberari et ejrpelli de Assisio cum magnn confusione. Quofacto-
magna confusio est orta inter fratres.
Convenientibus nutem frntritms nd cnpifnlum genernle : tum prop-
ter ej-cessus pnvdictos, tum quia frater lletias majimam destruc-
tionem reguliv prwtendebnt frafres ipsum ab officio deposuerunt et
fratrem Johannem de Florentin concorditer elegerunt.
Voila qui ost clair ! Pour infirmor les indications.
fournics par cv. reeit il faudrait avoir dos donnoes pre-
cises fournies par (Pautres docunienis. Or nous lca
voyons au contraire conHrinees par dautres sources*.
Je ne puis donc partager ici Tavis des erudits qui
ces dernieres annees ont j)ense qu'il y avait la un ana^
chronisme, et que tous ces faits s'etaient passes plus
tard sous le generalat propremtMit dit (1232-1239) de
frere Elie*.
1. Par cxemple par la Vie de fr. Egide dans la Clironiquc des
XXIV Generaiix : An. fr. t. III p. 81) (inais sans rindioation du mo-
ment ou cela se passa^ : par la Vie do fr. Ij^on du nit^me recueil, loc.
oit. p. 72, ot onlin par la Clironique dos XXIV Ci(^noraux proprement
dite, ior. oit. p.3'i. Glassbergor oahjua son rooil sur oello-oi : V. An. fr.
t. II 1». 45.
2. Voir los notos donl les oditeurs des Analeola ont accompagii6
les passages cilos plus Iiaut et en parliculier l. II p. 45 note 7, etc.
INTRODUCTION LIII
Cette maniere de voir semble basee sur des deduc-
iions plus que sur des textes.
On se persuade que les evenements navaient pas pu
se precipiter ainsi, que la question de la constructiou
de la basilique ne put prendre ce degre d'acuite qu'a-
pres la canonisation de FranQois, et que c'est apres cette
ceremonie seulement quon put se preoccuper de la
•chasse qui devait renfermer son corps.
Ces arguments seraient excellents pour un cas ordi-
Tiaire. Avec un homme tel que fr^re Elie, tous les cal-
culs sont dejoucs.
La mort de saint Franyols est du 3 octobre 122(3, sa
canonisation du IGjuillet 1228, il semble que h»s conve-
nan(*es auraient dii prescrire rattente de la deeision offi-
cielle du Saint-Siege : or, Tacte soh^nnel de donation du
Collis Inferni est du 29 mars 1228, (;t il est donne a frere
Elie ad habcndum tencndum possidcndum facien-
dum omncs utilitatcs ct usus fratrum in cci videlicet
locum oratorium vel ccclesiam pro beatissimo corpore
sancti Francisci vcl quidquid ci de ipsd re pla-
cucrit * .
Cet acte n'avait pu etre passij sans de longs pour-
parfers, soit avec le propricjtaire, soit surtout avec le
1. Cet ini^lrument a tHo publit3 par Azzoguidi dans ies notes dc son
(^dition aux Sancti Anlonii Se.rmones in psalmos (Bologne, 1757,
in-f"), p. 53, puis par Fea : Descrizionc ragiouata della SS. Patriarcal
Basilica (Home, 1820, in-f'), p. 25; ct cnnn par M. Tiiodc, Franz voii
Assisi, p. .539. Cf. Papini, Notizic sirurc, p. 180 ; Sbaralca, Bulla-
riuni, t. I, p. 60, notc c. L'ori^inal cst 1'inslrunjcnt n» 1 du 2* Rccueil
dlnstrumcnta div. des arcliivcs d'Assisc. Ccst un parclicniin do
forme a pcu prcs rcgulicrc dc 22 11 ccnliint^lrcs.
Lcs tcxlcs qui cn ont tHc publics nc sont pas absolunicnt corrccts
et ccla vient de ce que Azzoguidi aviiit transcrit lc conlcnu sur un
/euiUct qui est resle dans lc rccucil d'Assisc cn vuc dc l'original, ct
les cditeurs s'cn sont rcfcrcs acctlc (ranscrij)lion plus clairc «pie Tori-
4|^inaL Mals ces diircrcnccs ne portcnt (juc sur dcs dctails saus inipor-
tancc. Voir aussi Felice Tocco, TErcsia ncl Mcdio Kvo ^FIorcnce,
18»4, in-12 de VIII et 565 p.). V. en particulicr p. 437.
LIV SPECULUM PERFECTIOXIS
Saint-Si('go. Fr(»re Eli(^ y agit comiiK» mandataire du
papo. 11 s\Hait donc entcndu exj)ress(}ment avec Giv-
goire IX qui d(*])uis son (»xaltation n'avait pas fjuitt(i
le Latran.
Toutes ces d(''marclies vi leur succes avaient eu un
doulounuix retentissement dans \o eoour des disciples
de Fran(^ois rest(3s (id('les a Tid^hd primitif, et expliquent
Fattitmh^ respectu(Mise, inais si r(''S(»rv(»(i, (pie prit dans
son n»uvr(» frere L(!'on a IVgard du nouveau pontife.
11 (»st donc ('•vid(»nt que les travaux du Collis Inferni
eommenc(»rent beaucoup plus tot (pion ne serait tente*
de le croire a pr(Mni('re \iw, P(»ut-(!*tre au moment ou
fivre L(*on alla consulter Egide ne s'agissait-il cncore
qu(* du couvent ? La r('ponse d'Egide parlant, d uno
doDius seml)l(» du moins I'indiquer.
PsycIioI()giqiu'meut ^(''clat de fr. L(*on s'explique b(»au-
coupmieux au comnicncementde 1227queplustard. Sous
le g('Mi('M*aIat (rEli(» la (piestiou des qu(**tes et de la r(?cep-
tioii de rarg(»nt ('*tait ivgl(''(* en fait et en droit, et il ne
restait plus a fr(*re L(''oii et a ses amis qifa se soumet-
tr(! aux d('cisions poiitiHcales, eii r(>vant du glorieux
pass('', et en soupirant apivs ravenir.
Le Sp(»culum Perfectionis na pas du tout les allurcs
d'un nianifest(^ contre des faits d('*ja existants ; frere
L(''()ii y pr(''vi(*nt des daiigcrs futurs. II sent rinflueiK^e
que les gens (PAssise, lieureux de voir leur petite cite
dev(Miir une des capitales du moiub? religieux, vont
avoir siir les alfaires de Tordre, Tappui d('»cisif qu'ils.
pirteroiit a fivre Elie et la (Mniiiiiuiiaut(' de pens(*e quil
y a eiilre (iivgoire IX et liii.
H(»aucoup de fragmeiils du Speculnm P(M*fectionis se
retrouveut daiis les apologies ])ar les([uell(»s les Fran-
ciscains sj)iritu(»ls du coininencenient du XI V° siecle-
rtqiondirent aux jiartisans de la large observance, mais.
il ne faut pas b; juger a travers ces c^crits d'ardente
INTRODUCTION LV
polemique. La difTerenco de ton, qu'il y a, par exomple
dans Ubertin de Casal, entre les citations du Spee.
Perf. et lo commentaire qu'il en donne, montre assez
que si nous avons ici une oiuvre tendanciouse, elle est
cependant singulierement plus sereine et plus calmo
quo les apostrophes passionnees du fameux Frati-
celle*.
Le Spec. Perf. nous indique parfaitement par quels
moyens detournes les partisans de la large observance
cherchaient a detruire ce qui faisait ressence meme de
la regle. lls professaient une veneration profonde pour
saint Fran^ois, et allaient repetant que Dieu inspirait
toutes ses resolutions ; puis ils ajoutaient que le develop-
pement presque fantastique do Tordre avait apporto
quelques modifications a ses vues primitives.
De la ious les chapitres do notre document qui sont
pour ainsi dire des dialogues entre frere Elio, arguant
des changoments que los circonstanc(\s avaient amenes
1. Gelte tlifreivnco do toii sautc aux voux, ot ollo aurait du sunire.
a d^faul d'autros indices, pour preinunir de doctos crili(pies confre
des accusations absotuuiont grafuites. Gliacun ost libre de n'avoir
pas les id^es d^Ubertin, mais avant de 1'accuser d'(>tre un iinposleur
tiofTe, on aurait du avoir d'aulros prouvcs a on fournir (pie de vagues
inductions. Je crois que c'est au P. Ironeo AfTo, un des plus savants
Franciscains du XV'II' sicclo, (|ue romonlont cos calomnies. Himon-
tando all origine di lali manazioni, e non vedendole noi entro le
opere dei coevi srritfori. prendiamo a discorrere dei sussequenti e
cominciamo a veder simil fatfo descritlo dal mentovato frate Vf)er-
tino da (^Msate, il qnate per farceto credere afferma che avanti a tutti
ce ne lasciasse memoria fra l.eone, uno dei primi compngni di S. Fran-
cesco in certi rotoli depositati gia nef convento di santa Chiara. Con-
fessa pero di non averli pofuti vedere e per togtiere a ciascuno fa
curiosita di cercarli aggiunse : « Cum mufto dotore audivi iffos rotu-
los fuisse distractos. » A questa maniera v lecito a chiunque fin-
gersi monumenfi, ed ingannar sufta fede i feggitori. AfTo, Vila di
frafElia, p. 21. Golte maniort? de voir a elo adoplt^e lout recommonl
par M. I. Della Oiovanna, S. Fraiiccsco giullaro p. 45 ss. el 1)2. ()ii
trouvora plus loin une etude dos principaux passagos dTbertin sur
rtuuvre de fr. L6on.
LVI SPECULUM PERFECTIONIS
dans la volonte du maitro, et frere Leon lui prouvant
que cette pensee n\ivait jamais varie^
Avant (le terminer les reflt^xions que suggere la cri-
tique interne du Spec. p(M*f. il faut dire quelcpies mots
de la j)Iace qui y est occupee par les propheties de saint
Franc^ois. Cette place est extremement restn^inte, si
toutefois elle existe. Un des principes les plus feconds
de la critique historique moih?rne, cV>st qu'un document
est toujours posterii^ur aux evencMuents qu'il racoiite
comme ayant ete prophetises. C\»st \i\ un principe fort
peu resi^ectueux pour C(»ux ([ui pr(3tendent lire dans
Tavenir, mais son appli(*ation a sans cesse des iV^sultats
remanpiaWes. 11 suffit derap])li(juer aux l(»gendes fran-
ciscaines pour les voir V(»nir s(» placer cha(ume a sa date.
On tr()uv(M'a plus loin dans un(» note (Voir ci-apn^s p.
LXXX noteljun exemple (Hirieuxdu mt^canismepresque
inconscient par h*quel nous attrihuons a ceux qui nous
ont pr('*C(Ml(}s dans Taii dela le (h>n de proph('itie.
Lors(pie fren» L(^on vit paraitn» la s(!ct(» bizarre des
Apostoli de Segharello : « Voila hlen, sVcria-t-il, trem-
blant (reirroi, les ap(Hres du diabh» dont h^ b. Fran^ois
avait annoncc^ la veim(» ! »
II nV'st ])as (louteux (lue, j^ar une illlusion d'optique
toute naturelh?, il n'ait cru au moment oii il vovait un
c^veiiement se j^roduire eii trouver la [)ivdiction dans
les paroh*s de son maitre.
\\\ XI IP siecle j^ivdire Tavenir ('tait, comme le don
de gu(jris()n, un d(*s sigiujs essenti(»ls de la saintet(';. Tout
saint devait avoir [)roj)h(''tis(). Frere L('M>n chercha donc
dans la vie de son h('*ros les faits ([u'il avait annonces
davance, et intltula le dixi/^uK^ cha|)itre de sa h''gende :
1. Voir [>;ir cxoinijh^ p. 5, 'i ; 2:<, 18 ou cello i(l(}o est exprim(5o de
lii facoii la j)ius explicite. Cest elle (pii iiispire lcs cliapilros 2, 7, 8,
J). 10, 11, elc.
INTRODUCTION LVII
De spiritu prophetiae. Or qiie Irouvons-iious dans ce
chapilre ? Des evenemenls de la fin ou du milieu du
XIII* siecle ? En aucune maniere. Rien que des faits
tres simples, tres humbles, tous anterieurs a rannee
1227. Cest d^abord Fran^ois manifestant Tespoir que
Teveque et le podestat se reconcilieront, si les freres leur
chantent le Cantico delle Creature avec un noiivrau
verset compose a leur intention ; puis, c'est le saint qui
predit la chute d\in frerc dont il demasque Thypocrisie :
plus loin, il ne se laisse pas tromj)i»r par \i} zele (Fun
jeune noble (jui voudrait enlrer dans lordre ; ailleurs
cnfin, il promet au cur(» de Saint-Fabi(»n une j^ross(;
r(!»colte de raisins malgrt? les d(3gats (ju'on a faits a sa
vigne.
Ces chaj)itres sont suivis de (juehjues autres du mcme
{T^enre, (»1 j^artout on a le sentiment qu*(»n (»mployant le
terme de j)r()j)h(}tie, frere L(''on a m\ peu enlh'; le ton. Sans
vouloir faire liu rationalisme a tout j)rix, on a le droit
de ne voir la en somme (jin» des j)r(\ssentim(.'nts lr(*s
exjdicables et tres naturels.
Mais si le caract(»re (I(»s proj)h(''ti(»s cont(»nues dans
le Sj)ec. Perf. (»st tout sp(kMal ; il faut remanjuer anssi
dans cette ceuvre rabsencc dc certaincs proph('*ties (jui
devai(mt occuper (ju(d(jues ann(W»s j)lus tard la j)lace
d'honneur j)armi les j)mlictions atlribu(''(\s a saint
Fran^ois.
L'ann(}e 1227 fut mar^jiu'^» j)ar deux grands (''V('mi(»-
ments, une terrible famine, et l^jxaltation du cardinal
Hugolin au souverain pontificat. Or h^ Sj)(Muliim IVrfec-
lionis a (H(3 (>crit avant (ju\)n eut sougt'' a en attribucr la
pri^diction a saint Fran(;ois, j)ar cons(''(juent sous lc oouj)
m(''m(» de ces (3V(^nemenls.
Quinze ou dix-huit mois j)lus tard, Thomas de Celauo,
1. Ghap. 101-109. On peul y ajoiUcr le chap. 112.
LVIII SPECULUX PERFECTI05IS
dans la Premiere Vip, raconte avec de lonjrs defails
comment Franf^ois avait predit le soiiveniin pontificat
a Hii^olin *. L'ilIusion •'•fait d'autant plus facile que
Francois avait riiabitude d'apj>eler pape le cardinal
profecfeur de Tordre. Par ressouvf nir peut-^tre du cere-
monial chevaleresque de repoqiie, il rendait au repre-
senfanf du pape les memes honneurs quau pontife lui-
meme. Cesf ce quVxprime tres clairement le S[>ec. Perf.
lorsqu'il faif dire a Fran^ois, s'adressant a Hugolin :
« Existens ergo apud k^os qui estis Dominus et Apos-
tolicus nosfer -. » Cesf dans le meme sens que Fran^ois
avait dit a Honorius III : « Multos mihi papas dedisti,
da unum, rui quum necesse habeo loqui possim •'*. »
C^rttr' simple lijifne du SpeC Perf. est donc de la plus
haute importance, ef indique, pour ainsi <lire, Theure a
laqiielle cet oiivrage a ete com[»osr. Plus fard, en lisanf
ces |)a<^es h*s copistes crurf^nt a quelque faute, ef ajou-
terent un eritis iiulis[)ensal>le. a leur poinf de ^iie, [>our
dr)nn(*r un sens a la [ihrase ; ils ecrivirenf : Estis Domi-
nus et critis Apostolicus noster'*,
De menie [)our la faniine de 1227, quand il la vif
deciuMM- une parlie de ritalie, frere Leon fiit bienf(H
persundt* f[ue Francois la lui avait predite •''.
Parmi les evenements du XIII*' sirele dont on attribua
ainsi n[>res cou[) la j)ro[)lu'*tit» a saint Franf;ois, furent
[>lus lard, au [)n*mier rang, les troubles qui remuerent
si profondement Tordre. On se ra[)[)ela quil avait eu la
1. 1 Co\. 99 et 100 2a par<, rap. V, : voir aus<i 3 i^in-. 67 (XVI);
liim. 7« ,;VI,.Cf. Papiiii, Sturia t. II p. 22.
2. hfp<M-. perf. page 48. 2.
'A. Jurd. Aii. fr. I, p. .•>.
'i. Texle (lu ^\iOi'. LjOO ly a. V. ri-apres p. 4«, 31.
5. 2 Cel. 2. 21 : Vila fr. Leonis, XXIV Geiier. An. fr. III p. 70-71. Cf.
Saliiiiljriie p. 7 ad ann. 1227; la luille (rilonorius III (l.rlesfis alU-
hnlo (lans lluillard-nreliolles. Friderici SeriiiKli llisUuia Diplomalica
I. II p. 710 s. 'iii-'i», Paris, 1852. Cf. Potlliasl. Regesla Roiu. Pont.
76r»l. Hiehard de S. Gormano, Ann. 1227 (Pertz SS. t. ly p. 347}.
INTRODUCTION LIX
vision (rune slalue analogue a celle que vit Nabuclio-
donosor et a chaque crise nouvelle la vision se precisa
un peu plus durant tout un siecle.
La defection de frere Eli(» et sa reconciliation in exlre-
mis avec TEglise, relection de Nicolas III comme souve-
rain pontife, furent aussi regardees par la suite comme
predites par le saint.
L'al)sence de toute allusion a ces evenements dans le
Speculum Perfectionis est donc un indice remarqual)le
de son antiquite.
Une preuve encore plus frappante, et qu\)n ne peut pas
taxer, comme la precedente, A^argumeutum a alleuliOy
c'est le nMe extremement remarqnable qni est joue dans
cette legende par la premiere regb» ou regle de 1221*.
A partir du chapitre general de 1224, oii fut distribuee
aux freres laregle approuvee par Honorius III le 29 nov.
1223, les Franciscains n'eurent plus a en connaitre^
d'autre. Elle fut la regle.
Or que voyons-nous dans \v S|)ec. Perf. ? G(» docu-
ment connait certes fort bien la regle de 1223. (^est
meme par le r('»cit de la composition de cette n^gle qu'il
s'ouvre. Lesd(}batsqu'elle a soulev(!'s planent en(|uelqu(^
1. Le Spec. l*erf. ne connait (|ue doux rec^It^s, la iv^le priniilive, et
la nouvelle re^le ou regie de 1223. De nienie lous les (locuuienls fran-
ciscains ne parienl janiais que de t*elles-la (s'iis en ajoutent une
troisiiMne, c est celle cjui fut pertlue par fr. Elie, identitiue, dit-on,
a celle «lui fut approuvee en 1223).
Ct*ci nVst pas inconciiiable avec h^s belles t>ludes de M. le Prof.
Karl Miiller (I)ie Anfani^e iles Minorilenordens. Fribouri^. 18X5, in-S*"
de XII et 210 p.). II a ^urabondaninient dtMiionhv (|ue la rt^sfle
gtMHM-alement cit(''e coninie priina re^ula tlale tMi rt>aiitt} de 1221.
LV*tude du Spec. Perf. nra contluit a penstM* tpie celle re^lo t^sl en
efTet la premi^re, mais remanit^e sans cessedepuis 1210 justprtMi 1221.
Papini de son c6lt> tHait arrivt? a dcs ivsullals loul a fait analt)i,'ut's
a ceux de M. Karl MiUler. Voir dans la Sloria di S. I'ran('<'N,(>, rdude
qui a pour titre : Le varie regole composte da S, Francesco J. I i^. 208-
23'i) Cf. Ibid. p. 56, 68, 110, 176.
LX SPECULUM PERFECTIOMS
«orte sur tout le livre ; et pourlant, Tauteur revient avec
«ne predileelion marquee a la premiere regle qui n'exis-
tait pour ainsi dire plus, puisqu'on lui en avait substitue
une autre ! Xon seulement il y revient, mais chaque
fois qu'il a une citation a faire c'est a celle-la qu'il se
refere *.
Ceei est d'autant plus frappant qu'il n'y a la aucune
tentative pour meconnaitre ou rabaisser la valeur de
la regula bullata comnie on appelait celle de 1223.
Frere Leon plus que personne en exalte Tautorite et
rinspiration divine. II faut donc en conclure que si
Tautre, la primitive, occupe une si grande place dans
45a peasee cVst (ju^il u'a pas encore autant pratique la
nouvelle, il ne s'est pas familiarise avee elle, sa pensee
n'a pas pris riiabitude de ee nouveau cadre. II y a la
quelque ehose d'anah»gue a Ferreur si frequente qui, les
premiers jours dune annee nouvolle, nous fait dater nos
lettres de rannee precedente.
Cette place donnee iustinelivement a la regle primi-
tive ne se relrouve dans aucun aulre document francis-
cain. Les Tres Socii -, et Thomas de Celano ^ a leur
suite, nous parleront bien de diirerentes regles compo-
sees [par saint Fran^ois, mais les vingt-trois annees
qui se sont ecoulees depuis 1223 les ont peu a peu habitues
a la regula bullata, et ils parliMit de Tautre sur le ton
ou Ton parle d'une venerable relicpie historique,
A ])artir de Bonaventure, la regle primitive tombe
dans roubli. Les Franciscains spirituels du commence-
ment du XIV** siecle ne songerent pas a len tirer, et
cela seul suflirait a montrer rimpossibilite absolue qu'il
1. Voir ci-apivs p. 52, 5; ciiap. 'i2 (j). 7i s"; ciiap. k'k (p. 78 s). Cf.
p. 38, 22; 6'i, 21 : 7'* iiole 4 ; 78 nolc 1 ; yi, 37 ; 12G, 21 ; 128, 21 ; 133, 31 ;
148, 28; 173, 21; 1<)0, 31; 205. 25.
2. 3 Soc. 35 :IX} el 57 (XIV) ; Cf. Jord. 11 et 15.
3. 2 Cel. 3, 08 et 110.
INTRODUCTION LXI
y aurait a supposer quo lc Spoculum Pcrfcctionis ait
etc fabriquo par quolqu un de rontourago (rUbcrtin do-
Casal.
Quoique Thomas do Colano ait ccrit la Prima Vita
fort pou do temps apros quo frerc Leon avait fait lo
Spoc. Porf., la roglo do 1221 y parait a poino. Cost sans
donto (pril 6U\ii moins ancion dans Tordrc (juo fr(M*o
Loon. Ayant \6c\i plus loin d(» saint Fran^ois, la vioiiI(»
charto do la famillo hii (Hait inoins connuo, il n\ avait
pas colhibort», ot n\>ut par cons(5qnont pas la monio poino
a sV»n dt^shabituor.
Cost ainsi quo tout dans h> Spoc. Porf. nous ramono^
a r(''poquo qui suivit inim(^diatomont \a mort (hi snint,
a Fotat dVimo de sos plus ancions ot (hi sos pius fKh^h^s.
disciph^s.
1. 1 Cel. 32.
NOTES BIOBRAPHIQUES SUR FR^RE L^ON
fiOMMAiHK. — Le chapitrc de lajoic parfaite (appn^ciation dc Papini).
— Vv. Lcon fut bien le maladc de Dolognc. — La bcn^diction (auto-
graplic) que lul donna saint Fran(;ois. — Qu'il fut sans cessc aux
coles dc son maitrc de 1220-1226. — Scs talcnts dc sccr^taire. —
Billct quc Fran(;ois lui ccrivit. — Qu'il dcvint le gardicn dc la tradi-
lion franciscainc ct rinspiratcur dc toutcs Ics tcntatives dc rOforme.
— Scs rapports avec Angclo Clarcno: avcc saintc Clairc. — I)u
br(?viairc qu'il Ocrivit pour ellc. — Tristosses de ses dcrnieres
annces. — Sa mort.
II est tomps de nous arn*ter iiii pouautoiir de rauteur
lui-meuie du Specidum Perfeclionis. L'homme nous (?x-
pliquera r<euvre et plus tard paruu justeretour, ranivre
nous buvrira 1(* cneur de cidui qui s'y est mis tout entior.
Juscpia ces dernieres annees, frere Leon n'etait guen?
oonnu qu(» j)ar les pages si chaudes et si radieuses des
Fioretti. Parmi les saints et les bi(Mdieureux qui vont,
qui viennent, qui parhMit, qui rient, qui ph»urent, dans
ees merveilh»us(»s histoires, il nVtait C(»pendant pas au
j)r(Mni(M' rang. IJno j)lace bi(Mi j)lus grande (\st faite a
H(Mnard, a Egide, a sainte (^lairc, a Rulin, a Junij>(»re et
a l)ien (rautres, et j)Ourlant il s^Mublait (ju'aj)r('S celle de
Fran(;nis cetait Tame de fr. L(''on (jui illuminait ces j)ages.
I/instinct j)Oj)ulaire ne S(^ tromj^ait j)as. Si frere Lc^oii
n'avait j)as ('•ti' ce (ju'il fut, saint Franyois n'aurait j)as
j)U avoir av(M' lui cet entreti(Mi sur la joi(» j)arfaite, qiii
<'st rest('' a bon droit comnu; le r(''sume ct la lleur de
rr^vangile oud^ricn '.
1. |)jms |>lii>i«Mirs rdiliniis dcs MdniMncnla ordinis Minoruin. lo
vioux rccuril ^ouvro par rc inmvcau. De nuhnc IxMucuup dc nianus-
VIE DE FR. LEON LXIII
II osl bien probablc que son maitre prodiguait lcs
tresors de son coeur devaut frere Elie, et devant le car-
dinal Hugolin, aussi bien que dcvant lui, mais ils ne
nous Tont pas fait savoir. Ils avaient d'autres soucis.
Lui, ecoutait avec amour, et tAchait de redire en bega-
yant ce qu'il avait vu et entendu. II le redisait, irresis-
tiblement pousse parrette force qui rend I enthousiasme
incapable de se contenir.
C est a cause de cela sans doute qu'il y a dans tout
ce qui remonte a lui directement ou indirectement, uiie
allure qu'on ne trouve pas ailleurs, uiie neltete de son
plus facile a sentir qu'a analyser.
A mesure que les documents franciscains reviennent
n la lumiere, la figure de frere Leon se precise et se
<Iegage, mais aucun trait n'cst change a cette pure et
poetique j)hysionomie K
iTits oiilre autres le l'i24 de la Riccardi. Tout oela scra tiludie en
delail daiis redilion que nous pivparons de ce joyau lilteraire et
relij^ieux.
II fuut pourlant dire quo radniiration (|u'inspirent les Fioretti en
i^eneral. et le cliai>itre sur la joie parfaite en parliculier, n\'st pas
tout a fait iinaninie. Le P. Papini, pour la science el rerudilion du-
quel on ne saurait avoir trop de respecl, ne s"est pas borne a laisser
tVlater dans les niarj^es des inanuscrits qui tonibaient sous ses inains
recho de ses coleres contre un esprit (jui avail le lorl de ne pas (>lro
le sien (voir par exeinple le Ms. des Fiorelli (fAssise ir 051 aii f* 15 a),
niais dans cclui de ses livres qui (^st coniine son teslainent spiriluel
ot en It^te du(|uel il rappt^Ue fh>reinenl soii litrede ^(''ntjral snccessore
un tempo deWincUto Patriarca nel govcrno dei Minori Conventuali, il
qualifli; le cliapitre de la joie parfaile de nausecnte cicalata, el d(^
peur (pion n'ait pas (^unpris, il ajoute : « In sosfanza clla non c che
un amplificazione ad nauseam usquc det discorso dct Santo riferito
al capitolo V g VI. Sloria di f5. Francesco, t. 11. p. l'il-lV2. Cf.
Ibid.. p. 2'ir..
1. La Vila fralris Leonis qui a v\(^ ins('ive daiis la Clironique des
XXIV Generaux (.\n. fr., t. III, p. 05-721 iie nous (bmne niallHMireus(?-
iiient pas ce tpie son litre fait esp^Mcr. ( resl. a ce (pril semble. un
rcsuuK'? lialif (ruiie k'^ende anb^Mleun* et bejuicoup plu> d«'\('lnpp(''e.
C(da pourrait ("^lrc aussi une cidleclion de Irails (pie le c(Hiipila-
tt*ur a trouv(;'S plus (idiliants (ju^^ les aulres et qu'il a einprunl(;s a un
LXIV SPECULUM PERFECTIOMS
Les rliroiii<iuours dr rordre sout (I'accord pour nous
dirf f|u'il fut parnii les premiers hommes qui s^attache-
rent a saint Fran^ois apres Tapprobation de la regle
par Innocent III *.
La vivacite avec lacpielle le Spec. Perf. raconte la vie
<les freres dans la hutte de Uivo Torto revele en elTet un
temoiii oculaire*.
Au ni(»is d'aoiit de 1220, il se trouvait mahule a Bolo-
giie dans hj couvent (pie Fran<;ois fit evacuer^, et il fut
nrsiiiii»' ilejji t^xistfint. Ya\ toul ras. les Cnnformites ^'iy a2-riOa 2, lmI.
l.Mo iioiis onl cmi^erve iine serie de scmvenirs sur fr»»re Leon, plus
aboiHlanlc que celle des XXIV Gt''neraux et qui cepeiHlanl seniblo
pnivenir tle la iii»"*ine sour<'e.
1. XXIV fnneraux. An. fr.. l. III. p. 8; Wacbling. Ann. 1210, 32
1. I. p. *J\ : AKoslino di Stroneone, Unibria Seralica. Miscellanea fr..
t. II. p. -28.
'1. Voir <'ii parliculier les ciiapilres 2'4, 27. 3«. hb et 106.
:i. Voir ci-apn's Spec. perf. « p. 1«. 8'. cf. 2 Cel. 3, 'j. M. Dolla
(iiovaiina ;S. Francesco LsMuUare, p. 36^ a parfaileinent vu qu'il fallail
rappnn-Iior ici le Spec. ptM*f. <Ie 2 Cel. 3. 4, uiais il en conclut quo
raiibMir »Iu jiroinier a voulu s'approj)ri<M* le tenioi^'nau:e <Ie Tliomas
(1«' (^»Mano. Supposons un instanl (|uc toute la (piestion de prioriti^
»Ie 1*1111 ou raulre (locument soit a elucider d'ai»n"'S ces liijnes. I/eiiii-
inMil prof»*s>eur la n^sout eii fav«Mir d»? Celain» soiis prelexte qiie
«« jamais personnc i^a <Ioult> <Io Iasinc<'M*it('» ni de rhoiin<>tele » de
Tliomas de Celano. Si doiic il se <Ionne comme kWuoiii oculairo,
cesl tpril Ta tM<:', et que rauleur du Spec. Perf. est un iiiipudont
Imposlcur.
Cell<' mani<M'e de poser la queslion laisse A dt^sirer parce qu^elle
ne lienl pas comple des coulumes du Mo><Mi-a^'e. Daiis les ticrits
Iia^io.i,'raplii(pies, on trouvc sans cesse <Ies conipilaleurs qui ins<'Tont
<Ies passaj^es d'ecrits ant(!M'ieurs sans averlir <iu*il ne s*agit pasdeleur
pniprt! ItMiioi^na^e. On peut Ic rt*j?reller au poinl dc vuo lituTairo,
t)U iiK^me au point <Ie vuc <Ie nos Iiabitudes actu<»Ilcs, niais on ne sau-
rait (Ti(M' au mi^nson^c. ou a la duplicile. Daiis ces sorles d'<;crits,
la p<M'sonne de raulciir devait disparailre. tout ce (pie la sinct*rit6
exi^cail c'osl (]u«» Ic lt>moijj:nage renitJiilat bi»Mi au ttMnoin oculairo.
La plirase <le Colano iic voiil pas <lire : Moi, Tliomas de Celano,
je nMids liMiHU.i^Miaire de ce fail, mais : colui-la qui \ a assist<5 en rend
ItMiioiKnaKO.
Jo >ai> uii ^iv inlini a co savant professeur d'abordtT ainsi les
plus pclils dtHails de la (lueslion. II rcnd par la un grand service a
VI E DE FR. LEON LXV
oertainemont de famille a la Portioneulo, lors du sejour
que son maitrey fit, durant Fhiver oil Pierre de Catane
exer^a les fonetions de ministre general (1220-122 J) *.
La disparition de la majeure partie de la legende des
Trois Compagnons nous prive evidemment d'une cpian-
tito de renseignements sur son aetivite. II sembh; avoir
ete temoin de la plupart des faits (pfil raconle dans
le Speeulum Perfectionis **, mais ces faits, quoique se
repartissant sur toutc la vie de Fran^*ois, concernent
dune fa^*on speciale l(»s trois dernieres ann(?es '-K
A partir du jour ou Fran(,*ois s(» retira a rermilage
de Fonte Colombo ^ pour composcr la n^gle definitive,
frere L(.M)n fut sans cesse a ses ccMcs.
Des lors il nous raconte les angoisses morales et les
soulTranci*s physi(pies de son mailre j)rcs(ju(? jour j)ar
jour et In^ure j^ar heure.
II (Hait auj)res de Fran(;ois lorsque celui-ci eut a subir
roj)j)osition du grouj)e dt? ministres j)rovinciaux (jui ne
comj)renaient pas grand chose a la j^rofondeur (h* la
renovation j)ar Ia(juelle 1(j Pov(»rello auraii voulu trnns-
c*es Otudes on obligeaut ecux qui s'y adouncul a allcr juscprau fnud
des que^lions.
P<«ir lc convaincrc c(?llc fois «juc Topiuion (juc jc vicns dVxposcr
nV^l pas une (^xplicaliou iniagin«*c pour lcs bcsoius dc larau>c. il rrcsl
pa> ni^cessaire d'alicr chcrclu*r dc loiulaius cxcniplcs. Lc fail rac<»ul('^
par 2 Cel. 3, 4 cf. par h; Sp(.'c. prrf. (l Tcsl d(»rcclu^f, trois i?»'«Ui'rali(ins
p!u.'stnrd, par i'cv»>(pie AlvarusPcia^'ius(iui lui aussi ajoulc :/<("^ui hav
scripsit lestinioniuni i^crhibct quo<l dc ca iullrnius cxivil. » !>«' planclu
Kcclesiir lib. II cap. 61 (f" iru) b 1 dc icd. Vciiisr i.v;o). \ qui fcra-t-
on croin^ que ce cch'bre ('crivain ait v«»ulu so fair»* i»asscr pour (M»n-
teinporain de saiul Fran^^ois?
1. Voir les chnpitrcs 4, 8. .3«-'i(), .^8, (>1, ctr.
2. Voir A rindex alphubctique dcs malicros, au nud 7V.s7/mo-
niurn.
3. Voir ci-apr(*'S ressai dc classcnicnl chronohj^iquc (h»s fjiits ra-
cont(>s dans le Spec. IVrf.
4. Spec. Perf., p. 2, 2 el 28, 13; XXIV (\vun\ Au. fr., t. III, p. 2y ;
Tribul. Ms. Laurent. 18a.
LXVl SPECULUM PKUFECTIOMS
foriiuir Teglisc K II rarcompagna a Rome durant ces
h(»uros dc [)enihles (hjmarches ou le saint out a se
reacontrer avcjc des prelals, des docteurs, des cano-
nisles ^. Aussi avec quelle joie malgre Thiver, le vent,
laj^luie, ils sortirent de la Ville eternelle pour retourner
vers le pauvre ermitage de Fonte Colomho ^ !
Une seul(j lacumi suhsistci encore dans les rt^cits do
rett(; p(''riode : elh» j)orte sur h^ dernier voyage a
rAlverne et les stigmates. Fn^n» Ij('jon n'y fait qu'une
allusion ; mais comhien utile pour la psychologie de son
maitre : il nous ry montre en proie aux plus amores
tentalions^.
C(» silenc(» pn^scjue ahsolu sur le point culminant de
la carrien^ de Franyois est j)arfaitem(Mit naturel. II suflit
pour le comj)r(»ndr(» (h» se raj)j)(der h) moment ou (»crivait
L<'»on ainsi (jue son hut.
II Jie sagisssait pas alors le moins du mondc d\'^crire
la vie du saint, mais uni(juement de sauver son htjri-
tage sj)iritut^l. C'(»st eelte nec(»ssit(» (jni a mis la jdume
a la main (h» frc^re L('*on, hii a fourni h^ j)Ian de sontra-
vail aussi hi(Mi (jue h» choix (h» s(»s r(''cits.
L(»s (piarante jours i)ass(!*s a rAlv(»rne (''taient du do-
niaine de ce cjue les mysti(jues appelleni vita abscoudila
cum Christo^ la vi*» eaehr^e av(M" Christ en Dieu. Saint
Franeois y avait V('*cu en un eertain sens j)(mr lui, s(i
gu(''rissaiit des ainertumes dont il avait OXv ahnjuvt» au
nionient dc la n^Mhiction (h» la n'gh', et cherchant dans
Tnnion intinn' avec J(''sns la forei; (h» f(»nrnir le reste
(h^ sa earri('i'('.
1. :S|>t':\ |)i'iT. 1. \'. riinlrx .'ilpli;i])<li«|«H' :iii iiiol Minisfri.
2. (iniirdrm. :>«i.i !. imI. |:>Iu: Via i. •"!. 1513. (!<• pas<a.vc(' a«>l(}siip-
prim ' «lari> r«Mlilinn «1«' l:>Wi>, aiii^i i[iii' ln^jiiii-tmp (raiilrcs trails sur
Ir. l.ftm. Trilml. Ms. L.iiirciil lUa. (If lVat,'m('iil a i'l«' piihli(* i»ai* lc P.
Klirlt', Anhiv III. j.. c.iM s. V..ir ;ni<-i Ms. Val. 'i:{5'i Cap. IJX), f» 18 b.
A. \'t»ir Spcr. pi'!'!". tll.ip. (VT,
'». Voir p. lU'i, 21 s>. ; cr. p. 250.
VIE DE FR. LEON LXVII
Voila pourquoi dans le Speo. Perf. Leon tourne celle
page (le la vie interieure de son pere spirituel. Cest
par pieti», par delicatesse, et parce quMl lui aurait
repugne d'etaler ce que le stigmatise avait si soigneu-
sement cache.
II avait a montrer en Fran^ois non pas le saint mais
le fondateur, Tinstituteur des freres Mineurs, et c'est
pourquoi il porte Taccent, non sur les rapports de Fran-
^M>is avecDieu,ou avec les liommes en general, mais sur
ses rapports avec les freres.
Plus tard, Ijcon reprit avec de plus vastes preoccupa-
tions la vie de son heros, il v montra le missionnaire
et le mystique, comme le prouve ce qui subsiste de la
Legenda Trium Sociorum, (itles (^paves qui nous en sont
y)arvenues a travers les remaniements et les suppres-
-sions de Thomas de Celano *. Mais sa pnvsence a
rAIverne nous est garantif» par un docum<'nt (rune
val(»ur tout a fait exceptionnelle, je vcux parler de la
l)en('*diction autographe qui hii fut donnee par Fran^ois.
Les apprehensions et les tristesses de son maitn;
ravaient-(^Hes gagne ? Se lassait-il, lui jeune et ar-
dent, de cette solitude alp(»stre rendue glaciah^ par les
longues pluies de septembre * ? Nous ne savons. Ce
qui t»st silr cVst qu'un jour Fran(;ois devina que son
eouipagnon avait besoin d'un encouragemeut et (Fun
reeonforl.
II lui dicta une formule de bcMKMliction : Bcncdicat
iihi Doiuinns et ciistodiat tc, ostciulat facicni suani
tibi ct niisercattir tin\ convcrtat viiltiini siiiini ail tc ct
ilct tibi paccni, Puis de sa gross(» ('M'riture \\\\ \m'\\ cn-
fanline, il ajoutalui-nirnie : Doniinus bcncdicat f\ Lco fc;
i'\ il sigua, c\\st-a-(Iire r[u'il lra(;a au bas {\v la pancnrte
une croix en fornie de llian.
l. Voir ci-apros le paragraplic ^ur los rapiwjrls du Spoc. VcaL el
2 Cel.
LXVIII SPECULUM PERFECTIOMS
Iiiulilo de dire avoc quel soin Loon garda co souvenir..
Au-dessus des paroles Iracees de la main nK^me de-
Fran^ois il (k*rivit : Beatus Franciscus scripsit manu
sud istam benedictionem mihifratriLeoni, et au-dessous
du tliau : Siniili modo fecit istud signum thau cum
capite manu sua, Enfin j)our autlientiquer le tout, il
ecrivit <Ians la ninrg(* snpijrieure : Beatus Franciscus^
duobtis annis ante mortem suam fecit quadragesimani
in loco Afvern/v ad honorem beatas Virginis MariiCy
matris Dei et Beati Michaelis archangeli a festo as-
sumptionis sancf/e Marix Virginis usque ad festuni
sanrfiMichaefis scptenthris et facta est supereum ma-
nus Dontini, pcr {'isionrtn et allocutionem seraphynv
et impressionem stigmatttm Christi in cotpore suo.
Fecit has lattdes e.r alio laterecartttlajscriptasettnanit
sttd scripsit gratias agetis Deo de beiteficio sibi col-
lato *.
1. l)«.'s l*2'i7. (lo Ir)n::ii('s nnnoos par oonsiMiiKMit avanl la mort de
fn>ro LtMin (f 1271, rcll»» roliquo osl dtMwilo avoo. «lelail parThoiiias
dc (.!olan<» .'2 ('ol. 2. 17-. ol dopuis lors uno sorio inintorrompue de
li^MTioij^Miaijres nous assuro >a con&orvalion (?l sun idonlilo : Bon. 164
(XI; : Fior. 2" oonsid. sur los sli^nnatos : Conforin. 148 a 1 ot 183 b 1
^A. 1510; nidoin. IIi>l.8or. IPJ a: ("oidi. Asio Seradco p. 4a Wad-
dinu', Ann. 122'i. 7 II p. 87 : Collis Paradisi, pars I. p. 52 : Hinl, Ve-
rila scoptMla p. l.'W-l'i7: Lipsin, Conipondiosa liisloria, 2« pars p. 47:
Papini. Sloria I. I p. l:u.>. nolo 8. On on Irouvora uno reproduction
dans louvraj^o du P. Lropold \\k^ ('lnTanoo (Paris 1885) p. 2:J3, iiiais
pour on avoir uno idco loul a fait notlo. il laul avoir rooours u la
X>lioloi,'rapliic ({ui on a ('"to faito par M. Paul Lun&:lii (rAs.sisc.
L'aulliontioilo fut vivoniont conibattuo vors 1720. par animosit^ con-
tre Ics (lonvontiiols (pii la oonsorvont dansle trosor du Sacro Con-
vcnto. C'«'st dirc (iiio dans collo discussion los considi^rations scien-
tiflcpios furonl au soccuid plan, volrHini, loc cit. Prospor Lainbertini.
lc fiilur Hoiioit XIV, ])rit la d»''fonso do sos cf»!lop:uos. daiis une bro-
cliuro imprinici; a rcdiLrno rprii rappollo dans son Do Scrvorum Dei
boalirnationo .Iib. IV. pars II. <-ap XXIV n. fi, I. IV p. 835 de l'(^di-
iion do noino 17VJ).
Daiis la listo ci-d(»ssu> j*ai (''nuni('»n'' souloniont los aulonrs qui pa-
raissonl parlor iXi" co ducumcnl de visu 0\\U\nt d\ ajoutcr la longue
VIE DE FR. LEON LXIX
L'aulhentieile desormais bien assuree de ees lignes
est d'une importance capitale pour les etudes fran-
ciscaines, moins pour leur temoignage si categorique
s<>rie de ceux qui en parlent seulement par oui-dire. Or, cliose etrange,
porsnnne n'avait encore songe 'k demander a celle reliquc un lemoi-
gnage historique, lorsque dans la Vie de S. FranQols, j'attirai rallen-
lion sur sa valeur documentaire (Vie do saint Frangois 1* ed. p. XII
iiote 8 et p. 405). I)e plus amples dtHails el le te.vte de la laudc ^crite
par Frangois au verso furent donnc^s dans la !• edilion allemande du
ni«>me livro : Lebt:ii des h. Franz, Borlin. Rcimer, 1895 p. 344-346.
Par une lettre publiOc dans le n* 15 de 18«J5 (t. XX col. 404) de la
Theologische Literaturzeilung dirigee par M. Ad. llarnack. M. le
Prof. F.-X. Kraus, de FribonrK, criliqua vivemenl le jugemenl que
j*avais formule, ajoutant que labenedlclion etaitt^crite en minusculcs
italiennes du 15* ou du 16" siecle.
La direclion de la Hevue eul la bonne idee de porter le debat de-
vant les principaux palc^ographes de rAllemagne, auxquels des pho-
tographies du document furent envoyees. A[»r(\s un examen attentif,
MM. Wattenbach de Uerlin, Wilh. Meyer et Dziatzko de Goeltinguo
deolarerent : 1" qu'il n'y avait aucune raison {)aleographi(iue pour
suspecler rauthenticite de la relique ; 2" qu'il elait lout a fait impos-
sible d'y voir une ecriture du XV' ou du X VP sit^cle. (Tlie(d. Litz., n* 24,
loc. cit., col. 627.)
M. le prof. F.-X. Kraus, sur le vu des phothographies, sc rangca
aussi a Favis de ses illustres confrC'res. V. m(ime p(5iiodi(iue, 1896,
n- 2 ;t. XXI, col. 60.)
J*ai cru devoir rappeler avec quelque detail cette discussion, parcc
<{ue soit dans le pr^sent volume, soit dans ceux qui suivront,
. j'espi're, n^ms aurons plus d'une fois ruccasion de prendre les anno-
tati(ms de fr. Lc^on sur rautographe de sainl Frant^ois comme point do
comparaison pour verifler r^criture de son s(^cr(itaire sur ies u^uvres
qui lui sont attribudes.
Cet exemple montre aussi le parli historique qu'on pourrait lirer
de retude minutieuse de reliques et de souvenirs qu'on se prtioccupo
trop pcu d'inlerroger. A Assise m»^me, il y a encore une grande quan-
litt^ de ces objets dont rhisloire reste k faire, et qui fourniraient de
precieux ^khnents d'inf()rmation.
Depuis lors, bien des travaux ont paru sur la question de la b(^n(^-
diction autographedcsaint Fran<;ois : MtmsignorFaloci-Pulignani.Tre
Autograli di 5S. Francesco, avec trois fac-similes: Pcelui de la b(in6-
diction, 2* celui du revers, avec les laudes, 3' une lettre de Francois
<a fr. Li^on dont il sera queslion pius loin (Sanla Maria degli Angeli,
Tipograpliia della Porziuncola. Cf. Miscellanea, t. VI, p. 33-39). P.
Edouard d^Alcn^on, archiviste gt3n«5ral des FF. MM. Capucins, la
LXX SPECULUM PERFECTIONIS
sur les stigmates, que par les iudications qu^ellcs nous-
fouruissent sur les relations de fr. Leon avee saint
Frangois, et sur vingt autres questions.
On est t(»lleinent habitue a ne considerer les legondes
que coinme le tres vague echo de larealile historique, qu'il
faut bien ici oii hj Spec. Perf. et la benediction nous
mettent en presence de deux documents d'unc exception-
nelle exactitude, marquer ce caractere.
Lisez lit recit de la stigmatisation dans 1 Cel. Cest
revenement vu de h)in, c est deja le temoignage indirect.
Jetez les yeux sur le document d'Assise, c'est le temoi-
gnagi» direct, simple et enm. Que de choses dans la
renconlre de ces deux ecritunvs sur le meme parchemiu !
Elles nous renseignent sur le degre d'inslruction de
Fran^ois et sur le savrnr-faire graj)hique de son secre-
taire. Ces quehjues lignes sont bien courtes, mais nc
constituent-ellespasun echantillon du style d(» fr. Leon?'
(]eux qui ont irreverencieusement qualifie de a ritour-
nelle » h; Nos qui cilm co fidnius du Spec. Perf. ne
r(;trouv(;nt-ils pas dans le Milti fvatri Lconi hi mi^me
pr(!*occupation touchante et candide ?
Fr('re L(>on n avait certaiuement (pie bien peu de res-
scmibh^ince avec hisbeaux esj)rits d(» lafin d(» notre siecle,
j)uis(iu'il croyait au (liable,auxtentations,(Hqu'il j)cnsait
echaj)per aux embuches d(; VEnncnii en serraiit contre
sa j)oitrine un j)etit morceau de j)arch(»min. Ce ne fut
cej)eudant j)as un esj)rit faible et on aurait tort dMnter-
pn^ter dans ce sens le surnom de Fratc Pccorella que
saint Fran^ois lui avait donn('».
Le Sp(?culum Perf(»ctionis surtout si Ton fait abstraction
du j)r(»mier chaj)itre qui a eu tant a souffrir, est bien loin
Brncdiclion <lo yaint Franrdis. Hi^toirc el autlientiritt^ de la roliqiie-
d'Assi>(^ (Paris. 18%. in-f° do Ifi i^ai^os, avoc trois j?ravures). Voir
iiussi la Civilta Caltolica, n" du 21 inars 18% {Serie XVI, vol. \\
fasc. 1098, 1). 723-728.
VIE DE FR. LEON LXXI
de reveler un esprit borne ou enelin au merveilleux d^uno
foQon fnaladive. On peut tres bien croire qu'en louant
« sa simplieite et sa purete * » Fran^ois voulait autant
designer des qualites de Tesprit que des vertus du cceur,
Fabsence de toute duplicite, Thabitude de voir juste et
de dire franchement ce qu'on a vu.
II faut ehercher IVxpiication de ces mots dans les
tourmcnts que causaient au maitre ceux de ses freres
qui ne voulaient pas compr(indre la regle piire et sini-
pliciter -, Ce qu'il admirait en fr. Leon c'etait rabsenco
de tous ces raisonnements scolasti([ues par lesquels
certains pr(3tendus freres Mineurs an(^antissaient le
principe m(!*me de la ivforme tentcc» par lui ^.
Comme sainteClaire, a lacpielle il se lia par une indi-
cible amiti(>, fr. L()on fut un caractere. Son indonq)table
pers(3V('Tance n'a pas tout a fait triom[)h(3 des circons-
tances, le levain minorite ne put pas accomplir la v(^^('-
m^ration de la chr(^tient(», ni donner a TEglise une ori(»n-
tation nouvelle, mais du moins il sauva la personnalite
histori([ue de son p(Te s[)irituel. II alla pendant |)lus de
quarante ans apres la mort de Frangois ('»crivant sans
cesse, r(}chauffant renthousiasme, racontant les mag"
nalia ^ du Pov(TeIlo. II iit tant et si bien ([ue malgre
les persecutions, la suppr(»ssion ou raiHJantissement
des documents, il grava au canir du peuple italien ce
portrait de Fran^ois quV)n n'a jamais pu en drTaciner.
Cest a frere L(»on a[)res Fran^ois ([U(^ nous d(^vons la
1. Spec. perf. 85 (p. 167, 7).
2. Testainent : Sicut dedil Dominus pnre el simpliciier dicere el scri-
bere regulam et isla verha : ita simpliciter et pure sine glosd infelli-
gatis. Voir ci-pres, p. 313.
3. In hoc est dolor meus... quia in hiis qmv cum multo labore ora-
lionis et medilalionis oblineo... nliqui fralres ex auclorilale su,r
scienli^ et falsx providenli.v mihi suni conlrarii el evacuanl ea...
Spec. perf. 11.
4. Ambo mulla magnalia de bealo Francisco ab ipso fratre Leone
audiverunt: XXIV Gener. An. fr., t. III, p. 'i28.
LXXII SPECULUM PERFECTIOMS
siiave ot poL'tique image qui flotte comme une benedic-
tion au-(lessus de la chere Ombrie. Cest a fr. Leon
et aux documents laisses par lui que Wadding et ses
suecesseurs doivent la bris(» s(^ra[>liique (jui vivifie leurs
rruvres. Cest rabsence de ces UKMnesdocuments (jt leur
m('»connaissance voulue qui (?mpoisonnc romvre de Papini
et faitquecet admirable monument liistori(|ue,giloublie
commc s'il n\Hait dpja plus qu'un monceau deruines.
On ne peut songer a indi(pier ici t(ms les instants ou
la pivs(Miee de L(;on se rt»vele, ce serait refaire riustoire
d(» saint Francois, car pres(pie parlout dans le Speculum
Perfectionis le r(3cit est ('videmment celui (run t(}iuoiu
oculalre.
Au retour de rAIv(»rne il accompagna leStigmatiscj a
la Portioncnle, et d(? la a Saint-Dami(?n ou il eut avec
sainte Claini les pivmisses du Cantique du soleil. Puis
il le suivit encore uiie fois dans tous les erinitag(^s du
val de Rieli, et (juehpics mois apres a Si(»nne, a Nocera,
a r(}veclie enfin, durant ces alFreuses journcM»s ou le
pauvre moribond n'eut plus (fautre moyen d'oublier un
pe'i s<'s tourments que (l(» se faire chanter par lui et par
fr. Ange le cantique du soleil.
Dejuiis quand iHait-il le s(?cr(Haire de Fran^*ois ? Xous
iK» savons, mais (*e (jui est sur, c\*st (ju(* si au j)oint do
vue spirituel, il fut son ami le jdus intelligent, le plus
fidele, et pour j)arler le langage franciseain rinterpr6te
simple e.t pur de sa jx^nsee, son habilete techniquc est
admirable. Lorsqu'on comj^are les manuscrits dils a la
main (h? frere L(^on, aux documents de la m(>me epoque
des archives du Sacro Convento ou des arehives muni-
cijKiles (PAssise, on demtMire (Mnerveilk^ du soin pieux
avec le(juel fr. L(''on faisait ses travaux. Certes parmi
les j)iec(»s et surtout j)armi l(»s testaments de richcs
Assisiates de cette ("po^jue, il en est (jue les notaires ont
VIE DK FR. LEON LXXIII
4^crit avec un soin meticuleux et cependant on ne saurait
lcs comparer avcc les parcliemins ecrits par fr. Leon.
Cest quc son coeur conduisait sa main. Supposons un
instant cpfon ne sache pas qu'il est Tauteur du Spec.
Perf. Ne le devinerait-on pas? Le r6le que jouent dans
toute cette (cuvre les ecrits de Frangois ne revMcrait-il
pas son origine.
On voit rauteur, a force d'entrer dans la preocciipa-
tion et dans la pensee de son maitre, se Tapproprier, se
rassiniiler, et la drfendre, comme si elle etnit la sienne
propre. Cest le bon serviteur qui dit « nos terres » en
parlant des terres de son maitre. II sait les sutmrs et
les larmes «pi^on a eu a verser pour les acqurrir et les
cultiver ; il esl pour une part dans ce travail d(» concpiete ^,
et voila pourquoi il nous les inontre avei* tant de complai-
sance.
Cette union de deux hommes qui s(» sont penfhmt des
anni'»es penchrs sur le mt^Mne sillon, cutte communaule
de vue ne saurait s'improvis(»r. On la trouve dans le
Speculum Perfectionis, on ne la trouv(» dans aucune
autre des biographies de saint Fraiu^ois.
11 en subsiste un autre t(''moin. Cest un billet adress(^
]>ar saint Fran^ois a son ami. C(da est tr(\s court, tivs
vague, et cependant il s\mi (''I('V(» \\\\{\ d('b(»rdante ('ino-
tion. Cest tres plaintif et trt^s tendre, il y a dans le
lointain des pleurs et une douleur aiguc" (pie la ivsigna-
tion chr(Hienne ue parvient pas a (•t(uiir(M\ ccla rcsscndjhj
a un fragment de sonate de Chopin le soir Av la mort
d'un h('»ros.
F. Leo f, Fraiicisco tuo salutem et pacent. Ita dico
tibi fili nieisicut niater quia omnia verba quss di.iimus
1. Voir les plaintos adnvs-J.Mvs par Jesiis a fr. Loini, .Spcc. pcrf..52
-et les additions qu*ajoule le Spoc. de loOl) :U a. CU Cunfciiin. 50 a 1.
-^d. 1510; 44 al, 6d. 1513; (."e Irait esl oinis dans ledition de 15U0.
Vita fr. Leonis, XXIV Gener. An. fr., t. III, p. 72.
LXXIV SPECULVM PERFECTIOMS
in vui breinter in hoc i*erbo dispono elconsifio et si...
oportet propter te filium veniread me quia ita consilio'
libi in quocumque modo melius videtur tibi placere
Domino Deo et sequi i*estigia ipsius - ?. et paupertatem
suani faciatis cum benedictione Domini Dei et med
obedientidet si tibi est necessariumpro animd tud aut
propter alinm consolationem tuam et ius Leo i^enire
ad me i'eni *.
1. Le lexledc ce hillet a ^'l^ publie par Waddingdans lesOpusoules
de Franroi?, p. 05-67 de IVHiilion d*Anvers 162.'?, avec un pr«^cieux
conini«'ntaire. ou il rc^sumf I otat dAme du sainl tVrivanl cette letlre
par ces niols : Eraf ergo nnjins m.rstus el trepidus. On ne saurait
mieux din*. ot il esl rejfrrHablo que les nombreux ecdesiasliques qur
onl publie depuis lors les «puvres de sainl Franrois, aient purernent
el sinqdement reproduit les textes rassembles par Wadding, sans^
fairt' !»• plus minre efTurt pour les reclitier ou les completer, el qu*ils
aient laissr de coie une partie des notes donl le savant Franciscain
les avail accompat?n«^s ; «>d. de La Ilaye, L\on, lftri3, p. 11 : e<I. Iloroy.
col. 2'«0; imI. Bernardo da Fivizzano, p. .V2. Voir aussi A. SS. ocl.,
l. IL p. loOi. Wadding en avail publie le texte d^apres rauloj^^raphe
orit^inal que les Convcnluels de Sp<d^te conservaient panni les re-
liques de leur trt^sor.
Aueun historien, que je sache. n*avait songe a demander a celte
pie«;«r un lenioignage, lorsque d«ins la Vie dc saint Franrois, j*essa\ai
de monlrer son importance et sa place dans la crise qui assombrit
ses dernirres annees (l" edition. p. 300\
Quelques mois plus tard, un cure de Spolete presenlail a Monsi-
gnor Falori lNili}>^nani un parchemin de 13 ♦> cenlimetres portant ce
nu^^me t«*xle, et Ic l'i fevrier IS05 il ful ofTert a S. S. le pape Lt^onXIII.
L'aulhenticite de la lettre elle-mi^me ne peut pas t^^tre mise en ques-
lion. ()n n*invenle pas plus des Iellro> de saint (|u'on ne s'improvise
arti>le. Quanl a la question de savoir si la piece qui se Irouve au-
jourd*Iiui au Vatican est rautographe m<ime de Fran<;ois, je nc puis
en parler de visu, la demarche qiie je tls dans ce but, le 20 fevrier
1805 aupres de S. E. le cardinal HampoIIa. etant demeurt^e sans re-
sultat. Au premier abord, Iors(|u*on examine la photograpliie qu'en
a publit* M. Faloci Pulitrnani ;Mis(>'II;»nea, VL p. 37 , on est tent^^
de n*JL*lcr absolument soii aulheiilirili». LVcriture, compart^e a celle
de raulo;;raphe dAssise, \ a (juehjiie <'hose de larhe et de tlou ; bien
des mols pn'sentent une aual(»;^ie reiiianiuable aver ceux du docu-
ment dAssise, iiiais cn inOme temps il> pivseiilent les indecisions
dans la fnrmalion des letln^s, les Iraits uii peu c\\r(i> des ecritures de
la tin du XIV' siccle ou d'une dpoque encore plus recenle,
A rimpression d^favorable du premier coup-d'uMl, un examea
VIE DE FH. LEON LXXV
A partir de la mort de saint Francjois, frere Eeon
dcvint le gardien de la tradition franciseainc, tandis que
Thomas dc Celano en etait riiistoriographe officiel. Sur
Tordre de Gregoire IX, celui-ci avait ecrit hi Premiere
A'ie * ; il obeissait a une mission reguHerc conferee par
Crescentius h)rsqu'il (it la premiere partie de hi Seconde
A^ie ^, a une autre conferee par Jean de Parme lorsqu^il
la termina ^, et enfin a un ordre du pape Alexandre IV,
comme Font fortbien misen lumiere Papini et M. Cozza-
Luzi, lorsque sur la fin de ses jours, il ecrivait la Le-
gende de sainte Claire ^.
U est si bien admis en general qu'on ne fait la bio-
graphie d\in saint que sur commande, cpf aucun critique
ii'a songe a lire le prologue de la Legende composee
en 1246 par les freres Leon, Ange et Rufin autrement
qu'a travers ce prejuge.
Or que trouve-t-on dans ce prologue ? On y trouv(*
attenlif en siibstituc peu a peu une aulre loute difTerente. Est-re une
illusion ? II ine semble qu'on voil comme deux ecTltures superposeesr
Tune, primilive. gauche el irregulit^re, mais prtH'ise el sans liesila-
tions graphiques : l'autre, comme surajoutc^e, et je me prends a penser
qu*il y a trois ou quatre siecles quelque devol ingenu aura peul-etre
voulu raviver lestrails primitifs qui comnH»n<;airnta sVfTacer. On pour-
rait aussi songer k une copie flgurtH^ mais la premi(>re hypothese
parait mieux rendrc complo de IVtal acluel de cette pi«;?ce. Ceci soit
dit a titre do simple conjecture, et en altendant qu*un examen palt^o-
graphique serieux ail tranche la question.
1. Juhente domino et gtorioso pap/i Gregorio, 1 Cel. prol. Ms. de
Montpellier 257 a.
2. V. le pnd. de cetle lt§gende. Cf. XXIV Gener. An. fr., III, p. 262-
Salimbene, Chronica, 6d. 18.57, p. 60.
3. XXIV Gener. An. fr., t. III, p. 27«.
4. Cozza-Luzi : 11 codice Magliabechiano della sloria di S. Chiara
dans le Bolletino della Societa ITmbra di storia palria, t. I. (l«ur>},
p. 417-426, voir surtout p. 422. Papini (Nolizie sicure ]►. 128) avait deja
fait la d^ouverte annoncee par M. Coz/.a-Lu/.i el cela proiive com-
bien ses (r.uvres sont mal connues. II donna UK^me un dclail (jue n'a
pas le docte Cozza-Luzi, cest que roriginal latin, «lont h; codex Ma-
gliabecchi est la traduction, se trouve a la Laurenlienne.
LXXVI SPECULUM PEUFECTIOIS
•quc bien loin d'obeir a un ordro comme Celano ^ les
Socii avaient agi sur leur propre initiative. Le chapitre
de 12^i4 avait ordonne a tous les freres d'adresser au
general les signa et prodigia qu'ils pourraient savoir
sur le saint fondateur, et eux repondent en lui rap-
pelant Tantique adage : Miracula sanctitateni non
faciunt sed ostendunt, et au lieu dune colleclion de
faits merveill(»ux, ils lui envoient une vie, ou ils ont tache
de montrer la source meme d'ou avait jailli la saintcte
de leur pere spirituel. Pnis, des le principe de roeuvre,
ils rappellent leurs titres de gloire. Le Xos qui cuni eo
fuinius du Speculum Perfectionis reparait : Xos qui
secum (b, Francisco) licet indigni fuimus diutius con-
versati -.
Si, cliaque fois qu'elles dcsiraient une legende d'uii
beau st yle ^, et ecrile du point de vue olficiel, les auto-
rites de Tordre et la curie s'adressaient a Thomas de
Celano \ les freres qui voulaient avoir une claire idee
de la vie de Frangois, s'adressaient toujours a frere
Leon.
1. 2 Cel. 1 prol. PlaciiU sancUv univcrsUaU olim capiluU generalis
^i vobis... parvifafi nosfnv injungere... Obedire proptcrea jussionibus
sancfis... Ms. 086 d'Assise, p. 7.
2. '.i Soc. prol. Lcs divers manuscrils que j'ui pu coiisuiter ne
<loniienl auruno varianle iniporlante. Vat. 733y «'la; Mz. 1743 54 a2;
«iccanli 1407 la: Gf. Hidoltl, Hist. Ser., f" 179 a.
On n'a pas remaniu(5que r^clio des discussions d'alorsse repercute
jus(|ue dans le proloi^ue de 2 Cel. : Quis enirn in tantd dive.rsitate verbO'
runi et acfunm lance subtilis esaminis vateat sic cuncfapensare ul om-
nium auditorum sit de singutis una sententia Y Ms. 68 > d'Assise, p. 8.
3. La phrase Credimus enim quod si venerabUibus viris qui prxfa-
las confecerunt legendas lincc nota fuissent. minime pnLterissenl
quin sattcm pro parle ipsa suo decorassent etoquio ef posteris ad me~
moriam retiquissent (3 Soc. prol. Vat. 73:19 64 b), vise (ividemment
Tliomas de Celano.
4. La Vita Minor composee par Cclano pour Tusage liturgique,
le ful a ia demande de fr. Benoit (sans doute Benoit d'Arezzo, mi-
iiistre de CnVe . Pul)liee par l*apini, Notizie sicure, p. 239-43, d'apr6s
Je manuscrit 338 d'Assise 52 a-53b.
VIE DE FR. LEON LXXVII
On «'illait a lui cbmmc en pelcrinage ^ et c\>st grace-
a lui, et a ce contact vivant de sa pensoe avec la pensee
de toute la generation qui suivit la mort du maitre, que
Tepopee franciscaine est demeuree.
Cest a ses pieds quc Jacquos de Massa ^, Conrad
d^Ollida •*, et bien d'autres, s'impregnerent de l'esprit
des temj)s primitifs, de cet esprit qui devait faire eclore
la-bas autour des cellules dispersees dans les bois de la
^larche d\\nc6ne, les Fleurettes de saint FrancoLs.
Parfois il gemissait sur la brievete des legendes ofTi-
cielles, sur le peu de details qu'elles donnaicnt sur les
momcnts les plus solennels de la vie du maitre '». Puis.
qiiand les auditeurs seloignaient, il se remetlait a sa
table de travail pour completer ses souvenirs, montrer
raccomplissement de toutes les propheties faites par le
Poverello, et aussi pour entourer sa legende de cellc de
ses premiers et fideles compagnons.
Ses travaux une fois termines etaient confies a sainte
Claire et a ses compagnes.
Les adversaires de frere Leon ne s'aper(^*ui*ent pas
quVMi refusant a S(?s amvres historiques le visa qui
1. « Parum ante mortem fratris Leonis apparuit sihi [fratri JolijinniJ
sanrtus Franriscus dicens uf, assumpto fratre Corrndo. perf^fret ad
fralrem I^eonem qui lunc in Sanctd Marid de /^ortiunciild moratmtur,
et af) ipso inquireret de rerbis et ritd sad scificet sancti Pafris /'ran-
cisci. Quod quum fecisset amfto muffa muf^natia de ffeafo /•^raneisco
ab ipso fralre Leone audiverund : XXIV (lciH^r. An. fr. III. p. VJ8.
2. Voir rexplicit de ropuscule l)e inrentione montis Afrern.r : //nnc
historiam tiabuit fr. Jacobus de Massd ab orc fr. /^eonis, vt fr. tgo-
linus de Monte Sanctx Mnri,r ab ore dicti fratris Jacohi rf efro qui
scripsi ab ore fr. tgofini viri fide digni et twni, Spec. 150'J : Vat. \'.\hk
56b.; Conforin. 121 1)2, l'(1. 1510.
3. Voir ci-apr^s Spcc. perf. p. l^iO.
4. Eccl. 13. Sed el frafer Leo socius sancti /-yancisci disif fratri
Petro ministro Angtiiv quod apparifio .^eraphim facta fiiif sancfo
Francisco in quodam raptu contempfafionis et .safis eridcnfiiis quam
scribebatur in vitd sud. An. fr., I, p. 255. Perl/,, Script., t. XXVIII,
p. 5(56; Brewer, Mon. fr., t. I, p. 51.
LXXVIll SPECULUM PERFECTIONIS
^iurait permis leur difTusion, ils augmentaient k certains
egards rinfluence qu'ils voulaient anniliiler. Ne pouvant
lire ses eerits, les freres allaient a lui pour apprendre
de lui les grandes traditions de Tordre, et ce contact
vivant, personnel, non avec un livre, mais avec un
homme, avait dans Tame des auditeurs un tout autre
retentissement qu'une lecture. Ainsi on s'explique com-
ment ses ecrits ont pu pour ainsi dire disparaitre et que
sa pensee ait pu iieanmoins penelrer si profondement
riiistoire franciscaine.
A ceux qui venaient ainsi le voir et Tecouter, frere
Leon semble souvent avoir donne en souvenir quelques
paroles de saint Franyois, naturellement choisies dans
le hut de maintenir ceux qui les recevaient dans la pure
obs(;rvance de la regle. Cetait a la fois un memorial
4»t uno parole d'encouragement. A Conrad d'Oflida par
exemple, il avait remis un petit ecrit dont le conlenu
nous <'st parvenu K 11 y montrait comment toutes les
epreuves subies par rordre au moment ou on se trou-
vait avai(Mit vi6 pr(»dites par Franc^ois, puis en r(}ponse
a h\ (jniNstion angoiss(''e de cehii-ci : De quo vivent fra-
Ires mei qiii latitabunt in desertis ? le Clirist avait
r(''p(>ndn j)ar la promesse : Ego pascani sicut pavi filios
Isracl in deserto.
Tout a riieure nous avons [)arle de la b('*n(idiction
aul(>graj)he doniK^e par saint Fran^ois a fr. L('jon. Ceci
est une pi(*ee d'un genre analogue. Les lignes qui la
j)ro('(uI(Mit sont deslin('*es a rauth(*nti([uer, tout comme
h» r(''cil (le frere L(}on sur la IxMKMliction avait le nKMuebut.
Nous ne savons que j)eu de ehose de ses relations
avcc Salinihene '' et avec le 1]. Fran(^*ois de Fabriano '^
1. \"()jr ii-;ii)!-."> |). TiO ol Vila fr. Looiii^? : XXIV Gener. An. fr.,
III. p. 70.
'2. SaliiubiMie. < '.liroiiirn. p. 7."» <'mI. 18:j7».
:{. W.nldiii-. AiiM. 12(i7, ii" 5 ('• IV, p. '277;.. oite le pnssaf^e suivant
<runti Sfries ministrorum generaiinm par I^ranroi:? de Fabriano : De
VIE DE FR. LEON LXXIX
Sur le premier il n'a eu, en tout cas, aucune influ-
«enee appreciable. Quant au seconil, la citation de Wad-
iling donnee ci-dessous constitue deja un temoignage
singulierement preeicux et fait d'autant plus desirer
que les erudits de Fabriano se mettent a la recherche
dumanuscrit auquel ellc a ete empruntee et en assurent
la publication.
L'homme sur lequel fr. Leon a eu rinfluence la plus
vtendue et la plus profonde est a coup silr Angelo
Clareno *. Cest par rintermediaire de celui-ci qu'on
peut regarder le confident de saint Franyois comme le
pere des Spirituels et d(»s Observants d(» hi fin du
treizieme siecle, comme Tinitiateur du mouvement de
n'*forme cpii eut dans la t(Mitativ(» de saint C(ilestin V sa
manifestation la phis connue.
Les Scripin verba dont il aet(3 question tout a rh(nire,
comme remis par frereLeona Conrad d'Oflida, forment
ranneau intermdvliaire d(* h» tradition des Francisoains
spirituels entre le Spec. Perf. et hi Chronique (h\s Tri-
buhitions. LMiorizon nous y apparait (h''ja tout assombri,
comme il I\*tait pour le parli de lY^troite observance
vers hi fin de hi vie de fr(»re L(''on, inais Touragan ne s'est
pas encore lev('',comme dans TdMivre (rAngelo Clareno.
11 est du reste a penser ({ue frere L('»on aura remis
bi(ni des scripta analogues a (Tautr^is amis (h^ pr('*dilec-
jsiipriulicfo fratre Pelro C.athanii quoil fueril ^eneralis minisler ha-
hetur e.r flirtis frafris l^eonis nnius de sociis sancli tYancisci, quem
scHicet frotrem t^eonem ego vidi el scripla ejus legi quiv recollegif de
dictis et rila sanclissimi palris noslri tYancisci.
\. ('niiiine i'a fort bii*n niontiv lc J*. Klirl»' l)it' Spirilii;il<Mi, «hms
Arrlii\. t. I. p. 509 s*i., V. on pjiiii<-ulier p. 5I.S-.MI0 poiir l;i bioi^ni-
pliie). Anj?Ho Clareno prit riuibit fr;mri^(';iin [mmi aprt'> \1Vtn. II put
[»ar «•oiiseqnent voir fr. Leoii pen(l;uil uin' <li/.;iiin' «r;miiees.
(Jf. ("liron. Trihiil. Ms. L;mr. 1:{ ;i : \'idi vgo fralrcni qiii audirif.
4»am liononi.v pcvdicanleni : 2'4 ;i : Siipvreranl adUuc mulli desociis...
4le quihus ego ridi et ah ipsis audici qu.v narro qui c.r lofo cordc re-
velala eorum patri /ideliler et pure serrare salagchanl.
LXXX SPECULUM PERFECTIONIS
tion, ct que sous le coup des evenements,il y donnait aux
propheties de saint Fran^x)is une preeision toujours plus
grande, et ainsi s^explique, a mon sens, cette longue
serie de propheties, insereesdans le SpeculuniVitaj, les
Conformites, et autres recueils,qui semblent soriirdela
meme plume, mais dont les innombrables variantes decou-
ragent pourtant la plupart des critiques. La vieille con-
C(»ption, d\ipres laquelle un des textes doit etre au-
thentique ii Texclusion des autres ne saurait conduire
a aucun resultat. Tous ces textes, ou a peu pres tous,
sont authenticpies, mais pour les comprendre et en tirer
d<' justrs conclusioiis, il faut rattach(*r ehacun (Feux a la
p('*riode de hi vie de fr(»re Lc''on duraut laquelle ils ont
(»t(!' composc*s.
(]e tivivail ne saurait trouver place ici. Espc^rons qu'il
t(Mitei'a quehpie vaillant (''rudit.
Eii appliquant a ces di''Iicates cpiestions ce (pie je ne
puis <i^u('r(» appfder que les lois dc la e/e, on les verrait
s\'*claircir bient(Nt, et !a inultijdicit(3 des remaniement»
biciiloin (le coiistituer un embarras dcviendrait un indicc
(le (I(''vehq)p(Mueut et de sinc('*rit('' '. Daiis le mouvement
1. Voir Spcr. P(Tf. p. I'i0: Spcc. I50y lOOas: Ibid. 182j»-184b.
i/«'XiMiiplo le pliis a)mpl«*t et, le plus facile a suivro dc ces elats
succe^^ifs (runc iiu>nie proplit^lie, uous est fourrii parla famcuse vision
(!«' la >lalue, vision cal(|U(''e sur cellc de Nabiicliodonosor. On ne la
Irouve ni dans b; Sper. Perf. ni dans 1 (Ud., niais elle csl dtija dans
*i Cel. et (ui peut foii bien supf»oser (iu'il lavait einprunt(''e ji la partie
di>pai'ue des 3 Soc. (juoi(priI en soit de eelle Iiypotli(*se, le preiiiier
(iat (pie nous ayons eii ce nionienl nous est fourni par 2 Cel. 3, 27 ;
nn second par lcMs. Val. W:>'« (Cap. J.XII . f" VJ b s : un lroisi(''iiie par
le SfKM'. ifioy :w b-'*0 1) : Val. W\Wk (cap. LXVII) 2:3 b-2h a; Conforin.
181 i) I-i82a 1, ^d. l.")10: ir.l i) 2-ir,2a 2. t'd. I5l:<: 2:iU) 2-2:35 b 1, 6d.
15',H): un (|uatri(Miie [)ar i»»- Tril)iilalion> Ms. Laiirent 7b-8b. (Cf.
Jiidolfl, liist. Ser. 172l)sj. i/ori^Mne de ce luorceau doit sans doute
(^lre (iienii(''e dans ralloculion adress(>e par (irt^ijoire IX aux incnibres
du cli;i[)itre i<('*n(''r{d dc 12:39, oii il f)ril pour tli(''nie la vislon de Nabu-
cliodonosor, Imm 1. 1:3 : An. fr., I, p. 242; XXIVCcncr. An fr.,III, p.231.
Le Spec. 1509 dit plus cxplicitcinent encore que les autres docu-
VIE DE FR. LEON LXXXI
franciscain, la fondation d'un ordre religicux n est guere
qu'un episode, il y a eu en lui une des tentatives les plus
energiques accomplies par rhumanite pour conquerir la
virilite spirituelle, et comme le vit Jean de Parme, pour
fonder la cite des Ames. Vouloir lui appliquer les prin-
cipes de la logique formelle, c*est se condamner a n'y
ricn comprendre.
En sainte Claire, frereLeon n'avait pas seulement une
soeur, pour laquelle vivre etait perseverer sans hesitation
dans la voie tracee par saint Francois, une ame ardente
et immolee a Tideal, elle joua aussi un r6le plus mo-
deste, mais non moins necessaire, en devenant h\ depo-
sitaire de tout ce qui sortait de sa plume. Au fur et a
mesure de leur composition, livres, cedulx, rotuli
etaient portes a Saint-Damien pour y etre soigneuse-
ment gardes en attendant d(»s jours meilleurs.
Rotuli et cedu/w ont disparu. Qui sait si on ne I(»s
retrouvera pas ? Pendant des siecles la regle faite par
saint Franc^ois pour les Clarisses etait demeuree oubliee
dans les vetements de la Saint^s ou on est aHe la cher-
cher seulement dans ces dernien^s annees K Elle a ete
puhliee ainsi que le celebre Prii'ifegium paupertatis il
n'y a que quelques jours (fin sept. 1897) ^.
II est facile de comprendre que par leur cont(?nu m^^^me
ces c'crits (itaient fort exposc\s aux tentatives des par-
iisans de la large oI)servanc(», tr(\s (U^sireux de faire
disparaitre tout ce qui contrariait K»urs desseins.
Quoiqu'il en soit, le tn^sor de la basili({ue de Sainte-
nients : Totam Pguram piitr/wrrime e.rponens pro sfafii ordinis heali
Francisci dice.ns : « Kex iste esf (Jirisfiis in sfntfii sno. uf esf in crnre.
Statua, ordo Minoruni; capnf anreuni fteafi l-yancisci et sic compfcrit
rjrponendo usque ad pedes. PfnM'. looy IToa.
1. Cesl au priiitonips <lo lsy:J (jiit? r.Vhhcsso «los Clinissos d*Assi>o
la R. M. Malliilclc Ros>i los Iruuva.
2.Scraphic;p Lcj^islaliouisToxlusorii^iiialcs. j!i»u H"" I*alii> niinistri
totiusOrdinisFratruinMinoruni odili. (^uaracchi, IhOT, in-Vdc :il'2 p.
impt-rt.» [!••'• Lir-t^-riipi'-. j'- v.-iix piiri»-r «iu br^^vi.iire de
s;Hrif P'r:irii;«'i.- «[111 v :':it .|.-r.i-s«r p.tr ^'r-r»- Lr-oa et son
;imi tV-^r^- Anj^^^.
<m trMuvrra plu-^ i«i:": i.t i« d^ii»- .»nn«'t.»tii'n «ju^* frere
I-K«'n V -••rivit t.ut .« !.♦ r'. •1'^ p* ur rautii^-ntLijUfr, seloa
>i»n h;iMtfiil'-. '-t pi ur !•- r -•"iiiru.jiiii-r ir.ix s«>ins pieux
«i**^ sii-ur'» ■ .
Flnlin wm^ avt^n-i «-r: ■r'* Tiri autr»- m"num«^nt de siM.m
l;^U-ur. I' V^t l^' ljr».-vi.ii:-.' .i.n-irrv^- p.umii les rnliques
i|t- S^unt-Dami^-n. ^- Tit t..ut r-nti-»r »1-- 'i.-^ mainp^nirrusag-e
ilr ^.lirit^* <lI;Hrr-. T.V^r rin :»«iuiirMlilr.* m.inust.Tit a lieux
ri.l.ifin»-^ '•ur par.K-niiii, •■.•iu[»r»:i:4nt ii;iL»i»ril 1»^ psau-
li'T. [Hii-i un lirfvi.tir'-nii-'».-l. (.ftt»' ^.-istn.I,' p^irtie est
Sf^-iil^- f. 'li.'t'''' 272 t".'li'i^ : il m-^^ur»- 2* I»» t'Hntim>*lres
.•t ^i^* tr.»uv»' t"Ut ii;n'^^'ni.- «I'- ruliri'[u»< ^■mfTuntt'*'^ a
li»///'» n^nif/nns, j*' vru\ .lir'- •[uil intli«[ue [H»ur tt»utes
U-s lV't'*^ l»-s «•••r*'m.'!U.''i iui\.[u»'ll"< 1»- [i;t[*e [>rr*nd part
(•»•< ji»ur^-l;i. Au f' .^ ««n lit un-' »i;it»' [••Mit-^-tre ei'"-lle tlu
ni"m»'ut ••u fut i'«»nimt*u.-.- 1.* tr;»viHl A.l>. >[.C<-.XXVn.
L ;iutli»'utirit»- ^•'•t it^^^up''' \*nv la «■••in[»;n";u<.^n avec rrori-
tun* •!•• fr. I-ri»n ^ur 1;« l».u-«!i.-li.'n r..ns»*rvfe ilans le
tr»-^"r tl'* I;i l);isili«[u-' S;uut-Fr.ini;.«is *.
< Mi v«»it «l"nr pi-'-i«[u»- t"U^ I-< «l."um»'iits i|ue nous
1. \"t-n- :■ ■«'• 1".'.. ri'-*»; '1. •'. i'-'- \i.t: . .1 - '.- :"■ .rl l»..^u vit'»'rit par le
fMi.-iir Ij... Jit.-lii .i.i::* !f >.•?:.;:.■. c , ;i', [; u"..'. t. III. p. iKy-lTf. II
III'. Ta .l'- niiii\r-.iu . "f .:!'^l'' il.t:.- !■.• \i :::iii.- i:i*i»iil»': Vita brovi» di
Sniit.i t;MJ;ir-.i \— i-.-. I^^-J. ::i-'.-> '!'• \ lll .-i '1\\ p. . p. ITH-IS:!.
'2. II V iii;i:i.j'i'- ■"•jiJ :"'"i:li '^ ■[ :. i-tif • '•• ■■ -npi'". ;t\i'i* iiii in>truiiienl
Irnn. Ii;tiit. i !n-r -••i ■■i*«-;i:\. ■:::i'' t:i i ii.-iiu^n.-sit l'^> oiiirlels qui
':'_'ii.ii' : ' li ■l.i.i ' ■l.ttii-:: .i-i •••_■. tr-! !'■ iii .;ii- .i'.t.'niir. l.f^ iutli.Nititins
. .li • ■. • ' ;■■- :.-:»■- .!.• -.i;:;!. Ir.in ■•■i- .■■.i' ■■'•■ •■■'rit.;- on '«uri*t»ariro el
Ji.i! i.:i'- . '.'i •■ ::.;-;i.
.]'■ ■! ■:.!i'- il .• .' i::t \A\i^ \i'l^'iiti' r-* .■.•- i!i.I- ■.t':"':i- ipio jo suis. si jo
r.' !!!'■ ^■■■i::!'. !'• i»' ..■:iiiiT .i ;iM.i.-i- 1 .itt- ;:•■■. ii --•ir l:t viileur lii^lorique
ij.- ..■•!.• i.-Ii.jn.^. .\nl.iniii il» »i\ n tn. il.iii- -.t < !r»»ni.l».i;ia tlflla I*n»-
v,:i .1 - ■ .:li..i I i!'i.i ni..t 1 ili^li"! "iii: ;i;i IVFi.n^u. 1717. in-V de !♦>. XI
VIE DE FR. LEON LXXXIII
avons sur frere Leon nous ramcner aussi a sainle Claire.
Est-il exagere de penser que cette union de pensee leur
fut profitable a tous les deux ? Qui sait si ce n'est pas
rinfluence de sainte Claire qui preserva frere Leon de
cette aprele de langage qui si souvent fit passer les Fran-
ciscains spirituels pour des heretiques et des revoltes ?
Leon et son ami frere Ange de Tancrede eurent la
iloulcur et la joie d'assister leur sainte amie a ses der-
niers moments. Cest le 11 aoAt 1253, aux premieres
lueurs de Taurore *, qu'elle rendit le dernier soupir, por-
tee pour ainsi dire par leurs prieres ct leurs encoura-
gements.
La disparition de leur noble sffiur ne mit pourtant
])as fin aux relations si douces qui sY'taient etablies entre
eux et les Clarisses. Le breviaire de saint Fran^ois, dont
il a ete question plus haut, fut conlie a cellcs-ci a un mo-
ment ou Benedetta avait ete deja elue abbesse du mo-
nastere des Pauvres Dames^.
Vers la meme epoque nous voyons fr. Leon charge
par les swurs dWssise dune mission aupres de saint
Bonaventure alors general de Tordre -^,
A partir de ce moment nous ne posse(h)ns plus aucun
renseignement quelque peu detaille sur ses faits et
gestes. Ce qui parait sur c'est qu'il ne seloigna guere
d'Assise. On trouve ^a et la son nom dans les testaments
vi 812 p.), V. p. 116, lui consacro jusle une ligne et de nw^nie Anlonio
Ciistofani d.ins la Storia della Cliiesa e Chiostrodi S. Dainiano (3" edi-
tion, Assise, 1882, in-12 de 2'i'i p.) V. p. 11«.
1. V. Mgr Nicanore Priori, vescovo di Assisi, Del ariorno et delTora
della morlo di S. Chiara di Assisi, dans TKco di San Francesco,
t. XII (I8y'i;, p. 781-788. (Pdriodique publie a Sorrente . Cf. Vincenzo
Loccatelli, Vita di Santa Cliiara. p. 43.
2. Benedetta succeda a Claireen 1253 et niourut en 12()0. Voir Jaco-
billi, Vite dc' Santi, t. I, p. 324 et A.SS. niarlii t. II. p. 'm.
3. Fidelis a Fanna, Ralio novjE colieclionis opcrum oiuniuni sivo
oditoruin sive anccdolorum scraphici Eccl. Docloris S. Donaveiitura.'.
..Turin, 1874, in-8* de XVI et 320 p.) V. p. 207, n" 22.
1
LXXXrV sPECULL'M PEIIFECTH>>IS
ile «M-ttt» «*po<pi«*. Lt* S avril V17^S Johanna Bt^ni^enutu
HonaKcntnrx lui l«*^iji XL soUtlos pi'ur une tunujuti**.
Li*s ilernh>res ;mnt-es «le sa vi»? tup*nt attristt^es non
' seult*mi.»nt [>ar It* tri«»mph»» «lelinitit* «lu parti «pii aceep-
J tait tuutt^s les mtHlitirations tpii avaient p«*u a peu si pro-
' funiU*ment olianir»* rinsi>irati*.>n nit''nie «le r«t»uvre entre-
prise jatlis par le P<)ir/r/A». mais il \\\\t contempler
, impuissant les caricatun^s st>uvent stupitlfs, t^rirainelles
1 parfois. tJu mt)uvement tranfis«'ain. «pii sur;rirent ile tous
J cot»»s vers le milieu «lu troizi»'nn* siecl»*. Un ne peut
rertes pas cn >ire t»>ut ce «pie Fra Salimbene rac«>nte de
fortlre hizarn* il«'S ApostoU. «m viut trnp bien le rule
«piune jal«msie niesipiini» j«>ui^ «lans s«m juj^ement -,
mais il est ^'vi«l»'nt «[ue s'il y eut parrai les «iisciples de
S«^irliJH*f*I[«» «'t tl»' Oolciui^ «Jes sint*ert.»s et «les illumines,
il s'v tnniva aussi la troiif»»' «les liyp«^«'rites et des far-
erurs «[ui batlaieut niouuait» «le rontli«nisiasme relijjieux
«»t «If \\\ (M-iMlullti* «le leurs ctuitenip«>rains.
Lt'-i t*x«*«Mitri('ites Ao ei^s pseu«-lo-r»»lipeux et leur
air«M'lati«»u a a«Ii>pt«*r les «Iftails Ifs [»lus earact«>risti«]ue&
«If riial>it «l«'s iVer»'"^ Miiieurs urtaieiit pas sans c«>mpro-
raettn» «|u»'l«[ih» [^eu ceux-ci. surtout ceux «lu «rniupe de
la [vbi** eln»itt» oh^ervauce. Le< fnu».»mis «l«»s Francis-
«'ains ue uian«[u;u«'ut [u»s trex[»l«Mtt-r o«'s anal«ijj:ies et la
fnult» «listraite [muvait e«>uf« ui«lrt^ fnTe L«*tui et ses amis
avfi- «Ifs IlbtTtius s[»iriturl<. V\\ ci'm[»rend It^s [ilaintes
1. Vniri ri!t fr.i.'tii»'i,t i!i^ ■■oMt^ ii,"-i-: /f^/i V' 'ui-iuo liominx Jacofav
tlf llonu). ///. lifmiH pro inilitrnfnUf. **' f'rn'ri f.f*oni pn* nnti funirii.
-VA. .'{'>/. frn'ri /far'o/o nro f.'/;i.' 'iinii'f'\ A/.. 5 >/. frofri Ptftroift* Affn*
pro fih'/' '/mirti. .\7.. sof. /.'' 'v/,«y/.'i> ;*'"'//,'■;'.,•,■.< ifi' >/.vjr/o FmnciSi^o
pro r-:'t • f;ijr\'\ 17/. f:'-r,'^. A!'i.:\o- -i A--;*»-.- : IM.-Jrutnrniii •liwrsii
|»-'ii:i.'-;.i I ;i-l >.t ■: iiiM • .i'ii\ i[i[i:i:i. Hi-.".:- i I. ['i^-iMi' ;?y. li M>[iililt»
i-,-.-. .j : :; iii- >.. ,[■; j . • '■i-'Mii'iit ii ■«■ l.»'i':i - '.ut a Af^Si^ iiiai^ no
• i»';iit':ii' ii! p;t- :i\>- i'- !'!--r'.-*.l ^■■' [l'-l r-ili'<'i^.
■1. -.i:;:..!-. : .-. <:i = '.-:-.i M. ].. II ■-!:::;<. .i:::*-.i.{", :r!-.i:{. i}.l. 1857. Cfl
i':;.r/. >- . t. XVIII. p. :i;.
VIE DE FR, LEON LXXXV
amores qu'exhala alors * cohii qui savait que Ka vraie
lil)(»rte spiriluelle u'existe que daus h» creur de celui qui
alTrauchi de toute sujetiou temporelle se fait par amour
le serviteur de ses freres.
II avait vu disparaitre successivemeut tous les liommes
<Ie la premiere generation franciscaine. Rufiu seul res-
tait encore. IIs se reudireut tous les deux a la Portion-
cule, pour y attendre la delivrance supreme, et raviver
eucore leurs souvenirs a rombn» du sanctuaire qui leur
rappelait les emotions et les visions glorieuses des an-
ciens jours. Ils y trouverent ce qu'ils cherchaient. Les
cieux s'ouvrirentet la theorie des saiuts se deroula pour
venir cueillir leur ame. Rufin s'endormit le premier.
Leon le suivit bienU^t ^. Nous ne savons qui lui ferma
les yeux, mais esl-il impossible de le deviner? Celle
que saint Franc^ois aimait a appeler frere Jacqueline
vivait encore a Assise ^. Avant de se glacer pour 1 eter-
nite la main du pauvre frate Pecorella put done serrer
une main amie, il put voir couler c(?s larmes brillautes
d'amour et d'admiralion dont il avait arrose lui-meme
le lit de sainte Claire.
1. Qanntlo primo ridil eos obslapuil ct dixil : lUi stint iili Sathan.e
aposloli quos paler nosler S. Franciscus pnvdisit esse renturos qui
seducli seducenl multos ; et loquentur et sequenfur superbiam ef ani-
maliter virent... IVc mundo qnoninm undique scandala consurgent ex
qno lales apparuerunt apostoti! Tribiil. (JO 1) (Archiv t. II, p. 131;.
2. Lo l'i ou 15 aovenibre 1271. d'apr<'»s Waddin^ qui nc oite d'autre
autorite qne celle de Mariano (Ann. 1271, 7; t. IV. p. \V^\].
Sur frere L«^on. voir Vila fralris Leonis dans les XXIV (lener. An.
fr. III, p. 65-7'*elalibi; Conform. 49 a 2-50a 2, ed. 1510: 8pec. I50y 87
a-y2a: Marc de Lisbonne. l. I, 2' parlie p. 78-81 : Uidolil, Hisl. Ser.
llyas; Jacobilti. Vite de' Santi, t. III, p. 15 ss. : AVjKldinir, Ann.
1210, :J2: 1224, 7: 122«, 18: 12.32, 28: 1270, 17; 1271, 7: Papini, Sloria,
l. II. p. 203; Artur, Mart>roi. ;15 novendire', p. 558 s. Dans ce der-
nier, on trouvera des referenci^s bibIio;;raplii<|ues trcs nond»reuses
cjue ]v supprinie ici pcmr ne donner que les sources principales.
3. .Iac(pieline de Setlesoli vivait encore le 18 o«*t(d)re 1273. Voir
ci-apres Telude speciale du cliap. 112 du Spec. pcrf., p. 273-277 ; en
partirulier, p. 276, U ss.
SOMMAIRE
DU SPECULUM PERFECTIONIS SUIVANT LE CLASSEMENT CHRONOLOGIQUE
Le tableau suivant pourra ne pas etre utile seulement
aux personnes <|ui desireront lire ra?uvre de fr. Leon
dans un ordre vivant et conforme a nos habitudes, il
fournira aussi une des preuves les plus eclatantes de
rauthenticite de cette oeuVre.
li suffit, en elfel, d'y jeter un coup d'oeiI pour s'aper-
ccvoir que du classement chronoh)giqiie, sen degage
bien vite un autre, le classement psychologique : lordre
des dates s^elface devant cehii des faits. Nous n'avons
plus devant nous un amoncellement de traits isoh»s,
mais Vliistoire (Cuue vie.
On ne pourra guere lire le Spec. Perf. dans cet ordre
sans penser que frerc Leon est phis souvent m6le au
recit qiron ne le croirait au premier abord. Pourquoi
ne serait-il pas le Socius anonymcs absent de 1 CeL et
qui pres(|ue partout ici sert d'interIocuteur a saint
Fran^ois?Si les recits qui suivent n'etaient pas pour Li
phipart ceux d'un temoin ocuhiirc», h^ classement chro-
nologique ne pourrait ])orter que sur un tres petit nombre
dentre eux. Et dans le cas oii rauteur serait un impos-
teur (pii se serait industrieusement ingt^nid» a les par-
semer d'indications de ce genre, il n'aurait pas pu ne
pas se fourvoyer sans cesse ; et nous, en voulant rap-
procher ces indications, nous n'aboutirions qu'a des-
contradictions et a des impossibilites.
SOMM.VIRE CHRONOLOGIQUE LXXXVII
L^essai fail ici sur roeuvre de frere Leon a ete lenle
sur celle de saint Bonaventure, mais on a du y renoncer.
Cest a peine si un vingtieme des faits racontes par lui
contiennent de vagues elements de classiiication. Les
chapitres de sa legende ont entre eux les memes rela-
tions que dans un chapelet les grains qui le composent.
I. Faits qui ont iine date assur^e, gr&ce aux indications
ezplicites du Spec. Perf. ou aux synchronismes que Ton
peut etablir.
a. APRES LA CONVKRSION I)H FRANCOIS.
92. Qualiter invcnlus fuit ire pLangcndo alta vocc passionem Cliristi.
0. SKJOUR A RIVO-TORTO KT PRKMIKRS TKMPS
I)K LORDRK.
36. Qualiler tlixit fralri yKj<idio ul vestirot pauperem.
4'*. Qu(k1 pro fundamento liumiiitatis voluit onmes fralres suos ser-
vire leprosis.
24. l)e fratre qui nec orabat ner laborabat sed bene comedcbat.
27. Qualiter condescendit fralri (|ui mori(^batur fame comedendo
cum ipso admonens fratres ut discrete pirnitentiam atjerent.
28. Qualiter condescendit fratri intirmo comedendo uvas cum eo.
26. Qualiter revelatum fuit sibi a Domino ut vocarentur fratres
Minores et annuntiarent pacem et salulem.
55. Qualiter bumiliter acquisivit ecclesiam SanctiP Maria; de Angc-
lis ab abbate Sanctl Renedicti de Assisio et voluit fratres semper ibi
bumiliter liabitare.
56. De bumili reverentia (juam ostendcbat circa ecclesias scoi>ando
et pur^ando eas.
57. I)e rustico qui invenit eum s(*opantem ecclesiam et conversus
intravit ordincm et fuit sanctus frater.
18. Qualiter indu.vit et docuit i>rimos fratres ut irenl pro elee-
mosvnA.
«
ly. Quod nolcbat fratres essc sollicitos et providos de cra^lino.
b. KTK DK 1217.
65. Qualiter voluit ire humilitor ad parles ]onij;in(|uas >icul mi-;erat
alios fralres et qualiter docuit fralres ire liinnililcr ct dcvolc pcr
inundum.
LXSXVIII SPECLLLM PERFECTIONIS
f. JUIN 1218.
6S. Qualiter repreh*^n«lil fratrt:* volente? ire per viani sapientiar el
scienti;» et iimd per viain huinilitatis.
fl. KTK-AI.ToMNK 12i>.
fL Qualiter feoil exire oiniie? fratres de quatlani Jouio quar dioeba-
tur e>>e «iomus fratrum.
3. Qualiter re>pr»ndil miniMri» v«ilenti hahere libros d<? lioentiA ejus
el i]U£tliter ministri ip*o iinii.irante feoeruiil reuioveri de retfula oapi-
tulum de pruhihiti<inibu< evaneelii.
7». Qiiod viiluit r»flizioneni >uam semper e?>e ^ub proteotione el
correotione Eoole^lap roniana'.
39. Qualiter re^i:jnavit ofli :ium pra*lati«inis el in^tituit creneralem
mini^lrum fratrem Pelrum Cathanii.
f.VIC.\RlAT I»E PIERRK I»K C.VTANE SEPT. 12ti>-MARS 1221).
5^. Qualiter punivit ?»;ipsunj in <«'utella ouni leproso comedendo
quia fe«'erat ilii vere«.'un«liani-
•14. Ik- te^tamt-nto n«.ivo i|U4.>il feoit dari inulieri pauperi matri duo-
nini fratrum.
*M. Qrjaliter fecit <e Irahi nudum «'um fune liifHto ad coUum ooram
[lOplllti.
'#:{. hr tiiiniili re^p^in^ii.tnf" beulorum Franci:*oi et Dominioi quando
futTunt >iniul inlerri.»^ati a oardinali utrum velient fratres suos esse
praelatO'? iu coolf^ia.
f. KNTRK 12-21 ET 122*.
i>«. Qualiter de^oripsit staluin fHrfei.^ta* huinilitatis in ;seip$o.
g. MCARI.\T DK PIKRRE l»K C.VTANK
OU DK FRKRK KLIK 122.>-122»i .
4. I»».- niivilio volente habere psall»Tiuni de lioentid eju*.
8. Qualiter inorepavit vioariuni ^uuin «]nia faoiebat ibi apud Por-
tiunoulam tieri unam domunoulam pn» ilioemio otTifium.
'••). QuHliter rer>ifirnavit etiain M>oio> suo^ nu!en> habere $CMrium
5pei'ialem.
4»i. Qriod usque ad mortoni vnluit Iiabere ^uaniianum unum de
sooiis suis et vivere in siibJHOlione.
1m2. Qualiter pru-vidit oaT^uin fratri>«jui nolfbat oontiteri sub specie
silentii.
/«. KTK I»K 1221.
I»"".'). I.»e inilitib'1- IVra-ii qii inipeliib.mt prae'!i«-ati«.^neiii suam.
/. ALT"MNK l»K 1J2.J KT IIIVKH <nVANT.
l. Q'i.f'!i'Hii. li. Frui'is.'us r-rr-.n-lil inirii^lri^i nolentibus obligari
a»J •'lt*'.;\.»n'l;t:ii r»-«'iilarij «|iiani 'it.i^-bitl.
i>7. «.^«lahler ox vijrlM-ratiune da ui inuM: i.'i»i:novii plus placere
SOMMAIllE CHRONOLOGIQUE LXXXIX
DomiDo quod slarel in locis pauperculis ol liuniilibus quam cum car-
<]inalihus.
9'ft. L)c zelo ipsius ad oratlonem et opus divinum et nd servandam
liplitium spiritualcm in se et in aiiis et primo de oralioneet divinoofticio.
j. DERNIKRES ANNIOES.
81. Qualiter locutus fuit sibi Dominus duui ninds alTli^eretur prop-
ter fratres qui declinabant a perfectione.
98. Qualiter daMuon inlravil pulvinar quod iiabebat sub capile.
k. SEPTEMDRE 1224.
99. Dc ^ravissima tentatione quam habuit ultra duos annos. (La
dale ici ne s'appliqne qu'A la seconde partie du cha])itre.}
117. Quod nunquam voluit portarc unam pellcm quia non permisit
•cam comburi.
79. De qualuor prijerogalivis quasDominus donavit religioni el nun-
tiavit ea beato Francisco.
l. ETE-AUTOMNE DE 1225 ET IIIVER SUIVANT.
91. Quod non curabat de suis indrniitatibus propter nmorem pas-
slonis C.hri^ti.
100. De tentatione quam habuit per mures de quA consolatus est
eum Dominus et certillcavit eum de regno suo.
120. IIu^c est laus de creaturis quam fecit (piando Dominus certifl-
-cavit eum de regno suo.
10'a. De vineft sac«rdolis quo; fuerat spoliata uvis occasione beati
Francisci.
16. Quod nolebat satisfacere corpori suo de his quibus putabat
alios fralres indigere.
110. Qualiler Dominus providit fralribus sedentibus ad mensam
pauperculam cum medico.
115. De amorc et obedientiA ignis ad ipsum <}uando fecit sibi fleri
cocturam.
33. Qualiter misit mantellum mulieri paupercuia? (puc patiebatur
in oculis sicut ipsc.
m. ANNEE 1226.
41. Quod propter mah)s prailatos renuntiavit oniiMum suum.
n. PRINTEMPS-ETE DE 1226.
53. Qualiter humiiiter ct vere responilil cuidarn doctori ordinis
Pra-dicatorum interroganti eum dc verbo scriptura'.
10. De niodo (^apiendi loca in civitatibus et a'dilirandi in eis secun-
dum intentionein b«'ati Francisri,
74. Qualiter ad verecundiam suam du(*uit fratres cognosccrc quando
ipse erat servus Dei et quando non.
87. De tribus verbis quu' reli(|uit IVatribus ad conservanduni per-
fectionem ipsorum.
XC SPECLLUM PERFECTIOMS
30. Quod furtiirn rcputabat non dare ma^is ej^enti.
31. Qualiler dedit uiantellum novum paupcri cuui paelo.
22. Qualiter milites invenerunt neces?saria petendo eleemosynan>
osliatim juxla consilium beati Francisci.
0. SKJOUR A VKVKCm: (122n).
2. Qualiler b. Franciscus declaravit voluntatem et intentioncm suaiii
quam habuit a principio usiiue ad finem super observantiam pauper-
latis.
109. Qualiler pnpdixit corpus suum esse lionorandum post niorlem.
111. De pisce (fuem appetebat in infirmitate suA.
lol. Qualiter pnrdixit pacem fiendam inler episcopum et poteslaleiu
Assisii viiiute laudis quam fecerat de creaturis quam fecit cantari a
sociis suis coram illis.
119. Qualiter commendabat solem et ignem pritaliis crealuris.
121. Qualiter respondit fralri Ilelia* arguenti ipsum de tant^ Ixtitia
quam ostendebat.
122. Quaiiter induxit medicum ad dicendum sibi quantum poterat
vivere.
123. Quod stalim (juum audivit sc cito moriturum fecil sibi cantari
laudes quas fecerat.
p. DERNIEHS JOURS (AUTOMNK 1226).
124. Qualiter benedixit civitati Assisii quando portabatur ad S.
Mariam ut ibi moreretur.
80. De condilionibus quas dixit esse necessarias generali ministro
et sociis ejus.
89. Qualiler timebat ne fratres incurrerent aliquam tribulationem
propt(!r infirmitales suas.
90. Qualilor admonuit sorores sancttT Clara».
107. De liis quu' priedixit de fratre Bernardo et qualiter implcta
fuerunl omnia sicut dixil.
112. De cibo et panno (fuos appetebat circa mortem.
108. Qualiler prope morlem misit boatai Claric quod videret ipsum
et inq)Ielum est post mortem ejus.
88. De amore (piem ostendit fratribus prope niortem dando singu-
lis buccellam f^anis sicut fecit Cliristus.
113. De amore quem liabuit specialiler ad aves qua; vocantur
alaudie capellalic «juia per eas figurabal bcmum religiosum.
n. Ghapitres dont le contenu permet quelques conjectares
sur r^poque des faits racontes.
fl. VERS 1217.
11. Qualiter fratres maxime prirlali et scientiali fuerunt b. Fran-
cisco conlrarii in facieudo loca et liabitacula paupercula.
SOMMAIRE CHRONOLOGIQUE XCT
h. VEHS 1223.
13. Qualitcr Christus dixit ei quod nolobat fratrcs aliquid liabcre
nec in ooniniuni nec in sjieciali.
c. HIVER 1224-1225 (?1.
29. Qualilcr nudavit se ct sociuni ut vcslircl paupercni.
(l. FETES I)E NOEL r>ES DERNIEHES ANXEES.
20. Quonnodo rcprclicndit fralrcs vcrbo cl cxenij)lo qui paravcrant
mcnsani sumptuosc in die Nativilalis Doniini.
r»2. Quod volcbat oninibus esse notuni ({uidifuid consolalionis rcoi-
picbat corpus cjus.
e. SEJOUR A LEVECHE.
71. Qualitcr rcspondit socio suo qua^rcnti quia non corrigcbat cx-
ccssns qui ficbant in ordine teinpore suo.
m. Ghapltres dont les r^cits ne renferment aucune indica-
tion qui pour le moment 1 permette de les classer.
7. Qiialitcr vcduit dcstrucrc (}uamdain domuin quam feccral j>opu-
\\\< -\ssisii apud Sanctam Mariam de rortiuncuh\.
1». Quod nolcbat b. Franciscus starc in ccllA curiosA vcl qua? dicc-
retur cssc sua.
li. Dc cxsccrationc pccuniic ct qualilcr piinivil fratrcm proptcr lioc.
17. Quod vcrecundabatur vidcrc aliqucm sc paupcriorcm.
21. Qualitcr dominus Osticnsis jdoravit et a'dilicalus cst dc j)au-
pertatc fratrum.
23. Qualiter ivit j»ro cIccmo>>na prius(juam intrarct ad mcnsam
cardinalis.
25. Quomodo exlvit cum fcrvorc ad (piemdaiii j^aujjercm (jui ibal
pro elcemosynis laudando Deum.
32. Qualitcr quidam paupcr virtutc clccmos>niP bcali Franclsci
renii^it injurias et odiuni domino suo.
34. Qualitcr dcdit tunicam fratribus jictentibus cam aniore Dei.
35. Qualiter voluit occulte dare paupcri unam pctiaiii panni.
37. De jKcnitcntii^ (juam dedit fratri qui malc judicavil jjaupcnHn.
V». Quod dc omnibus bonis vcrbis ct opcribus suis volcbat soli Dco
attribui h(morcni.
50. Qualltcr resj»ondil fratrlbus suadcnlibus ci ut pclcrcl privilc-
giuni ut posscnl libere pra*dicarc.
,VJ. Qualitcr fugavit daMiioncs cum verbis liumililatis.
1, Pourlo mnniont. cnr !a (Ircouvern- do la |»anio >U|t|«rini«-t' »U's ;1 S<.«r. jK-rnK-itniii
Miih doute df di't(,Tiiiiijer rc-poquf (ruuo pariie dVntre eu.x.
XCII SPECULUM PERFECTIOMS
60. De visione fralris Pacifici quam vidit et audivit sedem Lucifepi
reservari liumili Francisco.
63. Qualiler accusavit se statim de vanA gloriA qunm habuil dando
eleemosvnam.
66. Qualiter docuit quosdam fratres lucrari animas quorumdam
latronum per liumilitatem et caritatem.
103. I)e ilio qui plorabat coram b. Francisco ul reciperetur ad
ordinem.
106. Qualiter praevidit occultam tentalionem cujusdam fralris.
116, Quod noiuit exstinguere nec permittere exslingui igneni qui
coud)urebat brachas suas.
rv. Ghapitres qiii renfennent des avis spirituels de saint
Fran^ois ^chappant par leur nature m6me k tout classe-
ment chronologique.
5. De pauperlate scrvandA in libris. iectis, a»dificiis el utensilibus.
12. Quod rcpulabat furtum acquirere eleemosynas vei utl cis uitra
nccessitatem.
15. De vilandi\ moUitie ct multitudine tunicaruni ct ha})cnda patien-
tiA in adversis.
42. Quod Immilitcr acquircbat carnes pro infirmis et monebat eos
csse paticnles.
47. Dc pcrfeclo modo obcdiendi quem doccbal.
48. Qualilcr assimilavit pcrfcctuni obedientem sub figur^ corpori
mortuo.
4y. Quod periculosum est cito pra^cipere per obcdientiam cl prae-
cepto obedientia» non obcdire.
51. Dc modo qucm tcncbant lunc fratrcs in reconciliando se Invicem
({uando unus turbabat alium.
54. De humilitate et pace liahendA cum clcricis.
61». Qualilcr pripscivil ct pnrdixit quod scientiadcbcbat esse occasio
ruiniP ordinis ct qualiler prohibuit unum sociorum ne nimis inten-
dcret studio pni^dicalionis.
70. Quod teinpore tribulationis fntura? (|ul intrabunt ordinem erunt
bcncdicti ct ([ul criint probali mcliorcs pra'dcccssoribus suis.
72. Quod oralionibus cl lacrymis humiiium ct simplicium fratrum
coiiverlunlur animip quip videnlur convcrli proplcr scientiam el
prjpdicalioncm alioruin.
73. Qiiod volchal cl doccbat pra^latos ct pra»dlcatorcs debere exer-
ccrc sc iii oralionc cl iii opcrihus huniilitalls.
75. Quixl vniehat omnino (|uod fralrcs oiiincs lahorarcnt dc manibus
suis.
76. Qualilcr laudahat profcssioncm rcgulie cl volcbat fratres scire
enu\ cl lucpii dc i\t cl niori cuiii cA.
SOMMAIUE CHHONOLOGIQUE XCUI
82. De singulari zelo qucm liabuit ad locum S. Mariip et de consli
tutionibus quas fecit ibi contra vcrba otiosa.
83. Qualiler adnionuit fratres ut nunquani dimittcrcnt ipsum locum.
85. Qualiter descripsil cis fratrem pcrfeclum.
86. Qualiter describebat oculos impudicos ut induccrct fratrcs ad
lioncstatem.
*j:i. Qualiter solatia qua? aliquando faciebat cxlerius vcrlebantur
iii lacrymas et compassionem Christi.
95. Qualiter in sc et in aliis semper dilexit Ia;tiliam spirilualcm ct
cxleriorem.
y«. Qualiter reprclicndit socium qui erat tristis in facic.
07. Qualilcr doccbat fratres satisfacere necessilatibus corporis ne
oratio amillatur.
11%. Quod volebat suadere imperalori ut faccrct spccialcm legem
quod in Nalivitate Domini homincs benc providcrent avibus et bovi
e.i asino et pauperibus.
118. I)c singulari amorc qucm habuit ad aquam ct petras et ligna
vl floros.
V. Chapitres dont les r^cits ne concernent pas saint
Frangois.
52. Qualiler Christus comiucstus fuil fratri Lconi socio bcati
Fraiicisci dc ingralitudine et supcrbiA fratrum.
77. I)c sancto laico (jui fuil martyrisalus tcncndo rcguiam in
iiinnibus.
8i. Dc pra?rogativis quas fccil Dominus in loro Sancla* Maria* dc
Angflis 1.
1. Esi-il iu-ces«;airo (le rap|M'ler quc ce olassoment na rion <le maihrniaiiqui-. La
|i|ii|iart <k«s chupitres (1u groupe IV donnent «les ndnioiiitiones (le saint Frani.-ois
qui >e rapjM)rient ires certaincment aux tlernieres anntVs de sun niiniMcre. mais h*rt
»"l« ments «le clasMjnieni qu"ils renfermeni nous ont paru trop vatrues pour jiouvoir
rlrv utilis»'s.
()n n'a pu sonpr>r a monirer par le deiail pounpiol t<'l n'*cit a et'* cIusm!' dans td
i;n>u|K*. les pers(»nnes stutlieuses trouveroui liien viie ces rai>ons. Dune faron jii—
iii;mle, on n*a classe sous uue ruhriquo pn-ci^e i.jiar fxemple s«-jour a lV'V«Mlir- (pic
!<•»♦ chaiiiires qui contienncnt (lo*» imlications prrcise>. II e«»t lori probahle q»ie (ilu-
sii-urs (les faitsqui >e trouveni dans !«• uroupe p. p. \C ont eu lieu durant Ir sfjoiir
a rrv."chi'-, mai.T. comme les lexies Ui' reuternieni ri'-n de (.ati-ir^irique a cl t-uard. il
a •MMuhh' prelVrrahlc de les «.■numfri.T S"Us une ruliri'pie plu> vairuc
RAPPORTS DU SPECULUM PERFECTIONIS
AVEC QUELQUES AUTRES DOCUMENTS DU XIII* SlfCLE
SoMMAiUE. — I. Rapports di' Spec. Perf. — 1* Aveo les aulrcs «^crits
de frc^re Leon. — 2" Avcc la Preiniere Lt^gende par Cclano. — 3*
Avec la bulle : Quo elongati. — 4" Avec la Lt^gendc dcs Trois
C<)mpa«:nuns. — 5" Avec la Seconde Vie par Celano. — G" Avec la
Le^ende de saiiil lU>navenlure. — 7" Avec le I)e laudibus de Ber-
nard de liesse.
IL TKMOniNAr.E DE (jrELgiES-U.NS nES ecrivains (jui connurext
L*c«i:vRE HE FRKiiE Leon. — 1" B. rraucois Venjinbcni «lc Fabriano
(r25l-1322'. — 2' Ani^elo Clareno da Cingoli (circa 12'i5-1337). —
:<" rbrrlin de Casal (i25y-13:JM;. — 'r Le Si>eculuin Perfectionis et
la I^ejj^enda anlicfua (circa i:{'iO.. Kclosion du Speculum Vita^ —
5" La Lc-renda anlitjua ;SpecuUim l*erfeclii>nis' dans le De Pianctu
Kcclesia».
I. 1" Rapports du Speculiiin Perfectionis avec les autres
ecrits de fr. Leon.
II esl bi(»n evident ([uo si le S|>ec. Perf. est de frere
Leon, il doit olfrir un certain nonil)re de points de
contact avec C(* qui nous reste j)ar ailleurs des t*crils du
confesseur de saint Fran(,*ois.
(a* (jui a (A(^ dit j)lus liaut de ses travaux nous dis-
j^ensera dinsister l)eauc<nij) ici. Les luttes qui boule-
verserenl si souvent Tordi-e des freres Mineurs oiit
aiiKMU' la disjiarition de j)res(]ue lout ce qu'avait (^crit
frere Leon, sauf les livres essentielleinent liturgiques.
(]ej)endant assez d c''j)aves ont ('te sauv(»es du naufrage
j)our permetlre di-tablir de solides coinj>araisons.
a\ Les d(''tails liisloriqiu^s ajout(!'S de la main mi^ine
SES HAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS XCV
<le fivrc Leon a la benediction qiie lui donna saint
Frani^ois et qui est conservee a Assise. (\'oir ci-dessus
p. LXVII-LXX.
h,, Un autre autographe attestant rauthenticite du
breviaire dont s'etait servi saint Fran^ois. On en trou-
vera le texte complet p. 175, note 2.
Ces deux morceaux sont tout a fait suflisants pour
nous indiquer le style, la maniere de frere Leon, et meme
jeter <iuelque lumiere sur son caractere. Pen(hint queles
autres freres ne revaient que de Boh.)gne, Paris ou
Oxford, il resta a Assise, a assurer avec un soin pitnix
le maintien de la vraie tradition et la conservation de
tous h.»s souvenirs de son pere spirituel. 11 est tres ca-
racteristique que toutes les reliques df? saint Fran(;ois
ayant une port('*e historicpie nous solent parvenues par
Vinterm('^diaire de frere L('M)n * ou de sainte (^hiire. 11 v a
beaucoupd'amour, maisil yaaussi une sorte dexactitude
scientilupie, dans ces notes destin(.';es a authentirpier des
reliques.
1. II esl bien evident (luc Franrois n'u piis iMTil souliMUiMil le billet
a frrre Leon ;v. p. LXXIII-LXXV} el la beneiliclion, (J|ue sonl deve^-
nus ses aulros aulni,'raplies ? On pourrait sans peine laire riiistoire
i\v oinq ou six (le ses tuni^pies. de plusieurs de ses inanteaux. uiais
jus(pi'ici je n'ai trouve trace nulle part d^anlrcs niorceaux ecrits de
sa luain. Fr. Li;on seul seiiibh.' avoir conifiris la valcMir de ces pauvres
petits parclieniins dans les lij^Mies dinpiel son |)»M*e spiriluel avail fait
passer (piel(]ue cliose de son anie. Voici en loiit cas (juebiues indi-
cati(»ns sur d*aulres autographes de saint Francois : 1" Kccle-iton (>.
Srripsil sanclas Franciscus propria manu liUeraai sah ilivo in pluvid
non madefactus ministro et fratritms Franci.r, ut r/.s/\s iifteris Jutti-
larent iandes divinx Trinitati (ticentes : lienedicamus Patrem el
Filium cum Spiritu sancto. \\n. fr. I p. 2.J2. Pertz, Sr>. t. 28. p. 5(12;
2* L*ne lettre dans hKpielle on vil hi pivdiclion de.s IreinbleimMils de
terre de 1223 (son cara«'lere d*aiiloiJfraph(; nesl pa> indicpn''. iiiais
auto4,'raphe ou n(ui. on voil coiiibien sa p«M'le c^t ivirrellabh\. Kccl.
ibid. 3* Toiite une s(iric de billets analoirues, d'orai>ons, de landcs et
d'exhortations sur lescpiels on relnmve <:ii el la de vairucs indir-alions.
V. Vie de sainl Franr^ois, nouvelle (Mlition. t. IL le «'haiMlre sur les
Opuscules de saint Fran(;ois.
XCVI SPECULUM PERFECTIOMS
On troiive une concordanoe parfaite entre ces doeu-
ments et le Spoc. Perf. a Texterieur par le style, a
rinterieur par les preoccupations qu'ils revelent.
c), On peut en dire autant pour une oeuvre de plus-
longue haleine, mais qui no me parait pas nous etre
parvenue dans son integrite : La Vita fratris JEgidii
par frerc Leon. Le compilateur de la Chronique des
XXIV Generaux qui nous Ta conservee, lui a inflige le-
m^me traitement qu'a ses autres sources ^ Voulant
abreger il n'a conserve que les faits qui lui paraissaient
les plus interessants, les recits merveilleux, et il a sup-
prime entre eux h^s parties narratives.
On voit les ecueils d'une pareille methode. II voulait
nous donner ressence d'uneh»gende et il ne nousa garde-
qu^un catalogue. Ces extraits sont vrais, authentiques»
mais quand on les connait on ne peut guere se flatter
d'avoir de la legende, une connaissance differente de
celle qu'on aurait d'un grand pays,sion voulait le juger
d\'ipres les produits tries d uno oxposition agricole.
Cette imporfoction une fois constatoe, il faut ajouter
que la logende d'Egido [)ar fri»re Loon a oncon» une valeur
de promier ordni pour la comprehension du caractero
de la promiore gonoration franciscaino.
La concordanco est parfaito ontro lo Spoc. Perf. et la
Vita /Egidii pour los rooits (pfils ont do communs.
L'oxomple le plus romarquabh* ost lo rocit de la voca-
tion do froro Egido, sur h»quol nons aurons a rovenir
longuomont -.
ilais cetto concordanco oxtorieure ne pout naturel-
lement porter quo sur un tros potit nombro de recits. II
en ost tout autromont do hi eoncordanco intorieure, de
1. Collo vio (lo fivrc Ki^iJo so Irouvo «laiis la Clironique dos XXIV
Gi'noraux, Aii. h. III. p. 7'i-llj.
'1. Voir «i-ajM-os, p. 205-207.
RAPPOllTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS XCVII
rame qui anime ees deux documents. Lun et Tautre
sont inspires par les memes preoecupations apologe-
li(|ues, par le^desir d'exalter la pauvrete, rhumilite des
aneiens jours, et de rappeler aux freres robligation du
Iravail manuel. Le grand air qui baigne les recits du Spec.
Ferf. baigne ceuxde la Vie d'Egide. Celui-ci vit, comme
frere Leon, la fondation des grands couvents, mais il
iie voulut i)as plus que lui les habiter, et il resta a la cime
tlu Monte Ripido *, au milieu des roses et des lys de
son minuscule jardinet,avide seulement de deux choses,
dc soleil et de liberte.
Les silhouett(»s feminines esquissees d un crayon si
pur dans le Spec. Perf. se retrouvent ici. Jaccjueline de
Settesoli visite Egide. Elle allait au Monte, non comme
on va trouver un saint thaumaturge dont on baise la
main en lui demandant un miraclt», mais elle va voir
un ami, elle s'attarde de longues heures aupres de lui,
et sourit joyeusement en voyant la fa^on dont il aceueille
les doetes theologiens. En voici un fierement campe d<'-
vant lui, persuade quil va ecraser le pauvre homme par
la belle ordonnance de ses syUogismi^s. 11 c^mipte sur
ses doigls les raisons, et lorstpfelles ont ete toutes soi-
gneustMuent alignees ehacune ii son rang, Egide sort
sournoisement une llutc» de la manehe de sa tunifpn» et
ponetuant ses reponses de (pu^lques ritournelles popu-
laires montre a son interlocuteur la vanite de sa scienee.
Egide n(? se bornait pas a ree(?voir des visites, il en
fiiisait, et a Saint-Damien, aupres dr Claire, eonnne a
Termitage du Monte, il avait son franc parler -.
Le stvle attribut!» a saint Franeois tlans e(»tte Vie de
1. Kniiilaife prt*? de Penniso. a quclquos uiinutcs si-ulnurul df la
Porta S. Anuelo. La <-fllulo d»' IV. KL;i<l<' a rlr IrMii^loruiOo on «lia-
p«*lle. La viiesVteinI liiiiviuriit «lans loulcs l«'s iliri'«*|iuu'-. Ic pannraiiia
e>t (lun cliarmt' inconiparabie.
2. V. XXIV, Oner. An.fi.III. p. 81; A. SS. Aprili^, t. IIL p. '2:i*J.
i
XCVIII SPECLLLM PERFECTIOMS
fr. Egide »»81 le style chevaleresqiu» revele par le Spec.
Perf. fjui a deja ete mis en luniiere plus haut. Cela est
dautant plus remarquable que celui de fr. Eg^de, sans
etre moins original. y est tout ditTerent. II y a la des bou-
tades dun tour tres populaire, mais dune ineroyable
finesse et le document qui nous les conserve ne res-
semhle a aueun «le ses congeneres des bibliotheques
eeclesiastiques. Le jour ^nendra ou ces pages devien-
dront classiques pourles litterateurs, et seront le regal
des plus delicats *.
2* Rapports du Spec. Perf. avec la Premiere Ijegende par
Gelano.
Le Ms. .3817 de la Bibliotlieque NalitMiale de Paris 2
renferme une grande partie de la Premiere Vie de saint
Francois par Thoinas de Celano et la fait suivre d\iiie
interessante note : Apud Perusiuni Dominus papa
Gregorius nonus //** gloriosi pontificatus sui anno^
1. l*oiir qu^' re para4fraplie fut roinplot. \\ fauilrait encore oxaininer
la eoncordanre reinarqunble qui exisle «»ntre les r»'<*ils (lii Spec. IVrf.
«?t quelijues conversalions avee Hvn* I.fon. tlont le M)uvenir a ^l<i cou-
>ervc par «livers doeunienls. l*ar ex«'nq»ie. roinnie on le vorra p. 152
et 153, frcn? Lcon raconla a Pierre «le Tlieukcsljiiry exaclement les
nit^nies clioscs <|u"on trouve tlans lc cliap. 7y <iu t^pec. Perf.
2. Pour sa (iescriplion coniph^lc voir ('.atalov:u> Codicum ha^iogra-
pliicoruni Lal. bibl. Nal. l*ar. par ics nollaiiili^tes. 1. 1 vHruxelles, 1889,
in-H" (le 2 et iU)H p. p. :m'l-MVi.
J'ajoiiteraia la noticc «lt.'> >avanls hai:io:;raplies«pie U? codex esl forl
nial foliote (V. \k ex. f" IHH deux ftijs rcpetc. 208 b de m(>nie. elc.)
C/esl un lcctionnaire du leinp> apiv- la Penlccjjlc. La legende ile
(!clano .>'y trouvc f* IW iiiai«» d»'cu;i!niin»'t' <ie mmi coiiiniciictMnent. On
lit cn clfct en h^^te dc la pr»Miii/'rc colonnc dc ce folio intrinsecus ad
suhHiim renim ercnfum (urfmlus csf j ralth nimis. Conrocatisque
amicis ar j ricinis : clc. pandc^ tpii >c ln»uvent 1 Ccl. 10 (pars I,
cap. \' . L«' inanus«rit >•' pour-uil «'n-uilc jns»ju*a la tln du traitedes
iniriiclc- par la nolc ci-dcssus el uiic doxulu;;io (jui le cbjlure.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS XCIX
qiiinto KaL martiilegendam hanc recepit, confirmavit
€t censuit fore tenendam^ (f* 282 b2).
Cette note est precieuse a plus d'un egard , elle
prouve en effet que le texte du Ms. de la Xationale a
ete probablenient eopie sur un exemplaire dilment vise
et approuve de 1 Gel. car il est l)ien evident qu'apres
le» mesures de rigueur edictees par le chapitre de 12G6
contre les legendes primitives, un tel visa aurait ete tout
a fait deplace.
Mais ce qui nous interesse surtout en ce moment, c^est
ile voir Gregoire IX approuver des le 25 fevrier 1229
rneuvre de Tliomas de Gelano. Gelle-ci fut donc com-
posee aussi rapidement quecelle de frere Leon, puis-
qu'elle raconte la canonisation de saint Fran^ois qui eut
lieu le IG juillet 1228.
Mais le pape ne se borna pas a approuvcr une ceuvre
qui avaitete ecrite sur son ordre ^ censuit fore tenen-
(lani, Geci depasse la banale recommandation et ces
trois mots en disent long sur rintervention du pape
dans les affaires des freres Mineurs. Si on declarait
canonique une histoire du prophete d'Assise, c'(?st qu'il
V enavait une, ou plusieurs autrrs, qui ne Tetaient pas.
Du meme coup on approuve 1 Cel. et oii condamne les
autres legendes.
Une des autres, (i moins quil ne faille dire Tautre,
-cVHait le Spec. Perf. L'image que frere I^ron nous pre-
sente de saint Frani^ois est plus belle, ])lus vivante que
eelle que nous offre Thomas de Celano, niais cest pour-
tant le meme homme ([ue nous voyons dans h»s dcux
ciis. Ici, de tout pres, et comme si nous etions ])enchrs
vers son lit de mort ; la, dun ])eu loin, et conime on
peut voir un homme public toujours entourc' ])ar la foule.
II est cependant une question dans laqurllc il y a
1. Jubenle domino et glorioso l^opu Gregorio, 1 C'ol. prul.
C SPECLLLM PERFECT10M>
«ntitlirse o«nn[>U-tH entn» «nix. Je vfux pi»rlr*r «le la «]U€*s-
ti«>ii <Iii Lrjtiivrrn^-mt.-nt d*: r»»nlrt-. Lisrz 1«- Spee. Perf.
il \nu> ilira t\\u: tlans les tlf-rnii»n^s annt*es tle la vie tl«^
FVanrois. Irere Eli«' t*tait D:pn»^ral. mais «ju*^ le mourant
vivement sollirit»* ile ilesiiriu-r oelui iju il rstimait capahle
*1 de lui sucL-eiler. lit Oftto melanooli^jue repons^.' : Xulluin
y. intueorK A oela il aurait ajouti' uu portrait du ministre
^ ideal Jout les traits prinoipaux otuistituent en quolcjue
.;' s<»rte uu portrait a r»*l>ours *Ie frere Elie.
^i Duvrez maintenant 1 Cel. v«his nv verrez nulle part
J Fraueois disant «lune faeon elairi- et explieite : « Elie
j doit rtre un»n sueeesseur. • (.eei aurait rte un meii-
i; snuirc absolu dnnt (lelano etait ineapable, mais il a
di»nnt'* uu tel rnle a Elie, la si l»i«*u mis eu avant qu'eii
aelievant sa l«';rendi» «>n ernit y av«iir lu ee qui n'y est
pas, *'t on la tV*rnie persuade que saiut Franeois uvait
desi;rne fr. Elie pnur son sueeesseur -.
I. S|„..-. I>,.|f. so.
2. Vi»ir «Isnis !*•- A. >S. u.l. t. 11. lo*» p.i-i^a^^c^i i[iii:i|u«>Ti par la table
«Ir» tiiittuT»"? Jiii iinil HlhK v{ i-i.Mi\ •!•' W.fl.liiii: •■l «lo aiitri.':» aulours
anx«jii"'l> r«'n\ul»' >u\-k«'ii»'.
La «*liinrii«|n»" i!t'> XXIV t^tfiuT. TbMi-. imliijuo •ju»-l i:oiii'iMl'iioiiiini*s
rl,ii»Mit I»»- l*;nil»Mii> lU^ fivro i;iit». o».'U\ <!i»:il T!ii'iii.i< ilo Celauu par-
tai:«'a |t' > Mii's : tHiOthnn ///>. inrfn<o i'fne?'tiH J..lianno PartMili cuni
Minisiria et (jisfotlihns in cnnrhiri sujnrren''r:inf ftmforts frafris
llfli.r. vf fnwfo osfio rnjntuti. fro'rem llefitmt porfanffs in locitm
sfnfiinnf miniafri (iriwrfifis. fu/nuffnosf cfttnornfes. ipsum (itn**ralt*rn
tffftere vssi'. nuein fnntus Frnncisvus tfe^rraf rf f:ufnrnaforem onlinis
frreraf vfinin anfe inorfem. An. fr. IIl. \k -i:»: C\. Yxc\. An. fr. I. j».
*Jil »'l Sp»'o. I50y 1»',: \\,
KviflrniiiitMil Cflaiio avail OU' in»lii:nouuMit truniprpar fr. Elie. Cola
.•iuini-il a IV\«ust'r ? ^i >nii n'i-il d»^ l.i hon«'ili.tion «ItMinoo a Klio ost
ornnn*. pnui'«|iii»i iio i»a^ !»• rftra»kT «'laimM»'iit «lan> la .SiMMmdi* Vio*
l*jMii«|Mni «•••it»^ {ijir.i-t' »'iiturlilU'«* -iir lr> u^uiji.ttioii^ ijo bt>ntMlictii>n
ti<:«.-l. ;;. IJ'.»? ^il «'ut vW uu lii-ti-rifu i-aif.iil. il naurait pas jitMilo-
nnMit luiniMn' i-niilii» Kli»'. il aurail f.iil uu ivti»ur ^ur Iiii-iiii'Miu' ot
<.'(nifi'>.-t.' «*a p.irl «I»' r«'^i"Mi>al»ilitt'. iiiiii- il <«• Inirna a «liro : ( bi sunf
ipii snn fn nrilirfioiie frlicrs sr pr.i itiriinf rf fainifiarifafe ipsius se
/iir/nnf pro relt.r pofitos 'f Si quoif alisif, inrenfi fuerint a/>$qnt puni^
RAPPORTS WEC LES AUTRES DOCUMENTS CT
La partialito de Thomas de Celano en faveiir (FElie
<i?st beauefMip plus grande et ])Ius pfrave ([ue eelle de
Leon contre Elie. En efTel, Hvre Lron, ('crivant ]»endant
la vacance du ^ent^ralat, ovait |)arfaiteinent le droit de
se montrer defavorahle a la candidature de son fam^nix
confrere, et il le fit du n^ste av(M» tout le tact j)Ossil)l(S
sans supprimer son adversaire ^ et [)arlant de lui en
termes juirfaitement convenables-.
()uant a ce clia[)itre ou fren^ Li^on nous montre Fran-
^ois (»s(juissant le tyj)e du gcMicral de Tordre, il est
bien Hvid(Mit qu'il y a la un souv(Miir liistori([U(» j)uis(jue
dans les (euvr(*s mt**m(»s de Fran(;ois nous (»n avons la
■conlirmntion i*clatante '^.
Thomas de Celano a reconnu cette exactitude j)uisf[ue
dans la Seconde \'ie 2 Cel. ',\, \)\j il em[)runte C(»tte
pa^ro.
Je ne voudniis [);is (*'tn» injuste a l^^gard de Thomas
cb* Celano, mais je ne [)uis nrem[)(**cher de h; trouver
d('*ei(lement dune extr(**me timidit('*.
II eut surtout torl snns doute de [)rr*ter une oreille
tn)p com[)laisante a ce ([ue lui racontait fr. Eli(». IV)u-
vons-nous [)ar exem[)h» (M)ncilier ce (juil nous dit de la
l)i*'nediction si solenn(dle et si s|)('»eial(» donnrM» ix fr. Elie
' l CA, 108, [II pars, ca[). ^11] avec h»s [)aroles(le saint
Bonnv(Miture ? Sil est vrai, commr le rnconte celui-ci,
«jue la nouvclle regle (M)m[)OS(''e [){U* Fran^ois et conli(''e
fwtine in nliorum periruio in se monsfraase opera fenehrarum. r,r itlis,
i\i ilamnationis trfermv.' 2 Cv\. 3, D.i.
l>t' im^im» p»)iir I<'S sliicmalos : <Ians 1 (.!ol. 95 II pars. <-af>. III il
aniriDi' s<)|(»nn»'II»Mii<Mil «jirKlii» <'l nullii oiil vii la plaio <iii cn\r. Daiis
'2 ('.•»!. 3, 77, il anirim.' avoc iion moins <l<» loroi' <priin soul rr<M'<' la vil,
]»ar «•<iii^o<piont pas Klio.
I. (.'/<'s! la uii j»r(»i.'»Mlo bioii <impl«' <•! oouranf <lans <<'s >orlos dc
«lisoussions. 1 Cr\.. 1 tlo!.. <»t lion. m' iiommonl pa> uno r»<Mil<* fois fr»M'e
Lr<ui <»u fiv ro Ansjfo I
'2. Voir [lar cx(Miiplo cliap. 1 ; 115; 121.
:i. Voir ci-apros, p. 159. not(3 1.
CII SPECILLM PEHFECTIOMS
a fr. Elio fiit penlue pnr lui Bon. 55 MV] , commeiit
adniettrL' quun pareil fait uaurait pas ouvert los yeiix
ou saint, sil ne savait pas «leja a quoi sen tenir sur le
coinptede son vieaire?C)n pourrait liesiter si la nialndic
lui eut enleve ses faeultes intelleetuelles, mais son testa-
ment et les autres ecrits composes coup snr coup vers
la meme epoque n<' prouvent pas s(»ulement quil les
conserva jusquii la derniere minute, ils temoignent aiissi
d'une singuliere clairvoyance.
Ce manifeste de Thonias de Celano en faveur de fr.
Elie est irautant [dus etrange qu'il a eteecrit au moment
ou 1«.» chapitre dr» 1227, avait resolument niis cehii-ci
de cote. L(> desir dt* favoriscr les desseins de (iiv^roire
IX est-il un<» excuse suillsante ? Oui oserait le s<^ii-
tenir ?
Ouant 1 C«d. «Hait la seule source pour elucider ees
delicates (piestions il fallait hien accepter purement et
sinq)I(;ment ses din^s, aujounriiui on a le dt^voir de les
diseutt»r. Or, entn» 1 Cv\. el le Spec. Perf. I liesitatioii
irest plus possihle. Cest ronivre d(? fr. L(''on qui noiis
donn(» la notion vraic On est ainsi amene peu a peii u
penser que la nomination de fn^re Itllie comnie vicaire,
ou comme ministn^ g(''nrral, ne fut pas faitepar Franc^ois
Iui-m(*Mn(N mais ([ifelle lui avait ('te dict('*e par 1(» car-
dinal Ilugolin.
Que Ton veuille bien lire la lettre de Fran(;ois a frere
Eli(?', et l(»s instructions quil laissa pour les ministres
1. Kpilro VI <lcs (.)piisoul('s. imI. Waddiiij:. (^ue Pon ('oinpaiv le loii
defClU; «'pilro avn; lo toii iW «'ollc ipu? l'ran<;ois atlressa a frore Lcoii
(v. ci-(U*ssus, p. LXXIII; el on verra lc(|u<'l dc I.(''on ou (rElit» a ek» lo
plus prcs du ((rur du niailr»*. .rai «Mi rocrasion (U» dfplorer il y a
queU[ues annees Vir de sainl lYanruis, p. XXX VI". le peu do plaeo
(pie Ics ('«•rifs du saiul l'ran«;ois occupcid dan> h? cliainp visuel de sJes
biotrraphcs. cf jc nic pcrincl> d'insislcr cncor(^ sur celle ('(uisidc^raUori.
A la plirasc ///r (uifeiii ^enernlis vrat non modinuii alfi ronlis ef per
mnndanain sapicntinin rolfhat nimis Ordinem ^nlfernare quo a sancto-
RAPPORTS AVEC LES .VLTRES DOCUMENTS CIII
generaiix ses suceesseurs *, on y verra combien les pro-
ccMles autoritaires de frere Elie lui deplaisaient.
Mais alors pourquoi le laissa-t-il a la tete de Tordre ?
Tout simpleincnt p«irce que cela ne dej)endait de lui et
quil ne pouvait pas revoquer cidui (pfil n'avait pas
nomme.
Voila une grave assertion pour laquelle les leeteurs ont
le droit de demander des preuves bien claires. Les voiei :
que frere Elie ait ete cree general par Gregoire IX,
nous en avons la preuve la plus decisive qu'on puisse
imaginer, Taveu du pontife lui-mt^me.
C\'St lui et lui seul qui le revtxpia, tout eomme eetait
lui seul qui Tavait nomme. Lorsque le chapitre de 1239
se reunit,non stMdement relection crun nouveaugeneral,
qui elait de droit, ne fut pas oillciellement prevue, mais
il fallut un veritable eomplot pour la provcxpier. L'e-
norme majorite de Tordre ([ui iw voidait plus d'Eli(» a
aucun prix en fut rtMluite a organiser une vaste eonju-
ration pour exereer ses droits.
Gregoire IX s'aper(;;ut tout a eoup que la eorde trop
t(*ndue mena^ait de se roinpre ; il abandonna sa en»a-
ture ; non sans un av(»u (pic je livre a la iiR'ditation de
ceux qui seraient encore t(»ntes de eroire (pie eetait
saint Fran(;ois qui avail l(»put'» frere Klie a son ordre:
Istum feceramus generalem '\ dit (ir(''goire IX, cre-
(lentes quod placeret toto onlini et propter familiari-
Francisro reprehendebatur fret/uenfer, iv >av;uil rMliliMir tW^ XXIV
G6ner. ajoute en nole: Sed hoc est incerlum : nnni nnilihi neque ti/md
Ttiomam a Cel., neque n/mtl Trcs Socios. neque aputl S. Jionnren-
tnram lalia legunlur i An. fr. III, p. '2\~\ mais iiVsl-il pas pius ileci-
sif <Je Irouver ces reproolies ihuis W?s aMivres meines ilt? saiat
Franijois ?
1. Kpilre VIII. Voiraiissi Spec. Perf. 71.
2. Cela ressort aussi ile tous les re«its. car si on ii'avait pa< craint
de voirle pape maintenir Klie envers el c«»nlre lous, pour«pini jturail-
onprisdes volos si detouruees ? IN»un(U(»i y aurail-il eu crlle lerreur
du resultat qui Iraverse le recil (iKccleslun? La majorile Ireuiblait
CIV SPECULUM PERFECTIOMS
•
talem quani habuit ciim beato Francisco sed videmus
nunc quod turbat ordinem et destruit manifesteK
Eccleston raconlo le fait en ternies analogues : Papa
primo commendans personam suam fratris Heliap^ et
recitans familiaritatem quam cum sancto Francisco
habuerat, conclusit, quod crediderat. quod placuisset
fratribus ministerium suum, sed e,i* quo non placuity
si^ut tunc probatum fuit, absolvendum eum decrevit^.
II est sans doute inutile irinsisler. Je n'incrimine
point Thomas ile Celano. 11 avait le droit d'etre d'un
parti, et d(» celui de fr. Elie, contre celui des zelateurs
de la rejifle. II vautlrait pourtant mieux pour sa memoire
qu'il nait pas ete toujours du c<^te des plus forls.
Ouon iabsolve si !\)n v<Hit, mais <pi'on iiVm fasse
plus le type do riiistorien dont la serenite i^a d'egale
que rin<lependauct».
En reiilite la Preini<»re Vie de saint Fraiuj^ois esl une
r<»|)ons(» au Spe(*. P(»rf. (»t la preuve c'est (pf il suit fr.
L('»on sur son propre terrain.
A celui ([ui invo(piait toujours comm(» supn^me raison
ses rap[)orts intimes avoc saint Fran(^*ois, il repond
avec un(» hahilele coiisomm('*(» ([ue fr. Elie avait He le
familiaris du saint. II faut l)i(Mi le remarquer, c'est
pour la (lerni('re [)('»rioile de la vie di» saint Fran^ois,
C(.dle (les deux (lerni(M'(*s anmVs (|ue C.elano se montro
h; [)lus avare de d(''tails, celh»-la mrme oii frere L(!*on
avait (Ht» sans coss(,* aux C(\tt>s dc sou [xVre s|)irituel,
parco qufllo sonlail forl bicn qiu» diMritMO fiviv Elie, ello atlaquait
Je |)af»e. el qirelle fai>ail arle ile revolle. Vnir aiissi le reril de Jour-
dain de (liaiu». Aii. fr. I, p. iw.
1. Sp»'*'. ir)0«j iTii a. Iiu' elinh' sur la ^aleiir dii frairmenl auquel
reri e<l «'Mipniiih' in' >aiirail Iroiiver piaie ici. Kli«' sera doniiee dans
le t. II de r«'ililinn rcfninliu» d»' la Vii^ il«' >aiiil l^raiujois. I.c contenu
esl c«uillriiic «1«' la fa«;«Mi la plu< «atr^Mniipu» par l]«vleslon. La Cliro-
jiiipic «!«•> \\I\' ir»Micraii\ a !«' iihmiic rccil : An. fr. l. III, \\. 231.
'1. Kc.l. l;{. Aii. fr. l. I. p. 2i.i.
RAPPORTS AVEC LKS AUTRES DOCUMENTS CV
Tiiais c'est aiissi dans eelle-la qu'il ecarle peii h ]»eu tous
les personnages vers le fond du tableau, laisse seul fr.
Elie au premier plan, et dirige sur lui tous les regards ^
II est vrai qu'il tourne une maniere de compliment ii
Tadresse des socii qui soignerent Franc^ois dans sa
-derniere maladie, mais il a soin de ne pas les nommer,
et assaisonne ses louanges d'une si etrange phrase sur
la modestie qu'on peut se demander si ces eloges ne
deguisent pas la plus amere des legons **.
Mais Thomas de Celano n'isoIe pas seul(»ment la
personne de frere Elie, comme on isole dans une cere-
monie d\ipparat les rois ou les empereurs, il ne men-
tionne aucune des institutions destinees par la regle a
limiter les pouvoirs du ministre general. Sup[>osons un
instant que nous nayons sur rhisloire de saint Franc^ois
•et de la periode qui suivit sa mort aucun autre docu-
ment que 1 Cel., nous ne nous figurerions pas seule-
ment que Fran^ois avait categori([uement designe Elie
jmir lui succ(>der, mais nous croirions qu(; Tordre des
freres Mineurs (>tait une sorte de monarchie absolue ou
le g('»neral absorbait en lui tous les pouvoirs. Or, ceci
«st le C(mtraire de la v(>ritf'», Tordre des fW^rc^s Min(»urs
^vait une organisation essentiellement parhMuentaire.
Le silence gard(} par 1 Cel. sur les cha[)itres n'a (3t(j
relev(3 jusqu'ici [)ar aucun criti([ue. II est signiricatif,
-car on ne peut guere soutenir r[u'il ne soit [)as voulu et
1. Fraler Ileiias qiiem loco mntris ele.geraf sihi ei afiorum fratnim
feceral pnlrem. 1 Col. 98 ;il pars. cap. IV'.— Frafer Ihfias cifissime
fle longinquo cucurrif ad eum, in cujus adrenfu sanctus pafer in fan-
ium conrafuif... liogarif deinde fr. Ilefiam uf enni Assisium facerel
ileportari. Fecil bonus fifius quoif f)enignus pater pr.rcipuif... 1 0\.
105 (II pars, cap. VII). Cf. 1 Cel. los, ihUi.
2. Eorum namque nomina supprimo ipsorum rerecundi.v parcens qu;e
ianquam spiriiualitms riris safis est eis famifiuris ef amica. Vcre-
tundia enim est... ele. 1 Ccl. l(>2 (II pars. cap. VI . On IrouviTa ce
<cxlc toul aii long i>. 170, ligne 'lO ss.
CVI SPECULUM PEKFECTIOMS
premetlit<*. Lcs Tres So(^ii, dans iino lej^onde beaucoup
plus eourte, reviennent bien des fois sur eelte institu-
tion (;t nc» eroient pas diniinuer leur saint en montrant
rim[)ortanee du role joue par les reunions capitulaires
des l'()rij^in<» de lOnh^e.
Le mot de lenigm^* n est pas dilVieile a trouver. Ce
regime parlementaire (/tait ct* (|ui d(''plaisait le plus a
frere Elie. Pcndant son jif('»n(»ralat, il eut soin, malgrti le
pr(k'e[)tesi eat(''|j^()ri(jue de la regle, de ne [)as convoquer
le ehapitre jjf('»n('Tal, et Iors(jue celui-ei S(» r(''unit enfin on
1239 ce fut malpr(i lui K
l!]t[)uis ny a-t-iljms une etrang(» analogie entre lacon-
duite de frere Elie disant (ju*il avait j)erdu la nouvelle
r('ple (jue saint Franc;(»is lui avait conti('M» '-, et lc silence
absolu garde j)ar 1 CA. sur cette regle'.^
Pourra-t-on raisonnablement soutenir que colui qui a
consaer(^ j)lusi(Mn's j»ages a nous d('*crire la CLMvmonie de
la (Mvelie a (jr(H'cio, dans la nuit de Noel de 1223, igno-
rait (|ue Kran(;ois revonait cilors de Rome ou la regle de
son inslitut avait ('*t('; solenndlement apj)rouv(»e.
(^•tte nouvolle omission est done encon» voulue.
EII<* ost eomnu? un t''cho de la conduite de frere Elie
(jui, sous pr('*t(»xte (ju'il ('tait entr^'» dans Tordro avant hi
reglo do 1223 dont il navait jamais fait j)rofession,
j)r('?tondait ne j)as (''tro tenua robsorvor; (?t ce raisonne-
mont sj)('cioux lui avait j)ormis do dovonir gtMUjral d un
ordro dont il nObsorvait j)as lui-m(*'m(» hi regle -^ !
1. I*ro siin roiunfafe pliirima onlini non conrenienlia disponebat
Infra enini septern annos capiluluni ^enerale secundum regutam non
tenuil el fralra sihi resislenles fiinc intle ilispersil. .]ord. (il, An. fr. I
1>. 18.
2. (Jiiam |i('milam| (/uiim de monle descendens servandam suo ri"
cario commisissel el ille paiicis eUipsis diehus, nssereref per incuriam
perdilam, ileralo sanclus rir ad locum soliludinis rediil. I3on. 55 (IV}.
3. /:7 (juia frnler llefias. iil dicehalur, niuniiiam fuerit professus
regiilnm hullalam, unde cl conscienliam halniil recipiendi pecuniam.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CVII
Un autre ciMt» de hi vie de saint Fran^ois ou 1 CeL
repond au Spee. Perf. et eherehe a corriger, a son or-^
dinaire, par de vagues aUegations les narrations si
precises de frere Leon, c cst celui (pii concerne les rap-
ports de saint Fran^ois et du cardinal Hugolin, devenu
firegoire IX. Le Spec. Perf. prend une attitude a la
fois tres respectueuse et tres ferme vis-a-vis de ce pon-
tife, attilude que jai deja comparee plus haut a celle de
sainte Claire.
Lahhesse de Saint-Damien et le confesseur de Fran-
^ois sentirent tous les deux que sans se revolter, sans
man<{uer de tidelite au siege apostolique, ils pouvaient
discerner entre les volontes du saint telles qu'ils les
connaissaient de science certaine, et les desseins de la
papaute sur son institution.
Ils voulaient rendre au pape ce qui etait du au pape»
comme chef visihle de reglise, mais ils trouvaient que
cette soumission a la liierarchie ecclesiastique n'exigeait
pas d'eux le sacrifice de ce qu*ils devaient au saint. De
la la liherte avec Ia<pieIIe fr. Leon raconte les rapports
(le Fran^ois av(?c le cardinal llugolin et nous les montre
en op[)osition d'idt»es K
Thomas de Celano trouva-t-il cela trop complique ?
Pensa-t-il (|u'il valait mieux faire le silence sur des dis-
cordances de vues desormais (hins le domaine dupasst}?
Voulut-il faire sa cour a Tautoritaire pontife sur Tordre
du(juel il t»crivait? Avait-il la conviction que Tordre
s etait trop rapidement developpe et qu'il fallait sc hat(*r
d aider rautorit(^» ecch}siasti(pie a discipliner ces masses
slafim prorisnm esl ut ipse profiterelur el in endem forma fofnm ca~
pitulnm et continuo tofus Onto. Kcol. \:i. An. fr. I j». 2'i3. Los XXIV
Gener. allirnient aur^si ce inenie fait en lerinos anaio^ues, An. fr. III
fi. 231.
1. Voir en parliculier les cliap. 0 ; (»5 el ♦>« el pour plus de details
se reporler a l'index au mot Gregorius I.\' — Hugolinus.
CVllI SPECULUM PERFECTIOMS
r<}pan<lucs dans h» mondo entier ? Xous nc savons et
])out-(Hre cliacun(? do oes suppositions contiont-clh? une
part de vc'?rit(^
Quoiqu'il on soit, il nous point un tout autre tahloau
des rapports do Fran(;ois ot d*Hugolin, tabl(^au (\m est
faux, si rautro ost vrai. Or il ost impossible do douter
tle roxactitudo do oolui d(j frere Leon. Si les opposi-
tions do vu(^ entro 0(»s doux homnios n'(}taiont [)as vraies,
pounjuoi los aurait-on inv<Mit(*os, on 1227, au monient
ou devonu souverain pontifo, Ihigolin avait droit a des
egards oxc(?ptionnols '.* II no servirait do riendo din* que
lo Sj)eo. Vovf. a v\i\ coinpos('? a un(» dato hoauooup plus
tardivo, car la l('*gondo dos ra[)ports dHugolin et de
Fran(;ois so (ig(»a tr(?s vit(», ot on no voit [)as [)ourquoi
un ('HTivain [)Ostori(Mir s(; sorait amus(!' a (•('ranger sans
protit [)Our sa oauso lour attitudo s(}oulairo.
Non s<'ulom(Mit (^olano ilt Ir silono(» sur ces diver-
gonoos d(» vu(»s, mais il osa allor jus([u'a faire du saint
le iils spirituol du pontife ! AikUi luec, dira-t-il apropos
dos miraclos qui s(» faisaiont au tomboau do Fran^ois,
et intelligit Romaints Pontife.t\ omniitm pondficum
summits, omniiim (liristianorum du.Vy dominus orbiSy
pastor licrlesitV, christus Domini, vicarius Chrisii ;
gaudet et e.vultat, ei livtatur (juum temporihus suis
novis mi/steriis etantifjuis mirahilihus h.cclesiani Dei
K^ideat innoiriri, et hoc in fllio suo quem sacro por-
tavit in utero, fovit in gremio, lactavit verbo et
educavit cibo salutis ' .
Viiuv a[)pn'oior oos [)ar<)h's il iaut (W'id(mimcnl se
rappoloi' (lo ([uollos o\;i<j;(''ralions laudativ(»s on i»st ca-
[)ahl(' dans los rrojinis oirK-lollos, iiiais sans vouloir
aocuscr Thomas do (^•lano dc s etre ooni^ornK'^ ii des
1. 1 i'.r\. 1-Jl |»Mr- III. «*;i|». I L»'iMMi (li'< l^»ll;m<li>los qui i>rt!"seiile
plii-i('iii> vafi;mh's avc»- oi-llf dt' Hiiialdi-Aruoni.
RAPPORTS AVEC LES AUTllES DOCUMENTS CIX
mreiirs quil iravait pas creees, il est necessaire de
coustator que pour tout cc qui coucerue les rapports de
FVan^ois avcc Hugolin il a parle eu pauegyristo plus
quVn historien. Frere Leon au contraire a parle eu
historien et en catholique, je veux dire eu homme assoz
respectueux de lautorite pontificale pour ne pas croire
rhouorer en lui sacrifiaut la moindre parcelle de vt3rite.
II n'etait pas inutile de nous arreter ici un instant et
de montrer la superiorite de ramvre de frere Leon,
meme sur celle de Thomas de Colano. Saint Fran^-ois
avait bien choisi en le prenant pour compagnon, pour
confesseur et pour socretaire. II avait discerne en lui
cette passion de la verite toute siinple et toute pure
qui est la vertu des j)Ius forts.
De ces relations generales entre les deux ecrits, de
ces lignes maitresses qui leur donnent une physionomie
si dilFereute, nous devrions maintenant, pour etre com-
plets, descendre a qnelquespointsdedetail d'importance
secondaire qu'il a semble preferable detudier au fur et
a mesure dans les notes au bas des pages du texte
du Spec. Perf. K
1. Voir en parliculier p. Ifili, note 1 ; 170, note 1 : 237, notc 1 ; 2'*1,
note 1.
Pour les plus petits il^tails on pourra les etudier soit en suivnnl
ronlre dans lequel ils se prt^sentent dans ie Spec. Perf. en parlanl
tles notes de ce document, soit en prenant pour base 1 Cel. et en ce
cas on trouvera dans le tabieau ci-dessus les indicalions necessaires.
CX SPECULUM PEHFECTIONIS
TABLEAU
DES PASSAOES I)E 1 CEL. CITES DANS LE PRESENT TRAVAIL '
^'uin«'Tiiiuiion
Nuiurnaaiion
Pagcs oi ligncs
bollanOi
«.•nne
ancicnnt;
(UkS|H'C. Pcrf.
17
I, VII
309, 32
18-20
I. VIII
170. 31
2'4 et
25
I, X
167. 22
25
))
70, 29
28
I, XI
29, 25
38
I, XV
52, 27 : 148, 33
39
))
79, 24 ; 310, 35
'i2-44
L XVI
95, 29 : 269, 32
41) et 50
I, XVIII
5, 9
n- 52
I, XIX
113, 20
«2
I, XXII
94, 32
+ 74 et
75
L XXVII
122, 16 et 123, 11
))
94. 33
-^- 70
L XXVIII
36, 25
-1- 80-82
I, XXIX
232, 33
82
))
119, 37
84
L XXX
277, 13
95
IL III
168, 30
-f 98
IL IV
228, 31
98 et
99
IL IV et V
183. 37
-fl«»2
IL VI
170, 39
105
II, VII
22. 14 ; 177, 37
-MOO
))
98, 35 : 164, 27
108
I)
29, 28; 123, 25 ; 154^
-} 109
IL VIII
237, 30
111
>;
29, 30
-]-\U\ el
117
IL X
216, 28
117 et
118
w
174. 3i
118
))
29, 30
3" Rapports du Spec. Perf. avec la bulle Quo elongati.
C.ctte (lccliiration ou oxplicatioii de la regle par le
pape Grrgoire IX est dii 28 septembre 1230. On la
1. (>n a fait pivotMler (rune -f ceux qui ont iles recils paralleles &
ceux du Spec. PeiT.
HAPPORTS AVEC LES ALTUES DOCUMENTS CXI
trouvera ci-apres integralemont reproduite (p. 314-322),
ce ([ui nous permettra d'en j)arler brievement iei.
Elle se presente exactement sur le meme plan que
1 Cel. L'a?uvre commeneee par cette legende sur le
terrain historique est homologuee et approuvee sur le
terrain doctriual.
Cest une nouvelle reponse a fr. Leon et a ses amis,
reponse involontaire peut-etre, telle qu'est celle d'un
roi qui a entendu les paroles d\in grouj)e de ses sujets.
La majeste royale rempeche de repondre directement,
mais il saisit la premiere occasion pour faire savoir sa
pensee et sa volonte.
Gregoire IX suit d'abord un instant frere Leon sur le
terrain historique, et lui fait une reponse analogue a
celle qui lui avait ete deja faite par Thomas de Celano.
Celui-ci avait opjiose a fr. Leon sociiis de saint Fran-
^ois, fr. Elie son fannliaris, Le pape, a son tour,
revendique le meme titre, et prenant, st»ns peut-etre
s'en apercevoir, le langage de celui auquel il repond,
declare que mieux que personne il connait \intentioa
de Fran^ois, puisqu'il a ete a ses ciHes lorsrjue la regle
fut faite et au moment de son aj)prol)ation par le Saint-
Siege : Quiim ex longa familiaritate quam idem con-
fessor nohiscum habuit plenius noverimus intentionem
ipsius ;etin condendo prwdictam Hegu/am, obtinendo
confirmationem ipsius per Sedem Apostolicam sibi
astiterimus,,. Etait-il j>ossible de rej>o!ulre plus claire-
ment au Nos qui cum ipso [Francisco] fuimus quando
scripsit regulam et fere omnia alia sua scripta de
fr. Leon ?
Le pontife n'insiste j)as davantage, et il a raison. Cet
appel a riiistoire, au moment ou il va jirononcer un
jugement purement doctrinal, est tout au moins une
faute de gout. Pourquoideclarer si solennellement ({u'<)U
a connu d'une fa^on j>articuliere les intentions de Fran-
CXII SPECULUM PERFECTIONIS
^ois quand sur la mimie page on va proclamer que le-
Testamenl n'ol)lige pas les membres de l'ordre ? Peut-OR
raisonnablement soutenir que rintention du saint, en
recrivant, nV'tait pas de doimer la manifestation la plus-
solennelle et la plus adequate de sa pensee ?
Qu'on veuille bien se rappeler que nous n'avons pas a:
envisager ici la r[uestion au point de vue du droit cano-
nique. Je veux bien croire qua ce point de vue Gre-
goire IX avait le droit de declarer le Testament nul et
non avenu, mais alors il dcvait faire cela juridique-
ment, comme chef supreme de TEglise. Ce que je lui
reproche, c'est d'avoir voulu appuyer son decret sur
des considerations historiques.
Le droit canonicjue ne nous regarde pas. Connaitre-
les intentions de saint Fran(;ois est une tache histori-
([ue relativement facile, puisqu'elles sont consignees
dans des ducuments qui ne presentent [)as la moindre
obscurite de [)ensee.
On se demande peut-etre s'il y a quelque signe evident
prouvant qu'il ne faille pas renverser les r6les et dire
que le Spec. Perf. est une reponse au [)ontife.
A supposer que nous nVnissions [)as trouve la compo-
sition du Spec. Perf. lixee a rannee 1227, il serait
pourtant im[)ossil)le de le croire [)osterieur a la bulle
de 1230. Frere Leon iie se revolta jamais contre Pau-
torite ecclesiastique. Comme sainte Claire, il sut avoir
vis-a-vis d\'lle un hingagt» [)lein de fermete. 11 fit des
etforts energiques [)our maintenir dans toute sa vigueur
et dans toute sa purete Tideal franciscain primitif, mais
sa conduite fut semblable aussi a celle du general Jean.
Parenti. Oii vit celui-ci au chapitre general de 1230
serrcr hi regle et h? testamt^nt entre ses mains, conjurer
les freres (h? sy CDuforniei , disant (prelle cHait simple^
chnre, obs(;rvahh.»... On passa outre. Le [)ape publia la
declaratioii, et Jean Pareiiti, accable de tristesse, sc
RAPPORTS ATEC LES AUTRES DOCLMENTS CXIII
iu generalat et s'en alla achever sa vie dans le
et la priere.
•ageuse fermete, inviolable soumission, voila ce
ume Tatlitude du groupe primitif des zelateurs
egle.
mlle repousse des Tabord la these qui est a la
leme du Spec. Perf., a savoir que le fond de la
ninorite c'est Tobservation de TEvangile. Or, il
u evident que si notre document avait ete ecrit
a bullo, ou bicn il n\iurait pas parle de la ques-
1 bieu il Taurait fait sur un ton de protestation
ue a cehii que devaient employer plus tard les
les.
tout dans le Spoc. Perf. porte le cachet d'une
anterieuro, d'un momont oii le parti do rotroite
ance regnait oncore on la personne do Jean
i, mais ou doja il no gouvornait ])lus. Froro Elie,
lissant dans Assisc», agissait sans tonir aucun
du gonoral instaHo a la Portionculo K II traitait
fais pas ici l'liisloiro tle frrro Klie. niais rasserlion est trop
r qu*on ne soit pas tonte (Pon demandor la prouvo ot pour
l^sire pas la fournir. I)'apros la roglo, (''est aux niinistres
c ot anx cuslodos exclusivenient (pfost (I«h'olue r^Mootion
(Ro'^^ 12:«. cap. VIII ). Or, on 1230. Elio passant par-
t^te du K*'"t'i*<il, et sans t<Miir coinple des prol(»stations
s provinciaux, convo(pia a Assiso tous los fr('Tos (pril sup-
iblos a sa candidaturo. In capitiilo siqnidem in qno facta
■) li. Francisci votnerunt ipsi, qnos ad capitnlum conces-
frater llelias, — nam omnes concessit illnc renire qui
f ministros prorincialcs ipsnm fecisse generalem, (}os
ouias (rKcch^ston sout-ollos assoz cat(>goriquos ? lOccl.
I. I p. 2'i1 : Perlz, S^^. I. 2S p. .->r/i. Mais co nVst pas toul.
le j^(^n('*ral, dirclara nullos los couvocations irn'';<uIi('M'Os
lio. Celui-ci furioux voulul paNor (raudaco. Lo cliai^i-
u«'' pour 1«' jour do Poidocolc. cl los iiioinbn's dovaionl
nslation du corps d«» saint I''rancMis. do la cliaiiollo ou
)s(^ provisoiroinonl a la iinuvollr basili(pio : Klio pour
ntror lo peu do cas (piil faisait dos ordres du ^oin^ral,
10 a la translalion liuis join> avanl le terme tlx(^. II
8*
CXIV SPECULUM PERFECTIONIS
ilireotement avec la curie, et sous pretexte qu'il ii'avait
pas fait profession de la regle de 1223, ne l'observait pas.
Frere Leon et le groupe de la Portioncule deplo-
raient sans doute la partialite de Roine en faveur d'Elie,
mais sans aller plus loin. Le Spec. Perf. nous dit leurs
preoccupations, leurs alarmes, nous les montre prenant
leurs precautions contre un orage qui gronde dans le
lointain, mais dont ils ne savent pas encore tout a fait la
direction et la puissance.
4* Rapports du Spec. Perf. avec la l^gende des Trois Gom-
pagnons.
Nous avons di\ja eu loccasion de montrer rideiitite
<rinspiration du Spec. Perf. et de la legende des 3 Soc.
Eniaiies du meme milieu, ces deux documents portent
natur(?llement la meme empreinto. Celui qui avait tenu
la phime (;n 1227 fut aussi sans doute celui qui la tint
en 124(); il ecrivit poiisse par les memes convictions.
«vai( sans iloule ospen"» lciToriser scs ronfnTCs par rv ^rand roiip d'ai]-
(larc. inais pour cellc fois il cchoua. Trop nombrcux tMaicnl ceux (|ui
lui (Mi voulaicnt de Ics avoircnipOclics dc C(nitcn)plcr Iccorps sUgina-
(isc dp liMir pcrc spiritucl : (|uand on \ it scs faulcurs fracasser la porie
du chapitrc, (»t vcuir riuslallcr. on vocifcranl, sur lc sicp^e du mini.slre
^cucral. une clanicur d'indi^natiou s clcva conlrc lui, cl il dut se retirer.
Tous ccs dclails sont eniprunt(>s a la suitc du rcoit d'Eccl. cite plus
hau!. La Chroni(iuc dcs XXIV G(}nt'raux cn parlc plus britivement,
niiiis duiio fa(;oii idcntique. An. fr. III p. 212. ("f. Si>cc. 1509 168 a.
Tout c«da, dit Kcclcshui, fut racout«> a Gri'»f^oirc IX par les dtil^gu^
du ('!iai)itrc, ct ic 16 jiiin il fulininait la bulle Spfrarimus haclenus
contrc... Ics Assisialcs I (Sbaralca Hull. I p. 06).
(lclui (|ui ctail vcritablcnicnt rcsponsablc dc lous C(»s d^sordres
sVliiil, parail-il, rctiri' dans un crmila^^c poury fairc pi^nilence. (Kcci.
lor. ril. II n'\ rcsta pas longtcmps, cl Ic ponlifc nc lui gurda gm^re
ran unc, puisipK; trois iins apivs il ('tait gL>n(''raI. ct (|ue le pape liii
c'crivail dc la Uv*o\\ la plus solcnncllc pour dcmandcr le secours de
scs pricrcs cl dc ccll(?s dc son ordrc. liullc : Per mare magnamj Sbara-
lcii l. I 1». 1I:J;L. Auvra\, Uc,i,'islrcs dc Grt^goircIX, n. 14a5; PolLliasl
*J2r).{. lcs indicalions dc cc dcrnicr sont erron(5cs.
RAPPORTS AVfiC LSS AUTRBS DOGUMENTS CXV
4ivec ces seules differences que vingl annees de lutle,
de visions, de defaites impriment fatalement ala pensee.
Par contre, le parallelisme exterieur est exceptionnel
•<»ntre ces deux ouvrages ; ils ne racontent guere les
mi^mes faits. Lorsque frere Leon redigea h&tivement le
Spec. Perf., il ne s'agissait pas pour lui de faire une
legende de saint Frangois, mais uniquement de repon-
Jre a ceux qui naivement, ou par calcul, s'en allaient
repetant qu'au soir de sa vie, le fondateur de Fordre
■avait reconnu lui-mc^me la necessite de donner a Tarmee
devenue immense des Minorites une toute autre cons-
titution que celle qui avait pu sufTire a Tassociation
primitive des Penitents d'AssiL^e. De propos delibere, il
Awaii donc neglige tout ce qui ne concernait que Fran-
<;ois comme liomme ou comme saint, pour montrer en lui
le fondateur de Tordre, le legislateur de la reforme reli-
;irieuse.
En 1246, au contraire, les 3 Socii voulaient ecrire la
vie de leur pere spirituel. Ils raconterent donc d*abord
sa jeunesse, sa vie mondaine, sa conversion, son apos-
tolat, et il n'est pas douteux que ces recits ne fussent
^uivis de beaucoup d'autres oii ils reprenaient rceuvre
de 1227, montraient de rechef en lui rinitiateur de la vie
iiouvelle, le general de Fordre dans raccomj)lissement
<le ses travaux ; mais cette partie, compronant les dcr-
nieres annees de la vie de Franyois, les plus fecondes et
les plus tourmentecs, ne nous est pas parvenue.
II n'est donc pas etonnant de voir si peu de recits
portant sur les memes faits dans le Spec. Perf. et dans
les 3 Soc. Ceux qui y sont repetes le sont avec les ana-
logies et les diiferences que revet le meme trait racontc?
a quelques annees d'intervalle par la meme p(;rsonne.
<^Voir chap. 92; 26; 55). Un de ces recits paralleles,
celui de la vocation de frere Egide, presente une dini-
culte apparente. On le trouvera donc etudie ii part (?t
CXVI SPKCtLUM PERFECTIONIS
pn verra eommonl la contradiclioh so resoiil devant
Fetude paliente du cotitextc. Voir ci-apres, p. 263.
TAHLEAU
DES PASSAGES
DES 3 SOC. CITKS
DANS
LE PHESENT OUVUAGE '
Division
Ancicimc
Pafjes ci lignes
bollandienne
(iivision
du Spcc. Perf.
3 8oc. 1
Prol.
271, 28
11
IV
309, 32
+ Vi
V
184, 28
15
»
42, 13
H- 26
VIII
52. 3.-, : 311, 33
27-30
VIII ot IX
167, 23
29
VIII
8, 30 ; 71, 11
30 Ct
31
IX
306, 31
35
IX
243. 31
4- 36
»
26'i, 33
37
X
309, 33
39 et
40
»
167, 23
41
XI
ri8, 31 ; 205, 21
4- 44
M
264, 33
46
XII
167, 23
XIII
95, 20
4- 56
»
97. 28 : 99, 31 ; 167,
273, 29
57
XIV
83, 25
57-60
»
9'i, 34
61
XV
128. 29
63-67
XVI
l.i2, 16
66
»
20."), 25
14
5* Rapports du Spec. Perf . avec la Seconde Vie de Gela.^*
La distaneo qu'il y a oritrc la Premirre et la Secon^
Vie de saint Franrois par Tliomas <le Cdano est beSL"*-
coup plus grando qiie (•cllc qui srpare lo Spec. Perf. ^
la Logondo dos 3 Socii.
1. Les -f indiqueiit les rocil^ i»aralleles propreuKMil diis.
RAPPORTS WfeCXES AUtRES DOCUMENTS CXVM
* II est certain que si des temoignages parfaitemenl
sftrs et authentiques n'etaient venus affirmer que la
Seconde Vie avait le m^me auteur que la Premiere, on
rfaurait peut-6tre jamais pense a la lui attribuer. Les
difrerences interieures se comprennent tres bien. La
revolte de frere Elie, son excommunication, le bruit pro-
voque dans toute TEurope par son passage a la cause
de Frederic II, Tavaient sans doute scandalise plus que
personne, et j'espere qu'il n'avait pas attendu cet eclat
pour se reproeher ses complaisances et ses faiblesses
a Tegard du fameux successeur de Fran^ois.
Ce qui est plus frappant, et plus inexplicable au pre-
mier abord, ce sont les diflerenccs formelles et exte-
rieures. Non seulement le style n'est plus le m6me,
mais on ne peut guere parler du style de la Seconde
Vie, car elle nen a aucun ; le mouvement de la pensee,
la belle cohesion de rensemble disparaissent complete-
ment ici.
A la reflexion, tout cela dcvient fort explicable. Dans
son premier ouvrage, Celano avait sans doute travaill6
sur les indications qui lui furent fournies de divers
c6tes et en particulier par fr. Elie, mais il avait vivifie
iout cela par ses propres souvenirs ; oblige de fournir
Tapidement son ceuvre , il lui avait souflle une 4me
vivante, et dresse un monument d\ine solide unite.
Plus tard, il eut le loisir necessaire pour coUectionner
3es materiaux d'un travail nouveau et son attention fut
-Qiinsi vivement sollicitee par les details. Tous les docu-
ments qu'on lui apportait etaient soumis a un patient
"travail de revision. 11 en elaguait ce qu'il trouvait su-
perflu, trop long *, en desaccord avec la saine interpre-
^ation de la regle^, se montrait impitoyablc pour les
1. Spec. Perf. 18: 28: 57; 82; 100; 121--123.
2. Spec. Perf. 3; 4; Gf. p. 325; Spec. Perf. 19; 31 ; 33.
CXVIII SPEGULUM PERFECTIONIS
pages ou des freres trop complalsants, sous couvert de
raconter saint Fran^ois, se racontaient eux-mftmes * ;
puis il corrigeait le style, ramenait tout aux regles de
la saine latinite^. Ce faisant, la tentation le prenait
quelquefois de remanier un passage, d'ajoutcr un mot
heureux, un trait d^esprit, voire un jeu de mots, au
document primitif'^. Mais Taddition d'un fleuron ou
dune astragale ne lui sufiisait pas toujours. Certains
chapitres reveillaient en lui le poete, d'autres Ic predi-
cateur, et Ton en trouve qu'il a ornes d'une pathetiquo
apostrophe a ses lecteurs ^.
Le resultat de tout cehi, e'est que Iorsqu'on aborde la
Seconde Vie, oii se trouve, non devant un monument,
mais en plein milieu d'un chantier de travaux. Examincz
toutes ces pierres que vous trouvez vers rentree, vous
ne tarderez pas ay reconnaitre les materiaux provenant
des 3 Soc. ; plus loin, un petit groupe dont il n'est pas
aussi facile de determiner Torigine, et vos regards
sont aussit6t sollicites par la masse compacte et bien
reconnaissable de ce qui provient du Spec. Perf.
Mais voici qu'il reste encorc un grand nombre de
pierres dont la provenance n'est pas rtablie. 0\i ThomaS'
de Celano aHa-t-il les chercher ? Je reponds sans hesiter,
qu'en general, elles (h:)ivent provenir de la partie dis-
parue des 3 Soc. En rabsence du document originaU
1. Spec. Perf. 36; 85; 89.
2. Voir 2 Gcl. 3, 28 et Spoc. Pcrf. 17 : 2 Cel. 3, 65 ct Spcc, Perf. 95;
2 Cel. 3, 1 el Spec. Perf. 102.
3. Comparez par ex. Spec. Pcrf. 15 et 2Col. 3, 15 les lignes ajoul^es
par cchii-ci a la fln. Dc uH^inc pour Ics dernieres lignes de 2 Cel. 3, 70
et Spcc. Pcrf. 62 ; 2 Ccl. 3, 28 et Spcc. Pcrf. 17 ; 2 Cel. 3, 7 et Spec.
Pcrf. 20; 2 Cel. 3, 9 el Spcc. Pcrf. 21. V. la dcrnicrr ligne de2 Ccl. 3,
120.
k. Voir par cxcniplc la sccondc nioilic du chapilre 2 Cel. 3, 86 (Spcc.
Perf. 4:i) : 2 Ccl. 3, 120 {Sp«\\ Pcrf. 57} ; 2 Ccl. 3, 61 {Spec. Perf. 67);
2 Ccl. 3, 10 (Spcc. Pcrf. 98,.
RAPPORTS AVEC LES AL-TRES DOCUMENTS CXIX
elles nous permeltront de nous imaginer ce qu*il etait
dans ses grandes lignes.
Tels sont, en quelques mots, les remaniements que
Celano fit subir aux documents qu'il utilisa, en parti-
culier au Spec. Perf. Les notes dans lesquelles on les
trouvera signales en detail a la fin de chaque chapitre
nous dispcnsent d'insister ici.
Quant aux dates relatives du Spec. Perf. et de 2 Cel.,
nous pouvons pendant un instant fairc abstraction de
toutes les preuves par lesquelles jusqu'ici nous avons
montre Texactitude du renseignement fixant la compo-
sition du premier a 1227. Son anteriorite, par rapport
a 2 Cel., ne saurait Hre mise en doute.
Le parallelisme entre ces deux documents porte sur
un trop grand nombre de recits, et ceux oii la redaction
est identique sont trop nombreux pour qu'on puisse
mettre en doute que Tun a copie Tautre.
Que le Spec. Perf. soit Toriginal et 2 Cel. la copie,
est prouve : 1** Par la critique litteraire, car on voit fort
bien comment du Spec. Perf. Celano a tire une foule de
traits qui, en passant chez lui, ont perdu tout lien et
toute cohesion ; mais il serait bien j)his dilficile d'expli-
quer comment on aurait pu donn(T une unite a cette
masse de morceaux isoles. Puis, si Ton voit bien pour-
quoi Celano a corrige la latinite du Spec. Perf., on ne
"voit pas comment le Spec. Perf. copiant Celano aurait
pris a tache de la vicier, d'en arracher certaines re-
cherches dVxpressions destinees a tirer Tceil ct que le
Moyen Age aimait tant. 2** La critique historique n'est
pas moins categorique. Elle nous montre tres bien
pourquoi Celano a passe, sans les prendrc, devant cer-
^ains recits du Spec. Perf. *, mais coniment s expliquer
cjue Fauteur du Spec. Perf. copiant Celano eiit ne-
1. Voir le tableuu ci-apr^s.
€XX SPKGULUM PERFEGTIOMS
glige precisement les recits les plus favorables a fsk
tliese * ?
La legenJe ne va jamais en s'allegeant. Le merveil-
leux teiui toujours a sy preciser et, pour dire le mot, a
s'y corser. II est iiupossible d'aJmettre que Tauteur du
Spec. Perf. ait enleve a des documents anterieurs une
purtie de ieur portee miracuieuse '-.
RAPPORTS I)E 2 CEL. t
AVEC LES 3 SOC. ET LE .*il»EO. I»EKF.
2<:fl. 1 Prul.
1
2
3
4
:\ Suc. 1 iPr..l.)
2-4 (I-II)
5-6 (II)
: (III)
8-10 IH)
Spi'c. Pi*rf.
(3>
04, 37
5
11-12 W)
<>
13-1« ■ V-VI)
184, 28
17-ty .VI)
20 ot 23 ■ VI et VII)
21 (VII)
8
y
24 (VII,
22 (VII;
25-2« Vllli
10
27-2y viir.
30-49 JX-XII)
8, 30 : 167, 22
11
12
4y-o2 .;xn:
53-r)r. :xil-Xlli:.
55
271, 4
97,31: 101:148,33:
164, 24; 271, 23
VA
50 xiir.
57-r.2 (Xiv-xvi;
107, 14 ; 273, 3
i't vi 15
27
56, 29 : 309, 32
1(>
«3 (XVI)
78
151, 34
17
04-r,7 (XVI:
08-73 ;xvii-xviii)
151, 34
1. 2 CoA. 1, 13: 3. 12: 13: U: 27: 37.
2. ConipJiror eiilri' aiitres 2 Cel. 2, 0 el Spec. Perf. 105: 2 CeL 3,
102 (;l Spec. IVrf. 115.
3. Daiis retle ('ujonne sont iiidiqiu^^es les pai^es ct li^ncs du pr^senl
travail oii roii Iroiivera des citatioiis de % Ccl. 1.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXXI
Cetli^ pi^emiere parti^ hous indique flssefz quels fufent
es proeedes de tfavail deThomas de Celano. II ne fait
;uere qu'abreger les 3 Soc. et en revoir le style. Mais
)ourquoi ne pourrait-on pas renverser les rdles et dire
jue les 3 Soc. emanent de 2 Ccl. 1 par voie d'ampli-
ication ? Pour une foule de bonnes raisons dont voici
es principales :
Les 3 Soc. ont partout le ton simple, vivant, prime-
iautier d'une ceuvre originale.
Les deux documents ont ete rediges roup sur coiip,
^ous Ic g<'!neralat de Crescentius do Josi (1244-1247) ;
nais si Ton s^explique fort bien que Tliomas de Celano
lit abroge les 3 Soc, on ne s'imagine pas pourquoi les
i Soc. auraient pris 2 Cel. pour liii ajouter des lon-
jfueurs, mais aucun fait nouveau. Certos, les amplifica-
ions de logendes ne sont pas rares dans la litterature
lagiograpliique, mais il serait sans doute difficile de
'iter une amplification qui, au point de viie litteraire,
lussi bien qu'au point de vue historiqiio, serait supe-
'ieure a Toriginal dont ello eniano. Dans cotte hypo-
hese, le prologue dos 3 Socii constituorait uno fourberie
>ien caracterisee. Ils ont soin, en offot, d'onumoror les
Vores, dont plusieurs otaient vivants, qui ont collabore
lar leurs souvenirs a hmr travail. No sorait-co pas la
m auihicieux mensonge, ot parfaitoment inutilo, s'ils
reussent fait que dolayer los n*cits do 2 (]ol. 1 ? Enfin,
^omment auraient-ils pu emettro, commo ils le font a la
[in de leur lettre d'onvoi, la protontion de diro des
choses omises dans los logondos anteriouros ?
Mais il y a plus, la Chronique dos XXIV Gonoraux
nous raconte comment les chosos se sont pass6(»s, ct
ce temoignage exterieur est la confirmation odatante
Je ce que rovole la critique intorne. Pai'hint du chapi-
tre de 1244, ou Crescentius fut olu goiioral, ello dit :
j< Idem Generalis praecepU universis fratribus quod
CXXII SPECULUM PERFECTIONIS
sibi in scriptis dirigereni, quidquid de vitd, signis el
prodigiis beati Francisci scire veraciter possent. Quo
inducti fratres Leo^ Angelus et Rufinus, quondam
socii sancti Patris, multa qux de ipso viderant vel
audiverant a fide dignis fratribus Philippo Longo^
Illuminato, Massmo de Marignano nec non Johanne
socio sancti fratris /Egidii, per modum legendm in
scriptis redegerunt et eidem Generali fideliter trans-
miserunt, Aliis efiam multis qua^ noverant recolligen-
tibuSf mulfa miracula, quw Sanctus in diversis orbis
partibus fecerat, fuerunt publicata,
Et post frafer Thomas de Celano de mandato ejus-
dem ministri et generalis capituli primum tractatam
legendx beati Francisci, de vitd scilicet et verbis et
intenfione ejus circa ea qutV pertinent ad regulam^
compilavit ; qux dicitur Legenda antiqua. Quse dicto
Generali et capifulo dirigitur cum prologo qui inci-
pit : Placuit sanclie universitati vestrse^ etc. An. fr.,
t. III, p. 262.
Toiis lcs inots de ces lignes doivent iHre soigneuse-
ment p(»ses, en particulier inducti... post... de man-
dafOy ils nous imiiquent, avec la derniere precision,
coniment l(»s cboses se passerent. Crescentius avait
prie t<nis les freres indistinctemont de lui transmettre
tous les trmoignages qu'ils pourraient recueillir sur la
vita, \vs signa et les prodigia de Fran(;*ois. Cetait une
collection de mat(*Tiaux que Fon voulait recueillir. Beau-
coup d^Mitre eux repondirent, et en particulier les
anciens Socii du saint.
Apr(»s cela, sur Vordre du gtuK^ral, et conformement
a ce qui avait div, arn^ti» par le chapitre, Thomas de
Celano mit en (euvre les matV^riaux recueillis. Voila qui
marqu(» assez le nMe tout a fait a part joue par Celano
comme historiographe ofliciel d(» Tordre et voila aussi,
je pense, de quoi convaincre les savants critiques qui
RAPPORTS AVEC LES AiyTRES DOCUMENTS CXXIII
se deraandent de quel droit j'ai parl6 de 2 Cel. comme
posterieur aux 3 Socii*.
Je pourrais m^me ajouter que nous avons Taveu de
Thomas de Celano. Que Ton veuille bien prondro devant
soilesdeuxouvrages, et parcourir2Cel. 1, 1-10 et 3 Soc.
1-29. Jusque-la, Celano a suivi la narration des Socii
d'une fa^on constante,maisIevoiIaqui arrive acettelon-
gue serie de chapitres (3 Soc. 30-49) ou saint Fran^ois
disparait presque completement, et oii des freres se
mettent en scene de la fa^on la plus complaisante. Pour
le coup, il s^impatiente, tourne toutes cos pages, et
trouvant assez d'avoir raconte la conversion do frore
Bernard, qui etait mort, se refuse a raconter les prouosses
de freres qui sont encore pleins de vie. Longum essety
dit-il, de singulis persequi^ qualiter braviuni supernx
wcationis attigerunt (2 Cel. 1, 10, Ms. 686 dWssise,
p. 16).
Telle est la maniero dont Thomas de Colano travailla
l'oeuvre des Tres Socii, ou du moins une partio do cotte
CBuvre. Ce sont exactcmont los procedos qu'il omploya
oussi, nous Tavons vu, vis-a-vis du Spoc. Perf. ot on
oela, il faut bien le remarquer, il ne faisait que se con-
fbrmer a des habitudes re^ues, genorales ; il accomplis-
saii sa tAchc.
On a souvent salue en saint Fran^ois le ronovateur
de Part, celui auquol Giotto a dil son inspiration ; il
serait plus vrai encore de saluor on lui lo ronovatour do
Vhistoire. La legonde dos Trois Compagnons, le Spo-
culum Perfectionis sont des chefs-d'a*uvro de vie ot de
1. Par exemple M. Della Giovanna. E sa U SnbaUer perrhe i Tre
tompagni non traUano largamente degli uUimi anni deUa vila det
Sanlo e poco dicono dtUe sue idee e delle sue inlenzioni? Perchi' ne
parla abbastanza diffusamente Tommaso da (.elano neUe sua ?a \'iia
che faatore erede, non so con qnanto fondamenlo, posteriore nUu
Leggenda dei Tre Compagni e che a me, come ad aUri, pare indubbin-
mnte anteriore. 8. Francesco d'Assisi giullare p. 91.
CXXIV SPEGULUM PBRFEGTIONJS • •:
voritn. Les anachoretes d^ Greccio avdieiit ^trop aime
leur maitre pour parler de lui §ur le ton ou on catalo-
guait de leur temps les prodiges des saints populaires.
Cetait la vie de leur p<>re qu'il s'agissait de raconter,
sa personne qu'il fallait peindre, soii amour qu'il fallait
evoquer pour en savoui'er eneure le souvenir, s'en ins-
pirer, le faire passer eomme un soulUe vivifiant sur le
cffiur de tous ces freres sur lesquels, mourant, il aurait
voulu faire descendre sa ben('^liction.
Mais eette inspiration historique mmvelle, que le con-
tact av(K* saint Fran^jois avait en quelque sorte inocultic
a S(;s compaguons, (}tait trop en opposition avec les gouts
et h^s habitud(»s du treizieme siecle j)Our triompher.
On en revint fatalemcuit aux k''gendes anonymes, col-
lectives, ou h»s faits viennent se ranger dans un ordre
pr(>vu d'avance, a peu pres comme dans un miiseum les
squelettes (;t les fossiles.
J'ai ass(»z insist(} plus haut sur les consid(^rations
prouvant que hi premiere partie S(Mdement de la Legenda
3 Sociorum nous est parvenue pour avoir a y reyenir *.
II est tr(\s frapj)ant de constater que 2 Cel. 1 cor-
resj)ond(? si (jxactement a la j)artie (jui subsiste, et cela
m^amene a proj^oser quelques hypotheses qui peut-(!»tre
ne seront j^as confirmiu^s, mais (jui en tout cas aide-
ront a chercher la solution que seuls pourront donner
les (hKHiments, si on les tnmve >.
1. Voir \). XX, la noU».
2. Auriuns-iious une epave du recit do la slignialisalion par les
:{ .Soc. dans \v niurc<'au Modns sfigmnlizalionis s. Francisci. Legilur
in vita sofioriim s. fYancisii cilO par le Spoc. Vilaj M. 1509 f" 232 a?
Cela concordo d*uno inaniero sullisanlo avec ce quc ra(X)nlait frere
L(^on. (Kccl. 13 dont on trouvera le toxlo p. 152 et 153 notes). Qu'o
vcuillo bien no voir ici qu'un point d*intorrogation tros liiDide, car le styl
<le celtc pagc no rappelle guerecelui des 3 Soc. La rubrique peut trii
bien vouloir inditpior, comme originc du morceau, lavie despremie
disciples dont lcs appondicesdes Fiorclli, et surtout la Ghroniquede
XXIV Gent^raux,,nous conservent de nombreux fragments.
J
RAPPOR.TS AVEC LES AUTRES DOOUMENTS CXXV
Que se passa-t-il lorsque Crescentius rcQut la Legeride
des 3 Soc, ? Je corijecture qu41 transmit a Thomas de
Celano seulcment la partie qui subsiste encore aujour-
d'hui, gardant par devers lui tout ce qui concernait les
temps troubles de la vie de saint Fran^ois (1221-1226),
partie dont frero L4on avait bien pu profiter pour y en-
chAsser de nouveau la plupart des traits racont6s dans
le Spec. Perf.
La Legende des 3 Soc. est dat^e de Greccio, 11 aoiit
1246; 2 CeL 1 a donc eto redige apres cette date, et
puisqu'il est encore adresse a Crescentius, avant juillet
1247, date de Felection de son successeur, Joan do Parme;
A la suite du primus tractatus que pour abregor nous
appelons 2 CoL 1, on trouve une particula secunda^
2 CeL 2, pourvue d'un nouvoau prologuo, co qui prouve
qu^elle n'a ete ni composoe, ni onvoyoo au gonoral, en
m6me temps que l'autre.
Si nous examinons le contenu de cotto socondo partie,
nous nous apercovons ausslt6t quo 1(js rocits s'y suivent
dans un ordre suffisamment chronologiquo ot s'otondent
jusqu^a la mort de Fran^ois.
' Comme ils se rapportent en gonoral a des fails qui se
sont passes enpresence de frere Loon, qui cadr(»nt (runo
part avec les aspirations de son groupo, d'autro part
avec la caracte^ristique donn(}o par los ',\ Soc. do lour
ceuvro dans le prologue, jo crois r^tro antorisf'» a con*
clure qu'il y aurait, entre 2 Col. 2 ot la j)artio disparm^
desTroisCompagnons, unerolatiou analoguo a c(»Ilo (|u'il
ya entre2Cel. 1 et la partio qui subsist(Mlocodorumont.
Je dis des rapports analoguos, car Tlioinas do Colano
se montra sans doute oncoro plus circonspoot ici quo
de coutume. II est fort possiblo qu(» Jenn do Parm(\ on
sa qualite de partisan de rotroito obsorvnnco, ait conn^'
a rhistoriographe de Tordro la parlio dos 3 Sooii (pio
son pred(^eesseur avait retenue.
CXXVI SPECULUM PERFEGTIONIS
Eiifiu Celano se remit a roeuvre encore une fois, et
preuant pour base le Spec. Perf., s'aidant soit de quel-
ques-uns des documents provoques par le chapitre de
1244, soit de morceauxdes3 Soc. negliges pour la redac-
tion du travail precedent, il ecrivit ce qu'un ecrivain de
talent, Tauteur si distingue de THistoire de S. Fran^ois^^
a ap|>ele avec raison le livre des vertus du saint, la troi-
sieme partie de la Seconde Vie.
La suite de notre tableau montrera quels sont ccux
des morceaux de Thomas de Celano dont nous avons la
source et quels sont ceux pour lesquels elle reste a
trouver.
On trouvera peut-etre exagere le temps consacre ici
k Tetude de 2 Cel. Qu'on veuille bien m'excuser. II m'a
paru necessaire de bien mettre en lumiere la rapidite
avec Inquelle les documents franciseains originaux ont
ete souniis a des remaniements qui, sans qu'il y eut
la rien d'intentionnel, les ont peu a peu profondement
alteres.
Un fait remarquable se constate lorsque dans 2 Cel. 3
o\\ i)lat'e dun c6te les traits provenant du Spec. Perf.,
(run autre ceux qui proviennent des recherches person-
nelles du compilateur ou de docum(»nts perdus. Dans ce
se M)nil groupe, riivolution de la legende est beaucoup
j)lus avanct}e et le mcrveilleux plus apparent.
1. M. Lo Monnier. Paris et Lyon, 2 vol. in-8° 1889, L I, p. XIV.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXXVII
RAPPORTS DU SPEC. PERF. AVEG 2 CELi.
|HT. Perf.
2 Cel.
Spec. Perf.
2 Cel.
1
39
3, 81
2
40
3, 82
a
3, 8
41
3, 118
4
3, 124
42
3, 110
h
3, 2; 6; 9
43
3, 86 Ct 87
6
3,4
44
3, 3
45
3, 73 et 80
8
46
3, 88
0
3, 5
47
10
48
3, 89
11
49
3, 90
12
50
13
51
3, 92
14
3, 11
52
15
3, 15
53
3, 46
Ifi
54
3, 84
17
3, 28
55
1, 12
18
3, 20
56
19
57
3, 120
20
3,7
58
21
3, 9
59 Ct60
3, 63
22
3, 23
61
[1 Cel. 52]
23
3, 19
62
3, 70 et 71
24
3, 21
63
3, 72
25
3, 22
64
3, 83
26
[3, 17]
65
[lCel.74el75l
27
1, 15
66
28
3, 110
67
3, 61
29
3, 30
68
30
3, 31
69
3. 124
31
3, 32
70
3, 93
32
3, 33
71
? [3. 93]
33
3, 36
72
3, 100
34
73
35
? [3, 34]
74
3, 95
36
75
3, 97
37
3, 29
76 et 77
3, 135
38
3, 35
■
78
1, 16
^- Voir aussi k Tlndex alpliab^tiquc Thomas dc Cclano.
CXXVIII
SPECULUM P
'ERFECTIOI
CfS
i
*
Spec. Perf.
2 Cel.
Spcc. Perf.
2 Cel.
79
101
80
3, 116
102
2, 1
81
3,94
103
2,9
82
3, 96
104
83
[1 Cel. 106]
105
2,6
84
106
3, 64
85 .
107
2, 17
86
3, 56
108
87
109
88 .
3, 139
110
2, 13
89
.
111
90
112
91
113
92
1,6
114
3, 128
93
3, 67
115
3, 102
94
3, 39
116
95
3, 65
117
90
3, 68
118
3, 101
97
3, 69
119
98
3, 10
120
99
3, 58
121, 122,
123
3, 139
100
3, 138
124
RAPPORTS DE 2 CEL. 2 & 3 AVEC LE SPEG. PERF.
2Cel.
2
Sp<
?c. Perf.
2 Cel. 2
Spec. Perf.
1 »
102
12
2
13
110
3
14
4
15
5
16
6
105
17
107
18
8
19
9
103
20
10
21
11
22
1. II cst fort possible que le Spec. Perf. nc soit la source (lir(
d'aucun dcs n'^cits de 2 Cel. 2 ou do 2 Cel. 1, car Cclano put les trou
dans lcs 3 Soc. ou frore Lt^on avait peul-^lre ri^p6t6 beaucoup de r6
d6}k faits dans son premier ouvrage.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMEKTS CXXIX
l Cel. 3
S|K»c. Perf.
2 Cel. 3
Spoc. Pfrf.
1
46
53
5
47
3
1
48
'i
6
49
5
9
50
6
5
51
20
52
8
3
53
y
21 et 5
54
10
98
55
11
14
5«
86
12
57
13
58
99
14
59
1;.
15
60
1(>
61
67
i:
62
18
22
(W
59 Ct 60
ly
23
64
106
20
20
65
95
21
24
66
22
25
67
93
23
22
(J8
96
2'.
69
97
25
70 Ot 71
r,2
26
72
63
27
73
45
28
17
74
29
37
30
29
76
31
30
32
31
78
33
32
79
3^
(?) 35
80
45
35
38
81
39
:j<i
33
82
'i(>
37
83
64
38
84
54
39
94
85
'aO
86
43
'*1
87
43
42
8S
46
'i3
89
4S
'♦'«
90
49
45
91
o*
CXXX SPECULUM PERFECTIONIS
2 Cel. 3
Spec. Perf.
2 Cel. 3
Spec. Perf.
92
51
118
41
93
? 87
119
9'i
81
120
57
95
7'i
121
96
82
122
97
75
123
98
124
69 et4
99
125
35
100
72
126
101
118
127
102
115
128
114
103
129
65
10'i
130
105
131
106
132
107
133
108
134
109
135
76 et 77
110
42 et 28
136
111
137
112
138
100
113
139
88, 121-123
114
34
140
115
141
116
80
142
117
143
6* Rapports du Speculum Perfectionis avec la Ii^gende de
saint Bonaventure ^
Los rapports directs cntre ccs deux documents se
rcduisent a fort peu de cliose. On trouve bien dans le
second un grand nombre de recits emanes du premier,
mais ils n'en provicnnent que d'une fagon mediatc. Les
procedes mis en o^uvre par Tliomas de Celano a Tegard
du Spec. Perf. sont exactement les mt^mes que ceux
dont usa Bonaventuro ii Tegard dc Colano. Celui-ci
avait commonce le travail, et le nouvel historien se
garda bien de lien pas prolitor. 11 out evidemmenl con-
1. Voir aus:ii d riiide.x alphabOlique Bonaveiilure.
RAPPORTS AVEG LES AUTRES DOGUMENTS GXXXI
naissance du Spec. Perf., mais c'est a peine si ron
trouve quelques r^cits qu'il lui ait empruntes directe-
ment*.
Quand il ecrivit, il s'agissait de rassembler en une
seule histoire tous les morceaux epars de la legende
franciscaine, il fallait choisir, elaguer-, abreger etcom-
pleter.
Les h^cteurs qui voudront partant du Spec. Perf. se
rendre compte du remaniement subi par ses recits en
passanJ dans 2 Cel. et de la dans Bonaventure, trou-
veront les indications necessaires dans lcs notes de la
iin de chaquo chapitre. Ceux au contraire qui vou-
draient remonter de Bonaventure a ses sources pour-
ront utiliser le tableau suivant.
TABLE DES GHAPITRES DE BONAVENTURE
SUR LE8QUELS ON TROTA'ERA DES XOTES CI-APRES
I)ivi>i<Mi I»ulluiu1icnne
Ai
ncieDne division
Page el
ligue
Bun. 11
I
309, 32
24
II
164, 37 ;
271, 11 ;
167, 14
273, 9
27
III
52, 35
28
»
8, 30
29
a
71, 9
30
»
306, 31
49
IV
243, 31
50 et 51
9
108, 29
59
•
V
193, 35
1. Par cxomplo Ic recit sur la composition do la ivglo «ie 1223: Spoc.
Porf. 1, Bon. 55 ;v. ci-apr^s p. 252 ot 254) ; colui du chant lios alouoltos
autour (lo la collule de saint Franc^ois lo soir dc sa niort : Spoc.
Porf. 112; Bon. 214.
2. Bonavcnturo supprime tout co qui avail trait a rorganisafion dos
oouvonls (v. p. 25. 30), au soin dos loproux {p. 79, 12), aux rapporls
<lo Franr;ois avec Dominiquo (p. 77, 36) ; il supprimo ou romanio lout
«•o qui concornait los rapporls du saint avoc sainlo Clairo ot avoc
Jacquoline de Scttesoli. (V. ces noins a Tindox alpliaboliquo), otc.
XXXII SPE
CULUM PERFECTIO
NIS
DivisioD hollandienne
Anclenne diTlftion
Page ct ligne
60
»
21, 35
63
»
172, 34
6^
»
148, 34
65
»
56, 30
67 et 68
H)
228, 35
73 Cl Ih
VI
113. 23
75
»
81, 32
76
»
72, 36 ; 83, 24
mmm
J J
»
84, 29; 117, 2&
78
»
52, 28 ; 77, 36
79 el 80
»
111, 26
81
»
124, 29
83
»
306, 32
8'i ct 85
»
131, 28
89
VII
15, 31 : 16, 23
91
»
72, 19
92
»
54, 26
93
»
54, 30
9'#
u
36, 33
95
»
49, 25
96 et 97
»
42, 14 ; 122, 20
98
M
46, 33
103
VIII
145, 26
105
»
160, 26
106
»
72, 21
107
»
68, 36
108
»
59. 31
109
»
232. 33
110
»
22, 15
112
»
274, 5
117
»
22, 16
119
»
307, 40
123
IX
232, 34
13'i
»
307, 19
ri2
X
195, 30
ri7
»
186, 31
l'i7 et l'i8
»
148, ,34
149 et 150
»
277, 14
153
XI
22, 16 ; 91. 20
1(>1
u
91, 35
163
»
r>. 11
165
»
204, 32
172
XII
306, 32
iy'i
XIII
153, 20 ; 307, 20
203
»
108, 30
214
XIV
224, 33
RAPPORTS AVEG LES AUTRES DOGUMENTS GXXXIII
7* Rapports du Spec. Perf. avec le De laudibus de Bernard
de Besse > .
L4(iee d'etablir ee rapprochement etonnera sans doute
ceux qui connaissent le debut de la legende de Bernard
de Besse. L'auteur y enumere les sources de la vie de
saint Frangois, et Ton s'attend naturellement a le voir
indiquer toutes celles auxquelles il a puise largement.
Or il n'en est rien, et s'il parle des travaux de Thomas
de Celano, de Bonaventure, de fr. Julien, de Jean de
Ceperano, il ne dit absolument rien des Trois Compa-
gnons auxquels il emprunte pourtant de longs passages
textuels. Nous ne faisons pas ici une etude des 3 Soc. et
ceux qui voudraient voir Tutilisation presque constante
faite par Bernard de cette legende n^ont qu'a se reporter
a rexcellente edition qui vient de paraitre a QuaracchL
1. Bernard de Besse originaire de lai province dAquilaine, fut le
secr^laire de saint Bonaventure, ce qui indique assez qu'en \21kf
lors de la n)orl du c616bre docteur, il 6tait lui-mdme dans la force de
rAge. II y a quelques ann^es le P. Elirle a altir6 ratlenlion des ^rudits
sur les OBuvres de ce corapilaleur : Zeitschrift fiir Kalholische Theologie,
(Innsbruck, 1883) t. VII, Zur Quellenkundo der Alteren Franziskaner-
geschichlc : Der Catalogus Ministrorum Generalium des Bernhard
von Bessa, mitgetheilt nach der Turiner Handschrift und erlautert,
p. 323-352; une traduction en italien de cet article a paru dans laMis-
celianca fr. t. I (1886) p. 1-14. Le cataloguc des G6n6raux vient d'6tre
publi^ de rechef dans les An. fr. t. III p. 693-707.
Dans le m^rae volurae, on trouve 6dit<5 pour la premi^re fois le De
Jaudibus p. 665-692. Enlln le compilaleur de la Clironique des XXIV
<j6neraux avait incorpor6 a son livre une aulre oBuvre de Bernard de
Besse, la Vie de frore Christophe, Loc. cit. p. 161-173.
£n 1885, ie P. Denifle ajoula quelques indicationssur les manuscrits ;
^rchiv fur Litteratur und Kircliengeschictite des Mittelalters t. I
J). 145-146 (1885).
II est superflu que je reproduise ici ce qu'on Irouvera dans cqs
^xcellenles dludes aux r6f6rences desquelles j'ajouterai seulement :
donform. 126 a 1 et 148 b 2 (ed 1510) ; Marc de Lisbonne t. II p. 212;
^lisloire litt6raire de la France t. 19 p. 437 (Nolice par M. Daunou) ;
liauir^au, Notices et extraits, t. VI p. 153 ; Papini, Storia t. II p. 237 ;
^n. fr. l. III p. 161, 241-242, 262, 288, 377, 645, 693, etc.
CXXXIV SPECULUM PERFECTIONIS
Pourquoi eo silence ? Est-il temeraire de supposer
qu'cn sa qualito de secretairo de Bonavonture, Bernard
de Besse put avoir sous los yeux los vieilles logendes
condamnees a la destruction par le chapitre de 1266
(v. ci-apres p. 135, 21 ss) ? Rien de plus naturel que
son ideo dVn prendre les traits les plus edifiants, mais
sans donner des indications detaillees sur leur origine.
II ne pouvait guere s'en referer k dcs couvres expresse-
mont condamneos. Collosqu'ilnommo, sont celles quipour
des raisons diverses avaient eu durant quelque tcmps^
ou dans certains pays, une sorto de caractere officiel *.
II no connut pas soulement la lcgende des Trois
Compagnons, mais aussi lo Spoc. Porf. Cost a lui qu'il
emprunto par oxemple lo rccit do la visite de Jacqueline
de Settosoli a Fran^ois mourant. On trouvera plus loin
ce texto^ qu'il faut rapprochor de Spec. Perf. 112.
Et on y vorra bien vitc quo si Bornard de Besse
abrogo conformomont a son plan de faire un re^sume,
il renforco pourtant lc sens de Toriginal ct donne a ce
rccit un contour bien plus mcrveilleux. Frcre Leon avait
dit tout simploment que Fran^ois mourut la semaine oili
Jacquclinc vint lc voir ; lc compilatcur transforme cela
en une prophotie : « Ego sabbato recedam in sero. »
II ost vrai qu'on pourrait objoctcr que Bernard de
1. Le c«iraclt>re pacifique et prudent dcs aMivres de Bernard de Besse
a d(>j{i el6 remarqu^ et niis en lumit^re par le P. Ehrle, Loc. cil. p. 336.
2. Au moment 01! !a feuille 18 (p. 273 ss.) de mon travail 6tail sous
presse, je n'avais pas encore regu les bonnes feuilles de la fln du t. III
des Analecta fr. et n'ai pas pu renvoyer a ce recucil. Aux indicatlons
qu'il donne p. 665 sur le Ms. I VI 33 de rUniversit6 de Turin (ancien-
nement cC){6 MXXVIII. K. III. 12, sur deux colonnes, 14/19 cenli-
metres), il est peul-c^lre utile d'ajouler Tincipit de la It^gende de sainte
Claire, qui se trouve au f» 88 a (2* colonne) Venerabilis Chrisii
sponsa' Deoque dicatx virginis Clartr nalalitium diem, ft*atres caris-
simi, honorificenfid dehitd, cetebrantes, sacrx viUe ipsius primordia
processuni el exitum succincti sermonis compendio percurramu*.
Originis quidem nobilitate ac conversationis honeslate pneclaris
ejcorta parentibus post [88 b 1].
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUME^ITS CXXXV
Bcsse a emprunte ceci a iine autre legende disparue,
voire m^me a la tradition orale. Ce n'est pas probable,
mais c'est a la rigueur fort possible et n'est pas pour
contredire la conclusion de ces lignes, tout au contraire.
En tout etat de cause, il demeure etabli qu'au moment
ou ecrivit Bernard,c'est-a-dire aux environs de 1285, la
venue de Jacqueline etait racontee sous des couleurs sin-
gulierement plus merveilleuses que dans le Spec. Perf.
Avec Bernard de Besse se clcHure la serie des bio-
graphes primitifs de saint Fran^ois. Apres lui s'ouvre
la longue serie des copistes qui nous ont transmis le
Spec. Perf. les uns en totalite, les autres en partie.
Nous les retrouverons au chapitre de la description des
manuscrits. Parallelement a eux, on trouve les compila-
teurs proprement dits. Etudier le r6le joue par le Spec.
Perf. dans leurs oeuvres exigerait des volumes. La
question est ebauchee pour Tun d'entre eux, le plus
connu, qui fut vraiment d'un merite extrt^me et d'une
rare exactitude, Barthelemy de Pise^Tauteur du fameux
traite des Conformites. Dans les notes a la fin de chaque
chapitre on trouvera des indications sur sa presence
et son elat dans ce recueil.
Une comparaison que je n'ai pu malheureusemenl
faire est celle du Spec. Perf. avec la Chronique de
Mariano. Tous les indices qu'on trouve dans Wadding
sur cette oeuvre montrent qu'elle aurait un inter^t reel.
Peut-6tre y trouverait-on des fragments d'ecrits oublies
ou reputes perdus. II m'a ete impossible d'avoir des
renseignements precis sur ce qu'elle est devenue^
Mais a c6t6 du temoignage des historiens qui ont
1. Pendant que ceci sMmpriinait, j'ai retrouv^ dans une toute peUte
vilJe d*Italie une des cpuvres de Mariano. Peut-^tre celle-ci me mettra-
t-elle sur la vole pour retrouver les autres. Le r^sultat des recherches
auxquelles Je vais me livrer sera donn^ dans les Addenda. Voir
ci-dessus p. XLIII»
CXXXVI SPECULUM PERFEGTIONIS
utilise le Spec. Perf., de celui des compilateurs et des
copistes qui Tont copie seul, ou en le noyant dans d'au-
tres documents, nous avons sur Toeuvre de frere Leon
une autro serie de renseignements que nous ne devons
pas negliger, ceux qui nous sont fournis par ses nom-
breux lecteurs et dont la serie commence du vivant m&me
de Tauteur. Les premiers firent cette lecture surtout
dans un but d\»di(ication, mais le temps vint bient6t oi)i
les partisans de Tetroite observance allerent chercher
dans ces pages leurs armes et leur inspiration.
Ges temoignages, naturellement plus brefs que les
precedcuts, ne sont pas moins explicites, et meritent
d'6tre etudies dans un paragraphe speciaL
n. T6moignage de quelques-uns des ^crivains qoi connu-
rent rceuvre de frdre Ij6on.
1° B. Fran^ois Venimbeni de Fabriano (1251-1322}.
Le premier en date est cehii d'un contemporain de
fr. Leon. Ne le 2 septembre 1251, Frangois de Fabriano
entra dans Tordre des freres Mineurs en 1267. II fit
plusieurs ouvrages vers hi recherche desquels devrait
bien se porter rattention et le zele des erudits des
Marches ^ Dans Tun d'eux qui etait une histoire des
1. Lcs Bollaudistcs eux-mdmcs ne purcnt obtenir k ce sujet quc des
donn6es (out a fait insunisantes, V. A. SS. Aprilis t. III p. 89 ss. el 4 Tap-
pendicc du mOme vol. p.l»91 ss. Voir aussi pour sabiographie Wadding
Ann. 1251 n. 30 (t. III p. 24'»); 1267, 4 ss. (t. IV p. 276 ss.); 1322, 1-26
(t. VI p. 377-38'*) ; Gonform. 69 b 1 ; Marc de Lisbonne lib. VII cap. I
(t. II p. 384). Hidolli, Ilist. Ser. 100 a et b ; Grouwels, p. 82 ss.; Mel-
cliiorri, Leggenda di S. Francesco scritfa dalli suoi Gompagni
p. 196-199. IL semble a lire cc passage que Melcliiorri (qul ^crivait
en 1856) ait eu sous les yeux le manuscrit m6mo de Fran^ois de
Fabriano. Ceci n'aurait rien d'dtonnantpuisqu*il(^tait lui-mdme Mar-
chigiano. Par contre le P. Luigi da Fabriano dans ses Cenni Grono-
logico-biogradci della Osservante Provincia Picena, (Quaracchi, 1886
in-S» de 270 p.) ne lui consacre que quelques ligoas, p. li note 1 ; 21
'^
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXXXVII
ministres generaux, il disait k propos de Pierre de
Catane : De supradicto fratre Petro Cathanii, quod
fuil Generalis Minister, habetur ex dictis fratris
Leonis^ unius de sociis sancti Francisci, quern scili'
cet fratreni Leonem ego vidi^ et scripta ejus legi quee
recollegit de dictis et vitd sanctissimi patris nostri
Francisci \}N*eiMmg, t. IV p. 277).
U est bien diilleilo de ne pas voir la une allusion au
ohap. 39 du Spec. Perf., ou frere Leon raconte la nomi-
nation de Pierre de Catane par saint Frangois.
2- Angelo Cilareno de Gingoli (circa 1245-1337).
Ce frere prit Thabit peu de temps apres 1260, c'est-
a-dire une dizaine d'annees avant la mort de frere Leon.
« Aus dem personlichen Verkehr miteinigen noch leben-
den Gefdhrten des hL Ordensstifters und ihrer ersten
Schiilern schopfte er das hohe ideale Bild des sera-
phishen Heiligen und jenen nachhaltigen Feuereifer,
diese hehren Ziige in sich und seinen Ordensgenossen
nachzuformen, welcher die eigentliche Signatur sei-
nes langen Leidensiveges wurde. » Ces paroh^s du P.
note 2; 25, 78,124, 202; Gf. Serieschronologico-historico-criticaMinis-
trorum Provincialium qui a primordio religionis ad nostra usque
tenipora Picenam Provinciam ord. Min. S. Fr. Conv. adminislrarunt.
(Pano, in-4* de 40 et 12 p. 1843). V. p. 7 el 10. Voir aussi la nolice qui
lui est consacr^e par Papini dans le Ms. 85 (st^rie moderne) do la
Bibl. d*Assise; Arturus, Martyrolog. p. 177 (22 avril} ; Hrev. roniano-
seraph. 14 mai; Tassi Luigi, M. O. Vila del b. Francesco Venimbeni
da Fabriano. Fabriano, 1893, in-8- de 197 p. Dans 1'Invenlario dei Ma-
noscritti delle Biblioteche d'Italia, t. I p. 221 se trouve dans lc cata-
logue sp^cial de laCommunale de Fabrianoredigo parA. Zonglii, sous
le n* 10, rindication d'un Repertorium ecclesiasticuui, ou sonl, quxdam
ejcarala mana D, Fratris Francisci. Dans le nu^me recueil se trouye
rindication de quelques manuscrits sur sa vie mais d'(^poque tardivo.
Voir aussi le remarquable article du D' Enrico Filippini intitul^
Notizie Storico-bibliogranche intorno airarcliivio di S. Francesco in
Fabriano, Miscellanea, t. V. p. 179-191.
CXXXVIII SPECULUM PERFECTIONIS
Ehrle^ n'*sument de la fagon la phis heureuse rirapres-
sion hiissec par la h^cture des a?uvres d^Angelo CLareno.
II ne parle jamais de ses rapports avec les Socii que
d*une maniere generah» et collective, mais est-il temr»-
raire de penser qu'il connut surtout celui qui n'avait
pas cesse d'etre h? phis en vue et le phis venero des
premiers disciples du maitre?
Quoiqu'il en soit, il en appelle sans cessc a frere
Leon, et nous trouvons toujours alors sous sa plume
des citations du Spec. Perf.
Voici le debut d(» la Chronique des Tribulations ^ :
« Vitam pauperis et humilis viri Dei Fraucisci trium
Ordiuum fuudatoris quatuor solemues persouss scrip-
seruut, fratres videlicet scieutid et sauctitate prseclari
Johauues et Thouias de Celauo frater Bouaventura
septiuius (cod. uuus) post b, Frauciscum generalis
miuister et vir mirae simplicitatis et sauctitatis^ frater
Leo, ejusdem saucti Fraucisci socius,
La legende de Bonaventure nVst mentionnee ici que
pour la forme. L*auteur, si j'ai bien lu, ne lui fait aucun
emprunt. II rappelle un des chapitres de 2 Cel. ^ et
1. Archiv fiir Litteratur und Kirchengeschiclite 1. 1 p. 519. A la suite
de lii plirnse cilc^e, le savant critique a ri^sumc^ de la fa<jon la plus
prt^cise les grandes lignes de la vie d'Angelo Clareno. II mourut le
15 juin 1337.
Le P. Ehrle a publit^ une partie de ses lettres dans cet article
qui est inlifult^ Die Spiritaalen (Archiv t. I p. 508-569), et la niajeure
parlie do sa Ghronica Tribulationuni, avec un pr^cieux appareil crlti-
que. dans la mt^me revue (t. II p. 106-164 ot 249-336). Voir aussi A. SS.
Junii I. III p. 566-576 dissortation qui est surtout un cominentaire
des noMces consacrdos a Angelo par Wadding. Paplni lui consacre
unc nolicc peu impartiale dans ses Scriptores Ord. Min. Ms. moder
nes d'Assiso n" 85 p. 10.
2. l)'aprt\s le Ms. 7, Plul. 20 do la Laurentienne. On en trouvera 1
dcscription dans lc travail citi^ ci-dossus du P. Ehrle qui en a publi
la majeuro partie, mais malheureusement pas les 28 premiers folios
(Archiv II p. 124).
3. Ms. Laur. 13 b. Audiens enim semel quorumdajn fratram enorme^
excessus ut ft, Thomas de Celano scribit^ etc. Cf. 2 Cel. 3, 93 et IIS
RAPPORTS AVBC LES AUTRES. DOGUMENTS CXXXIX
un recit aujourd'hui perdu de Jean de Celano (Cepe-
rano) ^
Que la l^gende de frere Leon dont il est question iei
ne puisse pas 6tre, comme on Ta dit-, celle que nous
avons aujourd'hui sous le nom de Leg. 3 Soc. est bien
evident, puisque Angelo Clareno la citera et qu'aucune
de ces citations ne correspond a des passages de roeu-
vre dite des 3 Soc.
Cest seulement lorsque roeuvre de Clareno sera pu-
bliee integralement qu'on pourra juger du r6le que le
Spec. Perf. y joue. Les citations proprement dites sont
en effet loin d'epuiser les relations des deux ouvrages.
A force de pratiquer, le Spec. Perf. et sans doute aussi
quelques autres oeuvres de fr. Leon, h. force d'y appli-
quer son attention pour tftcher d'evoquer la vraie phy-
sionomie du saint, Clareno finit par donner a sa pensee
et jusqu'a ses expressions un tour qui rappelle le style
de frere Leon.
Passons en revue les citations proprement dites :
Fecerunt de regiild prinid niinistri removeri capitu-
lum illud de prohibitionibus sancti evangelii, sicut
frater Leo scribiL Ms. Laur. 12 b. Ceci se rapporte
sArement au passage du Spec. Perf. qu'on trouvera ci-
apres, p. 8. Quelques lignes plus loin Clareno ajoute:
Nam quum rediisset de partibus ultramarinis minus-
[13 b] ter quidam loquebatur cum eo, ut frater Leo
refert de capitulo paupertatis, et il ajoutc toute la
premiere partie de ce chapitre 3 (jusqu'a vultis habere
loculos).
Au P* 16 b-17 a, il reproduira coup sur coup tout le
1. Archiv 1. 1 p. 559. Au f» 4 b. il raconte comme 6tant de Jean de
Celano la proph^tie sur la propagation rapide de Tordre qui se trouve
aussi 1 Cel. 27 (XI).
2. F. Ehrle dans son article Zur Quellenkunde der alteren Fran-
ziskanergeschichte : Zeitschrift far Kath. Theologie, t. VII p. 391.
CXL SPECi:i.rX PEmFCCTIO!VIS
chapitre 71 du Spec. Perf. qii'il fera suivre de la ma-
jeure partie du ehap. 11. mais cette fois sans indiquer
la s^iurce.
Tout cela est precis et suffit. sans doute. pour mon-
trer que si les ceuvres de frere Leon furent rapidement
oubliees par ceux qui avaient interet a ne pas se les
rappeler, elles ne cesserent pas, malgre la proscrip-
tion edicte»' par le chapitre de 1266 voir page 135, 21)
d'etre raliment du parti de Tobservance *.
3* Ubertin de Casal 1S^1338 circa .
Ne dix a douze ans avant la mort de frere Leon, ^
Ubertin de Casal n'eut pas avec lui de rapports direcls, ^
mais il en eut de tres intinies avec Conrad d'OBida— ^
7 1306 , et c'est sans doute par son intermediaire qu'ilJB
connut les leuvres du confesseur de saint Fran^ois.
(^e nest pas ici le lieu de raconter Tetrange carriere -^
de.ce cieur ardent, genereux, de cet intransigcant de —
robservance. Ses adversaires ont le droit de le Iraiter **
d'esprit in(|uiet, d^indiscret reforniateur, mais je ne -
crois pas (|u*ils aient le droit d'aller plus loin, et de
couvrir apres des siecles sa nnimoire de toules les epi-
tbetes les pius nialsonnantes que peut sugg(3rer la rabies
theologica.
1. Pour les autros rclations entrc le Sptv. Perf. et la Glironique des
Tribulalions voir oi-apn^s p. 2, 24; 4, 28; 8, 32; 9, 33; 16, 30; 30, 26;
127, 21 ; 133, 25; 134, 39; 140, 22 el 32; 148, 35; 160, ai ; 168, 13;
169,38,- 215, 36; 254, 26.
II arrive que CJareno en appelle a rautoritO (Je frtire L^on par la
foniiule teste fratre Leone ; peut-t^tre fait-il allusion alorsaux3 Socii
dans leur (Hat primitif, ou a des opuscules historiques de fr. L^n au-
jourd'hui disparu<. FMus tard j'aurairoccasion de signaler divers d^bris
ayanl appartcnu a ccs opusculcs. Lc plus intcressant de (^s textes
dans lcs Trib. est celui ou est racont(^c la ainnrinalioQ de la rdgle
dc 1223. II a m publi^ par Fr. Ehrlc, Archiv III p. 601-603.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXLI
Que ron lise les grossieretes prodiguees en plein dix-
neuvieme siecle par le gen^ral des Conventuels a celui
dont le seul crime a ete de crier, peut-^tre un peu trop
fort, que la regle devait ^tre observeedans sa simplicite»
et Ton pourra se faire une idee des coleres que provoqua
durant sa vie celui que Ton a pu hair si cordialement
plus de quatre siecles aprcs sa mort ^
Je ne songerais pas a m'arr6ter a ces ecarts de lan-
gage de Papini s'ils n'avaient donne le ton a une partie
de la critique actuelle en Italie, et si quelques savants
de valeur ne regardaient pas comme une sorte de
dogme 1'imposture d'Ubertin de Casal.
« Ubertin s^appuya, dit Papini, sur certains ecrits de
frere Leon, sans dire pourtant qu'il les avait lus et bien
lus, et sur les recits du m^me frere a Conrad d^Oflida
qui les lui confia. L'appui etait bon. Les gens sages
pourtant qui le tenaient pour un « volpone » ne se pre-
terent pas a la manoeuvre ; ils pretendirent se mettre
au clair et ne pas croire a raveuglette. Ils demanderent
Conrad d'0(fida, pour s'aboucher avec lui. Ubertin dut
repondre quMI etait mort et dans la gloire. Ils voulurent
voir les parchemins de frere Leon ; Ubertin 1(js berna
en disant qu^ils etaient au monastere Sainte-Claire a
Assise, mais que la plupart avaient disparu ou qu'il leur
etait arrive malheur. On comprit ce que cela voulait
<lire. Ubertin reste sans appui, isole, entra dans le ba-
taillon des imposteurs et des nH^eurs venimeux. »
En fait de rCi\c venimeux, je n'en trouve guere dans
1. V. la notice qu'il lui consacre dans son Dictionnaire iles Scrip-
tores Ccmventuales, n* 85 de la Bibl. d*Assise (serie niodern<») v" Uber-
tinus; dans la Sloria di S. Francesco, 1. 1 p. 110, il le (piiilitle de lupo
mascherato antesignano dei hipi mascherati dei nosfri tenipi. Quel>
^taient donc ces loups masqu(!»s confeniporains de Papini ? Dans le
t. II du m^me ouvrage il y revient plus longuemenl et le cpialillt? cette
tois de volpone (p. 2'iO-242). Voir aussi Nolizie Sicure p. 205-207 el
p. 272-273.
CXLfl SPECULUM PERFCCTIOMS
les (Buvrf.s dTbertin de comparabie a eelle petite nar-
ration, vrrilable ehef-d'oeuvre d'insinuations perfides,
ou Papiui a eu le talent de condenser toute une serie de
details donnes par Ubertin lui-meme, mais auxquels il
fait dire pr#**cisemenl le contraire de ce qui sV trouve.
Etudions les textes. Nous devons, pour rester equi-
tables, ne faire intervenir que ceux qui furent connus
par Papini, je veux dire ceux de TArbor.
Au livre V, chap. III, Uberlin nous donne toute ime
serie de pages qu'il emprunte, dit-il, a frere Leon et
qui en effet se relrouvent textuellement dans lc Spec.
Perf.
1* (F' 213 a 2]. Qaaiis fuerit intentio francisci in paaperiate ter-
vandd ipse oslendit, quum fralri Richerio de Marchid riro sancH
el nobili et beaio patri multum dilecto de paupertate qujerenti n
pondit, quum infirmitate de qua mortuus est in domo episcopi Assi-
sinalis Jacerel detfilis pater sanctus, qux verba cum suo latino Au
inlerpono sicut sanctus pater socius beati Francisci muttam conti
nuus, frater Leo manu sud conscripsit. Interrogavit autem sic frater^^
Rirhierius '>ic; de observantia reguta' quoad paupertatis articulum, ^
« Dic rnihi, pater, etc. » Suit la conversalion quon trouvera ci-apr6s, « *
i^pec. Perf. 2.
2* (Ibid. Postea dicit sanctus frater Leo quod bealus Franciscus^^
dixit, siruf per revefationem acceperaf, quod religio ff^atrum Mino
rum est qnidam pusittus grex, et ces paroles introduisent la citation -*"
dt's deux ti(?rs du chap. 26.
3" 213 I) 1.) Posfea sanctus frater Leo movet quivstionem : « 5t vero ^
afiquis frater votuerit dicere cur b. Franciscus tempore suo istam -*
disfricffun pauperfatem sicut dijcif fratri liicherio non fecit fratret ^
ohservaro. ef observando non mandavit, nos qui cum ipso faimas,,.,
paroles (Mupruntees a la seconde parlie du cliap. 2.
^" Iliid.) Item dijit idvni quod quodain fempore quidam minister
pelcfmf inteffectum f>vafi Francisvi de capifulo pauperiatis, Betpondit
b. Francisrus..., elc. Uberlin cile ensuile toul le chap. 3.
5" ;II)id.; .Simififcr dicif fr. Leo quod b. Franciscus nolebat qaod
fratrcs essenf cupidi de scientid ef dc fibris, el ii donne loute la pre-
ini«Ti^ iiiuili»' du ciiap. 71.
r," (213 1) 2.; Postra dicit ideni sanrfus frater Leo quod fratres omnes
tom minorcs quam pnvdicatorcs informabat ad opera dicens eis qaod
proplcr pr.rfationcm..., parules suivies dune partic du chap. 73.
7' :lbid.; Le frugnient qui suit est uu des plus signiflcatifs pour la
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXLIII
crilique: H*Post verba illa dicil sanctus frater Leo quod bis in duo-
bus locis cum mirabilibus modis quos omitlo negavit licentiam uni
noviiio tenendi psalterium, et il donne la niajeure parlie du recit
consacr*^ a ce novice par le chap. 4.
8* (214 al.) Item narrat idem frater Leo quod dum paler sanctus
jaceret in palalio de quo dictum est supra infirmus unus de sociis
sancti dixit ei: « Pater ignosce mihi... » Suit la citalion de lout le
cliapiitre 71.
y Le inorceau pr^c^dent est suivi immediatement et sans nou-
velle indication de source des deux derniers liers du chapitre 11, et
a la lin on lit (214 b 1) : Huc usque verba sancti Leonis.
Certes, si ces eitations etaient fansses, rimposture
serait de taille. Mais comment se fait-il que le simple
tact litteraire n'ait pas averti Papini de son erreur ?
Ces citations sont exactes, mais elles nont naturelle-
meiit pas la precision rigoureuse d\ine citation verifiee
et collationnee. Elles ont pu etre faites de memoire, a
la maniere d'un predicateur qui emaille son manuscrit
de citations de TEvangile sans recourir sans cesse a la
Vulgate.
Aujourd'hui que nous avons le Spec. Perf. dans son
integrite, raccusation de supercherie n'est pas seuU>
ment une injure gratuite a Tadresse d'Ubertin, elle est
absurde. On a en effet vu plus haut que cette ceuvre est
d'une inattaquable unite. S'imagine-t-on Ubertin for-
geant de toutes pieces une legende de 124 chapitres tout
uniment pour en utiliser une dizaine ?
Mais ce n'est pas sur les citations qui precedent que
se base particulierement le jugement de Papiiii, c'est
sur un autre morceau qu'Ubertin lui-meme mit a part
et qu'il introduisit par des phrases qui valent la peine
d'etre pesees (222 a 1).
Quoad testimonium celicum quod isla regula /labuit aDomino Jesu
Christo audi lector et reconde in penetraiilms cordis tui. \am quod
seqaitur a sancto fratre Conrado prxdicto cl vivd voce audivil a
sancto fratre Leone qui presens erat : et regulam scripsit. Kl Iioc
ipsum in quibusdam rotulis manu sud conscriptis : quos commenda-
CXLIV SPECULUM PEBFECTIONIS
rit in monasterio Sancta; Ctarx custodiendos ad futurorum memo-
riam dicitur contineri. In itlis aalem multa scripsit : sicul ex ore
patris audiverat in factis suis riderat: in quibus magnalia conii-
nenlur de stupendis sancti: et de futurd corruptione regutx: et de
futurd renovatione ipsius : et de magnaliis circa reguta' instilutiO'
nem a Deo : et de intentione heati Francisci super observantiam re-
guta: sicul ipse itlam eamdem intentionem dicebat se accepisse a
Christo^qua: industrid frater Bonaventura omisit: et noluit in tegendd
publice scribere: maxime quia aliqua erant ibi in quibus etiam ex
tunc deviatio regulic publice monstrabatur, et notebal fralres ante
tempus exlrnneis infamare. Claret autem quod multo melius fuisset
ea scribere: qnia non tanta postea forsitan fuisset secuta ruina:
maxime istud quod sequitur Jam ex tunc non servabatur : cummulto
dolore audivi illos rotulos fuisse distractos: et forsitan perdilos:
maxime quosdam ex eis. yarravit autem et scripsit sic sanctus frater
Leo : quod ipso cum bealo Francisco jejunante in monte pro regula
conscribendd.
Cos lignos sont siiivies du recit do la demarcho des
ministros aupres de saint Fran^ois on tormos tout a fait
analoguos a ceux quc nous avons dans le Spoc. Perf. 1,
avec Taddition de quelques meims dotails.
Mois que dit cxactenu^nt rbortin dans los lignes qui pre-
codent ? P Quo le rocit qu^il va faire rcmonlo a frere Loon
qui Ta donno cle vive i*oi\r a Conrad d'0(lida. 2** Que ce
rocit so trouve aussi, dit-on, dans les rotuli confies par
fr. IjOou aux Clarissos, puis il indiquo en gros le con-
tonu dos rotuli, ot cotto sorte do sommaire correspond
si oxactomont a C(^ qut» nous savons do Totat d'osprit de
fron» Loon dansles vingt dornion^sannoes de sa vie que
nous avons tout au moins uno raison psychologique
pour croire a lour existenco. 3" 11 ajoute que ces rotuli
ont oto on partie au moins distraits ot peut-etre perdus.
Ubortin no protond doncpaslemoins dumondecequ'on
a voulu lui fairo diro pour avoir lo droit de le calomnier,
a savoir qu'il aurait omprunto son rocit aux rotuli, toul
on los doolarant j»ordus. Cost, au contraire, un mor-
coau do tradilion orale qu'il nous annonco et nous donne
on oirot.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXLV
Quant a la disparition des roluli, qu\i-t-elle d'eton-
nant ? Faut-il rappeler une fois de plus la decision du
chap. de 1266 (v. p. 135, note) ordonnant la recherehe
et la destruction de toutes les legendes anteri(»ures a
celle de Bonaventure? La disparition de tant dVeuvres
de Fran^ois, que tout engageait a conserver, n'est-elle
pas plus surprenante que la distraction de ces roluli que
tant de gens avaient intcret a voir disparaitre ?
Quant a la seconde raison sur laquelle Papini j)retend
se baser, elle est encore moins solide que la premiere.
On est oblige de lire et de relire son attaque poiir croirc
qu'uii liomme de sa valeur ait pu se meprendn» a ce
degre. Avec quels yeux a-t-il lu TArbor pour y voir
quXbertin ait renvoye ceux qui voulaient des preuves
a Conrad d'0(fida qui etait mort? Lorsquen 1305 Uber-
tin ecrivait son livre, Conrad d'0flida etait parfaitement
en vie, et Ubertin en parle comme d'un vivant.
Papini n^ignorait pas cette date qui est incontostable
{y. Storia, II, p. 240-241), mais il se tire d^embarras en
Xxnaginant que le livre V® et dernier de Touvrage est
J)Osterieur aux quatre premiers. Vaine hypothesc» ! Au
cjhapitre III du livre V on lit a propos des proj)heties
^e Frangois sur Favenir de Tordre :
0 Sic et in dictis et in scriptis sancti viri et socii sui reperilur ex-
jpresse. Et ego audivi a viro rirtutis et sanctitatis prohato tegitimo
jtairis fllio reverendo toti orbi ubi cognoscitur fratre Conrado de
Offidd, quinquaginta annis vel circa tunica chordd et femoralihus
dives in medio nationis pravx et perversx per viam regutce et sanc-
tissimi testamenti sine quereld incedit, licet ipse innumeras persecu-
iiones et examinationes ac si foret hxreticus quia regulam ohservat
a flliis carnis sustinuisse prohatur, Licet etiam omnes qni gemunt
supra malis populi sai ipsum revereanlur ut patrem et quihus Dei
providentiis etiam ab his qui eum impugnaverunt atiquns obtinuerit
spiritus libertates et sustineatur propter timorem populi cujus favo-
rem sicut et de ceteris faciant illius sancti viri famositate mendicant,
Ab hoc iamen sancto viro fratre Conrado pluries andivi quod ipse
omnia prxdicta el multo plura el majora audivit a sanclo fratre
10*
CXLVI SPECULLM PERFECTIOMS
Leone pradicto ei n sanclis patribus fralre Masseo et a fralre Ce-
solo ,! et a pluribus aiiis sancti viri sociis qu<r et ipse espectal cam
fletiffux compassivo desiderio videre completa. » '216 a 1 s.)
J'ai eru devoir citer eii ontier ee long passage, non
seulement pour montrer combien Papini s'est trompe
en disant qu^Ubertin en appelait a un temoin couch^
dans la tombe, mais aussi a cause de rimportance de
ce fragment pour la connaissance de Fentourage de
frere Leon et comme pendant de Tinterpolation que
nous trouverons dans le Spec. Perf. (Voir ci-apres,
p. 140.;
Voila donc les accusations de Papini reduites au
neant par la seule lecture des documents sur lesquels il
croyait sappuyer. Nous pouvons maintenant, sans in-
justice, en appcler a des fragments qu'il ne connaissait
pas. Les beaux travaux du P. Ehrle jettent en effet un
jour tout nouveau sur ce qui concerne Ubertin de Casal.
Dans cos derniers temps dos critiques fort estimables
ont accopte les jugements de Papini comme d^finitifs, et
les ont opposes comine tols a ce que j'avais dit sur ce
sujet dans la Vie de Saint Francois [V* ed., p. LXI\n, ct
qu'il ost necossairo de repetor : « La logende de fr. Leon
« se trouvo plusieurs fois citoe textuolloment par Uber-
« tin do Casal, accuse par le parti de la commune
« obsorvanco on cour dWvignon. Ubortin se serait eyi-
« dommont bion gardo d'en appeler a un document
« apocryphe : une fausse citation aurait suffi a le con-
« fondre, ot sos ennomis n'auraiont pas manque d'ex-
« ploitor son imprudonco. Or nous avons on mains toutes
« los pieces du proces * : attaques , reponses , ripos-
« tes, et nullo part nous ne voyons les relAches arguer
. 1. Publi(5es avec tout I'apparell scientitlque n6cessaire par F. Ehrle
dans ses etudes Zur Vorgeschichte des Goncils von Vienae, Archiv
l. II p. 353-'4l6; III p. 1-195.
R.VPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CXLVII
^< de faax leur adversaire. Celui-ci, du reste, fait ses
<( citations avec une precision qui ne laisse rien a desi-
« rer. 11 en appelle a des ecrits qui se trouvent dans
<i rarmoire du couvcnt d'Assise et dont il a tant6t une
« copie, tantdt un original. »
On devine mon ctonnement lorsque dans une Revuc
tres savante je lus : « Comment M. Sabatier peut-il
•« dire que dans le proces nous ne voyons nulle part
« les reldches arguer de faux leur adversaire ? S'il
« avait mieux lu les Actes du proces, il aurait vu par
<i exemple que, dans une replique, Ubertin n'est accuse
« de rien moins que de quasdam diffamationes falso
« factas coram Domino Papa et Cardinaliy de gene-
« rali ministro, et pour convaincre Ubertin de hoc
« incredibili et nephando mendatio^ on produit cer-
« taines lettres. Apres cela, est-il prudent de croire a
« fr. Ubertin ? »
N'ai-je, en verite, pas le droit de me demander si mon
honorable contradicteur avait lu avec toute Tattention
nlesirable le passage qu'il attaque ?
Je dis : Ubertin cite frere Leon, ct jamais ses enne-
mis n'ont attaque ces citations.
A cela on repond : « On Ta accuse de mensonge et
de calomnie a Tadresse du ministre general. »
Mais quelle parente y a-t-il entre ces deux idees ?
Admeltons un instant qu'Ubertin ait ete surpris en fla-
grant delit de mensonge a Fadresse de son general,
*4ist-ce que cela prouverait qu'il n'a fait que mentir toute
^a vie, et que ses citations ne peuvent etre exactes ?
Sans doute cela creerait un prejuge peu favorable a son
<?mlroit, mais il est bien clair que si ses adversaires
avaient pu lui prouver qu'il avait menti aussi pour les
<*itations, ils n'auraient pas hcsite a triompher de lui
bruyamment. II ne serait pas juste de juger le parii (1(j
la large observance sur le scul t(}moignage d'Ubertin,
CXLVIII SPECLLUM PERFECTIONI8
•
mais eroit-on qu'il est plus juste de nc juger Uberlin
que sur les attaques des relAches. Cest pourtant ce
qu'ou n'a pas cesse, a Texception de Wadding et des
Bollandistes, dc faire jusqu^ici. LVrrcur ost tout a fait
analogue a celle que Ton commettrait si on pretendait
de nos jours juger un homme politique sur les propos
de ses adversaires.
Les discussions ecclesiastiques ont plus que d^autres
le privih'*ge de faire perdre a leurs champions toute
mesure et toute retenue. La cau&c cst si bonne qu^on
se croit autorisc a la defendre par de mauvais mo-
yens.
Dans raffain» (rubertin de Casal, qui oserait soutenir
que ie ton de ses adversaires soit ceiui de gens sArs
de leur bon droit ? J(^ ne puis entrer dans de fastidieux
d(itails pour disculper Ubertin, mais il est une preuve
singulierem(Mit convaincante que scs adversaires ont
crie plus fort que de raison, c'est que plusieurs annees
apnjs, ])ar une bulle en date du 1®*" octobre 1317 *, le pape
lui (''crivait comrue a son dilecto filio et derogeant a la
jurisprudeiice * constante de T^^glise romaine autorisait
h» passage dTbertin dans Tordre des Benddictins. On
voit h* ])ontif(» prendre des pr(}cautions iniinies pour
facilit(M* a Ubertin le passage d'un ordre dans Tautre,
et c(?la dans h» langage le plus flatteur pour la personne
du d(»stinataire.
Je i)ens(? donc (jue nia tliese demeure solide. Si on
avait traite Ubertin d*impostf^ur a Toccasion des cita-
tions (h» L<''on (*t (ju^on eut precis(3 Taccusation, elle
(h»vrail naturelhMUont (Hn^ soigneusement examin^e ;
niais ])uis(|ur les tenants de la commune observance se
1. Ce (l()('uiin'nl ii iMepublir? intogralemcni par Wadding, Ann. 1317,
10 t. VL [.. 27i--2:-r.
2. AiJpli^nKMj (l.'s lo 22 ^epl. 1220 a Tordrc dcs fr6res Mineurs parla
bulle (Mm Svcandnm.
RAPPORTS AVBC LES AUTRES DOCUMENTS CXLIX
gardent bien de dire quoi qiie ce soit a cet" egard, nous
aurions le droit, et meme le devoir, de croire Ubertin^
jusqua preuve contraire, sur parole, meme si nous
n'avion8 que son temoignage, en ce qui concerne Texis-
tence de la legende de frere Leon.
Mais nous n'en sommes pas reduits a cette extre-
mite. Les ecrits d'Ubertin auraient pu disparaitre que
nous n'en serions pas moins fixes aujourdliui sur rau-
thenticite du Spec. Perf. Son temoignage ne vient que
par surcroit s'ajouter aux autres ; il est interessant en
ce qu'il nous montre combien, malgre tous les elTorts
contraires, Tideal realise par le povcrello, et caracte-
rise dans ies ecrits de son disciple prefere, avait remue
les coeurs.
Une consideration qui aurait pu a clle seule arr^ter
certaines insinuations, c'est le contraste frappant qu'il
y a entre le portrait de saint FranQois que nous pre-
sente le Spec. Perf. et celui que nous rctrace Ubertin
<le Casal lorsqu'il met de c6te les documents.
Le sang de riberie coula-t-il dans ses veines ? Nous
ne savons, mais son mysticisme, sauvage et lumineux,
ou se heurtent les plus violents contrastes, fait invo-
lontairement songer aux toiles du Murillo. Le saint
FranQois qu'il nous presente ressemble plus au type
franciscain popularise en Espagne par Tamvre d'AIonso
Cano, qu'au poete du Cantiquc du Soleil esquisse par
frere Leon.
11 nous reste a voir les passages d'Ubertin de Casal
ilont Papini n'eut pas connaissance.
Dans sa responsio (Archiv III, p. 53) : Magis expresse
manifestavit intentionem suam b, FrancisciiSy quia
aliqUando aliqui fratres dixerunt sibi : Pater nonne
i^ideSf quod aliquandd episcopi, et il cite tout le chap.
50 du Spec. Perf. et le fait suivre des paroles : Hxc
sunt scripta de manu fratris Leonis viri sanctissimi
CL SPECULUM PERFECTIONIS
et ideo individui socii beati Francisci sicut ab ore ejiis
audiebat, quse ego legi et ab antiquis patribus nostris
audivi, quia de hiis fui valde curiosus ab iufantid
ex stiniulo conscientirX professionis proprise per-
scrutator.
(Ib., p. 75\ il rosumc le cliapitro 2 dii Speculum, oii
parait fr. RicluM', ct donne quelques lignes du chapitre
72, et termine en disant : R, Franciscus expressit
intentionem suani et de libris et de studio , sicut d ictutn
est supra, sicut aperte patet in dictis fratris Leonis
manu sua conscriptis sicut ab ore sancti patris audi-
i'it et ego ipse audivi a pluribus aliis sociis beati
Francisci quos vidi.
Mais on ne peut tout citer, et passant sur ce qu^Uber-
tin dit aux pages 85 et 178 en termes analogues aux
precedents, nous nous contentons de donner une page
particulierc^ment precise. Cette derniere fait partie de
la Declaratio (\\\\\ redigea vers 1311. Quod autem sl
intenderet b, Franciscus quoad omnia quse in ist
responsione ipsum dico intendere, licet multa patean
per regulam et testamentum et regulam ipsius, omnl
tamen patentper sua verba expressa quee per sanctu
virum Leonem ejus socium tam de mandato sanc
patris quam ctiam de devotione prsedicti fratris fu
runt solemniter conscripta in libro, qui habetur i
armario frntrnm de Assisio et in rotulis ejus qu
apud me Itabeo, manu ejusdem fratris Leonis con^
criptis, in quibus optime beati Francisci intent ^
quoad paupertatem regufas declaratur contra omn
abusiones et trangressiones, quos isti colorare nitu n
tur, Ft non sunt nec fuerunt solliciti prselati huj i/j
ordinis sic illum librum de intentione patris sui (T ^-
fundere sicut privilegia de recipiendis funeralibus e/
de instituendis procuratoribus ad temporalia cau^i^
dire per litigia procuranda.
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CLI
Ainsi donc, bicn loin de se derober, Ubcrtin, au con-
traire, precise plus en 1311 qu'en 1305. Le livre de
frere Leon etail dans rarmoire de la bibliotheque d'As-
siso, une partie des rotuli en sa possession. Qui oserait
ponser que de gaite de copur il se serait rendu coupable
iei d*un niensonge aussi inutile qu'enorme ?
Non I il est temps qu'un tribunal vraiment impartial
sc reunissepour juger Ubertin, et s'il trouve que le bon
droit ost du C(He du persecute, qu'il le dise liardiment.
Frere Elie fut un grand homme, sa lignee spirituelle
n'est pas encore eteinte. Papini, qui fut un grand his-
torien, se reclama de lui. 11 eut raison. Le pere disait
aux Socii : « Le silence ou la prison ! » Le fils exulte
et s'ecrie : « Ils etaient satisfaits, puisqu'ils se turent ! * »
Un voyage a travers les bibliotheques et les archives
des couvents franciscains prouve assez la perseverance
methodique avec laquclle le parti de la large observance
fit disparaitre tout ce qui pouvait rappeler un ideal dont
on ne voulait pas.
Allez a Assise, fouillez hi fameuse bibliotheque du
Sacro Convento, vous n'y trouverez pas la moindre trace
ni de 1 Celano, ni des 3 Socii, ni de roeuvre de Jean de
Ceperano, et pas mc^me un exemplaire un peu convena-
ble des ecrits de saint Frangois '-^. Vous levez les bras
au ciel; mais quoi d'etrange a cela, vous fera remarquer
1. Voyez Sloria di San Francesco t. II p. 233 noie.
2. Une seule exceplion : on y Irouve le manuscril de la Seconde Vie
par Celano. Qui sait si ce ne sonl pas ses dimensions si exigiles
(14/10 ccnUm.) qui lui ont sauv^ ia vie ? En iout ^tai de cause il est k
noter que sa provenance est inconnue, et qu'il ne se Irouve pas porl6
sur le catalogue de la bibliotli^quc r6dlg6 en 1381. (Ms. 691).
Quant au Ms. 338, le seul qul contienne une partie desopuscules de
salnl Fran^ois, j*al raontr^ ailleurs que ce n*6iait gudre qu'une liasse
d'f^paves reli^es ensemble A cause dc Tanalogicde leur forniat. Vie de
8. Fran<:ois, 1'- ^dilion, p. XXXIX et suiv.).
J*al cll6 la Biblioth^que d'Assise comme 6tani la plus connue, mais
la pauvret^ des autres en ceuvres hisioriques sur rorigine de rordre
CLII SPECULUM PERFECTIONIS
le P. Custode des Conveiituels. Les ennemis de la foi
ont et«» toujours singulierement audacieux. Les troupes
de Frederic II etaient sans cesse sous Assise, et Picci-
nino, le fameux Piccinino, ne saccagea-t-il pas la sainte
demeure ?
Cest bien cela, pense-t-on, et puis si on est dou6
d'un peu de perseverance, on aper^oit dc venerables
cartons ou sont savamment classes, iHiquetes, reper-
tories, des parchemins de toutes les dimensions possi-
bles ; il y en a de pas plus grands que la main, il y en
a qui ont plusieurs pieds de long. Pour beaucoup, il au-
rail suffi d'un soudle d'air pour les emporter, aussi une
main diligente les a-t-eiie attaches par de jolis lacs de
soie verle aux feuilles du recueil. On regarde croyant
avoir trouve quelque precieuse relique, un autographe
de saint Frangois, les rotuli de frere Leon...!
Ce sont les titres de propriele du Sacre Couvent a
partir de 1228. II n'en manque pas un.
On demeure r^veur.
4* Iie Specalom Perfectionis et la Legenda Antiqaa.
Eclosion du Specolam Vitae S. Francisci et Socionim.
A partir d'Ubertin de Casal, les citations annonc^es
comme tirees du Specuium Perfectionis, ou d'une le-
gende de frere Leon, disparaissent presque complete-
ment de la iitterature franciscaine. On trouve autant, et
meme pius que par le passe, de pages empruntees a
notre document, mais sauf de rares exceptions, elles
sont introduites par un Dicit Legenda antiqua ou
n'est pas luoins rcmarquable. La ct^ebre Bibliolcca Antoniana de
Padoue ne contient aucune parcelle des ecrits de saint FranQois oude
ses premiers biographes. V. P. M. Antonio Maria Josa Min. Conv.
I codici manoscritti delia bibi. Antoniana. Padoue 1886, in-8* de
264 p.
s
RAPPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CLIII
quelque formule analogue. Ce serait, en somme, forl
explicable, si les compilateurs ne citaient coup sur coup,
comme egalement tires de la Legenda antiqua, les mor-
ceaux les plus hetdroclites des legendes fabriquees au
commencement du XIV* siecle.
Que s'etait-il donc passe ?
Dans la premiere moitie du quatorzieme siecle, Tordre
eut presque successivement plusieurs ministres gen6-
raux favorables a Fetroite observance, Gonzalve de Val-
boa (1303-1316) et Michel de Cesena (1316-1328) en
particulier.
L'un d'eux trouva, non sans raison, qu'un des meil-
leurs moyens de faire revivre le zele des tcmps primitifs
etait d'en raviver les souvenirs, et pendant un certain
temps, au grand couvent d'Avignon, on lut durant les
repas notre Speculum Perfectionis qu'on appelait Le-
^enda antiqua * par opposition a la Legenda nova ou
Legende de saint Bonaventure. *
Voila ce que nous savons par un temoin oculaire,
charge plus d'une fois de cette lecture.
Le general qui, malgre la proscription de cette le-
^ende, en ordonnait la lecture a table - fit evidemmcnt
1. On peut penser que le volume qui servait pour ces lectures rcn-
f^ermait v^ritablement la Legenda antiqua, c'est-a-dii'e Fcnsemble de
toutes les biographies primitives de saint Francois. Mais soit que le
Spec. Perf. y fut placd au commencement, soit que ie gc^n(^ral partisan
<les z^Iateurs ait tout naturellement fait choisir les r6cits de fr(;re
Xi^on, nous verrons tout k Theure que, pour le compilateur du Ms.
'\ai. 4354, ce qu'il appelle Legenda antiqua correspond a ce que nous
4ippeIons Speculum Perfectionis et ne correspond qu'a cela.
2. Elle n*^tait point oubii^e, comme on serait tent(3 de se l'imaginer,
puisque le g^n^ral faisait faire ces lectures tout ex[)res pour prouver
<)ue la Legenda antiqua ^tait « vraie, utile, autheiiti(]ue et bonne. »
Je pr^sume que le prologue du Vaticanus qui va 6lre transcrit nous
conserve un ^cho des exhorlations par lesquelles le g(^n(jral excitait
ses freres k se copier cette I^gende. Ilappuyait surtoutsur les lacunes
<iue pr^sente celle de Bonaventure et sur la sainlet(^ des auteurs de la
Legenda antiqua.
CLIV SPECULUM PERFECTIONIS
une aclive propagande en sa faveur. II excita les freres
a la copier et ceux-ci apporterent a cette besogne plus
fle zele que dVxactilude. Leur premiere preoccupation
n'etait pas de copier toute la Legenda antiqua, en ordre
et sans omission, c^etait plut6t d'en copier la plus grande
partie possible, selon le temps qu'ils avaient de dispo-
nible, et peut-etre aussi un peu au gre de leur devolion
parliculiere.
(Ju'on s'iniagine le grand couvent des Cordeliers
dWvignon, sous le pontificat de Clement V ou de
Jean XXII, alors c|ue son cloitre devenu le centre effec-
tif de Tordre enlendait des discussions qui passionnaient
toute FEurope. Qu'on se le represente s'ouvrant jour
aprt'S jour a des Franciscains venus des quatre coins
du mon<le pour traiter leurs affaires aupres de la curie
aposlolique el voulant remporter cette belle legende
comme K» nieilleur souvenir de leur voyage.
Ils la copiaieiil donc, et quand ils ne pouvaient le
faire sur un tres ancien manuscrit, ils se contentaient
de la c«»pior sur une copie * : s'ils n'avaient pas le temps
de tout reproduire, ils resumaient el choisissaient les
traits qui les avaienl le plus frappes. En faisant ce
triage, tel sougeail a hii, a remotion que le recit lui
avait causee, a !a himiere qu'il y avait trouvee pour
resoudre certaiufs preoccupations : tel autre songeait a
sou proehain sermon, a ses audili*urs, a Teffet que ces
histoires de la vie de saint Frant;ois produiraient sur
eux.
J"insisle sur toutes ces considerations parce qu^elle»
sont al>soIument necessaires pour comprendre le earac-
tt*iv tout spt'cial des manuscrits dont Torigine remonle
1. CVst ainsi. je pense. qu'il faul oomprendiv la mention dn livTe
de fr. Frvdt^ri»' qu'on tn>uvera plus loin. L*auU»ur ^-eul probablement
parler d'uQ volume apparteaant a cet archevi^que. et noo d*iui Uvre
redig^ par luL
RA.PPORTS AVEC LES AUTRES DOCUMENTS CLV
a cette periode de rhistoire franciscaine. Ce sont des
recueils essentiellement personnels. On fait une grosse
erreur ct on s'expose a porter des jugements temeraires,
lorsqu'on les range a cAte de manuscrits ayant et vou-
lant avoir un caractere public ou documentaire.
Au debut, les freres s'etaient sans doute proposes de
copier la Legonda antiqua, mais ils alierent tout naturel-
lement de preference aux recits oniis par Bonaventure.
Bient<H ils ne copierent que ces derniors, et cela les
amena insensiblement a Tidee de se constituer une le-
gende qui serait comme le complement ou le supplement
de celle du celebre docteur.
Cest ainsi que peu a peu les preoccupations des com-
pilateurs se transformerent. Le moment vint bient6t oii
la grande afTaire ne fut plus de recueillir les anciens
recits, mais d'entasser les recits omis par le biograpbe.
Une fois lances sur cette voie, les freres dWvignon,
dont le discernement critique n^egalait pas le zele, vou-
lurent aller jusqu'au bout ; a c6te des manuscrits ren-
fermant la Legenda antiqua proprement dite, ils en
trouvaient d'autres, par exemple celui des Actus Sancti
Francisci et sociorum ejus, qui relataient aussi des faits
omis par Bonaventure. Auraient-ils ete capables de
faire la distinction entre la date de ces reeueils, de voir
que le second etait posterieur de trois quarts de siecle
au premier, qu'ils n^auraient pas songe a s'en inquieter.
Les recits des Actus n'etaient pas dans Bonaventure et
cela leur suffisait.
II les inseraient donc et constituaient ainsi ces inter-
minables manuscrits dont on trouvera plus loin la des-
cription, oii on semble avoir pris a tiiche de tout mMer,
de tout embrouiller, oix les morceaux les plus etheres des
biographies primitives c6toient de plates amplifications
de la fin du XIII* siecle sur de fantastiques miracles.
M6me parmi les freres qui savaient faire la difference
GLVI SPECULUM PERFECTIONIS
entre la Legenda antiqua proprement dite et des rema-
niements tardifs, il s'en trouva [et le compilateur dont
le Vat. 4354 nous a conserve roeuvre, fut de ce nombre],
qui par routine n'hesiterent pas a donner le titre d'An-
tiqua Legenda a une mixture ou celle-ci avait sans
doute la place d'honneur, mais oii elle ne formait pour-
tant guere qu'un huitieme de rensemble.
Un des copistes vit-il ranachronisme ou faut-il pcnser
que plus enthousiaste pour sa rapsodie, il voulut lui
donner un titre nouveau? Nous ne savons, mais ce qui
est certain, c'est que des recueils analogues a ceux
dont il vient d'etre question se rencontrent souvent avec
le titre de : Speculum uiUe Sancii Francisci et socio^
runi ejus.
Telles sont les circonstances qui ont vu cclore ces
bizarres recueils qu'on a eu le tort jusqu'ici de juger en
bloc, et comme si c'etaient des oeuvres de gens du me-
tier installes dans une bibliotheque et se proposant de
publier un ouvrage historique.
Cette genese explique les particularites qui ont sur-
pris et deconcertc jusquMci tous ccux qui s'etaient ha-
sardes a les etudier.
Si le Speculum Vitae a ete compose par des freres de
passage a Avignon, on comprend Tidentite de detail des
fragments ct Ics dissonnances de leur rapprochcment.
On s'explique aussi comment, quoique derivant tous
de la m6mc source, ils presehtent des disparates si
surprenants. Voihi pourquoi nous avons presque autant
de types du Spcculum Vita? quc d'exemplaires. Je dis
presque autant de types, car une fois rentre dans sa
province le voyageur a pu copier son recueil ou le pr6ter
a d'autres pour etre copie.
Cette genese nous explique aussi les lapsus sahs
nombre, Ics fantastiques etourdcries de lecture dont lea
copistes se sont rendus coupables, et mSme la qualit^
■ — ^ *''''«--J«r*'''''«o l^ff'"'^'''^ « '■^'""■«'^/; o„
GLVIII SPECULUM PERFECTIOMS
rirca pncdiclorum el regulx lolius observationem inlentionem, el vo^
lunlatem ipsius sancti exprimentia a . tctm in tegenda veteri, de qaA
idem frater h Bonaventura sxpius tongas orationes etpassus c d€ verbo
ad verbum in sua legendd posuit, quam etiam exd dictis veridicls
sanctorum sociorum b. Francisci per viros probatos ordinis redac-
tis e in scriptis, quorum sociorum vita sancta et miracula, quibat
post morlem eos magni/icavit Attissimus, ipsorum dicta et testimonia
rredihiiia reddil f in imisg quumessem studens in Avinioneh reperi;
quorum aliqna pro mea interdum devotione movendd i seu potias ej>
culiendd pigritid collegi et inferius annotavi.
Posui autem primo rara et ardua facta seu miracula patris nostri
qux in legenda novd, ut prxdicitur, non habentur: quorum qax^
dam j in libro Reverendi patris el domini fratris Friderici archiepiS'-
copi Higensis 1, ordinis nostri studiosissimi viri h et ejusdem ordinis
ci. Ms. Berlin exprimeniiam ; Perlbach cxprimeniia. — 6. Ms. Berlia de qui.
ei idem dominus frater. — c. Lecon du Ms. de Berlin. Ms. Vat. in longas et
passHS. — d. Ehrk' in. — e. Ms. Vai. et Berlin redacti ; Ehrle redactis; Perlhach
redactn. — f. Ms. Berlin rcddidii. — g. Ms. Berlin miiris; PerUwtch mirans;
Ehrie juvenis. Le Vat. <iorine tii imis expression tresclairc qui ne rae parait ne-
cessiicr aiicune correction. Gela veui dirc. demierement, dans ces demien
temps. Au surplus je «lois noter que lc Vat. it. G81 Ottob. ne pcut etre ici d*aucun
siecour», car il uinet simplcmeut ces deux mois : Et essendo to in Avegnone tnvai
j*cri/>to, cic. — /i. Ms. Berlin .Iriuuiri. — i. Je donne la levon proposee par
Ehrle; Ms. Vai. per me intcrdiim de vocatione monendA; Ms. Berlin per me
intcrdum deviitione monendA ; Ms. Ottob. (j8l ne fournit aucune lumiere (rooat
scnpto (luesto che naro e pcr mia devotionc e cxercitio lo recolsi c qui de
sotto fidclmcnte lo notai. — j. Ms. Berlin add. reperi. — h. Ms. Vat. om. Higen'
sis, mais il se trouve dans le Ms. de Berlinet le Vat. Ottob. G8l. — Ms. Berlin m;
Perlbach riici. II sug];ere aussi monachi.
1. FretlOric Baron de lordre des freres Mineurs et pdnitentier du
pjjpe, avait recu la constVralion des mains de Bcnoit XI. II ful fait
«rclievc^que de Hijja par la bulle Pum ad unirersas du 21 mars 1304.
l)an.s son voyagede Ronie a Riga, il sarr^ta a Venise, od 11 conclut
une convention avec le grand-maitre de Tordre teutonique. A partir
<Ie la Prusse jus(|u'a sa ville archiepiscopale son voyage eut lleu
aux frais de cel ordre. II llt son entree en mai 1305. D«>s le 2 juiliet
1307, Jl relourne aupres du pape, et no reparait a Riga qu'en juillet
1311. I/anneo suivanle, nouvelle absence qui se prolongea douzc ans.
Lo .5 juin 13*2'». il reroit un sauf-conduit <le Joan XXII pour retourner
dans son diocose. II on repartit en 1325 pour n*y plus revenir, et alla
i>'otablir a la cour dAvignon oii il mourut le 18 octobre 1341. Outre
los sourcos citoos par Gams. Serios opiscoporum, p. 306 et Poilhast,
2.')'i07, j)n dovra consulter : Clironologie der OrdeQsmeister von
Livland, dor Krzbischofe von Riga, etc. Aus dem Nachlass von Baron
RAPPORTS AVEC LKS AUTRES DOCUMENTS CLIX
mojrime zelaloris a ac loUas jusUtiw amatoris reperi. Qaxdam vero
sumpla et reparata b sunt de legendd veteri ipsius sancti quam el
^eneralis minisler me prxsente et aliquoties legente fecit sibi et fra-
Iribns legi c ad mensam in Avinione d ad ostendendum eam esse veram,
uUtem et autenUcam atque bonam. Sonnnlla vero sumpta de scriptis
snnclorum sancti prwdicti sociorum, vilam sanctie et gesta, socio-
rumque f sanctorum ejus esprimentia v , quorum in ipsis nomina cjr-
primuntur. Demum h etiam quwdam de sancto Antonio rara scripsi
el de sancto fratre i Johanne de Alvernid, ac de aliis quorum memo-
ria in benedictione est et nomina scripla sunt in libro vitx.
Deprecor aulem eos ad quorum usum devolionis hxcj papirus vel
exemplalum ipsins deveniet, quam, non tamquam novum opus vel
compitatjonemh faciens, sed ab aliis posita et formata transcribens
collegi, suic me devotionis, orationis et meriti facere dignentur par-
ticipem amore Domini nostri Jesu Christi cui est honor et gloria in
sxcula sxculorum. Amen.
Ce lexte esl extrt^mement precieux, car il nous montre
les deux preoccupations signalees plus haut juxtapo-
sees encore pour ainsi dire, mais on devine deja que
la seconde va Femporter et faire disparaitre la premiere
en renglobant.
Ainsi donc celui qui a ecrit ce prologuc a voulu con-
server avant tout une partie dcs recits de la Legenda
antiqua, et il Toppose sans hesiter a la Legenda nova
ou legende de Bonaventure. La legende antique est la
a. Ms. Berlin maximi zelatoris. Ms. Vut. jiuxta inzclatoria. Ehrle jiixta
zelatoris. — b. Ms. Berlin ei Ehrle i^eporlnta. — c. Ms. Berlin add. ammodo. —
d. Vai. tn Aviniona; Ms. Bcrlin om. ccs deux mots. — c. Ms. Berlin suncti ;
M». Vat. et Ehrle «anctam. — f. Vat. et Bcrlin sociorumque ; Ehrle ^orjonim.
— f/. yat. exprimentia; Ms. Berlin et Ehrle exprimentibus. — h. Ms. Bcrlin
Deinde. — i. Ehrle om. fratre. — j. Ehrle hujusmodi. — /t. Vat. compilatione.
von Toll, herausgegebcn von D' Philipp Schwartz. Riga, 1879, p. 137-
143; Geschichle der deulschen Oslsecprovinzcn von A. von Richter.
Higa, 1857, l. I, p. 189-201. Voir aussi Wadding, Ann. 1319, n. 13 (VI,
p. 338 et 530) ; Pertz, Mon. Germ. Script., t. 19, p. 701; Papini, Storia,
t. II, p. 244 et 246 ; Sbaralea, Supplerncntum ud Scriplorcs, p. 294.
Qu'il me soit permis d'adresser ici mcs mcilleurs rcmercimcnts i
M. le prof. L. Dubois et k M. le D' A. Poelchau dc Riga qui sc sont
mis de la fagon la plus airaable k mon scrvicc pour nj'aidcr dans mes
recherches A ce sujet.
CLX SPECULUM PBRFECTIONIS
sourco, rmivro do Bonaventiirc la copie, et ee
nous sort dos Tabord co ne sont ni des fragments
ThdYnas do Colano *, dos Trois Compagnons ou de
autro biographie do la i^romioro genoration, ce S(
cinquanlo-sopt recits (f" 1 a — 17 b) qui se suivent sar
solution d(» continuito, ompruntos au Spoc. Perf., sauf
seul (cliap. XIV, f^ 4b}. II ost donc clairoment etal
que dans la promiore moitio du quatorzieme siecle, W
tiqua logonda, ou plus oxactemont le Spec. Perf., el
considoro commo antoriour a saint Bonaventure.
A partir d(^ co momont, lo nom de frore Leon disps. ^rj>^"
rait du titro de son couvro. Le Spoculum PerfectioD^r^ *^^
n'ost plus qu'un moiToau dans un ensomble, moreeeift' ^3au
dont los dimonsions sont sujottos aux plus capricieus^ ^^es
variatioiis vi qui pord son titre particulier.
1. Papini, qui connnissait le Ms. du Valioan par les renscignemeifK ^aen»
que lui donna lc P. I^inaldi, afllrme quo per leggenda recchia <'iB.*5^* ^**"
tende la primu e seconda vita di S. Francesco scritia da f^a roj»^*^JJ|"
maso da Olano. Q\w dans lo cas spdcial coci soit une erreur, il suflfT^ MJ^^
de parcourir lc Ms. pour s'imi apercevoir. Lc Vat. 4354 n*a absoli^-^^^?"
ment rien emprunt<^ ni a 1 Cel., ni a 2 Cel. Je ne pr^tends pas, cel^^'*^*
va sans dire, (pril n'y ail aucun rapport enlre eux; mais lcs r^lf * ^^^
qui leur sonl comnmns ont elt^ coples sur le SfkJC. Perf. ct non wt^^*
Thomas de Celano.
M. le prof. Della Giovanna (San Francesco giullare, p. Bl) — '^^
tomb^ dans la m^me erreur (|ue Papini, lorsque citant quelqi
lignes de ce proloj^ue, d'aj)n''s le Val. Otlob. 681, a la phrase eert^"
attre cosse traai de ta iegenda recchia, il a ajoutd enlre parenth^s»^'
la /a Vita det Cetanense, etconfinue la qnale to generale in mia
<sr<e
sencia tu facia tegerc in Avegnone a ta mensa, .
Non, ce n*(''lait ni 1 Cel. ni 2 Cel. que le gen^ral faisail lirosousl»^
nom d'Antiqua lea:enda, niais le Spec. Perf. auquel le compilatem
donne, comme il Ta annontx', la place d*honneur, .
J»? ne parle ici que du Ms. Vat. ^Soli et n'ignore pas que sous I^-^ j
nom (rAnli«iua Iej,'cnda on a compris souvenl, ct avec beaucoup dff" ^^
raison, toutes les biographics ant(}rieures A Bonaventure ; mais ilesl
inconti^stable que dans nolre manuscrit cettc appcllaiion ddsigne
qui est pour nous le Spec. Perf. par fr^re L6on. Dans le livre
Conformit('?<. ou il (»st parle de la Lcgenda antiqua au sens larger
c'est pourlanl prestpie uni(]uemcnt du Spcc. Perf. qu*il estquestii
sous cc terme.
>
RAPPORTS K\£C LES AUTRES DOCUMENTS CLXl
On va coudre des lambeaux d'autres legendes, des
remaniemcnts de seconde ou de troisienie niain, d'abord
a sa suite, puis un peu partout, au liasard, sans ordre,
ni plan et on continuera neaninoins a etiqueter ce fan-
taisiste recueil Legenda anti(pia.
La devotion avait fait fi de la critique ; la critique
se vongea en refusant de jeter meme un coup-d'a)ii sur
ce fatras de legendes*.
S* LoL Iiegenda antLqua [Speculum Perfectionis] dans le De
Planctu Ecclesise. (1330).
Que les freres d'Avignon aient pris Thabitude d'appe-
cr Legenda antiqua Toeuvre de fr. Leon nous est prouve
^ncore par le fameux De planctu Ecclesia).
II y a la un temoignage d'une singuliere valeur, ve-
nantd'unhomme qui, malgr(§ les eiforts des reiaches, fut
penitencier apostolique a Avignon, et eut une connais-
sance peu commune des monuments primitifs de Tordre.
L'excellente notice qui lui a ete consacree par Artur
dans son Martyrologe (p. 289), me dispense d*insister
sur sa vie. Quant a son temoignage, il vient apres tant
d'autres que je pense inutilede le mentionnerautrement
que pour memoire. Alvarus Pehigius composa sonDe
Planctu a Avignon et le termina la quatorzieme annee
dupontiilcat de Jean XXII c'est-a-dire en 1330 -.
Mais ce quMI cite sous le nom de Legenda antiqua, si
c'est surtout le Speculum Perfectionis, n'est pourtantpas
1. En particulier : les BoIIandisles A. SS. oct., II, p. 550-552;
Papini, Notizic Sicurc, p.35, nole 3 ; 125 et 120; 175 ct 185; Sloria di
San Franccsco, l. II, p. 248 ; Della Giovanna, San Fraiiceseo giul-
lare, p. 49.
2. D*honorabIes drudits onl chereln? la dale de la coinposilion un
Jicu partoul, sauf 16 ou elle esl. el ou elle doil «>lre, je veux dire dans
le prologue, a la preniit^re colonne du verso du folio 1, ed. dc Ve-
nise 1560.
II*
CLXII SPECLLUM PKRFECTIOXIS
cct ouvragc exclusivemcnt. II arrive que ce soient des
passages de 2 Cel * et cela confirme Tidee enonc^e plus
haut que sous le titro de Legenda antiqua les autorites
do Tordre avaient probablement reuni, au moment de la
mesure edictee par le chapitre de 12G6, une colleetion
des biographies primitives, collection qui regut tout na-
turellement le nom de Legenda antiqua.
II n'y a pas lieu de s'etonner que les freres n^aient
guere copie dans ce recueil que le Spec. Perf. puisque
parmi les traits racontes par 1 et 2 Cel. les uns avaient
passe dans la legende de Bonaventure, les autres se
trouvaient dans le Spcculum Perfectionis ^.
II est temps sans doute d'arr^ter ces notes sur le
sort de Toeuvre de frere Leon dans les compilations du
quatorzieme siecle.
Le recueil que Barthelemy de Pise cite sous le nom
de Legenda antiqua avait ete collige avec plus d'exacti-
tude et de patience que le Vat. 4354. Le Speculum Per-
fcctionis n'y occupait pas seulement la premiere placef
il s'y trouvait seinble-t-il dans son integrite et a peu
pres comme il se trouve dans les Ms. de la Bibliotheque
Riccardi [1407] ou celui de TUniversit^ de Bologne
[2697], compromis par les elucubrations diverses qui
viennent a sa suite.
Les personncs que ces comparaisons interessent trou-
veront des indications sommaires a la fin de chaque
chapitre du Speculum Perfectionis ^.
1. Voycz, par exeinple, I)o planclu, II pars, 202 bl, In aniigod
legendu legUursic cle eo: Tantum aufem (lUigebat, elc. Cf. 2 Gel. 3, 68.
2. Pour les cilalions du ispec. Perf., voyez A rindex v* Alvarus
Pcla^'ius ct aux Addenda ct Cuirigcnda qui seronl publi^s uU(^ricu-
rcmcnl. I.a foliolalion du Dc pljmclu c>l Ircs dcfcctueusc.
'A! Passagcs dcs Cdnrorniilcs ou sonl cilcs, comnic faisant pnrtic de
la Lcgcnda anliqua. dcs fragnicnls (!c basse ^'poque : l'ia2; 28 a 2;
lola 2: ir,8b 2: UVJh 1 : 2-J.'>a t> : Pil b 1 : rilh 2: IWb^; 174bl; 207
a 1 it''dilion dc l5lo .
DESCRIPTION DES RANUSCRITS '
SOMMAIRE. — I. MxVNUSCRlTS DU SpECULUM PeRFECTIONIS PROPREMENT
DiT. — A. Mazarinus 1743 (1459). — B. Mazarinus 989 (VifiO). — G. Ms»
de Li^ge 343 (1408). — D.Ms. du Britisli Museura, Gleop. B. II. —
E.Ms. de la Bibl. Riccardi 1407 (1503). — F. Ms. de Boiogne 2697.
— G.Ms. 313 de Vollerra.
II. Manuscrits de la Legenda antiqua et du Speculum Vit.e.
A. Vaticanus 4354. — B. Ms.de Berlin 196. — G.Ms. deLemberg 131.
— D.Ms. Vat. Ottoboni 681.
III. Manuscrits de l'une et de l'autre cateoorie simplement
giGNALES : 1" Manuscrits Bollandicns. A. Ms. dit Noster (1454). —
B. Ms. d'Anver3 (1472). — G. Ms. de 1502. — D. Ms. de Bru-
xelles (1549).
2* Autres manuscrits. E. Ms. du monastore de Spello utilis^
par M. Faloci-Pulignani. — F. Ms. de Busseto ulilisC par le P.
Ireneo AfTo.
On s'6lonnera peul-^tre du dtiveloppement pris par Tanalyse des
nianu.scnts, inais il nra sembl(3 qu'clle consliUiait une des parlios
essenlielles de cetle 6lude.
La luniiere ne sera faite sur loutes les quesMons si comploxesqui se
ratlachenta Torigine du Spc(!ulum Perfectionis, de la Legonda aiitiqua,
des Aclus beali Francisci et Sociorum ejus, dos l^ioroUi, (}ue par la
comparaison d'un grand nombre de manuscrils. Jai donc cru devoir
d^crire les manuscrits types avec des dt^laiis sufTisanls pour (juon
pui.sse en connailre le conlenu a peu prr^s comme si on les avait sous
les veu.x.
mr
I)*autres d^criront ceux que je n'ai pu aUoindro ou donl j'ai ignore
I'exislence, el ainsi se constiluera peu a pou un v('M*ihibIo doj^sier, et
Ton verra une foule de r6bus aujourdMiui iiKlorliidrablos trouvor lour
solulion par le simple rapprochemont el la cbis-iilioaUon dos sourcos.
(1) Cf. F. Ehrle, Das Speculnm Vhiv sanrti Fruijrisri «'t socinnnn in «Ut Hand-
Mhrifteii,articleparu(lanBlaZeitscbrift fiir katholisrlicTlu-oIdf.Mo.Innsbrnck, t. XII
tl888),p. UG-m.
CLXIV SPECULUM PERFECTIONIS
A. — Ms. Mazarinus 1743 (1459).
Ms. sur papier dc 145.225 millim. k 2 colonncs; nombre de lignes
variiint dc 3'i a 43.— 143 folios num^ro!6s, en r6alil6 144 car il y a un
foiio 11 bis. — Rubriques et leltres rouges. Ecriture de deux mains
qui alternent de la faQon la plus capricieuse. Parexemple les f*Ml bis
ct 12 sont d*une autre mainque les 11 premiers; 13-24 de lapremi^re
main; 25 el 26 de !a secondc, etc. Dat^ de 1459.
En tcMc du preniicr fcuiilet, d'une (^criture du 16* sidcle : Ista legenda
b. Francisci patris seraphici est fratrum crnciferorum Namurcensium,
Servanti benedictio. Dans la marge de droile rancienne ctMe 1350
barr(5e. Dans le bas Tlndicalion Incepi scribere hoc opus ad.,. in fesio
sanctx FAizat)et... en partie d6truite par Ics tcignes.
Le folio 143 a vid h moiti6 cnlevt^. Dans la partie qui subsislc se
Irouvc l'cxplicit au haut de la colonne <Ie gauche. A c6t6 les traces
d'un cataloguc de vcrtusquc Pun des propri6!aires du volume d^sirait
avoir plus particuli^rcmcnt cn vue.
Heliurc ordinaire, fornicc de dcux plancheltes de bois recouvertes
dc peau.
[V. Calalogue dcs Manuscrils de la Bibliothc^que Mazarine par Aug.
Moiinicr. Paris, 1885, 4 vol. in-8' (l. II p. 223)].
a^ Specu- [F* 1 a 1]. Incipit Specutnm Perfectionis (Voir ci-apr6s p. 250 s.)
lum Perfec- G'cst Ic Spcculum Pcrfoclionis tel qu'il cs! rcproduit ici. Pour rcxplicil
tionis. pi^ Jjj jJjjIj^» ^Iq coinposition dc Toriginal voycz ci-aprcs p. 246.
b)TresSQ- [F" 54 a 1]. ILrc snnt qnicdam scripta per tres socios beati Fran'
cii. cisci de vitd et conversntione ejns in hnbitn sarntari, de mirabili et
perfectd conrersatione ipsins, cfc. — f)atn in loco Grecii IIJ* ydus Au-
gnsti [54 b 1]. I)e nativitate ejns et de ranitnte et de prodigatHale ipsias
el qnatiter ex hiis perve.nit ad targilntem et carilatem circa paaperes,
8uit Ic prcmicr chapitrc lcl (|uc Ic donncnt lcs Bollandistes (A. 88.
oc!. t. II, p. 723-744), lccon tnV dilTcrcnlc dc ccllc du VaL 7339 6dit^e
par Amoni (Lcgcnda S. Fr. Assisicnsis a DD. Lconc, Ruflno, Angelo
cjus sociis scripla qua' dicilur Lcgcnda Trium Soriorum. Rome, 1880;
in-8° dc 182 pagcs) et qui lui cst trcs supc^ricurc. Au f* 73 a 2... prx-
fatnm Minorum ordinem infravernnt panpertati ac vestigiis Christi ei
servi sni sancti Francisci in omnibns jnjta mensuram divinx gratix
conformantes ut ad csctestem gloriam pcrrenirent. Amen. Expliciunt
miracnla cnm vitd tteali patris Francisci. Lans I)eo. II est ft remar-
(picr quc cct cxplicit conllrmo oc qui a (''h» dil aillcurs sur la dispa-
rilion (ruiic partic dc la lcirendc dcs 3 Socii (Voir p. XX).
cyAfiush. |F" 7.'{ 1» 1]. Incipiunf Acfns qnidnm mirabites beati Francisci el
Fr. ei Socio- soriomm ejns primornm. Ad Inndrm rt gtoriam Domini nostri Jesu
■*""^- (Ihrisfi vf sanc/issimi patris Francisci. hic scripta sunt quxdam
nofnbitia de benfo Francisco ef sociis ejnscf qnidam actus eorumdem
oi^rtlPTlON DES M\NUSCRITS
CLXV
mirabiles qux in legendis ejus prxtermissa sunt qu<c efiam valde sunt
ulilia et devota. Primo igitur sciendum est quod beatus pater noster
Franciscus in omnibus suis actibus fuit Christo conformis.
Cest roriginal lalin des Fioretti qui sera publi^ pour la premidre
fois dansle prochainvoluniede nosDocumenls pourI'iiistoirereligieuse
du Moyen Age.
Ils ne sonl suivis d'aucun explicit. Les derniers ciiapitres tranchent
nettement sur le reste de Touvrage.
Adino> [F* 134 a 1]. //i nomine Patris et Filii et Spiritus sancti llxc sunt
verba sacrx admonitionis venerabilis patris nostri Francisci ad
omnes fratres suos : Dixit Dominus Jesus discipulis suis.
Ce sont les admonitions telles qu*olIes ont 6te publiees par Wad-
ding. On les trouve aussi dans le Firmamenlum 6d. Paris, 1512,
f» 19 suiv. ; 6d. Venise, 1513, 23 b 1 — 25 a 1. Speculum Morin, tract. III,
214 suiv. Gf. 137 suiv.; ms. 338 dWssise (18 a — 23 b, 7 a — 12 b).
' Episto-
omaes
ianos.
Ptstola
[¥• 137 b 1]. Opusculum sancti Francisci monitorium : Universis
religiosis clericis et laicis, masculis et feminis omnitms qui habitant
in universo mundo fraier Franciscus eorum serrus et subdifus, obse-
quium cum revereniin, pacem veram de cefo et sinceram in Domino
raritatem. — Quum sim servus omnium omnibus servire teneor...
Cest r^pilre a tous les chrc^tiens dt^ja donnt^e par Wadding mais
dont il eut le lort de faire deux 6pilres. Los varianles sonl nombreuses
entre le manuscrit et TOdition. Cf. Hidolfi, Ilisl. Ser.. l/li a. Se trouve
dans le ms. 338 dWssise (23 b — 28 a, 12 b — 17 a); Cf. Conform. 137 a
1 ss. (^d. 1510).
[F* 140 a 1]. Hxc est epistofa beali Francisci quam in fine vitx
sux misil capituto generati. — In nomine snmmx Trinitafis ef sanctx
anitatis Patris et Filii et Spiritiis Sancfi, Amen. Heverendis etmuttum
diligendis fratribus universis, fratri S.. generali ministro refigionis
Minorum fratrnm domino suo, et ceteris ministris generalibus qui
post eum erunt et omnibus minisfris et custodifms et sacerdotibus
ejusdem in Christo humilibus...
Cetle (^pltre a tous les membres de TOrdre a aussi 6[6 bizarrcment
d^coupde en trois par Wadding (Epistoloj X, XI, XII) induit peut-^lro
en erreur par Ridolfl, Hist. Ser., f" 2:^7 a. Elle avait 6te correctement
donn^e par Ubertin dans TArbor V. 7 (224 b 2).
Ici, conime dans le ms. 338 d'Assise (28 a — 31 b ; 17 a — 20 b), elle
subsiste dans son unit6, lermin^e par le Confiteor de Frani^ois, et
suivie de la priere Omnipotens, xterne, juste et misericors Deus.
Dans lems. 338 d'Assise la rubrique initiale est : De litterd et admo-
nitione beatissimi patris nostri Francisci quam misit frafribus ad
capilnlum quando erat infirmus. Le toxle se Irouvc aussi dans le Fir-
Tnamentum 6d, de Paris, 1512, f" 21; M. de Venise, 1513, la pars
25 b 2 ; Speculum Morin, III tract. 217 a.
CLXVI SPECULUM PEUFECTIONIS
flf;Dereve- [F» 142]. !>e reverentid corporis Chrisli et mundilia allaris, AlUn-
rentii corpo- danius omnes clerici mngmim peccatum \ sciant se benedicios a
Dommi. Domino Deo qni hoc ipsum fecerint exemplari,
Klanl donnccs los habiliidcs dc composition de Frangois, je pcnse
que c'est la une sortc de post-scripturn ajoulc aprc» coup & sa lettre.
Ce morceau a ^US donnt^ par Wadding, mnis il a ou le tort de le faire
pri^ceder d'une suscription, cc quc ne pcrniet, je crois. aucun inanus-
cril. II se Irouve dans le ms. 338 d'Assise (31 b — 32 b, 2o b — 21 b) sous
la m«^me formc qu'ifi. Ges dcux morceaux g et /", ct une partic de rf,
onl (^l^ public^s daprt^s le ms. d'Assise, par M. Faloci Pulignani dans
la Miscellanea VI, p. 9'4-9G.
h) Saluta- [142 b 1]. liegina sapientia Dominus te salvet \ qunnium fuerit eis
lio virtutum. dafum desuper a Domino.
Cest lc salut dcs vertus tol qu'il se trouvc aussi dans le ins. 338
d'Assise (21 bs; 32 b s} V. Conf. Wk a 2, 6d. 1,M0: Spec.1509, 12«» b el
127 a; Vat. 43:»'^, 43 a. cf. 2 Ccl 3, 119. \otre manuscrit 1743 ne fait
pri^ccder ce morceau d*aurunc rubriquc. Le ms. 989 rintitule7>c rir-
tutifms : ct Ic ms. 338 (rAssise. De virtutifnis quihus decorata fuit
sancta Virgo Marin et deftet esse sancta anima. II a ^US donnd par
Waddins^ d'apri'S cc «Icrnicr.
II est a nolcr que la scrie des Opust!uIes de S. Francois donfi6s par
le ms. 1743 {d. e. f, g. h) s'y trouvo dans lc mt^mc ordre que dans le
ms. 338 d'Assisc.
U Miracu- [F* 142 b 2J. Miracufum de quodom mitite. Fuit quidam miles fortis
ium de mili- et muitas hatmit victorias qui postea factus est frater Minor \ rolo
^- esse forfis me ipsum impugnando. Amen.
Oii lit imnicdiattMuciH aprt^^s, sans aucun cxplicit. rindication flnale
[143 a 1) : Ilunc fiftetfum .srrilten' incepit frater Vinrentius, presbyter
et profes.^ius conventus \amurcensis fratrum SnncLv (Irucis. quem
ego frate.r Tos.^anus, ejusdem statns. ordinis et convenius, propriis
manifius compfevi anno Domini M" (UKU]" LIX", in vigifid sanrti An'
dre.r adjuvante gratid Dei cui faus et gloria in .Sivcula sxcalorum,
Amen. Oretis ot)serro pro viti srriptore.
B. — Ms. Mazarinus 968 (1400).
Ms. sur papicr ct parchcmin, dc 215 292 millimetres, A 2 coionnes,
nouibrc dc lie^ncs livs irrt>j?ulicr, tVril d'une seule main en 1459 et
14r,o. Hubri(pics ct Icltrcs rouj^cs.
V\\ lcctcnr du Ifi" nu du 17' ^i»*M'Ic a parscmt'' Ics marges des Actus
<lc scs imprcssidus. />//.$« apparilio, fahuta, mendacium. Belle reiiure
du tcmps. [V. Mt^linicr, ouvrairc citc, t. I, p. W^ s.].
Ttuitc la jircmirrt^ pjirlit? dii mauuscrit (f-^l-^'!) cst formde par des
cxtrail^ patristiqiics (ClirysosltmicAugustin.t^t quclques autres ; lettres
dc IVIrarquC!.
DESCR1PT105 DES MA5rS€RITS CLXVIl
[F* d5 a 1]. ILtc sanl qaxdmm seripla eU-.. comme Mz. ITU b. <^uf
le Datam in loco (irecii Ul* pdus ABgBsii amno iH^mini !/• CJ^
XLVIJ". Explicif prologus. Incipil rita btali Francisci cBm daodccim
sfyciis suis, primo de nalirHale. cfc. S*«uxTi|»tion tinale 111 b ^ .
Ej-pliciunl miracula cum rila bealissimi patris Francisci. Anno ffc-
mini M* CCCOLX* decima die moy. iMo gralias.
[112 a 1]. Incipil Speculum Perfectionis slalus fralrum Minorum.
'" Istud opus compilalum esl per modum legendjr. elc. Pour !e re<te *le
rinciplt voir ci-apr^s p. 250, el pour I explicit, p. 246.
b. [F* 150 b 1]. Incipiuni aclus quidam, etc. comme 1743 c.
et
o- [F^ 191 a Ij. /n nomine Patris el Filii el Spirilus sancli.Hxc sunl
rerba, elc. Vovez Mz. 1743 d.
u>- [F* 193 a 1]. Opusculum monitorium sancli Francisci: Cnirersis
»*» religiosis clericis et laicis, elc. Voyez Mz. 1743 e.
m.
oU [F* 194 b 2]. Doclrina sancli Francisci. In nomine sumnue Trini-
«*™ talis... etc. Le resle comme Mz. 1743 f.
fve- [F* 196 a \]. De reverentia corporis Chrisli et munditia altaris.
"V^ A ttendamus omnes. Voyez Mz. 1 7 43 ^.
li.
lu- [196 a 2]. De virlutibus. Regina Sapientia, Dominus te satret, etc.
iwn- Vovez Mz. 1743 h.
m
Esplicil doctrina sancti Francisci. Anno Domini ikGO 29 octobris.
Kola [196 b 1]. Incipil prxfalio Honorii papx inregulam beati Francisci
confessoris.
G*esl la r^gle dc 1223.
Datum Laterani quarto KaL decembris, pontificatiis nostri anno
oclavo. Explicil feliciter Hegula sancti Francisci confessoris in
Zeelhem prope Dyest. anno Domini MiUesimo fTJX" LA'" inprofesto
Martini confessoris alque pontificis. Deo gralias semper [198 a 2]. Le
verso du reuillet est blanc.
rnia [199 a IJ. Incipil regula fratrum de Penitenlid sive lertia regula
Ini» beati Francisci. Micolaus episcopus servus servornm I)ei, Dileclis
filiis fratribus et dilectis in C.hristo filiabus sororihus ordinis fralrum
de Penitenlid lam presentibus quom futuris. Salufem et aposfolicam
benedictionem. slpra montem. | Datum lieate AV Kal. .Septeml)ris
pontificatus nostri anno secundo. Dafum per copiam anno Domini
M* CCC'* XXIJ* in decembri die ultima mensis ejusdem. Kspiicif in
Zeelhem prope Dyest anno Domini 3/° fUJ.fr LX" ipso die sancfi Silce
apostoli.
Pour les 6dltions de cette bullo V. Pollliasl 2:J0Vi.
CLXVlll SPKCULUM PERFECiiox,.
[201 <i 2j. Exemplum de quodam milile. Fuil quidam miles. V.
i 1743 i.
1- [201 a 2]. Tesiamentum sanctiFrancisci. Dominusdedii mihi FV^«t/i
S. cisco ita incipere facere penitentiam \ conflrmo vobis intus el
istam sanclissimam bene.dictionem. Amen.
au- [202 a 2]. Lo Teslauient est imm^diatement suivi sans rubriqus
'»• un fragment qui rai>pe!le un peu le cliap. 76 du Spec. Perf.
regulam volebat b. Franciscus haberi ab omnibus | sursum fet
celestia pondus. Amen.
Modus [202 b 1]. Modus profilendi Minorum. In nomine Patris \ orc£ i^^
.'Ddi. ipsorum, Le reste du feuillet est blanc.
G. — Ms. de Lidge [ms. Iieodiensis], 343 (222).
Ms. sur papieretparchemin de 210 sur 285 millim<^tres & 2 colon» ^"^2
160 folios numerot^s de 1 — 163, les folios 157, 161 et 162 ayanl ci' *^'
parus. Rubriques et lettres rouges, dal6 de 1408.
Au verso de la feuille de garde on lit Liber fratrum sanc(« Cni ^*^^
in Leodio, et un peu plus bas, Liber conventus Ordinls fralr^--* ,
sanclx Crucis Leodiensis, le lout de deux 6crilures dilT<irentes m ^^^
toules deux du quinzieme siecle.
A la tln du manuscrit f* 163 a, en r6alit6 160 : Explicil liber
actibus <]uibusdam mirabilibus beati Francisci et socionim ejus p-^
morum, finitus anno Domini M" CCGC* VIII* in proxlmo die ^^^
quenli Ascensionem Domini. Au verso du nifVme feuillet le Carmcn ^
l'honneur de la Portioncule qu'on trouvera ci-apres, Spec. Perf.
(p. 165).
[La descripUon ci-dessus est en partie emprunlde aux Anal^
Bollandiana (Catalogus codicum Hagiographicoi*um Bibl. publ. c- •
talis et academia; Leodiensis), l. V, (Bruxelles 1886), p. 361.
iTresso- [1 a 1]. llxcsunt quwdam scri/>/a, etc. V. Mz. 1743 b,
Specu- [28 a 1]. Incipit .Speculum Perfectionis status fratrum minor ^^ ^
Perfec- la suilc identique au lexte donn(J ci-apri'S p. 250. L^explicit est i(*^^
i»' lique a celui du Mz. 989, v. p. 246.
Actus [F'00 al]. Incipiunt actus quidam mirabiles beati Francisai '
«*ranci8ci sociornm ejus primorum. Voy. Mz. 1743 c.
ocioruni. Comnie dans les Mz. 1743 el 989 les Aclus se terminent sans expli^''
par un cerlain nombre de morceaux qui j)araissenl 6tre des mat^riai''
prdpares pour le travail et n'a}ant pas encure rempreinte de l'auteii
des Aclus.
Immediateuient aprrs le dernier niuiveau ijui a pour litre : De Iri
bulatione ordinis, on Iruuvo :
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CLXI^i
[154 a 1]. In nomine Palris, etc. humilia verba sacrw admonitionis
venerabilis palris noslri sancti Francisci ad omnes fratres sancti
francisci. V. Mz. 1743 d.
La disparilion du f« 157 nous prive d'une partie de Vepistota ad
omnes christianos, dont le f* 158 nous donne la (In.
Les folios 161 et 162 manciuenl ^galenient.
D. — Ms. du British Museum (Gleop. B. 11) .
Ms. papier el parchemin renfermant une collcclion de traites 6crits
du XIII* au XV» si6cle. Sur les plats lcs armes de Sir Hobert Cotton.
La reliure est moderne, elle porie le tilre Epistola Presbyteri
Johannis. Mus. Brit. Bibl. Cotton. Cleop. B. II.
Voici r^num^ration sommaire des traitt^s non franciscains.
1. Epistola presbyteri Johannis ad Fredericum imperalorem (2-13).
2. Liber grammaticalis de differentiis verborum (13 b-30).
3. Definitiones philosophics et theologicse (32-38).
4. Meditationes B. Bernardi super horas canonicas (38-40).
5. Versus rhythmici de Galfrido archiepiscopo Ebor. (40 b).
6. De regibus Anglis a R. Alfredo ad Ilenricum V (42-45).
7. De episcopis et episcopatibus Anglio: et de fundatione diverso-
rum monasteriorum (46-58).
8. Invecti\iE rhythmicai contra monachos (60-65).
9. Deflnitiones virtutum et vitiorum (66-71).
15. Walteri abbatis perquisita spiritualia et lemporalia (216-233).
Les trait^s franciscains sont lcs numeros 10-14,
10 [72 a]. Incipit Speculum Perfectionis statds fratrum Minorum.
Islud opus compilatum est ad modum tegendiv, ctc.
La suite identique au texte qu'on trouvera p. 250. Ce texte est suivi
de lout le Spcc. Perf. tel qu'il estdonnd ci-apres. Les rares varlantes
sont insignitlantes ^
Quant au dernier chapitre et a liexplicit il est idcntique au texte
du Mz. 989. Voir ci-apres p. 245 et 246.
[F* \\OsL].Incipit prohemium super legendam beatissimx CJarxvir-
ginis. Quasi veterani mundi senecta vergente—Vutere vos faciat
dominus Jesus Christus nunc et in xternum. Amen. Cap. I. Admira-
ifilis (nominei femina Clara vocabulo et virtute.
Cest la l^gende de sainte Claire par Tliomas de Celano, lelle
qu'elle se trouve aussi dans le Ms. 338 d'Assisc (7'i a 2 — 84 a 1). Cf.
(1) Une des plu» Doiablcs esi cellc qui porte sur le tiire du chnp. 38 ou il ilit.
Quiiliter cuidam m&lri duorum fralmm fccil dari lunun novntn Teslamen-
iutn.
12*
CLXX
SPECULUM PERFECTIOMS
Cozza Luzi, II codice Magliabechiano della sloria di S. Cliij
Dollctino della Sociela Imbra di Sloria Palria, t. I (P«>rouse, irm —
1895\ p. 417-426. Celle lej^ende se trouve aussi dans le Codex d «^^
Nal. de Paris 5288 (f- 4'40-45l).
EUe a 6te publiee par les Hoilandistes A. SS.Aug., t. II, p. 754— 7' ^
qui ont intercale entre crocliets (»u parenlheses les fragments qia i
se trouvent pas dans les anciens niaiiuscrils.
c) Vita S. [F* 129 a]. Viia SancU Bernardini.
Bernardini.
d) Viia S. [F* 156 a]. Incipil prologus : Assidud fratrum poslulaiione \ qir -^
AntoDiiPad. potius ignorantix aul ohlivioni meiV misericorditer ignoscal.
Incipit legenda ffeati patris Antonii : Est namrjue ut ferunt in regr^'
Portugallix civitas quxdam.
Cest la It^gende public^e d'apri>s un Ms. de Lisbonne dans les Por^^
tugallia; Monunienta historica a so^culo oclavo post Christumusquea^
quintum decimum, jussu Academise Scientiarum Olisiponensis. Scrip^
torum, t. I (Lisbonne, 1856, in-folio), p. 116-130; et par le P. Hilaire^
d'apr^s un Ms. de Fribourg : S. Antoine de Padoue, sa Idgendc pri-
mitive et autres pieces in(3dites avec des sermons inedits et nouveaux
et un manuel de d6votion par le T. R. P. Hilaire de Paris, Docteur
de Tordre des Capucins. Montreuil-sur-Mer, 1890, in-8'deLVIel 290 p.
C*est aussi le texle qui se Irouve dans le 14363 de la Hibl. nationale
de Paris (f» 186-196) et dans le 3809 (f° 133-142) Cf. n- 14365 (f* 362-386).
Cf. Legonda seu vita et miracula Sancli Antonii de PaduA saeculoXIIP
concinnata ex codice membraneo Antonianjt bibliolhecie a P. M. An-
tonio Maria Josa Min. Conventualium ejusdem bibliolhecie Praefeclo.
Hologne, 1883, XII et 188 p.
c) Vita S. [F" 186-212]. VHa Sancti Ludovici episcopi.
Ludovici.
E. — Ms. de Florence. BibL Riccardi 1407.
a^TresSo-
cii.
Ms. sur papier de 140/222 millimctres, de 183 folios numc^rotes. Kcril
en 1503, voir f» 25 a. Au f° 149 b le copiste marque le point ju$qu'uuquel
il a du traduire le latin en italien, et a partir duquel il a trouv«i los
morceau.x qu'il ins6re, soit ccrits originalement en italien, soil truduils
par d'autres.
[1 a ]. Incomincia una Leggenda di S. Francesco scrilta per tre
compagni desso bcuto Francesco, cioe /rate Leone, frate Hufino e
frate Angelo delta sua conrersatione in habito secolare et della sua
mirabit e perfecla conrersione isvotgharizzuta per ta comunila (sic)
utilita de frali. [Bol. commune utitita] \ [24 b] Finisce la leggenda o
Voperetta ta quate scripsono e tre compagni det b. P. nostro Fran-
cesco cioe frale Leonc suo confessorc e frate Huffino e frate Angelo.
DESGRIPTION DES MANUSGRITS GLXXI
o- 1-5 a j _ Jncominca (sic) lo spechio di perfeclione. Pour cet incipil,
c vo/rci-.aprPsp. 250.
l^an s^ i^ ^jg jg PqI i^ i^q^ jJ^ copisto se trouvo en entior An-
tonio ^r-^f^i — i^Q te.xte du Speculum Perfectionis donn^ ensuile est
la JraUiiotion litt6rale et tr^s lid«^le dutexte latin tel qu'il cst publi6
ci-aprtSs. Les variantes principales ont 6te not6es au bas de cliaque
pag*'- Or^ verra combicn elles sontrares et peu imporlantes. Lesclia-
pilress X X et 12 ^tant r6unis, la num^rotation du 1407 a parlir de lA est
eii r *^rcl d'une unitd sur celle que nous avons adopl(>e.
^ ^ti-^ d'6chantillon, on trouvera cl-apr6s, p. 327-331, los trois dcr-
nie ^liapilres de colte traduction, ainsi que son cxplicil.
5io\» i ' ffc"]. Incominciano alquanti fiori spirituali ricolti insieme qui di
ilutn 501 c/e varie cose e admaestramenli del beatissimo Padre nostro
e. F^^^^esco. E prima incomincia nna lectera desso l^eatissimo Padre
rftOf^aafa at Capitolo generale e a tntti e frati deltordine e maxime a
$(^^^^dofi. dove dice della rererentia da doversi fare al sacramento
(if Wa eurharistia in celebrandolo e ricievendoto. Agli Reverendi, clc.
AltiUe (jjjc^ figtiuoli di Dio e frategli miei e congli oreclii ricevete a
P^^fectione mieparole. Unevariante imj^orlaiilo solrouve vers la (In,
c*est la mention explicile d'EIie. /o frate F. humo vile inutile e in-
degna creatura delSignore Iddio dico perSignore Jesu (Ihristo a frate
Ilelya generale ministro di tutta la nostra religione... elc. Explicit :
// gaati farete queste cose con voi sia el Signiore in eterno. Amen.
ligtola f95 a]. ['na lecfera laquate mando el beato Francesco at generale
fjAiD. minisfro, del modo da osservnrsi, circa e frati suddifi che peccano
mortalmente. A frale flelija minislro. Et Signiore fi benedica. I fi dico
sicome i posso \ procurerai da dempiere. Deo gralias. Amen.
isto- [9ii a]. Una lecfera ta quale el f)eato Franvesco mando e lascio a
noes iutti e ftdeli. Agli universi chrisfiani.
lOS.
ODi-
f98 b]. Incominciano le sacre exortafioni del beato Francesco e prinia
defia fede e riverentia da dovere havere al corpo di Christo. Disse
Messere Jesu... Aux 27 paragraplies ordinaires dos admonitions on
est ajoul6 un vingt-liuiti^me : Detta religiosa habitatione nello heremo
o vero heremilorii ^ .
(1) Le Ms. Riccardi n'a-t-il pus raison en ajoiitnni c<'ito pago aux adnioniiions ?
I^e Ms. 3.38 tVAshisc a Tair de uavoir jms su ou la i>laror. II l'inst'ri', 4.'^ a- 'i.J b,
«pn'S rofficc de la Passion pn'ic6doc d'un blanc d'une pajje el dcmir, ei suivie (Tun
autre blanc de six lignes par lequel se iprmine suns expli<ii la pariie du codex «pii
conticnt les opuvres de saint Fran<;ois. Lo Vai. ^:M, 42 a. d(»nne la meme place (jue
le Ms. Riccardi a cette rei^le des freres ermites. Elle sr tnuive dun> lcs Conforn).
143 a 1. Oi\. 1510. Dans IVdition Waddinn; elledevit-nt la :{• d<'.s (lullationes monas-
lica». Cf. Archiv fiir Literatur und Kircheng. t. I, j). i8i ; i. III. j). 004 ; "2 (a'1. 3,
113; Papini, Storia« t. II, p. 148.
CLXXil
SPECULUM PERFECTIONIS
g) Laudes [103 a]. Laiide le qiiaie ordino el healo Francesco e dicevale a <^,
^^ hora. Sanclo, sancto, sanclo, Signiore Iddio.
Ce sont los pri^res que Francols r6citait avant chaque oflice.
nous sont (ionn<5cs ici telles qu'on les trouve dans le Ms. 338 d*As- a=
(34 a-34 b); dans le Vat. 4354 43 b, dans les Gonrorm.202 b \M. ^
(180 b 2, 6d. 1513 ; 263 a 1, M. 1590) ; dans Spec. Morin III pars 21 ^
Spec. 1509, 126 a, Wadding a distrait et isol6, je ne sais pour<(^
Pantienne k la Vierge qui les lermine.
h) Saluta- [103 b]. Salutatione delle virtudi e e/ficacia desse in confund^
tio virtuium. e vicii. Sia la bem trovata liegina sapientia. Cf. Mz. 1743 h.
les
ise
SJo
a;
ci,
i) Saluta-
tioB.M.V.
4/0
st
[103 b]. Salutalione della beala Vergine Maria. Dio ii saivL.. C^
le morceau qui est devenu chez Wadding la 111» Oratio. Donnde f^
Vat. 4354 43 b, par les Conform 138 a 2 6d. 1510; 122 a 2 6d. 15^ ^ '
178 a 2 6d. 1590; par le Spec. 1509 127 a.
j) Laudes [1^'* ^]- Laude dello Altissimo Signiore Iddio. Tu se sancto Signu^
DciaItiR.Hinii Iddio, tu se lo Iddio degli Iddii el quale solo fai le maraviglie.
cthenedictio Ce sont los Laudes Dei Altissinii doiil l'originaI ^crit do la main
f. Leonis. Franrois sc Irouve au revers do la Ix^nt^diclion donn^e a fn>re L6o
II esl ii nuler qiie tandis cjuc lous Ics autros documents donnent
morcoau isoio (Val. 'i35'i, 43 b; Conform. 202 b 2, (h\. 1510; 180 b
6d. 1513; 263 a 2, 6d. 1590). nolro nianuscrit est a peu pros le se
qui fasse suivro colto laudo do la bonediction donn^^e ii fr<>re Lik)"
Dans le Spec. 1509 (127 b) il y a quol(|uo chose d^analofipue. La rubriq
sur les circonstances ou fut donnoo la bonediclion esl supprim^,
le nom de fr. L6on ost romplaco dans la formule par celui de fr6
Fabien, auleur ou copisto do la compilation. Cf. Ms. 344 d^Assise, ^ 7
2 Cel.2, 18. I^ourlesdtUailssur rautojj^rapho.voir plushaut, p. LXVI
h) Varia. [104 b]. Di gloria patri la (sic) quale e dicieva doppo ciasched
verso della magniflcat.
[Ibid]. Come papa Gregorio quando era cardinale gti dimando C(
sigtio di entrare neltordine.
[105 a] Tn vhe modo e volJe andare oltra mare.
[105 b]. In che modo el beato francesro per futta la nocle replicaz.
Signiore ti vorrei amare.
[Ibid]. In chemodo epredisse che frate lletna nonmorebbe in qu^
religione.
[106 a]. In che modo e prova dua vhe volevano entrare nel lord
[106 b]. In che modo e coresse um frafe el quale temeva e
spiriti.
[Ibid]. In qual modo e mango in terro v.on nm verlo signiore.
[107 a). In v/iemodo eprcdisse vhe qualumque frafe elquale hare^'^^
auti tibri se ne prntirebbr neffn morfe.
[107 1»]. Invhv modo sanvfo Iranvesvo non votse entrareinum Itto^^
nuovo pervhe e frafi havevano fasviafo if fuogho vecchio.
Ua
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CLXXIII
ri08 a]. [Jn allro ejremploal proposilo cioe del bealo Egidio.
[1<)8 b]. Come visitando el healo Francesco 3 fancugli fiorentini pre-
disse a uno di loro che sarebbe frate e cosi fu di poi.
[109 a]. I)um maestro in leologia el quate addimando consiglio a
sancfo Francesco dellosservanza della regota e detta sua riposta.
[IbidJ. Duna visione laquale hebbe frate Lione di fraii che passa-
vano um flame cofardegli.
[109 b]. In che modo antichrysto e la setta sua debbe uscire di questo
ordine.
[Ibid]. Un altra rivelatione chi debbe dislrurre e guastare questor"
dine.
[110 a]. In che modo um frate fu ammonito per tangiolo a celebrare
degli angioti nel sacro monte delta Verna nelle stimate.
fllO b]. In che modo el beato Francesco fece boto /sicj di sempre
cogiiare alcuna cosa di bene.
[Ibid]. In che modo faggirono gli ucegli aquali sancto Francesco
voleva predicare.
[111 a] Come una certa Madonna gli mando de pesci.
[111 b]. Come el nostro Signiore Jesu Christo parlo a sancto Fran'
c^sco.
[IbidJ. Come el pane benedetto pet beato Francesco haveva virtu
C€>ntro alle infermitade.
[112 a]. Duna lapide lavala da frate Rufflno per comandamento
"/ Padre sancto Francesco.
[Ibid]. Duna govanetta obsessa dal demonio per la quate disse
^lte cose di sancto Francesco e deltordine suo in presentia di moltL
£114 a]. In che medo el beato Francesco ricevette le sacre stigmate.
<Ii*est le proc6s-verbal r(l»dig6 en 1282 par fr. Pliilippe provincial
^^ Toscane et publid entre autres dans les A. SS. oct. t. II, p.860, et
3? ==* Analecla fr. III, p. 641.
IML 1 est accompagn^ ici d*une curieusc nole qui pourra aider k re-
~^ «-«stituer l'histoire de ia formation de ces recueils : E io frate Ber-
•TT .^^do povero e parvolo chavai questa visione duna certa altra ricavata
.^^ onore di Dio el del nostro sancto Padre.
[2 'Mie b]. In che modo um certo frate vedde et beato Francesco allato
'^Jiristo.
17 b]. Questa e la prima Regola la quale fece el beato Francesco
ipa Innocentio 5" gliene confermo senza bolla.
C * "27 b]. Incomincia el testamenlo del beatissimo Padre nostro Fran-
t '^ 29 a]. Incominciano alquante cose declarntice delln intentione dei
5^** ^dssimo Padre nostro Francesco rirca iosscrvantia della evange-
tecic « apostolica vita delto stato de fratri Minori.
1^32 a]. Come Iddio con grande condescensione dimostrava al beato
CLXXIV SPEGULUM PEHFECTIONIS
Francesco le cose opportune alln religione sicome esso padre bealiS'
simo iestificava,
[132 b]. (".ome JesnChristo monstro al iteato Francesco e benie mali
liquali dovevano venire nella relifrione.
[143 bj. ("ome el Signiore nostro Jvsu (Ihristo rirelo a sancto fVfln-
cesco che si facessi confermare la regola a Messer lo papa e cosi fu
facto da esso Ponteflce.
[135 aj. ("ome fu monstrato dal Angelo al beato Francesco el prin-
cipio processo e fine detla retigione sotto figura duna statua in varii
modi formata e fabricata.
[137 aj. (lome el ttealo Francesco contristato delle cose che doveano
venirt nel lordine fu confortato da messer Jesu F.hristo.
[137 bj. F.ome tangelo conforto el beato Francesco e rivelogli moiie
prerogative della religione, e quando esso Iteato Padre commendava
lordine suo sancto.
[139 aj. F.ome il beato Francesco maledisse e fratiche davano maio
exemplo e benedisse que frati li quali cot tuono e esemplo hediftcavanQ
e prosimi.
[I3y bj. (]omc essendo andnto el beato Francescoal Soldanodeciino
in quattanto in molti frati la perfectione ondeper divina rivelaiione
ritorno intra e fedetie ammoni te delequenti.
\V^1 bj. (]ome Monsigniore l/ostiense prediro net (lapilolo presenle
ancora e secofari e comendo e frati : e doppo tui predico sancto Fran-
cesco direndo quasi el rontrario haveva detto et cardinate.
[143 bj. (lome e predisse che lordine si dividerebbe.
flVi a]. F.ome sanzn fede non si puo vincere le tentationi.
[145 aj. (]ome e ministri fecono rimuovere um capitolo delia prima
regola.
[145 bj. Quel che rispose sanrto Francesco udendo dire che um va-
lente Maeslro in Teologia era entrato neltordine a l^arigi.
[145 bj. (^ome el beato Frnncesro non rolse entrare nel iuogo di
Holognia per rhe era sumptuoso e di poi andando, vi maledisse um
frate el quale ultimamente fece mala fine.
[14ri bj. F.ome el beato Francesro fece la seconda regola riveian-
dogniene Iddio.
[148 aj. (^ome papa Uonorio confermo la regols. e mnto cerie paroie
del derimo rapitolo.
[149 bj. Quello rhe sanrto Francesco rispose a nno de suoi rompagni
perrhe e non ripnrnva atle imperfertione gia incomenciate neiiordine:
el trorerrni nrlto sperhio di perferfione e in questo volume a carie 68 *
al rapifofo in ordine 7(f [loo a]. F rosi piu ottre rose troverrai in diversi
1. (!'.'(:i irc^t pas cxjhm. I.c rliapiirf 7o ilii S|io<'. Pcrr. (71 (rtt|in'8 notrc num^ration)
so iptuvr :iii 1" (1-2 51 «lu Hi«Mjir«U 1 j«)7. mais il si« tniuve on «'frct au f» 68 b du Bol,
i?ii!M), n- qni r-nflit u proiivrr ipic lc pri'mi«'r csi la ropie du Rocoml, ct quo le copisie
11*11 pas soii^«'? atorriftcr iinc iudication qiii nc rndruit \)hh avccsa )>a(nination.
ilie
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CLXXV
capUolidi detto libro le quale si convengano a tale sopra detta materia :
E nola che da el testamento dcl bealo Francesco in sino a qui non
se traduto di latino in volgare ma come se trovato lo exemplo volgare
cosi se copiato qui inquesto presente volume.
[150 a]. Incomincia el libro della sacra indulgenlia... lo frate
itia Francesco di Bartolo da Sciesi.
[Wi b]. Finito e lo specctiio di perfectione de frati minori colla In-
dulgentia di Santa Maria degli Angoli c di molte altre cose del nostro
Padre santo Francesco ove lasciato adrieto di molti miracoli per non
essere troppo lungho. Allaudc e gloria dellaltissimo Iddio e della sua
gloriosisslma Madre Vergine Maria e del nostro seraphico Padro
Santo Francesco e di tutla la celestial corte del paratiiso. Amen.
[165 a]. Vita di fra Ginepro.
ri72 a]. Vita di fra Giovanni della Verna.
[178 a]. Vila di fra Giovanni della Penna.
[179 bj. Vita difra Egidio... Explicit : Anni Domini MCCLII el di
tlella festivita di santo Giorgio et e sepollo a Perugia nel convento
de frati Minori. Al laude di Jesu Christo el del poverello Francesco.
Amen. Finis. Deo gratias.
F. — Manuscrit 2097 de rUniversite de Bologne.
Tr^s beau Ms. sur parchemin petit in-4', dat6 del503, de 200 folios
numdrot^s, titres et lettres rouges, provenant du monastdre San Sal-
vatore ou il portait le n* 331. Fut porl6 k Parls et rapport6 h liologne
en 1815. Gomme Ta d6ja indique M. Della Giovanna (S. Francesco
GiuUare p. 32) le Riccardi 1407 et le Bol. 2697 sont identiques sauf
quelques details et le Riccardi est une copie du Dol. (V. p. prOct^dente
iiotc 1). Les seules diff^rences irtiportantes sont rabseuce daiis le Ms.
Riccardi d*un certain nombre de rticils qui se trouvent tous daris la
partie qui a trait a rindulgence de la Portioncule, elles sont pour
nous en ce momentd'un intdr^t tout A faitsecondaire. Les rcicitsoinis
sonl ceux qul dans le Bol. se trouvent du f» 180 b - 198 a. Cette ideiilite
rend superflue une^tude detaillde et il sullira d'indiquer lcs grandes
divisions.
fl a]. Leggenda dei Tre Compagni.
[27 b]. Specchio di perfeclione.
fl02 b]. Fiori spirituali.
[11,") b]. Cose particolari.
[ViO bj. Prima regola,
[142 b]. Testamento di S. Francesco.
[143 b]. JJella intentione di S. Franresco.
[165 b]. Della Indulgentia della Portiuncufn.
CLXXVI SPECLLUM PEUFECTIONIS
Le Ms. BoL 2697 se temiinc par iinc pri^re qui met fln au trait^ ss ~u i
rindulgenoe. II n*a pas les vies qui se trouvent dans le Riccaar^*i'
165 a ss.
G. — Ms. 313 de Volterra.
Ge Ms. n'a jamais, que je sache, attir^ Tattention des ^nidits fr»
ciscains. Cestencoreunopureetsimple copie de rceuvre de fr. An(or>
Druni (Ms. 2697 dc Dologne}. II est donc inutile, je pense, d*en do
ner une description d^taill^e et me borue a renvoyer k celle qui
^t^ faite par M. le D' Giovanni Giannini dans les Inventari dei Ui
delle biblioteche d'Italia, t. II p. 240.
J*esp6re pouvoir faire prochainement des recherches k Volter
sur les manuscrits franciscains de cette ville. Le r^sultat en se=^
publi^ dans les Addcnda qui paraitront ult6rieurement (V. p. XLII
n. Manuscrits de la Legenda Antiqua et du Speculum Vit—
A. ^ Ms. Vaticanus 4354.
Ms. sur papier de 22/15 centim^tres. Les folios 1 a - 10 a sont d'i
autre dcriture que le reste du ms.; 157 folios num6rot6s. Ecril
soigneusement mais trcs facile ii ddchiflfrer. Orthographe d^ploral
II estclair que Tauteur de ce manuscrit n'a souvent pas su d^chii
roriginal sur lequel il copiait, on dirait par momentqu'iI a copi^^
lire, je veux dire sans cliercher a se rendre compte du sens, car H
arrivc de confondre les abr6viations et de donner des phrases
n'ont plus aucun sens. L'irr(igularilc^ dcs lignes est extrdme. Elle»
en g(^n6ral une dizaine de mots, mais il y en a qui n*en ont que (%
ou trois.
On trouve dans ce Ms. deux svstt^mcs de divislon tres difKro**^'
CoHimeon le vcrrapar le tableau qui suit, dans les41 premiersfoli^'*»
chaque chapitrc est prc^ced^ d*un nurnero dordre allant de I i CT^
J'ai reproduit dans le tableau la disposition de quelqucs ligncs ""
f* 42 a a 42 b de fac^on a niontrer la bizarre disposition de rindicati^fl
Incipit seciindus numerus au bcau milieu du texte. Cette 6tranK^
disposilion aussi bicn (juo la pr(3sence ailleurs de notes 6videnirnen'
marginales incorpor^cs cA ol la dans Ic texte, et rirr^gularitd d6S
ligncs, surloul pour les rubhques, me jjorlcnt a croire quc le Val.
4354 est une copic failc niachinalomenl et sans intelligence sur des
Dfis(jRlPtioi»i DES maNuscrits cl ::\ 1
IX oii il y avail de nombreuses leltrcs orn(}es et peul-6tre des
res. On aura copi(5 ligne par ligne et on sera ainsi arriv6 ii
rres dispositions.
emiO^re nuni<3rolalion s'arr6le brusquement au f* 41 b avec le
GIX, la nouvelle ne rocommence qu*au f" 45 a, marqu^ I, et
lis la numt^rotatiousera basee non sur les chapitres du texte,
• les folios, de lelle fagon que le f* 44 a est marqu6 II, 45 a III,
[, 47 a V, et ici la numc^rotation fait un saut jusqu'i\ 48bmar-
49 b VII, 50 b VIII, 51 b IX, et dc nouveau un 6cart, 52 a
X, 53 a XI, et c'est seulement au 56 b qu'on trouve !e XIII,
► est marqu6 XII (!), 58 b XIII, 59 b XIIII, 60 b XV, 61 b XVI,
CVII, 65 b XVIII, 66 b XIX, 68 b XXI, 70 b XXIII, 71 bXXIIII,
:V, 73 b XXVI, 74 b XXVII, 75 b XXVIII, 77 b XXIX, 78 b
lc.
). a 6t6 d(3ja Ires etudi^. Papini en parle ii plusieurs reprises
les notes prises par Binaldi : « II y a de Tancien, dit-il, on ne
nier, et ce sont dc nombreux morceaux et fragments des pre-
l^gendes, en particulier de Tliomas de Gelano ma non sempre
»d interi; ilrestante equasi iutto feccia ». Notizie Sicure p.l42.
t revenu plus longuement encore dans la Storia di S. Fran-
II p. 246). Papini faisait erreur; ce Ms. ne renferme absolu-
m provenant de 1 Cel. ; quant aux fragmenls qui rappellent
e sontceux que 2 Gel. avait lui-mOme emprunldsau Speculum
onis, et ils sont donnes dans notre Ms. non d'apr6s la legon
. mais d'apres celle du Spec. Perf..
licision des notes dePapini n'a pas emp6ch6ungrand nombre
5 de d6couvrir ce manuscrit, qui du reste fut connu aussi de
a (V^:)ir : son Suppiementum ad Scriptores ordinis Minorum
lc). M. Luigi Manzoni de Perouse qui a fait de ce codex une
ute spt^ciale, est particuli(>rement inexcusable d'avoir ignor^
nts travaux de son compatriole. II donne une description detail-
5 Ms. dans son (^tude : l)i una novaedizionedei Fioretli di San
co secondo il testo di Amaretto Manelli (Bologne, 1887, in-4*
I et 156 p.) Gf. Miscellanea fr. III M888) p. 162-164. Mais il
as bien constater son absolue insunisance dos (ju^il s'agit de
ction de textes. II a inllii^^:' au manuscrit '135'* a peu pres le
upplice que celui-ci avait innigo a son original. Ce sont a
instant d'in(jnarrables erreurs de locture donl une soule suf-
it^parer uii livre : M. Manzoni onvrc par exomplo le manus-
it d(*s la premiere ligno : Krnt in rnundum ejrcmptar quod
monte mosfratum, au liou ilo Fuc sccundum cjemplar quod
wnle monstrafum. co (jui ne romi)Ocliora pas (|uel(iUos pagos
n de donner une autro lof-on {Loc. cil. p. 55 ot 7'i). Tout le
l a ravenant*.
fs le» assertions «le cci auteur doivi-nt Oiro vrrilircs M)i^'ncuseniont. Par
lans la description du S|»<'C. ilo l..»Oi ^iv-ditjon ile loUU o.^it i(lenii"jue),ildira
13*
eLxxviii spbOulum perfectionis
Vers la m^mc ^poquc F. Eiirlc a donn^ une bonnc descripUon
dc cc manuscrit (Zcitschrift fiir katii. Tiieol. t. XII p. 117-120) et
plus rccemment M. Delia Giovanna l'a connu ct utiiis^ dans son S.
Franccsco Giullare p. 30 ss.
Voir aussi : Quintianus Miillcr, Gescliichtc des h. Franziskus (Munich,
1883, in-8» de XXVIII et 538 p.) V. p. 4; Cav. Fea, Descrizione della
Sacrosancta patriarcal basilica e cappella papale di S. Francesco
d'Assisi (Rome, 1820, in-f* dc XXIV et 48 p. et 11 gravures hors lexle)
p. 2U notc 22; Analecta franciscana t. III, p. X; Kdoardo Aivisi, II
testo latino dei Fiorctli di San Franccsco, article de TAntoIogia della
nostra critica Ictteraria moderna, compilata da Luigi Morandi, (Cilta
di CastcIIo, 8* 6d. 1883 in-8» de XII ct 756 p. V. p. 298 ss.); G. Sla-
derini, Sullc fonti dciFioretli di S.Francesco, lP6rouse,1896in-8* de
20 p. ct dans lc BoUetino della Societa Umbra di Storia Patria t. II
p. 339-364. (1896).]
Table des chapitres du Ms. Vat. 4354.
Ses rapports avec le Spec. Perf. et le Speculum VitSB (^d. 1500).
Spec. Perf. Spec. Wm
ChApitrc Folio
1 a Incipit anliqiia legenda sanctissimi patris nostri
Francisci et atiorum beatorum fratrum sui or-
(linis. — Fac secundum ejemptar.
[La partie principale decc prologue a 616 donn^e
plus haut, p. CLVII].
I i b De perfectione paupertatis et primo qualiter 6. 1 7 b
Franciscus dectaravit votuntatem Christi super
observantic (sic) regutx.
II 2 a Q' b. Franciscus dectaravit intentionem suam el 2 8 a
voiuntatem quam habuii a principio usque ad
finem super observantiam paupertatis.
iii » Q' respondit minislro volenti tibros habere de S 8 b
licentid sud ei quaiiter ministri ipso ignorante
fecerunl removeri de reguld capitutum de pro-
hibitionibus sancti evangetii.
IV 2 b />e pauperlate servandd in tibris, etc. 5 10 b
a |)ro|)os do la rubriqiio do la pago 7 b.: (^oti (iHcsto comincia lii numerazione dei
capitoli csaviutonc privi tjli nntcrcdenti (cr* cjni est exaci), e ad esso fanno
sc{inito :'}') cupitoti rfic trovnno i loro rorrispomtcnti ncl testo volgare dei
Fiorctii. (yest lu unc errour sini^nlienMueni lounle de la part dft quelqu'an qai avait
eiudi»? les Fioreiii. Pu« un beul de ces bo cha|)iires ne sc trouve tnidait dans les
Fioreiii.
GLXXIX
6
»
12
13 b
13
14 a
14
14 a
16
15 a
18
15 b
20
16 b
21
17 a
23
18 b
DESCRIPTION DES MANUSCRITS
» (f fecit exire omnes fraires de quadam domo....
3 a Qaod repalabat furlumacqairere eieemosynas....
tt Q" Christus dLril ei quod nolebal quod fralres,...
» /)e execratione pecunue et qualiter punivit....
» Quod nolebai satisfacere corpori suo deliciis....
3 b (>' induxit et docuit primos fratres ut irent....
» Q' reprehendit fratres... qui pneparaverant....
^ & Q' D. Hostiensis exploravit et asdificatus fuit....
» Q' ivit pro eleemosynd priusquam intraret....
kh De iilo qui verecundabatur ire pro eleeniosynd et
propter sanctas humilitaiis el obedientix meri-
tum perdidit verecundiam. Apud Burgum no-
vum erat quidam frater, elc.
» (/' ivit cum fervore ad quemdam pauperem qui.... 25 20 a
5 a Quod reveiatum fuit b. Francisco... ut fraires.... 26 »
Apres les tlerniers mols de ce cliap., habere
ipsum solum aitissimum el gloriosum, on lil :
Explicil capitulum de pauperlate.
b h Q' condescendit fratri infirmo comedendo uvas...
» Q' nndavit se et socinm suum ut i^estiret....
9 Q' repulabat furtum non dare mantellum....
6 a Q*' dedit mantellum novum cum paclo.
» Q' misit mantellum muiieri quw patiebalur in....
» Q' volait occulte dare petiam pauperi tunico'... .
6h De testamento novo quod fecit dari pauperi....
» De perfectione sanclx humilitatis et obedientix
in seipso et in fratribus suis et primo quaiiter
resignavit officium prxlnlioniset instituit gene-
raiem ministrum fratrem Petrnm Chatanii.
1 & Q' resignavit socios suos nolens habere socium...
D De humili responsione BB. Francisci et...
\ 7b Quod profundamento humilitatis voluit omnes...
11 » Quod de omnibus bonis verbis et operibus....
S SL Q' assimilavit perfecfum obedientem corpori....
» Quam periculosum sit nimis subito prxcipere....
» Q' respondit fratribus suadentibus ei ut peteret...
i S h De modo quem tenebant tunc in reconciliando...
II » Q' Christus conquestus est fr. Leoni de....
V » Q' reverenter et hnmiliter respondit cuidam....
9 a De humiiitate etpace habenddcum clericis.
I » De humilitate etreverentid quam ostendebat....
if » De rustico quiinvenit eum... scopantem....
III 10 a Q' docuit quosdam fratres tucrari aninias....
1 11 a Q' reprehendit fratres volentes ire per viam....
» Q' prxscivit et prxdixit quod scienlin debvrel....
11 b Quod tempore tribulationis fulurx qui
28
22 a
29
u
30
22 b
31
»
33
23 a
35
24 b
38
25 b
39
26 a
40
26 b
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27a
44
28 a
45
M
48
29 b
49
»
50
30 a
51
30 b
52
»
53
31 b
5't
32 a
56
37 a
57
»
66
46 b
68
48 b
r,9
49 a
70
49 b
CLXXX SPECtLUM PERFECTIONIS
XLii 12 a Verba qux reiulil s. Franciscus fratri Conrado. Ini^rpoUt.
XLiii » Quod orationibus et lacrymis humitium et....
XLiv 13 a Quod votcbat... pr;vtatos... exercere in....
XLV 13 1) Q' adverecundiam suam docuit fratres....
XLVI » Q' taudabat regutiv professionem et volebat....
XLVi [bis] 14 a De fratre taico qui fuit martyrisatus tenendo....
XLVii » Quod rotuit religionem semper esse sub....
XLViii 1 'i b De quatuor pnerogativis quas Dominus donavit. . . .
XLix » Verba qux s. Franciscus coram imagine....
L » Q'^ locutus fuil sibi Dominus dum nimis...
Li 15 b Q' descripsit fratritms fratrem perfectum.
Lii » Q' descrit)ebat ocutos impudicos.
Liii 16 a Q' ibat ptangendo pnssionem (Ihristi.
Liv 16 b Q' sotatia qux atiquando faciet)at exterius....
LV » Q' in se ei in atiis semper ditigettat txiitiam....
Lvi 17 a Q* reprehendit socium qui eral trislis....
LVii 17 b Q' docef)atfratressatisfaceredenecessitatibas....
72
T
73
^
74
76
^
77
«
78
1«.>
79
45:
81
€8
85
83 i
86
115 a
92
Wis
93
119 a
95
119 b
96
ma
97
121 a
Lviii 17 b De statu rnato fnturo fratrum quem
pnvdijit b. Fr.... 100
Lix 18 b De intentione s. Francisci... ut)i- ^ Trihul. I9c -1
vumque sunt fratres et scirent. LArchivIIl p. 6O1J 124
LX 19 a Esemptum de pnrdictd voluntaie
S. Francisci. [Trilml. 14 b.) 125
Lxi » ^^ scientid quod prxdijcii. 125
LXii 19 b A(l idem de apparitione slupendd
angeli. ITribul. 7 b.]
LXiii 20 a ^€ euntibus inter infidetes pro
Christi amore. 125
II y a entre les six chapilres de ce groupe et la Chronique des Tri-
bulations des rapports plus facilcs a indiquer qu'^ pr^ciser. Pour
trois d'entre cux, ils sont tn's claiiv et speciaux ; pour ies autres,
plus vagues et plus genc^raux. S'il faut i^mettre une opinion, je dirai
que le oonipilaleur du Vat. 4354 et Angelo Glareno ont probabiement
puise a la m^mc source.
Quelle fut-clle ? II serait lemerairc de se prononcer. Qui sait si la
partie disparue de la Legende des Trois Compagnons n'estpour rien
en celte airaire ? On n'a pas encore. si je ne me tnmipe, relev^ un
dclail qui pourtant est d^imporlaiice pour la crltiquc de la Chron.
des Tribulalions. c'osl (|ue toule la pronnore i^artie, qui sert d*intro-
duolion a ra'uvn^ propn?mont dilo, esl donnee, par rauleur lui-m^me.
comuK^ une sorte de resumc^ des biograpliics primitives de sainl
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CLXXXI
Francois Les ncuf premiers feuillets du Ms. 7 (Plut XX) de la Lau-
rentienne ont au commencement du volume et pour titre courant de
chaque page : De legendd antiqiiA. De lelles indicalions doivent 6tre
prises en se^rieuse consid^ration et ne pourraient 6tre 6cart6e3 que
pour de bonnes raisons. Le Speculum Perfeclionis nous fournit une
source tres ulilis6e par Angelo Glareno et nous indique la fa^on dont
il mettait en ceuvre les matt^riaux.
Quant aux chapitres qui suivent ai-je eu raison d'en faire un
groupe k part ? Ce sont des morceaux qui, traduits en italien, sont
devenus des Fiorelti. Mais dans ce recueil, il y a plusieurs couches.
La plus ancienne d^rivait, sans doute, de la Legenda Trium Socio-
rum. Gette ceuvre ne contenait-elle pas,*d'apr6s ses auteurs eux-m6raes,
qaosdam flores arbitrio nostro pulchriores ? Le plus sur est donc de
poser ici une s6rie de points d'interrogation auquel Tavenir seul
pourra r^pondre, le jour ou Ton retrouvera rceuvre des Trois Gom-
pagnons dans son int^grit^.
20 b De infirmitaie oculorum el q* sifn Christus....
21 b De lupo reductoper b. Franciscum ad magnam....
2.3 a Q' s. Franciscus liberavit turtures elfeciteis....
23 b De slatua simili statux Sabuchodonosor....
25 a Q' s. Franciscus convertit ad fidem Christi....
26 a Q' s. Franciscus quemdam leprosum sanavit....
Pour compl^ter ce qui a 6t6 dit plus haut sur ce groupe, j'ajouterai
seulement que ces six r6cits se retrouvent tels quels dans les Actus
sancti Francisci. Mz. 989 165b2 8s; Mz. 1743 96alss.
Spec. Perf.
27 a Quomodo fuit certificatus per Christumdevitd.... 100etll9 123betl36a
28 b Quomodo per laudes... quas fecerat episcopum....
29 a Quomodo loca fratrum sunt capiend^ et....
30 a De pauperlate servandd et dependentid....
(Recoramandations dict^es a fr^re Benoit de
Piratro.)
30 b De servandd munditid et reverentid ecclesiarum. 56 37 a
» De novitio qui volebat psalterium de licentid....
3 1 b De eodem novitio.
» (Pas de rubrique, suite du mdme rcicit.)
32 a De eodem.
Spec. Vitse
ior. 19
(129 b) »
21
155 a
22
157 a
38 b
24
55 b»
25
56 bs
101
128 b
10
12 b
87
115 b
9 b
1 . Le SpecuiuiD de 1509 ne donne que 1 eplsode de la vij^ne du cure dc Ricti.
2. Les Fioreili omettcnt rhisioire de lu foninie Maure qui voulut scduire saini
Francois.
3. II est a noter que laplupartdes histoires dcs Fiorcni sc trouviTH tcxtucllcniont
(iaos le» Conforniiies, mais en gt-ncnil sans la niuindre indication dc sourcc. (>•
ivcit, au contraire, est precede des paroles: Aliud cxcmplum ponit lcycnda an~
tiqua. Conform. 1741)2, M. 1510; 155 b 2, cd. 1513; 225 a2, cd. 1500.
Clxxxiv
S1»ECULUM PERFEGTIONIS
6tre consid^r(3 coramc exact, car ricn nMndique que celui qui Ta
^cril ait voulu fuire dc Fabicn et d'Hugolin des compagnons de
Fran^ois. II pcut tout aussi bien vouloir dire que fr. Fabien copia (et
inlerpola) ies recucils fournis par fr. Ilugoiin (les Actus-Fioretti) et
par certains Socii du Saint (Spcculum Pcrfcclionis). Gf. Sbaralea,
Supplementum ad Scriptores, p. 233 et 727.
52 a De loco Sanclx Mari<e de Angelis.
53 b De invenlione monlis Alvernx.
hl a Miraculum de'sligmaiibas sacris in eodem...,
57 b De mirabili jejunio quadragesimali b. Francisci.
58 b Q' s. Franciscus nomen magisterii abhorrebai.
» Quomodo mors s. Fr. fuil revelata dominx....
60 a (|)' Christus et li. V. M. et s. Johannes B. et....
60 b De provisione divind in capitulo generali ad....
62 a De tribus latronibus conversis per b. F.....
65 a Descriptio fratris Minorum per b. Franciscum,
65 b Verba s. Francisci de paupertate.
Cest un passagc dc Bon. 88 (vii) Cf. 2 Cei.
3, 128 ; Conform. 168 b 1 (cd. 1510).
Spec.Perf.Spee.ilOI
55 32b
9Sft
96b
96a
ISSb
137 a
llSi
I31b ,
58b i
64 4)b
» De s. Antonio confessore atque lectorefratrum....
66 b (>• s. Antonius in unn fingud prxdicando fuit....
» ^' s. Antonius prxdicat piscibus.
67 b Q' frater Johannes de Alvernu fuit raptus.
68 b Q' f Johannes de Alvernci vidif Christum....
70 a Q' Christus apparuit sancto fratri Johanni de....
72 a Q' /. Johannes de Alvernd vidit b. Fr. cam....
72 b Q' f Conradus converlit quemdom juvenem et....
73 b Q" li. V.Maria appavuH sanclo fratriConrado....
» De s. Fr. Petro de Monticulo fr. Conradidilecfo....
74 a Q' li. V. M. apporuit cuidam in/irmo frairiad....
l'k b Q' quidam tyrannus videns unum de sociis h. Fr....
76 a Q^ Angefus Domini focutus esf frntri Johanni....
77 b Incipiunt aclus sanrti Francisci et Sociorum ejus
et primo de perfccfd conversione et ejpropriu-
tione sancti frafris liernardi ad pnvdicationem
s. Francisci patris nosfri et sunf mutfo devofn.
Ad taudem et gloriam I). S. J. C. et sancfissimi
patris nostri Francisci. Ilic srripfa sunf qmv^
dam nofabitia dv ipso s. Franrisco ef sociis
ejus et quivdam arfus eorum mirabitrs quiv in
tegendis vjus prntermissa sunf cf fueruuf quiv
efiam sunt vatdc utifia ef devofa, Primo ergo
scirndum est quod b. P. .V. N. F. ctc.
Fior. 39
1 150 b
40
151 ft
52
145 ft
53
IMft
49
l»a
51
147 b
43
141 b
42, III
142 b
42, II
154 b
47
154 a
5Sb
152 a
1 et2
2 a et 3 b
\
DESOIttPmH bES MAMtJl^ttllTS Ct^^^CV
ii De humUitate et obedientid s, Francisci et /)^..v% Ffor.
a 0* Angelas fr, Helyx fecit unam qnxsliontm....
b I)e fr. Bernardo quomodo ivit Bononiam.
b De gratia conlemplationis h. Bernardt
De morle gratiosd sancti fratris Bernardi.
b De magisterio s. Fr. ad fr. Leonem qnod in sold., ..
b De visione fr. Leonis super sanctum FrancistAfn
Bequire sub titulo De Inventione Montts Al-
vernx. Verbaquxs. Fr.desiderantifratriLtoni
sunt haec : Benedicat....
Q* fratres paupertatem non servanies....
• De eodem^ verbum mira bite. Hoc idem tefertba t .. .
b ^ s. Franciscus post mortem apparuit fhilri....
a Q' fr. Massxus humitiatem sancti FYanciscl...
h (jr s. Franciscas intellexit arcana eordis ft'....
b Q' fr. Massxus fuit probalus a b. Francisco.
a ^' s. Franciscus fr. Massxum levavit in aertm....
•b Q' D. \. Jesus Christus locutus fuitfr. MassxO.
h Q' fr. Johannes de Alvernd celebrando pro....
De iemplatione sancti fr. Ru/ini et quomodo....
a De mirabiti obedientid fr. Bufini qui nudus....
a Q* fr. Rufinus erat de tribus animabus electis....
b Q* fr, Rufinus vidit et tetigit plagam lateris....
a Hevelalio facta cuidamfratri qux fuerant.... (
b De stigmatibus b. Fr.etquomodo et qud dieK...
a De pxnitentid quam b. Franciscus dedit f^iri...
b Q' punivit seipsam comedendo cum leproso....
a Q' loqnente b. Francisco cum sociis snis....
Q' s. Franciscus et socii ejus simul cum....
a Q' Deus revelavit s. virgini Clarx et....
b Q b. Clara in nativitate Domini fuit portata....
a Q' s. Clara crucem Christi miraculose impressit. ..
Q b. Fr. convertit daos nobiles Juvenes de....
a Q b. Fr. liberatfr. Richerium de maximd.i..
b Q Angelus Domini duos Angeios ifratres)....
a De quodam fratre temptatoqui per mirabilem....
a De visione s. Francisci quomodo dxmones non....
b Q* s. Fr. estprolector omnium suorum sui....
a Q* fr. Johannes qui primo adinvenit usum....
Q' b. Fr. etquare maiedixit ministro Bononix....
b Colleclion d'anecdoles sans lilrc gdneral ni
sp^cial.
3
Mb
4
S4 b
5
46 b
«
85 b
ft
89 b
36
87 a
87 b
90 b
10
102 b
11
104 a
12
103 b
13
64 b
32
105 b
50
147 b
20
110 b
30
112 a
31
113 b
113 a
nsid.
97 b
S|).Perf37
25 a
58
40 b
14
54 a
15
139 b
16
62 b
35
140 b
33
141 a
27 I
148 b
27 II
149 b
20
101 b
23
105 a
99 a
1. Cesi l'attC6totlon qui a eie publire de rcchef loui rvceniment dans lesAn. fr.,
III, p. 641, ctquon trouvc aussidans lesA. SS. oct., t. II. p. 800. Les suvanis edi-
teurs des Anaiccta nont pas connu le texte fourni pur notre docunient, ce qui est
cl*aiiunt plus k regretter qu'il offre des variantes remarqaables.
14*
CLXXXyl SPECCLUM PERFECTIONIS
114 b Verba sancti fralris Jigidii.
12S a Considerationes sancii fratris Rogerii.
133 b Speculum animx b. fr. Bernardi.
135 a Verba sancti fratris Jacobi (de Massa).
138 b Verba Blasii fratris.
141 b f)e quatuor gradibus hamilitatis quos ponebal.... 106 b
142 a I)e raptu secundum eumdem. 111
» Pe diversis generibus lacrymarum. 111 b
143 a Quod fr. Sensus libenter siabat in cella.
» I)e fratre Junipero.
» Incipit vita el quxdam verba b. fr. ,Egidii...
147 b Q' domina Jacoba de Seplem Soliis visitavit.... 107 t
148 b Q' fr. .-Egidius extraxii (tubium a quodam,... 109 t
149 a Q' fr. Jacobus de MassA peiivit a fr. .-Egidio.... 109 b
» l)e revelalione factA in cordibus s. .Egidii et... Fior. 34 109 b
149 b /)e Septone et commendatione ejusdem loci.
150 b I)e visione quam halmit in monte Pessulo.
152 a l)e transilu et ejus morte.
» Incipinnt quxdam aiia verba s. fr. .Egidii.
153 a De indulgentid Portiuncul.v.^
157 a Explicit legenda sancti Francisvi.
w
1. Sous cc titro 011 irouve «ralM^nl le rt*cit de rentrcvue de Fran^is avec Ilono-
rius III, dapres fr. Marianus, neveu de fr. Masseo; puis au f* 154 Tatteiitation ile
Micbel Bcruardi dont uue partie seulenient se trouve dans le Spec. 1509 71 a. Je lai
publit>c dans son iniegrin* d'ttf»n'8 le Val. 4354 dans le BoUetino della Societa Umhra
di Storia Patria, t. II (180G). p. 530-5 lU, et dans la secoude etlition allemandc de la
Vie de saint Francois : Leben des h, Franz von Assisi, Berlin, 1897, in-8 de LXVIII
et 411 p. V. p. 390-3%. Quebpies luois apK*s, les editeurs des Analccta enontdonne
un lexte difTereni dapres un Ms. de 1491 : An. fr. t. III, p. 632 SB.
Dans notre luanuscrit on trouve enRn au f« 150 b sans titrc, ni aucun aigne de
divi^iuu, les attestationsduPardon dAssise de Pietro Zalfoni et deBcnoit d'Arctzo.
J'ai publie tous ces docunients, deja trt's connus du reste, dans ia Revue hifttonque
de Paris: Kiude critiquc sur la concession de rindulgencc dc la Portioncule
ou Purdon dAssise. t. LXH (1K%).
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CLXXXVII
B. — Ms. de Berlin. Bibl. Royale 196
[La notice qui suit est la traduction litt^rale d'un article puhlie <1ans les Neue^
Archiv der Gesellachaft fdr iUtere deutsche Geschichtskunde, t. VI M881) p.
G0t>-f)l2 par M. le D' Max Perlbach, qui a hien voulu mo (»ermcitre de la repro-
(luire. Le tahleau quon trouvera plus loin etqui est inedit, tst du au nieme savani
qui a eu lextreme ohligeance de le metirc u ma dispo.Mtion. Qu'il veuiUe hien
agn>cr dc nouveau lexpression de touic mu reconuaissance.
Les personnes qui seraient dis|K)s<.TS a sVtonn(T du d(''veloppeiuent pris par ces
(lescriptions voudront hien remarqn('r qnavec dva uiauu.scrits uussi dcsordonnos
qae ceux auxtiuels nous avons a faire, des notos sommuiros nc rendoni aucun sorvicc.
De plus, dans les ('ludes qui f<?roni suiio, D. V. a colle-ci, nous aurons consiam-
meni a renvoyer aux descripiions donn(H»s dans le proseni volume].
Le Manuscrit des Memorabilia du frdre Mineur
Jourdain de Giano.
Dan:* le t. V des Eludes de la section d'liist()li*e ct do ptiilologic de
la SocitHd Royaie des scienctrs de Saxo, le professeur Georg Voigt
de Leipzig a publi^ en 1870, sous le titre de : Die DenkumrdigkeUen
fles Minoriten Jordanus von (iiano un docurnent liistori^iue iinpor-
lant, et ju8qu'ici a peu prt^s inconnu, relatif a la ditrusion de 1'onire
desFranciscains en Allemagne dans la premierc nioitiO du XIII' sie-
cle. li avait trouv6 ce lexte dans lcs papiers laisses par son (p6rc,
Jotiann Voigt, qui en avait fait prendre un(; copio enlre 1830 e|. U^lio
h ce qu*ii paratt, par un copiste dcs Arclilves do Kcnnigslicrg dont
Joliann Voigt fut direcleur de 1817 a 1863. Malheureuseuient il n'avail
pas indiqu^ roriginal. Les efTorts du profcsseur 0(?org Voigl pour
cn d6couvrir la provenance demour('rcnt sans rosnllat. comme il lc
raconle lui-m6me k la pago 'i'i2 dc son i^dilion. Nalurollomoiit ii
s^adressa toutd'abord a rarcliivistc dc Ko»nigsl)crg, lc I)"" Mockolburg
(1863-1874), qui pendant de longues ann('uis avail ('t^ lo colh^giic do
son pore, mais il en obtint cetle roponsc quchpio pou sunisanlo, (|uo
lui, Meckclburg, avait trop souvent fouiH^i los nianiiscrils dc son d(^p(')t
pour qu'unechronique de ce gcnre ciit pu liii (''clinppor. N('^annioins,
au moment ou cetle question fut pos(*c (onlro 1863 dalo dc la mort
<le Joliano Voigt, et 1870 annoo de la piiblication pivcih^oi Ic maniis-
rrit recbercht^ par Georg V(»igt se trouvait bion dans los .Vrrliivos do
Kfcnigsberg, puisque c'cst souloinonl on 1875 i\\\\\ a pass('' a la iii-
bliolh(Miue Royaie de Berlln.
I^ Ms. Theol. lat. in-'!" 106 dc la Bibl. Hoyalo «h^ Berliii cst sur
parcliemin. iimesure 18 contimc-lrossur 26, il osl solidoinenl nMi^^-avoc
des ais rccouverts de parchomin, ot porlo au dosdoux bandos do pa-
CLX?(XVIIt ^JP^CVLVM PEJIFEC.TIOMS
pier avec ce litre d'une 6crilure du XVP ou XVII* si^cie : Chronica Ord,
Min. S. Francisci Scripta 12, A i'inl6rieur de !a couverture se Irouve le
n* 689 (Archives de Kcenisberg)- La prerai^re feuiilc a les indications
suivantes : Ms. Theol. lat. quarto t96 (c6tc actuclle de Berlin), puis
d'une main du XIV* ou du XV* si^cle, .V.V17 Volumen, Pars reie-
ris legende Sancli Francisci ei plara de mallis sanctis fratribus el
esl fralrwn Minorum in Thorun. Ilem miracula de indulgencia Por-
liuncuie. hem qaomodo fralres intraverunt Almaniam, Franciam,
Ungariam. Puis d'une autre main paier ct XXI'", et d*une troisl6me,
encore une fois ie m^me titre, a partir de Pars veteris legende jus-
q\i*k Vngariam. Ensuite le n* 10219 (entr6es de la bibliotheque de Ber-
iin), puis d'une main du XVII* si^cic B 3 et 92 (barr^), et eofln le
timbre bieu des Archives de Kcenigsberg qui cst aussi appliqu^ 4 la
dernidre page du Ms. Disons tout de suite que les Memorabilia de
Jourdain de Giano occupent ies neuf derniers fcuillets du Manuscrit.
Ce manuscrit, qui n'a de feulllot de garde ni au commencement ni
k la fln, est formt^ de 15 cahiers de 10 feuilicls. Les treize preroiers
sont numjSrot^s de I & XIII au bas de la derni^re page de chaque
cahicr; les cahiers XIV et XV sont sans num^ro. Au XV* si&cle le
manuschl a c^t^ pagin^ enchifTres arabes, niaisd'une mani^rebienim-
parfaite, souvent des pages sunt sautecs. ia foliolatlon allernc avec
ia paginaXion, bien des chitfres sont repi^t^s par crreur, de 119 on
pajsse k 200, de 201 k 220, a 263 la num^rotation cesse tout k fait. Le
vohime a exactement 150 feuiilets soit 300 pages ; fancienne pagina-
tion est tout k fait inutiiisable.
Au verso. (1 b) du feuiliet radme oii ost ^crit le tilre, commenc^ la
t^gende qui jusqu'au feuillet 139 a est «^rile d'une main du XIV* ou
du commeacemenl du XV* si^cle. Chaque page a 32 lignes avec r^
glure eadessus, en dessous et sur les c6l^s. Les titres, Ir^s nombreux,
ainsi que les letlres initialcs dc chaque ctiapitre sont rubriqu^s.
Le document principal renfermt^ dans cc manuscrit est rceuvre
connue sous Ic nom de Speculum Vito' sancti Francisci et sociorum
eius, coiiection de miracles de saint Francois et de ses compagnons,
qui fut imprlm(> pour la premii^^re fois > a Venise en 1504 fVe.neliis,
[expensis domini Jordani de ninslalen] per Simonem de Lacere,
30 Januarii l;WiK puis plusieurs fois au XVI* et au XVII* siecles;
mais i'ordre des r^cils est Ires diir^rciit dans Ics deux documcnts. Los
morceaux, pris isoMmcnt, sont en gent^ral plus courts dans le manus-
crii que dans l'imprim^, mais l'identil<^ dcs deu.v documents ne peut
pourtnnt pas 6tre mise en doute. Les pages 2 a — 66 a, 69 a — 70 b,
101 b — 139 a correspondent aux folios 2-l5'# et 196-218 du Specu-
lum. La plupart de ces histoiros de miracles, dont le th(^dtre se Irouve
1. On trouvera plim loin, a la (lcKcription desvditions, rindication d'un tirajre de
cette (.Y'uvTe antirrieur a celni de 150V et <^(ui n'a jauiais et<;, que je bnclie, indiquc
dans aucune hihliographie. (Note de P. S.)
DESGHiPTiaN DES MANVSGRITS CLXXXIX
presque exclusivemenl ealtalie, n'onl aucuue valeur historique, comme
i'ont d^j4 montr^ ies tiistoriens de i'ordre des fr^res Miueurs, Tanna-
liste Wadding, et le BoUandiste qui dans le t. II d'octobre des Acta
Sanctorum, a donn^ ies plus anciennes I^gendes de saiut Francois.
Seuls trois morceaux du codex el du Specuium ont quclque porti^e
iiistorique : P. 112-114 a (du Ms.) un Cathalogus cardinaliuni qui
fuerunl ordinis protectores. Cest une lettre de fr. Pliilippe de Perouse
A fr. Gunsalvus, ordinis fratrum Minorum generalis minister (1302-
1312) dont un fragment seulement estdonn^ dans le Speculum p. 216 b.
Puisp. 114 a — 119 a, un Cathalogus generalium ministrorum ({ui va
jusqu*^ Geraldus de provintia Aquitanie electus a. d. 13Q8, qui etiam
nanc ordini preestj [ces cinq dcrniers mots sont barr6s] = Spcculum
207 a — 213 b oii r^numt^ration se continue jusqu'^ lanni^e 1500.
Finalemeni, p. 119 a — 124 b une ILste dcs saints de Tordre des
fr^res Mineurs ^num^r^s selon Tordre g^ographique des locaiitt^s ou
se trouve leur lombeau ; ceci correspond k Speculum fol. 198 b —
206 b, avec de nombreuses diff^rences. Bartlielemy de Pise a utilise
cette partie, qu'il a du reste beaucoup ampUn^e, dans son Liber Con-
focmitatum Jesu Chrisli et Francisci (foL 61-81) termin^ en 1385 et im-
primi^ pour la premicyre fois k Milan en 1510.
£n tdte de cette « collection d'anecdotes pieuses ^ » comme on a appel6
a bon droit le contenu du Speculum, se trouve dajis nolre manuscrit
une courte pr^face (1 b — 2 a) oii Tauteur, sans se nommer, donne sur
ses sources les renseignements suivants :
(M. Max Perlbach donne ici un fpagment de cette pr^face, depuis
^uia quxdam autem prseclara — scripta sunt in libro vitWy qu'on a
d^j4 trouv^ plus haut, p. CLVII ss.)
Cest donc, k Avignon que fut form^e la collection que renferme
notre manuscrit Elle fut compos^e k Taide des I^gendes dc Thomas
de Celano*, de saint Bonavenlure, des Trois Compagnons, ainsi que
ci'un livre de Fr6d6ric, archevdque de Riga. Membre de Tordre des
Tr^res Mineups, celui-ci occupa de 1304-1341 le sic^^gearciiit^piscopal de
cette province eccl^siastique, mais k partir de 1327, il v(^cut cons-
Camment^ Avignon',et mourut des le 18 octobre 1341.
D^aulrespassages de notre manuscrit nous reportcnl aussi auxannecs
«^ui vont de 1330 6 1340, comme a l'6poque de la formation de ce recueil
Oe Ugendes: par exemple, rindicntion d^ja mentionnde qui accom-
i:>agne le nom du dernier g(^n6ral de rordre (ieraldus (P. LS9 a) qni
^tiam nunc ordini preestj et qui a du ^tre (^crite avanl 1342 puisciuc
2Suivant lecatalogue anglais des gi^n^raux de I'ordre, G(5rard, iMu en
1. Rybka, Klias von Gortona, Lcipzig 1874 p. 0, .lotc 11.
2. (J'ai indiqu^ plus haut (p. CLX) les reservos neccssoires ioi. Noic «lo P. S.
3. Schwartz, dBDS ToU, E»t und livlandischer Brieflade. 3* partie, p. 163-107.
CXC SPECULUM PERFECTIOMS
1328, demeura 14 ans g(^n^ral ' . II faut aussl remarquer plusieurs pas-
sages de la liste des saints ; dans rintroduction (P. 119 a) II est dlt que
128ann(^es se sont 6coul6es depuis la fondatlon de Tordre ; comrae
celle-cl concorde avec la conversion de salnt Francols (1206, 1207 ou
1208«) cela nous conduit a 133'», 1335ou 1336. P. 123 ^ propos des miracles
de fr, AUle.marius de FUsinio dans le Convenius Figiaci (Figeac,
d^partement du Lot) on donne pourpreuve : sirut rle hiis teslimonium
perhibetfraler Johannes lerlor Assissiianno domini .)/• CCC^AWWV*.
II semble qu'il y ail contradirtion entre cecl et un passage d^jA
relev^ par le Bollandiste (loc. cit p. Mk^) ou (P. 45 b — 46 a = Spe-
culum 99 a-b) Tauteur parle k la preral^rc personne d'un incident k
roccasiond'unvoyage ^t;(5i7a//o/ii5 rau5/2/accompIicn 1343; nialsc'est
peut-6tre la une Interpolution posterieure. Notre manuscrit ne peul,
cn toul cas, pas ^lre le manuscrit original de Tceuvre ainsl que ccla
ressort clalrcment des nombreuses faules «pron y voit. Ccsl une
slm[)Ie cople qu*on no peut falre remonter au-del& de la fln du
XIV* slecle.
Deux parties Importanles du nianuscrlt ne correspondent pas au
Speculum s. Francisci. P. 70 b — 85 a, les miracles et les dicla de
saint Eglde qui se trouvent r«5unis on grande partie dans les Acta
Sanctorum (Aprilis t. III, p. 226 — 234), sous le titre d*Aurea verba b.
Egidii et sont emprunt6s k divers manuscrils. I)'ailleurs, notre raa-
nuscrlt suit de pres le Ms. d'.\nvcrs citc^ par lc nollandistc. Je ne
trouve pas non plus dans le Spenilum de parlie qul correspondeaux
pagcs 85 b — 100 b de notre uianuscril.
Les titres de ces morceaux sont :
P. 85b-89b : Consideracionos fratris Rogerii *.
P. 89b-90b: Spoculum anime b. Bernliardi.
P. 90b-92b: Verba fratris Jacobi ^
P. 92b-94b: Incipiunl verba Blaxli.
P. 95a-100a: Incipiunt p.salmi quos b. Franciscus ordinavit
P. 100 b : Tostamentuni b. Francisci.
La promi«Te niain va. conimo on Ta d('jja indiquc^, jusqu*a la page
139 a. Apros un passage d'uno main plus rocente sur fr^re Egide,
auquol ronvoio un signo qui se Irouvo p. 68 b et qui est r^p^l^ icl,
vionnonl p. l:u»a-ri2b, do la miinie secondo main, des histoires de
miraclos puur la glnritication do rindulj^once do la Portioncule, mira-
clos (|ui ont eu liou on Iljille a la fin du XIIP sutIc et au coinmen-
cenienl du XIV' (1286, p. 140b ; 1301, p. l'd b). \ la p. 142a, la maln
1. Mummieuia rranoi^oana t-il. BiTvvcr (Srri|»t. ht. Hritaii. roedii a*vi. i. IV,
p. .Vi.').
2. Vui^l, I)enivw»irdi^'ivriteii dcs J<inlanii>, p. 4i»H-i7f<.
.•^. (P. .j:»1 «Io lV',liii(.n Palni''. Nntr «If P. S.l
't. Barih» l<'niy ili' Pi.M* a rons«'rv»' iin «'xtrait «l«* mtc itnriion f» 77 dc l ed. princepsi.
,'). Sr rciruiivc c^aloincnt. <in nioins a ju.-n jin-s. «'Iicz Harihelciny de Pise fnl.
DESCftlPTlON DES MANUSCRITS CXCI
change encore ainsi que Tencre, el c'esl ici que commencent les Me-
morabilia de Jourdain de Giano. Les iniliales et les titres nc sont
plus rubriqu^s k parlir de la p. 139 a. La place des initiales est
r^servee au commencement des nouvelles divisions, mais elle n'est
pas remplie. Dans ces suppMments, le nombre des lignes varie entre
33 et 34.
Une simple comparaison de T^dition avcc notre manuscrit prouve
de la fagon la plus claire qu*il est la source de la copie de Voigt.
EUe montre aussi que la copie de Voigl ^tait excellente, car on n'y
trouve que de rares fautes de lecture k corriger, tandis que pres-
quc toutes les erreurs que rt^diteur flt disparaitre de son mod^le se
retrouvent dans notre manuscrit Celui-ci s'6lend exactement aussi
loin que le texte imprim6,et, selon toute probabilit^, il ne s*est jamais
^tendu plus loin, vu que le nombre de pages est cxactcment le m^me
dans tous les cabiers. Kt pourtant Zeissberg a d^montr^ duns son
^dilion de Jean de Komorowo.^ quccelui-ci avait eu sous les yeux un
nianuscrit plus complet dc la Chronique de Jourdain. Aucun indico
n*autorise a penser que le manuscrit ait subi des amputations posld-
rieures.
II est bien difTicile de d^terminer quand et od on a ajout^ ces dcux
appendices au Speculum b. Francisci, puisque c*cst ainsi que nous
pouvons le mieux d^signer le contenu dc notre manuscrit. Ce manuscrit,
avec la fagon dont il df^tlgurc le nom des localitds allemandes dans
le catalogue des saints (p. 12:{ et 124) '-, ne peut gu^re avoir ^te ^critdc
ce c6t^-ci des Alpes, et c'cst aussi sur tcrre romane que nous reporte
le premier suppl^mcnt qui raconte des miracles italiens. Tout au
contraire, ainsi que Voigt Ta fait ressortir avec raison, dans les Memo-
rabilia de Jourdain, les nums allemands sont donn^s bien plus cor-
rectemenl que les noms romans. Je me crois autoris^ u conelure que
cetle parlie, pour nous la plus importante, n*a pas 6iii ajoutee au
couvent des fr^res Mincurs dc Thorn du fait quc dans rindication du con-
tenu qui n'a 61^ ^crite que la, les derniers mots : Itemquomodo fratres
. inlraverunt Almaniamy Franciam, ingariam, ne peuvent se rappor-
ter qu'a roeuvre de Jourdain.
A Thorn, on se bornaa ajouter dans laseconde moiti6 du XV*si6cle
aux deux sainls prussiens indiqu6s dans lc catalogue, p. 124 : Jn Prus-
cia fraier Conradus martyr ei frater Woysciaus martir, qui fuerunl
pro predicacione mariirisati, deux nouveaux saints dont le nom est
^crit dans la marge sup^rieure : In Pruszia frater Johannes Lobedau
1. Archiv fiir cpslerreichiBchc Gesohichle, t. 49, p. 303. [Memoriale ordinis Mi-
noruni a fr. Jobanoe de Komorowo compilutum, ed. Zeissberg. Vienne, 1873, in-8*
dc 129 pagcs. Ceile chronique a eie redonnee depuis jiur Xav. Liske ei A. Lor-
kiewicx, dans Ics Monuroenta Polonine hisiorica t. V, p. l-il8. Aussi en tiru{,'e h
part de 420 p. in-8», Lwow (Lemherg), 188« (Note de P. S.) ].
2. Blissia aa lieu dc Nussia ; Mandeburch, Madehruch au lieu de Magdehurg)
Miscia au lieu de Misna, Bononie au lieu de Boemie.
CXGII SPECDLCM PERFBCTIONlS
leclor Calmensis qui choruscal variis miracnlis posl moriem^ fiem
fraler Martinus Wenczlow in Wartenberg quem pagani in suspefMo
inlerfecerant in opprobriam religionis. Sur Jean Lobedau, qu*on tiit
avoir ^Kd le confesseur de saintc Jutta de Sangcrhausen, nous n'avons
quc dc tardives nolices du XVII* si(^le, que Toeppen rdunit dans le
t. II dcs Scriptores rcrum Prussicarum (p. 391-396). Marlin \Ven62-
low perdit sans doute la vic en U14, iorsque le couvent de Warten-
bcrg, dans i*Ermcland, fond^ cn 1364, fut brdl^ par lcs bandcs du roi
de Poiogne (Cod. dipl. Warmiensis, III, M)6) Dans ces bandes se
trouvaient un grand nombre de Tartarcs qui pouvaient bien 6tre
d<^sif^n^$ par le nom de pagani,
I)u couvent des fri^res Mincurs de Thom. notre manuscrit passa
probnblement aux ArchiN^es de KcBnigsberg entre 1820 et 1830, cn
mi^me temps quc le manuscrit B 28 * dc ce couvent si important
pour riiistoirc de Prussc et qui contient la traduction dc la Reimchro-
nik dc Wigand de Marbourg ^. Ilse trouvc depuis 187&41aBibUoth^que
rovalc dc Bcrlin.
Au mois d*octobrc dc Tan pass^, je cherchais dans le catalogue
de cetlo bibliolhrque les manuscrits d*origine prussienne, lorsque les
noliccs de la iin du Ms. theoi. 4* 196 sur la fondation descouvents des
fr^rcs Mincurs cn Allemagne attir^rent mon attention. M. le D*' Hol-
der-Egger, que j'en informai, m*apprit qu*un document analogue,
pr^cis^ment Jourdain de Giano, avait 6td publi^ 11 y a quclques
ann^es par Georg Voigt. Cest donc k M. lc D' Holder-Egger que re-
vicnt Phonncur <ravoir rctrouv^ lc manuscrit disparu. Comme ce
petil doril n'est pas sans valeur f>our rhistoirc d*Allemagne, 11 semble
permis de faire Ic vceu qu'il trouve lui aussi place dans lcs Monu-
mcnta Germaniaj historica ^.
Sommaire du Ms 196 de laBibl. R. de Berlin.
Ses rapports avec le Speculum VitSB (1500) et le Ms Vat. 4S64 ^
MsdeBerlin. Spec.Vhre V«i. 43
Fol. Ch. Pol. (
1 a Titrc. 1 a
1 b — 2 a Pr<iface. 1 a
2 a — 2 b l)e pcrfeclione pauperlalisct primo q'.... 7b — 8a 1 Ib '
2b -3a Q' b. Franciscusdcclaravit inlencionem.... 8a — b 2 2a !
1. Noirc niQnusrrii pono la coie B 3, voir |)lu8 haut.
2. SorifH'irt'!i rcrum PruHsicurum, i. II, p. 430.
:i. iW' fut (raill<'urs i-n toui lemps rintention tle (1. W. (GMrg Waftt).
\. (lonniK.' ']('. lai indiqur pluH haut je dois la comniunication dc ce tableau i la
cun)|)luiMiur.e dc M. le I)'- Mux Perllmch ; j'y ai ajouie uniqnemcDt les indications
reluiivos au Mr. Vat. 43 J* [Note de P. S.].
DESCRIPTION DE5 M.VNUSCBITS
Q' respondlt ministrn voleali Imbcre....
De prtiiperlale Servnndfl....
QTcclt exire....
Quod repulabat furlum....
Q'Chiigtu9 dixiL...
I>e ctecratinne pccuniic....
Quod TLolebal sHcridcarc...
l)oi;uit primos FrBlres....
Q' reprcliemlit rrnlrea.,..
Q' Uominus HosllcDsis..,.
Deillo qul....
Ivlt c
Q' revdDliim fuil....
Q' condescendit....
Q' nudavl se,
Quod rt^putobiilfurlum..,.
Q' dedit manlellum,,..
Q' mlslt miiDtellum.. ..
Q' volui dare.
De penlteiitln cjuam....
De testainenlo novo....
De perfeclione sanctc....
Q' resignnvi cliam.
De humi responsiuiic....
Quud ]iro runditmi;ntii....
Quod de omnibus....
Q' assiniilHvit....
Q- poriculosum est....
Q' respnniijt rnilribus....
De modo quem
Q' Chrlslus conqucstus....
Q' vere et....
De humllllale ct pacc...
De humllltale et reverentia...
De ruatluo....
Q' se ipsum....
Q' docuit quosdiim friilrcs....
Q' rcprebendit fratres....
Q' prescivll el....
De lemporc tribuliilioiit:',...
Inrrnscriplii verbii....
Quod oralionibuaet...
Quod vtilcbat cl....
Q' aU vcrecundlam,,..
Q' laudabat rctfulu,...
iBb— 19b !2
3Ib — 32a 53
3!a — b 54
37 a b1
37 a — 38 b 58
40b — 'ila 5111)
4fih — 47b CfiA
SPECCLLSf rEHFECTlONIS
1)u lako qui....
QuoU voluiL ruligloticiii....
1)0 qualuur iirmiKHlivis....
Vcrba que sanclus,..
Q' loculus rult..,.
Q' ilcscrjpsil rriilribus....
Q' ilcscribebal oculos impudicus....
Q' ibnt plangendo
Q* sotetia....
Q'inse....
Q' rcpretiendil soclum
Q' (loccbat fralres —
De slalu mnlo
Do inlenc:ioDO.Ei. I-'ranciscl
Kxemplum lic prcilicla volunlale —
Dc upparicione slupcnda angeli
Dc cunlibus iDlcr
De loco S. Marie ile Angelis —
I>c invunlione nionlis Atvorne —
Mlrucutum dc sliKmaUbus....
I>e niirabHi lejunio . . .
Q' s. Vr. Qouion aiHKiBlcrli
Q' mors s. Fraiicisci —
Q' Ciirislusvt It. V. Marin..,.
I)c [iruvisione divinA. . . .
Dc inllrinilntk! gravi
Ue qumlain Juvunc tentnto. . . .
T)c lupo rciiuclo
Q' s. Fr. libcrnvil lurlurcs
Do slulua simili Ktuluu Nubucliod
De vlsione t. Frnnciscf , . . .
Quod b. Fr. eonvcrlil snldanuni
Q' ». Pr. qucnHlnm leprosum
I)c Iribus latronibuR —
Ucscripllo frstri Mirori? pcr b. Fr
Verbn b. Fr. de puupertate in maiori log.
Ilonuvcntiire posilu.
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De- suncto AntliDiiio ord. fr. MId . .
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Q'P. Antonius.,,.
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Q> S, Antiiiiiiis pnriticuvit piscibus,..
151 a— 153 o
e«b
Q' rr, Ji>li;inncs dc Alvcrniii., ..
14Sa— 1451)
B7b
Q- fr. Joii, dc Alv, vidit Clirislum....
140 n — 147 b
68b
Q' Clirislus uppiiruil sanclo fr. Joli...
l«a — I45H
70 n
Q- fr, J"li. ci'lcbiiinao.,,.
147 b
91 b
Q' fr, ,li.li, vtdil....
148 a-b
73 a
y sumltis fr. Ciinrudus
141b-14Sb
7ib
DESCRTPTION DKS MANUSGRITS
CXCV
b
43 b
43 b
44 b
45 n
b
46 b
b
47 b
48 a
49 a
50 a
51 a
b
52 a
53 a
b
54 b
55 a
56 a
56 b
57 b
58 a
b
59 a
b
60 a
b
61 a
62 b
63 a
b
64 b
- 65 a
b
-66 a
- 85 a
89 b
90 b
Q* b. virgo Maria apparuit fr. C 142 b
De S. fratre Petro de Monticola.... 154 b
Q' quidam tirannus magnus.... 52 b
Q* angelus domini fuit locutus 152 a
Q' b. FrHnciscus maledixit 120 a
Que fuit causa quare b. Franciscus lOla
Anno Domini 1343 99 a
Hec sunt nomina fralrum 87 a
Hic incipiunl actus... Ad laudem 2 a
Quum sanctiis Franciscus 5 b
De tiumilitafc el obedionlia 84 b
Q* angelus fratri Helie 34 b
I)e fr. Bernhardo quando ivit Bononinm. 45 b
De gratia contemplalionis. ... 83 b
De morte graciosa fr. Bernliardi. . . . 85 b
De magislerio b. Francisci 89 b
De loculione Dei 88 b
Q* fralres pauperlatem 87 a
Q* post mortem 90 b
Q' fr. Masseus humililalem... 103 a
Q*" 8. Fr. intcilexit arcliana 104 a
Q' fr. Masseus 103 b
Q*" S. Fr. in aere levavil. 65 a
Qualitcr Jhesus Christus. ... 105 b
De tcntatione Rufini 1 10 b
De obediencia Ruflni 112 a
Q* Ruflnus iiberavit .... 1 1 2 b
Q* fr. Ruflnus.... 114 a
Q*fr. Ruflnus 113 u
Revelatio facta cuidam .... 97 b
Q' loquente s. Fr — 54 a
Q' 8. Fr. cum 8. Clara 139 b
Q' Dominus revelavil S. Clarx 62 b
Q' b. Clara crucem 141 a
Q' S. Clara fuit porlata l^iO b
Q' S. Fr. convcrlit duos nobiles 148 b
Q'. S. Fr. fr. Rycher. iibcravit. . . . 149 b
Q* angelus 114 b
De quatuor gradibus Immil 10Gb
De raptu secundum eumdem 121 a
De diversis generibus lacrimarum 121 b
Dc fratre Junipero 114 b
Vitaf. Egidii. Ad excitandam )Cf. A.SS.
Q' conversus fuit Egidius. (Aprilis 23
Considcraciones fr. Rogerii
Speculum animc b. Bcrnhardi
— 143 a
— I55a
— 54 a 73
— 154a
-b
-b
— b
— 7b
— 8« 1)
— 37a
— 40 b
— 84bpI.Iong
— 87a
— 90b
— 89b
— 88b
— 91a
— b
— lOoa
— 104a
— G6b
— 106 b
— 112 a
-b
— 113 a
-b
-b
— 99a
-b
— 140b
— 64a
-b
— 141 a
— 149 b
— 150 b
— 115 a
— 107 a
-b
— 122 a
73 b
73 b
74 b
7G a
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3G b
105 b
77 b
78 a
79 b
80 a
81 b
82 b
82 b
83 b
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85 b
8G b
87 a
87 b
88 b
89 a
90 b
91 b
93 a
94 a
94 b
95 a
99 a
99 a
100 a
102 a
101 b
102 a
103 a
103 b
141 b
142 a
142 a
143 a
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128 a
133 b
89
UO b
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100 b
101 b
105 b
111 b
112 a
114 a
119 a
12'* b
125 a
126 a
126 b
126 b
127 a
129 a
129 b
130 a
130 b
131 b
133 a
13'« a
136 b
139 a
142 a
CXCVI SPECULUM PEHFECTIONIS
— 94 b Verba fralris Jacobi. 135 a
Incipiunt psalnii quos b. Fr. ordinavit.
Tcstamentum b. Francisci. 37 b 91
Admoniciones b. Francisci. Laudes. 39 a 91
Kpistola b. Francisci. 43 b
Dolores Maria».
— 114 a IncipilcathalogasCardinaiiumquirucrunt
ordinis prolectores.
— 119 a Cathalogus ministrorum.
— 124 b Sancli ordinis Minorum
— 125 a De unitate quam semper fovit
— 126 a Quomodo loca fr. sunl capienda.
— b De paupertatc servanda
De ser\'anda mundicia.
— 127 a De novicio.
— 129 a Itcm de novicio.
— b Ordinacio ad onmia verba ociosa.
Descripcio generalis ministri.
— b De provincialibus.
— 131 b »
— 133 a Epistola Theobaldi.
— 134 a Fragment de la bulle d'Alcxandre IV.
-— 136 b Anno domini 1310.
— 139 a Poslqwam b. Franciscus. . .
— I'i2 a E(rrits concernanl rindulgence.
— 150 b Jourdain de Giano.
Une comparaison superncielle du Ms. 196 de Berlin et du Vat.
^^^''i montre que le premicr est beaucoup moins en d^sordre que le
sccond.
Une etude plus delaillee nous cntraincrait trop loin, clle trouvera
place dans le volume qui scra consacre a 1'elude des Actus.
207 a —
213 b
198 b —
206b
46a
127 b —
128 a
12 b —
13 b
S9a
71
115 b —
116 b
30a
7$
37 a
30b
74
9b —
10 b
30b
75
33b
79
38b
80
34a
81
35a
81
35 a
83
81 b —
83 a
76 a —
78 a
78 a —
81 b
72 b —
76 a
ri53a1
DESCRIPTION DES MANUSCRITS CXCVII
C. — Ms. 131 de rUniversit6 de Lwow (Lemberg).
II a 616 ddcrit dans le Historisclics Jahrbiich, t. VIII (1887), p. 194,
sous les iniliales X. L., dans les lcrmcs suivfints :
« La Bibliothcque universitaire dc Lcniberg poss^de sous la cote
« 1 G 17 un manuscrit in-V relie en bois, recouvert de cuir. Du f" 1-176,
« il renferme la Chronica XXIV Gcneralium 6crite avec un soin par-
« ticulier. d*une 6criture Ires petile et lr<^s scrr^e. Lcs initiales, Ics
« titres de chapitres et Ics titres courants dc pages sont en rougc, la
« pagination (qui suit les folios et non les pages) Test ej^alement. Ce
« nianuscrit dale du XV* siecle et commcnce par les paroles : Tem-
« pora primi generalis. In nomine Domini. Invipinnt Cronice ordinis
fl firatrum Minorum. Quoniam praieriiorum narralio. II sc tcrnniic au
« verso du f* 176 par les parolcs : Dalum in Casassana prope Cas-
« Irum maris de Siabia (Quisisana prrs Casteliamare <Ii Stabia) sub
« annulo mei secreti die ?^ ///^/7. L'histoiro du 2'r f^rncral comnicnce
a au f* 175, ligne 5 et se tcrmine au verso dn f" 176; ellc oc<Mipe ainsi
« trois pages et trois lignes, le rotile du verso est blano, puis vien-
« nent quatre autres feuillels blancs avec reglure tracee au crayon. »
(On pourra voir aussi sur cetle partie du codex 131, jadis col6 1 G,
17. An. fr., IIL p. 27).
« On trouve ensulte un autre Ms. qui contient la Vila s. Francisci.
« Elle commence par les mots : Incipit prologus in vitd heati Fran-
« cisci confessoris. Apparuit gracia Dei salvatoris et sc tcrmine par :
a .Sed el mullis morluis per ipsum mirifice suscitatis innotescil fide-
€c libus miriflcans seculum suum magnificencia virtutis alfissimi cui
fc est honor et gtoria per inflnila secula seculorum. Amen. Fxplivit
rt vita sancti Francisci. cum miraculis eiusdem pariter. Anno, etc,
« finitum ferin quinta ante Stanislai. Le manuscrit nest pas pagine,
« il est lr6s beau et forl soign^, inais 6crii de plusieurs mains. Les
« initiales et les titres de chapitres sont rubriqut^s. La pagc 1 a une
<i miniaturc marginale et riniliale A encadre un pnrtrail de saint
« Frangois. Ce manuscrit est <lu XV' siecle. Puis vicnt immediate-
« inent un nouveau manuscrit (jui commence par Ics paroles: Incipit
«t antiqna legenda sanctissimi patris nostri Francisci et aliorum t>ea-
fl torum fratrum sui ordinis. II se termine par les paroles : Tunc
rt frater Leo recessit valde consolatus in itla vcro A'L*nu in eodc.m
« monte npparuit circa festum Fjaltacionis Snncfc Crucis. Le ma-
« nuscrit esl 6crit avec soin, les initiales «4 les litres de chjq)iln^s
rt sont rubriqu6s, le dernier litre de chapilro, douz(» pajj:es jivant la
« i\n, est : I)e inventione montis Alvcrne. II n\ a pas do pnginatiun.
« Cei ^crit dale, lui aussi, du XV' ^iecle ct cost par lui (lue so tor-
« mine le manuscril. »
CXCVIII SPECULUM PERFECTIOMS
A cette descriplion je puis ajouler, grAce h l'obiigeanc6 de M. le
D' J. Korzeniowski de la bibliotlieque de Lwow (Lemberg), le soni-
maire suivant. (Ge manuscrit a 6t6 pagin(> rdcemmenl).
285 a. IncipilAnliquaLegenda, elc, comme ci-contre. Fac secundum
exemplar quod lihi in monte monstralum esl.
286 b. Deperfeccione paupertatis et primo qualiter heatus Franciscas
fleclaravit roluntatem (Ihristi super ohservancinm regnle. Jfeafus
Franciscus fecit tres regulas sciticet illam quam conflrmavU sibi
papa Innocentius...
287 a. Qaaliter h. Franciscus declaravit intencionem suam et ro/aii-
tatem quam hahuerai a principio usque ad finem sed (sic) ohservan-
ciam paupertatis.
— Frater Richerius de Marchia nohitis genere.
288 a. Quatiter respondit ministro, etc. de prohitticionis (!) sancti
Erangetii. — Quod autem tempore quando 1)eatus Frnnciscus reversus
fuit de uttra...
288 b. I)e paupertate servandd in lihris, et lectis el utensilibus el
edificiis.— Volehat fratres Pater sanctissimus in lihris testimonium
domini querere non precium.
329 a. Incipit Teslamentum Beati patris nostri Francisci.
331 b. Incipiunt admoniciones heati Francisci de sacramento corporis
et sanguinis domini nostri ihesu Christi.
339 a. Ilas taudes ordinavit heatus Franciscus et dicehat eas ad omnes
horas diei et noctis ante Officium heate \'irginis hfc incipiens sanc-
tissime pater noster et sic cum gloria patri. IJeinde dicantur loudes,
341 b. IncipilEpistota heati Francisci missa universis chrisdanis. In
nomine domini patris et fitii et spirilus sancti. Amonitorium et exor-
tatorium heati Francisci.
347 a. Explicit Epistola. Incipit copia sanctorum fratrum in ordine.
Jhesus Christus Maria.
362 a. I)e inventione montis Atverne. Jhesus Maria. Christi Jhesu
fidelissimus servus et amicus Franciscns qni creatorem et salvatorem
suum.
367 b. Los dcrniers mols du Ms. sont, corame on l'a vu plus haut, circa
festum Exattationis Sancte Crucis. II parait qtril y avait encore au
moins trois cahiers qui ont disparu.
[Des indications compldmcntaircs scronl donnOes, s'il y a lieu,
dans les Addcnda, voir ci-dossus, p. XLIII].
N
DESGRIPTION DES MANUSCRITS CXCIX
D. — Ms. Vat. Ottoboni 681.
Ce Ms., 6ludl6 par M. Della Giovanna (V. S. Francesco giuUare,
p. 51 el passim), a M d^crit d'une mani^rc insuffisantc par Luigi
Manzoni : Di una nuova edizione del Fioretti, p. 73. On trouvo dans le
m(>me ouvrage, p. 76-78, une m^ciiante reproduction du prologue de
la Lcgenda antiqua de ce manuscrit.
Cest un Ms. sur papier de 9/14 centimetres renferraant 306 folios
num^rot^s.
1 a. Incomenza lo libro fallo per beaCo Egidio layco delordine deli
Fralri menori. — La gralia de deo e le virlude sono via e scala de
saiule e de salire e montare al cielo.
C*est la Doctrina fratris ^l^^gidii en dix-huit cliapitres.
33 a. Incomenza una docirina composta per fralre Bonaventura car-
dinale e fratre minore de observantia ad utHilade de quelli che
piarano (sic} questa vita e vorano vivere socto loiugo dela obedientia.
35 a. Incomenza la regula delli novitii facta dal seraphico sancto
Bonaventura et prima del divino offitio.
55 a. Comenza la vita de sancto Francesco e de li soi compagni.
[F]ac secundum exemptar quod libi in monle monstratum est.
On trouve apr<^s le prologue (57 a-103 a) 63 clmpitres non num6ro-
U^s qui correspondent exactemenl aux 63 premiors chapilros du
Ms. 196 de Berlin (2a-18a). Lc 64' (103 b), intilul6: Quelto che dire
san Francesco deta scientiaj correspoiid au ctiapitre LXI (19 a) du
Vat 4354 ; les deux chapilrcs suivants, 65* et 66' qui sont los dor-
niers, correspondent au 64* et 65* du Ms. de Borlin (18 b el 19 a), ot
au LXII et LXIII (la num^rotalion du codox est inoxacto) [19 b ot20 a]
du Vat. 4354.
Le chapilre 66 [106 a], De chi anderano infra linfideli per lamore
de Christo, finil brusquement au bas de la pago par les parolos : Ma
li frati che cevano possano avere duppio modo de conversare con
ipsi. Vno modo e che non facciano litle...
Au f* 107 b d'une autre ocrilure : Incominvia uno Iratatetlo devo-
tisio e veramente utite el quale e intitnlato Arte di ben morire. Co
trait^ incomplet finit brusqucmonl au bas du f» 1:32 b. Au f* VSS a, on
lit, sans aucune indication ni incipil : Tornalo che fo sancto Frnn-
cesco coli compagni soy dal papa con aurlorita de predicnre ricol-
sesse (slc) con esi apresso sisse (sic) in nnna capngnucvia nOnndonaln.
Cest un pastiche 6difiant qui continue jusciuau f" lli'! b et t|ui o.st
suivi alors d*une s^rie d'hom(Mios et do parabulos.
F* 168 b. Incomincia uno parlare e brieve trnttnlo de frnte Jaco-
ftone da Todi delordine de frati menori. Et in primn deUa varitn de
dio. Amen. lo examino mi stesso. II sc lormino au f" 182 a par los pa-
CG SPEGULUM PERFEGTIONIS
rolcs : IJna sola cosa e quella la quale fa portare liciermenle qaesta
croce e lutte le allre cioe lamore paternale de dio e del proximo et
hodiare se stesso per li suoi vitii et peccati et defecti qui vivis el
regnas in secula seculorum. Amen. Amen.
182 b. Blanc.
183 a. Legese che un cavallo cht aveva uno so compagno.
185 b. On trouve (k partir de l^ une longue sc^rie dc laudes qui
s'enlrem61ent d'extraits des p^res. La prcmi^ro comnience, sans inci-
pit, par : Inel principio dela prima essentia,
Le Ms. se tcrmine, au bas du f* 306 b, par les parolcs : vera pace
coniunti per amore. Deo gracias. Amen. Paroles qui marquent la fin
de la laude, mais non Fexplicit de l'ouvrage m^me.
Je nc mcnlionnc gu^re ce codex que pour m^moire, car il ne nous
sera quc d'unc utililc^ bien limit^e, d'abord parce qu'il nest en somme
qu'un fragmcnt, cl puis ni(^mc ce qui rcste a 6lti traduit avcc une d^
plorablc prc^cipitation. Cc qui a 6t(> dit dans les notes de critique du
lexle, k propos du prologue du Vat. 4354 (v. ci-dcssus p. CLVIII s.),
niontrc assez que le traducteur de i'Ottoboni 681 a csquiv^ toutes
lcs difliculti^s du tcxte qu'il avait devant lui. Ses fautes do lecture lui
fonlcommcttre les plus grotcsques conlre-sens. II traduit par exerople:
I)e humilitate et rererentid quam ostendebat circa ecclesias scopando
et purgando eas (Ms. Berlin 1% 10 b ; Vat. 4354, cap. XXXVI 9 a) par
De la humilita e reverentia che mostrava verso li chierici scopandoli
e murdandoli. (!)
i
DESGRIPTION DES MAT4USGRITS GGI
m. Manuscrits de Tune et de Tautre cat^gorie
simplement signal^s.
1* Manuscrits BoUandiens.
Commc je Tai dit aillcurs, les savants religicux qui confinucni
avec un zele si appr6ci6 par les 6rudils l^ocuvre de Bolland ont eu la
bonl^ de mettre a mon service les recucils ou ont 61^ r6unis les ma-
t^riaux rassembl6s par leurs pred6cesseurs sur la vie de saint Fran-
gois. Qu*il me soit permis de leur exprimcr cncore une fois ici ma
respcctueuse rcconnaissance.
Ces recueils porlent les num^ros 56, 57 ct 69 et conslilucnt une
mine exceptionncllemcnl riclie de renseigncments sur les sources de
rhistoirc franciscaine. On y trouve d'abord loute une s6rie de dos-
sicrs, de notes et d'exlraits qui rcmontent a la Hn du XVII* si6cle.
Ce sont des ^tudcs preliminaires faitcs par Papenbroeck, Ilcnschenet
Du Sollier, ou sous leur direclion ; elles portent exclusivement sur
des manuscrits dont on Irouvera ci-apres la nomenclaturc. Uneautre
s6rie d'ctudes qui a exig»^ une singuli^re patiencc a pour but de com-
parer toutes les 6ditions du Speculum Vitae.
Un second groupe est formC par les copies dc documents francis-
cains que se procurdrent les Bollandistcs. On y Irouve entre autres
la copie de 1 Celano prise sur le Ms. de rabbaye dc Longpont qui a
servi de base k r^dition des A. SS. (Oct., t. II, 683-723, 6d. Palm6),
la copie de la I(^gende dile de VAnonymus Perusinus dont des frag-
menls seulement ont ^t^ donn^s par Suyskene dans son commcntaire,
et beaucoup dc copies de moindre importance (L^gende de 8. Bona-
venture, de Jacques de Voragine, etc).
Le troisieroe groupe est d'un caractere assez dilT^rcnt. II contient
les r^poQses adress^es par les Franciscains dcs diverses d<5nomina-
tions aux questions dcs Bollandistes. Dans ce groupe, il y a deux
s6ries de documents : d'abord, un grand nombre d'actes notari^s
donnant copie de certaines pi6ces, telles que les dipl6mes de Th6o-
bald et de Conrad, 6v(iqucs dAssisc, sur Tlndulgcnce, d^cisions de la
congregation des Rites, exlraits de manuscrits etc; en second lieu, des
plaidoyers d'une elTroyable longueur jiour et contre la l^gende qui
voulait que S. Frangois ful dcmeure debout dans une chapclle creus^e
sous la basilique d'Assise, et d'aulres plaidoyers, tout aussi longs,
ou sont attaqu^s ou d6fendus avec la m<>mc vivacit^ certains dc^lails
de rindulgence do la Portioncule. Est-elle tolies quoliesY Esl-ce
rindulgence de la Porlioncule ou lindulgence pl6ni6re de N.-D. des
CCII SPECULUM PERFECTIONIS
Anges qui a ^t^ ^tendue ou communiqu6e par le St-Si^ge k toute^
ies 6glises franclscaines?
Laleclure de ces^iucubralions est de nafure a beaucoup augmente
lercspectetl'estime que Ton ressont tout nalurellcmenl A lalecturi
de rwuvre du P. Suyskene, car eile rc^v^le a combien de susceptibi-
litf^sinimaginnbles H se lieurtaitpresqueA chaque lignede soncpuv
II faut bien ajouter pourtant quo ses prt^dt^cesseurs avaient 6tabr
leurs recherclies sur un terrain singuliorement plus fermc. PapeiK
broeck, Henschen el l)u Sollier, en portant tous leurs efTorts sur la ques-
tion des manuscrits, avaient pris la voie scientitlque par cxcellenc» :r^
Ces lignes sufTlront-elles a donner une id^e d'ensemblo quelque p
nette de ces prOcieux recueils? J'aimerais le penser, mais il fa
savolr que les morceaux qui les composent sont r^unis sans ordre
plan. Ils ont 6t6 form6s hAtivement, surlout pour 6viter la perteou i
dispersion des dossiers, ce qulest en efTet resscntiel, et c*est ainsi q -mii
quatre feuillets d'une m(^me lettre so trouvent tous s^par^s. Ce ^m^x
que cela ^lonnerait pourront se rappeler que la proscription s^^^^^st
d^chain^e conlre les continuateurs de Bolland, ct c*est mer>'eL W le
qu'ils aient pu sauver quelques (^paves. Ce n'est donc pas plus la
faute dcs Bollandislcs que la mienne, si les notes qui vont sui^^w^^^ re
ne sont ni aussi compl^lcs, ni aussi pr^cises qu'on le d^sirerak:?^ ■!.
Telles qu'elles sont, elles pourront, j'esp^re, meltre sur la piste d "^ "-Jn
certain nombre dc manuscrits et provoquer de nouvelles rechercl» ^^s.
A. — Ms. dit Noster par les Bollandistes
(ou Ms. de Louvain 1454).
Dans la plupart de leurs (^ludes. les Bollandistcs de la fln ^"
XVII' ^{('•cie prennenl pour poiul. de depnrt un manuscrit qu'ils ^™- P'
pellonl Xosfer ou yoslnim manuscripliim par opposition a c*^
qu 'on leur connait. I/indication de In dale de ce Ms. m'a 4t6 fou
indireclement par une <Mude (Rocueil .57, f* 49), oii, apr6s avoir do
rexplicit du Ms. d'Anvers, lo Bollandiste ajoute : Hinc palel SoslF
manuscriplum esse aliquol anliquiorem scriptus enim i^o^,
Cettc indication pn.mvo donc (jue la puji:c fnon nuni6rot^e) du
cueil 6y, sur laqu(^lle on lit lo trail l)e mHili quodam qui posl ing'^'^
sum religionis rigilanfer insisfebul morlificationi sui ipsius. A ^
quidam miles (v. Mz. 17'i3 n, suivi de Kxplicit liber de Acri*^*'^''
urinisDAM MiRAmLinrs heati FnANcisci kt sociorum ejusdem i* ^''
MOBUM, COMPLETLS PEH ME rH. (^OHNELIIM IN ANXO NOVITIATUS *=^ ^^
ANNO DOMIM M" CCOC" Llllj" DIE NON \ FEHRLAHII. Ix NOMINE D. N. J-
AI) HONOHEM HEATISSIMI P.VnUS NOSTHI FhANCISCI LaVS DeO, f^^ ^^
aulre que rox[)Iicit de ce nianuscrit.
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5-
DESGRIPT10N DES MANUSCRITS GGITI
L*^tude si remarquable que le bollandiste G. Guypers a plac^e en
t^te des Acles de Jean de i'Alverne (Joiiannes Firmanus, A. SS.
Aug., t. II, p. 454), nous permet de faire un pas de plus. Nous y
apprenons, en effet, que la vie de ce bioniieureux est donnde d'apr6s
la copie que 1'iiagiograptiea sous les yeux d'un Ms. de Louvain datd
de 1454 a fratre (lornelio Ziriczee ^ in anno noviiiatas sui, Christi
vero MCDLIV die nond mensis februarii.
II est donc bien 6tabli que Ms. Nostrum et Ms. Lovaniense d6si-
gnent un seul et m^mc manuscrit dont un Tragment important nous
est donn6 dans les Actes de Jean de rAlverne. (A. 8S. Aug. t. II p.
469—474)2.
Grouwels avait, lui aussi, signatt^ cc Ms. auquel il emprunte un
passage de 3 Soc. 56 (XIII) et il njoulc une mention, iit^Ias insufllsante,
sur un aulrc Ms. du Speculum : Item simile Manuscriptum Antiquum
in Pergameno consului in BibUolhecA FF. Minor. Recotl. Mechliniw
(Hisloria critica sacrie Indulgenlix. B. Mariae Angelorum vulgo de
PorliuncuIA. [Anvers, 1726, in-4» de 496 p. pr^face el index non
paginc^s] p. 61.
GrAce a la pr^cision des ^tudes auxquelles se livr6renl sur ce docu-
ment les Bollandistes de la fin du XVIP si^cle, il serait facile de
reconslituer, non seulement les divisions du texte, mais m6me les
le^ons donnt^es par ce Ms. Ges 6rudits n'ont en effet pas seulement
indiqu^ dans des tableaux la correspondance des rubriques entre le
Ms. de Louvain el celui d'Anvers, mais ils collationnferent avec
soin ce Ms. avec ceux d'Anvers et de Bruxelles et firent la liste com-
pI6te des variantes. (Recueil 56 f- 103 ; ibid. f-279 et 280 ; ibid. f* 41-49).
De Texamen de tous ces dossiers il r^sulle : !• Quc leMs. dc Lou-
vain contenait exactement les mc^mes mali^res que le Mz. 1743. 2* exac-
tement dans le m^me ordre, avec la seule diff6rence que le Ms. de
Louvain donnait en premier lieu les 3 Soc. et en second lieu le
Specuium Perfeclionis. 3" que les varianles enlre le Mz. 1743 et le Ms. de
Louvain sont rares et de minime importance. 4* que rinlervertisse-
menl qui vient d'6lre signal^ aussi bien qu'un cerlain nonibre de mo-
dificationsdansles rubriques 3 nepermetlent pas de penser que le Mz.
1743 copie en 1459 Tait 6te sur le Ms. de Louvain, plus ancien de quel-
ques ann^es.
1. Esi-ce par oubli qiie co nom ne se iroiive pns dan» la copie de lexplicii, ou
bicn a-i-il eie ajoute ici par le Bollandiste ? Cesi ce qiii n'upparait pas clairenient.
2. II est tr^s probable aussi que cesi k ce nienie manuscrii de Louvain que C
Suyskene a emprunte le lexte qu'il donne des 3 Socii. V. A. SS. Oci., t. II, p. 548
s, et 724. Cependant, 11 ne lc dit pas expliriiemeni.
3. Le textc des Actus etait exactement le mome dans ces deux Mss. Mais tandis
qu'il etait divise dans le Ms. de Louvain en G7 chapitres numeroies, dans le Mz»
1743 on ne trouvc que 04 nibriques ncm nnm^Toit-^^s. Oe 1— G2 la currespondance esl
parfaite, mais au chapiire [02] dii Mz 1743 ou irouvc sous la rubriqne Qiiod non
placiiit b. Francisco qnod aliqua novitiiH reriporc, qnnire paragraphes qui
daos lo Ms. de Lonvain forment autant de chapitrcs differents.
CCIV SPECULUM PERFECTIONIS
B. — Ms. d»Anvers (1472)
LMndication du contenu de ce Ms. est donui^ dans le Recueil 57
f* 3 de la faQon suivante. En t^te : Manuscriptus AntwerpiensU
fralrum Minorum. .
Vila S. Francisci Palris Minorum [Esl Bonaventure]
Aclus ejusdem et sociorum ejus cum quibusdam aliis.
Item Regula fratrum Minorum [Est regula secundu cum bulld Ho-
norii].
Qualiter ordo Carthusiensis incepit.
Consolatio pro lentatis vel in tentatione constitutis.
De scrupnlositate.
De conformando voluntatem nostram voluntati divinx.
De corporis et animx miserid.
Hubertinus in libro arboris Vit<T Crucifixie Jesu Christi.
Ex libello qui dicitur Regula vitoe.
Scul, le second de ccs ouvrages nous int6resse. Le Bollandislo en a
copi^ de nombreux fragments donl voici lcs litres :
[Rccueil 56 f" 60j Cap. 39. Quomodo virgo beata apparuit cuidam
inftrmo usque ad mortem.
[Ibid.] Cap. 41. Qualiter Angelus Domini loquebatur fratriJohanni
de Pennd quum adhuc esset puer et de ejus vid tongd.
[Ibid. f* 62] Cap. 49. De fratre Pelro de Monticuio quomodo sibi
apparuit sanctus Michaet.
[Ibid. f* 37] Cap. 63. Quis sit vere frater minor et a beato Francisco
receptus. — Referebat quidam frater quod visitaverat Provinciam
Anglicanam. etc.
[Ibid. f* 38] Cap. 75, f)e pcvnilentid quam dedit unifratri quivilem
Judicabat quemdam paaperem. (Cest ie chap. 37 du Spec. Perf.)
[Ibid. f* 66] Cap. 80. De fratre illo qui verecundabatur ire pro
eleemosynd et propter meritum sanctx humilitatis et obedientix per-
didit verecundiam.
[Ibid. f' 65] Cap, 83. De nomine sancti Francisci >.
Immddiatemenl apr^s cc r^cil on lil:ExpLiciUNTQU.*:DAM notabilia
VALDE DEVOTA ET UTILIA KXTRACTA DE ANTIQUA LeGENDA SANCTIS-
siMi Patrts nostri rnANcisr.i. Ad laudem I). N. J. G. qui est
nENEDicTTs iN s.t:cuLA Amen. Anxo Domini M. CCCC LXXII duode-
CIMA DIE MENSIS AUGUSTI. ClAIUE SANCT.f: VlRGlNIS IN festo,
Ces quclques lilres <ic (iiJipitres suirisenta monlrer que nous avons
ici des extraits de lcgeiides antoricures comme le dit i*explicit, mais
groupes d'uue fa(;on toute nouvelle.
1. Ce dernier niorceau nest uuire que le commencemeni de la noiice coDsacrec a
8. Franyois par Jacques* de Voragine dans sa Legende Dor^c. Ed. Gricftae, Breslaa
1890 p. 662.
>
DKSCRIPTION DES MA.NUSCRITS CCV
Le tabloau oCi le Bollandiste a marqu^ la correspondance entre tes
chapitres du Ms. de Louvain. (Recueil 56 f" 105) et ceux du Ms. d'Anvers
r6v61e d6s fahord rinf6riorit6 du second comme document. S*ll ne
s'agissait que du bouleversement des chapitres des Actus la ques-
lion serait k discuter, car rien nMndique k prlori que Tordre dans
lequel on les trouve dans le Ms. de Louvain soil le meilleur : ce qui
tranche la queslion, c'est que nous trouvons dix-lmit chapilres d«i
Speculum Perfectionis introduitsde lafagon lapluscapricieuse dans
ce document. II se compose au tolal de 83 cliapitres : 59 proviennent
des Actus [sept des chap. des Actus du Ms. de Louvain sont n^gli-
g6s], 18 du Spec. Perf. et 6, dont le titre a 6t6 donn^ ci-dessus, d6-
rivent d'autres sources.
Quand nous 6tudicrons ies Actus il y aura peut-^tre lieu de revenir
iL ce Ms. et d'en reconstituer la physionomie d'une fagon plus d^il-
l^e et plus pr^cise.
G. — Ms. bollandien de 1502.
Pourquoi Suyskenc ne fait-ii aucune ailusion k un Ms. passable-
rnent ant^rieur a celui de Bruxelles dont il va ^lre question ci-apr^s?
Peut-6lrc est-ce parce qu'il le trouva trop scmblable k celui de Lou-
vain ; le mentionner put lui paraitre une r^p^tition inutile. Quoiqu'ii
en soit, au f* 277 — 287 du Pecueii boll. 57 on trouve la copie des
rubriques de ce Ms. faite a la fin du XVII* siecle, par ie biblioth^-
caire d'un couvent franciscain qui n'est malheureusement pas indi-
qu6, et qui fut adress^e k un Bollandiste'. Celui-ci (Papenbroeck ?)
ajouta queiques notes marginales destin^es k indiquer les rapports
entre cet index et celui des Mss. de Louvain et de Bruxelles.
Ce Ms. ^tait de tout point analogue auMz.1743 et au Ms. deLou-
vain (1454).
On y trouvait :
1* la L^gende dcs 3 Socii. (Le sommaire des chapitres correspond
litt^ralement k celui qui est donn^ par les A. SS. oct. t. II p. 724.
La seule diff^rence, c'est que dans lc Ms. de 1502, le chapitre XVIII
et dernier est rattach^ au XVII et n'en forme qu'un avec lui.
2* le Specuium Perfeclionis, dont les rubriques sont de tout point
semblables a celles de la pr^senle ^dition. Lcs seules diff^rcnces prc^-
sentant quelque int^r^t sont que le titre de rinterpolation qui, dans
notre ^dition, suit le chap. 71 (voir p. 140) ne se trouve pas dans le
sommaire du Ms. de 1502. Le titre du paragraphe I du ciiapitre X
1. La letu^e d'eDvoi ((• 387) clit simplcment quc la copio a ete faitcad vcrbum.
Elle est sigD^e (saas daie) Diclanlc Padrc Ludovico fr. Marlinus Dib.
CCVI SPKCULUM PERFECTIONIS
(pour nous chap. 101 esl : De spiritu prophetix el primo qualiier ibi
dixit pacem flendam inter episcopum et potestatem Assisii virlute
carminis et laudis quas fecerat de creaturis quam fecit canlori a
sociis suis coram illis. — Dans le lilre du chap. 108. Qualiler..., pro-
misit etc. Dans lc tilre du chapilrc 120.... de regno stio ut superius
patait et est in gallico italicano. Lcs autres variantes sont tout k fait
insignidantes.
3* les Actus renfcrment exactement les mdmcs r^cits quele Mz. 1743
ct le Ms. de Louvain L'identit^ est parraite pour le titrc des 57 pre-
miers cliapitres. Arriv^ l^, le Ms. dc 1502 donnc la rubrique : Qua-
liter fr. Johannes habuit spiritum revelationis. De risione fratris Le<h-
nis et quomodo ipsa visio fuit revelata S. Francisco. II r^unissait
donc (s'il n'y a pas erreur du copiste) cn un seul les chapiires 58 ei
59 du Ms. de Louvain ct du Mz. 1743.
II est a notcr que, dc tous les manuscrits quc nous avons pass6s en
revue, c'csl Ic seul qui marque la fln des Actus par Erpliciunt Aclus
beati Francisci.
4* Les m6mes opuscules qui se Irouvcnt dans Mz. 1743 d, e, f, g.
On n'y Irouve pas ia rubrique de la Salutatio virtutum,
Le dernicr morceau est intitul^ un peu autremcnt que dans nos
autres documcnts. De milite quodam qui post ingressum religionis
vigilanter insislebat mortificationi sui ipsius.
EXPLICIT LIBER DE ACTIBUS QUIBUSDAM MIRABILIBUS B. FrANCISCI KT
SOCIORUM EIUSDEM PRIMORUM. GOMPLETUM PER ME FRATREM PeTRUM
ZeERES ALIAS ROETMANS SUB ANNO DOMINI 1502 DIE ULTIMA MENSIS
Aprilis.
D. — Ms. des fr^res Mineurs de Bmxelles (1549).
Au f* 32 du recueil boliandien, n» 56, on Irouve le sommalre suivant
du contenu de ce Ms.
Speculum perfectionis stafus fratrum Minorum. [Per 1^5 capita :
I quomodo b. Franciscus respondit ministris. CXXV qualiter bene^
dijrit civilati].
!)e montis Agutuli Castri Domino sancfo viro et igne super appa-
rente ante mortem cuiuslit)et de genere Domini castri.
Item de lunicd s. Francisci quam Dominus castri prxdicti cum
cauteld acquisivit a S. P. Francisco.
De duohus frafribus nostris inartijrisnfis.
Ifem de Docfore quodam genfiti marfyrisalo cum suis discipulis.
Acfus quorumdam mirabitium h. Francisci ac sociorum ejusdem
primorum. Per 03 capifa ; I qualifer h. P. Franciscus conformis ejr-
titif, eto.;LXIV De fributatione ordinis.
DESORIPTION DES MANUSGRITS GGVII
Paradistts anrearum rosarum beatissimi Palris noslri Francisci.
Ad habendam aliqualem notitianu,.
Legenda sancti Francisci per Leonemy Ruflnum et Angelum. Fran-
ciscus de civitate Assisii,
De salutari doctrind sancti Francisci qud omnes generaliler infor-
mavit. [Sunt 40 capita verbotenus de Pisano, lib. /, Conform. i2, a
fol. madfol. 187].
De Actibus Sociorum sancti Francisci et primo de conversione fr.
Bernardi.
A la suite de ce sommaire, ie Boliandiste a copi^ ies quatre ctia-
pitres qui suivont imm^diatement le Spec. Perf. Dans le premier, le
copiste compilatcur, fr. Gregorius Estor, raconte comment il a pu
connaitre ces iiistoires et donne le nom des pcrsonnes qui ies lui ont
racontees en 1543 et 1544.
Enfln, au f* 102 du mdme rccueil, nous trouvons un tablcau des
variantes que pr^scnte Tuiuvre de 1549 par rapport au Ms. de Lou-
vain de 1454.
Cetto iiste, tr6s courte du rcste, montre l'idcnlit6 complete des
deux documents ; le boilandisle n*ayant trouv^ que des variantes
sans port^o * .
3* Autres manuscrits
E. — ManuBcrit de Spello-Foligno.
[A mon grand regret, je rie puis parlcr de ce Ms. de visu. Le
29 dtJcembre 1897 je me suis pr(Jsent6 chez les RR. PP. Gapucins de
Foligno. Le P. Gardien ra'a r6pondu que ce Ms. avait 6t6 demand6
par les Capucins d'Assise el leur avait 6te envoy6. Lc lcndcmain, au
monast^re d'Assise le Gardien et le Provincial m'ont dit qu'ils nc le
connaissent point et ne se rappellcnt pas l'avoir jamais vu. Ils pen-
sent donc que l'envoi aura cu lieu avant lour entr^c en fonctions. En
tout 6tat de cause ils n'ont plus aujourd'hui ec inanuscrit.]
1. Un certain norahre (rimlicatioiis. niaIheurtMisem<?ni tmp vugueR pour eire reu-
nies en raiaceau, roontrent que les preiniers IJoIInnilistcs eureni sous les yeux un
nianuHcrit, ou la copie d'un raanuscrit, uyant appurtenu u lu colleciion ile leur pre-
car»eur, Ic P. Ileribert de Roswey, et que le lexie <le ce ducunient iriait rc-murqua-
hlement bon. Fut-il perdu? Rieu ne riudifpie, muis eu loul cus Suyskene u'y fuii
plu» aucune allusion.
GGVIII SPEGULUM PERFEGTIOMIS
Dans 4e p^riodique : II VII Gentenario della nascita di s. Fraticesco
di Assisi (Assise, 5 vol. in-8% 1878-1882) et dans un article inlitul^ fl
cantico del sote e la sua sloria t. V, p. 281-286, M. Faloci-Pulignani,
r^pondant aux opinions ^misespar M. R. Bonghi dans son Francesco
<i'A»sisi (Gitta di Castelio. 1884, in-8*, 8 et 116 p.) sur la composi-
iion du Gantique du soleil, prcnd pour base de son travail les indi-
cations donn^cs par un Ms. quMl di^crit de la fagon suivante :
« Un Ms. du XV* si^Ic de la I6gende de saint Fran^ois 6crile en
« 1246 par les Trois Compagnons, cl qui appartint au couvent de
ff San Severino de Speilo portc a la fin de cette 16gende, un certain
a nombrc de chapitres additionnels. II n'est pas douleux qu'ils soient
A aussi rccuvre de ces m^mes Trois Compagnons. Tout ce qui y esi
« racontd mdrite donc pleinc confiance. Le r^it que j'ai faii n*est
« qu'une traduction presque litt^rale du iatin dc ce documcnt. Quant
« au Cantique, je Tai copid scrupulcusement Or Tauteur, dans le
« passage oii ii raconle la r^conciliation de T^v^que et du podesiai
« d'Assise pr^vue par saint Fran^ois ajoutc : Sos qui cum eo fuimas
0 iestimonium peribemus quod cum diceret de aliquo sic vel sic
ff erit semper ad literam sic fiebat. Pour admettre une chose, que
« pcut-on d^sirer de plus que lc tt^moignage de ccux qui oni toui vu
« et tout cntendu ?
L'auleur ajoulc ensuite en nole :
« Le codex que j'al consuU^ pour cclte petito ^tude conlient un
« opuscule asc^lique de saint Bonaventure, puis la Ldgende desTrois
« Gompagnons, suivie d'un cerlain numbrc de chapitres donnani
« divers traits de la vic du saint. Peut-t>tre ces chapitrcs sonl-ils
« ceux qui ont scrvi de base k la compilation faile par rancicn tra-
« ducleur de cette L(5gende [Leggenda dei Tre Compagni, Roma,
« 1880, pag. 3). On trouve enfin d'autres ^crits de saint Bonaventure
ff avcc lesquels se tcrmine le manuscrit. »
Dans son article, M. Faloci-Puliguani avait en efTet traduii presque
lilt^ralement Ics rt^cils qu'on Irouvera ci-apres dans le Spec. Perf.
chap. 100, lol et 122. Quant au passage Sos qui cum eo fuimus^ etc.,
on le trouvera chap. 101 (p. 202, ligncs 18—20).
On devine combien j'ai el6 heureux cn voyant un critiquo si au
courant des choses franciscaines, proclamer que ccs morceaux portent
en eux-m^mes des caract^rcs Ovidenls d'aullienlicit<^ et quMls soni
surement dus a dcs temoins oculaires.
M. Faloci-Pulignani a donne (ie nouvenu le texte du Cantiquc du
soieil d'aprt's ce nianuscrit dans la MiscoUanea Francescana (articlc
inlilulc : II Cantico doi solo di san Franccsco t. III p, 3 — 7) en le fai-
sant procoder de la nolo suivanto.
« II. CoDEX \)E FoLHiNO. Ciioz les PP. (iapucinsducouvent dc Fo-
« ligno. jVxaminai on 1882 nn Ms. sur parclicmin (sic) du XIV* sidcle
« (sic' i\ii la vio {\o ^6. Franrois ocrito par los Trois Compagnons. A
(( la p. 5G on trouvo la loron suivanto du Canliciuo du Soleil :
DESGRIPTION DES MANUSGRITS GGIX
c J^avertis que j'ai d^j^ publi^ cette legon dans le VII Gentenario
« (t. V, p. 282) oik j'ai parl^ du Gantique et de son histoire. Dans cet
« article j'ai dit que le Ms. appartenait aux Gapucins de Spello parce
« qu*il contenait une note d'otL il r^sultait qu*en 1712 il devint la
« propri^td de cette biblioth^que, mais en 1882 il 6tait k Foligno, o(i
ff je crois qu*il est encore.
Dans son travail sur les autographes de saint Fran^ois, Miscel-
lanea fr. t. VI, p. 33-39), le mdme critique a donn4 la laude tu es
sancias Dominus d'apr6s « un manuscrit fulignate du XV* (sic) si^cle
« existant dans leGouventdes PP. Gapucins dc Foligno » et il ajoute
« en notc « Manuscrit sur papier (sic) du XV* si^cle. II mesure 19
« centim^tres sur 7, et il appartint au couvent des Gapucins de
« Spello. II contient divers opuscules asc<^tiques, la vie de saint
« Frangois par les Trois Gompagnons, les osuvres de saint Frangois,
« le Speculum perfcctionis status fratrum Minorum, etc. La laude se
Q trouve k la page 24.
Enfln M. Faloci-Pulignani a encorc donn6 de nouveaux dc^tails sur
ce manuscrit dans Tarticle intitul^ II Cantico del sole, sua sloria,
sua autenticita (Miscellanea t. VI p. 43—50) ou il combat vivc-
ment les conclusions de M. le Professcur Della Giovanna. II cite A
cette occasion son manuscrit de Spello-Foligno et en donne Ic com-
mencement du Spec. Perf. qui se trouve au ^ 27. « Islud opus com-
« pillaium (sic) est per modum legende ex quibusdam antiquis et di-
« versis locis (quos) scripserunt et scribi fecerunt seu retulerunt so-
« cii b. Francisci^. Voil^ donc d^clar^e la source du Speculum. Le
« manuscrit continue : Nota quod b. Franciscus fecit tres regulas,
« Primam quam confirmavit sibi papa Innocentius sine bulla postea
« fecit aliam brevioremet hecperdita fuit : poslea fecit illameamdem
« quampapa Ilonorius confirmavit cum bulla de quo {s\c) regula multa
« fuerunt ejctractaper ministros contravoluntatem b. Francisci sicut
« inferius continetur. Ges paroles expliquent Ics sourccs et le but du
« Speculum sur iequel je pense en avoir dit assez pour pouvoir le
« retenir comme une oeuvre authcntique et digne de foi jusqu'& ce que
« quelqu'un d*autre ait d^montrd par des argumcnts positifs qu*il ne
« m^ritc pas conflance. »
M. Faloci-Pulignani donne ensuite, d'apr^s ce manuscrit, Ic texte de
trois chapitres du Speculum Perfectionis qui correspondent aux cha-
pitres 100, 101 et 122 dc laprdscnte 6dition. On y trouvera Tindication
des variantes principales.
Ces morceaux se Irouvcnt au f* 51-52, 52, ct 67 du Ms. de Spello-
Foligno.
1. Jai inontrL' aillcurs (lanR quelsenHon peut acceptor cette indication fvoir page
2j'|i Tunite de ceite ceuvre utant evidente (voir pages XXV, XLVI et 8uiv.).
!(>•
CCX SPEGULUM PERFEGTIOMIS
F. Manuscrit de Busseto.
Ce manuscrit signal^ et beaucoup utilis<^ par le c^I^bre P. Ireneo
Afr6. Vita dol B. Giovanni da Parma settimo general ministro di tulto
Tordine de' Minori. (Parme, 1777), p. 207 ; Dei cantici volgari di S.
Francesco d'A8sisi (Guastalla, 1777), p. 30 et suiv. passe pour perdu.
Je croi3 avoir quelque raison d'esp<irer qu'il sera relrouv^. II est donc
inulile d'en donner pour le moment une description fragmentaire qui
ferait double emploi avec la description d^taill^e qui en sera peut-
^tre donn^e prochainement.
QuMl sufllse de dire ici que ce manuscrit latin a peut-Stre M Tori-
ginal sur lequel a ^t^ faite la traduclion italienne des manuscrits 2697
de Bologne et 1407 de la Riccardi.
En parcourant cet essai dc description des manuscrits du Specu-
lum Perfectionis on sera sans doute frapp^ du fait que presque tous
ont une originc seplentrionale, et beaucoup une provenance extra-
franclscaine. N'y a-t-il pas la la consequence de la d^cision ^dict^
par le chapitre de 1266 ordonuant la dostruction de toutes les l^-
gendes ant^ricures a celle de sainl Bonavenlure (Voir p. 135 nole)?
Elle fut naturellomenl micux observ(icen Ilalie et enFrance,quedan8
dcspa>splus ^loign^s; olle ne lo fut pas du lout dans les monast^res
des Grucig(>res ou Groisicrs fort nonihreux dans les Pays-Bas.
Eniln il y a lieu de se demander si ce n'cst pas Ubertin de Casal
r^fugi^ a rabbaye b(>n(idicline de Gembloux, pr^s de Li^ge, fBulle
. Verbum aUendentes, Wadding, VI p. 271 (Ann. 1317, 16) ], qui serail
indirectement la cause de la diffusion bien frappante du groupe de
documents dont le Speculum Perfectionis estle noyau, dans les biblio-
thdques de Belgique.
Indication sommaire
des 6ditions du Speculum VitsB S. FrancisoL
[Une ^tude d6taill(3e du contenu de li^dition suivantc et sa compa-
raison avec les ^dilions posl(5ricures sera donn^e dans le t II de
notrc Gollcction dc docunients pour rhisloire religieusc et litt^raire
du Moycn Age.]
Plusieurs (^rudits ont constal^:^ ridentil^ des deux^ditions de Venise
(ISCi) et de Metz (1509) mais personne, (juc je sache, n'avait signald
encore un aulrc tirage de cet ouvrage et qui est sans doute ant^rieur
aux deux autres.
DESCRIPTION DE3 MANUSGRITS GGXI
La concordance est parfaite pour les 235 premiers fcuiltets. Au f*
236 tandis que dans 1'^dition de Melz (1509) on trouve Sequunlur ca-
pitula generalia a tempore sancti Francisci, ici on lit, Bulla de stig-
matibus saneti Francisci. Au f* 237 b. Bulla habetur in conventu
fratram Minorum Parisius.
Impressum Parisius opera Johannis Barbier impressoris necnon^
alme aniversitatis bibliopole Jurati.
L*unique exemplaire que je connaisse de ce tirage se trouve a la
Diblioth6que nationale de Paris [Inv. r^serve H. 2095]. Ilporte lanote
manuscrite : Ad usum fratris Pauli BriLretle alias Asselier commo-
ranlis in conventu Bruxellensi ordinis fratrum Minorum regutaris
observancie.
A la suite vient la Legcnda major de sainl Bonaventurejncompldte
du reste, les derniers fcuillets ayant disparu.
On trouve une description de cetle ^dition du Speculum dans la Vic
de 8. Francois (!• 6d. p. LXIX ct suiv.) M. Luigi Manzoni Tad^crite
plus longuement (Di una nuova edizione dei Fiorctti, p. 61-68), mais
comme je Tai indiqu^ ailleurs p. GLXXVII nole), on nc peut pas ac-
cepter ses renseignements sans lcs v^rifler soigneusemcnt.
Speculum Vit^ B. Francisci et sociorum ejls in duas partes di-
visum. In quo ad multorum xdificationem notabitia quxdam de ipso
Sancto ac sociis iisdem describuntur qux in tegendis prxtermissa
fuere. Omnibus Retigiosx Perfectionis studiosis commodissimum. A
mendis expurgatum, in metiorem ordinem ac stilum redactum et
notis brevibus illustratum. Opera et studio F. Guilielmi Spoelherch
Ordinis Minorum Regularis Observantix Provincix Germanix Infe-
rioris Definitoris.
Anvers, 1620, in-8* de XXVI et 208 pages pour la premidre partie ;
de VIII, 192 et VIII pour la seconde.
Antiquitates FranciscaN;K seu Speculum ViTiE Beati Francisci
ET SociORUM Ejus Autoribus FF. Fabiano, et Ilugelino (sic) et aliis
Minoritis D. Francisco coxvis ; Ca^tigatoixe autem et adnotatohe,
R. P. Philippo Bosquiero Cxsarimontano ejusdem Ordinis Provin-
cix Flandrix,
Cologne, 1623, in-8* de XVI, 473 et VII pages.
Antiquitates Franciscan.e seu Speculum Vit.*: Beati Filvncisci
ET SociORUM ejus. Authoribus F. F. Fabiano, Hugolinoet sociisDivo
Francisco coaevis.
Raab, 1752, in-8* do XVI, 598 et XXII pages.
1
GGXII SPEGULUM PERFEGTIONIS
DU STYLE EIPLOY^ k ASSISE AU Xlll* SI^LE
POUR niER LES DAHS
Dans tout travail historique un peu pr6cis, il faut commencer par
fixer le rapport des dates fournies par les docuraents avec notre ma-
ni6re actucllc de compter les ann^es.
Ghacun sait qu'au Moyen Agc, il n\ eut aucune uniformit^ & cet
6gard dans les divers pays de TEurope, et on peut dire que les varia-
tions ne furcnt nulle part aussi grandes qu^enltalie. Deuxvilles aussi
rapproch^cs que Pise ct Florence, par exemple, comptaient toutes les
deux k partir dc TAnnonciation, mais Florence faisait partir Pann^e
du 25 mars post<^rieur a la No€l, tandis que Pise la faisait partir du
25 mars ant^rieur a la NoCl.
II y a I^ une grosse difficuU^ pour T^tude des documents francis-
cains et qu'on n*a jamais cherch^ k r^soudre scienliflquement II est
sans doute inutile d'insister sur ce que peut pr^senter de d^licat Pin-
terpr^tation des dates de certaines oeuvres tellcs que la Chronique
des XXIV G6n(iraux, par exemplc, (cuvres qui ne sont gu^re que des
recucils de fragments d<^coup(^s dans des ouvrages antdrieurs.
Dans quolques cas, le compilateur aura pu ramener k son style ha-
bituel certaincs datcs en contradiction avec celles qu'il avait apprises;
quant k celles qui ne Tauront pas ciioqu^, il les a sans doute copitos
telles quelles.
On ne peut donc songcr k demandcr unc cohdsion quelconque aux
dates de ces sortes d*(ruvres. Ghacune doit ^tre 6tudi6e et interpr^t^
isol^mcnt.
Lcs difncult(^s no sont natureltcmcnt pas si grandes pour une
(Tuvre teltc que le Spcc. Perf. qui a unc incontestable unit^ ; mais
avant d'abordcr T^^tude de scs dales peul-6tre sera-t-il bon d'indi-
qucr Ic style suivi h Assise dans les ducuments notari^s dc la m^me
6poque.
Ici la question ne pr^sentc aucune obscuril(^. Les notaircs imp^-
ridux aussi bieii quc Ics notaires apostoliques d'Assise commen^aient
I*ann(^e a la Nalivit(^. Parmi les quolqucs ccntaines d'instruments
authcntiqucs dc cetlc t^poque que j*ai oxamin(!^s aux Archives muni-
cipales, la date csl invariablement pr^c6d(^c dcs formules : Anno
Domini, ou bien : In Dei nomine, Anno ejusilem a Sativiiate >.
1. Je noiu jiour nn'moiri' que l*«'Xj»res5lon Anno Doraini est lout d fait indi>u*rmi*
nee, ei quc dans riiulie centrale eile ne ])erroet de rien prejuger quant k 1'emploi du
stvle de la Nativite ou de celui dc l'lDcarnation.
DESGRIPTION DES MANUSGRITS GGXIII
II semble au contraire que pour Tusage courant les Assisiates du
XIII* si6c!e aient suivi le style de rincarnation et le calcul pisan de
celle-ci. Cest ainsi qu*au dernier ctiapitre du Spec. Perf. la mort de
Fran^ois sera fix^e au 4 octobre 1227 alors que dans le style de la
Nativit^, ainsi que dans le nouveau style, elle a eu lieu le 4 octobre
1226.
Ge calcul pisan qui fait commencer Tann^e neuf mois et sept jours
avant nous, parait avoir ^t^ plus usit^ dans ritalie centrale qu'on ne le
croit g^n^ralement. II est en tout cas suivi dans bien des documents
concernant los Franciscains.
Par exemple dans la promesse solennelle, et r^dig^e sous forme
authcntique, d*Acton ^v^que de San Scverino de nc r^clamer aucun
droit cccl<isiastique aux Clarisses de sa ville dpiscopale. Ge document
r^dig^ le 16 juin 1222 nouveau style, est datd du 16 juin 1223. La cor-
rcction est facile k faire car 1223 est accompagn^ de la mention indic^
iione X. indication qui nc peut s'appliquer qu'^ Tann^e 1222. (Get
instrument a ^t^ publi4 par Mgr. Gentili dans son Saggio storico sopra
Tordine seraflco in San Severino, Macerata, 1839, in-8* de 172 p.
V. p. 143).
A rAlverne la pierre de d^dicace de r^glise des stigmates porte
Tinscription suivante. Anno Domini iWt feria quinta post festum
Assamptionis gloriosx Virginis Marix Comes Simon, filius illustris
viri comitis Guidonis, Dei gratid in Tuscid palatinus, fecit fundari
istad oratorium ad honorem b. Francisci, ut ipse cui in loco isto
Seraph apparuit sub anno Domini 1225infra Octavam Nativitatis ejus-
dem Virginis et corpori ejus impressit stigmata Jesu Christi, con-
signet eum gratid Spiritds sancti.
II cst incontestable que la stigmatisation aeu lieu en 1224 et les his-
toriens franciscains n'ontjamais h6sit^ k voirdans cette inscription la
conflrmation et de ce faitot de cette date. V. Salvatore Vitale : Monie
Seraflco della Verna ;p. 207 s. Gf. Pietro Antonio di Venezia, Giar-
dino Seraflco istorico. Venise,1710, 2 vol. in-4% V. t. II p. 321. Gom-
pendio storico-religioso del sacro monte della Verna in Toscana,
diocesi c provincia d*Arezzo, nuovamente corretto, accresciuto ed
illustralo dal P. Alberto d'Alberoro, Minore riformato, rcligioso nel
delto Gonvento Tanno del Signore 1884. (Florence 1884} in-8* de 132 p.
V. p. 66.
II ne faudrait pas s*^tonner outre mesure de ces ^carts dans la fagon
de calculer les dates. Notre besoin d'uniflcation aurait bien surpris
les gens du Moyen dge, ct a rheure actuellc, a Assise, 11 y a encore
Iroi» manitl^res de compter les heures. La mdme personne cmploiera
coup sur coup les trois mani6res suivant ce qu*elle est, suivant k qui
elle s'adresse et surtout suivant la chose dont elle parle.
S'agit-il par exemple d'unc c^r(^monie rcligieuse on emploie l'an-
cien usage et on divise la Journ^e en 24 lieures k partir du coucher
du soleil ou de TAve Maria du soir. Une lieure apros le couchcr du
GCXIV SPEGULUM PERFEGTIONIS
soleil une cloche sonne et Ton dit : « II esl une hewre de nuU, » On
vous annonce un convoi fun^bre qui aura lieu k ore 23, 24, cela veut
dire au coucherdu soleil, une heure avant le coucher du soleil.
Les expressions un' ora de giorno due ore di giorno, une heure de
jour deux heures de jour, etc, signiflent une heure, deux heures
avanl te coucher du soleil.
Pour les usages ordinaires de la vie, on compte les heures comine
nous de minuit k midi, et de midi k minuit
Enfln les documents officiels et les horaires de chemin de fer ne
connaissent plus que ia journ^e de 2^ heures allant de minuit k mi-
nuit, une heure, 2 heures, 3 heures de rapr^s-midi devenant 13, 14,
15 heures.
Mdme diversit^ pour les cadrans des horloges sur lesquels le public
se renseigne; mais ceci nous conduirait trop loin et Je laisse aux
curieux de ces d^tails le plaisir de se faire renseigner sur place.
SPEGULUM PERFEGTIONIS
SEU
S. FRANCISCI ASSISIENSIS
LEGENDA ANTIQUISSIMA
auctore ftratre Leone
INGIPIT SPECULUM PERFECTIONIS STATUS
FRATRIS MINORIS SCILICET BEATI FRANCISCI
CAPITULUM PRIMUM
Quomodo beatus Franciscus respondit ministris
nolentibus obligari ad observandam regulam
quam faciebat ^ . Cnp. 1.
Beatiis ' Franoisrns fccit tres rcjj^iilas, scilicct
illain ({nani condrniavit sil)i papa Innoccntins sinr hnlla;
|)Ostca IVrit aliani hrcviorcni ri \uvr pcnlila fnit ; pos-
tca illani ^ <piani pajia llonorins coniirniavit cnni hnlla
(It? (pia n»gnla nmlta fnrrnnt cxtracta pcr niinistros contra
volnntatcni hcati Fran(*isci *. [1 a 2] Postipiani vcro*" sc-
.1, S|MT. l.'i()0 r/{fo)i«(>'/o hentus Frnnrisrnn frril rrfiiilnni. — h. Sjicr, \M\
ttild. rniHflvin. — r. Mz. W.) ci \1\:\ oiii. irro.
1. La le»;oii adnpltM' poiir los liirnos «lui siiivcrit jii.s<pra l*oslquam
rero o<\ roilr (iu Val. 4;r>'i l b. Voir a rappcniiirt; lohKlt' >p«'»ci}iU»
^ur ro. (:iiapiln>.
*J. Voiia rav«'a anlicipt* dc» ririulililr du nnM-v»Mlli'U.\ (loiif on ffou-
vpia plus loiii 1«; roinplaisaiit vvrii. L«»s i'iroiis «lc sainl I''raiM*ojs ne
purenl ^araiitir l^iiitcji^rit»' de son uMivn». Voir Sp«M'. p«»ii'. (»,'> ; /,/rc/
h.ir non srrihcrrf in rcffuld quia ntinis/ris non vidrhatur nl fralrcs
hav Iialtcren/ in mandato. lamcn in lcslamcn/o suo, «'Ir. Cf. 2 (;<'|. ;*,
122 : /lor sanc rcrhum rolui/ in rcguld imncrc, scd hullalio farla pr/r-
rtusil. V. i*i-apivs cliapitn; 2 : Disit fralrihus /1,1 r c/ alia plurima
r/ cliam fcril in rcguld plura srrihi, (fu,r rum assidud orafionc cl
mcditaUonc a Domino poslulahat pro utilifatc rctigionis n/lirmans cn
•
« •
\
2 SPEV/^JltiM PEHFECTIONIS I, 1
• • •
cunda Fr^^ljrt|iiain focii " b. Franciscus perdita fuil
ascViri(lil- .nl (|U('ni(lani niont(Mn** cum fr. Leone d .Sle
, -''ii^ssih-io H fr. l^)nvzo '' do Bononia '-, ut facere^::^ -Mt
• '.•illiam rcj^ulam (|uam Cliristo docente scribi fecit. Conr^» n-
gr(»gati autcm sinud plurcs ministri ad fratrem Heliav .«ni
(|ui erat vicarius b(;ati Francisci dixerunt sibi : « Aud M ^U^
vimus quod ist(» fratcr Franciscus facit unam novar ^ uu
rcgulam, timcnuis autcm nc faciai cam nimis aspera _^ ^sim
(juod non |)<>ssinuis '' cain obscrvarc. ^'olumus er^^ — tro
(|uod vadas ad (MUu ci dicas sibi (|uod n(dumus es^^vsfi
obligati ad illain rcgulam, faciat cam ** pro se et n* -»3on
pn» nobis. »
Onibus fratcr llclias rcspondit (pnxl nolebat^^ " ire
u. Si»«'<'. !■"►<»•* frrcnit. — h. S|hm'. 1.'><.H» :ist'i'tnlit iii nntlioueui. — c.
/jijji «'i S|M'r. I."i0'.i Ihtiiiiuirn. — </. Mz. ITili itnssniuuH. S|m«c. I.'i01l /)«Mwi»r— ^ um. f^
Vat. 4:1"» 'i iln ;/.s/*it.m»i tntinl mni jntssiiuus fntu sfrrurc. — c. Le^*oi
Mz. *MK M/.. 17i:{ nulrui \ut\\rr;iui. — f. S|»<'<-. 1."»{)'.i. Qiunt iioUrt irc tin
rrsi)ousiinu'iu mu rrprrliriisiiutrmi rt offruHiouriu Itruli Frniwisci.
illis iiistnulihus ntuui irrl ili.vil sr uoUr ire niitr »y>«i« rl luur umnes, ei
tt
penifits cssi' sectinflnm Dei rofnnfntcm scil postqnam ea osfend^^ ^f^f 20
fratrifnis viilcfHinfnr cis ^raria cf importafnlia. Spoc. perf. 3 : F^^^ce-
rnnf rcinorcri ifc rcgnfd capifnlnm illnil : .\ihil tnlcritis in *''^'«
Sur \c< i'v\tmr\ic< v\\i:^ci'< \y,\v (irciroin* I.\ liii-iiH^ino. au lexte d. «-^ ^*^
ri'i;l«'. \(i>»'z 'rrilMiI. Laur. lu a — 11» b, Mav:lial). lo;{ a: ce fraf(i« »*'**^
a ct»' pul)li«' par \r I*. lllirle «lan.-» U*s Arohiv fur Literalur i-intt
Kircli«'iim'scliirlil«', I. III, p. (;ol-«io;i.
1. Lr Mniile ('.nluiiilx». pirs de nicli. >elnu la tra<]iti(»n.
1. Lr Val. 'i.^")'i c\ lc SpiM*. l.">o«j soiil a nia «'uiinaissanee les st^mJ-^**^
Sdurcrs (»u \i' scruiid .sor/f/s «lc saiiil I''ranrois s(»it ap[)e!o I>oniini*l**^*-
XXIV (lcncr. 7 h '2 lioniso : Piccanli TioT fratc Itonizo ; GIassb(5 ■"^*^"'
p. :io lionifio : Cuiifurin. sm a 2 lionizo : Aclus Ucat. Assis. (»79, T** -^ *^
(IH a lioniso: rrihul. Laiir. //o/i/://.s. Mai^liah. «JC. h lionitio. Cf. ^^" *'"*^'
(linu, aiiii. 1JJ:{. ii. 11 I. II p. iVi : Marc de Lish. pars L lil* - ^^»
cap.Vll p. 17:i />(>///;o: Ai^usliiiu di Struiicuiic, rnihria Seralica, «3- *"*•
L2il:< Mi.-.-cllaiica Ir.. t. II. p.:>'i ct indulti. I!i>t. Scr. IL f- 161 /io^' •^-'^- ^
Siir rr iVcrc Huni/iis iiuu> avuiis pcu dc rcnseijj^neinents nr"«^ «-"is*.
V. ('uiif(uiii. r,»i a '1 cdiliuii dc I.")lo uu il cst dil (pril esl ens*^"^
a niduijnc : Artiirus. MaiiyruluL?iuiii, p. :r:). '0, *J et :i (17 aout). M'*ii^
Mcni. i>turiclic dclla pruv. di nulu|L(na dii I*. rcrnando hj disenl f k"* ^""^
en \-1:Uj. V. ih. p. 17*i-17:< ;in-V' dc XVI ct -Joo p. Uoloj^ne, 1717).
30
kO
SPECULUM PERFECTIONIS I, 1 3
sine ipsis et tunc omnes simul ivcrunt*. Quumque esset
fraler Ilelias prope locum ubi stabat beatus Franciscus
vocavit eum frater Helias ". Quo respondente et
vidente ministros praedictos dixit beatus Franciscus :
M (^uid volunt isti fratres ? » Et frater Helias ait : w Isti *
sunt ministri qui audi(jnt(\s quod tu facis regulam novam
et [1 b 1] timentes quod tu facias eani nimis asperam,
dicunt et protestantur quod nolunt esse obligatiad ilUim,
facias eam pro te et non pro ipsis. » Tunc beatus Fran-
ciscus vertit faciem suam ad cjclum et loquebatur Ghristo
sic : « Domine nonne bene ^ dixi tibi ([uod ipsi non cre-
ilerent ^ mihi ? » Tunc audierunt omn(»s vocem Christi
a. Le Mz. 1743 omcl les paroles suivantet$ de nuo respoiuicntc jus(iu'u llclias
oU. KUes oiit eie reiablies tlans le lexie (Fapres le Mz. W.). Le Mz. 1743 eerii tani6t
Ilelias, tantot Helya.s. J'ai cru inutilc de luultiiiiier les notes pour imliquiT ccs
varianies. — b. S|)cc. 1500 add. fralres. — c. Spec. ijOl) oin. ^ciic. — d. Spec.
I.'j0y crcdaut.
1. II est tres nuturel que la plupart des hagiographcs aicnt tenu cn
(|uarantaine des t6c\{s ou l*on voit du vivant m^nie dc Fran(jois des
freres rcQus par lui et m^nie des minislres provinclaux qu'il avait
choisis se meltreen opposition plusou moins ouverte avec lui : Durum
enirn esf, nec satis opinor nqunm, sine cerlioribus rufibus credere, si
minus lletium iquem tanien utfra meritum culpnri afias observaffo)
saltem ceteros iltos Minorum Ministros, riros utique graves ac pios,
fuisse tam pervicacifer retuctatos Francisco,quem omne.s vetuf aman-
tissimum patrem suum. et Spiritu Dei ptenum merifo venerubantur,
ef cujus eximiam sancfitatem miramque cum Deo conjunctionem mut-
fisargumentisetmiracutis perspectam hattebanf. A. ^6., ocl. II, p.
♦138 a. Aujourd'hui cct argumcnt prcjudicicl nc saurait (>lrc invoque.
Au rccit du Spcculum pcrfcctionis fait tk-ho la sccnc si dramatiquo
dans sa simplicit»} racontcc par Thon)as de Cclano dans la Scconde
Vic cl ou Ton voit Francois agonisant g('Mnir sur son impuissance a
nrrt^ter Tordre sur la pcnto ou il glissait surtout par la fautc dcs
luinistres provinciaux : V. 2 C(d. 3, 118. (Ms. 080 (PAsslsc, p. 87). (^lf.
Spec. perf. 'j1. On devra aussi romarqucr (lue lc v6\o. pr^t(> ici a
fivrc Klie nc porte pas la traco dcs cmbcllisscmcnls post(3ricurs de
la Itigende. II est rinslrumcnt du groupc dcs ministn^s ct non lcur
instigalcur. C^ette nuan(;c a cllc sculc sullirait a n)onlrcr combicn cc
iccit cst antdTieur a ccux ou Hvrc Klic dcvicnt ramc d'une sorle dc
conspiration conlre son mailre.
4 SPECULUM PERFECTIONIS II, 2
rospond(»iitis \n aero : « Francisco <", nihil ost in re£Z_?-
gula (lo tuo sod totum* ost in(nim quidquid ost ibi ^^ol
volo (juod rogula sic obsorvetur ad litteram, ad litt^»' o-
ram', sine glosa, sino glosa, sino glosA. » Et add^Vdi-
dit: « Efi^o scio (]uantum potost humana infirmitas * ot
quantum volo (h>s juvaro, (jui orgo nolunt oam sorva~ .»tre
ox(»ant (le ordino. » Tunc boatus Franoiscus \ovt — tit
S(; ad fratros illos (»t dixit (ms : « Audistis, audistis, ri ^ ul
tis (juod it(»rum faciam v(d)is dici ?» Tunc ministri seips-s~irso.s
incr(»pant(\s '' confusi et torriti r(»cossorunt *.
CAPITULUm II ; DE PERFECTIONE PAUPERTATIS
et primo qualiter beatus Franciscus declara*~^Tjt
voluntatem et intentionem suam quam habui^K a
principio usque ad flnem super observanti^sun
paupertatis <*. Cap. -2. i*
[1 1) 2; Frator Hicanhis / (h» Marca* nobilis g(jn(Tr_^ ^^
nobilis san(tilat(»quom bcatus Franciscus magnodih^^**"
.•». Lnoii (lii M/. '.KStl. I.»' Mz. 17'i.'i au li»Mi dc Fraiirisrr «Ut Farito. — h. ^»*-
ITVt «nii. rsl. — r. Mz. !IS') a tniis fdis :nt liUrrinn. — d. Ln-oii du Siicc. 1^-**^ '"*
(lu Vni. i.r»! ; Mz. I7i:{ r\ '.'X;i intiiriitrs. — r. S|»cc. ir»0!K Qiioiiunlo b. Fnu * ^' **"
rus i)riininn inlrntionrin hnhnil n.*iiiiir ;nl finrin siijivr oh^irmmtuuil jtnti ^ ^«'>-
tntis. — f. yU. \^H'Uiifrnrdns: Viit. 'M ri Spfc. l.VK) Fruter /fic/ifriir ^ ''*'
1. S(»um'> rl lii<loiiv (lu lcxh» : M/. ITVi 1 a 1 — 1 b 1 ; Mz. «89 1 "* "^ /^
1 s. V;il. 'i:{:.'i 11» '1 i\ : S|mm*. i:>(»y 7 h — 8 a : Cf. Hol. 2697 27 1) ; "•- **^"
ranlj r«u7 2:) a.
I>ociim(Mi!> a cu ra()jU(n'li(*r : rhciiiii, AiiMU* iil^ V. caj). 5 (f^^i*^^ ** *
Tribul.Ms. Latir. ISa ll»a, M>. Majriial». «J.M» - lol 1) ; Adus iii ^" -^'"''
Hcaliiia. P 'i I» - 7 li. \(>ir cc lcxle dans {'('iudi' sprciale du cluipi * *
ji i'a|»|.cu(li((' : (".(.iiforiu. (mI. l.Mt.) H« a 2 : cd. i:>I:j 77 a 2 ; ^d. ^ -'^^'
110 a 1 : XXIV (MMicr. M.-. A.-si>. :Vl\i 7 1) 2.
2. ni(anlu> csl cx idciiiUKMil lc lapsus (run cofiish» sepleiifri^^ '
puis(pic plus loiu. cc ficrc siMa appek» Hijjfcriiis coinme le ^^^^'
i
SPECULUM PERFECTIONIS II, 2 5
bat affectu quadam die visitavit beatum Franciseum in
palatio episcopi Assisii et inter alia quaj locutus est
cum co de statu religionis et observanti^ regula) inter-
rogavit eum specialiter de hoc : « Dic mihi, pater, inten-
tionem tuam quam habuisti a principio quando coepisti
habere fratres et intentionem quam habes nunc et cre-
dis habere usque ad diem mortis tua) ut valeam certi-
lent, au resle, loulcs les sources. Ce fr. Ricerius nohilis genere sed
nobilior mon ^us est aussi inenlionne par Celano (1 Cel. 49 et 50, pars
I, cap. XVIII) qui nous raconle ses craintes et sa timidiUV. Le Ms. do
Montpellier [264a]porte/?irccrms. Cf.Bon. 163 (XVI). Les Fiorelli 27 Tap-
pellenl Binieri et nous disent qu'il avait 6t(5 converli par saint Frangois
a Bologne oil il 6tudiait ; il fut longtemps ministre de la Marche et de
la peut-dlre «ilait venue rhabitude de Fappeler Biclier de la Marche.
Desdeux tcxteslatins desFioretli quej'ai sous les yeux,run [Spec. 1509
149 a] rappelle Bexerius deMuccia, Tautre [Vat.4354 102 a] Bicherius.
Dans les Conform. qui rt^sumcnt tout ce qui prt^c^de il devient Bize-
rius de Mucia (71 b 1 M. 1510 ; 62 b 2 6d. 1513 ; 84 b 2 (>d. 1590 [Cf.
A. SS. oct. IL p. 596] et dans le De laudibus de Bernard de Besse
(Ms. Turin., I VI 33, f* 96 a) Bogerius. II a ete souvent confondu avec
Rogerius qui niourut en 1236 et dont Grt^goire IX permit le culte ^
Todi, ou son corps repose (Bernard de Besse, loc. cit., 96 b. Cf. Sba-
ralea, Bull. L p. 187 ; Jacobilli, Vite dei Sanli, l. I, p. 302-304. Wad-
ding, ann. 1236, n. 4 (II, p. 413 s.) ; Conform. 60 b 1 6d. 1510, 53 a
1 ^. 1513, 73 b 1 (3d. 1590 ; A. SS. Martii, t. I, p. 415-417 (5 mars).
J)ans le Martyrologe du P. Artur du Moustier on Irouvera des
nolices avec de copieuses indications bibliograpliiques sur fr. Biclier
de la Marche (7 fdvrier, p. 58, 6d. 1653) et sur fr. Boger de Todi (5
janvler, p. 10). Cf. les variantes des Fiorelti, t^d. Cesari 1822 p. 53.
II est k noter que Wadding fait erreur en disant que Biclier de
Mucia ne peut ^tre assimilt^ A Bicher de la Marche, puis([ue Mucia
scrait en Lombardie. La Muccia est au contraire un village du dio-
c^se de Camerino. V. Papini Storia, t. II, 17-18 et Brev. roniano
seraph. 13 et 26 mars. II sera encore uno fois question dans le Spe-
culum perfectionis d*un frere Boger et je suppose de celui de Todi.
V. ci-apr6s chapitre 85.
I)e la lecture de tous ces documents, il me sembie ressortir claire-
ment qu*il y eut deux fr6res dislincts, que les fantaisies ortho-
graphiques des manuscrits ont seules fait confondre fr. Bicher de la
Marche, originaire de la Muccia, et fr. Boger de Todi ; il est
arbitraire de d^doubler le premierpour y voir unfr. Biclier de la Mar-
che et un fr. Blzzier dc Muccia.
6 SPECULrM PERFECTIONIS II, 2
ficari (!(» tiu^ intontione et voliintate primA ot ullinrmSi
utriim scilicet **, nos fratres clerici qui tot libros habemm — is
possiimus eos liabere *, licet dicamus quod sunt religi — o-
uis ? )> Dixit ei l)eatiis Franciscus : « Dico tibi, frati ^,
quod liiec fuit et est intentio mea prima ct voluntas ul*' — li-
ma, si fratr(»s mihi credidissent, quod, nullus frat ,er
deberet liabere nisi vestimentum sicut regula nostzzi:ra
concedit ciim cingulo et femorahbus. »
Si autem ali([uis frat(T vohuTit dicere : cur bea^^us
Franciscus t(»mpore suo non fecit ita strictc^ regidassim
et ])aup(M*tat(»m observari, a fratribus sicut dixit** [2 Jfc^ T
Rigerio nec ita obs(M*vandam ^ mandavit, nos qui c^»Jm
ipso fuimus ad hoc resj)ondemus sicut audivimus ab ^ore
ejus, quoniam ipse dixit fratribus hnpc et alia plurk wna
et etiam / f(»cit in regula ^ ])lura scribi, qua* cum assidua li
oratione et meditatione a Domino ])Ostulab<it pro utilit xite
r(4igionis, allirmans ea j)enitus esse secundum IDei
voluntatem, sed j^ost^juam ^ ca ostendebat fratribus
videbantur eis gravia et imi^ortabilia ignorantibus tui^c
qua? ventura erant in ndigione post mortem ej^^- -^
Et (juia valde tinu^bat scandalum et in se et in fra.-
tribus nol(»bat contendere cum ipsis, sed condes(^d^'
d(»bat invitus voluntati eorum et coram Domino ^^
cxcusabat ^
Sed ut non i*everteretur ad Dominum* vacii^^
V(»rbum suum (juod in ore ejus ponebat pro utilit'^-^^
fratrum, volebat in se illud imj^lere ut mercedem ii^^^
25
cj. Vai. 4.T»'i (nu.srUirrl; Sjkc. 1.'>0f) slrut. — b. S]»oc. 1509 add. orrfiii »^ ' "
r. Mz. 174:Ufn>/;iM?. — d. S|k«c. 1:.()0 frntri lilrhcrio. — c. Mz. 17'i3o6«em»''* ^*'
Vat. Vr»'» <tf>,^rn'iin(t;iw. — f. Mz. 17'i:i a<I(l. hcf*c. — g. Mz. 089 prima. — h. ^^ ^'
4.509 prins^/na»!. — i. Mz. 1743 oni. ad Dominum,
1. Voir la iioto 1, pajfo 3. Plus loin ratUludc observ^ par ^^'"
1'Yanrois vis-a-vis des frtTi^s sora dc nouvcau d^crile dans '^
m^iiies tcrines, cliapilre 11.
i
SPECULUM PERFECTIONIS II, 3 7
consequeretur a Domino^ et finaliter in hoc quiescebat
et consolabatur ** spiritus ejus *.
Qualiter respondit ministro volenti habere libros de
licentid. ejus, et qualiter ministri ipso ignorante
fecerunt removeri de reguld. capitulum de prohi-
bitionibus evangelii. Cap. 3.
[2 a 2] Quodam «autem tempore, quando beatus Francis-
cus reversus fuit de ultra marinis * pariibus, quidam
minisler lo([uebalur seeum de capiiulo pauperiaiis volens
cognoseere ** suam vobmiaiem et iniellecium, ei ma-
xime quia iunc erai scripium in reguhi quoddam capi-
tuhim de prohibiiionibus sancii evangelii videlicet :
Nihil tulerilis in viri, eic. Ei respondit beaius Fran-
ciscus : (( Ego sic inielligo quod fraires nihil debeant
habere nisi vesiimenium cum corda et femoralibus sicut
a. Spfr. ITiOl) om.et consolnhatnr.^ b. Mz. i743 ora. m;irirj»«. — c. Mz. iWD aihl.
indc.
1. Celto m^me U]^e sera r<^p6t6e nu chapitre suivant.
2. Sources et hisloire du te.xte : Mz. 1743 Ibl — 2al; Mz. 989
112 a 1 — 1121)2; Vat. 'j;m 2 a ; Spec. 1509 8 a s. Cf. nol. 2697 28 b;
Riccardi 1407 25 b.
Documenls a en rapprocher : Ubertin. Arbor, lib. V, cap. 3 (213 a 2)
Qualis fueril inten/io Franrisri in paupertate serrandd ipse ostendit,
quum fratri Richerio de Marchid riro sancto et nobiti et beato patri
maltum difectode paupertate quxrenti respondit, quum infirmitate de
qnd mortuus esl in domo episcopi Assisinatis jaceret debitis pater
sanctus qux verba cum suo tatino hic interpono sicuf sanctus pater
socius beati Francisci muftum confinuus frater Leo manu sud cons-
cripsif. Suit une citation Iitt<3rale de la rc^jponse de Fran<;ois. La
seconde moiti^ du chapitre est cit<:^e au verso du m^mc feuillet (213
b 1). Cf. rbertini Responsio dans Archiv III, p. 75 et Ubertini Decla-
ratio ibid. p. 177 ou le m(>me recit est encore cWd. Conform. ed. 1510
71 b 2, M. 1513 62 b 2, M. 1590 84 b 2 s.
8 SPECULUM PERFECTIONIS II, 3
dieit regula et si necessitate eoguntur possint porta
ealeiamenta. »
Et dixit ad emn minister : « Quid faeiam ego q^^^^^i
tot lihros liabeo quod valent ultra ([uinquaginta libras? •^ »
Ha»e autem dixit ([uia volebat eos habere de eon^ .«$-
eientia sua (|uia euin re[)r(^ssione eonseientice sua^ *" hfc ^sia-
bebat tot libros seiens b(\'itum Franeiseum ita strieted^ ,e*
int(41ig(*re'- eapituhim [)aupertatis ; et ait illi beatus Fra ^flnn-
eiseus : « Nee voh), nee d(d)eo, nee possum v(»ni.^ ire
eontra eonseientiam meam et [)(M'feetionem saneti eva^^Bin-
geUi quam prof(»ssi sumus. » Audi(»ns lia^e minister effe^ — ?c-
tus est tristis. Videns autem beatus Franeiseus ipsumr ita
turbatum eum magno [2 b 1] fervore spiritiis dixit ei in
persona omnium fratrum : « Vos vultis videri ab Yrmo-
minibus fratres Minores (^t voeari observatores sai^ ^ti **
evangehi, o[)eribus aut(*m vultis habere loeulos ! »
Verumtamen Heet ministri ^ seirent ([uod secund«-^rii
r(?guhnn fratres tener(»ntur sanetum evangeUum obs^^*""
vare, nihilominus feeerunt removeri (hj regulA ill»-*-^
eapituhim Nihil tuleritis in vid -,vic,^ erttdentes ^=^^
[)r()|)t(M' hoe iion ten(Ti ad observantiam [}erfeetioE»-^^
evaiigelii. Qua|)ro|)ter b(»atus Franeiseus eognoseera 2^=^
[)(»r s|)irilum sanetum , eoram ([uibusdam fratribvB- ^»
dixit : c( l^itant fratr(»s ministri Domiimm et me d
10
t^
ri.Mz. 17'i:{<»m. .sK.'r. — h. rinTiin. Arhor intrinsece.— r. Vat. 'i:J5'i inlcnc^^^
— (L Vul. i.T)'» atld. h:vc: Sjm-c. l.Mjl) juhl. omnis (sic) ; UlMjrtin. Arlwr hoc.
1. Siir los agisscmenls d(^s ministros provinciaux, voir les chal^"^'
el 2.
2. Liu! 9, 1-G. C'e p.jssage avail vW^. a rorigine un des niorcesiux ®^^1,.^J «
tiels ile la regle : 3 8oc. 29 (VIII) ; 2 Cel. 1,10 ; Bon. 28 (III) ; XL:>^^^
Gener. 1 b 1 ; Conform. 37 b2 ; M a 2 ; «7 b 2 (id. 1510; Glassb. Ar* -_ '
II, p. 5. Fior. 2. Cf. Tribul. Laur. 12 b. Ef fecernni de reguld pr-^ ^
ministri renwreri capifulujn Htud de prolnlntionibus sancti evan^^^ '
sicut frater Leo scrihit.
i
SPECLLUM PERFEGTIOMS II, 3 9
pero, imo ut semnt omnes fratres teneri ad obser-
vandam perfeetionem saneti evangelii, volo quod in
prineipio et in fine regultP sit seriptum quod fratres
teneantur sanctum evangelium domini nostri Jesu-
Christi firmiter observare ^ et ut fratres sint sem-
per inexeusabiles ex quo ipsis annuntiavi et annuntio ea
qua> Dominus pro salute mei\ et sua posuit in ore meo,
volo ipsa operibus ostendere eoram Deo et ipso eoo-
perante in perpetuum observare^. Unde ipse ad litte-
ram observavit totum sanetum evangelium a prineipio
ex quo eo^pit [2 b 2] htd^ere fratres usque ad diem
mortis sua? ^.
4. Rapproclier du passngo qui pri^c6de le commencemenl de Tt^xpo-
sition de la regle par Gregoire IX qu^oa trouvera en appendice a ce
voluiiie. Cette oonfrontalion ne monlre pas seulement raccueil fait
par le pape aux allegations de TtHroite observance; elle prouve aussi
que le Speculum perfeclionis a iH6 compose avant celte bulle Qno
elongati du 28 sept. 12;w, puisqu'apr6s cette dale les paroles de
nolre texte auraient el(> une r«>volte ouverte contre une solennelle
(l(^nniti(m ponlincale, en parliculier le Perfectionem sancti evangelii
quam professi sumus.
2. La m^mo id(*e a tMe dt^ja exprinKie vers la fin du chapitre
prtWdent.
3. Sources et hisloire du lexte : Mz. 1743 2 a 2 — 2b 1 : Mz. 989 112
b 2— 1 13 a 2 ; Vat. 4354 2 a — 2 b ; Spec. 1509 8 b — 9 1) ; Cf. Bol. 2697
29 a ; Hiccardi 1407 26 a.
Tout ce chapitre se Irouve litt(^raleinent cil(>, comnie (^lant de fn^re
L(^on, par Ubertin de Casal: Arbor, lib. V, cap. 3. (213 b 1.) II y fait
allusion dans sa Hesponsio, oii, a propos des livres, il dit : valebant
libras L illius monete que nunc valenl XVI floreni. (Arcliiv t. III,
p. 75) et il y revient encore longuement dans sa Declaratio, ibid.,
p. 177.
Dans la Chronique des Tribulations (Ms. Laur. 12 a) le vMi com-
mence par ces mols : \am quum rediisset (bealus Franciscus) f/cp^r-
iibus ultramarinis niinisfer quidam toquebatur cum eo, ut frater Leo
refert. Cf. Ms. Magliab. 71 b — 73 a.
Malgr^ leur brievet(^, les deux lignes par lesquelles Celano dans la
II Vila r(jsumo ce recil sont bien inlc^ressantes. On v retrouve sur un
d(5tail un exemple de la rapide (>voluli(m du point de vue franciscain.
En 1247, Cclano a besoin de' declarer que les livres du ministre
10 SPECULUM PERFECTIONIS II, 4
De novitio volente habere psaJteriam de licentili
ejus^. Cap. 4.
Alio quoque tempore quidam frater no^Hitius qui
sciebat legere psalterium licet non bene obiinuii a
generali minisiro * licentiam habendi ipsum, sed quia
audiebai quod beatus Franciscus volebai fralres suos
non osse cupidos de scientift et libris, non contenla-
batur illud liabere sine licentia beati Francisci.
Quum ergo venisset beatus Franciscus ad locum ubi
erat ille novitius, dixii ille novitius : « Pater, mihi essei
magna consolatio habere psalterium, sed licet generalis *
illudmihi concesserit tamen vellem ipsum habere,paier^,
de conscientia tua. Cui beatus Franciscus respondii :
« Carolus imperator, Rolandus ^' et Oliverus ^ el omnes
palatini et robusti viri (|ui/ poientes fueruni in prcelio,
prosequendo infidelc^s cum nmlto sudore et labore
a. Sper. iTiOQ heuti Frnnciftri : Riccardi : Di iino noritio il quale ro/cra
harerc un saltrrio n »uo uso di licentin tli Santo Francesco. — b. S|»ec. 1509
a<l(i. sritiret virario b. Frnnrisri. — c. Si^ec l."i09 om. pater. — d, S|>ec. Io09
OrlantUm. — e. S|»fc. 1500. Oliverius. — f. Mz. 17W et 989 ctim ; Si»ec 1509
qui.
^taient amhitiosi pour faire admcttre la condamnalion prononc<^ par
sainl Francois. 2 Cei. 3. 8 : Qnum quidam minister libros ambitiosos
muttumqne ratentes ejns ticentin retinendos expeteret, audirit ab
ipso : « Liitrum evangelii, qnod promisimus pro tuis Hbris perdere
noto. Tn quidem quod rolueris facies, med non fiet ticentid. » Ms. 686
Assis., p. 36.
Ce otiapilre esl rrsiim^ par les Conform. 170 a 1 6d. 1510 : 157 b
1 ed. 1513 : 218 b 2 ed. 1590.
1. « Qunmvis a ."^ancto et multis fratritms rocaretar ifr. Helias)
Mini^ter, nuttus tamen fuit ipso vivente (Franciscoi electus rel ab
Ordine tanquam Generatis receptns. XXIVGener. Ms.329 Assis. 8a2.
SPECULLM PERFECTIONIS II, 4 11
usqiie ad mortem, habuerunt de illis victoriam memo-^
rialiter ", et ad ultimum ipsi sancti martyres sunt.
mortui pro fide Christi in certamine ; [3 a 1] nunc autem
multi sunt qui sola * narratione eorum quae illi feeerunt
volunt recipere honorem et humanam laudem. Ita
et inter nos sunt multi qui solum recitando et pra^di-
cando opera quae sancti fecerunt volunt recipere hono-
rem et laudem^,» ac si diceret : Non (?st curandum de
libris et scientia sed de operibus virtuosis quia scieutia
inflat et caritas dcdificat 2. Post autem aliquot ^ di(»s
quum sederet ad ignem beatus ^ Franciscus ideni novi-
tius iterum locutus est ei dc ])salterio. Et ait illi beatus
Franciscus : m Postquam habueris psalterium concu-
pisces et volueris ^ habere breviarium. Et postquam
habueris breviarium sedebis in cathedra tamquam
magnus pra^latus et dices fratri tuo : apporta mihi
breviarium /. »
Hoec autem dicens ^ beatus Franciscus cum m«igno
fervore spiritils, accepit de cirierc et posuit super caput
suum, et ducendo manum supor caput suum in (*ircuitu
sicut ille qui lavat caput dicebat : « Ego breviarium!
ego breviarium! » Et sic reit(Tavit multoties duc(»ndo
manum per caput. Et stupefactus et verecundatus est
frater ille. Postea dixit ei beatus Franciscus : « Frater,
ego similiter tentatus fui habere libros, sed dum non
n. Spec. 1509 et Vat. 4.*J54 memorialcm. — b. Spoc. l.V)0 qni cx solA. — c. Mz.
1743 aliqnos ; Spec. 1500 nliqnot. — ci. Spec. l.')00 fratcr. — e. Spec. 15(M> oni.
volneris. — f. Le Mt. 1743 omet ce» trois <lerni«'re8 lignes que je donno il'apre8
Mz. 089 et Spec. 1509. — g. Spec. 1500 i/oc antcm (iiccbat.
1. Ce 'pilloresque rdcit que la tradition postericure a peu a peu 6\i'
min6 est, comme on en peul juger, une des pages oii le style original
de sainl Frangois se manifeste le plus librenient. Et ce cliarme exl6-
rieur qu'esl-il aupr^s de la v^rit6 interieure de cette scene qui nous
fait asslsler k ces combats de toules les minutes que le Poverella
avail k Uvrer pour d^fendre son id(5al ?
2. 1 Cor. 8, 1.
12 SPECULUM PERFECTIOMS II, 4
tlt» lioc scirem Doinini voluntatein tuli librum ubi eranl
f^vangolia Domini scripta ^ et oravi Dominum ut in primA
a pertione lil)ri ostenderet inihi de lioe [3 a 2] suam volunta-
t(mi, et oratione (inita iu primaapertionc libri occurit mihi
illud verbuin sancti evangelii : Vobis datiim esl nosse s-
mysleriiim regniDei, ceteris autem in parabolis ^» Et
ait : « Tot suiit qui libenter ascendunt ad scientiam quod
beatus (»rit (pii se fecerit sterilem* amore Domini Dei* ».
Elapsisautem pluribus mensibus ^ quum esset beatus
Fraiiciscus apud locum Saucta* Maria; de PortiunculA V i
juxta ccdlam post domum in via, pra^dictus frater iterum
locutus est ei dc j)saltcTio. Cui beatus Franciscus dixit :
« Vade ei facias de hoc sicut dicet tibi minister tuus. »
<^)uo audito frater ilh^ca^pit redire per viam unde veneral.
Beatus autem Fraiiciscus r(»man(»ns in via cwpit consi- iS^
d(»rai-e ilhid (juod dixerat illi fratri, (»t statim clamavit
post euiii '' diceiis : « Ex[)ecta me, frater, expecta ! »
Et ivit us(pie ad eiim (»t ait illi : « llevertere inecumf
frater, et osteiide mihi locuin ubi dixi tibi (|Uod faceres
de psallcrio sicut diceref niiiust(M* tuus. » Quuin ergo/ so
perveniss(Mit ^ ad ^ lociim beatus Franciscus genu-
il(»xit coraiii fratre illo et dixit : « Mea culpa, frater, nieA
1'iilpa, (piia (piicunupK» [3 b 1] vult esse frater Minor non
deb(^t hab(»re nisi tuiiicain ' sicut regula sibi concedit, et
cordain (»t f(MiioraIia et (pii inanif(\sta in^cessitate cogun-
tur calciamenta"^. » Uiide (pi()t([uot fratres veniebant ad
25
•J. Spoc. I.VM) Sed nt de hoc ticirem Domiiti vttlnntntem ac.cepi libnnn ubi
•i'rnt fnuuflium Domini srriptnm. — b. S|k*c. I0O9 a<UI. noatri. — c. Spec.
1."»<J*J iiirlniH. — (/, S|>ec. 100'.) «'lu. ;jo«( i)>snm. — t*. Mz. 1189 el S|m?c. l.VW atid.
lihi.— f. Mz. Ii8!i ifjitnr. — f/. Mz. 17i3 pcrrenissvt; Mi. 989 ct Spw. loOO 30
Itrrrrniftsvnl. — li. Sjmt. l.VH) adii. illnni. — i. S|h.*c. 1.'»0'.» et Vat. 43ii tunicU8.
— J- S{HM*. 1.'»<)U rnlrius.
1. Luc, 8, lo ; Malli., 13, 11 : Marc, 4, 11.
2. C<.'tUj idee se relrouvo avec de nouveaux developpcmcQls k la fln
tlu chapitrc 72. 3;^
SPECULUM PERFECTIONIS II, 4 13
eum pro habondo consilio ejus supor hujusmodi hoc
modo respondobat oisdom. El (piiu siope dicobat ^ :
« Tantum homo habet do scientiA quantum operatur, et
tantum ost roligiosus bonus orator quantum ipso opo-
ratur, nam actor ox fructu cognoscitur *. »
a. Sper. i."»0'.) Ilfpc refipomtehiit ^iiper cisdem qnantum opernlur et tmi-
tum ent reli{fio8U8 bonus orulor qnnntum ipse operntu^ nam arbor tnntum
ex frurtu eoipiosritur.
1. Sources el hisloiro clu lexle : Mz. 17'i.{ 2 b 2 — 3 b 1 ; Mz. 089 113 u
2-113 b 2; Spec.l50y y b — lOb; Cf. Hol. 2697 30 a; Hiccardi IW 27 a s.
Le Valicaii. 43o'i a bieii ce recil [30 b — 31 a], inais loul enlnMiu^le de
f^lo.<?es emprunkVs lanl bien ijue nial a traiilres parlles de la lej^ende.
Apres les i>reinieres lip^nes, noiis y Irouvons unt» paj^e el deiiiie
de rellexions donl voici le coiiimencenieiil pour iiidi(|uer lcur espril.
Illf fnovilius) nolebat habere illud (psalleriiim) nhi priua intle ha-
berct licentium beali Francisri masime (fuia audierat quoil bealum
Franciscus nolebat ut fratres sui essent rupidi de scientid et libris.
Sed rolebal et fratribus prn'dicat/at ul sluderent habere ef imilari
puram el sanclam simplicilatem oralionem sanctam et dominam pau^
perlatem in quibus ,rdificarerunt sancti el primi fralres et hanc cre-
debal esse sancliorem viam pro salute animiT ; non nt contempnerel et
displicerel sanctam scienliam, imo eos qui erant sapientes in reli-
gione et omnes sapfentes nimis reneral/atur affeclu. Ce frai^meiil
suflit pour monlrer que noiis avoiis l»*i uii vrai commenlain» d«*stine a
expliquer des acles de sainl Franrois qiron Irouva bierilol un peu
exa^t^res. On ne saurait sYHonner de c«'s elTorls (\oi!> nouvelh^s ^'ene-
ralions franciscaines interIo(|uees devanl les le^eiules primilives.
Deja Tliomas de Celano [2(4^1.3, 124] ivsunn^ en deiix lis^iies riiisloire
du psaulier du novice el la fond avec le rhaf». (W du Spec. perf. ou
se troiivenl ipielques li^nes poiivaul invvtMiir les intiM-pivlalions exa-
ger(H's : .\on hoc dicebat quod scriptur.r studia dispficerenl, sed quo
a superflnd curd discendi unirersos retraheret, ef quosque matris ra-
ritafe bonos quam curiosilate sciofos esse veffef. Ms. VtSi\ dAssi^e.
p. 90. Voir a raj^nendice ou ce (^hapilre ('«^1 inleKrahMiienl reprodiiil.
II est i»n efTet un de ceux ou la comparaisoii enlrc le Spec. p«M'f.
et 2 OI. est la pliis inleressaiile (M la pliis facile. La (M*ili«pie Iill«M'aire
sunirait pour prouver ranlerioriU' du Spec. perf.. car on vnil
tr(''s bien comment Thomas de C(»Iano a rcsiiiiu'' le Spcc. p«Mf., lamlis
que le nM'it de celui-ci n'a pas pu sorlir de celui de Celaiio par
amplincalion.
La crilitpie historlipie nous explicpie de son c«M('' pounpidi Tliomas
de Celano ne pouvail pas purcment el simplemenl s'api»roi)rler celle
charmantc page du JSpeculum. Lorsqifil ecrivit bi seconde vie, la
14 SPECULUM PERFECTIO!IIS ll^ 5
\
De paupertate servandA. in libris, lectis, sddillciis et
utensilibus ^. Cap. 5.
Docobat fratros * b(»atissimus j^ater in libris testi-
moiiium ^ qua^i'ero, non pretium, a^dificationes non pui-
fl. Rircanli \\u'. Dvllu poi'crtn d;i easoro ohservntn ue libri e lecti e hcdi"
fitii e mnsseritie. — b. Vai. 4.'io'« Vocabnt fratres; Mz. 1743 ei 981» DicebAt
.frntrihits : S|k"C. I.*.Oy ei tuus le» auiin.'s docebat frntres. — c. Vat. 4354 ct Spcc.
l.Vr9 adil. Domini.
scionco (levcnait cluupie jour duvantagc un des titres de gloirc dc
rordre des freres Minours. 10
Lc tcxte tei que nous lc trouvons dans le Vat. 4354 est bicn plus
ancicn (|ue ce inanuscrii et dale du XIII* siccle puisquc Uberlin dc
Cliasal le cite muis cetle forme. Arbor vitae cruciflxze, lib. V, cap. 3
(f" 213 bls.:. ])ans s<a r(?sponsio il y esl nnenu el Ta fondu avec les
Iraits (»sscnticls du cliapitre prt'ccilcnl : (Spec. perf. 3) « Vos, fralres 15
Minores, rultis glorinri qumi estis observatores erangelica' pauperta-
tis el in speriati vuttis habere toculos, et facietis postea sicul faciunt
histriones, qui cantant ictns liolandi et Otiverii et pugnatorum el ipsi
nnniquam dederunt ununi ictuni in tfelfo. Anrliiv III. p. 75. Quc ccitc
idcc ail cte frciiucninicnt expriinti^e par .saint Fran(;ois, on eu a pour 20
prcuvc \v pa.^sau:c dc Jourdain dc Giano sur les martyrs du Muroc
^21 janvicr 1221 . Cuni aufem pnrdictoruni martyrium vitn et legenda
ad fteatum Frunciscum delata fuisset, audiens se in ea commemfari,
et viifens fratrcs de eorum passione gtoriari, cum esset 'sui mtucimus
contvmptor ct taudis et gtoriiv aspernator, tegendam respaii et eam 25
tcgi prohihuif (ficens : « [.'nusquisque de sua et non de aiiena pas-
sione gforiefnr. » .Vnulccla rranccsciina, l. I. p. 3.
F.ntln Ibcrlin dc (^asal sappuic cncore sur cc r(!*cit, qu'il atlribue
de la faron la jilus prccisc a ficrc L(>on, dans sa Dcclaratio (Arcb.,
III, p. 177\ Lc tc.xtc coniiu ct citc par Ihcrtin de Casal, Arbor (loc. 30
cll.i ain^i «pir par le Val. 435'i cst un pastiche des cliapitres 4, 60
ct 72 du Spcc. pcrfcc. uu sont dcvcUippccs des id(>es analogucs. I)e
noincau ici cclalc la liaulc an!i(piilc du .Spcc. perf., car si on coiii-
prcnd trc> hiiMi (jiic dc cc> trois chapitrcs on ait fait un pasticlie, on
iic saiirail iniJii^incr ic coiilrainr ct ciumiiciit dc ce pastidie on aurait 35
pii tircr I('> lidis chapilrcs duiic >i vivc allure que nous avons diuis
nolrc docuiiiciil.
Lc> Conform. icsunicnt cc morccau 170 al ed. 1510 ; 151 b l cd.
1513 ; 218 h 2 (jd. 1500.
SPECULUM PERFECTIONIS II, 6 15
chritudines ** paucos luiberi voluit et in commuui,
eosque ad fratrum * necessitatem esse paratos. In
stratis et lectis ita abundabat copiosa paupertas, ut qui
super paleam ^ haberet panniculos semisarios pro mata-
o laciis reputaret ^.
Doeebat insuper fratres suos liabitacula paupercula
facere (»t casellas ligneas non lapideas, easque vili sce-
niate construi et aedificari volebat, et non solum domo-
rum arrogantiam odiebat, verum (»tiam utensilia multa
10 v(»I (»xquisitaplurimum p^jrhorrebaf^ [3b2]. Niliil iii men-
sisvel in vasis (piod mumlanum viden^tur et quo mundi
n»cordaretur amabat, ut omnia paupertatem d(?termina-
rent/, omnia peregrinatioiu^m et (»xilium decantarent^*.
Qualiter fecit exire omnes f^atres de qu&dam domo
15 qusB dicebatur esse '^ f^atrum. Cap. G.
Transiens aut(Mn per Bononiam - audivit domum
fratrum noviter ibi (\sse constructam. Qiii statim ut
ii. Vat. 't'4'i\ v\. Spec. i')Oi) >T<lifirutitjnpni r»*;j pnlrhritiuiincni. Mz. \1\'^ finbvrt'.
— h. Vut. 'iX/i vt Sprc. ['AYJ atU\. inttiijcntinni. — c. Vai. 4;r)'i jtulvin ; Sjkm-. i.V)'.)
"20 jtnlenni. — <i. Mz, 174:i rcpnlnrcnt. Vat. 4X»4 ScmilnintK j>r«> thnlntno rcyntta-
ret : S|»er. \'i(fi} »e in.Hnnutn pro thnUimo rcputnrcl. 2 Crl. .M, 1) scmisnnos. —
e. Vat. 4304 et Spec. I50H ubhorrelmt. — f. Vat. 4r»4 r/iiof/ in vnnum ct »n*iida-
nnm videretur ut omnin pnttjtcrtntcm rlnmnhnnt : Spec, \')U\\ <piod mundnnuni
rideretur aniabnt nt omnin jtanpcrtntcm clnmnrcnt. — ;/. Spec. ir)(J'J atUI. </j(0(i
•^5 fratres fiuherent. — h. Spec. 1 J<jU ailil. domus.
1. Sourccs el hisloirc du textc. Mz. 17 W 3 b 1 s : Mz. ysy 113 h 2 s;
Val. 435'i 2 b ; Sj>cc. 1509 10 1).: Cf. Hol. 2(>y7 31 a : Hircanli l'i07 28 a.
Toules les phrascs dc cc rccil sc rclrouvcnt dans 2 Cci., niais 6[)ar-
pillecs dans qualrc paraj^raphcs. Lcs prcniicrcs daiis 2 Ccl. 3, 'J ; lcs
buivarilcs dans 2 Ccl. 3, 2 ; Ics dcniicrcs <lans 2 ('cl. 3. (>.
Bonavonturc 89 (VII) rcprcnd quchpics-uncs dc ccs idccs sous uno
fornie nouvelle ct un pcu allcnuce.
2. La dalc du fait qui cst ici raconlc ficul clrc fi.xcc avcc prccision
ii r«5l(i de 1220, car il n'y a pas deux nionienls ou le cardinai Ilugoiin
IG SPECULUM PERFECTIOMS II, 6
audivrt (\\uhI (loimis illa clic(»retur esse fratrum gres-
sum v(»rtit et (1(» eivitat(» oxivit at(|uo inandavit districte
quod onines fratn^s (^xirent festinarit(»r (»t ibi nuUatonus
lial)ita!*(Mit. Exi(Tunt aut(^m (UIUk.^s fi-atres * ita ut
etiam inniMui iion reinaiK^rent il)id(*m s(m1 euin aliis sunt »
<»j(»eti, don(»e d(»ininus Iluf^o Ostieiisis episcopus et lega-
tus in Lomhardia praHlietain domuin esse suain publiee
pra»dicavit. Et frater exist(»ns iidirmus qui de e;\ domo
tun(* f.iit (»jeetus t(»stimonium perliilxft de iiiis et serip-
sit lioe * •. 10
;i. S|ioc, \:Af.) oiii. Kxifvimt nntviii otinws frntrrtt. — /». M/. ?>*» /i;i'o, lou*
ait pii sc lrniiv(*r (Mnnnio U'**zii\ a Holoi;ii(> aii iiiomont du passa^e «1c
saint Frainjois. Tlioiiias do Spalalo nou."* rarouto la priWlioatiuii «iir.v
fit rraiirois lo ir» adut 1220 , A. SS. oot.. t. II, p. HfrD. Quaiil a la pr«v 15
soiioo (Iii oanl. IhiLcoiin a oolto ('^piMpio. V. TroinboIIi, Moiiiorit» di
S. Maria dol Hono o di S. Saivaloro. p. yj ot 217 ol uii aiiiolo de
M. (luido Lcvi (laii^ VArrhirio tlella Socir/tt Itomnnn tli Sforin patria
iiitilul('> : I)(»('iiiiionti ad illiistra/.iono «lcl nov:i>tro dol Canl. T.\u:ollnu
«rostia .1. XII. 1880. p. 2'il-.ri(i . 20
1. Soiircos ol lii^itdiro dii loxto : M/. ITVJHh^; Mz. 989 ITi a 1 :
Vat. 'i:r»'4 2 h : Spoo. i:,n«j 1 1 a : Cf. r(»l. 2r,y7 :M a : Hiooanli Ua7 28 b.
(.'.(» toxto a pasx' pros(pi(» litttM-aloinonl dans 2 Col. 8. ^. Bon.
8U :VII . lo rappcllo (rnii iiiot : los ('.oiif(>rinil('s lo ropnMliiistMit
a pou pics inl(''^ralonioiit Kiy I> 2, (mI. l.Mo: I.M a 2. od. ir>l;i ; 218 2.%
1» 1. (mI. I.VJO . inais sans (pfil S(»il possihlo do voir si elles roiiipruii-
loiil aii Spoo. porf. «»ii a Colano.
riiorlin tW (.'.a<al y fait alln^ion. inais >o haso siir S. nonavonturo
dont il adopto los oxprossidiis Arcliiv. III. p. (»:>..
Dans lcs Trihiilatioiis n(»ns tr(»uv(»ns iiiio narration touto nf»uvoIle 30
intr«»duito par : « Vidi i'}:o frnlrem qui nutliril runi liononiir pnrtli-
rnnlem, ef fjui fior riflehnnl. referebnnl t/uotl inlrnnx ririfateni, oU*.,
ot oii n(»ii> ra('(»nto ('oinincnt rrani;(»is alla m' hi^or clioz les Doinjni-
oains (pii (■Iicrciifronl a calnior soii indiiriiatidii. U so laissa persiiader,
inais oii ajoiiio (pic pliis lard a\ant appris ri»hstination do Piorre de 35
Slacia. il Ic iiiaiidil ol iio V(»iiliil jainais rovo(|uor sa niiilediction.
Trihul. I.aur. 1:{ a-- \:i h. : MaLdialiocclii 7:{ a — 75 h.
k
SPECULUM PEIIFECTIOXIS II, 7 17
&
Qnaliter voluit destraere quamdam domum quam
fecerat populns Assisii apud Sanctam Mariam
de Portiuncul&. Cap. 7.
A[>propinquant(^ ea[)itiilo g(»nerali quod fK^bat omni
anno apud Sanctain Mariamdt» Portiuncula [4a 1] eonsi-
derans populus Assisii quod fratres quotidic» multi|)lica-
hantur ot omnes quolilxjt anno ihi eonv(»niehant ([uia
non liahehant nisi unam [)arvam etdlam « eoo[)ertam de
|)al(»a, eujus parietcjs (^rant ex viminihus et luto, et ha-
lo hito eonsilio suo*, in [)aueis (li(»hus, eum festinatione (;»t
dt^votione maxima feeerunt ihi magnam dommn ex la[)i-
dihiis et ealee *' (M)nstruetam siiu? eonsensu h(»ati Fran-
eiseieti[)soal)sente. Quum([ue rediret he»atus Franeiseus
de ([uadam [)rovineia et v(»nisset illue ad eapihdum mi-
15 ratiis est valde dr illa (Kmio ibidem eonstrueta, et
timens nt» oeeasion(» illius domus alii fratres in In.eis in
qiiihus morahantiir et moraturi erant faeen^nt similiter
lieri inagnas domos, (»t (|uia volcbat (|uod illc loeiis ^
(^ssd forma et ex(>m[)luin omnium aliorum loeoriim or-
2(ft dinis, ante([uain finirdiir ea|)itulum aseendit su|)er t(>e-
tuin domils illiiis et [^iNeecpit fratribus iit asccndcrent,
(?l simul eum i|)sis fratrihus e(epit projieeiM' in tcrrain
laseas* (fx ([iiihus (»rat eoo|)rrtji domiis illa voleiisillam *"
us(|ue ad fiindauKMita destrucn^ Oiiidam aiitdu milites
2i Assisii qiii erant ihi ad eustodiam loel |)ropter iniiltitii-
dinein foreiisium ([ui eonvencrant ad videndiiin ea|)i-
.•I. S|»<*c. triCK) ?i»i;ini jmmnu tl(nnuui i'rl (•,i.sr//,ini. — h. S|nc. I.>i'.j i.in. sim.
— r. S|H'C irtdll uni. rt rulrv. — il. S|m.'i'. \'A}\) juld. avinj/rr. — (?, Sjmt. i:,(i«i om.
ri> ({ui suit (le ca';ii( jusiin a ilbnn.
:|(» 1. Mol saiis iloiile (hMl^uiv par lc (ropislc. Kn Ilalic on apprllc ta.sfn'
les anloises «.^t toutos lcs lanics ou plaques de pi(^rn\(iui_s('r\j'ii( pour
les» toils de^ niaisons.
•>
18 SPECULUM PKRFECTIONIS II, 8
lulum fratrum, videntes quod beatus Franciscus cum aliis
fratribus [4 a 2] volebat dissipare domum illam statim
iverunt ad eum et dixeinint ei : « Frater, ha>c domus est
de eommunitate Assisii et nos sumus hic pro ipsA com-
munitate. Unde interdieimus tibi ne destruas domum
nostram. » Audiens ha?e beatus Franeiscus dixit illis :
« Ergo si v(»stra est nolo tangere eam. » Et statim
ille vi alii fratr(»s deseenderunt de ea. Quapropter
i}\ tune populns eivitatis Asslsii statuit ut quicumque
(jsset potestas eivitatis teneretur ipsam facere reparari".
Et quolibet anno usque ad magnum teuqms servatum
fuit hoe statutuni ^
Qualiter increpavit vicarium suum quia faciebat
ibi fieri unam domunculam pro dicendo^ offi-
cium. Cap. 8.
Alio (pioque tempor(j viearius beati Francisci ecepit
fae(»re (edifieari ibid(Mn unam parvam domum ubi
fratres poss(»nt (piieseere et dieere horas suas, quia
.'1. S|>i'C. loOJh poptihis ciritutis lenetur ipsnm fnccrv reparari. — b. Mi. 989
udd. (HciiHDH ; Spec ITiOU pro (lirendo offirio.
1. 8(mm*s rt hii^toirt) du loxto : M/.. 17'i:} 3 1)2—4 a 2; Mz.989 114 a
1-11'jib l ; Spco. 1509 11 a s. Ce chapitn* ne se trouvo pas dans le Vat.
435^1 ; Riooardi 1407 28 b et nol. 2097 31 b oii sont la Iraduclion lilldrale.
2 Col. 3. 3 raoonlo le nu>nio fait, niais avoc un otrort lltt^raire visi-
blo. Thonias (rEcoloston on parlo aus^i, ot d'apros un tonioin ooulaire.
(Kccl. (>. An. fr.. t. I. p. 231-232; : Venii quoque in Angliam tunc /fm-
poris frater Mnrfinus fle Bnrlon qui h. Franciscum frequenter ridere
meruit :... ipse narruvil quod in capitulo generali, in quo prxcepii
sanctus Franriscus destrui domum, qu/c fuerat ivdi/icata propler capi»
futum. furrunt quinque mitlia fratrum. Fruter vero suus ejc parte com"
munitafis...i'\r. Lc passajxo d'Kccl. so trouvo aussi dans Pertz Scripto-
rum, t. XXVIII, p. r>r»2, 3o. Voir ci-apros Spoc. porf. 34.
('o toxlo osl ;'i pcu pros «'xaclonionl rcproduit dans les Conforin.
lr,9 b 1. c(l. l:>lo ; 151 a I. cd. 1513 ; 218 a 1, od. 1590.
SPEGULUM PERFECTIONIS II, 8 19
propter multitudinem fratrum venientium ad loeum illum
non habebant fratres ubi possent dicere officium ". Nam
omnes fratres de ordine concurrebant illuc quia nullus
recipiebatur ad ordinem nisi ibi. Quumque jam domus
5 esset * completa rediit ad locum illum beatus Francis-
cus et manens in ^ cellA audivit rumores laborantium
ibi, et advocans socium suum [4 b 1] interrogabat quid
operabantur illi fratres. Cui socius narravit omnia sicut
erant. Statimautem fecit vocari vicarium suumetait illi :
10 Frater, locus iste ^ est forma ct excmplum totius roligionis
ot ideo prius volo quod fratres hujus loci tolorent tri-
bulatioiies et incommoda amore Domini Dei, et *" alii
fratros qui huc venient / reportent bonum exemplum
paupertatis ad loca sua, quam si isti haberont consola-
15 tionos suas plenarie, et alii sumoront exomplura a>di-
ficandi in locis suis dicentos: « In hoc loco Beatai Maricne
de PortiunculA qui est primus locus ordinis fiunt talia
ot tanta (edificia bene possumus nos etiam iedificare s
in locis nostris *. »
*">-.
20 a. Sfiec. ir>Oy ubi quiescercnt et dicerent horns anas. — b. 9>\wc. l.'>00 add.
qunsi. — c. Mz. 1743 add. illa; Ma. 980 una. — d. Mz. 1743 om. est. — e. S|h;c.
1509 a«ld. quod. — f. Spec. 1509 vcniunt. — g. Spec. 1509 unde possumus el nos
«pdi/icare.
1. Sources et hisloirc du lextc : Mz. 17'j3 4 a 2 t». ; Mz. 989 llli b 1 ;
Spec, 1509 11 b— 12 a. Cf. Bol. 2697 32 a. Cc T6cii nc so trouvc pas
dans le Vat. 4354. II esttraduit dans le manuscril italicn dc la Riccardi,
mais avec un tilrc assez difftirent de celui-ci : A qual modo roise che
e frati tollerassino lincomodita detla hedificatione de tuoghi e delle
povere case acco non dirogassino atta poverta (29 a).
30 Thonias de Celano l'a laissc dc c6t6. Les Gonformilcs 1'ont rc-
cueilii (sauf quelques lignes) ct y ajoulcnl un dcHail : Alloquulus est
fratrem Pelrum Calhanii suum vicarium. Qui quum fecissel fieri in
ioco S. J/. de Pontiunculd unam parvam domum, elc. Le compila-
leur de ce recueil tcrminc : Uoc habetur in Specuto perfectionis. de
3i pauperlate II capilulo, ce qui esl parfailcmcnt cxact. Quant au nom
de Pierre de Catane, a-t-il ct6 dc^duit du lilrc vicarius sancti. ou
J^ien Bartlnilemy de Pisc a-t-il eu un te.vtc dilTcrent sous lcs ycux ?
20 SPECULUM PERFECTIONIS II, 9
Quod nobelat beatus FranciscnsA stare in cel-X^
curiosA. vel qu8B diceretur esse sua. Cap. 9.
Qiiidam frat(»r valde spiritualis ot familiaris mi.ml-
tum be^ato Franeisco in eremitorio ubi manebat ft^c^it
fieri quamdam eellam * aliquantuhim remotam in cj^iA. ^
posset stare ad orationem b(mtus Franciscus quai:M.^lo
venir(»t ilhie. Quum autem venisset ad locum ill^Jin^
beatus Franeiseus ille frater duxit (mm ad cellam, c*»ii
dixit beatus Franeiseus : « Nimis pulelira est cella isto. ! >*
Erat cnim solum de hgnis dolatis cum securi ^*^ ^^
dolabro. « Si ergo vis (piod man(?am ibi faeias sibi fic-'-*'*
unum vestimentum interius et Jt 1)2] exterius de silicibu£=^
et ramis arborum. » Nam quanto domus et cella> erar^^
magis paupereuhe tanto libcntius morabatur ibideni
Quod quum feeisst^t frater ille, maiisit ibi beatus Fran
eiseus per aliepiot dies. Quadam vero die egress(
ipso (h* eella illa, quidain frater ivit ad videndum eai
(»t j)ostf'a venit ad loeum ubi erat b(»atus Franciscus.
Queni videns beatus Franeiseus dixit illi : « Unde
venis, frater ? » At ille ait : w XCnio de e(*Ihi tna. » Et dixit
illi bcatus Franciseus: « Fx (pio dixisti ipsam esse meam
alius stal)it deineeps ibi et iion ego. » Nos vero qui
euni (M) fuiuiiis saq)e audiviinus cum dieent(Mn illud ver-
buin : Vulpes /'(weas lutbcnt et volucres CiTli*^ uidoSy Fi-
liifs aifteni honiinis non habet nbicapiitsuuni reclinet^
n. Mz. 17'i:{ «•ni. hcuhts Frnncisrfts. — h. Mz. Os'.) rcllnluui. — c. Mr. 089 8a/i>
rihuK. — (I. Mz. ITi.i uin. nrli.
(yesl cc (luil scniil tlinicili' tl'iii<Ii<iiicr. (^onft^rni, 135 b 2, 6d. 1510;
120 a 1. t''tl. 151H; 17'» b 1. »'(1. 15^0.
1. Mallli. 8, *20 : Luc «J, 58.
SPECULUM PERFEGTIONIS II, 9 21
Et ilerum dicebat : « Dominus quando stetit in cajcere
et jejunavit xl diebus et xl noctibus non fecit ibi fieri
collam nec domum sed in ** saxo montis permansit^ »
Et ideo exemplo ejus nec domum nec cellam voluit
habere qua? diceretur esse sua, nec fecit unquam fieri
omnino ^. Si aliquando contigisset quod ipse *-* dixisset
fratribus : « Ite et adaptate ^ illam cellam » nolebat postea
manere in ek propter illud verbum [5 a 1] sancti evan-
gelii : Nolite esse solliciti^ etc. Nam et circa mortem
suam in testamento suo scribi fecit quod omnes celhe et
domus fratrum essent de lignis et luto tantum '^ ; ad
conservandam ^ melius paupertatem et humilitatem ^.
a. Spec. 1309 «u6.— 6. Spec. 1509 nec fieri unquam. — c. Mi. 1743 adU. cum.
— d. Mi. 1743 Une main postCTieure a ajout^ vobia. — e. Spec. 1509 ad «er-
vandum.
1. MaUh. 4, 1; Marc, 1, 3; Luc, 3, 4. II semble qu*en parlant ainsi
saint Fran(;ois ait songd (i'unc fagon sp^ciale au petit ermitage des
Carceri (en vieil itallcn ce mot est synonyme de deserto)^ pr6s d'As-
sise, o(k les premiers franciscains ailaient faire dcs retraites, Isol^s
les uns des autres et i peine abril^s sous des rochers. On en volt
d'analogues dans beaucoup d'autres nionasl6res fond^s par Francois,
en particulier celui qui est appeI6 Sasso Spicco k Monte-Gasale pr^s
de Borgo San Sepolcro.
2. Test. b. Fr. : Caveant sibi fralres ut ecclesias et habitacula el
omnia alia, qux pro ipsis construuntur, penitus non recipiant nisi
essent sicut decet sanctam paupertatem, quam in reguld promisimus,
semper ibi hospitantes sicut advenx et peregrini.
3. Sources et histoire du te.xte : Mz. 1743 4 b 1 — 5 a 1 ; Mz. 989 114
b 2 s ; Spec. 1509 12 a s ; Cf. Bol. 2697 32 b ; Riccardi 1407 29 b.
2 Cel. 3, 5 abr^ge et donne une forme plus 616gante i ce souvenir
qu'il localise in eremo Sartiani.
Sarteano est un monasti^re de Toscane k environ quatre kilom6lres
au sud-ouest de Chiusi, auquel se rattachent quelques-uns dcs traits
les plus pittoresqucs de la vie de saint Frangois. V. 2 Cel. 3, 59 ;
Bon. 60 ; Conform. 122 b 2, 6d. 1510 ; Bidolfl, Hist. Ser., f« 4 b ; Cf.
Provinciale ord. fr. Min., p. 60.
Lcs Conformit^s reproduiscnt litl^ralement notre texte, mais sans
indication de source : 169 b 2, 6d. 1510 ; 151 a 2, 6d. 1513 ; 218 b 1,
€d. 1590.
22 SPECULUM PERFECTIONIS II, 10
De modo capiendi loca in oivitatibus et sedific
in eis secundum intentionem beati Firancisa
Cap. 10.
Quodam tempore qimm esset apud Senas pro iik
mitate oculorum * dixit ei dominus Bonaventura
dedit terram fratribus in quA locus fuit dedifieatus
a. Vat. 43")4. Quomodo loca fratmm »unt capicnda et qualiter epdific&r9 ^»-
— b. Vai. .'».'J.">4 vui\i\. et mnnerot in ce/M nbi po8t mortem^ ejus oratorium ^L:>ro
ipsin» rexerenii^ fuit sedificatum.
1. I/addition du Vatican (V. nole b) ni^rite d'aUirer Tat I enl ion, cr^
A ddfaut d'autres indices elle sulYirait k prouver que les dlvers text
que nous avons pris pour guides ne proviennent pas d*un origia
unique.
8ur los s«5jours de Francois h Sienne, voir 1 Cel. 105 ; 2 Cel. 3, 8
2 Cel. 3, 'jO ; Ron. 153; 2 Cel. 3, 76; 2 Cel. 3, 95 ; 2 Cel. 3, 106; Boi
117; Bon. 110; Fior. 11.
L'ermitago ou demeura saint Fran^ois existe encore, k quclque
minutes au nord de Sienne, au lieu de Ravacciano ; mais il cst plu:
connu sous le nora de VAlberino (a cause du chftne miraculeux qii*o
trouva ti Tendroit ou le saint avail plant^ son bAton). D6s 1236,
lieu fut abandonn^ par les frAres Mineurs qui alldrent se flxer a
grand couvont de 5. Pietro presso porta oviley aujourd'hui di
Francesco, (V. Sbaralea, t. I, p. 206, Potthast 10256), et ne laiss^ren
A Ravacciano que deux des leurs. V. Conform. 122 b 1, 6d. 1510; 10&
b 1, 6d. 1513; 153 a2 M. 1590; Ridoin, Hist. Ser., f* 261; Papin^
Notizic sicurc, p. 131 : Storia, t. I, p. 1'i'j, l. II, p. 63, notice
lit^reinent inlcrossante ; Prof. Luigi de Angelis (ancien conventuel
Deir AlbfTO di Snn Francesco vicino allo mura di Siena. Sienne, 182"^
in-8' d<; XXIV et 88 p. (avoc gravuros). Ce travail m^rite une place .i
part parmi los nionographios do nionasl(>res. 6i par ceriains c6t^8
appartiont a la litt^rature dile t^difiante, par d'autres, plus nombrei
c'cst unc (ruvre scionliflque ot document6e. Voir aussi Waddi
ann. 1226 1 — 12 (t. IL p. 127-133), 1216,19(t. 1, p. 256). A. 68. oct., t. T'
p. 627, 629, 601, 662; VII Conlenario di S. Francesco, t. III, p. 1"^
126.
I:
SPECULUM PERFECXrONIS H, 10 23
« Quid tibi videtur, pater, de loeo isto ? » Et ait illi
beatus Franeiscus : « Vis ut dieam tibi quomodo loea
fratrum deberent cnedifieari ? » Respondit : <( Volo pater. »
Et dixit beatus Franeiscus : « Quum fratres vadunt
ad aliquam civitatem ubi loeum non habent et inve-
niunt aliquem qui velit eis dare tantam terram quod
possint loeum sedifieare et ibi habere hortum et omnia
necessaria, primo debent eonsiderare quanta t(jrra
sufliciat eis attendentes sempc^r paupertatem et bonum
exemplum quod tenemur in omnibus exhibere. »
Hoc autem dicebat quia nullo modo volebat quod
fratres in domibus vel eeeiesiis vel hortis vel aliis rebus
quibus utebantur modum exeederent paupertatis nec ^
aliqua loca jure[5a 2] proprietatis possiderent sed in eis
'» tanquam peregrini et advena> morarentur, et propterea
vok^bat ut fratres non in magnA quantitate in locis collo-
carentur, quia sibi difficile videbatur in inagnA multitu-
dine paupertatem observari. Et ha?c fuit int(»ntio ejus
ab initio sufe conversionis* usqueinfinem utpaupertas
^ in omnibus penitus observaretur.
« ConsideratA ergo terrA fratribus necessariA pro loco,
deberent ire ad episcopum civitatis et dicere ei : « Do-
mine, talis homo vult** nobis dare tantam terram amore
Dei et pro salute anima» sua> ut possimus ibi locum
^ sedificare. Unde ad vos recnrrimus j^rimo, (|uia estis
pater et dominus animarum totius gregis vobis coinmissi
et nostrorum ^' omnium fratrum qui morabuntur in
loco isto ; volumus ergo cum benedictione Dei et v(»stn\
ibi a?dificare. »
30 Hoc autem dicebat quia fructum animarum quem
fratres volunt facere m(*lius peragunt cum pace clerico-
rum lucrando eos ut populum, quam scandalizando licet
«. Mx. 1743 et 989 om. de quibus knec.-^h. Mr. 1743 convcrfintuniis. — c. Mt.
989 volt. — d. Vat. 4354 et nostrarum et iiliomm friitnnn ; Spec. ir^OO nos-
35 trarum et omnium. Conform. 109 a 1. et noslrarum et omnium.
24 SPECULUM PERFECTIONIS II, 10
populum lucrarentur et ait : « Dominus nos vocavit in
adjulorium fidei suae et clericorum et proelatorum sanc-
ta? romanjp ecchjsiai *. Et ideo tenemur quantum pos-
sumus semper diligere ipsos et honorare et venorari.
Nam vocamur fratres Minort»s quia sicut nomine ita et
exemplo [5 b 1] (?t open» pra» ceteris hominibus hujus seeuli
humiies esse debemus*. Et quia ab initio meae coiiver-
sionis posuit Dominus in ore episcopi Assisii verbum
suum ut mihi consuleret et bene confortaret in servitio
Christi propter hoc et nmlta alia excellentia ^ quie
in pra^atis considero non tantum episcopos sed pauper-
(?ulos sacerdf»tes volo diligere et venerari et tenero eos
pro meis dominis. Deinde acceptA bencdictione ab epis-
copo vadant et faciant mitti magnam carbonatam '' in
circuitu terrie (juam pro loci a?dificatione receperunt et
ibi [)onant bonam sepem pro muro in signum sanct<e
paupertatis et humilitatis. Postea faciant fieri domos
paupercuhis (»x hito (it lignis (?t aliquas cellulas in qui-
bus aliquando fratres possint orare et laborare pro ma-
jori honestat(* (?t vitandil otiositate. Ecclesias etiam
parvas fieri faciant, non enim debent facere fieri magnas
ecchisias causa pnedicandi j)opulo nec alift occasione,
quoniam major liumilitas et melius (^xemplum est ({uum
vadunt ad alias ecclesias ad pnedicandum. Et si ali-
quando pnelati clerici et religiosi vel* secularcs ad
loca eorum v(?nerint, domus pauperculae, cellulae et
ecclesia» parvula^ pnedicabiint illis et ipsi a^dificabuntur
plus de hiis (juam de verbis. » Et ait: [5b2] « Multoties
fratnjs faciunt fieri magna a^diilcia rumpcndo nostram
sanctam j)aupertatem (»t nuu*murationem et malum
a. Spec. 1500 om. roinnnn' crrlesln'; Vnt. 4.T)4 sunclip miilrU ccclesiae ; Con-
form. IGO a '2 snnrtm errlcsin'. — //. Mz. 174^^ et (lonforni. 109 a 2 vocantur..,
dehcnt. — c. Onfonu. \m a 2 exccllcnliorn. — d. Spec. Ij09 CoDfonn. 109 a 2 et
Vai 4364 cnrbonariain. — c. Mz. 980 8cu.
SPEGULUM PERFEGTIONIS II, 10 25
exemplum multorum** faeiunt quandoque* occasione
melioris et sanctioris loci vel majoris coneursiis populi
propter cupiditatem et avaritiam dimittunt illa loca vel
«dificia et destruunt ea et faciunt alia magna et exces-
5 siva, unde illi qui dederunt eleemosynas ibi et alii
hoc videntes scandalizantur et turbantur. Quapropter
melius est ut fratres faciant parva et paupercula oedificia
obscrvando professionem suam et dando bonum exem-
plum proximis quam quod faciant contra promissionem
lo suam dando malum exemplum aliis. Nani si fratres
dimitterent aliquando paupercula loca occasione hones-
tioris loci minus scandalum esset *. »
a. Mz. i«89 p/Mrimorum. — b. Mz. 1743 et qtiam.
1. Sources et histoire du lexle : Mz. 1743 5 a 1 — 5 b 2 ; Mz. 989 115
15 al— ll5bl; Vat. 4354 29 a-30 a. Cf. Bol. 2697 33 a ; Riccardl
1407 30 a ; Spec. 1509 12 b — 13 b ; Gonform. 169 a 1 s. 6d. 1510 ; 150 b
1 s. ^d. 1513 ; 217 b 1 s. 6d. 1590.
Dans une autre partie des Conformit^s (142 a 2, ^d. 1510 ; 126 a 1,
dd. 1513 ; 182 b 1, 6d. 1590), nous trouvons une indication pr^cieuse :
!0 Barth^lemy de Pise cite les paroles : Dominus nos vocavii, etc, en
^ les faisant pr^c^der de l'indicalion Franciscus in iegendd anliqud
capiiulo de perfeclione pauperlaiis.
II est sans doute inutile de faire remarquer combicn ces pages ont
le ton de saint Fran<;ois ; l'identit^ du style et surlout de linspiration
Ib les range a cot^ du tcstament et de la regle de 1221.
Que cela n'ait pu ^tre 6crit qu'aux environs de 1228 ressort claire-
ment du fait que saint Fran(;ois y condainne les exct^s dc celle t^poque,
exc^s qui en peu de temps se d6velopp6rent k tel point qu'en 1236,
par exempie, 11 n*y auruit eu aucun rapport enlre ces paroles et la
30 r6alit(^. Si Thomas de Celano dans la seconde vie et plus tard Bona-
venture laissent compltJtement de c6l6 tout ce morceau, c'est qu'au
moment od ils ^crivaient les grands couveuts (^taient la regle et Ton
ne s'imaginait m^me plus qu'il put en ^tre aulremont.
Ce n'est pas ici le lieu de faire une dissertalion sur les ^tablisse-
35 ments franciscains, mals il sera utile de donner a ce sujet quelques
indications tr6s sommaires. 1* A lorigine, les freres voyageaient de
I6proserie en l^proserie. (V. Spec. perf. 57 : iunc fraires mora-
hantur in hospitalibus leprosorum ; XXIV Gener. Ms. 329 d'Assise 50
a 2 in VitA fratris Christophori, auctore Bernardo de BessA) : Unde
26 SPEGULUM PERFECTIONIS II, 11
<}uomodo f^atres maxime prselati et scientiati tae-
rnnt beato Francisco contrarii in faciendo loca
et habitacnla panpercnla \ Cap. 11.
Quum bealus Franciscus constituisset quod ecclesi»
fratrum essent parvje et domus eorum fierent solum ex S
a. Riccardi 1407. A qtuil modo e frali gli furono rontrarii in fare e luoghi
egli hedifitii poverini e inaximamente e prelati e i scientiati inco gli furono
contro. M*. 1743 om prtelati et.
quum eo tempore fratres certas necdum mansiones haberent ipse lepnh
sis offlciosissime ministrabat. Cf. Jord. 33 et 39 ; Eccl. 14: Dixit fr, 1 -
Agnellus quod quum esset cum Sancto Francisco in quodam hospitali
commorans.
2* Dovenant moins ilin(^rants, ils acceptenl peii k peu des r^sidences,
en lh«^orio temporaires, dans la banlieue des villes. Cest T^lat de
choses «pie Ton trouvo aux o«virons do 1216 pour l'Ombrie. (V. la lettre 1
de Jacquos do Vitry do Tautomne 12ir», Zoitschrift fOr Kirchengeschichte
de Brioj^or, t. XIV, p. lo'j), ol dont subsistent des cxemples & un ou
deux kihnnotros de prosquo toutos los villos ou bourgades de TOm-
brio ol do hi Tosoano : Monto Ripido pr^s do Pt^rouse, rAlberino pr^
de Sionno, la Forosla prt^s de Rieti. los couvonts de Greccio, Poggio 2C
Bustono, otr. II y a ontro oux tous un air do famille qui les fail recon-
naitro au pnMiiier abord. Un voya^our qui va d'Assise a SpolMe peut
dans los onvirons de chaquo villa^o dovinor au seul aspect ext^rieur
les couvonts fond(^s par saint Franc^ois ou par sainte Claire.
3* I)'autro part, v(?rs la m^me t^i^oquo, los fr6rcs Mineurs commen- 25-
coront a av(»ir dos domicilos d'un autro gonro oA ils faisaicnt des
retrailos plus ou nioins longuos [»our so rotrempor dans la contem-
plation, roprondro contaci avoc rhoinmo inti^rieur et avec Dicu. Ces
6tabIissomonts, tout difr('»ronts dos pr(V(^donts ot pour lesquels Fran-
^ois avait (Mabli un n^^glomont sp(kMaI (I)o religiosA habitatione in 30
desortis. Toxto : manusrrit 338 d(^s aroh. d'Assise 43 a s., 6dit6 par
Papini, Sloria, II. p. r#8. Conform. I'i3 a 1 6i\. 1510. Cf. 2 Cel. 3, 113
et Aroh. III, p. f>oli.;. oxislont aussi partout o\\ il a v^u.
I.os Caroori pros d'Assiso, rAIverno — (naturellement sous son
ancionno formo. car aujour(i'hui il rontrorait dans la cat^gorie des cou- 3;
vents ct non dans ooUo dos deserti, eremi, ritiri, autant de noms qui
^s
SPSCULUH PERFECTIONIS II, 11 27
lignis et luto in signum sanctde paupertatis et humilitatis,.
volens hoc incipere formari in loco S. Marise de Portiun-
culA [6 a 1] maxime de domibus constructis ex lignis et
d^signent nos ermltages) — Cerbajolo ou Cerbarolo, k une heure et
» demie de Pieve San Stefano, dans la vaII6e sup^rieure du Tibre et
k trois ou quatre heures de marche de TAlverne, malheureusement
un peu en dehors des grandes voics de communication, Monte-
Casale, k deux heures de Borgo San Sepolcro, le Gelle prt^^s do
Cortone, Monteluco pr6s de Spol^te, Teremo di Sant Urbano, dans
^ la Sablne, k deux heures de Narni, Fonle Golombo, non loin de Rieti,
sont les types les plus pittoresques et les plus signincatifs que Je
connaissc de ces sortes de maisons.
4* J*ai eu tort tout k l'heure d'employer le mot de couvcnt en par-
lant des maisons od les fr6res Mineurs demeuraient dans la banlieue
^ des villes. Ce mot, en effet, n'a jamais 616 employ^ par saint Fran(;oi»
el cela pour la bonne raison que la notion m6me du couvent 6tait ea
opposition avec ses vues. Ges loca, comme on les appclait, ne furent
d'abord que des hospitia ou les fr6res se rcliraient la nuit pour
dormir ct prier. Le d6sir leur vint tout naturellement d'avoir des
'^ chapelles domestiques, et avant la fin de la vie dc saint Fran(;ois
ces chapelles ouvraient de plus cnplus leurs portes aux fid61es. Avec
raugmentation rapide de Tordre s'accusa ainsi une tendance A la sta-
bilit6 et k rorganisation, k Tinstar des anciennes familles monasti-
ques ; maismalgr^ cela on peut consid^rcr commc sur qu'au inoment
de la mort du Poverello, les maisons franciscaines, plus ou moins
agrandies depuis quelques ann6es, 6taient encore toules situ^es k
queique distance des villes. (V. Archiv III, p. 76, 116, 168).
La mort de Frangois, aussitdt suivie de r^rection dc la I)asiliqu&
d'Assise et de son gigantesque couvent, donna un essor inoui a dcs
^ id6es, voire m6me k des besoins longlemps contcnus par la voIont6
du fondateur. Le chap. 10 du Spec. perf. nous fait assister aux efforts
tent^s par fr6re L6on pour r6agir contre ces tendances. Que cc chapi*
tre ait surtout en vue de combaltre Elie et ses plans de construction
est clair, car malgrd son pessimisme, celui qui Ta 6crit nc sembla
35 pas m6me pr6voir ce qui vers 1236 sc r6p6ta dans Tltalie presquo
lout enti^re lorsqu'on vit les fr6res Mineurs se faire donner de
vastes terrains en pleln milieu dcs cit6s ct abandonner lcurs pau*
vres maisons des faubourgs.
Ces diff6rentes 6tapes sont nettement marqu6es chaque fois qu'on
40 6tudie le progr6s du mouvement franciscain dans dcs villes pour
lesquelles on peut avoir des documents surs.
A Bologne, par exemple, les freres s'6tablirent vers 1213 dans la
propri6t6 de Nicola Peppoli, hors la porta Galliera, au lieu dit le
Pugliole, alors k une demi-heure de la ville. Ils agrandirent d'abord
28 SPECULUM PERFECTIONIS II, 11
luto ut osset ^ in memorialo sempiternum omnibus fra-
tribus |)ra»sontibus et futuris co quod erat primus et
principalis loeus totius ordinis ; quidam fratres erant
sibi contrarii in hoc, dicentes quod in aliquibus provin-
ciis ligna sunt cariora quam lapides, ita quod non vide- s
batur * eis bonum (juod domus fierent ex ligno et luto.
Sed beatus Franciscus nolebat contendere cum ipsis
ma.vime (juia erat propo mortem et graviter infirmaba-
tur^ Unde tunc in tostamento suo scribifecit: « Ca-
veant fratrtjs ne ecclesias et habitacula et omnia alia lo
<jua> pro ipsis construuntur penitus recipiant nisi sieut
decot sanctam paupertatem sed sint ibi hospitantes
sicut peregrini et adveuco^. » Xos vero qui cum ipso
<|uando scripsit rogulam fuimus et fere omnia alia sua
a. Mz. U80 ui P88vnt; Riccardi 1407 acco qucslo fussi una acmpiterna ricor- 13
<icn:a. — b. Mz. 1743 oni. non.
-cctle maison, ce qui provoquarindignation de saint Fran<;ois. (V. Spec.
perfcclioiiis (>), et en 1235 ils lu quittorent pour allcr s'^tublir dans
le grand (.'ouvent qu'ils occu[)ent encore aujourd'hui. V. les bulles
donnees a cetttj occasion {Sbaralea I p. 195 s. Potthast 10169) ; Gf. 20
Pertz SS., t. XXVIII, p. 638 ; Azzoguidi, note 32, a la Vila di S. Anto-
nio, en tiMe de ledition des Sermones in Psalmos, t. I, p. 147 ;
Azevedo, Vita di S. Antonio (BoIoju:ne, 1700), p. 323; Papinl, Storia di
S. rrancesco, t. I. p. 106, nolc 12.
On a vu par la note du connnencement de cc chapitre quUl cn fut 25
de m(Mnc a Sienne en 1236. II serait liors ile propos d'insistcr pour
faire vuir que les choses se passaient de m<ime k Viterbe (Sbaralca
I, p. 208, Pottliast 10273); Cesare Pinzi, Sloria di Viterbo, t. I,
p. 350 ss. ; a Arezzo (Miscellanea fr., t. III, p. 73 ss.) ; k Florence
(Sbaralea, t. I, p. -'to.) 30
II suHlt de conq)arer les hospitia abandonn^s vers 1236 avec les
jmmenses couvents ou les Hvres idI6rent s'installcr, pour voir quo
les paroles de notre recit .seraient incimccvables apr6s cette epoque.
Pour le couvent de Viterbe par exemple, on acheta 67 casalini et ce
nc fut pas une exception. V. Pinzi, loc. cit, Cf. Thode, Franz von 3$
Assisi und die Anfa*nge der Kunst der Renaissance in Italicn (Berlin,
1885, in-8- XII el 573 p.) p. 296 ss ; 308 ss.
1. Voir Spec. j)erf., 2.
2. V. Tcst. b. Francisci a rappendicc.
i
SPECULUM PERFECTIONIS II, 11 29
seripta " perhibemus testimonium quod plura fecit scribi
in regulA et aliis scriptis suis iu quibus multi fratrea
fuerunt sibi contrarii maxime pra^lati et scientiati nos-
tri, qua) hodie essent valde utilia et necessaria toti
religioni * ; sed quia ipse multum timebat scandalum,.
condescendebat non voluntarie voluntatibus fratrum^.
Sa»pe tamen dicebat hunc sermonem : « Va» illis fratri-
bus qiii sunt mihi contrarii in hoc quod cognosco [G a 2]
firmiter esse de voluntate Dei pro utilitate majori et
necessitate totius religionis licet invitus condesceiidam
vohmlati eorum ! » Unde sjej^e dicebat nobis sociis
suis : « In hoc est dolor meus (»t adlictio mea quia in hiis
qua» cum multo hibon? orationis et meditationis ol)tineo
a Deo per misericordiam scilicet pro utilitate prestMiti
et futura totius religionis, et ab ipso sum C(4*tificatus
€|Uod secundum voluntatem cgus sunt, alicjui fratres
ex auctoritate sua? scientia:» et falsa^ providentia» mihi
sunt contrarii (?t evacuant ea dicentes : « Ista sunt teiumda
€*t observanda et ista non^. »
n. Mz. 1*89 atld. vidhnus ; Riocanli li(J7 E iioi liqunli fumuU) cou lui
€lttando (ili8cris8e la reyola e qiuisi of/ui nltrn sun cosn isrrHta.... cic.
1. Celte plirase pourrait peiit-^tn» fairo croire a une redaclion lar-
dive ; uiais quoique moins pes«:?iniiste, Tlionias de Celano. dans la
preniiere vie, nest guere nioins explicile que le Spec. perf. sur h^s
<Iivisions de l'ordre des 1228. 1 Cel.28 [pars I, cap. XIJ : Inreniemns
niinc in prinripio nosinv ronrersionis poma fjuadam dulcia... paulo
post quirdam minoris suarifatis... postremo rero quivdam aniaritudine
plena. 1 Cel. 108 (pars II, c. VIi;: Futura esf fenfatio majrima et frifni-
latio appropinquaf. Felices qui in his quiv cwperunf persererafmnf
a quitms nonnuUos futura scandata separafmnt. Cf. 1 Cei. 111 e( 118
(pars II, c. VIII et X).
2. V. Spec. perf. 2, page 6.
:i. Sources et hisloire du texte: Mz. Mh.i 5 b 2 — f> a 2; Mz. ysi»
115 b 1 — 116 a 1 ; Cf. Bol. 2(>97 3'* b : Hiccardi Pi07 31 b.
Dans le Spcc. 1509 ce chapitre esl coniplelenienl oniis el notn» clia-
pilre suivant devient le chapilre 11.
Dans le manuscrit Hiccardi, au contraire. on Irouve bien nolre
cliapitre 11 littCTalement traduit , mais inimediatement suivi sans
30 SPECULUM PERFECTIONIS II, 12 & 13
Quod reputabat furtum acquirere eleemosynas v^^ ^
uti eis ultra necessitatem ^. Cap. 12.
DicH^bat beatus Franciscus ista verba fratribus suK: Js
frequontcr : <( Non fui latro de eleemosynis acquirend^EJo
eas vel utendo eis ultra necessitatem. Semper mini»— is
accepi (|uam m(> contingeret ne alii pauperes defraudarei
tur portione quia contrarium facere furtum esset * * »
•Qualiter Ghristus dixit ei quod nolebat Aratr^^s
aliquid habere nec in communi nec in speciaH-i-
Cap. 13.
[6 b 1] Quum fratres ministri ^ suaderent ut aliqiB.i ^
<;onced(»ret fratribus saltem in communi ita quod taimto
multitudo haberet ad quod recurreret, beatus FraD-
ciscus in onitione invocavit ^ Christum et consuluit eain
super hoc, (pii statim respondit dicens : « Ego auferam^
omnia in speciali et in communi ; huic enim familia?
II. Spec. ir)Oy adil. reZ expeniicre inntiliter. — b. Mz. 989 esl. — c. Spec. 1509
oiu. niinistri. Hicrardi 1407. H friiti ministri consigliando... — d. Vat. 4354
vornrit ; Mz. ITi.l ei Spec. 1509 om. in orutionc. — c. Mz. 1743 el 989 confenm M
tous les uuires lexies oni iiuferam.
iul)ri(|uo ni aliiuja de co qui dans les manuscrils de la Mazarine,
nos guides ordinaires, est le chapilre 12. j
Taut-il allribuer romission faile par le Spec. 1509 k un oubli ou 4 la *
mauvaise Immour d'un copisle Irouvant que le Spec. perf. r^p^ie Irop '
souvenl les m(>mes idc^es ? |j|
Les deiix demiers liers sont a peu pres int^gralement reproduits
daiis les Tribulalions (Ms. Laur. 17 b).
1. Sources et liistoire du lexte : Mz. 1743 6 a 2 ; Mz. 989 116 a 1 ;
Val. 4354 3 a ; Spec. 1509 13 b; Cf. Bol. 2697 35 b; Riccardi 1407 J
32 a ; Coiiform. 171 a 2 ed. 1510 ; 152 b 1 6d. 1513 ; 220 b 1 6d. 1590. |
SPECULUM PERFECTIONIS II, 14 31
seinper ero paratus providere quantumeumquo crescat
«t semper eam fovebo quamdiu sperabit in me ^ »
De exsecratione pecunise et qualiter punivit fra-
trem propter hoc ^. Cap. 14.
Verus amieus et imitator Christi Franciscus omnia
qua» mundi suiit perfecte despiciens super omnia exsecra-
batur pecuniam, ad fugicMidum* ipsam tanquam diabo-
lum fratres suos*" verbo et exenq)lo induxit. Ha^c
enim solertia data erat fratribus ut stercus et pecuniam
uiio amoris pretio ponderarent. Accidit ergo quadam
die ut secularis (|uidain ecclesiam Beatie Maria> de Por-
tiuncula oraturus intraret, et oblationis causa pecuniam
poneret intra*' crucem,quam illo recedente,frater quidam
simpliciter ^ manu contingens projecit eam infenestram.
Quum autem dictum fuisset [6 b 2] hoc b(?ato Fran-
cisco, frater ille depn^hensum se videns statim recurrit
ad veniain et huino prostratus se obtulit ad verbera f .
Arguit eum b. Franciscus et de pecunia tact^ duris-
sime increpavit jussitcjue eum ore proprio levare pecu-
iiiain de fenestra et extra sepem loci portare et ponere
eam ore proprio super stercus asini. ^ Repleti sunt
omnes videntes et audientes timore maximo et ex tunc
a. Vai. 4:lo4 fratrcm qui tetinit eam; Spcc. ir»O0 qui tcti(jit pecnniam. — b,
Sp«-*c. 1009 ei Vat. 43r/i fiujieintiim. — c. Spec. 1500 udil. semper. — ti. Vai. 4334
et Spec. {'^Jjiixta. — e. Sjkt. l.jO0«inj/>/<'.r. — /". Spor. l."»00 «f obtiilit verbcrari.
— //. Vai. 4:io4 et Spec. l.')09 a<l(l. Dum antem frater illc (jratniiter implcret
jtissum repleti sunt.
1. t^ources (lu lexte : Mz. 17'i3 6 a 2 s. ; Mz. 989 116 a 1 : Vat., 4354
3 a : Hpcc, 1509 14 a : Cf. Bol. 2«97 35 b : Riccardi, 1407 32 a.
Ce recit est a rapproclier du chapitre 1 dont il est peut-<}tre eu
quelquc sorle Ic noyau.
\
32 SPECULUM PERFECTIONIS II, 15
magis coniompserunt pecuniam stercori asini* compa-
ratam atque novis exemplis quotidie animabaniur ad
ipsain penitus contemnendam *.
.•I. Mz. 08t) :i:ini — fi. Mz, 171.'{ lUnirnlearvfniL — r. S[»*'C. ir^OO om. tvtftnnento.
— <l. S|M>r,. Mf^fj ostcnifut. — e. Sikt. 1."h»'.i. yvrrssr rst »crundum rarnem et
snni/uinrin fiiuu sunt (inirrrre. — /*. Vut. i.l.'/i n Confnrm. pallial : S|K'c. 1509
pHllin.
(!e n'Mil a piis>o (iaiis 2 Co\, 3, li, iiiais daiis lcs qticlques modin-
[^ations oii s«'iit l'oir(»rt de rauimir pour doiiuer plus de vivHcil<5 el de
c
iiiouvoMKMil au slvlo.
10
De vitandd, mollitie et multitudine tunicanun et
habendd, patientid, in necessitatibus. Cap. 15.
Imlutus homo iste virtute ex alto plus interius cales-
cebat*divino <puim exterius corporro t<*gumento*". Exse-
crabatur v(»stitos triplicibus (»t (pii praHer necessitatem
mollibus vestibus ulebantur in ordine. Necessitatem
vero quam non ratio S(»d vtduntas ost(»ndit'' signum
extincti spiritiis asserebat : « Spiritu, impiit, te|)ido et
paulatim a pratia friji^(»scente n(»cess(» esl carnem et san-
guimMU qua^ sunt sua ([Uierere''. » Flt dicebat : « Quid
(Miim r(»stat (piando anima caret [1 a 1] spirituabbus de-
liciis nisi ut caro revertatur ad suas et tunc animalis i^
appetitus iiecessitatis articubnn paUiatur./, tunc sensus
Carnis consci(Mitiam format.
w Si adcst fratri meo v(»ra necessitas et statim satis-
facere prop(M'al, quid nuMTedis accipi(»t, acci<lit enim
occasio nu*riti sed dispHcuiss(^ sibi studiose probavit, 2C
1. Sourcos ot iiisloiro du loxle : Mz. 17'i3 (5 I» 1 s. ; Mz. 989 116 a 1 s. ; 2:
Vat. 'ir/i :i a : Spoc \:m l'tas : Cf. Hicoardi Uti7 32 b : Uol. 2697
:{5 1) : (l«mfonu. ITo b 1 oilo Uait co uiorcoau ui flirit legenda aniiqua;
l.M h 1 c-d. l.M.i : 2ly l» 1 (mI. 1.V.K).
»
SPECULUM PERFECTIONIS 11, 15 33
Ipsas namque indigentias non patienter ferre nihil
aliud est nisi iEgyptum repetere. »
Denique nulld occasione volebat fratres habere plures
quam duas tunicas, quas tamen concedebat** consutis
petiis suffultari: exquisitos pannos horrendos esse dice-
bat et acerrime mordebat contrarium facientes, atque ut
suo exemplo tales excitaret seinper sup(»r tunicam suam
saccum asperum consuebat. Unde etiam in morte jussit
exsequiahmi tunicam op(»riri sacco ; fr'atres aut(»m quos
urgebat infirmitas vel alla necessitas induebaiit* aliain
tunicam moHem subtus ad carnem ita tauKMi (piod foris
in habitu semper asperitas et vilitas servaretur. Dicebat
enim cum dolon» maximo : « Adhiic tantiiin hixabitur
rigor et dominabitur tepor quod (ilii pauperis patris *'
non v(»rebuntiir portare etiam scarleticos'' pannos solo
colort? mutato K »
a. Mr. I7i.'I el 08!» cotittnnicbut. — h. S|m'c, l.VK) frntrifms lutlem ^/nos...
induUjothit. — r. Mz. 17W om. pntris. — (/. Mz. *M) stnrlctiros ; (^mft^rm.
1(38 b. *i e<i ialO 8rarlntico8.
1. Souroes et liUloire du texle : Mz. ITW fib 2s : Mz.089ll6a 2s;
Speo. 1500 14 b s. ; Cf. Bol. 2097 :m a ; Rlccanli 1407 32 b.
On peut r(^p('<ler ici ce qui a t'l(^ dil a propos du cliap. prect^dont,
a savoir que Tliomas de Celano en adoplant ce rtH'il n'a fait (lueu
reloucher leg(>reuient le slyle (2 Cel.3, 15), et y ajouter deux Ii>?nes :
« Tantum ad hoc laxabUur rigor, dominuhUur lepor, quod filii pau-
peris pafris eiinm sorfuialiros porlare, colore sotum mutalo minime
reretmntur. » \on tihi, pater, mentimur fitii atieni, sihi potius nos-
(ra mentitur iniquitas. Ecce enim tuce ctarius innotescit et crescit in
(iies. 11 est sans doute Inutile de nous arn^ler louguouient k uionlrer
que tous ces rapprochements d(^monIrent ranl(Ti(u*ll(* du 8pec. perf.
La prenn^re moiti(^ de ce chap. estciU^e dans Conform. 144 a 1 6d.
1510; 127 b2 ^d. 1513 ; 186 a 1 (:»d. 1590, comme emprunU^e a la
Legenda antiqua, capitulo de perfectione paupertatis. Tout le chapi-
Ire se retrouve, mais sans indication de source 168 b 2; 150 b 1;
217 a 2.
34 SPECULUM PEUFECTIO?(IS II, 16
Quod nolebat''' satisfacere corpori suo'' de 1b^-^
quibus putabat alios fratres indigere. Cap. 16.
[7 a 2] Qiium aiitom maneret beatus Franciscus api
eremitorium Saneti Eloutlierii ^ contra Reate * propt^^=^^
magnum IVigus r(?j)etiavit tunicam suam et tunicam sc^^^'
cii sui Hicerii'''* cuni (|uibus(lam p(?tiis : quia non por"^ ^"
tabat nisi unam tunicam scilic(?t liabitiialem, ita quo^~>J
corpus (^jus inde cippit ^ alicjuantulum consolari. Et
rum post quum reverteretur ab oratione^^ cum magn.
laHitiA dixit socio suo : « Me opertet esse formam
exemplum omnium fratrum, et ideo licet corpori meo s
nec(jsse ^ Iiabere tunicam repetiatam tamen me cons
derar(; oportet '' alios fratres meos quibus id idem m
cesse est et ipsi forsitan non habent nec habere possui
Und(^ me oportet considerare eos ut * ego patiar ea s-
n. Spe<*. i:>01) vohbat. — b. Mz. 174.3 ci 1)89 om. la fin du titro.— c. Blx. 174C^ «
98?» add. </<» ; Vat. 4.15'» de contrata Hente. — d. S|k*c. 1509 et Vat. 4li54 interium — —
c. Mz. 989 c(pperU. — f. Spoc. iri09 om. ab oratione. — f/. Spec. IjOO tiece8$a'^^ *^-
— h. S|M'r. 1.V09 onme8 hii licu de oportet. — i. S|h»c 1509. Vnde in hoc -wne
osteiuinm eis u/...; Vai. 4.*jr>4 Vnde in hoc oportet mc condcscendere ut.,.
1. Cet erinilagc se trouvc siir un monliculo h iine dcmi-licure au ^*
dc nicti, un pcu au-dcssus dc la pctitc (>gIiso d^diOe k S. Eleuth&*^"'
consacnk^ par Innoccnt III lc 14 aout 1198. Polthast, 1. 1, p. 30 (S. EI^^"
Ihcrc = S. Lotliairc, palron dlnnoccnt III ?) ; Mignc, Innoccnlii opt^f »"^'
t. I, col. XXV, ccix s. Je pcnsc que la vraic lccon est contra Re^^^'
en face dc Rlcti, car de rcrmitago on voit en face de sol toutc? '*
villc dont on cst scparti par un bas-fond. Ce mot de conira »et"^*'
donc lc signo quc Tautcur de ccs ligncs a rcvu tout cela en pens^ ^^^
^crivanl, niais quc lcs copistcs nc comprenant pas ont voulu voir -^*
le mot contrada ou conlrafa.
II n'y a qu'un pctit bois a travcrscr ct Ton arrive en molns d'u*^®
deml-licurc a la Forcsta, jadis San Fabiano, autre ermitage \iabi ^ ^
par Fran(;ois, dont il sera qucstion plus loin.
2. Sur fn^rc Richcr, voir chapitrc 2 (pagc 4, note 2).
SPEGULUM PERFECTIONIS II, 17 35
dem neecssitates quas et ipsi patiuntur, ut hoc vidcntes
in me, magna patienti&^ valeant sustinerc. »
Quot * enim ct quantas necessitatcs suo corpori
denegaverit ut fratribus darct bonum cxcmplum et
ipsi magis suas indigentias tolcrarent, nos qui cum
co fuimus non possumus verbis aut litteris ^ expli-
caro. Xam postquam fratrcs eoepcrunt multiplicari in
hoc summum ^ atquc prtecipuum studium habuit ut ma-
gis operibus quam verbis fratrcs doccrct quod ' habe-
rent agere vcl vitare *.
Quod verecundabatur videre aliquem se pauperio*
rem. Cap. 17.
[7bi]Quum/ scmcl obviasset cuidam paupcreulo
homini considerans paupertatcm ejus dixit socio suo:
« Magnam vcrecundiam intulit nobis paupcrtas istius
et multum reprehendit paupcrtatem nostram, nam
maxima verecundia cst mihi quum invcnio aliqucm pau-
periorem me, quum sanctam paupcrtatcm clegcrim pro
mea dominA ct pro meis divitiis s spiritualibus et corpo-
•0 a. Val. 43o'i el Spec. 1509 maf/i« patienlcr. — b. Spcc. l.VW qnia, — c. Spec.
ir>09 vithis litteria. — d. Spec. ijOO add. «iV/num. — c. M2. 1743 qnam. — f. Mi.
i743. Cumqne. — g. Spec. 1309 Juid dcliciis et.
1. Sources et histoire du texte : Mz. 1743 7 a 1 s ; Mz. 989 116 b 1 s ;
Vat. 4354 3 a; Spec. 1509 15 a; C(. Bol. 2697 36b; Riccardi 1407 33 a.
Ce r^cil se retrouve, mais amplifii}, dans les Actus bcati Francisci
in vaHe ReaUnft, Ms. d'Assise 679, f« 13 b s (26 b s). V. aussi V^^adding,
t. I, p. 279 et A. SS., oct. II, p. 837.
On trouvera plus loin, Spec. perf. 62, un aulre trait du mi^me genre.
Les Conform. 169 a 1 et 188 a 1 6d. 1510 ; 150 b ct 167 b M. 1513 ;
217 b 1 et 243 a 2 M. 1590 abrdgent un peu ce recit, mais en conser-
vant les mots de roriginal.
36 SPECILUM PERFECTIONIS II, 18
ralibus, et vox ista insonuerit toti mundo seilicet quod
professus sum paupertatem coram Deo et liominibus^. »
Qualiter induxit et docuit primos fratres ut irent
pro eleemosynd, ''. Cap. 18.
Quum beatus Franciseus ccepit habere fratres lan-
tum bptabatur de conversion(; illorum ct quod Dominus
dederat ei bonam societatem atque tantum diligobai et
venerabatur eos quod non dicebat eis ut irent proeleemo-
synis. Maxime quia videbatur ei quod verecundabantur
ire, unde parcens illorum v(»recundi{p quotidic solus
ibat pro eleemosyna*. Quum^jue nimis fatiji^aretur ex hoc
maxiuK» quia fuit homo delicatus in seculo [7 b 2] et debilis
secundum naturam et per nimiam abstinentiam et afllic-
tionem erat magis debilitatus consideransque quod
tantuin labor(»m sobis portare non posset, et quod ipsi
ad hoc id(Mn erant vocati licet verecundarentur hoc
facere quia nondum eliam plerie cognoscebant nec erant
a. S(KT. l.'»(KU't Vat. 'i.Tii adtl. qiiw vorvcundnbnntnr. — h. Loyon duVat.4354
et Spor. VM) ; Mz. 17'i:J vt OHl) ii/tr/f jmtvr illurHm solus ivU pro eleemoaynA.
1. Soiircos o! liistoin; du texlr : Mz. 1743 7 a 2 s; Mz. 989 116 b 2;
Spcc. 1509 15 a s ; Cf. Hoi. 2(il»7 M a ; Hicrartli 1407 33 b.
Ce fragiTiiMit st^ retrouve, iiiais sans indjcalion (roriglnc, dans les
Confonn. 170 a 2 vi\. l:>10 ; 151 b 2 ed. 1513; 219 a 2 M. 1590.
Tlioiiias de ('elaiio, ({iii avait ex[)riin(} la nK^nie idi^e dans 1a pre-
miere vio, 1 Cel. 7(i (f>ars I, c.xxviii}, y revient dans la seconde el
ornc le trait quil emprunlt? aii Spec. jierf. de toules les grAces de
son stylt». 2 Cel. 3, 28 : quitm omne.ni a se relegassel invidiam, sold
carere non potnil inridid paupertalis : si quidem pauperiorem se ipso
videref. protinus inridehat, et amuld pnuperlate conrertans rinci
se timebal in illo... 0 invisa inridia, o ivmulatio filiis xmulanda ! II
faut lire toiil ce cliapitre qui paraitra peut-i^tre un peu froid, pour ne
pas dire uu peu factice, a ccMe de la siinplicit^ de roriginal.
Saiiit Uonaventure (VII, 94) a abrt^ge Tlionms de Celano, loul en
employanl ses expressions.
SPKCULUM PERFECTIONIS II, 18 37
ita discreli quod dicerenl : Nos etiam voliimus ire " pro
eleemosynis, Ideo dixit eis : « Carissimi fratres et
fllioli mei, nolite verecundari ire pro eleemosyna quia
Dominus pro nobis se fecit pauperem in hoc mundo
cujus exemplo eligimus verissimam paupertatem *. HfBC
est enim hereditas nostra quam acquisivit et reliquit
nobis Dominus noster Jesus-Christus, et omnibus qui
suo exemplo volunt in sancta paupcrtate vivere. In
veritate dico vobis quod multi ex nobilioribus ot sanc-
tioribus ^ hujus saeculi venient ad istam congregatio-
nem et pro magno honore et gratia habebunt ire pro
eleemosyna '^. Ite ergo confidenter et animo gaudenti
pro eleemosyna cum benedictione Doi et magis Hbenter
et gaudenter ire pro eleemosyna dobetis quam ille qui de
una nummatd offerret centum denarios, ([uum offertis
illis amorem Dei a quibus petetis eleemosynam , dicen-
tes : [8al] Amore Domini Dei facite nobis eleemosy-
namj cujus comparatione nihil est ciBlum et terra. * »
Quia vero fratres pauci erant ideo non poterat illos
binos mittere, sed unumquemque soparatiin misit per
illa castella et villas. Et factum esf quum redirent cum
eleemosynis quas invenerant : unusquisque oslendebat
beato Francisco eleemosynas suas quas acquisiverat. Et
dicebat unus alteri : « Ego majorem eleemosynam acqui-
sivi quam tu. » Et ex hoc gravisus est beatus Franciscus
cernens eos ita hilares et jucundos. Et ex tunc quilibet
libentius/ petebat^ licentiam eundi pro eleemosynA-.
a. Val. 4354 Nos etiam ibimus. — 6. Mz. 1743 ci 989 ire pro amore Domini
no«(rt Jegu Christi viam verisaimw paupertatis. Ilsec est eiiim... — c. S|)t'C.l j09
sapientioribus ; Vai. 4354 sapienlibiis. — d.Vai. 4354 ei Spec. 1509 add. cum bene-
dtclioncDei. —e.Ma. 1743 atld. ut.— f. Mz. 1743 /e6cntin«.-- (/. Vat. 4354 acccpit.
1. CeUe id6e se relrouve au chap. 22 (p. 45).
2. Sources et hisloire du lexte : Mz. 1743 7 bl— 8 a 1; Mz. 989
116 b 2 — 117a 2; Vat. 4354 3 b; Spec. 1509 15 b; Cf. Bol. 2697 37 a;
Bjccardi 1407 34 a.
2 Cel. 3, 20 ^courte ce r^cit dont on relrouve k plusieurs reprlses
38 SPECULUM PERFECTIONIS II, 19
Quod nolebat fratres esse sollicitos et providos de
crastino *. Cap. 19.
Eodcm tempore quum essct beatus Franciseus cum
fratribus suis quos tunc habebat, in tanta paupertate *
vivebat- cum eis ut sanctum evaiigelium in omnibus et
per omnia ad litteram observarent, ab illA scilicet die
qua revelavit sibi Dominus ut ipse et fratres ejus vive-
rcnt seeundum formam sancti evangelii ; unde pro-
hibuit fratri qui faciebat coquinam fratribus ne ponerct
higumina de sero in aquA calida*^ quando debebat ea
dart* fratribus ad mandurS a 2]candum die sequenti,
sicut consuetum ost : ut observarent illud verbum
saneti evangelii : Nolite solliciti esse de crastino^, Et ita
frater ille differebat*' ponere ea ad mollificandum post
n. Ricrardi 1407. In chv modo non volevn rhc frnti cogilassino ne prorcdM-
sino huuli pellaltrft, cap. 18. — b. Spec. 1509 puritate. — c. M». 1743 add.
nisi. — d. Me. 1743 defcrebat.
des morceaux dans les Conformlles, par cxomple : 140 b 2, 6d. 1510
ou dans le lexte du Spec. perf., ou a inlercal6 les phrases de 2 Cel. ;
124 b 1. t^d. 1513 ; 181 b 2, Od. 1590. Gf. 170b 2 6d. 1510; l52al,6d. 20
1513: 219 b 2, (^d. 1590.
Tout ce chapitre n*esl guere qu*un commentalre du chap. IX de la
r^gle dc 1221, De petendA oleemosynA. Cf. chap.VIde la regle de
1223 ; Cf. Tesl. b. Francisci, a rappendice.
Sur rid(}o quo Fran^ois se faisait de ractlon de mendier, voir 2 Cel. -
3,16, Conform. 140 a 1 et 172 b 1, 6(\. 1510; Cf. Karl Mflller, Die Anfaenge
des Minorltenordens (Frlbourg, 1885, ln-8% XII et 210 p.), p. 35-37 ;
Burcliardi Chroniccm, Pertz Scrfpt., t. XXIII, p.376: Celerum dom-
nns popa in loco illorum (pauperum de Lugduno) exurgenles quosdam
alios, qui se appeUahanl Pauperes Minores, conftrmavit, quL., nudis l
pedihus tam a-stafe quam hieme ambulabant et neque pecuniam nec
quicquam aliud pnrter vicfum accipieltanf, et si quando vestem nc-
cessariam quispiam ipsis sponfe conferebat, non enim quicquam pete-
tHint ab aliquo. De son c6US Jacquos de Vitry dit : MuUeres vero (ordinis
b. Francisci) jujta civifates, in diversis hospiliis simul commoranlur,
nihil accipiunl sed de labore manuum vivunt. On trouvera k Tappen-
dice un fragment de la letlre dat^e de 1216 k laquelle ceci est emprunt^.
1. Matth. 6, 34.
SPECULfM PERFECTIONIS II, 20 39
matutinum,quan(lojaminehoatusf^/cjeratipsadiesinqu&
(lebebant mandueari. Propter quod per longuin tempus
multi fratres in pluribus locis hoc observaverunt nolentes
plures eleemosynas acquirere vel recipere quam essent
eis necessariae per unum diem, maxime in civitatibus*.
Qualiter reprehendit fratres verbo et exemplo qui
paraverant mensam sumptuose in die nativitatis
Domini ^. Cap. 20.
Quum quidam minister fratrum venisset ad b(»atum
' Franeiseum eausa e(»lebrandi* festum nativitatis Domini
cumeo in loeum fratrum de Reate, fratres oeeasione mi-
nistri etfesti paraverunt mensas aliqualiter honorifiee et
curiose ipso die nativitatis, supponentes *" tobaleas pid-
chras et albas et vasa vitrea. Deseendeus beatus Fran-
15 ciseus de eeUA ad comedendum vidit mensas in alto
positas ot euriose paratas. Tunc statim ivit secrete et
tulit baeulum [8 b 1] et eapellum cujusdam pauperis qui
illue venerat ipso die et advoeans'' unum de sociis suis
submissii voce, exivit foras ostium loei ignorantibus
0 fratribus de domo. Soeius autem remansit intra ^ juxta
ostium, fratres vero interim intraverunt ad mensain, nam
beatus Franeiseus ordinaverat ut fratres non expeeta-
rent-^ eum quando non venerat statim horA eomestionis.
Quumque stetisset aliquantulum foras pulsavit ostium et
socius ejus statim aperuit ei, et^ veiuens eum eapello
post dorsum'* et baeulo* in manibus ivit ad ostium do-
a. Vat. Woi in nocte Domiui proplcr ministrum qui aderat. Spec. 15(19 add.
propter ministrum qui aderat. — b. Spec. /509 ad celebrandum. — c. Spec.
1509 fratres ponentes. — d. Mz. 1743 convocans. — e. Spec. 1509 interius, —
f. Mi. 1713 quod fratres non expectabunt. — g. Mz. 1743 om. et. — h. Spec.
1509 om. post doraum. — t. Mz. 1743 baculum.
1. Sources et histoire du texte. Mz. 1743 8 a 1 s ; Mz. 989 117 a 2 ;
Spec. 1509 16 8 8. Gf. Bol. 2697 38 a; Riccardi 1407 34 b.
40 SPECULUM PERFECTIOMS II, 20
miis in quA fratres cometlebant sicut pereg rinus et pauper
et clamavit dicens : « Amore Domini Dei facite *" olee-
mosynam isti pauperi peregrino et infirmo! » Minister
autem et alii fratres statiin cognoverunt eum. Et res-
pondit illi minister : « Frater, nos etiam sumus pauperes
et quum simus multi, necessaria» nobis sunt eleemosyn»
quas habemus, sed amore illius Domiui quem nominasti
intres domum et dabimus tibi de eleemosynis quas Domi-
nus dedit nobis. » Et quum intrasset et staret ante
mensamfratrum minister dedit ei scutellam in quAcome-
debat et de pane similiter. Et accipiens humiliter sedit
juxta ignem coram fratribus [8 b 2] sedentibus ad men-
sam. Et suspirans dixit ad fratres : « Quum viderem men-
sam honorifice et curiose paratam consideravi quod non
erat mensa pauperum religiosorum qui (juotidie vadunt
ostiatim pro eleemosynis, nobis eniin, carissimi, magis
convenit sequi exemplum humilitatis et paupertatis
Christi quam aliis religiosis, quia ad hoc * vocati sumus^
et professi suinus coram Deo et hominibus. Unde modo
videtur mihi'' quod sedeam sicut frater Minor, nara fes-
tivitates Domini et aliorum sanctorum magis honorantur
cum inopiA et paupiMiate per quam ipsi sancti lucrati
sunt cadum, quam cum curiositate et superfluitate per
quam anima elongatur'' a cii}lo. » Ex hoc autem vere-
cundati sunt fratres, consideranles quod ipse puram
veritatem dicebat. Et quidam ex eis inceperunt fortiter
lacrymari attendentes quomodo sedebat in terrA, et quod
ita sancte et pure^ voluit eos corrigere et docere. Admo-
nebat enim fratres ut ita humiles et honestas mensas
haberent quod inde sieculares possent a?dificari et si ali-
quis pauper superveniret ut invitaretur a fratribus^^ pos-
a. Vai. 435i adti. nobis. — b. Spec. 150U adhnc. — c. Mi. 1743 fuimus, —
d. Mz. 1743 ei 9^ oni. mihi. — e. M*. 1743 ei VWy per qtiam elongantur. —
f. Spec. 1509 ei Vat. 4;Jo4 honeste. — g. Mi. 1743 et 989 add. et.
\
«
SPECULUM PERFECTIONIS II, 20 41
set sedere «qualiter et ^ jiixta eos et non pauper in terr4
et fratres in alto K
a. Yai- 4^154 posset aeiiere tcqnaliter cnm fratribus; Spec. Io09 oni. et.
1. Sources et liisloire du texle : Mz. 1743 8 a 2 — 8 b 2 : Mz. 089 117 a
2— 1 17 b 2 ; Vat. 4354 3 b s ; Spec. 1509 16 b s ; Cf. Bol. 2697 38 a ; Ric-
cardi 1407 35 a.
Les analogies de ce r^cit avec celui quc nous trouvons dans 2 Ged.
3, 7 sont Iropgrandes pour qu'on puissc les croire indopendants, mais
les divergences sautent aux yeux. Voici le niorceau de Celano : De
mensn in die Paschiv apiid eremum Gnrrii pnvparatd el de peregrino.
Faclum est quodam die Pasvha\ ut fratres in eremo Gr.rcii men-
sam accuralius solito albis et vitreis privpararent. Desvendens autem
pater de velld, venil ad mensam, conspivit atto sitam, vancque orna-
tam ; sed ridenti mensiv nequaquam arridet. Furtim etpedetentim retra-
hit gressum, capellum cujusdam pauperis, qui tunc aderat capiti suo
imponit et bacutum manu gestans egreditur foras. Expectat foris
ad oslium, donev incipiant fratres ; siquidem soliti erant non ejrpec-
tare ipsum, quando non veniret ad signum. Illis incipientibus man-
ducare, clamat rerus pauper ad oslium : « Amore Domini Dei facite,
inquit, eleemosynam isti peregrino pauperi et infirmo. » liespondeni
fratres : « Inlra huc, homo, ittius amore quem invocasfi. » liepenle
ingredilur, et sese comedentibus offert. Sed quantum stuporem credis
peregrinum civibus intulisse ? Datur petenti srutetta et solo sotus rc-
cumbens discum ponit in cinere ;« Modo sedeo, ait, ut frater Minor ; et
ad fratres : Magis nos esempta paupertatis Filii Dei quam veteros
religiosos cogere debel. Mensam vidi paratam et ornatam et paupe-
rum ostiatim eunlium non esse cognovi. » Similem hunc fuisse pere-
grino illi qui solus erat in Jerusalem eodem die, facti series probat ;
cor nihilominus ardens in discipulis dum loqueretur, effecit. Texle du
Ms. 686 d'Assise, p. 36.
Les recherclies de slyle qu'on remarque dans ce morceau ridenti
mensa' nequaquam arridet, solo solus, etc, sulliraient a prouver que
le Spec. perf. est roriginal.
Mais pourquoi les contradictions extt^rieures sur le temps et le lieu
35 od ceci se serail pass6 ? Je pense qu'elles s'expliquent par le fait que
Celano aura voulu fondre ensemble deux traits analogues, celui qui
nous est raconld par le Spec. perf. et un autre qui se serait passe k
Greccio un jour de PAques. Nous savons en effet que saint Frangois
^tait coutumier de ces pr^dications oil la pensde se traduit par des
»0 actes ext^rieurs, par des images concrdtes plus encore que par des
paroles, et s'empare ainsi du ccpur de Tauditeur en m^me temps
qu'elle 8'impose k sa vue. (V. 2 CeL 3, 134 : Du sermon que lit Frangois
aux Clarisses sans ouvrir la bouche. V. aussi 2 Cel. 3, 128, Sedenti
42 SPEGULUM PERFECTIOI>iIS II, 21
Qualiter dominus Ostiensis [9 a 1] ploravit ^ et SBdifl-
catus fuit de paupertate fl*atrum ^. Cap. 21.
Dominus Ostiensis qui fuit postea papa Gregorius
quum venisset ad capitulum fratrum a<l Sanctam Mariam
de Portiuncula intravit domum ut videret dormitorium 5
a. Vat. 435'» explorucit ; Riccanli i'«07 : A qual modo mcsser Hostiense con-
siderando la povcrta de frati pianse per dcvolione. — 6. Vat. 4354 ei Spec.
ibOO add. tempore capiluli.
namque (Francisco) ad prandium die quadam paapertalem beatx
Virginis commemoral quidam frater... protinus surgit a mensd 1
( Franci.^cus ) singultus ingeminat dolorosos et profusis lacrymis
super nudnm humum reliquum panem manducat. Ms. cit6 p. 92. Cf. 3
8oc. 15 (V).
Dans Bonaventure, nolre chapilre du Spec. perf. devienl presque
OK^connaissable et perd toule originalilc^ ; au iieu du saint troubadour, ^
du poverello passiont>, fantaisisle et heureux, nous ne trouvons plus
qu'un asc6le qui voil dans le fait de niendier une sorte de grAce
sacranionlelle agissant ej^ opere operalo, m6me au cas oA on men-
dierail pour la forme.
« In fesfis quoque praripuis ul)i opportunitas aderat mendicare so- 2
titus erai... Cnde quum semel die sancto Paschw moram facerel in
eremitorio quodam adeo ab hominum hatntatione remoto quod com-
mode mendicare non posset, memor itlius qui discipulis euntibus in
Emaus ipso die in specie peregrini apparuit, ab ipsis fratribus eleemO'
synam petiit ut peregrinus et pauper. u Bon., 96 et 97 (VII). S
Ce rapi^rochenient monlre assez combion le sens m^me de ce r6cil
a (Mr iiiodifi(5. Dans le Spec. perf., saint Franrois rappelle aux siens
qu*ils onl fait vcpu d'i>lre des pauvres, non seulemenl en parole, mais
en fait.ct d'avoir une oxislence tollo que des mendiunts n'aient pas k
rougir on venant s'assooir h cM6 d'eux. 3
Ronavonture, au contrairo, fait de la mendiciti^ le but de ce r^cil
et la repr(^sonle commo une sorle d'(ruvre ple.
Lo passage sur les f^tes des saints est cil6 par les Conformit^s
Vtk b 1, t'd. 1510, conime cmprunl^ k la Legenda antiqua capitulo de
perfoclionc pauporlalis, 128 a 2, tH\. 1513 ; 186 b 2, ^d. 1590. Le r^cit ;
lui-mt^mo est rosumo en quolques lignes, Conform. 168 b 1, 6d. 1510;
150 a 2, ^d. 1513 ; 217 a 1, 6d. 1590.
PIus tard ce r^clt passa dans les Aclus B. Francisci in valle Rea-
linft, mals comme d Tordinaire non sans y recevoir une foule de
d^tails et de gloses qui en triplent l'6tendue. II commence ainsi :
15
SPEGULUM PERFECTIONIS II, 22 43
fralrum cum multis militibus et clericis et videns quod
fratres jacebant in terr4 et nihil habcbant subtus nisi mo«
dicum de pale& et quasdam culcitras pernunculas *» (sic)
et fractas quasi totas et cervicalia nulla coepit fortiter
lacrymari coram omnibus * dicens : « Eceo hic dormiunt
fratres , nos vero misori tot superfluitatibus utimur !
quid ergo erit de nobis ? » Unde ipse ot omncs alii orant
valde a^difieati. Monsam otiam nullani vidit ibi quia ^
fratres comedebant in torra in loco illo '.
^^ Qualiter milites invenerunt necessaria petendo
eleemosynam ostiatim Juxta consilium beati
Francisci^. Cap. 22.
Quum boatus FVanciscus essot in loeo Bagaortia ^ super
civitatem Nucerii /2 coppcrunt podos ojus fortius^? intu-
a. Vat. 4354 et Spec. 1509 pauperculas. — h. Vat. 'i,354 ei Spe<'. 1500 fratribus.
— c. M». 1743 quod. — d. Spec. 1509 atUI. ipuc ipsi pro pecuniA uon poterant
invenire. Hiccardi 1407 A qual moc/o maiido per In limoftiua rerti rnvalicri
liquali se confidavano ne loro danari. — e. Spec. 1500 Bargre. — f. Mz. 08?) ei
1743 iVotorii ; Spec. 1509iVwtrcy. — y. S|)ec. 1500 om. fortius.
^ Quum quedam tempore moram faceret in locoprope Reate, scUicet in
colle S. Fabiani, quidam provincialis minister ob devotionem et reve^
rentiam humitis Francisci festum nativitatis secum voluit cetebrare...
Plus loin on lit : Accipiens copellum posnit eum post spatulas et cum
baculo in manibus hostium putsavit et ait: a Laudato Dio!» ... stans
^ anle hostiam voce attd ctamavit : « Per lamore de missere domene
deo facciate elymosyna ad quisto peregrino povero et infirmo. »
Ms. 679 d*Assise 8 u-9 a (alias 20 a-22 a).
1. Sources et histoire du texte : Mz. 1743 9 a 1 ; Mz. 989 117 b 2 s ;
Val. 4354 4 a ; Spec. 1509.17 a ; Gf. Bol. 2697 39 a ; Rlccardi 1407 35 b.
JO Ce r^cit a pass^ presque lextuenement dans 2 Cel 3, 9 qui y ajoule
quelques llgnes ou il Joue .sur le noin du cardinal : Ilic Ostiensis ille
ftiiL., oslium maximum,... donec hostiam... o pius portus.
Les Conformit^s redonnent le texte primitif, niais sans indicalion
de source, 170 b 1, ^d. 1510; 152 a 1, ^d. 1513; 219 b 2, ^d. 1590.
35 2. Malgr^ les fanlaisies orlhographiques des copistes, il est facile
de volr qu*il s'aglt lcl de Bagnara (aujourd'hui Bagnl), k une petite
benre de marche au 8. de Nocera (Ombrie).
44 SPECULUM PERFECTIOXIS II, 22
moseere cx infirinilate hytlropisis et graviter infirmaius
est ibi. Quod qnum audissent homines <* Assisii, vene-
runt [9 a 2] festinanter quidam milites ad locum illum
ut dueerent ipsum Assisium *, timentes ne ibi morere-
tur *-' et alii haberent sanctissimum corpus ejus. Dum 5 «
autem ducen»nt (»um, re<juieverunt in quodam castro
de comitatu Assisii nt ibi pranderent, et beatus Fran-
ciseus quievit in donio eujusdam pauperis hominis qui
libenter suseepit eum, milites vero iverunt per castrum
ut emerent sibi neeessaria et non invenerunt. Et reversi la
sunt ad ])eatuin Franeiseum dieiMites (?i quasi sola-
tiando'' : a Oport(»t, frater**, ut detis nobis deeleemosy-
nis vestris quia nihil habere possumus ad (?dendum/.» Et
ait illis b(nitus Franeiseus eum magno fervore spiriiils :
M Ideo non invenistis fpiia eonfiditisin vestris muscis^* lE
et denariis oi non in Deo, sed revertimini ad domos
per quas ivistis qua»rendo ad (»inendum, et deposit4 vere-
eundia (piaMatis ^ ibi (deemosynas amore Domini Dei et
Spiritu Saneti^ inspirant(» dabunt vobis abundanier. »
Iverunt ergo et petierunt eh^emosynas sicut dixit eis 2<c
beatus Franeiseus et cum magiui hetitia et abundanti^
dederunt eis de rebus quas habebant illi a quibus elee-
mosynam postulabant. Et eognoseentes hoc eis acci-
<lisse [D b 1] miraeulose, cum inagno gaudio ad beatum
Franeiseum laudantes Dominum sunt reversi. 2*
Sie utique * beatus Franeiseus pro magna nobiliiate et
dignitate habebat secundum Deuin et secundum mundum
petere eleemosynas ainore Domini Dei, quia omnia qu»
pater (^adestis pro utilitate hominis creavil propier amo-
rem dileeti iilii sui, dignis et indignis posi peccalum 30
n. S|hm:. 1o<.)9 om. homines, puis ile Assisio. — b. Spec. 1509 add. super
asinum. — c. S|»iKr. 1 jiJO mornrehir. — d. Mi. 17i;i salaciando. — ^. Spec. 1509
En, frntres, detis. — f. Si>ec. ijtW emendnm. — j/. Spt^Hr. 1509 iiummia. —
h. Spoc. IJOD yralis. — i. Spec. lj(W itaqtte.
1 . Muscas nempe denarios rocori/. 2 GeL 3, 23. Ms. 686 d^Assise, p. 43. 3S
SPECULUM PERFECTIONIS II, 22 45
gralis per eleemosynam sunt concessa. Dicebat enim
quod libentius et jucundius deberet petere servus Dei
eleemosynas amore Domini Dei quam ille qui pro suA
largitate et curialitate iret dicendo : « Quicumque dabit
> mihi talem nuinmatam valentem unum solum denarium,
dabo sibi mille marcas auri : nam servus Dei [)etendo
eleemosynam olFert airiorem Dei illis a quibus p<?tit, in
cujus comparatione omnia qua? sunt in Cielo et in terra
nihil sunt*. » Unde antequam fratres (»ssent multiplicati
> et etiam postquam multiplicati fuerunt, quum irent per
mundum pnedicando et invitarentur al) ali(pio quan-
tumcumcpu^ nobili et divite ut conKMJerent (»t liospita-
rentur apud euin, semper hora com(»stionis ibant «f^ro
eleemosyna priusquam irent ad illius donmni propter bo-
5> num exemphim fratrum et dignitatem domina> pauper-
tatis. Et multoties dicebat ei ille qui invitav(»rat eum
quod non iret, cui respondit ** : w Ego noh) dimittere
dignitatem meam * regah^m et henMlitatem [9 b 2] ot
professionem meam ^ et fratrum meorum vi(h»licet ire
'^ pro eleemosyna ostiatim. » Et ali(piando ibat cum eo ipse
qui invitaverat et eleemosynas quas acquirebat beatus
Franciscus ille accipiebat et propter ejus devotionem
pro reliquiis retinebat ^, Qui scripsit ha>c, vidit hoc nuU-
toties et testimonium perhibet d(; hiis ',
-^ a. SpJT. ihO^ Dicehat muUoliea ei (jui invitnvernt ipsum qunre sic fnceret et
resjxtndit. — h. S|h*c. \:0) noslrnm. — o. Spec. \M) nostnnn et frntrum nos^
trorum. — tl. Spec. 1 JOU deponchat.
1. La m^ine idee a tHt^ d('*ja exprim^e au cliapilro 18 (p. 37).
2. Sources et liistoire du lexlo : Mz. 1743 U a 1 — y b 2; Mz. 981^
30 ll8a 1 — 118b 1 ; Spec. 1509 17 b — 18 b; Cf. Bol. 2697 39 b; Hiccardi
1407 36 a.
2 Cel. 3, 23 resume ce r^cit lr6s exaclemenl, non sans en roloucher
un peu le style. II y ajoute un pelit d«^lail qui nVst pas sans inlertVt, lo
nom du lieu od ceci arriva : Quiimque mililes reverenter in equis ipsum
35 transveherent, devenerunt ad villam quamdam pauperrimam nomine
Satrianum. Or, Satriano existe encore. Cest une fermo si peu im-
portante aujourd'hui que les qucstions que j'avais posc^os en 1891 et
46 SPECULUM PERFECTIONIS II, 23
Qualiter ivit ^ pro eleemosynA. priasquam intraret
ad mensam cardinalis^ Cap. 23.
Quodam tempore quum beatus Franciscus visitasset
dominum Ostionsem qui postea fuit papa Gregorius, in
hork comestionis quasi furtive ivit pro eleemosynis ostia- 5£
tim et ([uum r(»v(?rsus fuisset jam intraverat ad mensam
dominus Ostiensis cum multis militibus et nobilibus.
Aceedens autem boatiis Franciscus posuit super mensam
coramcardinaliillas eleemosynas quas inveneratetintra-
vit ad mensam juxta ipsum, quia volebat quod semper ii
beatus Franciscus sederet prope eum '". Et verecunda-
tus fuit indo aliquantulum cardinalis eo quod iverat pro
eleemosynis et posuerat (?as super mensam, sed nihil
a. Spec. IjOU iret. — b. Vat. 435i ei S|x?c. Ij(y9 atUi. et ttc hoc nssignavit nobi'
lcm (Vat. notuhilcm) rationcm. — c. Vat. 4354 et S|)cc. 1509 ad mensam juxtd
eum.
1892 k lues amis d'Assiso dttaient (leineur<}es sans reponse, lorsque
Tann^e dernit^re j'y passai dans une course a Sasso Rosso.
Satriano n'est plus qu'une petile grange exaclement au pied de
l'escarpenient do Sasso Rosso, ii deux niinutes de Gabbiaiio. Les 2^
soldals qui allerent cherclier saint Fran^ois k Nocera avaient donc
6vil6 la roule ordinaire par Foligno et Spello, de peur d*un coup de
niain, ei avaient suivi des sentiers de montagne ((ui p^n^traient et
pt^nelrent encore sur le territoire d'Assise, pr^cis^ment k Satriano.
(Voir le Slatuto d'Assise, PtTouse 15'i3, lib. V, rub. 47). La preuve 25
qu'au nioyen Age il v eut la un peu plus que cette uni(|ue maison,
c*est la meniion de la chapelle S. Paul de Satriano dans la buUe
Pia poslulalio du 11 mars 1244. (Disamina di iS. Ruflno, p. 399}.
Le cheinin (iu'on suit de la jusqu'a Assise (2 heures) serpenlant k mi-
C(Me du Subasio est un des plus piltoresques de toute rOmbrie. G*est, 3<
d(; plus, la course la plus recomniandable pour ceux qui voudraient
^tudier la topographie franciscaine des environs d*Assise.
Saint Donaventure (VII, 98) a copie 2 Cel. 3, 23 qu'il abr^ge un peu,
Le dernier quart dc ce morceau a 6i6 distrait par 2 Cel. 3, 18 pour
foriner un chapitre a part dont le sens demeure, mais dont le style 3
a 616 lransforni(5.
SPECtJLUM PERFEGTIO^^IS II, 23 47
dixit ei tunc propter recumbentes. Quumque comedisset
aliquantulum ^* beatus Franciscus accepit de eleemosy-
nis suis et cuilibet militi et capellanis domini cardinalis
misit [10 a 1] parum ex parte Domini Dei. Qui omnes
cum magn4 la^titia * et devotione accipientes extrahentes
sibi capucia et infulas, et alii comedebant et alii repone-
bant propter ejus devotionem. Ex hoc autem gavisus cst
valde*^ dominus Ostiensis propter illorum devotionem,
maxime quia illcT eleemosyna) non erant de pane frumenti.
Post comestionem intravit cameram suam ducens
secum beatum Franciscum, et elevans bracliia sua ample-
xatusestbeatum Franciseum^^cumnimiogaudio etexulta-
tione, dicens ei: uQuare, frater mi simplicissimc**, fecisti
mihi hodie verecundiam ut veniens ad domum meam
quse est domus fratrum tuorum ires pro eleemosynis? »
Respondit ei beatus Franciscus: « Imo, domine, exhi-
bui vobis maximum honorem quoniam quum subditus
facit oflicium suum et implet obedientiam domini sui,
facit honorem domino suo; et ait, me oportet^^ esse for-
^ mam et exemplum pauperum vestrorum s maxime quia
scio quod in hac religione fratrum, sunt et erunt fratres
Minores nomine et opere qui propter amorem Domini Dei
et Sancti Spiritiis unctionem^ qui docebit eos de omnibus
humiliabuntur ad humilitatem omnem et subjectionem
^ et servitium fratrum suorum. Sunt etiam [10 a 2] et erunt
de illis qui verecundia detenti aut propter malum usum
dedignantur et dedignabuntur se humiliare et declinare ^
ad eundum pro eleemosynis et facere alia opera servilia,
propter quod oportet me opere docere eos qui sunt et
a. Spec. 1509 ora. alxqnantidum. — b . Vai. 435'i et Spec. 1509 rcvcrentiA. —
c. Spec. loOOom.ra/de. — d. Spec. 1509 oni. et elcvans jusqua Franciscum. —
e. Vat. 4354 om. aimpliciasimc ; Spec. 1509 in simplicitate ; Conforni. simpli-
cione. — f. Spec. 1509 add. omnem. —(j. Vat. 4354 meorum fratrum ; Spec.
1509 nostrorum. -^ h. Vat. 4354 vocatione ; Spec. 1509 vocationem et imc-
lionem. Mz. 1743 et 989 unctione; Conforra. unctionem. — i. Mz. 989 et Spec.
1509 inclinare.
48 SPECULLM PERFECTIONIS II, 23
erunl in n»ligion(» nl in hoc sapculo et in futuro siJit
inexcusabilos coram Deo. Existens ergo apud vos ^^
estis Dominus et Apostolicus noster** et apud alJ^^
magnatos et divitos hujus sa?culi, qui propter amor^^
Domini Dci cnm multa dcvotiono non solum mo recipi*^*
in domos v<'stras s(h1 (»tiam mo comp(>llitis ad hoc, n^*^
vor(»cundari ivo pro oh^omosvnis, imo v(do hoc haln^rc? **
tonoro s(»cunduin Doum pro maxima nobilitate et digC^^"
tate rogali, at(|uo lionoro illius (pii quuin ess(?t Domia '^
omnium pro nobis fiori voluit sorvus omnium, et qui^-*^
essot divos gloriosus in majostato sua venit pauper
dosp(»ctus in humilitato nostra. Undo v(d()* quod scia
fratros qui sunt ot (MMint ([uod pro majore ccmsolatioi
aniniio ot corporis liab(»o quando sodeo ad inensam p(
porculain fratrum ot vidoo coram mo pauperculas eh
mosynas quio acquiruntur ^ ostiatim amore Domini D(
quam (pium sod(»o'' ad vostram monsam ot aliorum doi
norum ])i'(»paratam d(i divorsis forculis abundant(
Panis onim olo(*mosyna» ost panis sanctus quom sanctL
cat [10 b 1], laus ot amor Domini Doi quoniam quui
frator vadit pro oIotnnosynA prius (Iob(?t dicore : Law
iits et benedictus sit Doniinns Deus ! Postea del
dicoro: Facite nobis eleemosynam amore Domini Dei
Et d(? hujusmodi oollationo vorbornm beati Francij
cardinalis/ fuit valdo a»dificatus, et ait illi : « Fili
quod bonum ost in oculis tuis facias, quoniam De^
tocum ost (*t tu cum ipso. »
Xam voluntas b(*ati Francisci fuit sic ot multoties di^^
quod frator non d(jb(*r(jt diu stare quin^fJ^ iret pro eleemosv
proptormoritummagnumotnoverecundareturposteair'
a. Mz. 089rir; Spec. 15(K) p.sfw dnminns et critis apo8tolicu8 noster-^ T"
b. Mz. 17i3 ot 981) oni. volo ; Sjk^c. 1509 volo nt. — c. Spec. 1509 qttas acfj*^^ "^'
runt. — d. Spec. 1509 acdero. — c. Spec. 1509 quando. — f. Spec. 1509 om. €?*
dinalis. — f/. Spec. 1509 qnod non fratres dcberet dici qui non iret, etc-
h. SfHJc. 1509 ct non verccundarctur pro elceniosyn^ ire. ,
i
SPECULUM PEIIFKCTIONIS II, 24 49
Inio qiianto fratcr. fuit * nobilior ct inrlior iii sfpciilo
tuiito nicigis hi^labatur et aMlilicabatur (!<» ro quaiKlo
iIkiI * pro (»leoniosyna vi fa<*i(»bat alia opera srrvilia qua»
tuiif* fari(4)ant fratnVs*^ K
^^ f^tre qni nec orabat nec laborabat sed bene
oomedebat '^ Cap. -24.
I II primordio religionis (|uuin fratres inancrcnt apud
■^^ i J4rnm Tortum' prop(j Assisiuni (»rat inter (h)s (piidain
^■'«^txT (|ui parum orabat (*t non lalmrabat, pro (»l(M»ino-
*^>'i^5\ ir(? nolebat et bene com(Mlebat. (lonsiderans Ihee
^>***^tus Franciscus cognovit per Spirituiu sanctuin quod
**i*«il carnalis liomo et ait illi: « Vade viam tuain, frater
*ii ti^sea **, (pioniam vis coineden^ laborem fratruin tuorum
*-t^ osse otiosus in open» I)(»i sicut apis otiosus/ et ste-
•■ - SptT. ijUO /'rafer quia tunr fucrut. — /*. Mz. I7'i3 irif.— c. Spor. i:)(.i9 fitric-
''•* ^lisi servitia et opera qiue tunc... — il. Spec. l.>(K)u«l(i. inuuiunui hvncfnric-
'5*^- Aiccanli 1407. A qual modo c cnrcio un frnlc il qunlr mni ornrn non
•^•^•*rara ne per la limoftinu andnvn p heu muufiinrn. — c. .*<im'c. I.MHJ Vntiv
« •'«'«.'rjiw/a viam tuam. — f. Spec. \M «-t C(n»r(irni. olitt»n.
^ *- iSouroc** et Iiis^toiro du texlo : Mz. 17'i:< y h-i-lol» 1 : Mz. y«9 118
** * — ll9al ; Vat. 4:154 k a s; Spoc. \:m I8b— lUl) ; Conforni. 170 h
*-^- «H 1510 : 152 R 2 s, «5(1. 1513 ; 220 a 1 s. rd. l.VJO ; ( :f. Hol. 'H\\n 'lO
*• ^ Riccardi 1407 37 a.
- Cd. 3, 19 (Ms. fi86 dWssiso, p. 'il-^ri) al)n'j;o boiiucnup ro ivcit
** **«>nt ji rproani> \o slylo ; Hon., 05 (cap. VIl) orourli^ oncoro C.clano
*<*ut en lc copiant
•• l.)urant lei» preiniors lenips <lo Tonlro. los fivrcs si? rciirjiionl a
»iVo Torlo, cabane qui faisail parlio do riiosi^ico (\o:t^ lcpronx dWs-
^.so • (leux chapelles <lc crt liospico i»xis|onl oncorc San Unlino
*' •^rce el 8anta Maria Maddalona, a vin^l niinuh-s cnviron do la sla-
'*f*i\ (rA^sitfiCct h (pielquospas do la ^'rando roiilo (pii va i\o s. Maric
•'•*^ Anges (1 Spello. Les cpioslitinslrcs dclii'al«'sc| Ircs c«tnipIoxo< (p:i
^**nct,»rnent Hlvo Torlo sonl. lonifuonionl clndiccs dans lc I. II dc la
48 SPECULUM PERFECTIONIS II, 23
erunt in roligiono iit in hoc sspculo et in futuro sint
inoxcusabilos coram Deo. Existens ergo apud vos cpii
estis Dominus et Apostolicus noster** et apud alios
magnates et divites hujus sa»culi, qui propter amorem
Domini Doi cum muItA dovotiono non solum me reeipitis
in domos vostras s(?d otiam mo compollitis ad hoc, nolo
vorocundari in» pro (»Ioomosynis, imo volo hoc habere et
tenoro socundum Doum pro maxima nobilitato et digni-
tate rogali, atrpie honoro illius qui (puim essot Dominus
omnium pro nobis fiori vohiit sorvus omnium, et ([uum
esset divos gloriosus in majostat(? sua vonit pauper et
despoctus in humilitato nostra. Undo volo* quod sciant
fratros (pii sunt et orunt quod pro majore consolatione
aninuo ot corporis hab(^o quando sodoo ad mensam pau-
poiTulam fratrum oi vidoo coram mo pauperculas elce-
mosynas quio acquiruntur*' ostiatim amoro Domini Dei,
quam quum sodoo'' ad vostram moiisam ot aliorum domi-
norum ])r(*paratain do divorsis forculis abundanter.
Panis onim olcomosyna* ost ])anis sanctus quem saiietifi-
cat [10 b 1], laus ot amor Domini Doi quoniam quum'
frator vadit pro oh^emosynA prius dobet dicere : Lauda-
tus et benedictus sit Doniinus Deus ! Postea debet
dicore: Facite nobis eleemosynam amore Domini Dei.r^
Et d(; hujusmodi coHationo vorborum boati Francisci
cardinalis/ fuit valde aMlificatus, et ait illi : « Fili mi,
quod bonum est in oculis tuis facias, quoniam Deus
tecum ost et tu ciun ipso. »
Xam voluntas boati Francisci fuit sic et multoties dixit
quod frator non deboret diu staro quin^ iret pro eleemosynft
propter moritum magnum et no vcrocundaretur postea ire*.
a. Mz. 989 y:ir i Spcc. 1509 c«fi« iUmVxnus ct critla apostoUctis nostcr. —
b. Mz. 1743 et 989 oni. volo ; Spec. 1509 volo nt. — c. Spec. 1509 qttas ncqui-
runt. — d. Spec. 1509 scdcro. — c. Spec. 1509 quando. — f. Spec. 1509 om. cnr^
dinnlis. — ij. Spec. 1509 qnod non fratrcs dcberct dici qui non iret, eic. —
h. Spec. 1509 et non vcrccundaretur pro clcemosynA irc. ,
SPECLLLM PEHFKCTIONIS II, 24 49
Im«) c|iianti) frator. fuif nobilior r{ niclior in sipculo
tanto nia^is la^lahatur et a»dilical)atur dt» ro (|uando
ibal * pro (d<?f»inosyna rt facicbat alia opcra s<»rvilia (\\uv
luiu! fa(i(d)ant fratr(.»s*^^ •.
De fratre qui nec orabat nec laborabat sed bene
comedebat ''. Cap. 24.
In primordio rclifi^ionis (piuin fratr(»s inan(»rcnt apud
Higuin Tortum* prop(i Assisiuni (»rat intcr (»os (piidam
fratcr (|ui pnrum orabat ct non laborabat, ])ro cb^Mno-
svna irc nolcbat ct bcnc conu^dcbiit. (]onsidcrans lucc
b(*atus Franciscus cognovit pcr Spirituin sanctum (piod
(Tat carnalis hoino ct ait illi: « Vadc viam tuain, fratcr
niusca *", (pioniain vis conuMlcn? laborcm fratrum tuorum
ct ossc otiosus in opcn» I)(»i sicut apis otiosus/ ct stc-
i5 n. S|itM'. \^.)fralcr quis tnnr fiivrut. — /;, Mz. 1743 icjf.— r. Spec. l"»(ifl fnriv-
Imt alia «ervitia et opern </iur tiinr... — */. S|»oc. iJ^Ktudd. nnnqnnni benrfiirii'-
hnt. Aicrardi 1407. -l qual inodo c rnrcio tin frate U nniilr non or.jr.i non
iiirurara ne per la timosina ninlnra r hrn innnfiincn. — r. Sjur. VtiY.) Vndr
fratrr juxta ciam tunm. — f. Spcc. \M) oi (^>nrorni. otinsn.
O I. .Sourc(?3 *;t lii.-^toiie (lii l«'xl»^ : M/. 17'i3 yl)-2— lol) 1 : M/. ysy 118
I) 1 — llOal : Val. '»35'i 'i a s; S\ioc. l.V)y iHh— Pjb : Cnriforni. 17o h
•2. «'(I. 1.M0 ; 152 a I s, ed. 151;^ : 220 a 1 .-*. oil l.VJO ; Cf. Ho|. 2r,U7 'jO
h: Riccanli VtOl 37 a.
2 Ccl. 3, 19 (Ms. 086 crAssiSi». p. 'il-'!^) {ibivm» l)(»aiirnu|) cr ivril
:> «Innl il reinanii? \o stylo ; Ihm., *J5 •cap. VII) rcniirlo cricnrc Cclaiin
lout i;n le copiant.
2. Duranl les preiniers tcriips dc Tnrdrc, lcs fivrcs sc rcliniicnl a
nivo Torto, cabane ipii faisail parlie t\v riinsi)i<M> dcs li'*prcux dAs-
sise : dcux cliapellcs de ccl Imspirj» exisleiil cncnr»', Saii Uuriun
o dWrce et Santa Maria Maddalcna, a vin^l iiiinules ciivirnii dc la sla-
linn d'A?«is»eel a (pielqucspas dc la j<randc rnulc <pii va dc S, Mari*»
di's An^es a Spello. Les qiicslioiis Iros delicalcs«'l lr»'s cnmpl<'x«»s <p:i
cnnccrnent Kivo Torlo sonl Iniigucmciil clu<ii<''<'s daiix !»' 1. II <!<» la
1)1
SPECILI M PEKFECTIOMS II, 26
fnifiorihus^' fratrihus nieis feristis, niiln fecistis^ , Ef
li(<'t (lc oninibus |)aii|MMilnis spiritualihiis Domimis Jjoc
iutcllrxil, prauipuc taiuen praMJixtt n^lifi^ionem fraf i**"»
Minoruui in (*crlrsia sua e^ssc vcnturam.
rndr sicnt rcvrlatuin fuit hrato Francisco ut debc^'^'^
vocari rrlij^^infrairum Minorum sic frcit scrihi inprima ^'*''
(j^ula(|nam portavit coram domino papa Innoccmtiotcr "^***
(|ni ram a]>prol)avit rt c(mcrssit (»t ])ost(»a in consislo ^ *^^^
omnihiis nuntiavit. Simililrr (»t salutatiom^m (piaiii f^ ^
trrs (Irbrhant (licrrr, Dominus sihi rrvrlavit, sicut sci
frcit in ' 1 1 a 2^ trstamrnto (lic(»ns : « Dominus inihi
v(»lavit nt (Irhrrrm dicrn» \\vo salntationr : Dominust
tibi pacent ', »
Indr in ])rinci|)io rrlijj^ionis ([uum irrt cum qit
dain fratrr (jui fuit unus d(» duodrrim |U'iiuis*, i
fratrr salutahat * viros rt inuli(»rrs j)rr viam (»t e '
(]ui rrant in agris dicriis : <c Dominus drt vobis ])ac(»in^ —
Et (juia liominrs non audi(>rant adliuc iirri ab aliquib ^
rrli}4^iosis talrm salutatioiKMiK ind(; j)lurimuin miraha
tur. Imo ali(]ni cuin indi^nationr dicrhant (*is : a ()M
sihi vult ista talis salutatio vrstrji ? » Ita (juod frati
\)i w
ct
:i. Va!. \:\'t\ ininiims. — /*. Sjm-o. I.M»*) rx (tiUKierhn jininus. — c. Mz. ITii
lisli :i;ilnt;irit.
0-
lc
\a
•3
1. Mallli, •25, 'lO : AY responticns vex dlvet Ulis : « Amen diro r<^
(innuuUu ferisfis uni e.r frutrihus meis minimis, miln fecistis.^ ^
Il)i<l, 'i:> : (Juumtliu non feristis uni de minoribus liis, nec mihi fec ^
ffs. ») Sur rorij^iru' de rappellalion (I»»s fivro.s Mineurs V. 1 Cel.
ipars I, cap, !:>;. Hon,. 78 (VI;. Cf. Kaii Miiller, I)ic Anfjenge t-^
Mindrilcnnrdens, p. 7. I/usa^e (1«* re niol au sens polMiquc elait c-
rantau Xlll" >ieole V. Duoanse), Cf. Pi<»rre de la Vigne« EpistoliP '^^
Iselius . I, II, p, 52. duitiunijustitiario ut reformetnr pax inler mi^
res ef mujores... mandamus quatenus infer milites ef populares cif
iafis prorures parem...
2. Tesl. b. Francisei : Saiutationem hanc revelarit mihi Domirif^
uf fiireremus: « Pominus det /Hh' parem. •> Cf. 3 Soc, 26(VIiri : Hon—
iir.
JS
J5
»»~
SPECULLM PERFECTIONIS II, 7 51
Qualiter revelatum fuit sibi a Domino ut vocaren-
tur fratres Minores et annuntiarent pacem et
salutem •'». Cap. 26.
Quculain virc dixit Ix^atus Franciseus : « Religio et
vita Minorum fratruiu est [11 a 1] quidam pusilliis grex
quem Filius Dei in hae novissima liora postulavit patri
suo cadesti dieens : « Pater, v(»llem quod faeeies et
dares inihi unum novuni populum et humilein in * hac
iiovissimA liorA qui esset dissimilis iii huinililate et pau-
pertate ah omnihus aliis qui pneeesserunt et (;ss(»t ** eon-
tentus hahen» me solum. » Et ait pater audito lilio suo:
« Fili mi, factum est (piod postulastl. »
Undo dicebat beatus Franciscus quod ideo Djmis voluit
ot r(»v(davit oi ut vocarentur fratrcs Minores, (piia ist(^ est
popiilus pauper et humilis (pi(»in Filius Dei postulavit patri
siio, de(pio populo ips(Mnet lilius Deidicit in Evan^elio :
Xolite timere pusillns grex, quia complucuit putri
vestro^ dare vobis reguum^, Et iterum ; Quod uni ex
.•I. S|»i'<". iJyiJ pacvin ?iJ snlutationc. — h. Mz. 171:$ ft. — r. Mz. I7i5 au lit-ii d
cKjjf/ n cjiis. — t/. Spco. ijiH) plariiU pntri unstro.
frater aii lieu d*un pauper. II soinbU? biiMi q\u) re soit la uiic convc-
lion ile (><?lano qui n'uura pas toul a fait cornpris W sciis <lc cc ivcit.
Frt^re Leon nous y inontre Franrois i>ro|)osant en e.xcmplc a >c.-.
fri»res la gaile d'un pauvrc (pii deseendait d'Assise en cliantanl.
* Dans ce niorceau, comnie dans le precedent et plusi<Mirs aiitrcs du
Spec. perf., on a la sensation d'um; epo(|ue ou la notion d*uM onlrc dc-
freres Mineurs n'exi.stait (iu'en gerine. A ce moment loul pau\ rc spiri-
tuel etait fr(?re Mineur. Ces Iraces d*un etat de choscs (pii dis|)anit
rapidemenl et que la seconde g^^ntiration franciscaine iic pouvait |»as
!0 imaginer sonl aussi la preuvc ((ue lc Spec. perf, n'a [m (Mrc ccrii (pic
par des frt^res de la premifre lieure.
1. Luc 12. 32.
54 SPECULUM PEHFECTIOMS III, 27
CAPITULUM III ;
DE CARITATE ET COMPASSIONE ET CONDESCENSIONE AD PROXIMUI
et primo qualiter condescendit fratri qui morieba
turfame comedendo cum ipso, admonens fratreK- =r $
ut discrete psenitentiam agerent \ Cap. 27.
[11 1) 1] Qiiodani lt'm[)oru qmim boatus Franciscu
C(p|)il liaberc fratrcs otmanerct* cum ois apud Rigiu
Tortum* propi? Assisium , accidit ut quadain nocti
(|uicsc<*utibus omuibus fratribus circa incdium noct^^ ^s
rxchuuarot uuus (b' frat ribus dicons : « ^forior ! niorior ! »
Stupcfacti autom ot torriti omnos fratros ovigilaverun
Et oxurgons boatus Franciscus dixit : w Surgito, fr
tr(»s, ct accondito bimon ! » Et acconso lumino dixil
<c Quis ost iHo (jui dixit, morior? » Rospondit frator ilh
« Ego sum. » Et ait illi : « Quid liabos, frator ? qu
modo morioris ? » At iHo ait : « ^forior faino. »
Tunc boatus Franciscus statim parari*' focit mcns^^^ "ni
;i. S|t<'«-. I."»(m jff (/isor«7c vt (litilrirlc ct tcwperute i'ic<*rcut. — b. Mi.ll
!7i.".i inuiicns. — c. S|»(m'. 1.")I)U niiinnii.
et
iirirlii,'»' («'s riMJIs (jifil y aurnit Irouvi' rillusinilioii en langage po
lairc (lc scs ])n>pros i(I('»('s.
Si Ic S|MM'. jMMf. ^''lait p(>sl(!'ri«'ur a la Sccondo vie de Celano o
la Lctioudc (Ii; Lioiiavculurc, iious y lirioiis en bolle plaoc ravent
<Io 00 froro ([ui. ayanl louolio uno \)'wcc do monnaie, perdit inslan
iiouioul la i^arolo :2 (lol. 3, 12;, ou do c.ohii qui ayant ramasst^ i
l)our.<o oii vit sorlir un sorpont 2 Col. 3. 1'«; Bon. 02 [VII]); oi
trouvorail aussi Ic iniraolc do la ouissc dc poulet qui devint un
soii pour rodovoiiir onsuitc uno ouisse de poulel (2 Cel. 3, 24. Cf. A.
ool., 1. II. p. 82yj ot Tapparition dos trois foinmes siir !c chemin
Sioiiuo 2 Cel. .3, 37 ; lion. 93 [VIIJ ).
1/ahsono»; do lous oos Irails prouve assez qu'avec lc Spec. p
nous soiimics a Torigiiic in(>m(? dc la Iradilion franciscaine.
1. Voir oi-dcssus, p. 69. noto 2.
u-
2C
i
SPECULUM PERFECTIONIS 11, 2G 5i5
ille c(r[)it ex hoc ver(?cuiidari, uiuh^ dixit heato Fi*an-
oisco : « Diinitte me dicere aliani sahitatioiu»iu. » Et ait
ilU heatus Franciscus : « Dimitte iUos diciMM», (|uia non
percipiunt (iu»e Dei sunt. Sed noli veiMHumhiri (|uia
o adhuc n(d)ih'S et princip(»s luijus mundi (h» hae sahita-
tatioiu» tihi (»t ahis fratrihus reverentiam exhihehunt.
Non eiiim esl magnum si Dominus vohierit hahert? unum
novum et parvum popuhim ah omnihus (|ui pra'r*esse-
runt singulanmi et dissimil(mi in vita et verhis (pii ess(»t
10 contentus hal)(»re ipsum solum duh-issimum " *. »
a. Vnt. 'iiy* sohim tiUissimnm rt ntoriosutn. Exjtlirit i':ijtitutnm */<• p:ni})f'y~
tntv: Sj»oc \'0.) .V(»/i cnim vst nuujnnm si Dnminns ratnit nnnm nornm
pnfinlnm «?/ ;>«nTii)»i nlt o}nnil»nii sinnnlurfm ct sintilrm in rit;i <•/ in rerhi.^
tfni vssvt rttntcntns hnhcrr ipsnm nllissi^nnm ct tiloriusnm nh honiinihns
15 hnjns s:vrnli tlcspici.
1. r<<>iirces et Iil.-^loirc du h'xh' : M/. 17'i.'{ I0h2— Ila2: M/. im
lly b 1 s : Val. 43."/i ."> a s : Spcc 1:>0U Jo a s : Cf. Bnl. 1!(»U7 '»2 a : Hic-
canli 1407 38 b.
Daiis 2 Cv\. 3, 17 on n»* ivlrouve (|u'un court eclio «le ce tliapilre :
20 .\onntinfjuani snos ad pelendani eleemosijnani fiorlans his alehalnr
rerhis: « Ile, inqnil, qnoniani fiar norissimd fiord fralres Minores
rommoflali snni mundo, al elecli in eis vompleanl ande a jndive vom-
niendentur (Ainoni el Hinaldi vommendelar. : Q\un\ uni fecislis ex
fratribus nieis niinoribus. niilii fecislis. nnde pririletrialam a magno
25 propfield divehal relii^ionem quir lilalam nominis ejiis lam eridenler
erpressit. Ms. (>8J> crAssise. p. 41. i
Dans les r.onfornilttV^ ;i7o b 2. cmI. i:>lu: l:>2 a 1, e«l. \:A:\ : 2iy b 2,
ed. l5iM); se relrouve le passa^e tb» Thomas de (ielano. Par conlre.
le coninienceinenl du cliapiln' du ^rfper. perf. esl cile par 1,'berlin de
3ft Casal. Arbor. lib. V, cap. :< 21;i a 2) ipii fait precedi»r ce niorceau de
rindicalion : Posten (il vicMil dc^ racimler IVpisode du frere Uicher,
voir Spec. perf. 2}, divil sanvlns fraler Leo.
Apres avoir eliidit^ ce cpie uoiis dil ce t*liapilrt? sur la pauvrele. le
plus loiiK de toul 1'ouvra^e. il faiidrait eludier, poiir (>tre coinplel,
35 ce (pril oniet.
(Jomine oii ne peul gui'M'e allribuer au Speculuin des inlenlions ra-
tionalistcs. on est bieii obIij<(> de coiivenir (pi(^ s'il oui(*l tpiehpies-uns
des recits les plus nierveilleux. (pie nous Inmverons dans 2 Cel. ou
dans iJonavenlure. c'esl (jiril les a i.tfnor('s. II aiirail (raulanl iiudns
56
SPECULLM PEHFECTIONIS III, 27
10
siibtus ad caiMUMU ciiTulos ferroos vi loricas fortissimas
ct cilicia, prr^ptcr (juod sauctus jmtcr considcraus qiioA
liac occasionc fratrcs |)ot(»raut infiriuari ot ali(|iu \i\^^^
in parvo tciuporc crant inlirniati, prohibuit in (|U(uli^vi\
capitnlo nt nnllns fratcr portaivt subtus ad cariiein 1^.1^^
tnnicain.
Nos vcro (|ni cuiu vo fuimus tcstiiuoninin perbibca^fcus
dc ipso (|no(l licct toto t(»inpor(? vita» [11 bis a 1] :»- ^J^'
circa fratrcs cssct discrctns oi teinperatus ita taifc "i«'n
(juod ij>si fratrcs iii eibis ct aliis r(?bus iiullo t(*inp ^mv
deviarcnt a niodo panj)crtatis et hon(»statis iiostraM" ^*li-
gioiiis. Ipse [)ater sanctissimns nihilomiiuis a j>rinoi J)i^
sua' conv(M*sioiiis us(pie ad lineni vita* sua» corjjori £HUo
fnit ansterns, (piamvis naturaliter (»sset (l(d)ilis et in srrSfe-
cnlo non posset vivere nisi (hdicate. Umb; (juodam tt^"^"
j)()rc considerans (piod fratre^s jain (»xc(Ml(»baiit luoj "^^^^
j)anj)ertatis et honestatis in cibis et (unnibus rebiijr^ **^
(piadam sna pivedicationc (piam f(»cit ali(piibus fra t*'*'
bns in [)ersona onininm fratrnm dixit : u Non jmt
fratres ([uod corj)ori meo U(»cessaria esset j)itanci"^
sed ([iiia o|)orte't mc csse formani ri exemj)lum omnm «-*"^
fratrnm volo uti et ^ esse coutentns j)aucis et pauj)er"^^ ^^'
lis cihis el omnibns aliis rebns nti seenndum j)auj)ei * ^ *^"
tein atqne snm|)tnosa * ct delicata j)euitus al)borr(»re • — ^^
u
iit
a
:i. M/.. '.tS'» i,n't:iii('l;i. — />. Sp.M-. \:,0\^ ut.— r. Mz. ITia ct [W.t scrutsa.
1. Scmvo ol Iiisloiro <lu lexlc : M/. ITIi.Ml a 2 — 11 (hijj a 1;
980 liyl)2 -12<»l) 1 : Spcc. 15011 '2ob — 21 b : Cf. Bol. 2«>97 Wa; W^
(•anli TioT ;i«J a.
C.c ivcil sf lil aii>>i <laii> 2 (Ifl. 1, 15 v\ 16. niais loul a fait vc f
uw \muv Ic >\\\v : il <'sl abiTt;*'' «»1 tivs arraiigc dans Uon. 65 (V).
l>()iiaNvnliiii' a rvidcmmonl lioiivc (jMi' la coiidiiite do 8. FranC
fai>anl mcllic loii'^ >«'- Ircrcs a lablc, au inilieu de la nuit, s€;'*
dun mauvais c.xcmplc: ih' la lcs chauKcnicnU qu'il introduit dan^
cbapitrc. Iiii cnlcvanl ainsi sa llciir dc p(»csi(M'l soii chariiK? francisci( ^
II lanl rappr»»clicr i-t' chapilrc du sulvanl ct de celui (ju'oii (rouv*^
pln> loin >on- lc iinm«'r(» 'J7.
^ic-
la-
-fiii7
ce
' n.
SPECULUM PEKFECTIONIS III, 27 55
et sicut homo plenus caritato ot discretiono comodit cum
illo 110 verecundaretur comedero solus ; et de voluntate
ipsius omnes alii fratres pariter comederunt.
Nam ille frater et omnes alii noviter (»raiit conversi
5 ad Dominum et ultra modum sua corpora aflligebant^
Et post comestionem dixit b(?atus Franciscus ceteris
fratribus : « Carissimi, dico vobis quod unus(piisque
consideret naturam suam quia licet aliquis vestrum'^
sustentari valeat pauciori cibo quam alter, volo tamon
10 quod ille (pii indiget majori cibo non t(»n(\itur* illum
imitari in hoc , sed naturam suam considerans tri-
buat corpori suo n(K*essitatem suam ut sufliciat servire
[11 b 2] spiritui. Sicut (»nim a superfluitate comes-
tionis*^ qua» obest corpori (»t aninue tenemur nobis cavere,
15 ita etiain animia abstin(»ntiA, imo inagis (|uoniam Domi-
nus misericordiam vult (»t non sacriiicium , et ait,
carissimi fratres, hoc quod f(»ci, vi(h*licet ([uod propter
caritatem fratris inei comedimus pariter cum (»0, iw ve-
recundaretur sohis comedere maji^is necessitas et caritas
20 me coegit facen», sed dico vobis quod (h» c(^t(»ro nolo''
ita facen», quia noii ess(»t ndigiosum iu»c hon(»stum ; sed
volo et pra^cipio vobis ut quilil)et fi*atrum s(»cundum nos-
train paupertatem suo corpori satisfaciat sicut ei n(»-
cesse fuerit. »
25 Xam primi fratnjs et alii qui venerant post ipsos us-
que ad magnum tenqnis aflligebant corpora ultra modum
cuni abstinentiA cibi et potiTis, vigiliis '', frigore et aspo
ritate indumenti et labore manuuni suaruni, portabant
a. Spec. 1J09 iio«(m?»i. — h, i^[wc. ir»W nolu tumcu... nilctur uuitnri. —
30 c, Spec. I.tOJ) om. la Miiie jiisqu u itn. — d. S|M-'('. \'.M) voIh. — e. Sprc. lo^Ki
vifjilianim.
1. Cela rappellf» une anecdote nioonloe par fr. Airncllo: Krol. Kt
(An. fr. I, p. 2'49) : Dixil (fr. Agnellus) quod fjuiun esscf riini soncto
Francisco in quodam hospifafi vommorans, vomjnifif eiim Sancfus
35 duplicare quoiidie quod comedere consueveraf.
58 SPECVLIM PERFECTIONIS III, 29
Qualiter nudavit se et socium ut vestiret paup
rem -'. Cap. -29.
Ajnul Cclamiin tempon» liicmaliciuum bealus FrancL
cns liahcrct [11 bis 1) 1] jmnnum pUcatnm in modumnu
tcUi (jucm sibi accommodavcrat quidam amicus fratruni
occurrit ci qnaMhim vctnla pctcns elcemosynam,
statim panmnn solvit a coUo et licet* alienus dedit pa
peri vetnhe dicens : « Vade et fac tibi tunicam quia sa*
indiges. »
Arrisit vetnla et stupefacta, nescio timore an fj^aud"
panmnn de ejns manibns sumpsit, et ne mora peri(
bmi i'epetilionis trali(»ret cucurrit velocius et paiini_
cnm foriicibns^ incidit. Qnnm autem non inveniss=r-=^
pannnm sihi snflicen» pro tnnica'' ad priinam benignifci ^^"
tem sancti patris recnri*it imUcans ei pannum pro tunS^ ^'«** U
nimis modicnm extitisse. Vertit sanctus oculos ad &^^'
cinin (pii tantnmdem pannnin portabat ad dorsum ^^^
(bxit ilH: « Andis (piid ha^^ panp(?rcnhi (Hcit. Amore U>t:^'
snstineainns alj^orem (»t da isti pauperculfe iUum pa/i-
nnin, nt ejns tnnica coinph»atur. » ^
.1. ViU. \Xi\ ('[ Spfc. l.")!»*) pnuporciihnn crlnlaui. — b. Mz. 9K0 atld. e84}ef. —
c. Mz. \m, Vai. »;{.')i ct Sp«'c. I.:iOl) fin-cipibus. — <l. Vat. 4354 oni. la Ruite
jns«jira Vrrlit.
ronexioiisqtie ikhis rrlroiiviMoiis plii.< loiii aii chapilre V2. Cf. Conform.
17« a 2. (mI. I.MO: 157 a 1, nl. \:A^: 227 b 1. «hI. 1.590.
napproclicr <!»' Ci'c\ les rliajHJres 27 (,'t 97.
1. 2 ('.('!. :J. :M) ajotih» ioi deux tlelails : que le manteau avail 616
(loniie par uii quuhun Tyhurfinus el quo sainl Fran(;ois se trouvail
ajors au palais do reve(|uo iles Marses. inen (l'6tonnant k ce quMI ait
pu avoir des rensei^nienienls sptS^iaux sur iin fait qui s*6talt pass<!i
dan< sa eilC' iialale. Pour loul lo resle, il suil pas A pas le Spec. perf.
SPECULUM PERT-ECTIOMS III, 28 57
Qualiter condescendit fratri inflrmo comedendo uvas
cum eo. Cap. 28.
Alio toinpore <juuin «»ss(»t hcatus Franriscus apud
«'unuleui loeum quidain iVati»r spiritualis" ot antiquus
i> in religione [11 bis a 2j (»rat il)i inlirinus ct tlchilis val(l(».
Quein eonsidcrans bcatus Franeiseus pictate luotus est
sup(»r (Miin ; s(mI (piia tune iVatres sani ct inlirini euni
ma^na liilaritate utcbantur paupcMlatc pro «d)un(laiitia
et in suis iniirnutatibus non utebantiir nuMlieinis nee
l<» t»tiain r(Mpiir(»bant * s(mI potius (pia* eraiit eoiitraria eor-
pori lilxMitius assuincbant, dixit intra se beatiis Fran-
eiseus : (c Si ist(» frat(M' siiiniuo inaiic (MninMlcrct dc iivis
niatnris, enMlo cpiod pro(l(»ssct ci. »
Et sieut (M)}i:itavit ' ita lccit.
l'> Siirr(».\it eniin (piadain dic siiinino inanc ct voeavit
iihim fratrem se(*reto ct diixit illiiiu in viiKMiin (jiiaiiidam
quaM»rat juxta loeuni. Et clcji^it unaiii vitcin in (jiia crant
bona»'' uva» ad mandiieandiiin, ct simIciis jiixta vitciu
cum illo iVatre ea*j)it eouKMlcrc dc iivis nc ipsc iVat(»r
•2<» vereeundaretur eoiiKMlcrc solus. Kt mandiKMiiitibus illis
liberatus (»st iib» iVatcr ct Dominiim jxirit^M' laudavcrunt.
l'nde ij)S(» iVat(»r toto tcmj)orc vita* sii;c iMMMUMlatiis cst *"
illiiis mis(?rieordia'-^ ct j)ietatis (piam ostcndit ct iceit ei
pater*^' sanetissimus, at(jue eum ina<^iia dcvotione ct
laerymarum (^lTusionc lioe intcr iVatrcs sa'j)c rci*crcl)at *.
•2:»
;i. Mz. \li',i reliifutsus ; Vul. \'Xi'k <iinnlinn tfmpnri' tiunni irft />. innnisrns
npud liif/nm Tortum prttpc Assiaiuni iiuidnni frnlcr... — t>. Mi. \1\'A nvr vhh
retiuircbnut. — c. Mz, I74.'l ad«l. intrn se ; Mz. W.) iuU\. rirr .snn. — d. S|m.-c l.V)'.»
crnt hotrus. — c. Mz. ITiiJ om. cst. — f. Mz. ITiH juIiI. snrr. — //. S|i<'c. l.")U:» jturitcr.
:Ui 1. J5ourct»s el hisloire du \v\W : M/. 17'i3 1 1 Ins ;i 1 s : Mz. \m l'lo b 1 ;
Vat W5'i .5 b ; 8pcc. 1509 21 b s : Cf. Bol. 'J(iH7 Vt a : llicranli l'jc>7 'lOa.
2 (>el. 3, 110 rappelle ce snuvonir vn «lcux liiriifs el le relio a des
58 SPECULUM PERFECTIONIS III, 29
Qualiter nudavit se et socium ut vestiret paupe-
rem ♦■•. Cap. '29.
Apiid Celamiin temporo hiemali (luum beatus Francis-
cus haberet [11 bis b 1] pannum plicatum in modum man-
telli (piem sibi accomimulaverat cpiidam amicus fratrum *,
occurrit ei (pia'dain vetula petens eh*emosynain, qui
statim paiinum solvit a coHo o{ licet* alienus dedit pau-
p(»ri vetuhe diceiis : « Va(h» et fac tibi tunicam quia satis
indiges. »
Arrisit vetuhi et stup(»facta, nescio timore an gaudio,
pannum (h» (»jus manibus sumpsit, et ne mora pericu-
lum rep(»titi(mis trah(»ret ciicurrit V(»h)cius et pannum
cum forficilms*^ incidit. Quum autem non invenisset
pannuin sibi suflic(M(» pro tiinica'' ad |)riinam benignita-
t(»in saiicti patris r(»currit indicans ei pannuin pro tunica
niinis modicum extitisse. Vertit sanctus ocuh>s ad so-
ciuin (pii taiitum(hMn paiinum portabat ad dorsum et
dixit illi: « Audis (piid han' paupercula dicit. Aniore Dei
sustineamus algorem (^t da isti paup(»rciila^ ilhim pan-
num, ut ejus tunica (^omphsitur. »
ii. Vai. «:;.*►'« vi S|HM-. l.")<ili pnufterntluin vvlitlaui. — 6. Mz. 980 atld. esset. —
c. Mz. *M\, Vat. *aoi ei S|M'c. l^iO^) fnrvipibun. — d. Vai. 4354 oni. la suite
jiisijuu Vertit.
rrfloxionstjuiMioiis iTlrouverons plus loin au chapitre 42. Cf. (lonform.
176 a 2, vd. I.MO: 157 a 1, iM. 1513: 227 b 1, ed. I59l>.
napproclior do oori los oliapilros 27 ol 97.
1. 2 (>l. 3. .30 ajoulo ici doux tlolails : quo le mantcau avait 616
donu6 par un qaitlam Ttjhartinas ot quo saint Franyois se trouN-ait
tijors au palais tW I ovi^tpio dos Marsos. Rien detonnant k ce qu*il ait
pu avoir dos ronsoi«nonionls spooiaux sur un fail qui s'6tait pass6 J
dans sa cilo nalalo. Tour loul le rosto. il suit pas k pas lc Spec. perf.
SPECULUM PERFECTIOMS III, 30 & 31 59
Et slalim sicul dederat ipse, dedit etsoeiiis. Sie iiter-
que remanserunt imdus ut pau[)ereula vestiretur ** K
Quod fUrtum reputabat non dare ^' magis egenti.
Cap. 30.
Quum semel reverteretur dc* Senis pauprrem <piemdani
ohvium habuit [11 bis b 2]; et ait soeio suo: « Oportet
ut reddamus mantellum paupereulo eujus est, mutuo
eiiini aceepimus donec pauperionMii nobis inv(»nire-
mus. )) Socius autein considerans [)ii [)atris n(»cessita-
tem [>ertiiiaciter <* obsist(»bat lu^ [)rovi(l(»r(»t alteri se
negleclo. Cui dixit sanctus Franciscus : « Ego nrdo (?sse
fur, nam [)ro furto nobis imputaretur si non daremus
ipsum magis *^ ej^(?nti. )) Sic([ue [)ater [)ius mantellum
pau[)eri condonavit'^.
Qualiter dedit mantellum novum pauperi cum pacto.
Cap. 31.
A[)ud C(dlam de Cortona |)ortabat beatus Franciscus
mantelhim novum ([uem [)ro i[)so fratres ac^^uisiverant*^
n. L**<;on «lii Mz. 081); Mz. 17'i.'{ om. iiitdttfi : Vut. V.M vi S|mt 1501» utvrquc
nudim remanet ut paujicrculn vestinlur. — b. Vai. '^XA ri S|h'c. 1o(K) inU\.
mantetlum. Ricranli 1407 Come si riputuvu furo fiumti.to umi lincn iiuel
cW avecn a un piii povero lii «e. — r. Mz. 17W ci *i81» i^nrttni. — li. Spec loOf)
om. mnf/is. — e. Vai. 135'» e^xquisiernnl.
1, Sourccs el Iiisloire du Jexte : Mz. 1743 11 bis a 2 s : Mz. 980 120
b 2 : Val. 4354 5 b ; Spec. 1501) 22 a s: Cf. Bol. 2(W7 4'i b : Riccardl
1407 40 b.
2. Sources et hisloire du texte : Mz. 1743 11 bis b 1 s ; Mz. 989 120
b 2 s : Vat. 4;K>4 5 b ; Spec. 1509 22 b; Cf. Bol. 2(i97 45 a ; niccardi
1407 41 a.
0 On relrouve ce r^cit en terines prestjue identiqucs dans 2 Cel. 3,
31 et Ikin. 108 (VIII) ; Cf. Spec. perf. 12.
()0 SPECLLLM PERFECTIOMS 111, 32
sliulioso. \'(»iiil pmipor (id locuin plorans uxorein mor-^
tuani ct familiani paupfMTulam (ieivlirtam. Cui saiictu:^
coinpations dixit : « Mantollum tihi tali paeto do ut nuUi
roddas ipsuin nisi hein* cmat et solvat tibi. » Quod nudien-
t<»s fratres eoneurrcMMint ad pauperem ut mantelium aufer-
rent eidi*in. SimI pauper in vultu sancti palris audaeiam
sumens, ipsnin jnnctis inanil)ns ut |)roprium defiMvbat**.
l''inalitcr fratres inantrllum rrdi- [12 a 1] merunt procu-
rantfs panpt^ri [uvtinm debitum t»xliiberi*.
Qualiter quidam pauper virtute eleemosynsB beati to
Franeisci remisit injurias et odium ^ domino suo.
Cap. :\-2.
Ajnid (!!nlli'in ' coinitatus l*ernsii*' beatus Franciscus
n'C(»pit '' (|n<'indain pan|)(M'('in (piein prius noverat in sa»-
cnlo dixil([U(* ad (Miin : « I^^atcr, (pialiter te balx^s*" ? » 1!
At illc iralo/ aniino C(rpit contra dimiinum siium male-
dicta profcrrr diccns : « (iratia doinini m«*i cui Diuiiiiius
n. Spi.T. I.". »'• ilt'frniii'h:it. — h. Sjn-r. l.V.»:» nin. vt (niium : RicrHnli li()7:
ftnne nu fcrht jntrrrn jnw rirhi dcUu Hir.nAiii;! </f/ /*. Fi'auce»ro riinCMO l!i»i-
iliirf rUiiiit air ;il .<»(•» iitcsiirrf. — c. Sjmt. |.>):j Asniaii. — </. SiH.'0. 1.V.KJ jirpe- . 2(
rit. — (•. S|n'i . ir» I',» ;i(li|. riiiii ilnniiiin. — /". M^. HS » ilrrntn.
1. Soiin»'"- rl lij>l(»ir«Mlii \o\\v : M/. 17'i:{ 11 his 1> 2 s : Mz. H89 1"21 a 1;
Val. 'i.r>'i () a ; S|M'r. l:,oy 'i'i h s : Cf. Hol. ifil»: '«:> a : HicoHrdi TiOT 41 ».
('.«^ «hapilit' a pa>>i'' »mi h'riin»s pn»>»|ii»* idfiiliqiics dans 2 Cel. 3. 32.
La dtMiiion' plirasc ('cpciidaiit a suhi uiio transformatiun iniporlanlo : 25
A(i iilfimiim rcdcmerc mantciium frafrcs. cf pauper. preiio sumpto.tiis'
ccssii. <•«• ([ui iiiditpifrait <|uo h'> fivros pay»»ri»nl lo niantt^aii oiix-
lutMiics. cl par <(ui>r(pi(»ul huichrnMit dc rargont. alors quo lo rSpoc.
ptMf. «lit h' loulrain'. I>c luriiiir dau> h* chapilro .'W Colano inlntduit
iiuc [»hra>(' (Ui il iu)u> luoutro uu frcrc acholant un niaiitoau pour 3(
saiut I'rauc(»i>.
1. (iroupc dc uiaixiiis siir uu iiionlicuh'. (luolques niinutos apros
Poiilo S. (Ijdvauiii «|uaiid ou va dc l'»'rou>o a As.<iso.
^
SPECLLIM PEHFKCTIOMS III, 'X) (U
TnaI<Mlicai non possiini mt» liaben? iiisi mal(», co qiiod
abstulit niilu oninia bona nn^a". »
Videns ant(»m b<'atus Franciscus ipsuni in odio mortali
porsisten; miseratus animam i"jus ait illi : « Frator
indulfi^eas domino tuo amorc^ Doi ul lib(MU's aniniam
tuam* ri possibilij cst ([uod ipsc ablata tibi rcstiluat,
^dioquin res tuas pcrdidisti ct aninuim tuam pcrdes. »
Et ille dixit : « Non possum penitus indulgen» nisi
prius qua» abstulerat reddat mihi. » Tune b(»atus Fran-
eisciis dixit : « Ecce do tibi liunc mantelluni et ** piveeor
te ut indulf^eas domino tiio amore Domini Dei. » Ft
statim dulcoratum est ccu» (»jus ac benencio provocatus
re- [12 a 2] misit injnrias doinino suo '' '.
Qualiter misit mantellum mulieri pauperculse quse
patiebatur in oculis sicut ipse. Cap. X).
Oiuedam paup(TCula de .Xfaeliiloin» veiiit lleatc jiropter
iniirmitatem c»cul(»ruin ; (piuin autein venisset mcdicus
ad beatum Franciscum dixit ri : « Frater, (puedain mu-
lier iniirma oculis v(!nit ad me (pue tantum est pauper
<piod oportet mc dare illi exp(»nsas. » Quo audito sta-
tim*' pi(?tate motus (?st super (»am et advocaiis unum d(»
fratribus qui (»ral (»jus guardianus dixit ei : « Frater
l^iardiane, oportet nos reddcre aliennm. » ()ui ait:
1« Quid e.st istud alienum, frater ? » At ilb* dixil : « Istum
mant(^Iliim cpiem accNq)imus mutuo ab illa inulien» pau-
n. Mz. ?i8?* stm: Sp<'r. J.j(M) (nnuin fnr;i. — /* Mz. ITl.l sitnm : Mz. OSl» cjus. —
r. Mi. ITWci !J8'.lom. <?(. — d. Spcr. I.\tii) om. (iofnim) sii<t.— c. Mz. 17*:J om.
sliitim.
1. Sourccs el lii.sl<>irc du lc.xlc : Mz. 17'i.J 12 a 1 s ; M/. 0>.'.» lil a 1 < ;
Spce. 1500 23 a : Cf. Uoi. 2(ii>7 'i5 h : Uiccartli l'i'»: 'il a.
2 Ccl. .3, 33 a ce rccit prcsqut? lcxlucIlcFiicFit.
62 SPECLLUM PERFECTIONIS III, 33
percula et iniirma oporlet nos reddere sibi*. » Et ait illi
guardianiis (»jus : « Frater, quid melius tibi videtur, it:a
facias. »
Tunc beatus Franciscus cum hilaritate vocavit quem-
dam spiritualem hominem familian^m sibi et dixit ei :
« Tolh* hunc mantelhim et xii pam^s cum eo et vade r*<l
ilhim mulicrem pauperculam infirmam oculis quam tiliji
ostemh^t medicus et dic ei : « Pauper homo eui acconn-
modasti hunc manttdlum gratias [12 b 1] tibi refert cilo
mutuato manteUo, tolle quod tuum est. » ^'
Ivit (Mgo ille et dixit nndieri omnia qua? dixerat oi
beatus Franciscus". Illa vero piitans* sibi illudi ciji.i^^
timore et ven^cundia dixit ei : « Dimitte me in pacr c^ .
nescio enim quid dicis. » Ille autem posuit manteHL.». i^^
et xii panes in manibus (*jus. Ipsa vero considerm ^^5^
quod in veritate hoc dic(M*et cum timore et revereii *- i -^
accepit gaudens (»t laudans Dominum. Et timens ir»^
sibi au(err(4ur surrexit noct(^ (^cculte et ad dom"*-» *^^
suam est rev(M\sa cum helitia. Beatus autimi Franciscr »*s
ordinavcrat cum guardiano ut (piotidie duni ibi mam*^"
ret dare illi expensas.
l'n(le nos (|ui fuimus cum 00 l(»stimonium perhibeii^t * *'**
de ipso (piod tantie caritatis erat et j)ietatis infirmis» * ■*
sanis, non sohnn erga iVatres suos sed (»tiam*^ ei'i-^'' *
alios pauperes sanos et iniiiMUos quod necessaria s *^* ^
corpoiis (|ua' fratres ali(piando cum magna soIIicituJji* ^*
et laborr ac(piirebant prius nobis blandiens ne inde iuM''
:i. Mz. 174.} um. Finnriscus. — b. Mz. 17i:J ct {><!> imputans. — c. Sih.*c. liif ^
i>i'({ ftinut 8M0 rovjntri qnn' friitvrs...
1. 2 Ct'l. 'i, -U). Hcspondit ^unrdianus : « Frater iste manteUm n ^
meus et a nuUo nohis accomodafus : quousque enim placuerit utere ^"
postquam uti nolueris, mihi ittum resi^na. » Siquidem paulo anl^
guardianus emerat ipsum pro ne.cessitate sancti Francisci. Ms. 686f
(rA^sise. |i. 'j*J. Voir Spoc. perf. 31, nole.
31
SPECULUM PERFECTIONIS 111, 34 63
baremur cum mult4 LTtitia [12 b 2] interiori et exte-
riori dabat ipsis pauperibus subtrahendo ea sibi etiam
quse sibi valde necessaria erant. Et proptcrea generalis
ininist(»r et guardianus (»jus prieceperant ei ut nuUi
fratri tunicam suam daret* sine eorurn licentia. Nam
fratres propter eorum devotiones alicpiando petebant ei*
tunicam cjui statim dabat eis, ali(puindo dividebat eam
et partem dabat et partem sibi retinc^bat rpiia non por-
tabat nisi unam tunicam K
Qnaliter dedit tunicam fratribus petentibus eam
amore Dei. Cap. 34.
Uiide quodam tempore dum iret p(?r quamdam pro-
vinciam pra?dicando obviaverunt ei duo fratres Francige-
me qui (|uuin habuissent de ipso magnain consohitioncjui
^» finaliter petierunt ei tunicam suam ainore D(»i. Ips(» autein
statim ut audivit amorein*^ Dei (»xuit s(! tunicam^ et
dedit eis manens nudus p('r aliquani horain.
Nam quum sibi amor Dei allegabatur siv(? corda, sive
tunica, sive aliquid^ aliud peteretur inuKpiamalicui dene-
0 gabat, imo displicebat sibi valde et s«ep(» arguebat fra-
tres c|uum audiret (?os pro qualicuuKpK» [13alj re amo-
a. Spec. 150!> Prrtpter huc... pra.'cipu'bul el ut nuUi 8unni tuuivam daret.
— b. Spoc. ij09 yam frutres proptvr (ievotionem nruiunndo port.ibant tnhi
tunicnm ct ipsestatim diibut eis.— c. Mz. 089 umorv. — d. Mz. 17i;J tunicA.
— e. Mz. 1743 oro. aliquid.
1. Sources el histoire du lexte : Mz. 17'j3 12 a 2— 12 h 2 : Mz. 089
121 a 2 s ; Vat 4354 6 a ; SSpec. 1509 23 a — 24 a ; Cf. nol. 2097 45 b ;
Riccardi 1407 41 b.
Ce chapitre se relrouve dans 2 Cel. 3, 36. mais eoourle dans (.'cr-
taines parUes, allong^ dans d'aulrcs. Dans les Artus li. Francisci in
valle Heatind, il est dt^veloppe de la facjon la plus faliganle. Mz. 079
d*Assise 18 a — 19 a (allas 31 a — 32 a}.
04 SPECLLIM PE«FECTIOMS III, i]4
n*m" I)<'i imitilitcr noiniiian'. Dicrlmt oniin : wTain allis-
simns <|nain pra^tiosissimns «»st am<n' l)(»i (jiiod nimquam
(l<»li<*r<»t nisi raro <»t in majjcna n<»('(»ssitat<* (»t ciim miilta
r<»v<'r('ntia nominari*. »
Unns ant<4n <'x illis iVatrihns <'xnit s<^ tnnieam suani (»i
(l<»(Iit ci '' siinilit<»r. (^)niim dcdit tnni(*am \A |»art('m *■
(»jns alicni snstiiu^hat in<l<» inagnam ii<»C(»ssitat(*in (*t tri-
Imlati()n<'in <[n<)niain iion poterat tam cito liahcrc'' aliain
tnnicam maxiiiK' (jnia s<*iniM»r v<»l<»bat Iialx^n» |)aiip(^ren-
lam tnnicain de {x^tiis rc|M»tiatam <[nan(l()(|nc intus ot
foris, iino nnn<[nani vcl raro volchat |)ortar(? tunicam d<»
novo i^anno s<m1 ac([nir(»hat ah ali(|no fratn? tunicaiu cjus
<|nain ille ])<n*tahat ])cr ali(]uo(I tcm])ns. Et ctiam (]uan-
(lo<]nc acci])i<d)at ah nno fratrc ])artcin tunica» sua» ct ah
alio ])artcm ''. Intcrins ])ro])t<'r snas inultas inliriTiitat^^s '^
.1. Mz. ITiH t't IW'» ;nH»»»'«'. — h. Mz. ITi.l «iih. ri. — c. Siwc. iri<»'.f SiiitUitrv
rtiuin nintiii dsthnl tunirnin rrl jinrtrin rjns. — <t. S|mm'. !."»i>H aild. rot /Vutiv
llrri.— c. S|MM-. l.>ini t:t nU jittriui iilinir. pnrtrin.
1. A I'ori^iin', t'n ♦'ff»*!. Ics fivrt*s MiiHMirs iw nM'ourai<*nt a la nieiuli-
ril('' jjut' (laFis (!(.»> (Ms (»xc(»pli(iunols. II t"'lait (l(>feiulu de ineudiei*. sjuif 2(»
(Mi favcur tl(*s It''[>rt'ux. s'il y avail uriffuct». Daus la ivj^lo do 1221, «in
(•(» iMiiiit (lc vu(» «»sl (lt''ja Itjut a fail tl('»[iasst''. so rolroiiv<», ctunino uno
('Iiavc. riiit(M*(li(>tiou aut(.''riouro. Hf tuiUo mmlo frntres recipiunt ner
rccipi facinnt. ncc qunrant. ncc (fUivri facinnt peruninm vet efeemo-
stfnam... h'atrcs tamcn in manifcstd ncccssitntc leprosorum possnnt i"
pro cis (/ii.rrcrc clccmosjfnam. tUtrcant tatncn muftum n pecunid. J^poc.
Moriu tract. III. 3 b : Spcc. IM) Var.} 102 a.
II subsislc cucorc aillours dos Iracos do colto oonooption priinitivo.
.lactpios d(; Vilry t''ciil 12U;) ou parlaut dos rilarisses : .\7/»i7 arri-
pinnt scd dc latwrc tnanuam rirunt : Zoilschrifl fur Kircliengos(*liichlo M
(HrioKor , I. XIV. [>. lo'#. — l'u autro t('iU(u'n couteniporain. qui a
('cril iilusicurs auut'os avaiil la uiorl do Fraucoi.s, dil : Minores...
nudis pcdilws tam ivslatc f/uatn /licmc nmtmtnbnnt el netfue pecnninm
ncc (/uicquatu atiud prn tcr rictutn nccipictmnt et si qunndo restem
ncccssariatn quisquam ipsis spontc confcrctmt ; non enim quicquam 'Xi
pctchant af) aliqun: Hurchanli cliroiiicou, dans l*ertz, Mon. rienn.
hist. xripl., 1. XXIII. p. :r<>. V. Karl Miillor, Aufipugc des Minori-
t(Mior(l(Mis. p. Mi >>.
>
SPECULlJM PfiHFECTlOMS III, 35 65
et frigiditates stomachi et spleiiis aliquando n^petiebat"
eam de panno novo. Et Iiunc inodum paupertatis in ves-
tinK^ntis suis tenuit [13 a 2] et observavit usque ad illum
annuiu quo migravit ad Dominum, nam paucis dicibus
ante obitum suum quia erat hydropicus et quasi totus
dessicatus et propttu* alias plures infirmitates quas lia-
bebat feeerunt in fratn^s phires tunicas ut propter
neeessitatem die noctuqui? tuniea mutaretur^
Qualiter voluit occulte dare pauperi unam petiam
panni \ Cnp. 35.
Alia vic(» venit quidam pau})er ad h)eum ul)i erat bcNi-
tus Franeiscus (»t p(»tiit a fratribus amore Dei aiiquam
|)etiam panni. (^uod audiens beatus Franciscus dixit
cuidam fratri : w Quteras per domum si potes invenire
a. Mz. IWJ ei Sim^c. loO') r(u:ipiebat. — b. Mz. 17'ili om. punni. Vai. ^MA rt
S|M*c, MAj^.i pvliam tnnicie el (jnnrdinnus proliihnit cnin.
1. h?ourrcs el liisloirc dii lc.xlo : Mz. 1743 12 b 2 — i:j a 2; M/. 1)89
121 b 1 — 122 a 1 : 8pcc. 1501) 2'» a s ; Cf. Bol. 2(i97 M\ b : nicranii mi
'#2 a.
Poiir la scooinlc fois (V. 8pcc. pcrf. 7 cl lcs iiolcs}, b» pliis [»rc«'is
dcs aniiHlistcs franciscains priinilifs, Tliomas (rEccloloii. noiis (b)imc
ilcs «kilails (jui conlirnicnt indircclcnM^nl, ct par «•ons»Mpicnl avcc nin^
aulorit«> (raulant plns grandc, lc n''cit iUi Spccnlnin l*crfcclioiiis.
Dans sa listc d»^s Franciscains (ini iinplanl('rcnt Tordrc cn Antdc-
lerro, II dil: Sernntlu.f (laicusf eral frafcr Laiirenfius, de Kelraco
oriiindus, qui fnborarit in principio, in opere ine.rhausfo, secnndurn
decrelum regiiliv : ef posf ad fwafum Franciscum i'e<rressus. ip.vini
ridere freqiienfer et ejus coftotiuiis consolari nieruil : lunicam denique
suam sihi Pater sancfus tifteratissime confutif ef ftencdicfione dufcis-
simn liviificatum in Angtiam remisif. (^)ui posf muffos fattorcs per
merita Pntris ejusdem, uf ivsfimo. ad porfum (juicfis Londoniam appfi-
cuit, ubi nnnc desperal)ili tanguore detentus, /inem tnm diutin.i fati-
gafionis ejrpecfat. An. fr., I. I. p. 21'.), Pcrlz, Mon. (icrnijmijr liisloricji.
Scrij>t.. t. 28, p. 501: Mon. fr., t. I, p. 7.
66 SPECULtM l»ERtECtlONlS 111, ,%
aliquam pctiam vel pannum et da illi pauperi. » Et
currens per** totam domum frater ille dixit se noD
invenire.
Ut autem non reverteretur vacuus pauper* frater ille,
ivit beatus Franciscus occulte propter guardianum ne
proliiber(?tur ei ** et tulit cultellum et sedens in loco se--
creto c(ppit tollere cpiamdam petiam tunicie suse quae
erat interius suta volens dare ipsam illipauperi oceulte.
Sed guardianus Iioc [13 b 1] sentiens statim ivit ad eum
et proliibuit ut non dan»t maxime quia tunc erat mag-
num frigus et ipse infirmus erat et frigidus valde. Dixit
ergo ei beatiis Franciscus : « Si vis ut non dem illi
petiam istam oportet omiiino ut aliquam petiam facias
sibi dari fratri pauperi. Et sic fratr<»s illi dedenint pau-
peri ali(piem pannum de indumentis suis occasione
beati Francisci.
Quum iret per mundum praMlicare*' sivepedes sive in
asino postquani co»pit infirmari vel in equo in maxima
et strictissimjk ne(*essitate, quia aliter noluit equitare
et lioc parum ante obitum suum, si ali(piis frater accom-
modabat sibi aliquem mantellum nolebat illum accipere
nisi tali modo cpiod posset ipsum dare cuicumque pau-
p(jrculo obvianti sibi vel venienti ad eum dummodo
spiritus ejus testimonium perhiberet eiquod neccssarius
ess(»t illi^
a. Vai. 4354 oi Spoc. loOO circuens. — b. Mz. 1743 ora. pauper; Spec. lj(J9 ei V»t.
oni. fniter. — r. Vat.43.y» vt Spec. 1509 iie prohiheret cum. — d. Vat. 4354 et
Sjkm:. \:m Quum enim iret per mundum priedicancto.
1. ^^ources el histoire dii texlc : Mz. 13 a 2 s ; Mz. 989 122 a 1 s ; Vat.
'i35'# C, a s; ypec. 1501> 2'i b s. Cf. Bol. 2697 47 a ; Riccardi 1407 43 a.
Les sfpl cliapilres qui pree«Mlenl (28 — 35) sont ri^siim^s dans les
CoFifurin. 170 a 2. ed. 1510; 151 !> 1 s, ed. 1513: 219 a 1, t^d. 1590; et
il est facile dc voir par le resuuie (jue le compilaleur de ce recueil
avait sous les yeux notre Spec. perf.
\%
St>£Ct'LUM ^ERFECtlONlS lll, ^36 & 37 67
Qaaliter dixit fratri iEgidio ^^ ut vestiret pauperem.
Cap. 36.
In primordio religionis quum maneret apud Rigum
Tortum cum duobus sociis cjuos tantum tunc habebat,
ecce quidam nomine [13 b 2] ^Egidius qui fuit t(?rtius
frater, venit du soeculo ad ipsum ut rcciperet vitam ejus.
Quumque sic maneret ibidem per aliquos dies indutus
pannis (pios de sfeeulo apportaverat, accidit quod qui-
dam pauper veniret ad locum illum petens eleemosy-
nam a beato Francisco. Conversus beatus Frarieiscus
ad illuni ^Egidium dixit ei * : w Da fratri pauperi man-
tcllum tuum. » Qui statim cum magna Itetitia tulit illum
de dorso suo et dedit pauperi. Et tunc visum fuit (|uod
statim novam gratiam misisset*^ Deus in cor ejus, quia
cum hilaritate dederat mantellum pauperi. Sic(|ue recej)-
tus a beato Francisco semper usque ad maximam per-
fectioncm'' virtuose*^ profecit^
De p8enitentid.quam dedit fk*atri qui male judicavit f
pauperem. Cap. 37.
Quum bcatus Franciscus causa pra^dicationis ivisset
ad quemdam locum fratrum prope Rothabricii ^ -' acci-
fl. Spcc. 100?) priusqnam essct rcceptna ut daret mantvUnm cnidam paii-
jteri. — fe. Spec. 1009 «dd. .E*jidi. — c. Mz. 989 immisisscl . — d. Sjmh*. 1009 nsqnc
ad mortem in maximam jicrfcctionem pcrfccit. — c. Mz. 9H9 vivtntnni. —
f. Vat. 4;i04 jfic/icarcra( (incmdam ; Spcr. lOOD ttd<l. qnctndam. — f/. Vnt. i35'i
Recambucii ; Mz. 989 Coccliria brichii ; Spec. 1009 Itotlialicrci. (^oiiforni.
Roccam.
1. S^ources du «exle : Mz. 17'i3 13 b 1 s ; Mz. 989 122 a 2; Spec 1509
25 a ; Cf. Hol. 2697 47 b; Hiecardi l'i07 /|3 a.
Voir A rappendice 1*61 ude speciale de ce chapilre.
2. Pcul-6tre faul-il lire Hoccani Bricli ou Brizzii, ce qiii concorde-
rait en parlie avec la legon des Confornut^s et pemieltrail de penser
68 SPECULLM PEUFECtlOMS 111, 37
ilit iit ipsa (lio ([UH debuhat priTidican^ (piidam paiijXT
(»t infirinus v('nin?t ad (min. (^ui multum compati^r^f is
c(cpit die(MM' socio suo d(» pauportato ot infirnutato [14 ^t T
ipsius, (?t ait illi socius ojus : « Frat(T, v(»rum ost qiirt^I
isto satis paup(»r vid(»tur, sod forto in tota proviiiriii
non ost ali(piis voluntato ditior illo. »
Et statim roprohonsus dun» a l)(»ato Franeisco dix: it
culpam suain. Et ait Ix^atus Franciscus : « Vis do Iil"^ ^'
facoHi pa^nitontiam quam dicam tibi ? » Qui respondit: '
(( Libont(*r faciam. » Et dixit oi : « Vade ot (3xuo tunica^'^
tuam ot projico t<' nudum ad p(Ml(;s pauj)(?ris (?t dicos ei (luC^^'
modo poccasti in ij)so dotrahondo sibi, ot dic ei ut orc:^^
pro to. » Ivit or^o illo ot f(»cit omnia qua» dixerat illi be;
tus Franciscus. (^)uo facto surnvxit (»t induit tunicam suai
et rov(^rsus ost ad boatum Franciscum. Et ait illi boa ■' '
tus Franciscus : « \ is scin» (piomodo poccasti in \\\o^^'
imo in Christo ? Quum vidc^s |)auporom debes considc ^'
raro illum in cujus nomino vonit scilicot* Ghristuin (|ii^**
nostram pauj)(;rtat(»m (^t infirmitatom assumpsit, iian^^^
inlirmitas ot j)aiij)crtas istius ost (juod(him speculum iiobi:
p(»r (juod sj)(;culari ot considoraro d(?boinus cum pietate in
lirniitatom ot pauj)ortatomDomini nostri Josu-Ghristi*'.
.1. Vai. 43oi «i Mz. '»8'.» n Spor. !:»<)•.» id cHt.— h. 4354 aaii. qni esl bcncdktusi
s.'iT/</o/in/i Sivridn, ninvu : Spec. \'tW ailil. //m.ik hi siio corporc pcrtulit p
snliilc nostrA.
«|m' \v fait ci-tlossus >Vsl passt^ au poli! villagc <le la Rocca ou lUX"
riiij riolji ;a 2 Ikmiios au N.-O. <rAssiso) qui cut un des preniicrss^
inonaslorcs franciscains.
1. Sourn»scl lii>loir(Mlii loxlo: Mz. 17'i:n:U)2s; Mz. 989 122a2 s:Vat^ -^ '
\:\yt \)H a .s : Sp»H-. \'m}\) 2:> a s ; Cf. 1U»I. 2r.97 '»8 a ; Kiccardi l'i07 'i3 b
('.«' n'ril a |)ass(« pjrscpio foxluollonionl dans los Conformites, niai:
sans indiralion do S(»uno : 17o a 2. od. lolo : 151 b 2, ed. 1513 ; 219 i
2, ('(1. 1 :>•«).
Dan-i 2 Cd. .3, 29 lo fond ost idonti(]uo. niais la forme a ete retou-
(•li(''(» (;l (pioNjiios iM-lloxions ajouh/os.
lionavcnlnrc. par confro, Iransfornio lo fond mdnio du rt^ril [\0^'
\lll) : (^ontigif scmcl. nt puuperi vuidam vlccmosynam imporfnne pe^
ienti unus v fratribus durius responderet.
. *^i.iioMs III, ,i^ oy
De testamento novo 4uod fecit dari mulieri pauperi
matri duorum flratrum ». Cap. 38.
[14 a 2] Alio temporo (lum manorot apud Sanctam
Mariam de PortiunculA quaxlam muli(»r votula (^t pau-
*- porcula qua^ habebat duos filios in roligione vonit ad
locum potons oloemosynam a beato Francisco.
Statim boatus Franciscus dixit fratri Potro Cathanii *
qui orat tunc gonoralis minister : « Possumusno habore
aliquid quod demus illi matri nostra^ ? » Dic(?bat enim
^ matrom alicujus fratris osso suam matrom ot omnium
fratrum. Rospondit oi fratc^r Potrus : « In domo nihil
est quod possumus* oi daro, (piia volk't talom oleomo-
synam*^quod posset inde^^ sustontaro corpus €*jus. In
(»cclesi& autem habomus solummodo unum tostamontum
^^ no\nim in quo legimus loctionos ad matutinum. » Nam
illo tempore fratros non habuorant broviaria noc multa
psalteria.
Dixit ergo illi boatus Franciscus : « Da matri nostra?
toslamentum ut vondat illud pro sua nocossitato. Grodo
^ enim (irmiter quod plus placobit Domino ot boata^ Vir-
gini quam si in ipso logonjmus. » Et sic dodit illi.
Nam illud pot(\st dici ot scribi do ipso (piod logitur do
boato Job : ab utero matris sux egressa est et crevit^
miseratio in eum '-.
a. Vai. 4;riV aclcl. inprmomm. Hicrarli l'i07 aild. <• rome (liceva csscre sua
madrc qneUe de frnti. — b. Spoc. 1501» po.HHimus. — c. Vui. 43.Vi quia velleDi
lalem eleemoHynam ei dare. — d. Spfc. 1 jOt) quod posset mundus. — c. Mi.
1743 crearit ; Vui. 4H54 matris meie... et creint mecum.
1. Pour la vie de ce frcre. voir la nole du cliapilre jiuivanl.
2. Job 31, 18. Vulfc- : Ah infanfid rned rrerit mecum miseratio et de
alero malris mex egressa est mecum.
70 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 39
Unde nobis qui cum eo fuimus non solum quae de
caritate et pietate [14 b 1] ejus circa fratres et alios
pauperes ab aliis intelleximus, sed et qua3 oculis nostris
vidimus longum esset et valde difficile scribere vel
narrare *.
CAPITULUM IV
DE PERFECTIONE SANCTiE HUMIUTATIS ET OBEDIENTI€
IN SEIPSO ET IN ^ FRATRIBUS ^
et primo qualiter resigna^vit officium prselationis
et instituit generalem ministrum flratrem Petmm
Gathanii. Cap. 39.
Ad servandam '^ sanctar» humilitatis virtutem paucis*'
annis elapsis post conversionem suam in quodam capi-
tulo coram fratribus resignavit ofTicium prcnelationis,
dicens : « Amodo mortuuj? sum vobis, sed ecce *^ fra-
ter P(?trus Cathanii^ cui (^go (»t vos omnes obedia-
a. Mz. 17'»3 om. in. — b. Mz. U80 el Spcc. 1^)09 luld. suis. — c. Mz. 989 «erran-
duin. — <t. Vai. 430'* paucisHimis. — v. Vnt. 4:t54 etiam.
1. Soiircos ot liistoiro du lcxlo : Mz. 1743 1'» a 1 — 1'# b 1; Mz. 989
122 b 1 s ; Val. 'j354 6 b; Speo. 1509 25 b 1 ; Cf. Bol. 2697 48 b; Ric-
canii 1407 4'a a.
Co r6n{ so rolrouve dans 2 Col. 3, 35 ]og(>romcnt abr^^g^. Le com-
pilaleur des Conformitos lo liont du Spoc. perf. sans indiquer sa
sourco : 170 a 1, iHI. 1510 ; 151 b 1, <H1. 1513 ; 219 a 1, 6(\. 1590.
2. Tlionias i\c Colano ol sainl Ronavonturo ayanl pris a ii\cho de ne
nous parlor (juo do la faron la ])!us impr(>ciso possible des compa-
gnons do sainl lYanrois, la silhouolle do Pierre de Catane disparais-
sail coiiiplclonionl dans In p«^nombro. Cola osi si vrai que le Bollandiste
Suy^kono, oonqiaranl la plirase consacive par 1 Cel. 25 (I, X), au
socond com[»ajT:iioii do I''ran^ois ot la notico dc l*ierre de (^atanedans
los Coiiformil(''s. on vint a croiro a roxislonce de deux personnagos
dislincts : A. SS. ocl. II, p. 581 « Sfntim oulem vir aller Assisii eum
^ccufus esf (^ui ralde in conversatione laudabilis extitit el quod sancte
SPKCULUM PERFECTIONIS IV, 39 71
inus. w Et prosternens so iii terra oorain oninibus obe-
dientiam et reverentiam promisit eidem.
Flebant ergo omnes fratres et dolor nimins altos gemi-
tus extorcpiebat (juum seilicet videbant se quodam modo
carpit. sancfius consummarit. » (Holl. a<l(l. posl modivum ; <^<i. Hinaldi
post modum). Ms. de Montpollicr 2(>0 b ; tHl. liiiialdi p. 22. — Bona-
>vnture esl plus laconique oncore : « Son mutto post rocatis eodem
spiritu quinque viris ptiorum Francisci senarius numerus comptetus
fst, » Bon. 29 (III). ^
Fr^re Pierre s elait uni a saint Fran^ois lo m6me jour que frore
Bernard de Quintavalle (3 Soc. 29, VIII), il s*appelait Piorre de Catane
(nom qu'on rencontre dans dos documents du tomps comme iHanl cetui
d*une famille d'Assise). Dans un instrumont dati^ du 4 sopt. 1232 aux
arcliivos d'Assise [Inslrumonta divorsa, I, 6], j'ai trouve la mention
d'un Tebaldus Catanius.
Chanoinc de la catli(^drale. [8poc. perf. «1 , XXIV gener. : An. fr.
III p. 4], — ce qui n'implique pas qu'il oiit re<;u los ordres, — ot doc-
teur ^s lois fjuris perilo et Domino tegum, Jord. 11) il titavoc Fran^ois
le voyaj^e d'Orient (iHo 1219— «H(^ 1220) ot ful cr<^o nnnistre g(^n«^ral on
sepl. 1220. (Wadding Ann., t. I, p. 3'j5 ; Cf. A. S8. ocl. II, p.620 ss),
loute autre date (^tant rendue impossibie puisqu'il mourut qut^hiues
mois apr6s.
II fut onsoveli a la Portioncide ol sa pierro tombalo se voit encore
aujourd'hui encastr(^e dans la paroi ext(5riouro de rimmblo chapello.
On y lit une inscriptlon qui a t't^ souvent mal intorpr(^t(>o, (iuoiqu'eile
ne renferme aucune obscurit6 :
f ANNO. DM. M.CC.
XXI. VI. ID. MARTII CORPUS
FR. P. CATAXII QUI illC
REQUIFSCIT MIGRAVIT AD DOMINUM
ANIMAM CUJUS nr:NEDICAT DOMINUS. AMEN.
L'ev^que d'Assise Spader a lu MCCXXIV. II. D. MARTII ce qu'il
interpn^lail /22^ secunda die martii.
Cf. C. Ouasti : S. Maria dogii Angeli, p. 45 ot Gf>; Panfilo, Storia
Compcndiosa, I. p. 327 ; A. SS. ort., II, p. 6;i0.
On n'a jamais song(3 a allor chorchor dans la iegende du martyr
S. Rulln des indications sur Piorro do Catano. 8ans vouioir donner
au document publit» dans los A. SS. Aug., VI, \\. 819. pius dimpor-
lance (prii n'en m(5rite, je crois copondant devoir on cil(M* (iueI([uos
lignes : Item fuit atiud consimile miraculum de quodam Assisinafe
icholari, Joanne nomine, qui cum in scfiotis Bononiiv cum Petro
72 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 39
orplianos fieri tanto patre. Surgens** autem beatus
pater et elevatis oculis in cfeluin et junctis manibus
dixit : « Domine, reeommendo tibi familiam <[uam inihi
bactenusconmiisisti,[14b2] et nunc propter iniirmitates
({uas nosti, dulcissime Domine, curam ipsius babere non
vab^ns, eain reeommen<lo ministris. Qui teneantur in
die juilieii coram te, Domine, re(ld<!n; rationem, si (|uis
frater pro[)ter (H)rum nepH^(»ntiam vel malum exemplum
seu* asp(»ram correctionem [)erierit. »
Permansit ergo tunc subditusus(|ue ad mort(mi huini-
lius ^ s(? habens in omnibus ([uam ^ ali([uis aliorum *.
«. — Vai. j:r/t Erii/on8 sc. — b. S|)«r. ITrfM) iultl. asprctum, — r. Sf»oc. 1500
fmmilians. — d. Spoc. laO!) qninilnin.
Calanii S. /iu/ini canonico moraretur... {"U-. Voila «ioiio la conflrma-
Uon ponctuclle de quelqucs-uns ilcs (iiMail:; dc la lcji^endc franciscaine.
Pour nc pas allonj<cr ccUc nolicc, j'cvilc i\o donncr ios indications
liiblioKrapliicpics qu'on Irouvcra dans Arlur du Mousjticr, p. 109
(10 mars). Parmi c(dlcs qu'il onicf. jc signalcrai : 2 Gd. 3, 13 ; Cf. Bon.
01 : Conform. 171 a 2, (';d. 1510. — Spcc. pcrf. 38; Cf. 2 Cd. 3, 35 ;
Conform. 170 a 1. — Spcc. pcrf. 'ifi: Cf. 2 Ccl. 3, 88: Conform. 176 •
al. — 2Ccl. 3, 115; Cf. \Um. lOJi ; Conform.rj2 b 1.
Commdit sVxpliqucr quc Tliomas dc (U*lano, qui avait f?lisst^ dans
la l*rciiii(''rc Vi(* sur cc Hvrc au |)oinl dcic nommcra peinc. lappclant
l*i(*rrc lout court, rcvicnnc si complaisammcnl a luidans la Sccondc?
On nc sc Iroiiqtcrait pcul tHrc pas cn croyanl cc silcncc intonlionncl -
ct cn y voyanl une tracc dc rinnucncc de Tombrafjfcux fr('»rc Elic.
Voir aiissi Jacobilli, Vilc dc' JSaiili, I. I, j). ;{08 s : Papini. Sloria, l,
p. '15. 187 s ; II. p. 212, nolc ; Analccla franclscana, II, p. xi.x ; [Oe
Coslanzo], Dlsamina dcgli scritlori c dci monumcnti risKuardanli S.
Ibifino. .\ssisi. 17U7, in-'»" iW xxiv ct 512 p. V. [>. 15. -
1. Soiirccs cl liisloirc du lcxtc : Mz. 17'i3 l'i b 1 s; Mz. 989 122
b 2 s : Val . 'i35'i 0 b s : Spcc. 1500 20 a s : Cf. Itol. 2()1)7 V.) a ; Hiccardi
ri07 Vi b.
Cc ('liapjli^; sc n^lroiivc lill(*'ralcm(Mil. sauf dcux ou Imls varianlcs
sans imporhiiu-t», daiis 2 Ccl. 3, 81. 2
lloii. 7(1 {VI: lc r«''sum(? cii Irois iiuf\><. ^encrali ccdcns ofllcio giiar-
(linnnm pcliil. C«'(i iic saurail siirprcndrc. car raconfcr la d(>misslon
«lc l'rain'ois cul ('\0 avoucr (pic loiil n'avail pas (H(^ pour lc micux du
vivanl m("'mc du fondalcur dc rordrc. Cf. \. SS. ocf.. l. II, p. G20s,
SPECULUM PERFKCTIONIS IV, 40 & 41 73
20
Qualiter resignavit etiam socios suos nolens habere
socinm specialem. Cap. 40.
Alio tempore eunctos socios resigiuivit vicario siio
dicens : « Nolo videri singnlaris liac i^ra^rogativa liber-
tatis ut habeam socium specialem, sed fratres um) de
loco ad locum associent^ sicut Doininus inspiraverit
eis, et adjecit, vidi jam nnuin caHMiin (pii non habebat
nisi unum eatulum * ducein sui itineris et <'go volo **
videri melior illo. »
Ha?c enim semper fuit gloria sua nt omnis singuhui-
talis et jactantia? specie relegati» '^ habitaret in eo ^
virtus [15 a 1] Ghristi ^
Quod propter malos preelatos renuntiavit officium
suum f. Cap. 41.
Interrogatus seinel a (iuo<hun fratre cur fratres sic a
cnn\ rejec(»rat et alienis (m)s tradidit manibus^ (piasi
ipsi ad (mm nulhntenus pertinerent respondit : « Kili ini,
ogo fratres diligo sicut possum, s(h1 si inea se([uenuitnr
V(»stigia ipsosplus uti^pu; aniarem, nec in(;illis redderem
ali(Miuin. Nain sunt quidain de nnmero pra^latorum ({ui
ii. Sf>oc. 1501) Roriciil. — h. Vui. 'iXA rnh^llnin. —• r. V»t. A.{.'»» ci Spcc. 1.'»()0
»io/o. — f/. Mi. ITi.t rrliffnta. Vut. 'iHytjnrtnntin totn riijrvrtrt rrfinlntn finbitn-
ret. — e. Spec. 15()t)om. in co. — f. Mz. 1)80 om. anmn. S[h'c. I.")00 in-cctntionis.
— g. Spt'C. 1509 cur fratres sir trndidrrnt eornin innnifniH.
1. Sources et liistoirc <lu lext(! : Mz. 17'i;i l'i b 2 s : Mz. 1»81) \2:i a 1 :
Vat. 4354 7 a ; Spec. I50y 2r> h ; C.f. IU)1. 2r,<)7 40 h ; nicrunii 1407 44 h.
Ce cliapitre se retrouve dans 2 (-el. .'i, 82 aver des varianles insi-
gniflanies.
74 SPECULUM PERFKCTIOMS IV, 42
a<l alia traliiint (»08, proponcmtes illis exempla antiqiio-
runi * vi paruni nn*a monita roputantes, seJ quid et cpia-
liter ipsi agunt in (ine olarius apparebit. »
Et parum post cpium infirmitati; nimiA gravaretur in
veh(»mentia spiritus in lectulo se direxit et clamans dixit :
« Qui sunt isti (pii religionem meam et fratres mcrjs de
manibus meis rapuerunt ? Si ad generale capitulum
venero- (*go (»is ostendam qualem liabeam volunta-
tem ! 3 »
Quod humiliter acquirebat carnes pro inflrmis et
monebat eos '^ esse patientes. Cap. 4'2.
Non ver(?cun(labatur beatus Franciscus per loca pu-
blica civitatum [15 a 2] pro fratre infirmo carn(»s acqui-
rer(?, monebat tamen hmguidos patienter f(»rr(» d(?fectus
et non consurgen; in scan(bdum quando non erat eis
plene* satisfactum unde in prima regula fecit scribi
sic'*: M Rogo fratr(»s ukmjs ut in suis infirmitatibus non
a. Mz. UKUoiii. eo8 ; Spcc. 1.'>0H <*o« vHse hutnilefi pI pntiPiUes. — b. S|»ec. 15(19
acUl. ct per oinnin.
1. Voir ci-apr^s, Spec. [>epf. 08.
2. (( Bi je vis jiis(]irau procluiin cliapilre. » Fran(;ois fail ici allusion
au rliapilre f^t^n^ral (jui nvai! licu lous les Irois ans et (jui devait se
r(}unir t\ la Pentec(Me (ie 1227.
3. Sources el liisloire du I(^xle : Mz. 17'i3 1.5 a 1 : Mz. 989 123 a 2:
Spec. ir>oy 2(i b ; Cf. Hol. 2G97 VJ b ; niccafdi 1407 'jo a.
(le cha|)itre est inst^rt^ lel quel dans 2 Cel. 3, 18, suivi d*une nouvelle
(piestion du !U(>nie fr(M'e a propos des niinislres provinciaux. I-,a
partie essenlielle se relrouve, mais sans indication de source, dans
Confonii. 13f; a 2, ed. l.Mo ; 120 b 1, M. ir>13; 175 a 1, «>d. 1590.
Sur les aKlssenients (rune parlie des ministres provinciaux duranl
l(^s derni(*rs lemps de la vie de saint rran(;ois, voir cliap. 1, lexte et
notes, (H a Tindex alphab(!>li(pie au mot ministri.
1». /iofro fratrem infirmiim ut referat de omnibus gralias Crealori
el ffualem vult euni Dominus lalem se esse desiderel sive sanum, 51 rf
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 43 75
irascantur vel contiirbontur contra Deum \A contra fra-
tres, nec multum soUicite postulent niedicinas nec nimis
desiderent liberare carnem cito morituram, qme est ani-
ma? inimica, sed de omnibus gratias agant et quales
vult eos Deus esse, tales esse desiderent** quos enim
Dominus ad vitam prfeordinavit ajternam flagellorum et
infirmitatum stimulis erudit sicut ipse ait^ : Ego quos
amo arguo et casHgo'^,
De hiimili responsione beatorum Francisci et Domi-
) nici quando fuerunt simul interrogati a cardi-
nali ^ utrum vellent flratres suos esse preelatos
in ecclesi& «. Cap. 43.
In urbe Roma quum illa duo clara luminaria orbis,
videlicet beatus Franeiscus et beatus Dominirus essent
15 simul corain domino Ostiensi qui postea fiiit summus
a. S|K»c. 1509 desifteranl. — b. Vat. '«35'* ci S|K'c. 150U oni. a rnrclinali: Mz.
1743 t't 980 a cardinalibus. Riccanli 1407 tiiiundo furono insieine dimandiUi dal
cardinale. — c, Vai. om. in erclesiA, Spcc. 1509 a(l<l. Dei.
inprmum, quia omnes quos Deus ntl ritam pr.rordinarit ivternam fla-
^ geUorum atque infirmitatnm siimuUs et compunctionis spiritu erudit
sirut dicitur in Apocatijpsi : E^o (juos ariio corrigo (^l castigo. .S7 aufem
turt>abitur sive irascetur contra Deuni sire contra fralres vet si forte
soUicife postulaverit medicinas nimis desiderans tiberare carnem cito
morituram qux est animx inimica a malo sitn evenit et carnatis est
*^ ft non ridetur esse de fratribus quin ptus ditigit corpus quam animam.
Regula 1221, cap. 10: Specuhini Morin tracl. III 3 b — '» n ; Spec.
1509 193 a (varianles remarquables) ; Cf. Karl Miiller, Anfa-n^e des
Minoritenordens, p. 2'i et 81.
1. Apoc. 3, 19.
^ 2. Sources el histoire du te.xte : Mz. 1743 15 a 1 s ; Mz. 989 123 a 2 s ;
Bpec. 1509 27 a ; Cf. Bol. 2fi97 49 b ; Riccardi r^07 45 a.
Ce chapitre osl reproduit dans 2 Cel. 3, 110, niais pri^ccMlt'^ de quel-
(lues lignes sur la compassion d(^ Fraiujois a legard des pauvres et
suivi de quelques aulres oi^ est rt^sumt'^ le rc'cit ([ue nous avons d(3ja
^ trouv(5 au chap. 28,
76 SPECILIM PERFECTIONIS IV, 43
pontifex atquo vieissim eructiiarent de Deo melliflua, dixit
illis tandeni doniinus Ostiensis: « In ecclesia primitivA*'
])astores et ])ra'lati f 15 b 1] (»rant pauj^eres et homines
caritate non cupidiiate lervent(»s*. Cur ergo non facimus
de vestris fratribus e|)isco|)os et pra^latos qui documento
et ex(»itij)lo omnibus aliis |)nevalerent? «
Fit inter sanctos de resj)ond(MHl() liumilis et devota
cont(*ntio non (|ui(lem pra'cij)ientil)us sed d(?f(»r(»ntibus ^
sibi invicem ac s(» cofj^entibus ad resj)(mdendum. Sed
tand(^m vicit humilihis Franeisci'' n(» j)rius r(»sj>ond(»ret,
vi(nt (»t Dominieum ut j)rius resj^ondendo huinilit(»r obe-
diret.
R(»sj)ondens (M*go bcatiis Dominicus dixit : « Domine,
gradii bono'' sublimati siint fratrcs mci si lioc cognos-
cere volunt (»t j)ro j)oss(? m(?o nuiHjiiam p(H*mittam ut
aliquod/ ass(»quantur sjieculumA'^ dignitatis. »
Tunc beatus Franciscus inclinans se (*oram diclo
domino dixit : « Domine, Minores i(l(M) vocati sunt fra-
tres mei ut majorcs li(»ri noii j)ra'sumanl, docet (iorum
vocatio ipsos in j)lano subsisten» (»t humiiitatis Christi
v(»stigia imitari, iit pcr hoc tandem^ in resjieclione
sanctonim j)lus aliis ('xalt(»ntur. Si enim vultis quod
faciant fructumin Ecdesia D(»i tenete illos et conservate
in statu vocationis [15 b 2] (»orum ac ij)sos si ad alla
(M)nscenderint ad jdana rcjicnt^^ violenter (»t ad j)ra*Iati()-
lUMU aliquam illos as(Mmd(»re nuiKjuam j)(M'mittatis *. »
FIa;c fuerunt sanctorum resj)onsa, (juibus finitis de
utrius(jue n^sj^onsionibus aMliticatus valde dominus
Ostiensis immensas gratias Deo egit.
l)isc(Ml(»ntil)us autem ambobus simul roj^avit b(»atus
;i. Mz. 17'.:i prininliv;}. — h. \m. 'M fluvntes. — r. Val. 'i3.V4 «'t Mz. 9«)
(lifftTrntibus. — (I. Mz. 17'i:j Fruuriscuui ; Spoc I j(II> : hciili fraucisri... ricH
rtinni Uoiuiuiruui. — r. S|H'<-. \'jy,) dixH dounim Guidibouo. — f. Vit.
4:i.>'i iilind. — {/. Muz. 98«» rulnwn. — h. Vai. ili.)! Unuiem. — i. Vat. 4:<»4 nun
jtrnnittittiH uUo uiotio ; Mz. 17'i:J oni. ;ui.
SPECULtM MslRFECTlONlS IV, 43 77
Domitiicus beatum Franciscum ut dignaretur sibi ** dare
cordam qua cingebatur. Recusavit beatus Franciscus
ex humilitate sicut ille ex caritate poscebat. Vicit tamen
felix postulantis devotio, et cordam beati Francisci per
violentiam caritatis acceptam ipse beatus Dominicus
sub tunica cinxit et ex tunc devote portavit.
Tandem alter posuit * manus suas inter manus alte-
rius et alter alteri se mutu<^ recommendatione dulcis-
sime commendavit, dixitque sanctus Dominicus sancto
Francisco : « Vellem, frater Francisce, unam religionem
fieri tuam et meam et nos in Ecclesia vivere pari *^
forma. » Demum quum se ab invicem separabant dixit
beatus Dominicus pluribus qui adstabant : a In veritate
dico vobis [1(> a 1] quod hunc sanctum virum Francis-
cum'' oinnes religiosi deberent imitari tanta est sanc-
titatis ejus perfectio *. »
a. Mz. 1181) vi. — b. Mz. 1743 proposml. — c. Vai. 4304 om. pari. — d. Mz.
1743 add. qtunn.
1. Sources el hisioire tlu lexle : Mz. 17'#3 15 a 2—16 a 1 ; Mz. 989
123 b 1 !<; Vat. 4354 7 a s; Spec. 1509 27 a — 28 a; Cf. Bol. 2697 50 a;
Kiccjirdi 1407 45 b.
Daii'^ 2 Cel. 3, 86 et 87 nous relrouvons cetle page a peu pres lex-
luellonienl reproduile, mais d^membr^e pour y intercaler un pressant
appel a la c^incorde enlre Franciscains et Doniinicains. Tandis que
dansi Ic Spec. perf. le narrateur niet laccent sur riiumilit^ des deux
sainls. Thomas de Celano dcrivanl k un inoment ou la rivalite entre
les deux ordres causait grand scandale, porte Taccent sur leur union
et leur muluelle dcif^rence.
Ce, chapitre est un de ceux oi\ la comparaison des deux h\gendes est
lc plus facile el ou le proc6d6 de Thomas de Celano vis-a-vls de sa
source se laisse voir au premier coup-d'a»iI. On ivmarquera la dilTt^-
rence de slyle enlre le r6cit du Spec. [>erf. et la partie ajout^e.
Qiiant aiix rapports de saint Franrois avec salnt Doiiiinique, je nen
dis rien ici pour no pas r^ptUer ce qu'on trouviTa a ce sujel dans un
uiiiple appendice de la nouvelle (^dition dc la Vie de saint Francois.
lionavcnture 78 (VI) raconte la reponse de Francois au cardinal
Hugolin. inais supprime toute allusion a saint Doininique : V. A. SS.
oct. II, p. 875 ss. ; Papini. Storia, I, p. 88 ss. ; I^ernard de Desse a
resum6 Celano, Ms. de Turin, I, VI, 33 102 b.
78 SPECULtM PEHFECTIONIS IV, 44
Quod pro fimdamento hnmilitatis voluit omnes
flratres suos servire leprosis. Cap. 44.
Beatus Franciscus a principio sua) conversionis,
Domino cooi)oraute, velut sapiens a^dificator seipsum
super (irmam petram fundavit, id est super maximam
humilitatem et paupertatcmi filii D(»i, appellans religio-
nem suam** fratrum Miuorum ])ropter nimiam humili-
tatem.
Unde in principio religionis vohiit quod fratres
mantjrent in hospitahhus h»prosorum ad serviendum eis
ihique sancta* humiHtatis facere* fumlamentum. Nam
quando veniehant ad ordinem nohih^s et ignobih^s^ inter
aHa (pia» nuntiahantur eis, dicehatur quod oportehat
ipsos humiliter servin^ leprosis (;t inanere in domihus
eorum sicut in ])rima reguhi continetur: Nihil sub cxlo
habere volentes nisi sanclani paupertateni per quani
nutriuntur a Doniino in hoc siv.culo cibis corporali-
bus et spiritualibus et in futuro cwlcstem consequen-
tur hereditateni *. Sicque seipsuin ])ro se et |)ro aHis
fundavit su])er maximam humiHtatem (*t ])auj)er- [16 a 2]
tatem quia quum esset magnus j^ra^latus in ecclesiA
a. Mz. 1743 ura. suam. — h. Vai. 4304 t'i S|m'c. 1 jOl) fucercnt. — c. Mi. 1743
om. ce qui suil ju.M|u'a Hcrvirc lcprosis.
1. Ceilc cilation no rappelltj que d'asscz loin le te.xtc de la riigXe de
1221, cap. y. Onines frutres sfufleanl sequi humUUatem et pauptrtn-
tem Domini \ostri Jesu (Ihristi et recordentur quod niliilaliud oportet
noshaherede toto mundo nisisirut dirit aposfolus: Habcnlesnlimenta
el (|uihus tegarinir liis contenti sinius, [lTiin.(),8] sed debent gaudere
quando conrersantur infer rifes ef despertas personas, inter pauperes
et debiles, infirmos et feprosos et juxln riam mendiranles. Spec. Morin
tract. III 3b; Spec. I50y 192 a. Cile Confonn. 37 al, <3d. 1510; 32 b 1,
6d. 1513; 4« b 2, ud. 151)0. Cf. I'i0 b 2, ed. I5i0.
St^ECULtJM PfiRFECTlONlS. IV, 44 79
Dei elegit et voluit esse abjectus, uon solum in ecclesiA
sed etiam inter fratres suos. Ha3c abjectio in opinione
et desiderio ejus sit raaxima exaliaiio in conspertn Dei
et hominum " * .
a. Vat. 4354 ct Spcc 1509 Licct hsc abjectio... csset inaxima cxaltatio.
1. Sources et histoirc du texte : Mz. 1743 16 a 1 s ; Mz. 989 123 b 2 s ;
Val. 4354 7 b; Spec. 1509 28 a ; Cf. Bol. 2697 51 a ; Biccardi 1407 46 b.
Ce chapitre nous raconte avec une lelle pr^cision le genre <l'acti-
vit^ des premiers fr^res qu'il est impossible de se ic llgurer, «^crit par
O un Franciscain de la seconde ou de la troisieme g6n6ration. Le soin
des l^preux no fut bient6l plus qu*un souvcnir, et Tliomas dc Celano
aussi bien que Bonavcnture n'y font d^jA plus que dcs allusions loin-
laines.
La partie centrale se retrouve dans les Conform. 174 a 2 s, 6d. 1510,
^5 mais suivie de ces paroles : Et in reguUl primd b. Franciscus con-
cessit quod pro leprosis in manifestd eorum necessitate possent elee-
mosynas ncquirere a pecunid cavendo, el gaudere deberent cum eis
conversnri, C/iristi exemplo. 155 a 2 s, 6d. 1513; 225 a 1, 6d. 1590. V.
Reg. 1221, cap. 8 et 9.
50 Pour se rendre compte de Timportancc de cetle page du Spec pcrf.
et de quel secours elle est pour reconslituer la physionomic primitive
du niouvemenl franciscain, il faul en rapproclicr les indications sur
le service des l^preux (5parscs dans lcs diverscs l^gendcs dc saint
Franrois cn particulier, 1 Cel. 39 (I, XV) : Diebus vero manibus pro-
25 priis quod noverant laborabant, existenles in domibus leprosorum;
1 Cel. 103 (11, VI) : Volebat (Franciscus jam in ultimo vitae) ad ser-
viendum leprosis redire denuo. Cf. Testamcnlum b. Francisci ; Fior.
25. Conrad d^OITida, racontant la tcntation de fr. Hudn, disait : .Sm^-
gerebat namque cordi ejus callidus hostis quod non erat lutum sequi
30 fratrem Franciscum idiotam et simplicem, qui fratres hinc inde trans-
mittendo per hospitia leprosorum frequenler ab orationis studio dis-
trahebat : sed hivc erat via tuta, vitam sciticet tenere beati Antonii et
nliorum anachoretarum: XXIV Gencr. An. fr. 3, p. 49. Cf. Eccl. 14,
An. fr., I, p. 249 : DLrit (fr. AgncUus) quod quum esset cum sancto
35 Francisco in quodam hospitali commorans. XXIV Ocn., I. c, p. 161,
in VitA fratris Christophori : Quum fratres eo tempore cerlas necdum
mansiones haberent, ipse (Ihristophorus leprosis o/ficiosissime minis-
trabat, eorum pedes et ulcerum saniem abluens lectos sternens et eis
necessaria diligenter procurans.
^ Kapprocher de ceci tout le chapitrc 58 du S[)cc. pcrf.
i
80 SPEClLtJM PEhFECTJOMS IV, 45
Quod de omnibus bonis verbis et operibus suis
volebat soli Deo attribui ''^ honorem. Cap. 45.
Quum imudicassei populo in Heato^^ in platca civi-
tatis statim llnita ])raMJicationo surrexit cpiscopus civi-
tatis c»jusdom, vir utiquo discn^tus ot spiritualis et ait
ad ])opulum : u Dominus ab iniiio ox (|uo plantavit et
iedificavit occlosiam suam, sompQr illustravit eam sanc-
tis viris (pii oam vorbo ot oxomplo oxcoleront **, nunc
autom in hac novissima liora illustravit oam isto pau-
])orculo ot d(?s|)(»cto ac illitorato ^ homino Francisco,
Pro|)t(M' lioc t(Mu>niini *" (?x hoc Dominum diligere et ho-
noraro ot cavor(» vohis a j)occatis, non (»nim focit taliter
omni nationi. »
iiiis vorbis finitis doscend(Tai episcopus do h)co ubi
pra?dicavorat ot iniravit/ (^cclosiam opiscoj)atiis, ad
quom accodons b(»atus Franciscus indinavit [10 b 1] se
coram oo procidons ad j)odos ipsius ot ait: u In veri-
tato dico vobis, domino (*j)iscoj)o, (juod nullus iiomo
fecit mihi tantum honorom in hoc sioculo quantum fecis-
tis mihi hodio, nam illij^Miominos dicunt: « Iste (»st sanc-
tus hc^mo! » attribuontos mihi gloriam ot sanctitatom et
non Croatori, sod vos ian(juam discrotus sej)arastis
pn^tiosum a vili. »
Ouum (Miim Ix^atus Franciscus laudarf»tur ot dice-
/1. Mz. 080 <'l lous le» iiutn-s U'XH's k rexc»'|»lioii (U: Mz. 1743 add. f/{o?'i«im
i't. — h. Vnt. 4.T)i Ilcrnmtu' ; Sptrc. l.*>0'.) i/i Tvvnmpiic. — r. Vat. 43."/« vt S|>cf.
15(jy c.xtotlrrcnt. — d. Mz. 17'i3 ittitstrntn ; Sjkt. \'t{t[) ittiuninnto. — tr. Vat. 43.'ii
tviwmur.— f. Mz. 17i3 i'i \iH\) intrnrcrnt. — (j. Vai. \XA ittis ; Sprc. I.'i0y alii.
t
1. Prmlivanle aliqunndo populo Intcramnensi\ di! 2 Cel., 3, 80.
lV)ur(|U(»i (Olle varianle? J.cs Mz. ITVi (^l «JSU nous purlcnt ious deux *
(lc (•(' Irail coninie arrivi'? a Hicli; luais lous h^s aulrcs inanuscriU
diseiil Terui. Hieti serail-il un iapsus de copisle?
S1>£CULUM PKKKECTIONIS IV, 4() 8i
retur esse sanctus talibus sernioiiibus rosponilebat
dicens : « Non sum adhuc securus quod non d(»b(»o
habere filios et filias, nam (luacumquo liora Doini-
nus auferret ^ mihi thesaurum suuin quem milii com-
mendavit quid aliud remaneret mihi nisi corpus et anima
-qme etiam infideles habent ? Imo credere debeo si Douii-
Jiiis latroni vel infideli homini tanta bona contulisset
^uanta et mihi fideliores essent ipsi Doinino (|uam ego.
icut eniin in pictura Doinini et beata^ Virgiiiis in ligno
lepicta honoratur Dominus et beata Virgo et tainen
ignum et pictura nihil sibi attribuunt, sic servus Dei
jst quaMlam pictura Dei in qua Deus honoratur propter
eneficium suum sed ipse sibi debet attribuere nihil
^uia respectu [16 b 2] D(»i minus est (juam lignuin et
"Jjictura, imo est purum nihil et ideo soli Deo gloria et
Jionor est reddenda, sibi autein solummodo verecundia
Cit tribulalio dum vivit inter miserias^ hujus mundi^ »
Quod usque ad mortem voluit habere guardianum
unum de sociis suis et vivere in subjectione.
» Cap. 46.
Volens autem usque ad niortem iii humilitate perf(»cta
et subjectione persistere, diu ante mortem suam dixit
a. Spoc. 1509 aufcrat. — h. S|»oc. Va^J inld. fnijuti sn^rnli «•/.
1. Sourccs el hisloire (Ju textc : Mz. Ki a 2 — Kib '1 : Mz. 080 12'i a 1 — 12'i
.25 b 1 ; Vut. 435'i 7 b 1 ; Spec. 1509 28 a s.( If. Bol. 2(i97 51 a : Kiccanli 'j(i h.
Les (leu.x premiers tiers sont repeti-s oncoro avec «iiicliincs lt\i^t'ro.<
[ variantcs quc j'ai cru inulilc (rindiquor, dans lo Spoc. do 1509 2;iO h s.
Les parlies e.ssenticilos iU> vo. cliapitro so rdrouvonl dans la socondc
Vie (le Thomas dc CiClano. luais dislociuc^os ; laulour dunnt,' dahord
f. 30 les r(^nexioiis qui dans le 8poc. perf. sout a la lin, ol il raconto iiuol-
. (jucs chapitres plus loin le couiplirnenl do rovocjuo dv rorni : 2 C.cl.
i 3, 73; Cf. Bon. 75 (VI) et 2 Ccl. 3, 80.
I 0
k.
ft2 si>e(:lli:m pkiUkctioNis iv, 4(5
gcnorali miiiistro : « Volo'' ut oomniiltas vicom tuam
sup<>r mo uni ox sociis mois oui ohodiam vico tuA, nani
proptor bonum obodiontia» volo (|uod iu vita (»t in morte
sompor man(Nis* mooum. »
Et ox tuno us(pio ad mortom habuit unum do soeiis
suis guardianum oui obodiobat vico gonoralis miuistri,
imo (piadam vioo dixit sooiis suis : « Ilanc gratiam
intor aHas contulit mihi Dominus quod ita diligontor
obodirom novitio'- ([ui hodic» intrarot roligionom si esset
mihi assignatus pro guardiano sicut^' illi ([ui est primus
(»t anti([uus in vita ot roligiono. Subditus (^nim conside-
rare d(^bet [)ra^hitum suum non ut [17 a 1] homincm
sed ut Deum pro cujus amoro subditus est cidem. »
Postoa dixit : « Non ost alicjuis pradatus in toto mundo
qui tantum tinuMitur a snbditis suis quantum Dominus
faceret m(» tim(M*i si v<dhMu a iVatribus mois. Sed hanc
gratiam mihi contuHt Dominns (piod volo esse contentus
omnibus sicut (pii iniiuu* (»st in roHgiono. »
Iloo autom vidimus ociiHs nostris nos C[ui*' cum ipso
fuimus siont otiam ips(i tostatur quod ([uum ali([ui fra-
tros non satisfaoeront oi in suis nocessitatibus, vel
(Hcoront sibi ali(|uod vorbum <h» <}uo solot homo turbari
slatim ibat ad orationom ot in r(»v(irsione sua nolebat
d(» aHquo rocordari noo uiKpiam dio(d)at : « Talis non
satisro<'it mihi, vol taHs dixit inihi tah» vorbum. » Sicque
in hujusmodi pors(^v(»rans quanto magis appropin([uabat
morti, tanto magis orat sollicitus considorare quomodo
inonini humililato <*t pau[)(?rlat(; (»t oinni virtutum [)er-
f(?otion(j posset/ vivore atquo mori K
u. Mz. 17'i3 adtl. n»f(?m. — b. Mz. t»8'.1 moncnt. — c. Spec, 1509 oni. novitio. —
d. S|Kr. ir)09 oni. sicnt. — e. Mz. ITVi oni. /jo,«*. — f. Mz. 1743 jtossit.
1. .Souncs ot hisloin) i\u toxlo : Mz. 17'j3 IG b2s; Mz. 1189 12'i b 1 s:
{SiMu". 1500 28 1) s ; (If. Uol. 2(J97 52 a; Hiccardi 1407 47 b.
2 iW\. 3, 88 rciloiiiio toiile <;ollo page, niais il en transformc le slyle,
ajoute lc iioH) de Pierre do Calano, qui fut lo niinlstre g^neral auijiicl £
spficULUM pkrfecTion'is iv, 47 cSc 48 8;^
20
De perfecto modo obediendi quem docebat ^K Cap. 47.
Dicebat pater sanctissimus fratribus suis : « Fratres
carissimi, primo verbo * pneceptum implete iiec (»xpec-
tetis iterare quod dicitur [17 a 2] vobis^ nihil enim
impossibilitatis causemini sive judicetis esse in pneeepto
quia et si su])ra vires ego vobis mandarem'' sancta ^"
obedientia viribus non earebit^ »
Qualiter assimilavit perfectum obedientem sub
flgurft corpori mortuo f. Caj). 48.
^o Quadam autem vice ante socios suos tale emisit sus-
pirium : « Vix aliquis religiosus est in mundo qui bene
obediat ])railato suo ! »
Statim socii dixerunt ei : « Die nobis, pat<?r, ((ua' est
perfecta et summa obedi(»ntia .* » At illc» responcbMis,
^5 verum id j)erfectum 'obedientem sub liguia corporis
,1. Spec. 1009 ipsc diccbat ; Riccardi 1407 mUi. c Ciniic opcriiniio hcnc hi ohe-
dientia administra le forze. — b. Mz. 1743 om. vcrho. — c. Mz. 17'»:^ vcrhcri^ ;
Mz. IW) vcrbis ; Spec. l.')01) vobi». — d. S|»oc. VJY^ nnntdnvcr^K — c. Sprr, l.*)01)
isla. — f. Mz. 1743 ci (»80 inoritnro.
Franrois adrcssa sa (lcinandr. et forco ra cl la le soris dii Nwlc ifn dili'
genler obedirem norifio unius honv), o{ 11 ajouU? ;'i la liii : quanfo
autem contemplibilior pnvsidel fanfo of)cdienfis humiiifas ma^is
placet. Ms. 686 d'Assisc, p. 73.
Bon. 76 (VI), copic des lanibcau.x du remariieniciit de C.elano. Voir
^^ aussi 3 Soc. 57 (XIV).
1. Sources el hisloirc du lcxlc: Mz. 1743 17 a 1 s ; M/. \m 12'i b 2;
Spec. 1509 29 a s; Gf. I3oI. 2697 52 b ; Riecardi l'i07 48 a.
Ce cliapilre est cilt^ dans Confonn. 1:^9 a 2, ed. 1510, ronnnc
lirc de la Legenda antiqua : 123 a 2, ed. 1513 ; 179 b 2, ^d. 1590.
84 SPECILUM l»6KFt:cTlONlS IV, 49
mortiii sic doscripsit : « Tolle corjnis exanime ot ubi
placuerit tibi pone ipsum. Videbis illud non repugnare
motum, non mutaro situm, non reclamare dimissum.
Quod si in cathedra exallatur non alta sed ima respicit,
si collocetur in purpura duplo paleseit. Hic autem verus
obediens est cpii cur'* moveatur non indicat, ubi locetur
non curat, ut transnuitetur non instat. Promotus ad
ofncium solitam tcnet humilitatem, dum plus [17 b 1]
honoratiir, pbis reputat so indignum. »
Pure et simpbciter injunctas et non postulatas, sacras
obedrcntias nominabat. Summam voro ob(?dientiam etin
qua nihil habent caro et sanguis illam esse credebat qua
divinA inspiratione inter inlid(»h?s itur * sive ob proximo-
rum bicrum vel martyrii desid(;rium, hanc vero petere
judicabat*^ Deo^ multiim esse acceptum *.
Quod periculosum est ^ nimis cito prsBcipere per
obedientiam/^et prsecepto obedientise non obedlre.
Cap. W.
Beatus ita(pie pat(M' raro per obedientiam praecipien-
dum esso consol)at, noc primofulminandum essejacubim
quod debet esse extremum : « Ad ensem, inquit, uon
II. Mz. 989 cum. S|»er.. ir»00 cmn inovcatui' non jndlcat. — b. Mz. 1743 ei W.I
om. itnt\ — r. Mz. \l'i:\ ci Vai. 43:>'* iniiiciifKU. — d. Mz. 1743 el 989 om. Deo.
— r. Vut. 43r>i (luam pcricnlnm sit nimis cito. — f. Spec. 1509 flil eDi>uite
pra.'ripiendntn cssc cctisebat.
1. Sourccs cl liistoiro du lexte : Mz. 1743 17 a 2 s ; Mz. 1*80 124 b 2 s;
Val. /i354 8 a ; Spcc. 1509 29 b : Cf. Bol. 2(i97 52 b; Iliccardi 1407 48 a.
2 (Jclano 3, 89 ne fnit a cc cliapilrc quo quclques rares reloucbes :
Bou. 77 (VI) lc raccourcil de moili(^. Les Conform. 139 a 2, M, 1510:
123 a 2, (mI. 1513: 179 b 2, cd. 1590, citcnt la prcmicre inoiti^ d'apr^s
Ccl., la sccomlc (faprcs lc Spec. pcrf. cn la faisant pr^c^der de l*in-
dicalion : Iranciscus in legendd antit/ud.
20
25
SPECULUM PEHFECTIOMS IV, 50 85
cito manus mittentla (»st. » Euni autcui (jui [)ra»0(»j)to
obedientidB non festinanter obodit (Jicebat uoc Dcuui
timere nec hominem reverori, (duui scili^^^^t" non habot
causam necessariam retardandi). »
Nil verius*, nam auctoritas iniporaudi iu tomorario
pripcoptore quid ost aliud quam ^hidius in uianu furiosi ?
quid vero desporatius [17 b2] ost (piaui roliij^iosus uo^lo
ctor*^ obedientia* et coutomptor* ?
Qualiter respondit fratribus suadentibus ei ut
10 peteret privilegium ut possent libere prsedicare.
Cap. 50.
Quiihim fratres '^ dixoruut boato FraiuMsco : « Pator
^iiouuo vidos quod opisco[)i uou poriuittunt iios ali-
quando*' pnnpdicaro ot |)Iuribus diobus faciuut uos stan?
^^ otio.sos in uuA torra auto([uani [^ossunius vorba Doiuini
nuntiaro. Molius ossot ([uod im[)(»traros a doiuiuo [)a[ui
privilegium supor hoc (»t ossot sahis/ aniiuarum. »
Quibus ipse ros[)ondit cuin maij^na f^ roproluMisiono
(licons : <^ Vos, fratr(»s Minoros, non cojrnosoitis vohin-
a. Spec. 1509 fraler. — b. Vat. \X)\ ri S|h*<'. ir»(MI ad.l. i.^lis. — r. Mz. \1\:\
oni. la 8uite. — d. M«. 1)89 dc frntribus. — v. Vat. 4.1">'* </»<or/ <'pi.^ropi /i/if/M.'iii</o
mlent starc otiosns. — f. Sjmt. ir>0<l om. .s.-i/m.s*. — f/. ('ioufnrni. nm, mniinA.
1. Soiirces el hlsloire du lexlc : Mz. ITVi 17 h 1 s: Mz. 08'.) ir> a 1 .s:
Va». 'i.rVi «a: Spec. 1509 29 h s : Coiifonii. 1:r.) a 2. «mI. 1510; 12:3 a 2,
nl. 151:<; 17Ub2, 6(1. 1590. Cf. lUA. 2(;97 5:< a : Uicrjinii ri07 'i8 h.
2 Cef. .3. 90 redonne ce chapilri' lexhicIhMinMil. sanf l.-i reslricllon
liHm sriHret non hahet cansani nevvssariani rclartlamli. Ccllt' iilirasc
a blen ruspect (l'une j^l(»se on (rnne inl«Mi)«)lali(>n, tiiais elle si* Ironve
pourtant dans toules les sonrces dn Sper. piMf. ainsi (|ne dans los
^ (lonfonnft(^s ou ce chapilre (^sl pr('M*e(I('; de riii(Ii«*ali(m : Franvisvus
in legendfi antiqua. II s'y Ironve une s(M-onde fois «lans lcs nu^^ines
lerm(»s. mais sans indicalion de soniv»' 17«; h 2. (mI. l5lo: 157 h 1, «mI.
1513; 228 al, 6d. 1590.
8(5
SPECULLM PKHFKCTIONIS IV, 50
tat(»ni Dci ct noii ])(M*mittitis nic eonvcrtero totum inun-
(lum sicut Dcus vult", nam cgo volo per sanctam
humilitatcm ct rcver(»ntiam prinio convcrtcro pra?lat08,
qui (|iium vidcrint vitam nostram ^ sanctam ot luimilcm
rcvcrcntiam ad cos rofi^abunt vos quod pra»dicctis ct
convcrtatis |)0|)ulum atquc ipsum vocabunt ad praHli-
cationcm nxdius ipiam privilcpa vcstra qme vos duccnt
ad su[)crbiam. Et si fucritis s(^])arati [18 a 1] ab omni
avaritia i\i indux(»ritis [)0])ulum ut reddant ecclesiis
jura sua, i[)si rogabunt vos ut audiatis confessionem
])0])uli sui, licct dc lioc non (bdx^atis curarc, luim si
convcrsi fiK^-int bcnc invcnicnt confcssorcs.
<( Kgo cnim ])r() m(»* volo lioc ])rivilcfi^ium a Doinino ut
nuuquam ab liomin(» ali(]U()d liabcam ])rivilcgium nisi
omuibus rcvcrcntiam faccn^ (»t ])cr obedientiam sanctci*
rc|^ula* ])lus cxcnq)lo (]uam vorbo convcrtcrcuniversosM»»
n
— i-
,S m
r -7
4i
i
<i. (jonform, *>i\\. slrut Drns ntlL — /*. Ooiiform, voatrnm. — c. Vm. 't'Xt\ Egt^-
rnim jivhnmn ro/o.
1. S(Uir(o< <•! Iiisluiio (lu \o\\v : M/. I7'i:{ 17 h 2 s ; Mz. 989 125 a 2s-
Val, 'i'.\:>'i 8a s: Six^c. 1509 'MM\ s. Conforiii. lll b 1, t^<I.l5lO: 98b2s.
0(1. 1:>I:{: \'A\)\\ 1 s, (mI. I.v.m). Cf. Hol. 2G97 5:{ h: Uiccarili 1407 W b.
(^iic (•(» lcxlc ail ('h'^ laissc (I(^ cCAi\ par 'riioiiias dc Colano, en 12%7.
ccla na ricii (I^jloniiaiil. iniis^nK; a ciMlo (^po(|ue la lulle cnlre lc
clci't,'«'* s(''ciilicr cl lcs onlr^^s iiKMKlianls (pii dovait avoir pour d<inouc-
iiiciil la coiKlaniiialion (Ic Giiillaiiiiic d(> Saint-.Viiiour, <Mait dc>ja tr^s
vivc.
Lc (loiincr, ciil (''It'' foiiriiir des aniics a radvcrsairc.
Parconlrc, il a ('lc rccucilli par llicrlin de Casal : Magis ejrpresst
mnnifrsfnrif infcnfioncni .suani fteafm l-yancisrus, quia aiiqunndo
afitfui frafcr ifi./vrunf sifn : Pafcr nonnc ridcs... conrertere unirersos.
cl il ajoiilc: Il.ic .^unf scripfa ifc niann frafris Leonis, viri sanrtiS'
simi. cf iffco inifiritlui socii fwafi rrancisci. sicnt ab ore ejus andie-
tmt. fju.r c^o fc^i cf afi anfiquis pafritms nostris audiri quia de hiis
fui rafffc curif>sus af) infanfif) cf sfimulo consciencia' professionis
propriic pcrscrufftfor: .\rcliiv fiir Lilcralur iind Kirclicngcschichtelll.
p. 5:^ s. Ccs ]>arolc< onl iHr. (''cril(?s daiis Ics prciiiicrs muis de 1310 ct
coiisliluciil iin lciiioii,Miai;(* (riiiK^ aulorilc toutc particuliiVre, non seii-
IciiKMil par Icur ])r(''cisioii, iiiais siiiiout )»arcc «prcllcs onl 6!^ aH<^-
S^
l&
3CF
SPKCULUM PERFECTIONIS IV, 51 87
De modo quem tenebant tunc omnes fratres^'^ in
reconeiliando se invicem quando unus turbabat
alium^ . Cap. 51.
Anirmabat sanetiis Fraiieiseiis <' fiaires Minoros hoc
novissimo temporo a Doinino inissos nt peeeatornm ''
obvolutis ealigine exeinpla vita^ ^ monstrarent. Snavis-
n. Vai. 'kXA om. omne« fralrt'8 : S|)('r.. 1500 om. omuva. — h. Vui. 4:i.')'i ct Spec.
1509 allcrum. — c. Mz. 1743 ci Sjmjc. 15(M> oni. sanrliis Fraiici8t:iui. — d. Mz.
17i3;>eccalort'«. — c. Mz. 1743 oiii. rilw : Vut. 4354 oi Spcc 1501> lucis .
0 ^iiees dans un (locumont adn^ss^^ aii \)ii\H) ClkMueiil V ol (ie^^liiK'» a
pas.sor .«ious les yeux des adversaires dTborlin.
Kst-il ni^eessaire de faire renianiuor ooiiibion collo pai(o siMlLHariu»
du cadre par sa libre allure, sa siinplicib' ('•iiorj<i(iuo. par cello KiJHide
fercor spirilus si souvent rappoI(''o par lo Spoc. |)orf. ? La iii(''lliodo
^* de Tnpostolat franciscain y esl caracl(''ris(''o avoc uiio clialour ot uiie
. bri(>vel6 qui. k mon avis, no lais.senl aiicun doulo sur rautlioiilicil(5
de ces paroles. Klles onl i^l«5 diles et nous on rolrouvons r(3cho un
peu adouci et comme voilo de Irislosso dans lo b^slaiiionl : «« Kt si
j'avais loule la safifesse de Salornon je no voudrais, lors(|uo je Irouve
^ (le pauvres pr^lres sciculiers, pn^clier dans leurs paroisses (|u'avec
leur assenliment. Kt je veux les craindre oux ot lous les aulros, los
aiiner et les honorer comme nies seij^nours. » V. aussi Ib^glo de 1223,
cap. IX.
Dans son Dc Planctu Kcclosiije, Alvaro, IVvi^que de Silves, cilo ce
^^ chapitre ct ujoute un Irait que je ifai pas vu iiioiilLonn(3 aillours :
Propler causas pnvdictas pater almus Franriscus noluil in ordini suo
haberi privilegia sed dicetml : « lloc esf pricilegium pro me et fralri-
hus meis, nullum sciiicel privitegium habere super lerram, sedomni-
bus offedirecl inferiorem me omnibus repulare. » Vndecontra volunla-
^ lem suam a sede apostoticd privilegia impelrarun I utpa fel in leslamen lo
suo el sa'pius supra dixi... Inde quum Iransirel per Lombardiam el
in quodam loco fratrum disissenf sibi fralres quod quoddam priri-
legium impefraranf pro quodam fratre magno pradicalore, quod per
lofam Lomfmrdiam auctoritale aposlolicd pos.sel libere prndicare,
^ pafer privilegium fecit sibi dari el cullellum quo loliim illnd pririle-
gium minufafim aftscidil el projecit in ignem il. II liJTa 2, (''d. \'oiiiso,
1560;.
88 SPKCILIM PEHFECTIOMS IV, ."Sl
siinis «licrlnit s<j irplrri iMlorihus ft uii^ienti pretiosi
virtut** liiiiri (jiiuni siinrtMruni fi\itrum ((ui orant per
orhcin (iis|)(*rsi aiuli(*bat mafj^iialia.
Accidit f|ua(lain ilio fratrem fjuomJam * eorain uiio
nohili viro dc insula Cipri - in fratrom aliuin jactaro
vcrha injuri.i*. (^)ui (pium cornon^t [18 a 2] ox lioo fratrom
suuin ali(piantuluin prrturhatum statim iii suimot vin-
(lictain acconsus " assuinpsit storcus asini ot ori proprio
(hmtihiis contorondum immisit dicons : « Storeus mas-
cito*, lingua, fpia* in fratrom inonm iracundia? vonenum
olfudit ' ! » Aspicions autoin lia»c vir'' iHo stuporo
attonitus valdc aMlificatus ahscossit at(pio ox tune se ot
omnia sua voluntati fratrum (»xposuit.
Hoc ita(pio ox moro ^* fratros omnos sorvahant ut
si (piis (3oruin alii verlmm injuria* vol turhationis/ intu-
lissot statim protinus in torrain prostratus pedem fralris
a. V<it. 4.r/i nrrrftHit. — h. Vai. tXt\ inmttictH liiujuuin : Spco. I.VW commaS'
tuj*.'t. — r. Spec. l.'X)l> cffudit. — d. S|k'«'. \M hiIiI. istr rrl. — c. S|K'c. loOU ex
ninorr. — f. Mz. IWJ oi Spoc \'Afi) prrtnrhntitniiH.
1. 2 0\. .'«. {)2 ajoule Harbarum nomine. {> fnTe, (jue les Confor-
miles <\i\ h I. <'mI. 1510; /j1 ji 1, eil. l.-il:{: 5U h 2, ecl. 1590) el la <:iironi«|ue
(les XXIV (Jeneniu.x ;Aii. fr. 3, p. 'i el 252j coniplent au nonilire (Jes
(louze pnHiilers' disciples <Ie Franrois. n'a pas Iaiss«i dautre trarc
(lans riii.>l(»ire dii inouvenienl fraiiciscain. V. .)ac<il)ilh\ Vite (Ie'Santf.
t. I, p. 5lf;s. : Wadding. ann. 12()0n.3(>; 1219 n. 57 ;t. I. p. 6:i et 322);
Mariaiio U? fait iiionrir en Vl.Vl .Waddin;; ann. 1232, n. 23, IK p. 292).
On IrouvtMa dauln^s indicalions I)iIdio|i^raphi<pies <Ian» Artur, Mar-
lyroIo{<iiiiii. 1». 209 (lli iiiai).
2. h<'s inaiiiiscrils Mz. 17'i3 <'l 989 <lu Sp<'c. perf. aussi bien <jue le
(Wi <r.Vssis<' <le 2 (!<'!. donnenl .^ans qu'aucune rature, surchar^e ou
diMi<ull<'' i\i'. I<'chin' pui.*4s<? fain? <loul<'r <lu lexle insula ( ^ipri coniiw
Ii<'U <i<' <i'l!i' scriK'. Par <'oiilre, r<Mlili<in Hinahli de 2 iUy\. (j). 231)
porh' Insiiia (lipii. I*a(»ini <'n a <*onchi <pril sa^^issait du village d<' la
hanli<'u<' d'.\ssi<e apjx^h' aujour<rimi ia lUisUa et tiui. d'apres lui,
aiirail apparh'ini a la faiiiille Scili <ni Cipi. II <»sl i^ertain qiie <'e vil-
la.ifc ful apjjch' aii .XIII* si<''cl<' lanhM Insuia romana, lan!<*»t Instila
rcfus, niais ji* ifai \ni rclrouv<'r auciiiie lra<e de rappellation Insula
C.ipii. y. Sh)ria <li ?<. l'raiic<'sco, 1. I. p. 75, n. 'i; I. II, p. 35, n. 3.
15
SPECULUM PEUFKCTIOMS IV, r>2 89
»
turbati osculabatur et humililcM' voniam [)ostiilabat. Ex-
sultabat sanetus pater in talibus ([uum Jilios suos audie-
bat o\ se ipsis sanctitatis exemphi (»due(M-e ^ at([ue bene-
dictionibus omni acceptione dignissimis * iUos fratres
accumulabat qui verbo v(d opere ad Christi amorem
inducerent peccatores, nam iii animarnm z(Ao quo ipse
erat perf(»cte r(»[detus v(d(d)at filios suos sil)i v(M*a simi-
litudine respond(*re^
[18 b 1] Qualiter Ghristus conquestus fuit fratri'^
10 Leoni socio ^' beati Francisci de ingratitudine et
superbi& fratrum. Cap. 5*2.
Quadam vice dixit Dominus noster Jesns Christus
fratri Leoni soeio b(»ati Francisei : « Frater L(?o, ego
lamentor de fratribus.» Cui res[)ondit frater Leo : « Prop-
ter quid Domine ? » El r(»s[)ondit Dominus : (( Pro[)ler
tria : videlicet quia non re^^ognoscnnt benelieia m(»a
qu» ita largiter** et al)nndanter iin[)endo (ns, nt nosti,
quum non seminent/ ne([n(» metant. Et ([uia tota die
murmurant et otiosi sunt, et (|nia sn'[je ad iram se [)ro-
^ vocant ad invicem et ad amorem non red^uint et non
parcunt injuriffj ([nam n^cipiunt*^'-'. »
a. Mz. 174H oni. t*dnrcre. — h. Sjm-t. 1.")0'.) dnjnisniitnh^. — r. Mz. U80 oiii. fratri.
— ii. Mz. 174.1 om. sorio. — e. S(M'C. !.'»()() mld. rt liiniiititrr. — f. Mz. 17'i'i
aeminnnt. — {/. Le^"<in du Sper. l.'>01) ; Mz. 17'iM <'l 08!) non intrtnnt injurinm
"** qiinm rnpiunt; Vai. 'i3;')4 non pnrrnnt injiiri;vn qnnin rrripinnt rt in hor non
1. Soiirces et hisloire du tcxle: M/. 17'i'J I8a 1 s; Mz. \m) 125 {i2s;
Val. 4.154 8b; Spec. 150^) :{0 b ; Cf. Hdl. "Hwr, :An: \\\rn\vi\\ WM VJa.
(^e cliapilre se relrouve lexluelloiiicnt daiis '1 i\v\. w, \)'l avec la soiile
(lilTereiice que le noin du frere est iiulijiiie. \'(»ir la iiolc incccdeiile.
30 2. Sources cl liistoire du lexle: Mz. 17V'i I8bl; Mz. 1)89 12.') b; Val.
'i3o4 8b ; Spec. 1500 31 a. Cf. Bol. 2f)U7 r)'i a ; Hiccanli ri07 'il»]). II se
trouve unc seconde fois dans le Mz. \)m avec uin» lecoii idenliciiie, sauf
pour la derni^re iif^ue... redennl non parcenles injuriis quas recipinnl.
90 SPECILLM rKIU-ECTIOMS IV, 53
Qualiter humiliter et vere ^ respondit cuidam doc-
tori ordinis Prsedicatorum interroganti eum de
verbo scripturse. Ca[>. h'.\,
MaiiLMit»' ipso a|)u<l S(*iias vonit ad eiim (|uiclain doctor
sacra» tli(M)lo<riH» dc onliiw? FraMlieatorum, vir uliquc*
liumilis ot s[)iritualis vaUJc. Quuiii i[)s(^ [18 1) 2] cum
beato Fraucisco ilc vcrhis Domiiii siimil aliquamdiu
contuIiss(»nt * intcrro^i^avit cum ma}ifist(M' dc illo verbo
Ezechielis : Si nou annuntiaveris impio impietaleni
suam animam ejus de manu tua requiram *. Dixit
eiiim : « Multos'*, bone [)ater, ejj^o cognos(*o iii peccato
mortali quibus non auniintio im[)i(*tatem eorum, num-
([uid de manu iii(*a i[)sorum auima* re([uir(*ntur ? »
Cui beatus Franciscus humiliter dixit se (^ss(» idiotam et
ideo maj^is (»x[)edir(» sibi (h)ceri ab (»0 ([uam su|)er scrip-
tune seuteiitiam'' r(?s[)on(l(»re. Tunc ille humilis magis-
ter*" a(Ij(3cit : « Frat(.*r, lic(»t ab ali([uibus sa|)ieiitibus
heuv faciunt ; Uiccunli lio7 non riUiVnnno iiUn henirolvnlia e iioii /len/oiiaiio
/<'t infjinriii r/i.-iiiiio rceemto.
A la tin dii chapiire W S|m'c. 1.'»(I0 ajoiiie : i^ost nutrtein ttenti Frnncisci ciLxit frater
I.eo toquena de neipso nn lie «i/io : « Snperest //iii cidit beatum Franciscum
nssistere cnidnni frntri inorieidi : qui hcatnn FrnnciHcu8 hahebat alas et
pe.nnnH ncntnsqunsi rnsorin nd percutienduni dipniones. hahehat etiam bran-
chas ct nnfjones sicnl fjri}thf> nd eripietnluni el portnndum animas fratrtnn
suorum. Dixit etinm tputd hentuH Frnnrisrns dum fecit regulam de omni
cnpitulo sepnrntim considehnt Dominum si esset secundum voluntatem
sunm. Quum nutem venisset nd cnpHnlnni tie pnnpertntey dLxit Dominus:
■ necide, mnnin recitic ! »
a. Vat. 'i.3.V» el rcveretiler. S(m>c. 1.*»0<) oiii. et vere. — h. Mi. 17i3 ei 089 intn-
iissenl; Sfwc. l.VUU co/i/ii/iK>»eii/. Vai. '«:r>i niiqnnntuium contuiisset. — c. Mi.
\lk-i 01 981) muitolies; upivh ro;/iio«ro M/. UlM» adil. jtiures.— d. Vat. 4.'i.'i4 suprn
srriplnrie srientinm. — e. S|m»c. \'iH)\) linmditer mnfjis.
1. K/ccliiel 3. J8. Si dicenle me ad impinm: « Morte morieris, non
nnnnntifiveris ei. neque lovulns fneria uf averlatnr a rid sud impin
el viraf, ipse impius in iniquifate sun morietnr ; sangninem autem
ejus fle mann tnd refiuiram.
20
30
35
SPECULUM PERFKCTIONIS IV, 53 91
hujus verbi expositionem audiverim, tameii libenter
super hoc vestrum^ pereiperem intellectum. » Dixit ergo
beatus Franciscus : « Si verbum debeat generaliter in-
telligi, ego taliter accipio ipsum quod servus Dei sic
debet vitii et sanctitate in seipso ard<^re vel fulgere ut
hice exempli et linguA sancta^ conversationis omnes
impios reprehendat. Sic, incpiam, sjdendor ejus [19 a 1]
et odor fam.'e ipsius annuntiabit omnibus ini(piitates
eorum. »
Plurimum itaque doctor ille aMlirieatiis recedens dixit
sociis beati Francisci : « Fratn^s m<'i, tlieologia hujus
viri puritate et contemphitione subnixa ^ est aquihi
vohms, nostra vero scientia ventre graditur super
terram^ »
^^ a. Vut. 'aytoi SjHT. 1j(K) tuum. — h. Mz. 17'»3 sithinixtn: Mz. !)81» suhnixu.
1. Sources ot hisloire du lexle : Mz. 17'i3 18 h 1 — 1i»a 1 ; Mx.mi 125 b2s;
Vat. W5't8bs: Spec. l50U;nbs; Cf. Hr»l. 2r.«»7 5'i a ; Hiccanli Vi07
50 a.
Ce cliapitre a pas.se dans 2 Cei. :j, \t\ avec ({uel((iies le<^«'res retou-
ches pour le slyle. Bon. 153 (XI) raconte ra<!miralion du Doniinicaiii,
imiis sans indiquer sur quel passa^e il avait consullt^ Franrois.
Par contre, la r<^ponse de saint Francois (»st litleralement cilc^e dans
les Conform. ^#2^2, M. 1510; 12f>a 1, t^il. 151:<; 18:U)2, <M. 1590 pr(3-
c^dc^e de rindication: Franciscns in legendn anliqnn capifulo de per-
^ feclione humHilalis.
Me permeltra-l-on ici une dij<ression (jiii ne se rallache (prassez
indirectemenl a notre chapitre, niais (jui nous mellra sous les yeux
un morceaii de la tradition orale (riine saveur un peii malicieuse ?
En 1228, lorsqiie fr. Lt^on (^crivit le Spec. perf.. le I)f>niinicain dont
ii s*aglt vivail peut-^tre encore. Kst-il liMm^raire de penser (pril
adouclt un peu le r(>cit de celte enlreviie, [»our ne pas c'veiller la sus-
ceptibillt«5 des fn^res Pn^cheurs?
Le docleur dominicain cherchait surtoul a embarrasser le pelit
pauvre du bon Dieu.
Or Salnt Bonaventure, donne uiie suile a cetle hisloire : Quum
Senis. viro cuidam sibi faniiliari qu.rdani superrenlura finaliler pr,r-
dijrissel, el vir ille perilus de quo supra nienlio esl facla, quod de
scripluris cum eo conferebat aliqnando, his audilis, ah eodem Sanclo
Palre duhitando perquireret an luvc ipse dijrissef, qux illius viri re-
92 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 54
De humilitate et pace habend& cum clericis '"^. C^^p. 51.
Lieot * iHSitus Fnniciscus v<41c»t siios filios cuin omni-
bus hoininihus [jaccin hjiben; at([uc univorsis |)arvuIos
so [)ra^bcMT', clericis taincn uiaximc huinik^s ossc vorl>o
docuit et oxom[)hi monstravit '*.
«1. Mz. 989 ei 174:J ntUI. et sfprnlnribus. — h. Mz. \l\.i oi 989 Libenter. — r. Spcc.
1.'t()9 verbo et cxemjdo dorttit el multo )ii<-if/i.s exeinitlo monstravit.
latione cognoveraf. non solam se iUa dijrisse asseruif. rerum eliam
quxrenti atienum evenlum, proprium e.rituni prophelando pra'diril.
Quod uf cerfius cordi ejus imprimeret quemdam secretum conscientiie
iUius scrupuium quem nutti viventi vir pr.rfafus e.rpresserat, mira-
Intiter revetando et satutiriter consutendo reseravil. Ad quorum omnium
firmitatem accedif. quod vir itte retigiosus sicut Christi famulus ei
prxdia-it, sic finatifer consummarif. lUm. 161 (XI).
On Irouveru saiis douh» (lue co passa^e manque de clnrU^. Mais
rembarras do .«*aint Bonavenluro elait l)ien nalurel sl Ton tieut compte
(lu r^cil qu'il s'ajfissail d'arranji:er.
BartlK^lemy de l^ise, (Mium(M-ant les preuves de resprit proplif^lique
de saint Fran^jois. dit : Quinquagesimum nonum eremplum ad hoc esl
de quodam bartntonsore. a quo quum tieafus Franciscus radi vellet ei
di.risset sibi quod eum !)ei amore raderef. respondit barbilonsor :
(( Kgo non faciam nisi certitudinatiter quod ritam xternam habeam
mihi promiftas. »
Quod audiens Iteatus Franciscus mente ud cxtum el facie levatd
per spatium, ef a /)eo cerfificafus quod erat de nume.ro pnrdestina"
torum, de ejus salufe certus promisif ei ritam xternam... Audiens
quidam magister de ordine Pr.vdicaforum hoc reputavit vald^. teme-
rarium, ef petiil a beafo Fvancisvo si sic promisisset, Hespondit
tteafus h^anciscus quod sic. Ef quumittediceref suhsannando : n Vnde
nosti quod ipse debeaf satvarif »> respondif l). Franciscns : « liie mihi
dijrit qui etiam de te mihi disif quod fu nocte pr.rterifd taie pecca-
titm morfafr rommisisfi .secrete et quod es in t)revi tuum ordinem
ejrifurus. » Quod sic evenil et protKtvit pr.vfatis tteatum Franciscum
propheticum spiritum possidere. Conform. 184 a 2, 6d. 1510; IfViaS,
(*;d. 1513 : 2381» 1. ('d. 1590 (ou la seconde partie esl omise).
N'est-ee pas la une perle et ne faut-il pas savoir gr6 aux Confor-
mit(>s de iious Tavoir eonserv(}e ? La comparaison litl^raire dc ccs
SPKCULtM PKUFECTIONIS IV, 54 93
Dicebat oniin : « In adjutoriuin clerieoruin missi
sumus ad animarum salutem et quod in illis invenitur
minus suppleatur a nobis. Quilibet autem recipiet
mercedem non secundum auctoritatem sed secundum
> laborem. Scitote, fratres, quod I)eo est gratissimum ani-
maruin lucrum et hoc melius conse^iui possemus cum
pace quam cum discordia [19 a 2] dericorum. Si autem
ipsi salutem impediunt populorum Dei est ultio et ipse
retribuet eis in tempore, ideoque estote subjecti pr;ela-
> tis ne quantum ex vobis est malus zelus consurgat. Si
filii pacis fueritis clerum et populum lucral)imini vi hoc
acceptabilius est Deo quam populum soluin clero scan-
dalisato lucrari. Tegite, inquit, eorum la|)sus vi multi-
plices eorum supplete defectus ; tunc quum hoc fecerilis
^^ humiliores estote K »
20
25
deux morcoaux suftit k prouver que Bonavcnliire a cu sous los ycux
ce lexte ou un lexle tr6s approchant.
On comprcnd, sans qu'il soit n^ccssairc d'insisler, lcs raisons qui
ont fait disparaitre cette curieusc anecdote dcs irgcndcs francis-
caines.
Les Iraits de ce genrc n'ont pas 616 aussi rares (|u'on pourrait lc
penser: un jour, deux cardinaux, soit par d«^volion, soit par curiosilt^
allerent voir frdre Egide qui vers la fin de sa vic «ilail dcvenu cclobrc
par s<»s extascs. En se retlrant ils sollicitorent, soloii la c<mlumo, Ic
secours dc ses prldres : « Pourquoi pricrais-jc pour vous, puisquc
vous avez plus de foi et d'csp(3rance que moi *? »
— rt Comment cela? »
— « Kt oui, r^pondit-il, car avec vos ricliossos, vos lilrcs, volrc
bion-6tre, vous espdrez 6tre sauvt*s et moi avoc ma pauvrolo ot lcuites
^ mcs Opreuves, je crains d'(5lrc damn(?. » (Vio do fr. Ei^ido par fr. Ii('*on
dans la Ghron. dcs XXIV g(in(5raux. An. fr., t. III, p. 1)3).
1. Sources el histoire du lcxtc : Mz. 1743 19 a 1 s; Mz. DSy 126a I s;
Val. Wy* 9a; Spec. 1509 32 a s; Cf. DoL 2007 5.">b; niccardi l'i07 50 b.
Co chapitrc a pass^ dans 2 Ccl. 3, 8'i avor (]Uol(|uos varianlos iiisi-
^ gniriantes, el ies Conformilc^s reproduisonl sa Icron : 175 b 2, ('«(I. l5lo;
150 b 1 s, 6a. 1513; 226 b 2, 6(1. 1590.
Par conlre, dans une aulrc partic, I(;s C()iiformil(''s oul oxaLlomcut
le texte donn6 ci-dessus et lc font pr^codor de rjndicalion : rrancis-
vus, in legendd antiqud capilulo de perfecUonv fiumififdiis. I)e hnmi-
94 SPECLLIM MihFECtlONlS IV, 55
Qualiter humiliter acquisivit eeclesiam Sanctse
Marise de Angelis ab abbate sancti Benedicti de
Assisio et voluit fratres semper ibi humiliter
habitare •'». Cap. 55.
Vi(l(?ns boatus Franeiscus ciuod Dominus v(»llet multi-
plieare num(»rum fratrum dixit ad cos : « Carissimi fra-
a. Vai. 43j4 a nour liiro : De loco SanctiC Mariw de Antjelis.
lUate servandd ad clericos. Conform. 110 bl, 6d, 1510; 124 b 1, 6d.
1513; 181 a2s, 6(1. 151H).
Dans cc chapilre cncore L^clalo au preinier coup-(i'aMl roriginaiite
de la pens6c franciscaine dans sa vigueur priiniUve. Personne d*autrc
quc le Poverello n'a su parler avec cctle humilit(^ ct cette liberl^.
Happeler aux freres leur mission de vaincre le mal, non par des
attaques ou des »'ondamiiations qui terrassenl le m(^chant et empes-
tenl le cwmv du juge d'orgueil et de jiislicc propre, mais par le bien.
par la lumiore (|ui eclaire sans le dire, fut iine des constantes preoc-
cupatioiis de Fran(;ois. Avec un tact mervcilleux il sentil que INruvre
de la rt^formc de IVglise Otait une a^uvre dc renovation int(^rieure,
c'est la un des caract«'*res (pii font desa tenlalive un elTortabsolunienta
parl el la dilTt^rencieiit des mouvemenls r(3formisles dc la m^me t^poque.
On se tromperait donc en croyant qiie c'est par uiie sorte de calcul
politique quil se montre respeclueux de la hii^rarchie ccclt^siastique :
son respecl est loul impiTgnc^ d'am(mr. 11 esl vrai, parce qu*il esl
int('?rieur.
I/insislance avec la(|uelle le Spec. perf. insiste sur les devoirs des
frcres enveis les prt^lres est donc uii signe non seulement d'aullienti-
cilc, mais de parenlt*. Ci)\u\ qui a ('cril ce livre n'a pas fait de la lille-
raturc ou d(^ riiagiograpliie, il a d(''(!ril une t\me suMir de la sienne.
(!e fondemeiit du respect de rran<;ois devait (}tre indiqu^, car il
est iiii des ct)tes les plus oiiginaux de sa vie (^t Tun de ceux que ses
disciples devaient avoir h; plus de peine a comprendre.
()n pourra consulter 1 (>el. (i2 (I. XXII) : Inler omnia el super omnia
fideni sanctiv romamv Ecclesia'... venerabatur sacerdoles... 1 Cel. 75
(I, XXVII): A 8oc. 57-HO (XIV): Venerabatur prxlalos... voluH nt
oscutarentur pedes equorum. On iK^lcra les analogies d*Jnspiration
enlre ces chapilres el celui du Spec. perf. Voir Test. b. Francisci, a
rappendice. — 2 Cel. 1, 4 : 2 Cel. :J, 8o. 85, 129. — Regle de 1221, cap.
19; Admonitiones, cap. 25. (Opera S. 1'rancisci, (^d. lloroy, col, 250;
(}d. De la Ilaye, Lyon 1653, p. 15; (M. Ijernardo da Fivizzano, p. 74.
f5l>ECULUM l^fiHl-ECriONIS IV, 55 95
tres et filioli mei, video ((uod Domiaus vult nos multi-
plicare, unde mihi videtur bonum et r(»lif^iosum ut acqui-
ramus ab episcopo" vel a cauonicis sancti Rufini aut ab
abbate sancti IJenedicti ali(|uam ecclesiam, ubi fratres
B possint dicere horas suas [19 b 1] et solummodo liabere
juxta eam aliquam parvam et pauperculam domunculam
ex luto et viminibus * constructam ubi fratres possint
(juiescere et operari^, nam locus iste non est honestus ^
noc sufBciens fratribus postquam Dominus vult eos
^o multiplicare et maxime (piia non habemus hic eccU»siam
ubi fratres possint dicere horas suas**. Et si ali(pns
frater moreretur non esset honestum hicipsum sepelire,
nec in ecclesid sa^cularium clericorum. »
Et placuit sermo cunctis / fratribus *.
15
S^
a. 1743 €'l IW.l oni. ab vpiacopo. — b. Vat. 4354 fhniltus. — c. Vai. 43.V» luUI.
necessitates siiini. — d. DanH Vat. ^XA on lit ensuiic : ct hicc ifomuH a<i
maneruiuin frulvilnis est vntdc paiTH cx qno enjo Dco phicct illos niuHi-
plicarc. — c. Franvois Harthuli oni. ilc ct solummodo jusqna /«or«i« suns. —
f. BarthoH ccteris.
1.3 Soc. 55: Conversabalur adhm: (apres lo relour do Uoino pour
rapprohallon de la r6gle) paler cum aliis in quodam loco jujrta Assi-
sium qui dicitur liirus Tortus, ubi erat quoddam tugurium ab omnibus
(ierrlirtum, qui locus ila erat arctus quod ibi sedere vel quiesrere rij-
vaieltanl.... Heliquierunt igitur divtum tugurinm ad usum pauperum
leprosorum transferentes se ad Sanclam Mariam dc Portiunvutu,
jujrta quam in und domunculd fuerant atiquando vommorati prius-
quam ipsam ecciesiam obtinerent. II faul rapprochor coci do ia rubri-
que par laquclle fr. Fran(;ois Barlholi annouco la cilalioii (]uMI faii
de 1. Ciel. 42-44 (X\l) Modo sequilur quomodo 0. Franvisvus reliquit
primum locum islius ordinis qui eral in fiigo Turlo : sirul habelur
in antiqud legenda b. Francisci. Et iocus itle est ullra Sanvtam Mariam
per spalium parvi miliarisjuxla hospilale leprosorum. quod hospitate
habet priviiegia papalia inlitulata sic : « Ilospilale loprosorum in
lovo ubi invepil primo ordo beati Franvisvi. » Ms. 344 dAssisc; 'i b.
(1 b. anc. foUolalion); Doc. IV du recueil XII dos inslr. div. f" 1 b.
Toules ces indicalions y compris ceiles du Spoc. perf. so conllruiout
et se complclent r<}ciproquenicnt ot suaisoul a [»rouvor cpio lo Hivo
Torlo oii Fran^ois et ses frores se revolligcbanl olail uii liigurium
ad usum leprosoram, or a un j>olit millo do ia PorUoiiculo so Irouvait
96 SPKCl LLM l»EHFECTlONIS IV, 55
Ivit ergo ad episcopum Assisii et prdedicta verba
proposiiit corarn ipso. Cui dixit episcopus : « Frater,
nullam ecclosiam habeo quam valeam vobisdare.» Ethoc
idem canonici rospon(h?runt.
Tunc ivit ad al)batem sancti Benedicti de monte
Subasio* et eadem verba proposuit coram eo**. Abbas
vero [)ietate moius, habito consilio cum monachis suis,
operante gratia et vohintate divina concessit beato
Francisco et fratribus suis ecclesiam Beata? Maria? de
Portiuncula pro minoi'i et pro magis paupercula eccle-
sia quam habenMit*. Et [19 b 2] ait abbas beato Fran-
cisco : « Ecce, frater, exaudivimus quod petisti*. Sed
si Dominus hanc congregationem vestram multipli-
caverit vohmius <|U()d locus iste sit caput omnium
vestrum. »
a. Vat. 4354 Icil cnjo ad vionastcrium Sancti Benedicti de monte sub
Assisio ct coram ahhatc illa cadcm verha sicut coram episcopo et canonici9
proposuit, iiisupcr qmditcr cpiscopuset canonici responderant. Abbasvero...
— h. Vat. 4354 adil. Hrat etiam mafjis paupcrcula quam aliqua in circuitu
civitatis essct quod etiam dcsiderahat sanctus Franciscus.
en elTct hi leprosi»rio d'Assise dont les chapeUes S. RuQno d*Arce
et Santa Maria Maddalena cxislent encorc. On trouvera ces questions
amplemcnt disculoos dans retudc sur Uivo Torto (Vie de S. Francols
nouvclle 6dilion, t. II.)
Ccs divcrscs indicalions concordcnt an.<si avcc^ellcs que nousavons
dans lo Spcc. pcrf. 36.
1. S. Benoit du Mont Subasio cst cctlo abbayc suspendue pour ainsi
dirc A nii colo du Subasio, non loin dos oscarponients de Sano Rosso,
ot donl los ruines atliront sans cossc rallentiou quand on va de
Porousc a Spolotc. T^ncj f>arlie di^ IVglisc subsiste encore avec sa
crypte intacte. Dii couvont il nc rcstc plus que la foresteria, (rh6tel-
loric). L*Iiistoirc do co nionaslt^^ro ost intinienienl lide A celle de la
villc dAssiso. V. Jacobilli, Vite dc' Santi III p. 290 8; Disamina di
S. Rullno p. 312, 398 olc. Potlhast 7728; Auvray, Regislres de Gr6-
goirc IX 2382, 3219 ol 3220; Anlonlo Crislofani, Dclle slorie d'Asslsi
libri sci, I. I p. 52, 132. 190; VII Ccidonario II p. 195-202. Cc qu'il y
a dc plus coniplot sur cc siijol csl rinl^rossantc brochuro du Prieur
Loccalolli : DcH' anlica badia di ts. Ih^nodolloalMontc Subasio (Assise,
1880, in-V de 48 p.).
SMCULUM PERFfeCTIONIS IV, 55 07
Et plaruii serino beato Franoisco et fratrihus suis
i»t gavisus est niinis beatus FraneisiMis cb» loeo fratribus
c»oncesso maxiine propter nomen erelesia» matris Christi
oi quia erat ita parva et paupereula ecelesia*', et etiam
5 quia cognominabatur* de Portiuneuh\ in fpio pra»figu-
rabatur quod deberet esse caput (?t mater pauperum
Minorum fratrum. Vocabatur (»liam Portiuncuhi '^ quia
curia illa antiquitus Portiuncuhi dicebatur^
l,*iide dicebat beatus Franeiscus : <( Propterea vohiit
o Dominus ut nuHa alia ecch»sia fratribus concederetur (jt
quod fratres primi tune ecclesiam de novo non construe-
rent nec haberent nisi illam, quoniam in hoc adimpl(^ta
fuii quaulam prophetia per adventum Minorum fratrunV-.
p]t licet esset paupercuhi vi jam (hjstructa '', tamen p(»r
5 magnumtempus homines civitatis Assisii et totius illius
curia**^ [20 a 1] habuerunt devoii(m(jm magnam ad ilhnn
ceclesiam ei majorem habeni usque ho(he et (piotidie
augmentatur. Unde siatim sicut fratres iverunt ilhic ad
iiiorandum quasi quotidie muliiplicavii Dominus eorum
20 numerum (»t odor fama» ipsorum per iotam vaUem Spoh^-
tanam et per multas partes niundi mirabiliter esi dis-
persus'^ Antiquitus tamen vocabatur sancta Maria de
a. Vat. 4!154 a-ltl. et do cof/iJo)»ii»o */iio</ hnbcbnl, rotimnniunlmtur cniui </«•
PortiuhculA. — h. Mr. \l't'.\ vt *M) noini)i:ihnlnr. — r. Vui. 'i.T)'» ilii ••n.suitf
25 prifftlcr illam rontrntam vhi ronHlrurtn rnl illn rrrlrsin timv nh nnlitinis
jmrrnnculn est i*'H*ata. nnm (lirehnl... — d. V«i. \'M drsrrln. — r. Viu. «X/i
ei (lonfurni. contratie.
1. 3 Soc. 5(J : Posfmodiim rero nbahbale Sancli Heuedicli de Monle
Subasio prope Axsisium b. Franciscus, rolunlate el inspiralione Dei
30 pnrria e.am (S. Mariain <h' INn-liuiicula bamililer acqaisiril.
*1. 2 ('el. 1.12: Son sine pmscienlid dicini oracali a diebas tinliquis
Poriiuneula diclus esl locus.
3. 2 (lv\. 1,12 : //i eo. (locu) Minoram ordo principiam sampsil. ibidem
multipUci numero relul super slabile /irmamenlam eoram nobilis
35 slructiira surrejril.
98 SPECULUM PEHFECTIONIS IV, 5S
Aiigelis quia sicut dieitur cantus angelici* ibi saepe
sunt auditi**.
Et licet abbas et monachi ipsam beato Franciseo et
fratribus suis libere concessiss(Mit ' , tamen beatus Fran-
ciscus tanquam bonus et peritus magister volens doinuin
suam, id est religionem, fundare supra firmam petrain,
id est supra maximam paupertatem, mittebat annuatim
dicto abbati et monacliis unum'' vas plenum pisciculis
(pii vocantur iaschie in signum inajoris humiiitatis et
paupertatis ut fratres nullum proprium locuin haberent,
nec in ali(|uo manerent qui non esset subtus dominio ali-
quorum, itaque fratres non haberent unquam potesta-
t(im vel alienandi (pioquo modo. (^uum autem fratres
portabant monachis pisciculos annuatim, ipsi propter
humilitatem beati Francisci (pii hoc de voluntate su^
faciebat, dabant eis unum vas pleimm oleo -,
Nos V(M'o (pii fuimus cum beato Francisco testimo-
nium p(*rhibemus (|uod ipse cum aHirnuitione verbi dixit
de illa ecch^sia (piod ibidem fuit sibi revelatum (]uo-
niam multas pra*rogativas (juas ibi Dominus ostendii
inter omnes ecclesias de mundo (puis beata Virgo dili-
II. Mz. 17'iU »'t iJ89 oiii ici uin? longue luouiu'. lls oiueitent les deux pages qui
suiveiit : le Mi. 9^9 tlii : Cnnlus niKjelici el Sirntlurium rouvenieutium iui
lociiiu illiim pluft quiim cinmucveruitt suut ihi inuliti qninetiam frhtreti 8uut
luaijis frifiidi etc. Mz. 17'«:i u la nieme lecdii nuiis il omet 8uut ihi uutiiti. Jat
conible la lucune uv«m- le sec«»urs dii S|»ec. l.'KK). — h. Vai. 43j'4 ei liartholi «lisciii :
Aiitiquitus tiiiueu vocahutur S. M. de Anqclis et it proviuciA (iicta est S. M.
dc 1'oi'tiuiiculii. l'nitc poslquum fratrcs cwpcrunt reparare eam hotiiiuvs et
luuliercs iHius itrnrinciiv lilicelMiiit) : « F.umus lui S. .M. lie l*ort iwiciilik de
Anqclis. Kt licct nttlms.... — c. Vut. 4;i."»'i adil. sinc datioue atiquA vet censu
iiniiuit. — il. Vui. 't:i"»'4 fiscinulnm pleniim pisciculis qui vocnntur lascw ;
Hurtlioli : miltckmt sistcllum plcnum ]>isciculis; (^onforni. tiiiiim vanistrum
plcnuiii itisciculis qui vocnntur lnschic.
1. '1 (U'l. 1.12 : Solehat reterum incolarum relatu S, M. de Angelis alio
nojuiuc diri. 1 (icl. HMi : Experlus eral... lovum... supernorum visita-
tione spirifuum freijuentalum.
'1. '1 (l»'l. I.li: Proprietatem es eo \\i)co^ reservans aliis el suis
retinens usuni tunfuni.
^PECULUM PtiRFiSCtlONIS tv, 56 99
git ipsam ecelesitim eirectuosissime diligebat^ Et prop-
terea ex tune muximam reverentiam et devotionem in
ipsa habuit, atque ut fratres nnmioriale semper in cor-
dibus suis haberent, in morte sna feeit scribi " in tes-
tamento ut omnes fratres facerent similiter.
Xam circa mortem suam coram generali ministro et
aliis fratribus dixit : « Locum SanctcO Maria» de Por-
tiuncuh\ volo ordinare et relinquere fratribus in testa-
mento* ut a fratribus in nuixiin& devotione et reve-
^o rentii^ habeatur ^. »
Quod et antiqui fratres nostri fecerunt, licet enim
h»cus iste sit sanctus (^t pneeh:»ctus<' a Christo et a
Virgine gloriosa*' tamen sanctitatem ejus conservabant
continuA oratione et sih?ntio die ac nocte ^. Et si ** ali-
15 quando loquerentur post terminum et constitutionem
silentii cum maxima devotione et honestate solum ea
qua? ad laudem Dei pertinent et animarum sahitem trac-
tabant^. Et si contigisset quod ali(piis verba otiosa et
inutilia inciperet loqui, licet hoc raro accideret, statim
20 ab altero fratre corrigebatur '•.
Macerabant autem carnem suam ji^juniis multis fri-
gore et nuditate et hibore manuum suarum. Multoties
enim ut iion starent otiosi juvabant j)auperes homines
a. Vai, 43o4 ei Bartholi circn mortetn sunDi Hrribi ro/ui/ in test.nnputtt. —
b. Val. 4:i54 ei Bartholi in lcstsnnfiitHm. — c. Spcc, irH)9 n-pri»* iinc S4*c<»n«l«'
fois uc pneetevtus. — d. nariholi.,,. «i/ snnctns t;nncu mtuctitntan... — e. Spec.
i5(/9om. 81. — f. S|x*c. 1 j09 oni. trnctnhuut.
1. 2 Ce\. 1, 12: fievelnlum siOi n Deo feli.r pnfer lUcebnl. hentnm
Mrginem inler nlins ecclesins... in mumlo... illnm specinli nmore
10 tlHigere : itleo snnclus enm pr.r celeris plus nmnbnt.
2. 3 Soc. 56: Quam ipse nolnhililer et nffectuose recommendnvit
generali ministro et omnihus frnlrihus Innqunm locum pru cunclis
locis et ecclesiis hujus Sivculi tlileclum n Virgine f^loriosd.
'S.2ile\.\,\2:Servabatur... rigidissimn disciplinn... silenlio... labore.
io 4. 2 Cel. 1, 12 : \on licebnl... oliosn proferre... si conlingerel...pixnn
docente cavebat in posterum.
100 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 55
in agris eorum et postea ipsi dabant oisdem de pane"
amore Dei. Hiis et aliis virtutibus sanetilicabant locum
et seipsos * in sanctitate servabant ^ Postea ven) occa-
sione fratrum et sa>cularium convenientium ad locum
illum plus quam consueverant *' cpiia etiam fratres sunt
magis frigidi in oratione et op(»ribus virtuosis et niagis
dissoluti et ad profiirendum v(»rba otiosa (^t novitates
bujus sa»culi quam solebant, locus ipse non Iiabetur in
tanta reverentia (?t devotione sicut bactenus consuevit
et sicut vellent''.
Ha»c verba c[uum dixisset beatus Franciscus statim
cum magno fervort» conclusit dicens : « Voio igitur
qu(xl ipse locus sit semper imm(»diate sub poteslate
g(MU'ralis ministri et servi ut inde major(»m curam et
sollicitudin(Mn liabeat providendi ibidem de bonA et
sanctA familiA. Clerici eUgantur de nudioribus et sanc-
tioribus et [20 a 2] nuigis lionestis fratribus et qui sciant
melius dicen^ oflicium qui sint in totA religione ut non
solum sa^culares sed etiam alii fratres lib(Miter et cuin
nuiguA devotion(» videant (»t audiant eos. 1)(? fratribus
etiam laicis sanctis li(miinibus, discretis, bumilibus et
lionestis eligantur (pii s(»rviant illis. Volo etiam quod
nulla j)ersona et nullus frater intret in illum locum uisi
generalis minister et fratres (pii serviunt illis. Et ipsi
non lo([uantur cum ali(|ua [)ersona nisi cum fratribus (|ui
serviunt illis et cum niinistro ([uaiido visitaret (»os. Volo
similiter ([uod fratr(\s laici ([ui s(»rviunt eis temtantur
nun(|uam dic(»re ipsis v(?rl)a otiosa vel nova bujus sa^culi
;». S|i»m;. \:Af[i imuift. — h. nanbolici Vnt. 4;!,')'i roniinuont ninsi : el qui renermit
ju,st ijtstts liirt ntni liuttnin, ffcenint siiniliter itmiue ;iii mmjnum temjniif.
— r. Ihirtholl »i/;»;/i.s f/M,i»M furrtit ronsuetinu iiiuxime quia omties fruti^en de
rrlitfinnr inKnlrhiit rrrurrrve illuret i^iii rolehunt intr:ire relinioiiem aimiliter.
— (I. M/. I7'»;{. mt. Hjirtlh.li, Vat. Wi rellnn. Speo. 1J09 reHeut. Vai. 435* et
Bjirtln.li uni. » «• tjiii vnii ju^qu'a \'u/o iijitnr.
I. *J Cv\. 1. 12. sine infermissione... ritam ducebant angelicam.
10
SPECULUM PERFECTIOMS IV, 56 101
vel omnia qiiiecumque non essent utilia aiiimabus eorum.
Et propterea specialiter volo quod nullus intret: in- l.ocum
illum ut ipsi melius conservent puritatem ct sanctitatem
suam et quod in illo loco nihil penitus fiat vel dicatur
inutiliter, sed ipse locus totus teneatur purus et sanctus
in hvmnis et laudibus Domini^
Et quum aliquis istorum fratrum migraverit ad Domi-
rium volo quod loco ipsius mittatur illic alius sanctus
frater ubicumque fuerit a generali [20 b 1] ministro '-.
Nam si alii fratres aliquando declinaverint a puritate et
honestate volo quod iste locus benedictus sit et perma-
neat semper speculum et bonum exemplum totius reli-
jj^ionis et <pioddam candelabrum ante thronum Dei ^ et
beatam Virginem semper ardens et lucens. Propter
'^ quod Dominus j)ropitietur defectibus et culpis omnium
fratrum atque conservet semper et protegat hanc reli-
gionem et plantulam suam^.
20
30
De humili reverentid, ^ quam ostendebat ^ circa
ecclesias scopando et purgando eas ^. Cap. 56.
Quodam tempore quum manf»ret apud Sanctam
Mariam de Portiuncula ^' et pauci adhuc essent fratres
a. Mi. 1743 ei 1)89 ohediffnti,') : RiccaRli WOl Deliumile rivvrrntia... — h. Mz.
1743 oMendil. — r. Spec. tj(X) a«UI. et pnrfiirandn sarcrdotibus ut mundas
tmennt ccclesias et ornataa (luilihct secunduni niodum suum. Vat. 4354 30 h
*" De scrvandA munditiA et rcvcrcntia crrlcsiarmn. Par rontrc an 1» H a dii nuMiie
codcx \c liire est De humHitatc ct revcrcntiA elc. Les Mz. 1743 et 089 ont loujnurs
scohnrc, scoham, eicco qui indique rorigine wjttenirionale du copiste. — d. Spec.
IMK) add. post reversioncm dc Sancto Inrobo.
1. 2 Cel. 1, 12: \emint\ nisi spevialiter fratribus deputatis ibidem
patebal ingressns.
1. 2 Cel. 1, 12: Quos nndique ng^regatos...
3. 2 Ccl. 1, 12: I/unc (Io(Miiii) i^elnt specntnm retigionis in linmititate
<•/ paupertate allissimd semper voluit cnstodiri.
'i. Pour les sources du lexle et la crilique, vuir a rappendicc reludc
^ sp^iale de ce chapitre.
:•.
• • • •
102 sPEC.vLi;Ar- perfectioms iv, 57
•. - - •
::y
ibat boatu$r*Knf4iriscus por illas villas ot eoclesias in
• *-•*•
circuitn-fivrtatis Assisii annuutiando ot pra*dicando
ht«>miitilms ut facoront pamitontiani, ot portabat scopam
^.-/adjVopandum (»cclosiasimmundas : nam multum dolohat
•**.'4)oatus Franciscus quando vidobat aliquam occlosiam
' * non mundam sicut vol<?bat. Et idoo s<»mpor finita pra^di-
cationo faciobat congn»gari omn(»s sacordot(\s qui ado-
rant, in aliquo loco romoto no audi- [20 b 2] r(?tur a
sa>cularil)us ot pr.edicabat ois do saluto animarum ot
maximo ut ossont solliciti consorvaro mundas occlosias
ot altaria oi omnia qua) pertinont ad divina mystoria
celobranda*.
De rustico qui invenit eum ^ scopantem ecclesiam et
conversus intravit ordinem et fuit sanctus
frater. Cap. 57.
Quum voro iviss(H ad quamdam* occlosiam unius
villa:? civitatis Assisii ' ccppit oam scoparo humililor ot
mundaro, ot statim oxivit rumor do ipso por totam
villam'", vidobatur onim lib(»nt(»r ab illis hominibus ot
lilxmtius audiobatur. l't autom audivit hoc c|uidam rus-
ticusmira» simplicitatis qui arabat in agro suo, Johannos
nomino, statim ivit ad ij)sum (»t invenit oum scopantem
n. Vm. 4V»4. Mz. UKHin Sper u«i(l. hiimililcr. — b. Sf»ec. iJOyMnrta»». — r. Mz.
IIWI rivHntcui.
1. JSouroos ol hisloiro du lexie : Mz. 1743 20 b 1 s ; Mz. 98» 127 a 1 s;
Val. 'i3r,'i ybot;iOb; Spco. 1500 37 a ; C(, Uol. 2(>y7 .58 a ; Riccardi
l'i07 :,3 Ji.
2. De lous los aiiteurs franciscaiiis que j'ai pu consuller, le P. .Vgos-
liiio <li Slroncoiie est le seul qui fixe le lieu de ce recit nrila rhiexa
ilrUd ViUa Oltiana. el il y a eii elTel a Irois heures de inarclie au N.-K.
dAs^i<e un pelil village appol6 Noliano. (IJnibha yerafica, Miscell.
fr., t. II, p. 45).
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 57 103
occlesiam humilitor et dovote. Et ait illi : « Frater, da
mihi seopam, qiiia volo te adjuvaro*'. » Et aceipiens
scopam do manibus ejus scopavit residuum.
Et sedentibus illis simul ait ille beato Francisco :
h " Frater, jam est diu quod habui voluntatem serviendi
Deo ot maxim)? postquam do te et* [21 a 1] de tuis
fratribus rumorem audivi, sed n(?sci<»bam qualiter ad te
vonirem. Nunc orgo '* postquam placuit Domino ut te
vidorem volo facoro quidquid tibi placu(»rit. »
0 Beatus Franciscus considerans ejus fervorem exsulta-
^-it in D(miino maxime quia tunc paucos fratres habebat
el vidobatur sibi quod propter simpHcitatem et purita-
tem ipsius deberet esse bonus religiosus. Dixit autem
oi : " Frater, si vis osse de vita (»t de societate nostrA
15 opoii,(»t quod expropries to do omnibus tuis quio sine
scandalo habere possis, ot des ea pauperibus secundum
consilium sancti evangelii eo c[uo(l illud idem ^ fecerunt
omnos fratres mei qui potuerunt ^. »
Quo audito statim ivit ad figrum ubi dimisorat/ boves
20 et solvit illos ot duxit unum coram beato Francisco et
dixit ei : « Frater, tot annis sorvivi patri meo et omni-
bus de domo meA, ot licet sit parva Iwoc portio liere-
ditatis mofo, volo hunc bovem recipe^re pro part(^ mea et
ipsum dare pauperibus sicut tibi m(»lius videbitur. »
^ Videntos autem parontes (»jus et fratres sui qui [21 a 2]
erant adhuc parvi^ quod volebat eos dimitten^ cnep(v
runt omnes de domo sua tam fortiter^' lacrvmari et
tam dolorosas voces cum phmctu emittere quod inde
motus est beatus Franciscus ad pietateni quia magna
^ familia et imbecillis erat. Et ait illis beatus PVanciscus :
c( Parate comestionem pro omnibus nobis et c.omedamus
n. Mz. \li3 coadJHvarc. — h. S|)cc. \M) mu. /<osltf/»/a»i dt' lert. — c. Mz. 08!)
iniUnn. — d. Leron «lii Mz. 089: Mx. \l't:\ (lun ifl nh-nt : Viii. 'iM,*»'» n S|mo. 1.=)0!I
Uuin illwl idem. — c. Val. 'ilioi frntivs iiwi tinid finhfri' jnttiirruiit. — /". Mz.
^ 1743 el 'J8U dimiait. — f/. Spec. \:m sdimiid jmrcnli. — h. Mz. 080 <»m. lniii forlitcr.
104 SPECULLM PERFECTIONIS IV, 57
omnes simul et iiolite phuigere quia faciam vos valde
la*tos. » Illi aulem statim paraverunt et omnes simul
cum magna hetitia comederunt.
Post comestionem vero dixit beatus Franciscus : « Iste
filius vester vult servire Deo et de lioc non dehetis con-
tristari, sed jdurimum gaudere. V(d)is autem non tantum
secundum Deum sed otiam secunchim istud sa>cuhim
reputatur ad magnum honorom et profectum animarum
et corporum quia de carne vestra hoiioratur Deus (»t
ouuies fratres nostri" t»runt* vestri fdii (?t fratres '*. Et
quia creatura Dei est et suo civatori vult servire, cui
servire ^ regnare est, non possum wi^Q dob(»o ipsum red-
(h^re vohis, S(m1 ut de ipso habeatis ("oiisohitionem voh>
quod ipse (»xpropriet se [21 b 1] vobis ch? isto bovo tan-
(piam pauperibus, Ucet deberet ipsum dare ahis paupc-
ribns secundum evang(dium. » Et consohiti sunt omnos
iu verbis sancti Francisci et maxime hetati sunt de bove
cpii ^* n^Iditus fuit (»is et quia pauperes erant vahle.
Et quia beato Fraucisco nimis placebat juira et sancta
simplicitas in se et in aliis statiin/ induit eum pannis
religionis (»1 (luc(»bat ipsum secuin humiHter pro socio
suo. Erat enim illc tanta' simplicitatis quod ad omnia
(pue faciebat beatus Franciscus cred(d)at se teneri.
rndequando b(»atus Franciscus stabat inalhpiaeccle-
sia vel in alhpio k)co a(i oranduin et iste volebat eum
vid(»r(» ut omnihus actibus et g(»stil)us (»jus se penitus
(^onforman^t. lla(pie si b(»atus Frauciscus llectebat g(»nua
vel h»val)at manus ad cadum, vel spiitabat a', vel suspi-
rabat (*l ij)S(» omnia similit(»r faciebat. Ouum autem
perpendisset ^ hoc hfNitus Franciscus C(ppit ipsuni de
hnjusinodi simplicitatibus cum magna la^titia n^prehen-
.». Vai. 4;{,"»i iiiinnrrs. — h. Mz. I7i;{ rsscnl. — r. Vhi. 43.")4 *«oi"oiv*!. — fi. M/.
\'\\ «'111. rui scrrirv. — r. Mz. 1743 f/itia. — f. Vat. 4;V>4 vi S|»er. lj(m add. ut.
f _,;. Vnt. \'.M\\ lulil. rrl luisrirhiU : Sjh.t. !.'»(>?.» atl«l, vvl tonsUuhut. — /|. Mz. 17i;i
'. A\\k\. (/C.
I
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 57 105
dere. Cui ille respondit : « Frater, ego promisi facere
omnia qua» tu faeis et ideo oportet me tihi in omnibus
conformari. »
Et de** hoc mira- [21 b 2] batur et la^tabatur mirabi-
bter l)eatus Franciscus videns ipsum in tanta puritate
et simplicitate.
Ipse vero post(*a ccepit in tantum proficen^ ^ quod bea-
tus Franciscus vX alii fratres omnes de ipsius j)erf(»ctione
phirimum mirabantur et post modicum tempus mortuus
lo est in illo sancto profectu virtutum. Unde post(»a beatus
Franciscus cum multa *' In^titia mentis et corporis inter
fratres narrabat de (?jus conversatione '' nominando
ipsum non fratn^m sed sanctum JoluuuK^m*.
a. Mi. 1743 om. dc. — b. Val. 4354 ft S|>ec. ir^O!» vo^pil in oinnihtis virlnlihns
i^ din ownihns {^[tec. woribns) honis in Lantnm profirvn'. — r. Mz. 17*3 ot IW.)
om. multii. — li. Mz. 1)89 convcmione ; Vat. 4354 el Spec. 1509 nurruhat cjns
conversionem .
1. Sources et histoire du texle : Mz. 20 b 2— 21 b2; Mz. 989 127 a 2 —
128 a 1 ; Val. 4354 9 a— 10 a : 8pec. 1509 37 a — 38 b ; Cf. Bol. 2697 58 a ;
-^ Riccardi 1407 53 a.
Tlionias de Celano (2 (Icl. 3, 120) a voulu a soii lour raconler ccci,
mais embarrassd pour nionlrer saint Franrois balayanl les (^glises.
il a supprimd les plus gracieuses parties du coniniencenienl. et a par
contre forc^ ce qui concerne rimilation des j<esles de Franrois par
** frere Jean et couronnc^ son recit par um* apostroplie oraloire do sa
facon (Ms. 686 d*Assise, p. 87 s; ed. Hinaldi. p. 251).
La vocalion de frere Jean le siniple est ordinairenient rattachee par
les annalistes franciscains a Tann^e 1215 el sa niort Hxj^e au 2 mai
1220; ils nlndiqiient malheureuseinent pas les sources oii ils ont
'^ trouv^ ces dates qul d'ailleurs sonl Ires vraiseiiiblabU^s. Sur cc frere.
on pourra consulter: Conform. 53 al M. 1510; 'iHbl ed. 1513: 6'i b 1
^d. 1590; Wadding, l. I. p. 225-227 (1215, 5-7 . Hidolfi, Ilisl. Ser. 118 a;
et surtout Arlur du Mouslier, Marlyrol., p. 19'i 2 mai et Jacobilli,
Vile de* 8anti, l. I, p. ^'iH-li'*^ ; dans res deux derniers, on tiouvera
^^ r^numi^ration de quelques aulres sources que j'omels ici.
106 SPECrLlM PERFKCTIONIS IV, 58
Qualiter punivit seipsum in scutelld, cum leproso
comedendo quia fecerat illi verecundiam. (/ap. r>8.
H**V(»rsiis auttMii 1). Francisrus ml rcrlosiam Jit»al^i?
Maria^ de P(»rtiuurula iuv(»nit fratreui Jacohum Simpli-
<vm * riim (juodam leproso valcl** ulr(»rato. Sibi " cuim j
nH^omnu^nclaverat Ix^atus FraucMscus ipsuni l<»prosum el
omn(*s alios, cpiia rrat quasi mcdieus iliorum et lilxm-
t<M' vuluera (»orum tau^ol)at oi mutabat * oi ruralvat,
nam tune fratrcs commorabantur iu lios[>italibus lepro-
s(u*um. i»
Dixit (M'go Ix^atus Francis^nis fratri Jacobo ipiasi
argutMulo cum '22 a \]: « Tu non ch^lx^rcs duivn* rhris-
tianos (piia non cst hont^stum pro io iu'i]\w pro ipsis. »
Li(Vt (Miim V(»ll(^t (]uo(l s(M*vir(»t (Ms, tauuMi nolebat (pKul
fxtra hospitah^ (hMluciM^ct i*os (|ui (M*ant miiltum pla-
gati. (]uia homincs ('onsii(*v<M*iint tah's abhorn^re nimis,
(»t ipsc frat(M' Ja(*obus crat ita simplcx (jiiod ibat runi
(Ms (h» hos|utali us^juc ad ccch^siam Saii<*ta» Mari;v dt*
IVuiiiincula * si(Mit ivissct cuni fratribus. Ipsos aiitcm
lcpros<K^* vocabat bcatiis Francis(*us fratrcs ehristianos.
,«. Mz. ITi»n'n »'nnn. — '». Viii i.l»» »iii(Mr/;t'*.if. — »•. Mx. iT^.l oni. /*»/irtNSfw«.
I. II o«>t |tii>n dittiiilo iW troiivrr <i('^ imliralittii^ >atisfaisantc> sur
••»• frtTiv >iimt Uonavfiitur»' parl»» «iun fr»'r»' Jh«*»iii»»s il*Assi>p di-»nt il
rai*»»nt»^ un»" apparitiiMi : Hi»n. *iTii Iv iM*ri* illuiiiinatis el B«rtlieleniv
«io Pi>o liil i|U il f^t »MiM'\»'li .{ lotfiria: ('onf«»riii. T:* a 1 v*\. I3lii: H^
a I «Si. IMi: srt h'i »»«1. I.v.i»>. Vmr au--i Arliir. Martvn»!.. p. 2(;« 19
juin : Waii.iinir. t. 1. p. !»i l'2i«». ii. VJ : Ja<>i>billi. Vite «1p*Sanli. I. I.
p. H«»; «»t 1«'^ r»f«'r»Mio»'> «prih iiwliipUMil.
*J. II «•'.lirit "liMii- i'\iii»Mniiioiit «I»' I Ihipital »1»»-' |»'pr**u\ «r.\>-i>»* «](ii
«'tait ,« un ipi,irt-«r)iouri' <!«' i-lHMiiin •!»• la Piirtii>n<-iil(\ aii Ii«mi «lit
Uivo TorliK iKi l'ran<".»i-i i't <»'^ pnMni''r«» »ii^«ipU»> avaient \«*«*ii «^uel-
»|u«» l»'nip«i. V»»lr li'^ pa'*'-,!^»^^ nu r»'\i»Mil la ih*'iitii.«n «le Biv«» Torto
fl a rap|HMidioe IVlu»!»' >ur U* oiiapitrc i«.
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 58 107
Et hiis dietis beatus Francisciis statim rcprohondit so
crodons illum loprosum fuisso vorecundatum proptor
roprohonsionom suam quam fecerat fratri Jacobo. Et
id(»o volons satisfacere Deo ot loproso dixit culpam
suam fratri Petro Cathanii qui tunc erat generalis mi-
nistor ^ Et ait : « Volo ut conlirm(»s mihi pa»nitentiam
cpiam olegi facero pro hoc defectu et mihi nulhUenus
contradicas. » Qui rospondit : « Frater, fac cpiid tibi
phicet". )) Nam frater Petrus tantum vonorahatur ot
tiniobat eum quod non pra>sumobat contradicere sibi,
Hc(»l soppo ind(» [22 a 2] aflligeretur.
Tunc dixit beatus Franciscus : « Ila^c sit pa»nitontia
mc^a vidolicet ut comedam simul in unA scutella cum
fralro christiano. » Qimm ergo s(»deront ad monsam
hoatus Franciscus* cum leproso et aliis fratribus appo-
sita ost una scutcdla inter b(uitum Franciscum ot lopro-
sum. Erat autom totus ulceratus et abominabilis ot
maxime digitos habobat contractos et sanguinolentos
cum quibus accipiebat bolos^' de scutolla ita quod quando
ponobat illos in scutoHA dofluobat in oa sanguis ot sanies
digitorum. Et videns hoc fraler P(»trus ot alii fratres
contrfstati sunt valde sod nihil audebant dicore j)roptor
timorom et roverontiam sancti patris.
Qui vidit hoc scripsit et testimonium'' perhibet do
hiis-^.
n. Mz. 17i3 plncent. — b. Vat. 435'» om. cp qui pmrdc (lepiiis lliPC sit. —
r. Mz. I7i3 ct 989 arccpit bolum. — U. Vat.4354 add. verum. — c. Vat. 43:)4 add.
flf/ Ifiudcm Domiui.
1. Ce fail a donc ou lifu enlro la fin de seplenihre l*22() el le 1()
marjs 1221. Voir les indicalions essenlielles sur Pierre de (ialane eii
nole aii chapllre :VJ.
2. Sourees el histoire du le.xle : Mz. 17'i3 21 h2 — 22 a 2; Mz. \m 128
a 1 s;Val. 435'i 98 b s : 8pec. 1509 'lO b 1 ; Cf. Uol. 2f>'.)7 .VJb; Hiccardi
l'i07 5'! b.
On retnmvc lill^raleuient toule celle page dans les Conforni. 17'i
b 1 ed. 1510 ; 155 b 1 6d. 1513 ; 225 a 1 M. 1590.
Ce chapitre n*est gudre moins iinportant que le 44* pour nous mon-
108 SPECULUM PERFECTIOMS IV, 59
Qualiter fugavit deemones cum verbis humilitatis.
Cap. 59.
Quodam tempore ivit beatus Franeisrus ad eeelesiam
Beati Petri de Bovario* prope eastrum Trevii de valle
Spoletana et cum eo ivit fratcT i^ieifieus* qui in sa^eulo
Ircr les rHpporls des frores avpc Ics lc^prciix a roriginc <!c 1'ordrc.
Ils se complclenl ct j'y renvoie lc lcdeur. riClui-ci ajoute une nole
(l'une pr<^cision ct <run piltorcsque d<inl on ne peut appr<^cier loulc
la valeur qu'a Assisc : unc dcs prciivcs lcs plus frappanlcs <Ic Tau-
tlienticitc^ du Siicruluin perfcclicmis — cl qiiand jc dis aiitlicnlicit«^ je U
veux dirc la prcuve qu*il a ctc ccril par un enfant (fAssise qui con-
nail lcs nioindrcs scnliers dcs cnvirons — c'est cclle localisation dcs
fails, localisation qui n'a rien d'inlentionncl, qui (»sl dans la pcns^e
de Tt^criviiin plus que dans scs parolcs ct (pii par const^qiicnl ne sau-
rail (ilre suspecl^e. I^
1. 8an Piclro di Bovara. Cclle (^glisc, d'unc arcliilcclure forl rcniar-
quablc. existc encorc. KII(j se trouvc a un quart d'heure au dcla dc
Trcvi, quand on va dc Foligno a Kpolcle, a quchjucs pas dc la ijrande
route. On la voit aussi forl bien du chemin de fer. Klleest menlionnee
dans lc Libcr ccnsuum, ct Jacobilli donne lcs principaux poinls de ^
rcpcre pnur son hisloirc : Vilc dc* Sanli. t. III, p. 'A\b ; C.nniica
della chicsa cl monastero di Sasso Vivo FidiKno, IBo.i, in-'r VIII el
328 p., p. *227-235). .Vujourdhui, il n'y a plus (|uc r<^glise cl un mona^-
lcre s(^cularisti. On y csl a unc demi-hcurc dcs sources du Clilumne
et il cst bicn possible qu(? lc nom dc Hovara lui soit vcnu dcs trou-
peaux de b(pufs (pii s"y nHmissaicnl.
llinc albi, ('lilumne, gregcs.
Viri^ilc, (l('*orgiques II, v. 145.
2. Sur fr. Paciflquc voir 2 Ccl. 3, 27 ; 2 Cel. 3. 49; Bon. 50ct5l {IV-
B(m. 203 ^XIIIi ; 2 Ccl. 3, 7« ; Fior. 40 ; Conform. 70 a 2 (>d. 1510 :
XXIV (nmcr. Ms. :i2\) Assis. r,7 b2 ;An. fr. I. III p. 2l3i; II est mcn-
lionn(^ dans la bullc Magna sintl du 12 avril 1227 ; WaddinK. ann.
1212 ;JU-42 (I. I p. 13:M3.-,): A. SS. julii 1. III p. If>;i-165 ; Arturus
marlyrol. p. 298 s. 10 juillcli. Cf. p. ;K.rt {7 aoul) ; Papini, Notizie
Sicurc p. 132-I3'i; Lancclli. Mcmoric inlorno ai pocli laureali, Milan.
8", 1839 p. 82-8rt ; dc Anj^clis, I/albcro di San Francisco, p. 33, note 1.
Misccll. fr. I. II (1887} p. ir>8. Le t(^moignagc lc plus circonslanci(^ cl
jusqu'ici Ic moins ulilis(> nous cst fourni par fr. Thomas de Toscanc,
(pii accompagna Bonavcnlurc cn 1245 au c(mcile dc Lyon ct qui connut
acinquc personnellcment. Mon. Germaniai hist. ycripl. l. 22 p. 592. '
SPECULU»! PfiR^ECTtONIS IV, 60 109
vocabatur** rex versuum nobilis et (nirialis doctor caii-
torum. Erat autem illa ecclesia derelicta. Dixit ergo
beatus Franciscus [22 b 1] beato Pacifico : « Revertere
aii hospitale leprosorum quia volo hac nocte solus hic
manere et cras summo mane revertaris ad me. »
Quum autem remansisset solus ibi et dixisset com-
pletorium et alias orationes voluit quiescere et dormire
sed non potuit *. Spiritus autem ejus cfepit timere ^ ac
sentire diabolicas suggestiones et statim exivit de ecch»-
siA et signavit se dicens : « Ex parte Dei omnipotentis
dico vobis, daemones, ut exerceatis circa corpus meum
quidquid datum fuit vobis a Domino Jesu Christo, quo-
iiiam sum paratus ad omnia sustinenda ! Quum enim
niajor inimicus quem habeo sit corpus meum vindicabi-
tis me de adversario meo et pessimo inimico. »
Et statim suggestiones illa; penitus cessaverunt, et
reyersus ad locum ubi jacebat dormivit in pace ^ ^
De visione fratris Paciflci quam vidit et^ audivit
sedem Luciferi reservari humili Francisco.
0 Cap. GO.
[22 b 2]. Mane autem facto rev(»rsus est ad eum fra-
ter Facilicus. Beatus Franciscus tunc stabat coram
altari in oratione. Et fratei* i\u»ilicus expectavit ipsum
extra chorum orans similiter coram crucitixo. Et quum
•* a. Mz. 1743 ora. ronabatur, |niis au lieu de rurinlis, curinhilis. — h. S|»oc. i:»u9
poternt. — c. Spoc. irj09 mld. ct corijus tretncrc. — r/. S|m'c. I.VW omi. in jtnrc
— e. Mz. 989 adil. quomotlo.
I. Sources el histoire dii lexte : Mz. 17'i3 '2-2 a 2 ^ ; Mz. 989 128 b 1;
8pec. 1509 41 b; Cf. Hoi. 2697 r»0 b : Hiocardi r»()7 r>:» a.
^ Le chapilre 60 6tanl la secoiide moilie dii iiit^ine reoil. on y trouveru
les indications qui les concernent l'un et rautre.
ilO SPECitJLtJltf PERFEOTIONIS IV, 60
erjRpissot oraro olevaliis ost ot raptus in ea^lum, sive in
rorpore sive extra corpus, soliis Deus novif * ct vidit in
oa»lo multas sodos intor quas vidit unam omiiientiorem
aliis atquc» pne omnibus fi^loriosam, fulgontem atque
ornatam omni lapide pretioso. Et admirans pulehritu-
dinom ojus ecepit intra so eogitaro cujus ossot illa sedos.
Et statim audivit voeom dieentom sibi : « Ha»e sodos
fuit Lueifori et loco illius sedobit in e«\ Franeiseus
humilis. »
Et quum ad seipsum rediissot statim exivit foras ad
r»um beatus Franeiseus ad eujus podes statiin eoeidit illo
frat<M* in modum erucis braehiis eanet^llatis, ot cousidc*-
rans eum (piasi jam in eado in illA sode mauentem dixit
<»i : u Pat(»r indulgoas mihi ot roga Dominum ut mise-
reatur [X\ a 1] mei ot peceata UK^a indulgeat mihi. »
Ext(»ndens autem manum** b(jatus Franeiscus tdevavit
i|)sum (»t eognovit statim quod alicpiid in orationo vidis-
set. Videbatur enim totus mutatus et hxpiebatur ad
beatum Franeiseum non quasi vivtmtom in eariu» sed
quasi jam regnantem in ea'h).
Fost(^a vero (piia nolebat die(»re visioiumi beato Fran-
eiseo e(epit lo^pii sibi verba quasi a longe et inter alia
dixit ei : « Quid ennlis d(; t(j ip.so, frat(?r ? » Respondit
beatus Franeiseus ot ait illi : w Mihi vhletur (|uod .»*im
magis ^ p(»ecMitor quam ali(piis qui sit in toto mundo. «
Et statini dietuin fuit anima» fratris Faeifici : « In hoc
pot(*s eognoseere v(»ram fuisse visionem (|uam vidisti
(|uoniain sieut Lueifer propt(;r superbiam suani de illa
sede fuit ej(»etus, sie Franeiseus propter humilitatem
siiani nierebitur cxaltari et s(?der(» in ck '-. »
ii. M/., ITVi iiiiiniis. — h. S|M'c. \'.AWi imijnr
1. 2 Cor. 12, *J.
2. Somres <l liisloiro du lexle: M/. ITVJ '1'1 h l — !23a 1 : Mz. 989 128
b 1 — 129 u 1 ; «peo. 1509 'il b s ; Cf. Hol. 2(J97 (iO b ; Riccardi 1407 55 b.
Ces deux cbapilres 59 el 60 onl pass6 dans 2 Cel. 3. 63, mais nou
^PEOULUM t^ERFECtlONlS IV, 6l 1,11
Qualiter fecit se trahi nudum cum fune ligato ad
coUum coram populo. Cap. Gl.
Quodam aiitem temporo ^ quiim de quadam suA iufir-
uiitate maximA aliquautuluui couvaluiss<»t visum fuit
sibi quod'' hahuisset alitpuiutulum pitauliam iu illa
[X\ a 2] iuiirmitate licet parum comedisset; t»t exsurgeus
quadam die quum adliue uou esset libc^ratus de febrci
quartaiiA, fecit couvoeari populum civitatis Assisii iu
platea- ad prjijdicatioueiu. Fiuita autem pvvedicatioue
10 pra»cepit populo ut uullus iude recediiret donec rediret
.1. Sihh;. 1509 adtl. si.
suns quelques niodincations. TanhH Gi^lano a abreg^, par exenqile
pii supprimanl la nienlion du lieu oii ce fait sVtait passe el le noni de
frere Pacifique, tanl(M et surtout en ajoutant rn el la (juelques (J^tails
Ij oii I'on sent dt^ja le Iravail de la tradilion. La simple plirase du 8pec.
perf. 5«J : SpiH/as... ejiis ctrpif limere ac senlire tiiaOolivas sugges-
tiones \\v lul sullil pas; il dil : Suhito turlmlus spirifus parere et
t.vdere carpit corpore rero e.r onini parte contremere. Sentietmt tiquido
contra se diabolicas impugnationes, supra le.cfum rero (toniiis cater-
-0 ras dirmonuni cum slrepitu discurrentes. Ms. (»«n d'Assise. [). G2, t''d.
Rinaldi, p. 214 s. Dans le Si»ec. perf., Pacilapie tiMjuve Fraiirois
dehout devant rautel. Celano nous \'\ montre proslerui'.
Ne pourrions-nous (*tabiir la comparaisoii eiitre 2 (]el. et le Spec.
perf. (jue sur cette paj<e (|U*il nous faudrait coiuMwre quo «•elui-ci est
^^ lori^inal, 1'autre la copie amplitiC^e.
Bon. 79 et 80 se contente dabr^gt^r 2 Cel. A, (i;r
Les (^onformiles rt'sunienl au inoliis (|ualre fois ce recil. iuais une
seiile en indi(piant leur source : :{7 a 1 (mI. 1510: Mi h 1 M. ir>l;{; 'i8 a 2
od. 1590 (varianles) : — U:i n \ (n\. 151o : (>;l b 2 ed. 15i;i: 85 a 1 lmI.
30 \:m\ — 176 a 1 M. 1510: \:U\ b 2 tid. I5l;<: 227 a 1 s t^d. 1590.
1. La nieiition faile plus loiii de Pierre de (^atane permet de llxer
sans lii^sitation possible la dale de celte prt-dicatioii a riiiver de 1220-
1221.
2. Traduction litl(irale de rexpressiun couraute in piazza, >ur la
3» place f»rincipale, tiui avait dt^ja seiisiblement la iiK^me pli>siunumie
qu'aujourd'hui.
112 SPECULUM PERFECTIOMS IV, 6l
ad ipsos; ot iniraiis rcclosiam opiseopatils Sancli Rufini*
cuni miiltis fralribiis ot fratrt» Potro (^atlianii ([ui fuorat
rantuiious (gusdiMn (»cdosia» (»t primus fi^onoralis minister
fiiit ol(H*tus a b(»ato Francis(*o'-, dixit (»i(l(»m fratri Petro
pra»cipions oi p(»r olx^iliontiam ut abs(|U(^ contradictione j
fa(NTot (|ui(I({ui(l (licorot sibi. Hospoii(lit(*i fraterPetrus :
w Frat(»r, n(»c j)Ossum, noc (l(»b(^o aliud v(»llo et facere dt»
mo ot do to nisi quomodo placoat tibi. »
Kxuons orgo tiinicam suam boatus Franciscus pra^ce-
pit oi ut cum corda ligata ad collum ejus traheret ipsum i<i
nudum (Miram populo us([ue ad locum ul)i praBilicaverat ".
Alt(»ri autam fratri j)rapcepit ut acciperet unam seutel-
lam j)lonam cinoro ot ascondorot ad locum ubi pra^dica-
v(»rat^ (»t (piando oss(»t tractus us([uo ad locum^ ilhiin
[2'M) [] projicorot illum cinorom^^suj^or vultum ejus. Iste is
tamon noii ob^nlivit sibi in hoc |)ropter nimiam coin|)as-
sionom ot piotatom (piA motus fuit suj>er eum.
Et frator Potrus accij)iens cordam ligatam ad colluni
cjus traliobat ipsuin j)ost se sicut j)ra>cej)erat ei. Ipst»
aut(»m plang(»bat fortissime (*t alii fratros cum eo lacry- 2(
mas maxime comj)assionis ot amaritudinis (Mnittehant.
Ouum(ju(» sic ductus fuissot uudus coram pojnilo
us(juo ad locum ubi j)ra'dicavorat dixit : u Vos el omiies
(jui iiKM» oxoinj)lo sieculum dorolinquunt*' et intrant reli-
^ioiKMu ot vitam fratriim, croditis me esso sanctiiin iiomi- 2;
a. S|itM-. Ij^r».! oin. n» i|ui suii ju>ijua vt r/ii.-iiir/o. — />. Mt. 174;J oni. litrum. —
r. LiMi»n «lu Mz. •. Wl ; Mz. ITi-l rhwn: S|Hr. \'A}^.\ ilU cinerein. — if. Mz. 1T4.<
«•♦•/jm/Mii/i/.
I. La rjilln»«lriilo irAssi>o i^sl diMii'!» a S. Riilin.
L». Siir fr. PiiMi»' <l»' (ialain*. vuir rliap. :i\i, ji. 70 iiiile 2. 3C
'A. \n (li\--st>{>liiMiM' >i«'('li' sul)>istail iiiic traditioii il'apres latiuelle
rrain oi> aiirait pivrhr (lii liaiit «lc la (haire (|in se voyait rontiijrue a
reifli^e J^l-Nii'i»la<, >iir reiiiplaceineiit ile la«|uelle sVleve uujour(i'hui
la ca^tM^iie ile< carahiiiier^. \'. lluiiti : LWsio Seralico. Foliguo,
Um . p. 7ii. 3i
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 61 113
nem sed Deo et vobis confit.eor quocl in ista mea iiilirmi-
tate comedi carnes et brodium caruilms « couditum. » Et
eoRperunt quasi omnes plangere super ipsum pne nimiA
pietate et compassione, maxime quia tunc erat tempus
5 hiemale et frigiis valde int(?nsum, n(»cdum liberatus
erat a febre quartanA.
Et percutientes pectora sua accusabant s(npsos dicen-
tes : « Si iste sanctus [23 b 2] pro justa* et manifesta
necessitate, cum tantA verecundia corporis se accusat
^^ cujus vitam novimus esse sanctam, (piem etiam propter
nimiam abstinentiam et austeritatem quam fecit corpori
suo ab initio sua^ conversionis ad Christum cernimus
vivum in carne jam quasi pra»mortuA, quid faciemus nos
miseri qui toto tempore vita» nostra? viximus et continue
^^ vivimus secundum desiderium *^ carnis * ? »
a. Mi. 989 caniium. — h. Mz, 1743 ista; Spcc. 1500 justUi;i. — c. Spoc. 1509
desideria.
1. Sources el hisloire du texle : Mz. 17W 23 a 1 — 23 b 2 ; Mz. 989 129
« 1 s ; Spec. 1509 42 a— 43 a; Cf. Bol. 2(>97 61 a; Riccardi 1407 56 a.
iLe m^me Irait se trouve raconte dans 1 Cel. 52 (I, cap. XIX). [Ms.
•^O de Montpellier, f^^e^as; 6d. Hinaldi, p. 'i4J, niais en ternics lout
^ifTerents.
Sonaventure, 73-74 (VI), emprunte certains traits a chacunc de ces
■'^^ix sources el y ajoute quelques dtUails. II nous monln', par exeni-
^ ^?, Fran^ois se faisant trainer ad lapidem in quo malefactores pu-
^^ndi consueverant collocari. Cf. A. SS. oct. II, p. 597 ; Papini,
•-^ria II, p. 93,
K
114 SPECULLM VeUFECTIOMS IV, 02
Quod volebat omnibus esse notum'' quidquid con-
solationis recipiebat corpus ejus. Cap. (ri.
Simililer alio tcnnporo c|iuim iii (juodam <Tomilorio*
comedissot in ([uadratyesima sancti Martini- ciharia
condiia cum lardo* proptcjr inlirmitates suas quil>us
oleuin nimis erat contrarium, finita (iuadra*»;(»siina (juuiu
pra,>dicaret magno populo in primo verbo praMlicationis
dixit illis : « Vos venistis ad me cum magna devotione
crcdentes me esse sanctum hominem s(m1 l)eo et vohis
confit(»or me in hac quadraji^esima connHlisse ciharia
cum lardo *■ condita. »
Imo'' etiam cjuasi semp(»r (juando eonn^dehat apud
aliquos sa^^ulares vel fiehat sihi a fratrihus [24 a 1]
aliqua consolatio (H)rporalis, propter infirmitates suas,
statim in domo et extra domum coram fratrihus ij^no-
rantihus (»1 saM-ularihus illud dic(»hat manifeste: u Talia
ciharia conuHli. » Nolchat enim oceultan^'' hominihus
quod erat Domiiio manifestum. Similiter etiam uhicum-
que et coram (piihuseumcpu» relii»;i()sis et sa^cularihus
ii. S(UM\ l.')U'.> ailil. si. — /*. S|)«'«'. \'}0U lnnlonr. — r. S|H'C. 1,V)'.) lartlone. — <f.
SiKM'. \'tn\) liiilr r\ |»iiis «iiii. iinnndu. — (•. Mz. W.^ urrnlturi.
1. Apiifl ErvmHnriiim t/t* PofUa, dit t CA. :<. 71, rVsl-H-dire a Pui;ii:io
Ihi>Um«'. (l'f'-l 1111 villairf a Pl kii, au N. dv. Hicti. Le coiivent do.s
I'raiiriscaiii-. anjounrinii xMMilaii^c cl abaiMloiiin'>. sc Iroiivc a ijuel-
ijucs niiuulrs «lc l:i Itnalili», au |>i»Ml dune luoula^^rie Ircs escar[»cc.
t^ur lc< llaiu > (1«' crlh»-<i, a uin» «lcuji-hcure du moiiaslcre. par un
sculicr a peine pralicjiblr. >c Irouvc la cellule ou saint I'raiicois aiinail
a se n'lir<M\ ()n Irouvcra unr boniic vu<" <lu sib; <hi (rouven! el ile la
ccllub*, <lans HiMicrbMlo S|>ila <la Subia<-o, M<*niorie sbM'icIie della
l*roviiicia rilormala rouiana. I. I, p. 1*J*J-1.'{;{.
2. L<' ran''!!!».' «b' S. Mjirlin. >ouvcnl obs<M'v<* au inoy<Mi aj^c. coiii-
Hi<*n(;ail !<• jour <le r<K*lav<' dc la 'roussaint el se lerminail a No<*I,
f<^l<' a Ia(iucllc il siMVJiil dc i»r<.''paralion, <*omiue b; i?ran<l car»!^me seil
d<? jU'<''paralioii i\. P.ojucs.
SPECLLUM PERFECTIONIS IV, 63 115
spiritus ejiis ad superbiam vel vanam gloriam aul ad
aliquod vitium movebatur statim eoram illis eonfiteba-
tur illud nude sine aliquo velamento.
Unde semel dixit sociis suis : u Taliter volo vivere in
s eremis et in aliis loeis ubi maneo qualiter si omnes homi-
nes me vi<lerent. Si enim me esse putant sanctum homi-
nem et non fac(?rem vitam quje convenit saiicto homini
essem hyj)Ocrita. »
Quum itaque propter infirmitatem splenis et stomachi
lo frigiditatem ** unus de sociis qui erat* guardianus vellet
consuere* sub tunica ipsius aliquantulum de pelle
vulpis juxta splenem et stomachum maxime quia tunc
erat magnum frigus respondit ei beatus Franciscus :
« Si vis ut [24 a 2] liabeam sub tunica pellem vulpis
13 facias mihi poni de foris super tunicam de illa pelle
unum frustum ut omnes homines per hoc cognoscant
quod habeo etiam interius pellem vulpis. »
Et ita fecit sibi fieri sed parum portavit eam ^ licet
valde necessaria fuisset ei*'^
0
10
Qualiter accusavit se statim de vand. glorid. quam
habuit dando eleemosynam. Cap. 03.
Quum iret per civitatem Assisii qua^dam v(;tula pau-
percula petiit sibi amore Dei eleemosynam, et ipse sta-
n. Mz. 1743 frigitatcnu — h. Mz. 1743 et 'J80 asiwrc. — r. Mz. 174:} um. la
suiie. — d. Spec. loOl) fuerat iHi.
1. Sources et liistoirc du loxle : Mz. 1743 23 b "2—24^2; Mz. 080
129a2 — 129b2; Spec. 1509 43 as.; Cf. Hol. 2B97 G2 a ; Riccardi
1407 56 b.
2 Cei. 3, 70 arrange rhisloire ile la peau du rcnard et y ajoulc des
commenlaires qui contrastent singuliorenient par leur rcclicrche et
leur pr6ciosit6 avec la simplicitci du rc^cit original. 2 Cel. 3, 71 abr(>ge
et arrangc aussi la premi^re partie de notre chapilre. mais ajoute,
comme on Ta vu par la nole 1, le nom de rermitage ou le fait se passa.
L
116 SPECULLM PERFECTIOMS IV, 64
tim dedit oi manlelliim ([uom habebat ad dorsum ot
statim sine niora eoufessus est coram illis qui seque-
bantur eum quod ** habuit inde vanam gloriam.
Et tot alia exempla hiis similia vidimus et audivimus
de summA humilitate ipsius nos qui eum eo fuimus con-
versati quod nec verbis nec litteris possumus (jxplicare.
In hoc autem priecipuum et summum studium habuit
beatus Franciscus ut non esset hypocrita coram D(*o
et licet sfepe propter infirmitates suas esset ei necessa-
ria pitantia tamen considerabat * dc^ se semper bonuni
exemplum fratribus et aliis exhibere*^, unde [24 b 1]
patienter omnem indigentiam sustinebat ut omnibus
tolleret materiam murmurandi '.
Qualiter descripsit statum '' perfectae humilitatis in
seipso. Cap. 64.
Quum *• a[)pi*opinquaret tem[)us capituli dixit beatus
Franciscus socio suo : « Non videtur milii quod sim
frater Minor nisi essem in statu quem dicam tibi : ecce
fratres cum magna f dcvotione invitant me ad capitulum
et motus ex devotione ipsorum vado ad capitulum cum
eis. Ipsi autem congregati rogant^ me ut annuiitiem eis
verl)um Dei et pranlicem inter ipsos. Et surgens pra^-
a. Spec. i:.Oi» //uicj. — \). Sjiec. iriCK) ransidcrnt. — c. Spoc. 1009 exhiberi. —
d. SjH-c. iriOy vinm. Dans Vui. V^i lc tiire ost ainsi modifu' : DcHcriptio frutris
Miiwrnm per hctLtum Fnnicisrum. — c. Spec. 1509 Dum ; Vaf. i.io» Qutntam
tempure tpium appritjiiuqunsaet rnpitutuui fratrum tpiod debebnt ftcri upud
S. M. de Atiiiclis. — f. S|m'c. I.'»09 n (lonfnnn. a<l<l. rerrrenti.^i. — ii. Mz. [l',:i
ro{inrrrnnt.
1. Sources ot liisloire dii lexte : Mz. i:'i3 2'i a 2 s ; Mz. 989 129 b 2;
Cf. Dul. 2097 021); Rireardi l'»07 57 a.
KoourUJ daris 2 Cel. :^ 72.
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 64 117
<lico ilHs sicut me docuerit Spiritus sanctus. Finita ergo
prajdicatione ponatur quod omnes ciamcnt adversum
me : « Nolumus te regnare super nos, non enim eio-
quens " es sicut decet et es nimis simplex et idiota * et
verecundamur nimis habere ita simplicem et despectum
prajlatum super nos unde de cetero non priesu- [24 b 2]
mas vocari te nostrum praelatum ! » Et sic ojiciunt me
cum vituperio et opprobrio *^. Non igitur videtur ^ mihi
quod sim frater Minor si eodem modo non gaudeo ^
10 quando me vilipendunt et cum verecundiA ejiciunt no-
lentes ut sim praelatus eorum sicut quando venerantur
el honorant/ me, eorum profeetu ot utilitate utrobique
cTqualiter se habente. Nam si gavisus sum quum exal-
lant et honorant me propter profectum et dovotionem
'5 eorum, ubi tamen animae mea» periculum esse potest^,
multo magis debeo ia^ari ot jucundari de profectu ot
sahite animoe meaj quum vituporant me ubi est certum
lucrum anima)^ *. »
a. Mz. 17'i3 /or/?ic/i8. — h, Mz. 981) i</cofa. — c. Vai. 435i cjirinnt mc n7i-
pendendo. iVoii cjy/o videtnr... — d. Mz. 1743 vidcretnr. — c. Spec. l.")()'.) (jandebo.
— f. Spoc. Ij09 venerubanlur el honorabanlur. — (j. Spec. 1501) anpit. —
h. Spec. 1509 animarum.
1. Sources et histoire du te.xte : Mz. 17'43 2'* b 1 s ; Mz. 089 129 b
2 s ; Vat. 4354 65 a s ; Spec. 1509 43 b s ; Cf. Dol. 2697 65 a ; Kiccardi
*^ 1407 59 a.
2 Cel. 3, 83 (loniic ces r^flexions de Franrols, mais les fail prt^ct^-
der et suivre de ({uehiues autres considi^rations.
Bon. 77 (VI) copie une parlie de 2 Cel. 3, 83.
Les Conforinil^s citent tout le chapilre en le faisanl prtlict^der de
^ rindication : In legendd antiquii, in capilulo de perfectione humilita'
tis (31 as 6d. 1510; 27 b 2 6d. 1513; 39 a 2 s t}d. 1590. Klles cilent de
nouveau le m(>ine r(3cit en partie d'apres lionaventure et en parlie
d*apr(!;s la Legenda anliqua, et font prt.^ct*dor celte citation de la
mention : Franciscus in legendd majori parte VI el in legendd anti-
^^ qad capilulo de perfectione humilitatis (142 a 2 6d. 1510 ; 125 b 2 s cd.
1513: 183 b 1 tid 1590). V. A. SS. oct. IL p. 841 s.
118 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 65
Qualiter voluit ire humiliter ^*' ad partes longrinquas
sicut miserat alios fk^atres et quallter docuit
fk*atres ^ ire humiliter et devote per mundum ^.
Cap. G").
Finito illo capitulo in c[iio niiilti fratres missi fuorunt
ad ciuasdam provincias ultramarinas ' romanens beatus
Franciscus cum c]uilmsdam fratribus dixit ad illos :
« Fratres carissimi, oportet me esse formam et ex(»m-
plum omniinn fratrum [25 a 1], si erjj^o misi fratres ad
I^artes lonf^incpias ad tolerandum labores et verecun-
diam, fameni et sitim et alias necessitates'' justum est
et Innnilitas sancta recpiirit ut ego similiter vadam ad
aliquam lonj^finciuam provinciam, ut fratres magis pa-
tiente»r sustineant adversitatcfs (|uum nu» illud idem au-
dicrint tolerare. Ite ergo et oiatc Dcmiininn ut (I<»t mihi
eligere illam provinciam cpia? sit magis ad laudem suam
c;t prof(^ctuni animarum et nostra* religionis bonum*'
ex(MnpIum. »
Nam mos erat sanctissimi patris cpunu vellet ire ad
ali(piam provinciam / oran» prinsA' Dominum et mitt(»re
fratres ad (u^anduin ut Dominus dirigeret ccu* suum ad
eundum^' illuc ubi magis placitum erat ei.
Iverunt ergo fratres ad orandum : et oratiom» (inita re-
versi sunt ad emu. Etstatim cuin jj^audio ' dixit(?is: ^* l\\
nomiiK; Douiini iiostri Jesu Cliristi et gloriosa» Virginis
Maria» matris eius et oinnium sanctorum, eligo provin-
.». SpiM'. ir>0!» <»iu. JnwiHHer. — b. Mz. ITV» nM. ulios: Spoc. 1509 om. frntrvi.
— r. S[i»'o. l.MHhmi. pcr nmndnm. — </. Sjm-c. \')0\) inU\. siitilinere injustum at...
— <>. Mz. ^iM*i honis. — f. i^\K'r. l.',OM odd. mn.xime. — fj. Sim-c lijO'.l atld. ro»*«/crc
om. (irnre. — U. Mz. W.) ennvtein. — i. Mz. 17i3 oi W.) om. c?i»M cjr;iU(/io.
1. Lc cliapitro de 1217 tenu a la Ponleoole le l'i niai. Voir ci-apres
la noto de la lin du cliapitre.
SPECULUM PERFECTIONIS TV, 65 119
ciam Francije iii i\uk ost catliolica geiis, maxime quia
inter alios catholicos oxhibont rov«»- [25 a 2] rontiam
majj^nam corpori Christi quod osl mihi valdo gratum :
proptor cjuod cum illis libontissimo convorsabor ^. »
5 Nam b. Franciscus tantam rovorontiam ot dovotio-
nom in corporo Christi habobat * «piod voluit scribi in
rogida ut fratros in provinciis ubi niorarontur* curam ot
sollicitudinom magnam haboront d<* hoc, ot admonorent
cloricos ot sacordotos ut corpus (^hristi in l)ono loco ot
^o honosto roponoront, <piod si ipsi ncgligoront, fratros
illud *' agoront.
Voluit otiam poni in n^gula quod ubicumcpio fratres
invenir<»nt nomina Domini ot vorba illa por qufo cond-
citur corpus Doinini*' non bono ot honosto roposita : ipsi
J5 oa rocoUigon^nt ot honc»sto rrponomit honorantos Do-
ininuin in sormonibus suis. Et lio«*t non scriborontur/
hcPC in r(»gula, quia ministris non vi(hd)atur bonum ut
fratros htoc haboront in mandatum, tamon" in tosta-
monto suo * ot in aliis scriptis suis ^ voluit rrlin(pioro
20 fratribus voluntatom suam dc? hiis -.
;i. S>\*vc. 15011 connolnbor. — /), Mz, MHU hnhtiit. — '•. S|i('<-. l.".()!) mornntHV. —
— r/. Mz. *m itl — p. Mz, imChriMi. — f. S|mm. \:ri)\Ksrrif>cri-t. — [). M/. 17»:{ ft
1)8T» oin. tnmen. — h. Mz. 1743 ei !»80 srripttiris.
1. Test. b. Fraricisci : Hac snncfissimn nujslerin rolo siiper omnia*
25 honorari ef venerari ef in tocis pr.tfiosis coftocnri. .^nncfissima /lo-
mina e( verba ejus scripta, nfticunu/ue inrrnero in foris iificifis volo
colligere ef rogo quod cotlignnfur ef in toco fionesfo coftocenfur. Ms.
338 crAsssise, 1«> b. (Jii trouvera lo te.\l(* «oiiiplel de ce (locunient a
rappendice.
30 2. Epislola ad capituhini generale: Moneo omncs frnfres meos ei
in Chrislo conforfo quafenus uhicamque inrenirenf tfirinn rerha
scripfa sicul possunt venerentur ef (junnfum mf eos specfat si non
sunt reposita ttene vel inhoneste jncerenf in foco nfiquo dispersa re-
coltigant el reponant honoranfes in sermonihus /)ominum qui toculus
35 est. Les in^mes idees reviennenl encorr en teriues unaloifues dans la
lettre Ad Universos dericos el dans celle Ad l^niversos cu^lodes fra
truni Minorum. Cf. 1 Cel. 82 (pars J, cap. XXIX >
120 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 65
Imo quodam tompore voliiit mittere fratres aliquos
per [25 b 1] universas provincias qui portarent multas
pyxides pulchras et mundas et ubicumque invenirent
corpus Domini inhoneste repositum ipsum in illis pvxi-
dibus honorilice collocarent. Quosdam etiam alios fra- &
tres voluit mittere per universas provincias cum bonis
et pulchris ° ferramentis ad faciendum hostias pulehras
et mundas *.
Quum igitur beatus Franciscus eligeret illos fratres
quos volebat ducen» secum, dixit ad illos : « In nomine ^^
Domini, ite bini et bini per viam humiliter et honeste et
a. Spfc. 1509 et bonas.
1. Un do ces fors a hosiies ost enoore conserve au couvenl de
Oreccio dans la vallde de liieli.
Rien no nionlre inieux k quel poinl rauteur du Spec. perf. a v^cu ^^
pres de TAnie du Poverello i\ue la comparaison enlre ce chapitre el
les opuscules de saint Franrois. c'est la m^me (^molion, le m^me
mysticisme, une note loute simple et loute profonde que plus personne
apr6s lui n'a su rendre.
Thomas de Colano lui-mAme ne comprendra dt^ja plus aussi bien
tout un c(Me de la vio spirituolle de son h^ros. II ecourte ce chapitre
le trouvant sans doule trop encombrd do ddtails peu Iitt6raires (2 Cel.
3, 129). Dans son livro, le cuHo do Franrois pour 1'eucharistie est une
dc^volion ontro d*autres d<H'otions. ol il rinditiuo a un rang quelcon-
que dans la lonf^uo onum^ration qu'il nous donno do celles-ci (2 Cel.
A, 125— IM). II n'a pas vu, comme frdre Lc^on, que le culle duCorpus
Christi avail ou un role prtipondi^rant dans la gen6se de la pens^e
roligiouso do Franrois ol qu*ll avait 6t6 on quelque sorle Tftme de
sa piolo.
I/autour dos Conformitos no s'y est pas !romp6, et quand 11 veut
expostjr la doctrina Francisci, il donn«^ la place d'honneur aux re-
commandations sur lo saint saoroment: Conform. 137 b 1 s M, 1510;
121 b 1 — 122 a 6d. 1513 ; 177 a 1 — 177 b 1 od. 1.590. Voir Opuscula b.
Francisoi : Tostamontum ; Admonilio I; Epistola ad universos Christi
fidolos; Kpislola ad sacordolos tolius ordinis ; Epistola ad universos
clericos; Kpislola ad uriivorsos custodes. Je donne h lous ces mor-
ceaux los lilros adoplos par Wadding ot reproduils jusqu'ici par tous
los odilours (h's (puvros do saint Fran(;ois ; on trouvera dans le t. II
de la Vio do saint FraM(;ois TiMudo do quolquos-unes des questions
criliquos qui s*y rallaohoril.
\
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 65 121
:ime cum districto " silentio a mano us(|U(» post ter-
i, orantes Dominum in cordibus vestris et verba
sa et inutilia non nominentur inter vos *. Licet enim
»uletis : tamen conversatio vestra sit ita humilis et
esta sicut si in eremitorio aut in eella*' essetis. Nam
umque sumus et ambulamus habemus cellam semper
iscum. Frater enim corpus [25 b 2] est'' cella nostra
inima est eremita qui ^ moratur intus in cella ad
idum Dominum et meditandum de ipso. Unde si
fia in quiete non manserit in cella sua parum prodest
fiosa f cella manu facta. »
uumque pervenisset Florentiam inv(?nit ibi dominum
;onem episcopum Ostiensem qui postea fuit papa
porius. Qui quum audisset a beato Francisco quod
bat ire in Franeiam prohibuit ei ut non ir(»t dicens :
'ater, nolo quod vadas ^ ultra montes quia nudti
lati sunt qui libenler ^' impedirent bona tu;e religio-
n curia romana. Ego autem et alii cardinales qui
m religionem diligimus libentius prot(?geinus et
vabimus eam si manseris in circuitu istius pro-
iie. »
t ait illi b(3atus Franciscus : « Domine, magna vere-
lia est mihi, quum miserini alios fratres meos ad
3tas provincias si remansero ' in istis provinciis (3t
ero ^ particeps tribidationum quas ipsi propter
linum sunt passuri ! »
6 a 1] Dixit aut(»m illi '* episcopus cjuasi arguendo
m : a Cur misisti fratres tuos tani Iong(^ ad morien-
fame et ad tribulationes alias sustinendas ? »
espondit ei beatus Franciscus cum magno fervore
irituprophetiiedicens: u Domine, putatis vos' (juod
pec. 1501) srripto. — b. Mz. \l'i.\ oi 'J8U in vuhis. — c. Mz. \m ccllnHs. —
c. 1509 add. in. — e. Mz. 980 /yu*. — f. Mz. 980. relirfioso. — f/. Spcc. 1509
iatis. — /». Mz. 1743 add. re/. — i. Mz. 089 mnnsero. — j. 17'i:j om.
- /{. Mz. 080 ttdd. doniinus. — /. Mz. 17'»'} oin. vos.
122 SPECILUM I»EI\FECTJOMS IV, 65
Donnmis soliiininodo proj^ter istas provincias mise^ "
IVatrr^s ? Se<l dico vohis in veritato quod Deus elegit ^
misit fratres propter prof(»ctnm et salnt(?m animarii m
omnium liominum hujus mundi : non solum in teri^ 'i
fidelium s<*(l otiani in terris infid(»lium r(»cipi(»ntur ^ *
multas animas lu(Ta])untur ! ))
Et admiratus est dominus episcopus ()sti(msis i m:
verbis ejus, alHrmans ipsum dic(*r(» veritat(*ni : (»t sit'
non p(M'misit eum ire in Franciam s(mI l>eatus Franciscii.**
misit illuc fratnmi Pacilicum ^ eum multis aliis fratri-
bus. Ij)se vero in valhMU Spoletanam reversus est -.
1. Sur fivro pjirMujin», voir pnj<(» hi8. nole 2.
2. Suurcos el liisloiro du lexle. Mz. 1743 2't b 2 — 26 a 1 ; Mz. 989 laoa 1
— 131 a 1 ; Spi'c. I.WJ ^'ii a — 'i.'» b ; Cf. Bol. 2697 65 b ; Riccardi 1407 59 b.
(^)mme on \c verra cl-apres. rentreviie de sainl Fran<;ols el d'Hui;(h
lin a Florence csl aussi ratronlee i»ar 1 Oel. 71i el 75, mais .si les deux
narraleurs s'a(^C(»rdenl pour le fond du r(''cil, ils dlfrc^renl singuli(''re-
ment par Tappri^cialion qu'ils en donnent.
.Cai (I('ja indi(pu'' dans une note prec(''(l(»nle les ampulalions si re-
gretlables subies par cv cliapllre dans 2 C.el. 129 et Hon. 96. Kn vou-
lant abr(''ger. res deux compilaleurs onl cnb^v^'' a la pensee iii<>me de
Fran«;ois ([uehpie cliosc (b.i son inlensib''.
L(?s (.](»nformil('s eii cilent a plu^icurs reprises (le> fragments tex-
tuels, mais comme clles n'in(li(]uenl pas leur source. je me dispense
(rindiquiM* ccs emprunls.
Le dcpart pour la rrance esl raconle (rune loule autre manit^re
parFior. 13 el XXIV (lener. An. fr. III. p, 117 s.: mais, cbos*^ etrange,
dans une aulre j^arlic, ce dernier recucil resume fort exactement le
Spec. pcrf. loc. cil.. p. 10 .
ile cliapilrc :i uiie iiiiptM'tance cxceptionnelle pour la cbronologie
du mouvemcnl franciscain. car il permel indirectemenl de llxer Tan-
n('M; ou funMil (U'^iini>i«*cs \vs grandes missions franciscaines bors de
ritalie. 1 Cel. 7'i el 75 pars I. cap. XXVII; ajoule en efTet un delail
(jui a son imporlance, a savoir ([u'HugoIin elait a riorence comme
K'gat apo>|oli(pic, or nous j)oss(^(lon> cncore la bulle qui lui availcon-
f(*r('» cclte mission : Terupiis avceptohih. du 23 janvier 1217 (Poltbast
5V30, Iloroy, llonorii III opcra, t. II. Kpist., lib. I, n. 177) et d'autres
par lesquelles le pape lui trace sa ligne de conduite ((Mm polesfas et
Volentes tiUeclionem du 6 niars 1217. Pottbast, 5487 et 5488; Iloroy,
loc. cit., n. 2.53 et 254;. La piTsence d'IIugoIin a G6nes, en niai 1217,
nous esl assuive par ailleurs ((.)gerii Panis Annales, dans Perlz Mon.
SPECULUM PERFECTIOMS IV, 60 123
3u.aliter docuit quosdam fk*atres lucrari animas
quorumdam latronum per humilitatem et cari-
tatem. Cap. 66.
In ([uodam c»remilorio fratriim sujmt Burginn Sancti
^•t^rmanije hisl. SS., t. XVIII, p. 1:^8). C est (loiic qiiclquo temi>s apr^s
\a I*ent.ecote (14 niai) 1217 qu'a eu lieu 1'entrevue <le Florence, el cest
le chapilre gen«^ral de celle annee-la qui decida les grandes missions.
Cetle date esl, du resle, la date tradilionnelle, inais elle avait t^e
lr^*!r$ discut^e par les BoUandisles el par (fautres t^rudils de la plus
httule comp(^lence: ils s'appuyaienl en particulier sur rindication par
lAC|uelle 1 Cel. 74 commence son rMl : liealus Frnnciscus non mul-
t(^9 adhuc fralres habens el volens in Franciani ire devenit Floren-
ti€M^m (Ms. 30 de Monlpelller 267 a) el faisaient ressortlr combien une
entreprise aussi vasle que celle des missions embrassant rKurope et
rOrienl ^tait peu vraiseinblable a un moment ou Tordre ne comptait
q*Ae pen de frcres. Le P. Suyskene estimait que, m(>me en 1219, les
Franciscains ne devaient guere (>tre que quebiues cenlaines : A. SS.
oet.. t. II, p. «10.
La letlre de Jacques de Vilry dal^e de raulomne de 1216 (Zeilschrift
^^ir Kirchengeschiciite de Bri(*ger, t. XIV. p. 96 ss.) prouve combien
1 ^valiiallon de Thomas de Celano est inexacle. L'erreur esl-elle tout
^ fail due au hasard ? Je ne le crois pas et je vois dans celle indica-
**on iin (icho de ses conversalions avec frt^re Klle el comme la pr(^-
facedes paroles que le m(^me auteur met dans la bouche de Francois
» ^^nissant Elie au moment supr^me : 1 Cel. 108 (iiars IL cap. VII) :
' ' filL.. benedico el sicul in manibus tuis fratres meos et /iiios aug-
^niavit AUissimus... Ms. 30 de Montpellier, f»271 b.
Frere Elie tenait beaucoup a passer pour le grand propagaleur du
"^ouvement cr6^ par saint Fran(;ois. ce qui arrachail plus tard a
* Salirtibene le cri : Ah ! iJomine lletia, multiplicasti gentem sed non
"^Uiplicasli Ivtitiam! (Chronica ed. 1857, p. 404).
I^our et conlre la date de 1217, voir: Papini Storia L p. 91; E.
Ehrle, Zeitschrift fur Kath. Theol., t. XI (1887), p. 727 ; Analecla fr.,
^ n, p. XXVI ss. ; K. Miiller, Anfa.*nge des Minoritenordeiis, p.57 ss;
* Lempp, Zeitschrift fur Kirchengeschichle de Drieger, t. XII. p. 426
88; Chron. XXIV Oener. An. fr., t. III, p. 10: Cf. Evers, Analecta
^^ fr. Min. historiam. (Leipzig, 1882, in-'i"), p. 7 et 11.
A propos de ces questions de date, je suis heureux de mellre sous
^^ yeux des lecteurs une lettre de fr. Gregoire de Xaples dalee de
* ^218 et qui avait 6chapp6 jusqulci a ratlention des (^rudils francis-
^lns. Malgr^ sa bri^vele, elle est Ir^s prt^cieuse pour la chronologie
el pour Phistoire de rarriv(ie des freres Mineurs en France. ()n la
Irouvera a Tappendice.
122 SPECLLUM PERFECTJONIS IV, 65
Doniinus solnniniodo proptor istas provincias miserii
fratrcs ? Sod <lico vohis in veritato qno<I Deus elegit et
misit fratres propter profeotum et salntem aiiimarum
omnium liomiruun luijus uinndi : non solum in terris
fi<leliu!n s<»<l etiam in t<*rris infulelium reoij>i<»ntnr <*t 5
multas aninias luorahuntur! )>
Et admiratus <»st <lominus <'pisoopus (Jstiensis in
verbis <*jus, anirmans ipsum <li<'<'r<» v<»ritatem : <»t sic
non p<'rmisit <Mim ir<» in Franciam s<'<l iN^atus Franciscus
misit illuo fratr<MU Paoilioum * <'um multis aliis fratri- 10
bus. Ipse vero in vallem Si^oletanam r<»versus est-.
1. Sur fivn» Pacilliiuo, vnir pa^o lOH, nole 2.
2. 8oum?s el hisloire du lexlo. Mz. 1743 'i'* b 2 — 26 a 1 ; Mz. 98y 130a 1
— 131 a 1 ; Spee. 1509 'j'i a — 45 b ; Cf. Dol. 2697 65 b ; Hiecardi 1407 59 b.
<^oinn)e on le verra ci-apres, l'enlrevue de sainl Francois et d*Hu|^o- is
lin a Florence est aussi raconlee par 1 Cv\. 74 el 75, mais si les deux
narrateurs s'acc(>rdeiit pour le fond du recll, ils difTerent singuliere-
nienl |)ar rapprecialion (pi'ils en donnent.
.Pai deja indicpie dans uni; nole precodenU; les ainputalions si re-
grettables subies par ce cliapllre dans 2 (^el. 129 el Hon. 96. En vou- 30
lant abreger, ces deux conipilaleurs onl enleve a la pensee nu^iiie de
Franrois ((uebpie cliose de son inlensih^
Les <.4'onforiiiiles en cilenl a plusieurs reprises des fraginenls tex-
tuels, mais i'onime elles n'indi(|uent pas leiir soiirce. je 1110 dispense
d*indi(pier crs empriinls, f2
Le (l(''parl pour la France est raconlt^ d'une loule aulre iiiani(>re
par Fior. 13 el XXIV <'iener, An. fr. III. p. 117 s.; inais, chos4» (^lrange,
dans une aulre parlie, ce dernier recueil resiinie fort exacteiiicnt le
8pec. perf. (loc. cit., p. 10 .
C.e cliapitre a iiiie imporlance exceptionnelle pour bi cbronologie M
dii moiivement franciscain. car il perinet indirecleiuenl de llxer Fan-
n<^e ou furenl (u*ganis»''es les grandes missions franciscaines hors de
rilalie. 1 (!el. 74 el 75 pars I, cap. XXVII) ajoute en eflfel iin delail
(pii a son imporlance, a savoir (priiugoliii (''lait a l'lorence coinine
l('»w:at ap(»sloIi<|ue, or nous posstVdons encorela bulle quilui avaitcon- 30
fen'' cette missi(m : Tenipns acreptobile, dii 23 janvier 1217 (Pottha.<t
5430, Iloroy, Ilonorii III opera, I. II, Kpisl.. lib. I, n. 177) el d autres
par les(pielles Ii^ pape lui trace sa lij?ne de conduite (Cum polesfas el
Volentes (lilectionem du 0 niars 1217. Pollbasl, 5487 el 5488; lloroy,
loc. cit.. n. 253 el 254). La presence dllu^olin a G6nes, en inai 1217, W<
iious esl assuive pnr ailleurs <.)gerii Paiiis Annales. dans Perlz Mon.
SPECULUM PERFECTIOMS IV, 06 123
Quallter docuit quosdam fk*atres lucrari animas
quorumdam latronum per humilitatem et cari-
tatem. Cap. 66.
In qiioclam oreniitorio fratrum siij)er Hurgum Sancti
Germaniffi hist. SS.. t. XVIII, p. 138;. Cesl donc (luelquo tenips apr^s
la Penlecote (14 inai) 1217 qu'a eu lieu rentrevuo lU' Florence, el c'est
le chapitre gen^ral de cetle anneo-la qui decida les grandos missions.
Cette date est. du reste, la dale Iraditionnelle, mais elle avait et6
Ir^s discut^e par les Bollandistes et par d'autres «^rudits de la plus
haute competence: ils s'appuyaient en parliculier sur rindicalion par
laqueUe 1 Cel. 74 commence son rc^cit : Bealiis Franciscus non mnl-
tos adhuc fralres habens et volens in Franciani ire devenit Floren-
tiam (Ms. 30 de Montpellier 267 a) et faisaient ressorlir combien une
entreprise aussi vaste que celle des missions embrassanl TEurope et
rOrienl ^tait peu vraisemblable a un moment ou lordre ne complait
que pen de freres. Le P. Suyskene eslimait que. nu>me en 1219, les
Franciscains ne devaient guere (^lre (jue quehiues centaines: A. SS.
ocl.. t. II, p. 610.
La leltre de Jacques de Vilry datee de raulomne de 1216 (Zeilsclirift
fiir Kirchengescliiclito de Brioger. t. XIV. p. % ss.) [irouv*? combien
r^valualion de Thomas do Celano ost inexacle. L'erreur esl-elle tout
k fait due au hasard ? Jo ne le crols pas el je vois dans celte indica-
lion un echo de ses conversations avec frere Klio et commo la prti-
face des paroles que le mt^me auteur met dans la bouche de Franrois
bt^ni^sant Elie au nioment suprc^me : 1 Col. 108 ipars II, cap. VII) :
Te fili... benedico et sicut in manihus tuis fra/res nieos et /ilios aug'
mentavit Altissimus... Ms. 30 do Montpelller, f"271 b.
Frere Elie tenait beaucoup a passer pour le Krjnid propagaleur du
mouvement cr^^ par saint Franrois. co qui arrachait plus tard a
Salirnbene le cri : Ah ! JJomine llelia, multipticasti genfem sed non
multiplicasti Lvtitiam.' (Chronica ed. 1857, p. 404).
Pour et conlre la date de 1217, voir: Papini Storiji I, p. Ul ; F.
Ehrle, Zeit,*«chrift fiir Kalh. Thool., t. XI (1887). p. 727 ; Analccla fr.,
L II, p. xxvi ss. ; K. Miiller, Anfaengo des Minorltenordons, p.r)7 ss ;
Lempp. Zeitschrift fiir Kirchengoschichto de Brioger. t, XII, p. 426
ss ; Chron. XXIV Oener. An. fr., t. III, p. 10; Cf. Evers, Analecla
ad fr. Min. historiam. (Leipzig, 1882. in-'*-), p. 7 et 11.
A propos de ces questions do date. je suis heureux do njellro sous
les yeux des lecteurs une leltre de fr. Ortigoire de Naples daU''o do
1218 el qui avait ^chappt^ jus(iu'ici a ratlention des ('rudils francis-
cains. Malgrt^ sa bri^velo, elle osl tr^s prL'cieuse pour la chronologio
et pour rhistoire de rarrivtie des fr(3res Mineurs en France. On la
irouvera a rappendice.
12() SPECLLIM PEHFECTIOMS IV, 67
in manibiis frjitrum de eetero se velle vivere de labore
manunm suarum et aunquam similia pcrpetrare*.
Qualiter ex verberatione dSBmonum cognovit plus
placere Domino quod staret in locis paupercu-
lis et humilibus quam cum cardinalibus. Cap. 67. s
Quodam temj)ore heatus Franciseus ivit Roniam ut
visitaret dominum Ostiensem ' et quum stetisset aliqui-
bus di(d)us cum eo visitavit etiam dominum Leonem
cardinalem qui erat beato Francisco valde devotus^. Et
1. Sourcos et liisloiro du toxte : Mz. 1743 26al— 26b2: Mz. 989
131 a 1 — 131 b 1 ; Vat. /j3.Vi 10 a : Spcc. 1500 46 b — 47 b : Cf. Bol. 2697
65 a; Uiccartli 1407 59 a.
Co chapilro esl repnxluil textuellemonl dans les Conform. 120 bl s
ed. 1510; 106 b 2 s ed. 1513; I50a2s t^d. 1590, niais sans indicalion
de sourco.
Le fond in«^nio se relrouve dans Fior 26 (Spec. 1509 58 b — 62 b ;
Val. 4:^54 62 a s ; Conform., loc. cit., ou le recit legondaire est donn^
imni(.VIialomont avanl la version origintde \ ('.f. Arlur du Mouslier, Mar-
tyrol.. p. 412 et 543, 26 aoul el 7 novend)ro et les sources (iu'il indique.
Celle beile j)ag«» n'est (lue le commenlairo d*un precepte do la
reii^Ie i\o 1221 : ICf quicumque ad eos renerinl amicus vel arlrersarius,
fur rel infro, fjenif^ne recipiatur (VII). et la fameusc bistoirodu loup
de (lubbio n'en est guere quo la transposilion en langage pot^tique et
populaire.
2. IIug(jliii. b? fiilur (ir('*goir(! IX.
3. Leone iJrancahujne, card. pnXre de Sle-Croix-de-J^rusalem.
(pfon V(dt sous les n^gnes d^Innocerd III et d'Honorius III sans cesse
nK^k' aux plus grandes alfairos de la papauK', aux coies d'IIu$2^olin.
V. (iardella, Memorie sloriche de' (.'ardinali. Home, 1792 ss, 9 vol in-8*.
V. t. I pars II n, p. 195. Potlhast 31.50, .3212, 3253-3255, 3397, 3427,
3609, elc. Ann. ('.«'ccanenses, Pertz Script. 19, p. 298. II mourut
en 1228.
Les circonslances de ce rcM-il conduisent a penser qu'il s'agil du
dornior voyage de Franrois a Home aprt'S sa rotraile a ronte Colombo
pour la r(''daclion de la r('gle. hiver de 1223-1224, el avant rinstilu-
lion du presepe a (Ireccio.
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 67 127
qiiia lunc erat tomjnis hi(»inale (»t omniiio incptuiu ad
aiubulandum proptor frigus (»t ventos et pluvias ro^avit
cum ut (liebus ali(]uot maiKjret ^ cum ipso et vwo uiiius
pau-[27 a 1] peris victum ab «»o reciperet cuin aliis i>au-
j)eribus (pii in doino sua (piotidie C(un(Ml«d)ant.
Hoc aut(Mn dixit quia sciebat beatum Franciscum
semper velle recipi tan(|uam paup(»rculuin ubicuuKpu^
hospitarcdur, licet dominus papa et cardinal(\s (um
maxima devotione (^t revenmtia ipsiim recii^erent et
venerarentur ut sanctum. Eta(lj(M'it : « Dabo tibi bonam
domum remotam ubi * pot(»ris orare et couHMlere si vo-
lueris. »
Tunc frater Angelus Tancredi ^ (pii erat '' uuus (b»
duodecim primis fratribus * qui (»tiam morabatur cum
a. Mz. n«l» mauervnt. — b. Mz. *M\) ibi. — c. Sper. l.')Oy <»m. Tdncredi. — ti.
Mz. 9W) fuit.
1. On trouvera (]an:4 Waddin^ Ann. 1210, 3: 1*258, lo: Jacobini,
Vile tlo' Sanli, t. I, p. 2'i2-*2''»'i, et les inarlyrolosj^os <lo JIiKjher ol
<i*Arlur (13 f(!*vrier} les indicalions Iradilionnelles snr frere An«^e de
Tancrede de Uieli. Mo.s rooherelies no nio perniellenl pas d'jij<Miler
^randVho.so, rar si dans la Chronicpio de Trihulalions il iKirail >aiis
cesse a oolo dc fr. P^gido (^onuno un des eoiiipa^nons (pii surv«'eul le
plus k saint l''ran(;ois, nous n'y trouvons rieii de specilijjueiiient iiou-
veau a son sujet.
WaddinK a coniniis uno ^ravo errour en lui aUrihuaiit r())>useuh;
des Aclus D. Francisei in valle Healina: Aiin. lor. eil. (!f. A. SS.
oct. II, p. (>8*J. Le.s aniplilh>atioiis nialadroites de crttr ('itiiipihitioii
auraient dii lui fairc voir (pio c'otait ia un doeiiiiHMit de ha>s<> epo(pn>.
et s*il Tavail (itudioe avoe tout le soiii desidrrjihle il y aiiiait lii rctle
plirase : Frater Angelus Tancfrdi de Henfe... iua^u<v curinlifafis,
disrrelionis e( benignitafe fnif ef sic virfnfum vf '^rnfims, pr.vdifns
migravit ad ritam cujus corpus aputl Assisinni in wcfvsin ftvnfi
Francisci seputtus non mulfuni (lisfnns a fumnfo sni pnfris. M>. JiTt»
dWssise 4 a (alias 17 a}. II est, j«' peiise. iiiutilc d ajimler rpie relte
etran^e latinit(> esl hion e(d!o du iiiaiiuscrit.
Voir, outre les soureox indiqueos |)ar Artur el .laeohilli. Papiiii
Storia II, p. 202 s; Arehiv fiir Lileralur uiid Kirrlieiimxliiiljjr. t. II.
p. 2(53; XXIV r,ont»r. An. fr. Ill, p. 'J.-.J : A. SS. Au-.. t. II. p. 7r,'i ;
126 SPECULUM PEIIFECTIONIS IV, 67
in manibus fiatrum do eotoro se vclle vivere de labore
manuum suarum et nun<]uam similia perpetrare ^.
Qualiter ex verberatione dSBmonum cognovit plus
placere Domino quod staret in locis paupercu-
lis et humilibus quam cum cardinalibus. Cap. 67.
Quodam tempore beatus Franeiseus ivit Romam ut
visitaret dominum Osliensem -' et quum stetissot aliqui-
bus diebus eum eo visitavit etiam dominum Leonem
eardinabMU qui erat beato Franciseo valde devotus^. Et
1. ^^ourocs tM liisloiro <lu toxle : Mz. 1743 2(>a 1 — 26b 2 : Mz. 989
131 a 1 — 131 1) 1 : Val. 4354 10 a : Spcc. 1509 4Gb — 47 b : Gf. Bol. 2697
65 a: Riccardi 1407 59 a.
Cc chapitrc cst rc|u*tnluit tcxtucllcinciil dan^s lcs Gonform. 120 bl s
(Hl. 1510: loob2s»Ml. 1513; I50a2s (''<!. 1590, mais sans indicatioii
dc sourcc.
Lc fond nn>nic sc rctrouvc dans Fior 26 ( Spcc. 1509 58 b — 62 b ;
Vat. 4354 62 a s : Gonfnrin.. loc. cit., ou lc rticil icgcndaire est donne
iiiinn'»dial«Mncnt avant la vcrsion »»rit(inalc:. Gf. Artur du Mouslier, Mar-
tyrol., p. 412 cl 543, 26 aout ct 7 novcnibrc ct lcs sources qu*il indiquc.
GcUc bcllc pagc ncst quc lc coniincntairc d'un prccepte de la
rctrlc dc 1221 : /-.7 qnivumqur aii eos renerint nmicus rel adrersarius.
fur rei iatro, itenif^ne recipiatur (VIT. ct la famcusc bistoircdu loup
dc (iiibbio ncn cst gucrc quc la transposition cn langagc po<^lique et
populairc.
2. Ilugolin. Ic fiilur (IrcKoin' IX.
3. Lconc nrancalfonc. rard. prt^lri' <lc 8t»»-Groix-de-JenisuIeiii,
(pfon vidt sous l»'s rcirncs irinnoccnl III ct d'rionorius III sans cesse
m»>l»} aux |>lus gramlcs alTair»»s dc la papautc. aux c»'»tcs d'lIugolin.
V. Gardi^lla, M»rmoric storichc dc' Gardinali. I{oine, 1792 ss, 9 vol in-8*.
V. t. I pars II a, p. 195. Poltliast 3150, ,3212, 3253-3255, 3397. :J427.
3(K)9. clc. Ann. G»N:-cancnscs. Pcrtz Script. 19, p. 298. II mourut
cn 1228.
Lcs ciroonstanccs »lc cc rccit conduiscnt a pcnscr qu*il s'agit du
<l»M'nicr voya^^c (.W Lramjois a Homc apr«'S sa rctraite a Fonle Golombo
poiir la rcdaclion »lc lii ivj<lc. Iiivcr dc 1223-1224, el avant l'inslitu<-
tioii du presepe a (Inx-cio.
\
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 67 127
quia lunc erat tempus hiemale et omniuo ineptum ad
ambulandum proptor frigus (»t ventos (;t pluvias rogavit
eum ut diebus aliquot maneret " eum ipso (^t vice unius
pau- [27 a 1] peris victum ab (^o reciperet cum aliis pau-
peribus qui in domo sua (piotidie comedebant.
Hoc autem dixit quia sciebat beatum Franciscum
semper velle recipi tanquam paupc^reulum ubieunKpn^
hospitaretur, licet dominus papa et cardinales eum
maxima devotione oi reverentia ipsum recip(»rent et
venerarentur ut sanctinn. Etadjecit : i( Dabo tibi bonam
(lomum remotam ubi * poteris orare et comedere si vo-
lueris. »
Tunc frater Angehis TancnKli ^ (pii (M'at'' uiuis de
duodecim primis fratribus * qui etiam morabatur cum
^5 a. yiz.*m mancrent. —h. yiz.%'Mhi. — c. S\tvi'. \:>i)i) um. T.incrciii. — d.
>U. 9811 ftiit.
1. On trouvera dans Wadding Ann. 1210, 3: Vl^tH. 1(>: JacDbilli,
Vile de* Sanli, l. I, p. 2'j2-*2'i'i, et los niarl>rol(ii<cs iW Ilueber ot
d'Artur (13 ftHTier) les indicaMons traditionnelles sur frere Ani<e de
Tancrede de Rietl. Mes reclier('lii»s ne nie |)erniellent pas dajouler
grandchose, car sl dans la Clironiipie de Tribulations il parait sans
ccjfse a coti^ de fr. I']Ki<lo coninie un des coinpjif^nons (pii surv(''cut li^
plus €i sainl Francois, nous n'y trouvons rien de sp('*cin(pieinenl noii-
veau a son sujet.
\Vaddinj? a comniis une grave erreur eii liii altribuant ropuscule
des Aclus B. Francisci in valle Heatina: Ann. loc. cit. (.f. A. J<8.
oct. II. p. 689. Les anipliflcatioiis maladroiles de cett(? conipilntion
auraient du lui faire voir (pie c etail la un dociinienl de basse ('•f»oqu(^
et s*il Tavait (^tudiee avec tout h' soin desid^jrable il y aiirait lu C(Mle
ptirase : Frater Angeius TancredL lie Hente... mn^n.r curiatitafis,
discrelionis et benignitate fuit et sic rirtutum et gratias pnvdilus
migrarit ad vitam cujus corpus apud Assisium in ercfcsid fjenfi
Francisci seputtus non muttum disfnns a fumufo sui pnfris. M>. (JTli
d*A.<sise 4 a (alias 17 a). II est. je pense. imitile dajouler (\\w celle
{'Hrange latinite est bien celle du manuscril.
Voir, outre les sources indiqu(''es j^ar Arlur et .lacobilli. Papiiii
Storia II, p. 202 s; Arcliiv fiir Lileralur und KircIieMgocliiclile, |. IL
p. 2(J:J; XXIV G«^ner. An. fr. III. p. 252 ; A. ^SS. Aiik-, l. 11. p. 7<i'i ;
128 SPECILUM PEKFECTIONIS IV, 67
dicto canlinali * dixit heato Francisco: « Frater, est liic
prope qua*dam turris spatiosa valdt^ et remota ubi pote-
ris tanquam in eremitorio commorari. » Quam quum
vidisset beatus Franciscus placuit sil)i et reversus ad
dominum cardinalem dixit ei : « Domine, forsitan ma-
n(»bo apud vos per aliquos dies. »
Et gavisus est valde dominus cardinalis. Ivit ergo
frater An^idus et paravit in turri locum pro beato
Francisco et socio ejus. Et quia[27a2]beatus Franciscus
nolebat inde descendere quamdiu maneret apud cardi-
nalem nec volebat ali([U(*m intrare ad ipsum promisit**
a. Spoc. loOll nec permisit.
Disaniina di San Huflno, p. '103 s. Cf. S. Franrois, in 4*. Paris 1885,
fac-siniile de la p. 21(i.
II ne faul pas le confondre avec un autre franciscain du m^me
noni (An^fc de Borgo San Sepolcro ?; niort avanl 1228, ainsi que cela
resuhe de la bulle Indigentiam (Sbaralea, I, p. 38, Potthasl 8096).
1. A Torigine, les disciples de saint Francois s^engag^rcnt comroe
de verilables domesliques, et nous voyons frere Egide enlrer ainsi
dans des couvonls qui n'avaient aucune attaclie avec les Francis-
cains. Le long chapitre de la rt>gIo de 1221 qui est inlitule De moiio
seniendi et laborandi ne laisse aucun doule a cel ^gnrd : Omne$
fralres in quihuscumque locis fuerint apud aliquos ad serviendum
vel ad lafforandum, non sint camerarii nec cellarii, nec pra^sinl in
domibus eorum quibus serriunt, nec recipiant aliquod offlcium quod
scandalum generet, vel anitmc sux faciat detrimentum, elc.
Ce (jue Francois redoutait arriva, el dt^jA les Trois Socii ainsi que
rAnonyine de P<?rouse nous niontrent cet cHal primitif en train de se
d(^former: 3 Soc. ^61 (XV), Anonyni. Perus. A. SS. oct. II, p. 606;
Celano voit deja dans les fratres palafiui, car c'esl ainsi qu'on
appelait ceux qui servaient cliez les grands p(?rsonnages, un dcs
scandales de lordre (2 Cei. 3, (>0 et rd.. et K(!cleston nous raconfe
la trisle fin dun frere trop faniilier du roi dAngleterre (Kccl. 6, An.
fr. II, p. 231;. Par la bulle Sicut accepimus du 16 aout 1247, le si«'»ge
apost()li((ue dut inlervenir pour porter rem(*de a des d^sordres gran-
dissants : (.^lle ii'e^t pas donn(*e par Sbaralea ni indiquee par Pollhast,
j'en ai Ircjuve la niention daiis rtjmbria Seraflca du P. Agostino da
Slronccme :Miscell. II, p. 122". Voir aussi Salimbene Chron.,ed. 185T,
p. 227.
\
SPECCLUM PERFECTIONIS IV, 08 131
sanctuni nohiit contradieore sibi postquani ibi noluit
permanore.
Et sie beatus Franeiseus vali»faeiens ei revorsus (\st
ad ereinitorium de Fonto Columbarum * juxta Reatt^ -.
Qualiter reprehendit fratres volentes ire '^ per viam
sapientiSB et scientiSB susb et non per viam hu-
militatis et prsedixit eis reformationem et reduc-
tionem ordinis ad primum statum. Cap. 08.
Quum beatus Franeiseus esset in eapitulo ^enerali
apud Sanctam Mariam de Portiuneula ([uod dietum est
capitulum storiorum cpiia non erant ibi habitaeula [28 a 2]
nisi de storiis et fuerunt il)i ([uiuijue millia fratres^,
quamplures ** fratres sapi(Mites et sei(Mitiati iverunt ad
n. Mz. 1743 um. ive ; Riccar.li Ii07: Dfl r:ipitnlo nel nnnlc fnnmo riminc
itiiliH frati c messcr llostienne e u qnul niDdo, eir. — h. Mz, \)H'.\ Vat. VtOi oi
Sj»ec l.'»09 frutnnn. — r. Mz. 080 add. cero.
1. Monte Coloinbo appolo aus;?i Foiile Palumlx) ct Monto Ujiynoiio.
a une lieure de marolie a roue?t de Rieti, est t'erinitai<e on sclon la
Iradition Franrois composa la regle de 1'223. V. >^\)vc. perf. 1 ; iJene-
dello Spila da Sublaco, Memorie storirlie della f)rov. riformata ro-
niana, p. 5*2-02; Ms. 679 d'Assise Ib (alias l'i b}. Peul-Otre est-ce de
Monte (Jolombo qu'il s"agit dans 2 Gel. ((uand il parle dun ereinito-
riiim qiwddam jttjcta Jieate (2 Gel. 2, 13;.
2. Sources et histoire du texle: Mz. 17'i3 2(jb 2 — 28a 1 : M/. 989 131
M— 132a2; Spec. 1509 'i^b — '18 b : "Cf. Uol. 2()97 (>5b; Uicrardi
l'j(J7 59 b.
2 Cel. 3, 61 et 62, tout en abregeant ce recit et supprimant le noin
de frere Ange, y ajoute qu«*lques parlicularitrs ; et Donaventure. 8I1
el 85 (II), corrige encore sa correclion. II est a noler que Salimb»'ne
cile (juelques lignes de celte aventure d'apivs 2 Cel., inais sans indi-
quer sa source (ed. 1857, p. 333).
Suivant la loi habituelle, a mesure quon 6'eloigne du recit primilif
du Spec. perf., les dtHails liumains lendent a disparaitre, tandis que
la x^^ftie merveilleuse se surcharge et s^amplifie.
130 SPKCULUM PEHFECTIONIS IV, 67
•
castallos suos inine ino oastigav(M*it quia licet dominus
cardinalis libontor inilii misericordiain faciat et corpori
UKMjsit" iu*ccssori'oi[)ere lianc reon^ationom, fratres mei
qui vadunt per [27 b 2] mundum sustinendo famem et
multas tribulationes et alii fratres qui morantur iii ere-
mitoriis (^t pauperculis domibus quum audierint quod
maneo apud dominum * cardinabnn poterunt baben^ oc-
casionem murmurandi adv(»rsum me dicentes : « Nos
sustinemus tot advorsa ot ipse babet consoUitiones
suas ! »
c< Ego aut(Mn teneor semper ilUs dare bonum exempuim
quia ad lioc datus sum eis, nain iiiagis a.»di(icantur fra-
tres (pium inaneo in pauperculis locis inter ipsos quam
in aliis, et magis patienter portant tribubitiones suas
(}uuin audiunt ine i(bmi (^tiain tob?rare. »
Hoc ita(pie fiiit summum et continuum studium pa-
tris nostri ut in omnibus pra^boret semper bonum
exemplum et abis fratribus toUeret occasionem murnm-
randi de se. Et proptor boc sanus et infirmus tot et
tanta passus est (piod quicuiiKpK» fratres scirent sieut
iios (pii cum ipso fuimus iisque ad (bem mortis t»jus,
(piotiescum([ue (»a legerent vel ad memoriam reduct»-
ront non [K)ssont [28 a 1] se a la(M*ymis continere et
omnr^s tribulatiouos et neeossitatos cum majori [latien-
tia ot gaudio sustinoront.
J)(*soendit orgo l)(»atus Franciseus suinmo mane de
turri (*t ivit ad dominum cardinalem narrans t»i omnia
i\\uv sibi acci(l(Mant et ([ua» contulorat cum socio suo,
imo otiam dixit oi : « Ilominos putant me esse sanctuiu
liominom et (K*ce (hemones im? de carcere ej(»ceruiit ! »
Et pbirimum betatus ost dominus cardinalis cum eo.
Vorumtamon (juia sciobat ot vonerabatur eum tan(|uam
.1. Mz. 0>{'.» sirut. — h. S}nH'. loW traiisposio par suite (riine fauio i>p4><;raplii-
<]U" ac>t ;ij)iiil (fomiuutii au curanuMic«^ni.'nt du folio prcccilrni. V. p. !'.*.> n«jlo/{.
I
SPECLLUM PEHFKCTIONIS IV, 08 131
saneiuni noluit contradicere sibi j)ost([uam ihi noluit
permanoro.
Et sic beatus Franciscus valefaciens ei revorsus est
ad ereniitorium tle Fonte Columbarum ^ juxta Reate \
10
Qualiter reprehendit fratres volentes ire ' per viam
sapientise et scientise suse et non per viam hu-
militatis et prsedixit eis reformationem et reduc-
tionem ordinis ad primum statum. Cap. ()8.
QuiHU beatus Franciscus (\sset in capitulo jj^enerali
^ipuil Sanctam Mariam di» Portiuiuula ([uod dictum est
crapitulum storiorum quia non erant ibi habitacida [28 a 2]
isi de storiis et fuerunt ibi ([nin([n(» millia fratres ^,
j£ uampbires *■ fratres sapientes (^t scientiati iverunt ad
«1. Mz. 1743 oni. irc : Riccur.li Wol: lh'l rnj/ihdn }tcl i{n:ilt' ftiiini) (iiiimc
w » ^ iiin frnti c messer Ilostiensc n n (pud m<Kio. cto. — h. >lz. •.»S'.i, Vat. lil.Vi vi
.*-^ B •^f \'M) fratmin. — r. Mz. W) iul«l. crro.
3. Monle Colombo app»»Ie au^si rontc Palunilm ct M(Uj|<' navnrrio,
H m-uu; Innire dc niarche a loui^.sl «le ni«'li, esl i'«Mniilai,'o ou .^clon la
'«" >s-« «liljon Francois conipo.-^a la r»"'i<k' de 1*2'2.'J. V. ^[n.'c. pcrf. 1 ; Hcnc-
<' «^^ •lo Sf)lla da Subiaco, Mcniorie sloriclie ildla f^rov. riforinafa ro-
«»» -ST» na, p. 5'2-«2; Ms. 679 d'Assise 1 b alias Wh). l»eul-elre e>l-ce de
^^ • * nle Colonibo qu"il 8'aj^il ilans 2 Cel. <piand ii [)arle dun ercmifo-
rr ^^ m quodiiam Juxia Reale (2 Cel. 2, 13.
^^ . Sources et hisloire du texle : Mz. 17V3 2() b 2 — 28 a 1 : Mz. IW) 1;U
l^ ^ — 132a2; Spec. 1509 ''t7b — 48b:(:f. Hol. 2<Pj7 (m b : Uircardi
1'* *">-? 50 b.
— ^ Cel. 3, 61 et 62, tout en abregeant ct* recit el supprimani It; nom
ilt^ ifrere Ange, y ajoule quelques parlicularites : et Uonavenlure, 8't
^\ ^*^5 (II), corrige encore sa correclion. II est a noler tiue :Salind)ene
*^* • * 'juelques lignes de cetlc aventure dapres 2 ('lel., mais sans indi-
q^» *^ rsa source (ed. 1857, p. 333).
^^ ^ivant la loi habituelle, a niesure qu'on s't>loigne du recit primitif
t»^* iSpec. perf., les dt^tails humains tendenl a disparailre, tantlis tpie
V'** l"»artie nierveilleuse se surcharge et sainplilie.
132 SPKCULLM PEHFKCTIONIS IV, 68
doiiiiniun Ostiensoni qui rrat iI)i(l(Mn ct clixerunt (*i *
(( DouiiiK», voluinus ut suadcatis fVatri Francisco <|uod
s(*(juatur consiliuin ** fratruin sapi(^ntuin ct iierinittat S(;
intcrdum duci al) cis. » Et all(^gal)ant regulam sancti
H(*nodicti, Augustini ot Hcrnardi ([ui doc(»nt sic et sic
vivcrc ordinat(\
Quie oinnia (|uum r(^tulissct cardinalis l)cato Frau-
ciscr» pcr modum admonitionis, bcatus Francis(Mis uiliil
sibi rcspond^Mis ccpit ipsum pcr manum (»t duxit cum
ad fratrcs congrcgatos in capitulo* ct sic locutus cst
fratrihus in fcrvon» ct virtutc Spiriti^is sancti : « Fratrcs
UKM, fratrcs mei, Dominus vocavit mc pcr viam simpli-
citatis ct liumilitatis (.'t lianc viam ostciidit mihi iii
veritatc pro mc ct pro illis (pii volunt milii credcn? el
imitari. Et idco volo (piod nou uominctis milii aliquam
rcgulam ikmiuc sancti Hciicdicti, iic(|ue sancti Augus-
tini, nc(|uc sancti Hcrnardi, ncquc aliquam viam et
formam [281) 1] vivcndi pra^tcr illam c|ua3 mihi*" a Do-
miiio cst ostcnsa misericorditcr ct donata''. Et dixit
uiilii Dominus (piod volcbat mc *" ess(» unuiu novellum
jiactum * in lioc mundo ct noluit nos ducere per viam
aliain (piain per istain scientiam. S(»d per vestram scien-
tiain et sapientiam Deus vos-^ confundet et (»go confido
in castallis Domini ", (|U(kI per ipsos puniet vos Deus et
adliuc redibitis ad vestrum statum cum vituperio V(*stro
velitis nolitis. »
n. S|M.'<\ i:,i'.) rvsloiin. — /». (^» st c«' <]n'>\\ lit >ans h«'-sitaiioii possiiliic (lHn> Mi.
DKU n Sprf. \'jr.\. Mz. 17*3 «m-. Vui. i;jrj4 annpo. — r. Vat. U."ii quiPmihi Ihimi-
uus quod colehnt iiw estie uiiaiu puupemn vt stnllum utiolum in hot' mnmht
ri nolnit... — </. S|»oc. K'»ii^i rffro/f . — e. S|»ec. i jlKJ (•iii. me. — f. Vat. i:t.'>i «n
S|"( c. l.")'Jl> mjs. — f/. Vat. i.'..">i in '-r.titnhfis Doniini idrst */;c'iiioJji/»ns.
1. \j'< (!(»iiftiriii. «luiirn':il i«!J iiuo «uriciise viiriarilo. (|ui csl jkmiI-
(Mre hiiMi l;i voriiai»lo li*i;<»n: /il dijil mihi quod coleOal me esse ttnnm
niognum fafiiiim in hor miindo.
i
SPECULLM PERFECTIOMS IV, 69 133
Tunc cardinalis obsiupuit valtle ot niliil rospondit et
onines fratres plurimum timuerunt*.
Qualiter prsescivit et prsBdixit quod scientia debebat
esse occasio ruinsB ordinis et qualiter prohibuit
^ uni sociorum ne intenderet studio prsedicatio-
num. Cap. 61^.
Dolehat multum" beatus Fran(*isnis si virtute * ne-
j^lecta quierer(»tur scientia inflativa niaximc si non in ea
vocatione cpiisque persist(;ret in cpia voeatus a principio
10 fuerit*. Dicel)at enim : « Fratn^s mei qui scientia» curio-
sitate ducuntur in die tribulationis invenient inanus
suas vacuas. Ideo velhun eos magis rolmiari [281)2] vir-
tutibus ut (}uum tiMupus tril)ulationis venerit s(Mum
liab(»rent in angustia Dominum, nam oi ventura est tri-
15 buiatio quia *" libri ad nihilum utib^s in fen(?stris et
latebris*' projicientur. »
a. Mz. OHt» />/nri »11 Hiii. — h. Vat. \Xy\ uild. onituniia. —f. Vjii. 'i:r»t quundo;
Spoc. 1501) qHiiHi lihov. — (/. Simt. 1.')()0 oiu, ci lntvhiis.
1. Sources et hisloire du WxW : Mz. \1U'4 28a 1 — 28 b 1 ; Mz. 989
» 132 a 2s ; Val. 435'« 11 a : Spor. 1509 48 b s : Cf. Hol. 2(»97 (i7 n : Hic-
cardi 1407 61 a.
La niajeurti parlie.de ce chapilre se relrouve daiis les ('ouforui.
1.3:>b M. 1510; 119b ed. 151:3; 17:3 b2s Od. 1.590. uials saus indicaliou
<le source el avec la curieuse variaule indiquot^ plus baul.
5 La Chronitpie des Tribulalions raiuplilie saus y ajouler rien de
vraimeul-nouveau. Ms. Laurent, 11 a — 12 b ; Ma^liabeccbi XXXVII —
28 61 a-67 a. Wadding adopla la narratiou de cetle (Ibronl»pie. Anu.
1219, n. 24 (I, p. 299) (pii jiarul suspecte au.\ nollaiuJlsl(^s A. .S.^. oct.
II, p. 840.
0 2. Voir Rei<. 122:3, cap. X : .\on curenl nesvientes lUleras, liUeras
addiscere, elc. Ct. Reg. 1221. cap. XVII; Adinouitioues ^S. Fraii-
eisci, cap. V el VII. Mettre eu regard les prcscriplions du cbapitrc
g^nt^ral tenu a Narbonne sous la presidence d(; b^. 13i»navonluie.
Archiv fiir Literatur und Kircliengescbiclile, l. VI. p. 107-110.
136 SPECLLUM PEUFECTIONIS IV, 70
nullain in cis maculani caro ct sanguis impingct'* (M*nnl-
quc v<»n» a Domino beneclicti. Et lic(»t in ois non * fue-
rint oporationes ineritoriiu, tamen frigeseente caritate
qme feeit *' sanctos operari ferventer, ventura» sunt illis
tentationes immensa' et qui tempore illo inventi fuerint
probati erunt suis pnpdecessoribus nu^liores. Vie autem
illis qui de sola speeie et apparentia conversationis reli-
giosa? sibi plaudentes in sua sapientia et seientiA confi-
dentes inv<»nti fuerint otiosi, id est non exereitanles se
in operibus virtuosis, in via crucis (»tpa?nitentia», in pura
observantia evangelii cpiod ex professiom» tenentur pure
et simplicit(*r observare ! Isti (fiiim non resistunt'' cons-
tanter tentationibus qua» ad probationem (»l(M»torum
advenire** permittentur, qui v(»ro probati fuerint et
approbati, accipient coronam vita» ad (piam exercitat
eos interim malitia reproborum /.
;i. S|M'0. I.VH) ifM/>iiif/rf«'/. — h. Mz. \iH\) «'t (l<>nri>rm. oiii. no)i. — r.(junfiiriii. /Vicif.
— </. Spec. el (.)i>iitV»rni. [Mi rcniiiteut. — t». S|M.'r. ]70,i o Dtmntto. — f. S|m«c. 1,'>0m
add. frntrtnti ; (I«»nfuriii. pfrfUtorum ct rejtrohnruiu.
1. SoiiiTos »'t histoiiT (lu t(?xlo : Mz. IT^i^ 28 b 2 s : Mz. *JS\) Lrib 2 s:
Vat. 'iim 11 b : Spec. l.V>y VJb 1 ; Cf. Hol. 2097 («Ja : niccardi TjOT 62a.
La preini(>r(> inoiti(^ so rtilrouve (piasi Utt(3raloinent dans 2 Cel. :i.
y:< et y serl (b; conclusion a un (l(>veloppeinont ou Thomas do (!!olano
d6sabus('^ nionaco a niots couverts fr(M*e Elie do la darnnation eter-
nolle: f:hi sunf qui sun benedictione felices se pnrtiicanl, et famiUa-
rilale ipsius se Jarfanf pro velle pofifos? Si, quod affsit. inrenfi
fuerinf aftsque pnnifutfine in afiorum pericuto in se monstrasse
opera feneftrarum, v,r itfis. va' damnationis ivtern,r!
Toul lo chapilre so lit dans los Conforni. 182 a 1 6d. 1510; 102 a 2s
(^d. l.M.'*: 2:W b 1 (.Hl. 1.MH), niais sans indi(*aUon do source, a nmin^
(Iu*on ne v(Miille voir cott(^ indication dans le fesfe fratre Leone (^uon
lit iiuohpios lii^nes au-dessus, on tote dune serie de propluMies qui
nous sont on (»fTol donn(''os pjir lo Spoc. perf.
Quehpios-unos des preinioros li^nos sont clt(^es dans le De planrtu
ecclesijp, I. II. ViH a 2, «lui a pu aiissi los einprunter a 2 Cel : (7 in
fe^endd anfiqun confinefur. y ost-il dit.
SPECLLUM PERFECTIOMS IV, 70 135
Quod ' tempore tribulationis futurae, qui intrabunt
ordinem erunt benedicti et qui erunt probati ^
erunt meliores preedecessoribus suis. ('ap. 70.
I)ic(*l)at becitiis Francisciis : « Vcnirt tcnipus qiio
inalis cxeniplis malornni fratrnm liac (lilccta Dei ^ reli-
gio (liframabitur ita nt pndeat exire in [Miblicnm, qni
vero tnnc temporis [20 a 1] ml snseipi<*n(lnm ordinem''
venerint sola Spiritns sancti operation«» dncentnr et
;i. Mz. 17W l)e. — b. Mz. MMl i>rii'f:tti. — r. Spor. i:,()i) oni. Dvi. — d. S|m'c. lOOO
■JO ordinis habituni.
fradita sanf, lum quia (ju,t scripla erant in legvmla prima, nocd
edHd a fratre Bonaventurd delefa el desfrurta suuf ipso jubente,
tnm quia contemptui sunt liabila, eo quod adrersari riderenlur cur-
sui communi... Sanclus rranci.^cus a Chrislo doclus Iradidil fratri-
15 bns et dennnciavil quod sirul Adam in pomo scienfi.i Itoui el mali
transgre^sus esl mandatu/n /)ei, ifa fratres amore sciendi a rirfute
veritatis et humHifalis et paupertafis amore et operatione caderent... »
Tribul. Arcliiv, t. II, p. 2(>r> s.
Que ce ne soil pas la un«' asserlion j^raluilc. nous «mi avoiis pour
20 preuve la constitution tMnaiiee <lu cliapilrc gciitTai leiiu a Paris cn
1266 sous la presid(Mice de lionaventure : « Pr.rcipit ^enerale t.upi-
tulum per oltedientiam quod omnes tegendic de bealo Francisco olini
factiv deleanlur el ubi inveniri poterunt ejlra ordinem ipsos fratres
studeanl amovere, cum ilia legenda quic facta esl per ^eneralem sit
25 compilata prout ipse habuil ab ore illorum qui cuni bealo Francisco
qiiasi semper fuerunt el cuncla certitudinnliler scirerint el probata
ihi sint posila diligenter. »> .Hinaldi Serapliici Viri S. I'raiici>ci vita»
dua», Home, 1806, p. 11 s; V. Arcliiv. t. II, p. '1va\, note a; I. VI, p.
38 ss.
30 La preuve que cette inesure visait surloiil le ^sjkm-. perf., e'e-l quo
les Tribulalions parient de la Le^enda Priiua et «iiie la <oii-litulion
donne un molif qui esl une reponse iiidirerle au faineiix .Vo.s qui
cum ipso fuimus de notre docuinent.
On sait le r^sultat de celte c{nistituli<»n ; tainli^ (|u<' le> Inbliolln'-
35 ques franciscaines regorgenl de iiiaiiiiscrils de la le^Minb' de lioiia-
venture, on v cherclie en vain ceux des aulres vi<*s.
136 SPECILUM PEHFECTIOMS IV, 70
luillam in »ms maculam caro ot sanguis impingot " «»runt-
c|u<» vrn» a Domino bonodicti. Et Iic*»t in eis non* fue-
rint o|)t»ration»»s meritoria», tanuMi frigescente caritate
qua* fecit *" sanctos operari ferventer, ventur«T sunt illis
tentationes immensa» et c|ui tem|>ore illo inventi fuerint
prohati erunt suis pranlecessorihus meliores. Va* auteni
illis <pii (le st>Ia specie et a|)parentia conversationis reli-
giosa* sibi plaudentes in sua sapientia et scientiA conli-
(lentes inveiili fuerint otiosi, id est iion exercitanles se
in operibus virtuosis, in via crucis et pa»nitentiap, in pura
observantia evangelii cpiod <»x professione tenentur pure
et simpliciter observare I Isti enim non resistunt*' cons-
tanter tentationibus qua» ad probationein electorum
advenire*' permittentur, qui vero probati fueriiit et
approbati, aeei|>ient coronam vita» ad cpiam exercital
eos interim malitia reproborum ^.
;i. S|HM\ |."ii»'.> iiii;»ifi/;io*f. — /». Mz. !»H!» «'t C.nnform. oni. iioii. — r.Ciinr«»rni. fucil,
— i/. S|HM*. 01 (]Hn!\inn. I.mh» }VfiisU*nt. — v. S|hh\ \Mfi ;t I^tnnino. — f, S|hh*, 1.'*(>1<
aiUt. fratruut : ('.••nforni. ^MT/iif«»rn iii rt »Vj»p»^«»niiii.
1. Sounvs i»l Iii>toiiv tlii ie\W : M/. ITW 2H b 2 s : Mz. D8U I;l2b2s:
Val, VC>'i 11 b : Speo. l."ii>y 'lUb 1 : Cf. Bol. 2(^7 (>8a : Kiocardi 1W7 «2a.
I,a proiiiieiv iiioilie so relnmw «|uasi litliTaloment dans 2 Cel. 3,
M ol y sort ile ronoliisii>n a un tl»»veloppeiiuMil oii Thomas de Celano
«lesabiis»** iiienare a iiiots eouNTrls fr«»ro Elio ilo la liamnation eter-
nelle: l'hi sun/ qni siiti hfnrt/iclionr feticrs se pr,rdicant, et famiiia'
rilate ipsins .<♦• jnctanl pro relle potilosy Ni. quod absit. inrenti
fiierint ahsque p.inilutline in atiorum periculo in se monstrasse
opera lenehrarnm. r.i illis. r.? tlamnalionis ^i tern^r !
Toul le oliapitre <e lil «lans les Oonf<trni. 182 a 1 ed. 1510: 162 a 2 s
eil. \:A:\: 2:U b 1 e<l. KVA>. niais sans intlioation «le source. a nioins
«lu'oii ne veuille voir otHle in<lioali«»n «laiis le lesle flratre Leone qu*on
lil «|uebiue> liiriies au-«lessus. en t«'le «riine s«^rie de proplieli»*> qui
iuHis s«>nl eii i»tTet «bmnivs par le Sp«'0. perf.
Quel«|ues-uiie^ ilo^ promi«»res liirne-i soiil «•itees dans le I)e planctti
eoolesi;!*. t. II. r*'^ ,« 2, «pii a pu au<si lf's eiiiprunler a 2 Cel : l't in
tei:^n*h} an^iqnit cnniinefnr. \ esl-it «lit.
SPECULLM PERFECTIONIS IV, 71 137
^O
Qualiter respondit socio suo quserenti quare non
corrigebat excessus qui flebant in ordine [29 a 2]
tempore suo*''. Cap. 71.
Quidain socius beato Francisco^ scincl dixit: « Pator,
ignosce milii^ qua» til)i volo (Jic(»r(» jain pluros conside-
raverunt, et ait, tu scis (|uomodo olim per gratiam Dei
viguit in puritate perfectionis tota ndifi^io, (|ualiter om-
nes fratres (»um inagno f(»rvore et sollicitudine in om-
iiibus (*onservabant sanctam paupertatem, videlicet in
parvis et paupercnlis aMliliciis et ntensilibus, in ])arvis
et pauperculis librls et vestibus'', et sicut in liiis ita et
in omnibus aliis exterioribus erant imius voliintatis (»t
fervoris (»t*^ sollicitudine servandi omnia (pne p(M'tinent
ad nostram professionem et vocationem et exemplum
15 omnium et sic etiain (*rant unanimes iii dilectione Dei et
proximi tanquam liomines v(m*(; apostolici et evaiif^elici.
Nunc auteni a parvo tein|)ore citra/ c(r|)it Inec ])uritas
et perfectio valde dissimilit(»r variari licet multi dicant "
et excusent fratres pro])ter inultitiidiiieiii (liceiit(?s j)ro])-
20 ter lioc non posse lia»c a fratribns (d)servari, iino multi
fratres ad tantam ciecitat(Mn [29 b 1] (lev(Mieriint (jiiod
de hiis magis quain (b» jirioribus ])utant ])()i)uluin aMliii-
cari et ad devotion^mi converti at(]ue videtur iis (juod
propter hoc magis lioneste vivaiit (lesj^icientes et r(»])u-
J5 tantes pro nihilo viam sanctie sim])licitatis (^t pau[)er-
tatis qua^ fuit initium et fundaimMitum iiosti a» religionis.
a. Mz. 1743 om. lemporc suo. — Vat. 'iX)* Itvui ilv <»of/t'm vt tinounuio fnit
reqmsilus ab alio el de vespousiouc cjns ad iivasdirtn : Itrvinn dnw nmncrct
beatits Franciacus iu eodem puUncio iscUicct cpiscopi AAaisicniiisi fpiAftum
JO ^if- dixit ei unu8 de sociis suis ihi : Patcr corpioscc fpiuntnni tpuc tibi diccrc
ro/o, elc. — b. SpiT. IjCK» beati Fruncisci Rcnicl di.vit ci. — r. S|K'r. ITii)'» ««Id.
quoniam. — d. Mz. ^{i vestimcntis. — c. Mz, ?»8!J a<ltl. in — f. S|h'c. 150'.» c»n-a.
— fj. Mz. 1743 dicunl ; Mz. 1»80 dicuut ct cxcusant.
138 SPECILIM PEUFECTIONIS IV, 71
Undc nos eonsidcrant^^s hivv mMlinius firmit^T cjuod
disjdin^ant tihi, srd valde niiramur, si disj^Iiccnt tibi,
(jnar(» tu sustincs (»t non corrigis (n'i. »
U(\s|)oudil hcalns rranciscus ct dixit illi : « Domimis
indul<j;cat tihi, IVatcr, (|uoniam vis milii (»ss(» coiitrai'ius
ct adv(»rsarius at(|uc mc implicarc in liiis (|ua» non |K*r-
tincnt ad (dlicium mcum" ? Ouous(|U(MMiiin liabiii ])rada-
tionis ollicium su[K'r iVatrcs ct i|)si pcrmaiiscrunt in
vocatioiK» ct jjrolVssionc siia, lic(4 a jirincijiio mccr con-
V(»rsionis scmjicr inlirmatus fucrim, ciim * iii(»a j)arva
sollicitudinc satisraci(d)am (Ms cxcmj)lo ct j>raMlicati()n(»,
S(mI j)ost(juam (M)nsid(M'avi (jiiod Dominiis nuiltijdioat
niinKMMim rratriim ct ij)si j)roj)t(M' t(*j)i(litatcm ct inoj)iain
sj)iritus incij)icl)ant d(M'linar(» a via rccta (»t [21)1)2'! s(»-
cura j)(M* (juain (M»nsiicv(M'ant aml)ular(» ct J)(M' amj)liorcni
viam (jua» diicit ad inort(MU inc(Ml(Mi[(»s non att(^nd(d)ant
vocatioiKMu ct j^rorcssioiKMii suain ct honiim cxemj)lnm,
IKM* v(d»d)ant dimittcrc it(M' j)(M*i(Milosiiiii r{ luortitcruin
(jiiod c(cj)(M*ant j)r()j)t(M' j^raMlicatiomMu ct admonitioiicin
imMim ct (*X(Mnj)liim UKMiin '* (jikmI illis (M)ntiiuic osttMide-
bam, i(l(M) iMMMunmcndavi rdij^ionis j)radatioiuMu (»t rc^i-
uuMi Doinino ct ministris ; umb», li(M»t tcmj^on» (juo
iMMUintiavi ollicio j)i'adationis rratriim cxcusartMii uio
(M)i'am IVatribiis in caj)itulo g-^MKM^ali (juod jirojitcr iuiir-
mitatcs UKNis ciirain dc cis non j)otui liaberc. tauuMi si
s(MMiiKlum voluntatcm mcain ii'atr(\s v(dlcut aiiibulare
nnnc juM>j)t(M' ij)sorum c^msolation^Mii (*t utilitateiu iiolleiu
(juod aliiim ministrum liab(MMMit iiisi me us(|U(» a<J diem
inortis luca*. E\ (juo (Miim lid(dis (»t boiius '^ subditus
voIuntat(Mu jiradati siii (M)jjcnoscit (»t observat, j)arvaiu
sollicitudincm oj)ort(»t ^* j)radatiini liabere d(» illo, iino
tautuiu ^aud(MMMn d(» boiiitatc iVatriim j)ro|)ter lucriiiu
.1. S|'i-o. !.'►•>'• <»in. Jnui vv i|in suii jus«ju*a : Ex »/mo ciinr.. — b. Mz. 17i3 tnin. —
c. M.:. 'Wi uin. iiitnuii. — iL Spi-o. I.'i0^i lieutitfi. — e. S|M'f. ITiik!) f>Kfeiidf'(.
SPECtLUM PEnFECTIONIS IV, 71 139
ipsonim et lucrum meum quod si jarcrem iu locto iufir-
mus uou me pigerel satisfacere (?is quia olficiuui meum,
id est pnelatiouis, est spirituale tautum, videlicet domi-
nari vitiis, et [30 a 1] ipsa corrigere spiritualiter et emeu-
5 dare. Postquam ipsa corrijj^ere et emeudare nou |)0ssum
praMiicatione, admouitioue et exemplo uolo caruitex tleri
ad puniendum et flagellaiuhim sicut pnlestat(»s hujus
s<TCuli.
« Nam ego confido in I)(>miuo(|und iuimici iuvisibiles
10 qui sunt castalli'* Domini ad puuiendum in Iioc s<ecuIo
(»t in futuro adhuc sument viudictam de illis qui trans-
gr(»diuntur mandata Dei et votum prof(»ssi()nis sua\ et
facient* (?os corrigi ab hominibus Iiujus sa»culi in impro-
perium et verecundiam ipsorum et sic revertentur ad
'5 vocationem suam et prof<»ssion(»m.
« Verumtamenusfiuead diem mortis nuN-e nou cessabo
saltem exemplo et ** bona oj>eratione docerr fratres am-
bulare per viam (piam mihi Dominus ostendit, (piam''
docui et ostendi verbo et <'xem|)Io ut sint iuexcusal)ih's
* coram Deo et (»go non teuear*' ulterius (h* ipsis coram
Deo reddere rationem K »
u. S|)«*o. VJKicnstiihli. — h. Spcc. \:0.) furfycl . — r. Mz. tTVN/p. — r/. Mz. I7i3
oni. inihi Doininus OHtendit tinmn. — c. Mz. 17'«3«*t W) fcnror.
1. Sources et liistoire <lu le.xle : Mz. 17V3 2*» a 1 — ;^) Ji 1 ; Mz. ySD
133 a 1 — b 2 ; Spec. I50y .^»0 a s ; Cf. l3ol. 2()y7 08 b ; Hiccanli \'ti)l 02 a.
Quant au Val. 4354 32b — ;{3a, il fourniille ici de fauli's si jjfros-
si6res et i?i grotesques, que je rfai pas cru devoir rioler les variaiiles.
Le compilateur semble ifavoir guere decIiilTre (pie lcs Irois tniarls
des mots du manuscrit qu'il avait sous les yeux.
Ce long et importaiit cliapiire n'a pres^pie pas laisse de Irace dans
2 Cel. ; 11 y est peut-(5tre resume par la plirasc ; « /)uro ^iadio
(dicebat b. Franciscus), mc transfodiunt jiiali fralres) et reducunt
illud per mea viscera totd die. » Sutttrahelntt se propter hoc maxinie
a consorlio fratrum, et ne contingeref euni audire atitjuid sinistri de
qnoquam in sui renovatione doloris : 2 Cel. ;i. *j:i.
Ubertin de Casal le cite loul eiilicr eii rinlroduisaiil par ccs iiiols :
« Item narral idem fraler Leo quod dum pater sancfus jaceret in
140 SPECLLLM PERFECTIOMS IV, 71
riNTERPOLATiON]
lnfi*a scripta verba frator ]ah) socius ot coiifessor
sancli Francisci scripsit fratri Conrardo" dc Oflida*
diccns ea sc hahuisse [30 a 2] do ore boati * Fran-
cisci quod' idein frat(M* (^onrardus'' apud Sanctuin
Damianuni prope civitatem Assisii**'-.
Sanctus Franciscus stabat post tribunal^ oeclesiiP
Sancta» Maria^ de Angelis in oratione lovando inanus in
^iltum et clamando ad (^hristum» cpiod haberet miseri-
n. Mz. OH*.h»t S|»o«'. 1."»0'.) oin. iirvipsit. Vat. 'i.l"»'» incipit : \'i?rha qmv retitlit sntiC'
tns Friinri:fc.nH frnlri Cininuio. Infrnscriptn... — h. Sikm;. \^YJ a»l<l. pntris
uostri. — c. S|>L'c. \:Ay.) nucni. Vat. iJ.V» ♦/fWf», — d. S|»cc. 1509 «'t Vut. 4.r)'i tuhl.
retnlit.— e. Sjmt. 1.')0!», Vat. '*.Ti'« ««t Mz. UW) prope Assisinw. — f. Sjkv. iriO!)
criHCHHinn : Vat. 'i^Oi slnlnt sciticl nd S. Sf. de Angelis. Mz. 1)8!» trihnnitm. —
f7. M^.081) in nltuin in arlnni nd Christnni. i>\tec. 1.'»00 add. p/ clantahnt ntixittnm.
palafio ile quo dictum csl supra inprmus, tinus de sociis sancli disil
ei : « Paler ignosce milti... Arhor,, lib. V. cnp. III (f"' 21'4 a 1 s\ Les
Tarianios sonl insignillantes.
Le dernier quarl esl cile par revAqiie Alvariis Pela^ius dans son
De planclu Keolesia*. I. 11. IDI a 2 ;«'m1. Venise 15W; preeede de rm-
dicalion : Legilur in legcndd anliqud beali Francisci.
La Chroniquj^ des Tribulalions le cile aussi loul enlier: In lanlum
anfe morfem b. Francisci... mafa crererunf. (juod ipse... orationifni^
propriis efegif pro securiori parfe sibi ipso el iJeo vacare el renun-
fiare officio frafrum, quod quum fecissef unus de frafribus di.rif ei.
<K Pafer ignosce milii... » Tribul. Laur. IfJb— 17b; Magliabecclii,
XXXVII — 28, 1)0 a — \):i a.
Les Conforin. cilenl loule la repon.^^e de Francuis, niais sans indi-
cali«m de source. l;ma 2 «h1. 1510; 120 b 1 M. 1513; 175 al 6d. 1500.
1. Sur frere Conrad «ronida. voir XXIV Gener. An. fr. III, p. 2.VJ
et 422. Tribul. Arcliiv II, p. :m el 311 s; Fior. 42-V». Marc de Lis-
bonne, t. II. p. 'M)H s «*l 3(>4 ss. Salv. Vilalis, Moiile Seraflco della
Verna, p. 258. Sper. 1501), 181 b : et les autorites indiquees par le
Marlyroloa:e (rArtur, p. r.05 (12 decenibre) et Jaoobilli, Vile de* Santi
IIL p. 11)8-172. II iiiourut le 12deceinbre 1306 a la Baslia pres d'Assise.
2. C«' tilrt; nest rubriqu»^ iii dans Mz. 1743 ni dans Mz. 981). Voir ci-
apres p. 141 iioUi 1.
SPECULLIM PEHFECTIONIS IV, 71 141
cordiam de populo de inidta tribidatioiie c|ua? dcbebat
evenire. Et dixil Dominus : « Franeisce", si vis quod lia-
beam misericordiam de populo cliristiano fac milii istud
(|uod ordo luus permaneal * in eo stalu in (|uo positus
5 est (]uia non n^manet milii plus "-' de toto niundo. Et e«^o
tibi promitto quod amore tui (»t ordinis tui non j^ermit-
tam mundo evenire aliquam tribulationem. Sed dico tibi
quod ipsi*' debenl recedere de isti\ via in qua posui eos.
Et provoeabunt ine ad tantam irain quod e*jo insur}j;am
0 contra eos et vocabo diemones et dabo eis ])0testalem
quam voluerint et ipsi tantum scandalum poneiit inter
eos et inundum quod nullus erit qui possit portare ha-
bitum tuum nisi per silvas et quando niundus perd^d*"
lidem ordinis tui non remanebit ultra lux quia posui
^ cos [30 b 1] in lueem mundi. »
Et sanctus Franciscus dixit : « De ([uo vivent fralres
niei qui habitabunt in sylvis ? » Dixit Christus : « Ef^o
pascam eos sicut pavi lilios Israel de manna in des(?rto
quia isti tales erunt boni et tunc redibunt ad priinum
statum / in quo fuit fundatus et incc^ptus-^''. »
%
25
t^
n. Mz. 1743 Fvuurisro. — h. Sjkt i.'>Ol> remniwnt. — c. Vjm. «.{Oi jntjmlus. —
</, Vut. 'i^J.Vi a<lil. non. — e. Vtii. 4;iji jivritit. — f. Vat. 'i;{."i'i (irniluni. — f/. Vui.
43j'i aihl. ordoei Mz. y80 aild. onto titus.
1. Sourccs et liisloirc dutoxlo: Mz. MMi .30 a 1— aob 1 ; Mz. 981)
!.'«]) 2 s ; Val. W5'a 12 a ; Spoc. \:m .iOb 1.
II saute aux yeux (pie cv riiorreau est iiiie interpolalion. Labsonoe
lie rubrique et de nuniero <le «•bapilre nous prnuverail <leja sudisani-
inenl qu'il a ete introduil posterieurenient dans le Sfuu*. perf. ; iiiais
ce (|ui esl plus signitii^alif encore, cesl son absence de ia version ita-
lienne des Uol. 2607 et Riccardi r»07.
(^e fra^nient provient dunc dun aiiii ou disciple de (^)nrad dXXlida»
(^lonn*'» el peut-(>lre clio<iu(> du vague iIvt^ propluMies atlribu('*es a
I''ran(;ois par le Spec. perf. Mais ce vatfiie ni('Miie serait a lui seul uii
arguinent singuliereuient fort de ranti(piil('? de notre legiMide. J?i nous
y trouvions des allusions pivcises aux crises i\iu) Iraversa Tordre cin-
quante ou cent ans apivs la in(»rt du fondatour, force nous serait
bie:i de rejeter la coinposilioii de celte (innre apros ce>^ (honeinenls^
142 SPECILI M PKHFECTIOMS IV, 72
Quod orationibus et lacrymis humilium et simpli-
cium f^atrum convertuntur animse quse ^^ viden-
tur converti propter scientiam et prsedicationem
aliorum ''. Cap. 1-2.
Nolrhat patcr saiictissiiniis fVatrps suos (»sse cupi-
(los ' sc*i(.'ntia ct lihris sed vol(»l)at et ])ra»dical)at (*is ut
stud(^reiit fuiidari suf^cr sauctaiu liuiuilitatem et iinitciri
purani simplicitat(»in, sanctam oration(»m et dominam
nostram paupertatcm in (|uil>us iediiicaverunt sancti et
primi IVatres, et lianc '' solam dic(»l>at esse S(?curain
viam ad salutem propriam et aliorum jedificationcm,
quoniam Cliristus ad cujus imitationem siimus vocati
liaiic solain nohis osteiidit et docuit verbo paritcr et
ex(Miiplo.
Ipse eniin heatiis pater futura prospiciens cognoscc-
bat per spiritum sanctum et multoties fratribus dicebat
(jinxl niiilti fratres occasiom» nMlili(*andi alios diinitteiit
vo(^ationein siiam, videlic(»t sanctam liuinilitat(»in [301>2]
puram simplicitatem orationem (»t devotifmem at(|uc
domiiiam'' iiostram paiipertatem ^, et contiiig^et illis
(piod iude |)utal)Uiit iiia^is imbui id est ^^" impleri d(^vo-
.i.Viii. i:t.'»i :i,M. iinn. — h. C.Mc rultriqiii' iiianqiu' «lansMz. ITiiJ — r. Mz.n8!)a(Kl.
<lt\ — fl. SjMC. \'i\y.U't ,s(,hiin (lii^oh^it. — o. Viit. 4.{"»i diriii:iin. — f. S|»lm'. I.MKI
juinfirrrnf:nn. — j/. S|h( . |."in') :tii licu i\r i<l rst ilit rt .
iiKiis rii^n (laiis Cfs l<.>nj<ucs j>nj<<^s n<' «l«*pj»sso lcs preoocupalions livs
{inK()issnnlc> mai< huil a fail inipivciscs dont Trancois pul 6lre assailli
v«M'< la nii (1«' sa \ i(.'.
I)(''ja aii tiMiips (l«^ I{artli(''l(.Miiy (h.» Pis(\ oc iiioroeau avail viv iiiler-
oalc* (lans lo Spoo, perf., puis^pril le oite a deux rcprises aN-oc rintli-
oatioii : hoc hnbetur in le^cnda (inliqua capHulo de perfcclion^
humUilalis. lol a 1 et W^ a 1 (.''d. 1510 ; 89 b 2 el 128 a 1 tM. 1513 ; 128 b 1
el I8li a2 (mI. l:>y().
SPECULUM PEHFECTIONIS IV, 72 14.'^
tione et accendi amore et illuniinari cognitione Dei
])ropter intellectum scriptura' indc» occasionaliter " re-
manebunt inlus frigidi et vacui, et sic ad j)ristinam
vocationem redin» non |)oterunt quia tempus vivendi
secundum vocationem suam in vano ft falso studio
amiserunt ; et timeo quod id (piod videbantur habere
auferetur ab eis quia id cpiod datum erat illis, id est
vocationem suam tenere et imitari, |)enitus neglexerunt.))
Et dicebat : w Sunt multi fi'alres (pii totum studium
s>uum et totam soUicitudinem suam poiuint in ac(jui-
rendo scientiam dimitt(Mites vocationem suam snnctam
<^xlra viam humilitatis et sanct<e orationis ment(» (»t cor-
pore evagando, qui quum j^opuh) pra»dicav(?riiit (;t novt;-
rint* aliquos inde a»di(icari vel ad jKenitentiam converti
inflantur et extoUunt se de opere ^' et hicro alieno tan-
cjuam de suo quum tamen nuigis in con(h'mnationem et
prff»judicium suum j)ra>dicaverint (*t nihil [31 a 1] sil)i''
secundum veritatem operati fuerint, nisi taiKjuam ins-
truimmta illorum per (jiios vere Dominus Imjusinodi
fructum ac(juisivit, nam (pios enMhint per seientiam et
j)r(edicationem suain aMlili(!ari ct ad j^aMiitcntiam coii-
verti, Dominus orationibus et lacrvmis sanetorum I);mi-
j)eniiii humilium et simj)lieiiiin fratiMini'' aMlilieat ct
(M)nvertit licet ij)si sancti frntres ut j)hiriiuum hoc igno-
rent, sic enim est vohintas Dei ut illud nesciant ne
ind(» valeant suj)erl)ire.
(( Isti sunt fratres mei milites tabiile rotniKhe (pii hiti-
tnnt in desertis et remotis locis ul diligentins vnccnt
oratiojii et mcditationi, sua et alioriim j)eccata j)h)i"in-
tes, viventes simpliciter et humililer conversiintcs,
quorum sanctitas a D(M) cognoscitur et ali(juan(h) IVa-
tribus (»t hominibus est ignota, horuni aninue (jiiiim nb
.•I. Mz. \l'iX Vai. 43r>'i el Speo. 1500 occiisio)tnliUiler. — h. Vat. i;5.'/i unlnvrinl ;
Spor. ir»09 renncrint. — c. Mz. 1743 corpore. —i(. Spcr. 1.".!)'.) ihi. — c S[>'.m-. t.'.0'.»
fnitrcm.
IVl SPECLLLM PKHFECTIOMS IV, 72
iiii<j;(*lis Doiiiiiii pnfsentalniiitnr tnnc Doininns ostoiidft
illis frnrtnni (»t nnMTodcni ^* labornin suoruin viclelioet
innltas aninias* qua> siiis excMiipIis, oratiniiibus ot lacry-
inis suiit salvata' «»t clir(»t illis: « Kilii inei dilcfcti, tot et
tales anima' salvata^ sniit vcstris oralionil)ns ['M a 2]
laeryinis ct (?x(»in|)Iis, ct (jiiia super pauca fuistis*'
fideles super mulia vos cousliluaniK Alii V(?ro pra'-
dicav(»rnnt (»t laborav(»rniit scrnionibns sapicntia» sna»
(»t (»^o ni(»ritis v(\stris friictnin salntis opcratus suin,
idco suscij)itc incrccd(.'ni labornin c(jruin ct fructuin
in(*ritornin vcstrornin (jni cst rc}^nnin a^t(*rnnm <|nod '^
j)cr hnniilitatis (^t sinij)licitatis vcstne atcjuc oratioiinm
ct lacryinarum vcstrarum violcntiam raj^uistis. »
« Sic(iu(i iHii poriauies juauipulos suos'^ id cst fnictus'
(^t in(»rita sancta? hnmilitatis (?t simj)licitatis sna^ iiitra-
bnnt in ji^andinm Domini hctaiit(»s (*t cxnltaiit<»s. Illi vcro
(jni non cnravcrnnt iiisi scirc ct aliis viain/ saliitis c»s-
tcndcrc, nihil oj^^^rantcs pro S(», ant(* tribnnal Christi
adstabnnt nndi (»t vacui solins^' confnsionis V(»r(?cnndia>
ct doloris manij)nlos d(*fcrcnt(*s ^.
« Tnnc vcritas sancta» hnmilitatis ct simplicitatis
sancta*(pic orationis (»t j)auj)crtatis (jmc cst vocatio n(»stra
cxaltabitnr ct gloriabitnr * ct magniricabitnr cui V(»ri-
tati ipsi intlati [iU b 1] vcnto scicntia» dctrax(»ruiit vila
ct vanisJ scrmonibns saj»i(Mitiai sna» di(*ciit(»s ipsam
n. 'Sli. I74:{ ct 1»80 /;j/ior»'»)i ; Viu. ^Tji »'i Spcc. I.VXJ mvrredetn. — h. S|»vc.
i.'>0'.» cm. unhnua. — r. Mz. *Mi fiiisti. — ii. S|i<'«\ l."»():» qm. — o. Mz. 17»:f rl
frnrlna. — f. S|»('r. I.".o;i j»»rii. — ij. S|mm\ \:m\ anlris. — li. Viit. 'i.'C)i mhi. \nln
tir illis nmis rlrriris rl ntuUis firnuHrntnriltii.v. — i. Vat. \1\'.\ v\ Mz. 7X'> tfhtri-
fiiSiliilur. — j. S|H*c. i."»01l rnuitiift.
I. Moltli. 25, 21 : (Jnia sitprr pauca fuisli /idefis super inuUa le
cousliluafu.
'2. l*s. VIO. r, Viilj;. l-!.'», (*.; : Eunles ihanl el /lehanl millenfes seinina
sua, renirnles autvfn renienf vuin e.iulfalione porlantes manipufos
suos.
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 72 145
veritatem esse falsitatem et tanquam coHi eos qui am-
bulaverunt in veritate crudeliter persequentes.
« Tunc error ef falsitas opinionum suarum per quas
ambulaverunt, quas veritatem esse pnedicaverunt, per
> quas in Ccnecitatis foveam multos j)rfecipitaverunt, in do-
lore, confusione et verecundia terminabitur et ipsi ^ cum
suis tenebrosis opinionibus in tenebras exterion»s * cum
tenebrarum spiritibus demergentur. »
Unde sjepe dicebat beatus Franciscus suj)er illo
0 verbo : Tunc slerilis peperit plurimos et quee multos^
hahehat filios infirmata est^: « Sterilis*^ est bonus reli-
giosus simplex, humilis, pauj)er et desjK»ctus, vilis et
abjectus qui sanctis orationibus et virtutibus continue
alios aedificat et j)arturit'' gemitibus dolorosis. »
15 Hoc verbum dicebat ^" s(epissime coram ministris et
aliis fratribus, maxime in cajntulo gcnerali *.
0. Vai. 4:j.V» Tunc erroris fulsitnfi. — b. S|m'c. |."»();i iul.l. qKi. — r. Vai. ^X/i
SHbtHts. — (l. Vai. 4:J5i partitnr. — «. Mz. \)H\) (lixit.
1. V. Mattll. 25, 30.
•2. V. 1 8am. 2, 5 (Vulj^. 1 Hei<. 2, 5\ Voir Spoc. p<'rf., cliapilrc 'j,
page 12, I. 8.
3. Sourcos et liisloirc du loxtt» : Mz. 17'»3 :^) 1)1 — 31 I). 1: Mz. 089
I3'»al— 13'4b2; Vat. 435'i 12a — 13a; Hpec. 150U 51 a — 521); Cf.
Hol. 2697 70 a ; Riccardi l'i07 G'i a.
Ia'S i<lees essentielles de ce chapilre se rclrouvciit dans 2 Col. 3,
100, mais sous uiie forme adoucie. Honavenluro 103 (VIII) copic la
plus grande parlie du morceau rclouclie par Cclano.
Ubertin de Casal cile des fragmcnls du lexle original (Arbor, lib. 5»
cap. 3, 213 b) en les faisant prtk'cder dc rin<licalion : SimiUter dicit
fraler Leo quod bealus t^anciscus noiehat quod fratres essent cupidi
de scienfid...
Les deux tiers sont cil<*s sans aucune varianlc a noliM- daris l«»s
Conform. y»l b 1 s »'mI. 1510; 125 a 2 s cd. 1513 : 182 b 2 s cd. l5yo pre-
cedes de rindication : Franciscus in iegendd anliqud capifufo de
perfectione tiumilifatis.
IIs sont reproduits, inais sans indicalion dc sonrcc. dans iiiic aiilre
partie du m^me recueil : Conforni. Ibs b 2s cd. l5lo: lo5 a 2 s «'d.
1513; r«8b 1 — U9al ed. 1590.
tu
14(3 SPECLLUM PEHFECTIONlS IV, 73
Quod volebat et docebat prselatos et prsedicatores
de- [31 b '2] bere exercere se in oratione et operi-
bus humilitatis. Cap. 73.
Fidelis** scrvus ac perfectus imitator Christi Fran-
ciscus seiiti(Mis se per sancta» liumilitatis virtutem in
Cliristum potissime transformatum, pne ceteris virtu-
tibus ipsam Inimilitatem optabat in fratribus suis, et
ad gratiam diligondam, desiderandam, acquirendam et
servandam incessanter eos verbo et exemplo afTectuo-
sius* animabat, maxime ministros et pr.i?dicatores
adrnonebat et inducebat ad humilitatis f>pera exorceiuhK
Dicobat onini (|uod proptor pradationis oilicium ot
sollicitudinoni priodicandi non doben»nt*^ dimittoro sanc-
tnni ot (lovotani orationom, iro pro (doomosyna, oporari
alic|nan(lo inanibus suis (*t alia oj)ora facoro sicut alii S
fratros j)i'optor bonuni exoinj)lnm ot lucruin animarum
suarum ot alioruni. Et dioobat : « Multum (»nim aMliti-
cantur frat ros subditi (juum ooruiii ininistri ot j)raMli-
catoros vacant orationi rl inclinant so libontor ad huini-
litatis oj)(Ma ot obsiMjuia vilitatis. Alitor autom non -ii
j)ossunt al)s(pio sui confusiono'' j)ra»judicio ot coiuhMii-
nationo do hoo iVatres alios adinoiKMM». ()j)ort(H (Miim
ox«'iuj)lo '' (]liristi j)rius facoro (juain docore ac siinul
facoro ot docero '. »
ci. Vui. i;i.»i riih'i. — l>. Mz. \'\:\ oin. nffvclnoHinn. — c. Vat. 435* dehercnt : 2
Mz. 174:^ ei Sjkt. I.M.n th-hnvl : Mz. [W (lchvnt. —d. Spor. MiOO confcasione.—
e. S|i«*<'. I0<)'.' vcrfin.
1. Scmrces «•! Iii-l<)in' (iu te.\te: Mz. lT'i:i 31bls; Mz. 089 13'ib2s:
Vat. 'i35'» 13as: Spcc. 1 :,(>'.) r>'ih s ; Cf. Uol. 2<;yT Tlb; Riccardi l'i()T
05 a.
A parlir de dicrhaf, rr cliapitre esl cile dans les Conform. rilb2
dd. 1510 ; 125 b 1 ed. 1513; 183 a 1 rd. 15',)0. comme emprunl^ a la
Legenda anliqua capiiulo de perfeciione Inimilitatis.
3
SPECULUM PERFECTIONIS IV, 74 & 75 147
[32 a 1] Qualiter ad ^ verecundiam suam docuit
fratres cognoscere quando ipse erat servus Dei et
(luando non. Cap. 74.
Convocavit semel bcalus Franciscus multos fratres ct
5 ait illis : a Rogavi Dominum ut mihi dignaretur osten-
dere qiiando sum servus cjus et quando non. Nam
nihil aliud vellem quam existere servus ejus. Ipse autem
benignissimus Dominus * sua dignatione respondit mihi :
« Servum meum veraeiter te ^ esse cognosce ^ quum
10 sancta cogitas**, loqueris et operaris. »
« Ideo vocavi vos fratres et hoe vobis insinuavi ut^
coram vobis possiin verecundari quando videbitis me
deficere in omnibus his vel in alirpio pnediclorum ^ ^ »
Quod voluit omnino ut fratres omnes'' laborarent
15 interdum manibus suis. Cap. 73.
Tepidos nuUi se negotio familiariter et humiliter ap-
plicantes dicebat evomendos esse eito (h? ore Doniiiii :
a. Mz. 1743 ora. ad. — b. Spec. ITiOO a«hl. miscriritvdifv. — c. .Mz. 174'{ oin. tc. —
d. Mz. nWel 080 cognosco. — e. Spec. ir»00 co*jitntionc. — f. Mz. 1743 oi 080 cnm.
20 — U' Spec. 1509 a<ld. tunc non sum svrcns Dci. — /j, Mz. 1743 om. omncs.
1. Sources et histoire du lexte : Mz. 1743 32 a 1 ; Mz. 080 135 al ;
Vat. 4354 13 b; Spec. 1509 55 a ; Cf. Boi. 2097 72 a; Hiccardi 1407 05 b.
2 Cel. 3, 95 donne le m6nie rt^cit, mais en y ajoutant iiuehjues d(5-
lails nouveaux : « Qaum... apiicl Senas... vocavit quailnm uocte socios
Ib (lormientes dicens: « Rogavi, elc. »
Les Conformit^s citent partieliement nolro te.xte avec l'indication :
Franciscus in legendd antiqua capitulo de perfectione humititatis.
144 al 6d. 1510; 127 b2 t^d. 1513; 180 a 1 c^d. 1590. Dans le uiOme
recueii (202 al 6d. 1510; 180 a 2 6d. 1513; 262 a 2 t^d. 1500;, on trouve
30 une version loute diff^rente du m(ime fait mais sans indication de
source.
148 SPECULUM PERFECTIONIS IV, 75
nullas coram eo otiosus poterat comparere quin statim
ipsum ^ mordaci clente * corriperet. Siquidem ^ ipse
omnis perfectionis exemplar, manibus suis humiliter
laborabat, nil permittens eflluere de [32 a 2] optimo tem-
poris dono.
Dicebat enim : « Volo omnes fratres meos laborare et
exercitari humiliter in operibus bonis ut minus simus
hominibus onerosi et ne cor aut lingua in otio evage-
tur ; qui vero nihil sciunt operari addiscant. »
Lucrum vero et mercedem de labore non ^ laborantis
arbitrio sed*^ guardiani vel familiai arbitrio/ commit-
tendum esse dicebat*.
a. Mz. 17i3 oin. ipsinn. — b, Spec. 1509 mordaciter. — c. Spec. 1500 sed qui~
dam. — d. Spec Io<K) om. non. — e. Spec. 1500 sccnm. — f. Spec. 1500 oiii. vcl
fnmiiue arbitrio.
1. Sources ot hisloire du lexle : Mz. 17W 32 al s; Mz. 989 135 a 1 s:
Spec, 1509 6'ias; Cf. Bol. 2697 72 b; Riccardi 1407 65 b.
Ce chapitre a pass<^ dans 2 Cel. 3, 97 avec quelques chaiigements
insignifiants.
T.es Conforni. le cltent (rapres nolre texte et prect^de de rindica-
lion : Franciscus in legenda antiqud capitulo de perfectione humiUta-
(is, iV2al ed. 1510; 125 b2 ed. 1513; 183a2 6d. 1590. II s'y Irouve
inlroduit dans le groupe des passnges que Darthelemy de Pise reunil
fort heureusenient pour caraclC'riser renseignement de Fran^ois sur
le Iravail nianuel.
()blig(M* ses disciplos a ne pas perdre ou a prendre rhabihidc du
travail fut uno de ses gnind(»s pr(.V)Ccupalions. V. R(?glc de 1223, cap.
V; R(''gIo dc 1221, cnp. VII: Fratres... tahorent et eamdem artem
vserceant quam norerinf..,.. 1'nusquisque in eadem arte et officio
in quo rocatus est permaneat, elc. : iSpec. perf. 10; 2'«; 23: 73:
3 S(»c. 'il (XI; : Softiciti erant quotidie orare et taborare munit>t:s
suis.
Voir aus>i : 1 Cel. 38 el ;39 (pars I, cap. XV} ; 2 Cel. 1, 12; 2 Cel.
3, 21, 'lO, 07, 98; hnn. 64, rj7 et l'i8: Kccloston 15; Bernard de Bcsse,
1)0 Laudibus. Ms. de Turin, I, VI, :W. I03as; Chron. Tribul. Archiv
II, p. 272: Cf. Arlurdu Moustier. Marlyrol., p. 137 ss.: Papini, Storia,
II, p. 11()-120: Muller. AnfjiMigo, p. 'i6 ss.
SPECULUM PERFECTIONIS V, 76 149
CAPITULUM V
DE ZELO IPSIUS AD PERFECTIONEM REGUL/E
ET AD TOTAM RELIGIONEM
et primo qualiter laudabat ^ reg^lse professionem
^ et volebat fratres scire eam et locjui de eA, et
mori cum qA,. Cap. 76.
Perfectus zelator et amator observanti.e sancti evan-
gelii beatus Francisciis cominunem professionem * re-
gu\(v nostra^, qu(e non estaliud quam perfecla evangelii
i> observantia, ardentissime zelal)at et eos qui sunt et
erunt veri zelatores ^ ipsins singulari benedictione
dotavit.
Hanc enim professionem nostram suis imitatoribus
dicebat esse librum vita», spem salutis, arrham gloria*,
^5 medullam evangelii, viam crucis, [32 b 1] statum per-
fectionis, clavem paradisi et pactuni a'l(M'ni foederis.
Hanc volebat haberi ab omnibus et sciri, et voh^bat fra-
tres in collocutionibus contra ta^dium d(; ipsa sa^pius
conferre et in memoriam pra^stili*' juramenti cum inte-
^ riori homine de ipsa sa^pius fabulari.
Docuit etiam semper eam praj oeulis portari in com-
memorationem '^ et memoriam vita.* agenda> et debita}
observantia^ regularis, et quod plus est, voluil et docuit
fratres debere mori cum ipsa/^
25 a. Vai. 4354 et S]>ec. 1509 oni. lo coniracncenuMit dc \u rubrique jusquu qualitcr.
— h. Spec. 1509 coijnitio profeasiunis. — c. Spec. l.*»00 rvlutovcs. — (/. Viu. 43.">4
prxfati ; Spec. \jO0 pristmis. — c. Vai. 'i35i ci Spcc. I.")0'.} caniuionitioncm. ^
f. Spec. 1509 docuit frutrcs sicut cuin i})Ho dchcvc cum ijts;).
1. Sources et hi.^toire du texle : Mz. 17'i3 32a2s; Mz. 980 135 a2;
10 Vat. 4354 13 b s; Spec. 1509 i'A h : Cf. Hul. 2f397 72 h : Uiccanli 1407 66a.
2 Cel. 3, 135 copie presque liUOralement ce iiiorceau el le i?uivarit,
150 SPECULUM PERFECTIONIS V, 77
De sancto ^ laico qui fuit martyrisatus tenendo
reg^lam in manibus. Cap. 77.
Hujus ergo sancli (locumonti et instituti beatissimi
patris non immemor quidam frat(»r laicus, quom ad clio-
rum martyrum indubilanter crcdimus esse assumptum,
diim (?ss(»t inter infideles * ob zehim marlyrii t^t a Sarra-
cenis tand(»m ad martyrium duceretur^, cummagno ft^r-
vorc ambabus manibus regulam tenens, genibus humili-
ter flexis, dixit socio suo : « Do omnibus qme contra
istam reguhim feci,frat(»r carissime,coramocuIis(livina^
[32b2]majestatis et coram te culpabih^m me confiteor. »
Successit huic brevi confessioni gladius quo vitam
finiens coronam martyi'ii est adeptus. Ilic itaque juven-
cuhis intrav(?rat ordinem ut jejunium ^ reguhe vix ferre
poss(»t, quum tanien sic puerulus loricam portavit ad
carnem. F(dix puer qui feHciter incepit et feliciter <" con-
summavit/^
;». Mz. 980 add. fratrc: Vai. 4J.V4 De fr:itre tniro. — b. Mz. 17«3 fnitdes. — t\
Vat. 4^1.'»'» et SpJT. I."»00 pvteretnr. — </. Mz. 1743 mnrjistri; Mz. 989 j>if/i<m ;
Vat. 4 .'{.')'# ct Si".'c. ViO[)jrjiininin. — c. Vat. 43;'»« ei S|K'c. 1509 fclicius. — f. Spec.
Ii»(j9 add. ud Imnletn iJumitti nostri Jcsn (liriAti.
iTiais siippriine nalurellenicnt la phrase 011 ii e:»t dit qiic robservalion
de ia regie se confond avec robservalion parfailc de r^vangile. On
sait qiie celte inlerprc^lalion des zt^lateurs fut rejet(?c par Grt^goire IX
dans la bulle Quo elongati du 28 septembre 1230.
Quel(|ues-une5 dcs variantes, surtoul de cclles que Celano donne
pourle cliapitre 77, dtinolcnt une tradilion plus avanc^e, par exeinple
quand 11 parle des miracies du laique martyr.
1. Sourct^s et histoire du texte : Mz. 1743 32 b 1 s ; Mz. 989 135 a 2 s:
Vat. V35i Tia; Spec. 15(Vj Gfibs; Cf. Bol. 2697 73 a ; Riccardi l'«07
m b.
Pour le passage paralleic de 2 Cel. 3, 135, voir la note du chapitre
precedenL
I.a Clironiijue des XXIV Gent^raux 'An. fr. III p. 224) et lesConform.
SPECULUM PERFECTIONIS V, 78 151
Quod voluit religionem semper esse sub protectione
et correctione ^ ecclesise romanse. Cap. 78
Dicebat bealus Franciscus : « Vadam et ri»commen-
dabo religionem fratrum Minorum sanct«e romanaj
ecclesia*, cujus potenti<'e virgA lerreantur et corripiantur
malevoli et filii Dei in a^terna» salutis augmenlum ubi-
que plenA gaudeant libertate. Recognoscant ex hoc fiiii
beneficia dulcia matris suai et semper devotione spiri-
tuali * ipsi reverenda vestigia amplectantur ^,
c( Non enim erit ipsa^ protegente in ordine malus
occursus nec filius Belial per vineani Domini transibit
impius''. Ipsa mater [.'11 a 1] sancta/ paupertatis nos-
trie femuiabitur gloriam et liumilitalis pra^conia superljia^
nubilo et obedientia* jubilum nou pf^rmittet^ uUateiuis
oiTuscari. Caritatis et paeis vincula in nobis servabit
iUa»sa, censura strictissima pereutiens dissidentes et
«vangeliciB puritatis observatio sacra quotidie^ in cons-
pectu ejus florebit nec odorem bona^ fama^ et conversa-
tionis sancta^ ad horam patietur elidi *. »
n. Mi. 980 add. sanctie: Vat. 4354 ei Spec. I.')00 corrcctionc vcrlcsiiP. — b. Vai.
*54 ei Spec. 1509 speciali. — c. Vai. 4354 et Spec. I.')09 ipsius vencntnda vcsti-
a comp/eclanlur (Val. complectumur}. — d. Spec. 1509 mcA. — c. Spec. J509
(ptmt«. — f. Ms. 989 sanctw. — f/. Sfiec. ir»09 pricconin pcr 8uperbia' nubium
1 permittet. — h. Mz. 989 et Spec 1509 conlinue ; Vui. 4354 rontinentiiv.
9 donnent le nom de ce frtl^re (jui «'appelail, parail-il, Kleclus.
'ii^lemy de Pise dit: « Beati Francisci tempore fr. Eleclus laicus
'i/rium passus est, sed ubi non reperi... » et raconle .^a fhi: Con-
• 80b2 <Vd. 1510; 70 b 2 6d. 1513: 95^2 ed. 1590.
Marlyrologe d'Artur du Mou;?lier indicjue les principaux anna-
qui ont parl6 de fr. Eleclus, p. 283 (l" juillel).
ources et histoire du lexle : Mz. 17'i3 32b 2j* ; Mz. 989 135 b 1 s;
tS4 14as;Spec.l509 100a; Cf. Bol.2()97 73 b : Kiccardi l'i07 6«b.
hapitre se trouve reproduit presque lilt^raleuient dans Cflano
1, 16 et 17), mais il e^l enciiAsse au cenlre d'un rOcil bien plus
152 SPECULUM PERFECTIONIS V, 79
I>e quatuor prserogativis quas Dominus donavit
religioni et nuntiavit eas beato^ Francisco. Cap.
79.
Beatus Franeiscus dixit se obtiimisse a Domino et
sibi per angelum nuntiata fuisse ista quatuor, videlicet:
quod religio el professio fratrum Minorum non deficiet
usque ad diem judicii. Item quod nullus ex industri^
pers(H{uens ordinem diu vivet ; item quod nuUus malus
volens male vivere in ordine poterit in ipso diu per-
manere. Item quicumque ex corde dilexerit ordinem,
quantumcumque sit peccator, tandem* misericordiam
consequetur ^
a. Mz. 98'.) add. cl fminili; Spcc. l.')00 el nwUiavit Deu8 pcr nngclum b.
Francisco. — />. Mz. 1743 pcccntum tantani.
d(5velopp«^, (lont raultMir a eiiiprunl^ les autres (^l(^nienls aux Trois
Conipagnons : :i Soc. «3-67 (XVI).
Ce r<^cit plus dtheloppt^ de Thonias de Celano forine un des cliapi-
tres iUi Vat. 'j3.Vi3«bs, et du Spec. 1509 100 b — 101 b. quoique la
version du Spec. perf. s'y trouve d(»ja au folio 14. ()u le compilateur
du Val. 4354 a-t-il puis(5 ce niorceau ? I)irect(Miienl dans 2 Cel. 1. 16-
17 ? Je ne le pense pas. La doxologie qui le terniine aussi bien que
quelques modilicalions nie font penser que c*est la un des fragments
collig(is un peu parlout par le compilaleur du Speculum Vita; beati
Francisri (»1 sociorum ejus, rccueil qui a (H(5 avec le Spec. perf. une
des sourc(»s du Vat. 4.354 et du Spec. 1509.
La simplicil(> du r(''cit du Spec. perf. nous reporle donc k une (^po-
que bien plus voisine des fails racont(^s que les autres dtjcumenls.
1. Sources el hisloire du lexle : Mz. 1743 33al; Mz. 989 135b2;
Vat. 4354 14 b; Spec. 1509 67 a ; Cf. Bol. 2697 73 b; Riccardi 1407 67 a.
Le t(^moignage de fr. L(^on sur les pr(^rogatives de rordre nous csl
parvenu aussi par uiie voie indirect(^ el cette concordance conslitue
en faveur de rattribution du Spec. perf. a frere L6on une preuvedont
on ne saurail exag(>rer la valeur : Frafer Leo socius sancti Francisci
fiLrit frafri Petro, ministro AngtUr (Pierre de Theukesbury. 5* minis-
tre de la province d'Angleterre — sous le pontiflcat d^AIexandre IV —
SPECULUM PERFECTIONIS V, 80 153
De eonditionibus quas dixit '^ esse necessari- [33 a 2]
as generali ministro et^ sociis ^us ^. Cap. 80.
Tantus erat zeliis quem lmbel)at ad consorvationom ^
perfectionis ^" in religiono et tnnta vidobatur sibi osse
5 perfectio professionis regul^e quod sa*po cogitabat (juis
30
a. Spec. 1.709 add. Dominus. — b. Spec. l.V)!) et iiliis ytvnflatiH oniiins. — c. Vai.
4354 Descriptio gencralis minitftri qnalis essc debcat. Puis. ometiuni los pre-
mieres lignes, il coranience: Prope finem vocationis cjns ad Dcnm, (li.xit ci /"/'a-
ter quiciam. — d. Mz. 1743 et 9H\) conccrsatnmem. — e. Spec. I,')()!> itrofcssioiicm.
^O et sur lequel Thoma.«* d'Kcclej*lon (lonno daboiuianlcs iiHlicalions.
Eccl. 13, 14 el 15.} quod apparifio Sernphim farfa fuif snnrfo Fran-
cisco in quodam rapfu contemplafionis. et sulis eridenfius. quam
scribebatnr in ritA sua et quod mutta fuerunf funr sibi revefafn. qu;v
nutli virenti unquam communicarif. Verumfamen disif fratri iiu/ino
5 socio suo, quod cum a longe rideref angetum nimis ferrifus fuif. et
quod eum dure tractavit ; et di.rit ei quod ordo suus durnref usque od
finem mundi, el nullus mat<v volunfatis diu durare possef in ordine :
el qnod nuUas odiens ordinem diu viveref. ef quod nutfus vernciter
amans ordinem suum malum finem hnlteref... Istn srripsif frnfer
0 Garynus de Sedenefeld ab ore fratris Leonis. Kcrl. 13 Ari. fr. I, p.
245; Perlz, Scripl., t. XXVIII. p. :m).
On ne saurail s'6lonner que ces pivro^aliv«'s aiiMil vivfiuonl excite
les prdoccupalions des frores Mineurs. r.liaque i<einM'alion nouvelle
les pr6cisa et les embeliit, el les mara:es des diir«^r«'iiles edilinns des
^ Conformit^s que j'ai sous les yeux en porlcnt des Iraces naives. nartln^-
lemy de Pise insera dans son fameux recueil Ics principales versions
qui avaient cours a son epoque. et sans se pivoccuper de les inettre
d'accord, les copia bout a bout : Conforin. 103 a ed. l5lo; Dl b e<I.
1513; 130 bs 6d. 1590.
Bonaventure 194 (XIII) se inet en conlra<Iirlion avec le tcmoigua^^e
de frere L6on : [Addidit b. Franciscus] quod is qui sitti nppnruerat^
aliqua dixerit qtue nunquam dum viveret ntirui /tominum nperiret.
Credendum sane tam arcana itta fuis.se sncri iffius Sernplnm in cruce
mirabiiiter apparentis efoquia. quod forfe non tireref hominifnis ea
^ loqui. V. aussi A. SS. oct.. t. II, p. SfiOs.; Fior. V' roiisid. rdition
Amoni. p. 256; Cesari, p. 134; Conforin. 2:{3 b 1 (mI. l.-)lo; 209 al
6d. 1513; 306 a i s 6d. 1590: Salvalore Vitalo, Monte Seralico, p.
137-140; XXIV Gener. An. fr., t. III, p. 289 et 64«.
154 SPECULUM PERFECTIONIS V, 80
esset sunieioiis post mortom suam (ul rogimen iotius
relijj^ionis et ad coriservalionem perfeclionis in ipsi\ cum
Dei adjutorio et nullum idoneum pot(»rat invenire*.
Uiule prope iinem vita* ipsius, dixit ei quidam frater :
« I^Hter, tu transihis ad Dominum et familia \\vec te se-
euta manehit in valle larrymarum, innue ergo iiobis ali-
quem si cognoscis in ordine in (pio tuus animus quiescat",
cui oinis g(jneralis ministri digiuj posset imponi. »
Hespondit^ l)t»atus Franciscus innuens'^ cuncta verba
suspiriis : « Tain inagni et multimodi (^xercitus du-
cem, tam amjdi et dilatati gregis pastorem, fili mi,
iiuUum sunicientem inlu(»or, sed unum vobis depingam
in (juo rcluceat (|ualis deberet esse liujus familia» dux
et pastor.
« Homo, :'X] 1) 1] in(piit, iste dt»b(»ret esse vitie gravis-
sinui', dis(reti(uiis maguje, fanue laudabilis, privatis
airectionibus carcns, ne diim in parte plus diligit, in
toto scandalum gcneret. Del)(»t illi orationis studium
esse amicum ita tainen quod certas horas animie sua? et
certas gn»gi suo distribuet, nam primo mane debet
sanctissimum sacrilicium niissa* praMuittere et ibicJein
longa dcvotionc scipsum et greg(Mn diviiue protectioni
airccliujsius commcndan*. Post orationem vero se ipsum
staluat in iuedio ab omnibus d(»pilan(luin'', omnibiis ros-
poiisurum, omnibus cum (^aritate (»t patientiA et maii-
suetudinc provisurum ^,
ii. SjKM'. I.")!)'.» c(iii<inii'nrut. — /), Mz. 17'i.l rcAiiOwieiis. — r. Spoc. i.^VOO indU'
ccitti. — (I. S|MT. l."»(ii» rcplirnndinu. — c. Sjoc, K)<KI pixtntissurum.
1. Dati^i ^a !*romi<'To \U\ Tlionias dc ('.elaiio d<>couvre le dessein
dYMTin' iiii inaiiif«»<lc tTi faveur de fivre Klie. surlout lorsqu'il raconle
commeiil riam;(»is mouranl henil celui-ci : 1 (lel. 108 (pars secunda,
cap. VII: : (!«' nu^^me Tauleur du Speo. perf. nous revele plus (lue
jamai-i par rclle plira>e sa preoccupation d ecrire contre Elie, puis-
(]u'il iious nionlre l'raii<jois iiiouranL sans apercevoir le successeui
quil aurail >t»uliaile. U y a sans doule e.xageration el parli pris
dans le-* deux fa«on«i de voir.
SPECULUM PERFECTIONIS V, 80 155
u Non debet esse acceptor personaruin ita qiiocl non
minus curet de simplicibus et idiotis r[uani de scienti-
bus ^ et sapientibus. Cui si donum sciontia> est con-
cessum tamen plus in moribus pi(»talis et siinpHcitatis
5 patienticB et humilitatis imajifinem ferat, fov(?at(pi(» vir-
tutes in se et in aliis atcpie in pivedicando eas conlinue*
se exerceat, ad ha>c alios phis exemplo quam sermoni-
bus incitan(h) [33 b 2]. Sit exsecrator p(»cunia» qua? nos-
tra» professionis et perfectionis est praM/ipua corruptela
10 et tanquam caput et exemphir imitandnm ab omnibus
multis nequaquam locidis abutatur.
« SuiTiciant autem sibi pro se habitus et libelhis, pro
ahis vero pennarolus '' cum calamo et pugillari et sigil-
lum. Non sit aggregator hbroruin nec h^cticmi multum
15 intentus ne forte detrahat ofTicio ([uod praTogat studio ^.
Consoletur pie afllictos ([uum sit ultimum reme(huni tri-
bulatis^, ne si apud eum/ defueriiit reme(Ha sauitatis
desperatio morbi pra*vah»at in infirmis. l't protervos iu
mansuetudinem flectal, seipsum prosternat, ct ah(|uid sui
» juris relaxet ut animam hicrifaciat.
« Ad refugos ordinis velut ad oves qua» perierunt vis-
cera pietatis expandat et nunquam mis(*ricor(hfiin lu^get
iUis, sciens tentationes iUas ess(» pivevah^h^is (pia^ ad
tantum possunt impcdhTc casuin ([uod si i[)sum permit-
5 teret Dominus experiri forte in majus |)ra*cipitium hibe-
retur'?. Vellem ipsum tan(|uam (^hristi vicarium ab
omnibus omni devotione et reverentia honorari atque
sibi ab omnibus et in omnibus cum omni benevolentia
juxta ejus necessitatem [34 a 1] et statiis nostri eoinh^-
0 centia^ provideri.
« Verumtamem oportet (?um non arridere Iionorihus
a. Spec. 1509 8cie7Uic'itt«. — 6. Mz. 1743 c:is Citntiiwndie. — r. Mz. ".«8U ;<c/i-
natulus. — d. Spec. 1509 <iiios in'o<fut atndio. — c. Sjxt. IJOO trilnilimti.<>. — f.
Spec. 1509 apud Deum. — g. Mz. 17i;{ </*<a.s si ijisinn pfrmittcift iJuiiiinii»
15 eripi forte. — h. Spec. \i){yj condecentiinn.
156 SPECLLUM PERFECTIONIS V, 80
nec favoribiis plus quani injuriis deloctari, ita quod
propter honores" non mutentur ejus mores nisi in
melius. Si quando vero propensiori et meliori cibo
indigeret iion in absconso sed in publico loco assumat
ut aliis tollatur verecundia providendi sibi in infirmita-
tibus et debiiitatibus suis.
w Oportet eum maxime latentes distinguere conscien-
tias et ex occultis venis eruere veritatem. Omnes accu-
sationes in principio habeat suspectas donec veritas ex
diligenti examinatione incipiat apparere. Aures autem
non ])ra^beat nmltiloquiis, in accusationibus specialiter
habeat suspectos, nec faciliter credat eis. Talis denique
debi't esse quod proj)ler cupidit-atem retrnendi honorein
vilem* foriiiam justitia» et c'e(piitatis nullatenus inficiat
vel reiaxet. ita tainen quod ex nimio rigore nullius anima
occidatur et ex superflua mansuetudine non nascatur ^
torpor at<[ue ex hixa indulgentia non j)roveniat disso-
lutio disciplinas sicque ab omnibus timeatur et ab ipsis
timentibus diligatur. Oilicium j^rteia- [34 a 2] tionis
semj^er putet et siMitiat sibi fore ]>otius oneri (juam
honori.
« VeHem itaque ij)sum habere socios prc^editos hones-
tate, rigidos adversus ^ proprias voluntates, fortes in
tingustiis, i)ios et comj)assivos delinquentibus, habentes
tT^juah^n alFectionem ad omnes, nihil de labore suo reci-
j)i(Mites nisi puram corj)oris n(»cessitatem et nihil appe-
tentes nisi hiudein l)(*i et ordinis j)rofectum et anima^
propria^ meritum et fratruin omniuin j)erfectain salutem,
omnibus conveni(Mit(M'*' affabiles etomnes convenientes/
ad ipsos cuin sancta jucunditate recipientes atque for-
niam et (»x<»inphiin ol)servantia> evangelii juxta professio-
iKMii reguhe in s(»inetipsis punj (»t simpliciter omnibus
.•». S|»<H\ I.VjII liniiiinea. — b. S|M'r. Va}\\ viriknn. — c. Mi- 1743 nasrilur. —
il. S|H'«-. I.'i0'.» iuirerbus vohif^tntv)*. — c. Speo. \oiyj omues contincntes a/7Vi-
biles. — f. S|»c. [lA^3 continentes.
SPECULUM PERFECTIOMS V, 81 157
ostendentes. Ecce, inquam, talis debot esse generali&
minister hujus religionis et tales socios debel habere^»
Qualiter locutus fuit sibi Dominus dum nimis affli-
geretur propter fratres qui declinabant a perfec*
5 tione. Cap. 81.
Quoniam juxtamensurom zeli quam habebat continue
ad perfectionem religionis oportebat esse in eo tristi-
tiam" si [34 b 1] quando audirct vel videret (piidquam
imperfectionis in ipsa, quum coopisset intelligere quod
0 aliqui fratres dabant malnm exemj)lum iu religione et
quod fratres jam a summo apice professionis sua* c(Pj)e-
a. Mz. 17i3 tristilia.
1. Sources ct histoirt^ du lcxle : Mz. 17'i.3 33 a 2 — :rj «i 2 ; Mz. 98l>
135b2— 136bl; Spec. 150'J (J7a — (i8b; Cf. Bol. 2(VJ7 711 a ; Uiccarcli
15 1V07 (J7 a.
Le Vat. 4354 34 a — 35 a suit de Ires pres notre le.\le. iiiais les lajisus
du copiste y sonl en si grand nonibre qu'il a senible pref(M'abIe de ne
pas donner une centaine de variantes (jui ne prouvent que lignorance
du copiste ou le inauvais Cdat du texle qu'il a eu suus les yeux.
20 Quelques recherches de style et ciuelqucs l(''geres suppressi(nis sont
les seuls changemenls apporl(}s par Tliouias de Celano a ce cha{Mtre»
2 Cel. 3, %.
Que la plupart des id(*es expriint-es ici fussent famili('res a Francois,
on en a pour preuve sa lellre a fivre Klie, et sa lelfre au miiiislre g(''n(}-
25 ral de rordre, sorle de teslament oii il condensa ses recommandalions
essentielles a ses successeurs. V. Opuscula b. Francisci, episl. VI :
6i\. Iloroy, col. 22'i s. ; (^d. l)e la llaye, p. 'i s. ; Uidolli, Ilist. Ser. 178 a ;
(>pist. VIII: lhI. Iloroy, c(>l. 22fi; c^d. De la Ilaye, p. 5 s. ; Coiiform.
1.30 b 2 s. 138 b 2, 142 a2s t-d. 1510—121 a 1, 122 b 2, 125 a I s vi\. 1513
(0 — 176 a 1, 179 a 1, 183 b 2 t^. 1500.
Ce chapitre est reproduit litleralemenl, sauf les premi«'res lignes,
dans Conform. 143 a 2 ^d. 1510; 127 a 1 ed. 1513 ; 1«5 a 2 vi\. 1500 avec
rindication: Franciscus in legendd anliqnd cnpifiilo tle zdo ad reli-
gionem. Cf. 225 b 2 (id. 1510, elc.
158 SPECLLUM PEHFECTIOMS V, 81
rant doclinare tactus nimio dolore eordis intrinsecus
({uadain vioe in oralione ad Dominum dixit : « Domine,
recommendo tibi familiam quam dedisti mihi I »
Et statim dixit illi Dominus : « DiC mihi, o simplex
et idiota * homuncio, quare tantum eontristaris quum i.
aliquis homo exil de relij^ione et quum fratres non am-
bulant per viam quam ostendi tibi '* ? Item dic mihi quis
plantavit hanc fratrum religionem ? Quis converli facit
homiiu^m ad jKenilentiam ? ()uis dat virtutem perseve-
randi in ea ? Nonne (»go ? Ego non elegi te pro homine 1
litterato et elorpuMite super familiam meam quia nec te
nec illos qui erant veri*' fratn^s et veri observatores
reguhe quam drdi tibi volo ainbulare per viam scientia?
et elorpienlia^ S<mI elegi te simpliceiu et idiotam ul scire
val(»as tam tu (piain alii (pioniam vigilabo super [34 b 2] l.
gr(»gem meiiin, el posui te signaculum ipsis ut opera
quio operor in te ipsi in se ** debeant op(»rari. Qui enim
ambulant pcr viain (piani tibi ostendi habent mo et
abundantiiis ni(»/ habcbunt, (jui vero per aliam viam
and)ulare volucrint, etiain id quod videntur habere aufe- 2>
retur ab eis.
« ()uaproptcr dicN) tibi, ne tantum de cetero contriste-
ris, s(*d age qiiod agis, op(M'are (juod operaris, quoniam
in caritate perpetua plantavi religionem fratrum. Unde
scias (|iiia tantuin diligo ipsos, si quis fratrum revcrsus 2
ad voinitiim^' niorieliir extra religionem, alterum mit-
tain in religionem^, qui vice ipsius habeat coronam
(»jus, et si non esset natus faciam ipsum nasci*. Et ut
scias quoniam vilain (»t ndigionem fratrum spontaneo
diligo, ponatur (piod in tota ndigione non manerent nisi 3
u. S|M'r. 1500 sil. — h. Si». I.'H)1» add. id cst non beno litternhis. — c. Mz. 174.3
oiii. tihi. — f/. Vat. 4 :J'>i niihi. — c. Spoc. l.'»0!) tc. — f. Vat. 4.154 et abHndaucinm
cjns. — {}. Vat. 43."*4 rurms fuerit ;ut ftnnitum ad vomitum. — h. Spec. io09
on». nltfruni tnittum iti rcHijioncn}. — i. Spec. 1500 et si essct iratus faviam
ipsum irasci. 3
SPECULUM PERFECTIONIS V, 81 159
tres fratres, adhiic ipsa erit religio mea ot ipsaiu iii
perpetuum** non relinquam. »
Et his auditis mansit ejus animus mirabiliter conso-
latus. Et licet pra) nimio zelo quem semper habebat ad
► perfectionem religionis, ex toto corde continere se
non [35 a 1] posset quin vehementer contristaretur ({uum
audiebat aliquid imperfectionis fieri per fratres de quo
malum exemplum vel scandalum oriretur, tamen j)Ost-
quam fuit taliter a Domino confortatus revocabat ad
3 memoriam iHud psahni ^ : Ego juravi et staliii ciistO'
direjustilias Dei^ et servare reguhim qiiam ipse Domi-
nus dedit mihi et illis qui vohierinl me imitari.
« Ipsi etiam fratres omnes obligaveruiit se ad hoc sicut
ego. Et ideo postquam dirnisi oiliciiim fratrum propter
^ infirmitates meas et alias causas rationabih»s, nori teueor
amodo nisi orare pro religioue et bonum exempluiu fra-
tribus exhibei*e, uarn id a Domiuo habiii ct scio ' iu
veritate quoniam si ine nou excusaret iulirmitas majus
adjutorium quod possiui religioui impcuden» (\st ut (pio-
^ tidie vacem orationi pro ea ad Dominum quod guberuet
ipsam conservet et protegat. Iii hoc euiiu iiir Doiuiiio
et fratribus obligavi ut si (juis fratruiu lueo malo
exemplo perierit volo pro ipso teueri Doiuino reddere '^
rationem. »
15 H^c verba Io([uebatur iiilra se ad quietauduiu cor
suum et ipse etiam fratribus [35 a 2] iu coUatioue ver-
borum et in capitulis sicpius explicabat.
Unde si quis frater ali^piaudo dicebat ei ut deberct se
intromittere de regimiue ** ordiiiis ipse respoiidebat
) dicens : « Fratres habeut regulam suaiu et juravcruut
a. Mz. 1743 in peipe/uo. — b. Vut. 'kX^'k per se; Spoc. ir)09 p»nhniiit:c. —
c. Spec. 1509 ne«cio. — ri.Mz. 1743 om. vcddere — e. Vut. 43Ji de rcHffionc.
1. Psal. 119, 106 (Vulg. 118, lOfV : Jiiravi el staUii cuslodire Judi-
cia justUue lux.
160 SPECULUM PERFECTIONIS V, 82
servare eam, et ut non liabcant excusationem super me*
postquam placuit Domino me statuere* ut essem pra^latus
eorum, coram ipsis juravi eam similiter observare. Unde
ex quo fratres sciuiit*^ quid debent facere, quid etiam
evitare, non restat nisi ut operibus eos doceam quoniam
ad lioc datus sum eis in vita inea et post mortem *. »
De singulari zelo quem habuit ad locum Beatse
Mariee de Portiunculd, et de constitutionibus quas
fecit ibi contra verba otiosa. Cap. 82.
Pra* ceteris locis ordinis singularem zelum et pra^ci-
puuin studium habuit seinper quamdiu vixit in faciendo
conservari'' (unnem^^pe^rfectionem viUe et conv(?rsatioiiis
in loco sacro Sancta* Maria? (b? Aiigelis tampiam iii ca-
pit<» et matre totius religionis , intendens et volens
ipsum locum essr» [Ab b 1] formam et exemphim bunii-
litatis et paup(»rtatis et omnis perfectionis evangelicie
a. L(.m;oii tlu S|M't'. ly.y.); Mz. U8!» supvr enm : Mz. 089 snper. — h. Mz. 171:1
st:ttnrir. — ♦.*. S|H'r. IfiOM (»ni. lu suiic jusqud tpioiiiam ati Itoc. — f/. S|>co. 1.'»ii*J
riins<'iTuti<iH('Ui — r. Spcc. l.".»(Xiom. omncm.
1. SiMines et liisiloirc dii lo.vlo : Mz. lT'i3 3'ia2— 35 a2; Mz. 989 130
1)1 — 137 a 2; Val. 'i3r>'* l'ib — I5l); 8peo. 1.j09 (>8 b — G9b; Cf. Bol.
2r,97 75 a ; Hircanli 1'407 08 b.
l.a parenle de ce chapilre avec 2 Cel. 3. 911 csl thidentc, inais elle
esl >url(nil iulerieiire. Celano a, en efrel, complC^lemenl remanie le
recit (lu Spec. y»(M'fec.
Honaveulure 105 (VIII) copie la uiajeurc parlle de 2 Cel. 3, 9'j. La
preui!('re nioili<3 est cil^e dans lcs Conform. 101 a2 commc cmprun-
1('m^ a la Legenda antiqua, capiiulo de perfectione hamilitatis. Ct^tle
scconde parlic de rindicati(m est, on Ic voit, inexactc (peut-(>lre par
suile duu lap-^us : 89 b 2 s ed. 1513; 128 bl s (>d. 1590).
La Clironi(pie des Tribulations raconle les m(>nu^s choscs, mais
av(»c un lexle nouveau. Ms. Laur. 8b ; Magliabecchi XXXVII— 28,
kl b — 'i9 b.
f
SPECULUM PEUFECTIONIS V, 82
i(;i
10
15
ounctis locis atqiK* fratros ihi (•oiniiioraiitcs (IcImti?
.somper esse piw cet(»ris fratrihus (ircinnspeftos et solli-
eiU»s in onmibus ag(ai(lis et eavendis (|nii' spcclant ad
|>er(*eetionem observantia' regularis.
l'nde (|uodain temporr; ad cvitanduni otiositatcrn (pi;r
<^st radix omnium malorum maxime in religioso'* ordi-
iiavit ut (juolibet die post eibum statim iVatres siiiiul
<'-um ipso d(;b(»rent se in ali(|uo opere (*X(*reere, m» boniini
^ juod t(?mpore orationis hierabantur per v(»rba inutilia
«.^t(»ti(.)sa ad(pia* liomoest dis[K)situs inaximc post (*ibiim,
j)er(l(»rent tolaliter v(d in parte.
Item ordinavit et mandavit iirmit(fr observari (piod
asi (juis fratrum vagans v(d ali(pii(l''operans int(*r IVat?'es
^li(|uid verbum (»tiosiiin pn»tulerit t(;n(*atur semd diccr^;
J^ater Xoster laiidando I)(*uin in principio ct in (iiu;
«»rati(»nis, ita tamen (pi »(l si lortc siii casus cnnsciiis
]»rius sc cnlpaverit dc cnniiiiiss:» ipsiiin Pater yiostcr
dicat [)!•(» aniiiia ^'>r> b 2" siia cimi Laudihiis l)i>mini iit
dictum est : si aiitem ab ali(ph» IVatrc priiis iiidc tiicrit ''
re[>relieiisus Patrr Xoster pr«» aniiiia IVatris ar^iicnlis
ipsum in^cHdicto mod*» dirrrc tcni^atiir. Si v<*r<» rc|»r<'-
liensus excusaret *' s«* ct i|)siim Patrr Xaster dimi»
iiuUct eodem m(»do tcncatnr diccrc dm» Patfr .\itslri pi<»
ariima illius IVatris ar*;iiciitis ciim. Si i|t>iii> vd ;dt"i'iiis
tcsliiiioriio c(»nslit<*rit cs<c v«Tiim (pmd ilb' vciImiiii
dixerit (jliosum dictis ♦•ti;im Lautlfts l)ri in |iriMri|»ii>
erationis et in (im* ita ait<' dic;it (pi'>d ;d» oinriibii^ cir-
eurnstantibiis fratribii^ ioidiidiir v 1 iMt<'!ii'Mtiii'. Oui
fralres durn li(»c illc dix**rit t;e-»-;iMf «f ;iii-^^ ulh-Mf . ^i
' qiiis vero aiidiens *" «•! ;iii-«-iilf:iM- rr;ifr'iM «li'-' i.t. im
verbuin (iti«»suin tacu»*rit ••! mom .\y^\\*'v\\ ' •■i!r:i ••'•rj. iff
a. S|><?r. i.'.<x» I wi*yi'//i': — . y\t ;:.
leHe:»Mir. — f. M/. '•*.'• /• "':
102 SPECULUM PERFECTIOMS V, 82
modo terKiatur dicoro unuin Pater Noster c\xm Laudibus
Dei pro anima illius dicentis.
Et quieumque frater ingrediens cellam vel doinum vel
aliquem locum invenerit ibi fratrem vel fratres statim
deboat Dominum benedicere devote et laudare.
Has Laudes Domini pater [30 a Ij sanetissimus solli-
citus erat semper dicere et alios fratres ardentissima
voluntate et desiderio docebat et excitabat ad dicendum
easdem laudes sollicite etdevot*?*.
1. Souroos el histoire du lexle : Mz. ITW 35a2 — 3r»al : Mz. 989
137 a 2 — 137 b 2; Spec. 1509 69 b s: Cf. B(il. 2697 77 a ; «iccardi 1407
70 a.
Le texle du Vat. W:»'« :J3bs a pour lilre: Oniinatio confra rerba
otiosn. — Qiiurn sanrtissimus pnter noster Franciscns apud ecclesiam
Sanct^v Mari.r de Portinncutn qnodam tempore moraretur et solifus
esset (lie qnotit)et post comvstionem contra otiositalis ritium cum suis
fratrilms in atiquo opere tnltorare, elc. La suite reproduit a peu pres
iiolre rliapitre; niai^ j'ni n<''xlii<»'' son W\W pour les iiK^nies raisons
qut; eclui du cliap. HO.
Le foiul (b* ce rliaf>ilre a pas>(> (lan> 2 (lel. 3, 96 ou tout est siii^u-
li»'nMucnt abivi;»'' : il n*> est plns «piestion qne du Pater^ pas uii niot
(b's l.nudes Domini. Aii i!innn*nl on «'erivit Thonias de ('elaiio. la
ronstitution trop ininulien^c «Mlictri; par >aiiit Franetds elait >an:%
doule inobsrrvabh* v{ inob^erv»'?»'. et dt» la peiit-(*'tre le silenoe de son
nonvcau bioirrafdH».
Qu'il fnt dan< lc^ habilndo (b* rran.*nis d'ordnniier ces Laudes
nousot iiionlr<' fiar d'anlre> excnqdfs : /*/•/• ipsum 'Martin de Uarlonj
scripsit sanclns Frnnci.scus proprin mnnu titteram... minisfro et fra-
Iriftns Frnnci.i uf visis tiffcris jntdtnrcnt fnudes dicinnc Trinitafi
dicentcs : «< nmcdicnnius Pntrcui ct Fitinni cum Spiritu sancto.
Keel. 6. ;An. fr. I. f». 2J2 ; l»erl/. Scrif»!., t. XXVIIL p. 562).
V\\ reL?ard.unsoiif>ir. uninot iniirlieulcsont et resteronttoujourslevrai
laiiLrairc dc raniour et «lc la foi ; \v ^rand clan inysli(]ue du XIIT sjtMqo
n'a fia-i fait cx.cjiljoii. c\ lorsquc af^rc^ lcs pauvres po.<*sedt»s de Dieu
(fui ne savaient «|uc*balbiiti«*r vinrcnt h*** irrands docteurs, 11 \ eul
ijur raut«d «ui la t«'rr«' vi«Mil f>orl«T s«»n oirrande a rElernj»!. une (d>la-
lion \Ai\> iii.-ii:iiJli(]U(* in;ii^ iiioin< ini^^^Minc f^ln^i dc science iiiais inoin>
<rauiour. (^uc vaut h* liviv lc f>lu> ^fiirilind a e('»te «le ces cris <jii<»
rran«'oi> r«'f>«'la f»arhM> diirant dcs iiiiiN enli«Te>: /hus meus et
omnin ! «ui bicn cikmui' : Si^norc. fi corrci nmnre !
La r«'(itali(Ui diuil 11 c>«l (fuc>«li(ui d.iU'i cc chaf>ilrt* n'esl j^a-^ celle
SPECULUM PERFECTIONIS V, 83 163
10
Qualiter admonuit fratres ut nunquam dimitterent
ipsum loeum. Cap. 83.
Licet beatus Franciscus in omni sede ^ terrarum *
regna caelorum constituta cognosceret et in omni loco
divinam gratiam electis Dei crederet posse donari, ex-
pertus ^ tamen erat locum Beata^ Maria? de PortiuncuIj\
gratia uberiori repletum ot supornorum spirituum visi-
tatione*' caelitus frequentatum.
Dicebat proinde*^ fratribus siepe : « Videto, o illii, ne
unquam relinquatis hunc locum, si ab una parle repelle-
mini foras per aliam intrate, nam locus iste sanctus est
et habitatio Christi et \'irgiiiis matris ejus. Hic (|iuiiu
a. Mz. 1743 oin. sede. — b. Mz. 174:1 ct 98!) atlil. pt. — r. S|K'c. \'J)\) cx puvte. —
d. Mz. 1743 viviflcatione. — e. Spcc. l.ViO fnocidc.
15 d'un Paler ordinaire, niais <le la paraplirast^ du J*aier failo pjir saint
Franc^ois.
Cotte paraphrase. dont lincipit est indiqu»^ dans le Ms. :VSH d'As-
sise (voir ci-apres), nous a ^l<i conservtH^ par les Cionforni. 138 a 2 od.
1510; 122 bl ^d. 1513; 178 a2s ed. 151M1. j>pecMluni Morin III 213 1)s.
20 Opera b. Francisci M. I)e la Ifaye, p. 17 ; ed. Iloroy, col. 253 s.
Quant aux Laudes, elles se trouvenl dans le Ms. 338 dAssise 3'i a s
(alias 23 as) immddiatement apres h; Canlique du soleil el prec«?dees
de la rubrique : Incipiuntur laudes quns ordinavit beafissimus pa/er
nosler Franciscus el dicebat ipsas ad omnes horas diei et novtis el
25 anle offlcium beat.r 3fan\r Virginis, sic invipiens: Sanvtissime pnter
nosler qni es in cirlis, etc. (Uim gtorid. Deinde divanfur laudes :
Sanctns, sanctus, sanctus Dominus Deus omuipofens qui eraf ef qui
renturus est. R. Laudemus et superejratfemus eum in Sivvnta... l*!us
loin se trouve la phrase cilee par Thonias dKccleslon d;ins ie passaji:e
30 rapporl^ plus haul. Ce texle esl aussi dnns le Vat. 'i35'i 'r2 b s; il a ele
pubbY* dans le Spec. 1509 126 as: Speculum Morin tract. III 213 1)
qui le donne pr^cisement apres la paraphrase du Pafer iH avec uu
texte bien meillcur que les autres recueils : ('onforui. 202 !> 1 s ed. 15l<);
180 b 2 6d. 1513; 263 a 1 s 6A. 1590. Opera h. Fraiicisci. «Sl. I)e la Ilaye,
35 p. 18; ^d. Horoy, col. 255 s.
1G4 SPECILUM PERFECTIOMS V, 83
paiici esseinus nos augmentavit Altissimns, hie luce
sa[>ientice sua* illuminavit animas pauperum suorum, hie
igin» amoris sui nostras volunlates aeeendit**. Hic qui
oraverit corde (h*voto * quod pe- [36 a 2] tierit obtinebit
et ofrendens gravius punietur. Propterea, o filii, habete 5
hunc locum , cum reverentia et honore dignissimum
tancpiam vere habitaculum Dei ab ipso et a matre ejus
singulariter pra^dilectum, atque ibidem toto corde ves-
tro in voce exultationis et confessionis confitemini Deo
patri et ejus filio Domino Jesu Christo in sancti Spiri- lo
tiis unitate '' *. »
a. Mz. 17»;> •■■t l»x*.» oiii. i«i «.rite |ihra«.> ft riiuru«luiM.'nt (lar conttv dans Iv rha-
pitn.' >nivani. — t». yii. ['\:\ i-t S|t«'«". l.>ir» ilcvute. — c. :>\hh^. 1.'iOO et Snncti
>^lfinti(t< imitnti.
1. Souives rl liisloiiv du lcxto: Mz. 1:'j3 30a 1 s : Mz. 989 13Tb 2; 15
SiMM". l:>oi> 70 as: Cf. Hnl. JfiyT 77 1»: Kiocanli TiOT TOb.
Ou iHMirrail >'et«niner qu'aprf*s avoir oonsacre ileja plusieurs pages
a la Kioiiv <lo la iVirliouciile Spor. perf. 55' fn»re Leon y revienne
eucorr. iiiais le sujet lui elail parlicuiiereiiient a coMiret, conime nous
i'avfni< «lit. 1«' pelil saiicluaire ir«'tail pas seulenicnt le «iiiartier trene- 20
ral <]•' roppusitioii c<»iilre Klie. 11 «'lait le -jyiiibole de la Iklele ob&er-
\ainM' «Ir la ivtrle. Tli(»iua< <le ('.elaim. tlaiis la Secoiule Vie, revienl
liii au»i a «b-ux reprisr> aii.v recoiiiiuandatitais cle Franeois sur la
I»orlioii«ul.-. 2 r.el. 1, 12 et 2 Cel. 3, *Ji\.
( !e «lijipitn' 83 pnse uii piobleuie <le crititiue lilleraire sinj^uliere- 25
iiuMit «b'li«at. S:iur «piehpie- variaiite-i saus porlee. on le lit aussi
dau> 1 (!el. 1«>'» i»ars Il.c:»p. Vlf .Ladatedii Spec. perf. dil tiuecest
( '.rlaiHt «pii a «-opi»' fr«'r<' I.«mhi. Mais pouriiuoi ? Sera-l-il perniis de
li:«<ar«lrr iin«* «•«iuje«lure ':' La lin de roiivraije de Thomas de Co!ano
e-^t la parlie tpii d«'vai! |»arlieuli<'r«'Uient contrisler les zelaleurs : il y 30
ra««inh' l«'> «l«'ii\ d«'riii«'r«'- aiiiu'»"- do rraneois. celle longue as^nnie
duraul Ia»|iiell»' >»'- lils <|»iriliiel> >«' di<^putaient deja en freres eime-
iiii> : or ('.«'lano luelliiil fr«'rr l!lie en pleiiie luiniere. faisait de liii 1«^
»li<«ipl«' d«' pr«*.lil«'«'li«iu.
(^iiii --ail >'il n*iu<«'ia pa> c«' »:liapilre «laiis le desir de donner au.\ 35
/.••lat»'ur'« uii»' •^«>rh' »1»' «■oiii|»»'ii"iatioii ?
(^>uil«|in'^ lii^MU'- d»' n«ma\«'utur«' 2'i II soiiibU^nl «"^lre le vague eclu»
«ic iiittrc rci-il. lNtur((uoi iiii «pii >\\\' laiit dautres poinls a enibelli la
icji-nilr. i|ui, piMir Ii'> -lii:iMal»'s. par exeiiiple, raconte ave»! laiil de
SPECULUM PERFECTIOMS V, 84 165
De prsBrogativis ^ quas fecit Dominus in loco SanctsB
MarisB de Angelis^ Cap. 84.
Sanctus*^ sanctorum vore locus iste locorum''
Digne magnorum censetur *" dignus lionorum.
5 Felix agnomen, felicius est sibi nomen/
Et modo cognomen sortitur muneris " omen.
Angelicum numen hic circumfundere ^ lumen
Hic pernoctare solet liymnos voce sonare
Postquam tota ruit Franciscus eam relevavit '
10 Ex tribus una fuit quas ipse pater reparavit-'.
Hanc pater elegit quum sacco ^ membra subegit.
[36 b 1] Hic corpus fregit, mcmtique subesse coegit ' ,
Hoc intra temphim genitus fuit ordo Minorum
Dum jiatris exemplum sectatur turba virorum '"
15 Clara Dei sponsa fuit hic primario" tonsa
Pompis exuta mundi ChristumfpK^ secuta.
Sic ^ partum clarum fratrum simul (»t dominarum
Sacra parens^ fudit (^hristum quibus orbe'' refudit*"
a. Mi. 1743 De zelo gntins (Nicl) — b. S|»<'r. ir>(H) om. r/e Anffelis. — c. Avaiu
20 Sanctus sanctorum, Spcc. lOCJ atl«l. Snnctiis Fninrhcns. — (/. Spec. 1509 sanc-
torum; Conlonu. apn'8 /orua a<i«l. est. — e. S|»ec [^Ayjnoscrtnr. — f. Mz. 1743 et 089
add. id est Maria. — f/. Spec. ViOi) nnmerns. — fi. Spec. ir)i)0 liic tunc infun-
dere. — i. Spoc. 1J09 repararif. — j Spec. ['aY.) rcvvlncit. — /{. Mz. 17*3 ei 980
«accr. — l. Mz. 17'«3 ei 989 add. Ilic iffne [.V/i h 1] unioris sui nostras volun-
25 tates accendit plirase qu'ils avaient omiso daiis le chapiire precedent. — m, Mz.
1743 ei9H9 minomm. — n. Spec. ir>09 /ia?c ninjm- (\Va«ld. priniuria). — o. Mz.
1743 et 989 Hic— p. Spec. 1500 pnrnns. — f/. Spec. [IW itrbem. — r. iWuJ-
ding refugit).
coDiplaisance dn^ miracles inconnus a la premifre t^thieralion fran-
30 ciscaine, pourquoi se nionlre-t-il si reserve ici ?
Toute la recommandalion. a parlir de Videle, se trouve lillerale-
ment dans les Conform. IW a 2 ed. l5lo ; 12S a 1 ed. 1513 ; 1861) 1 t^d.
159<) pr6c6d6e de i'indication: rranciacus in legendn anfiquu capitulo
V de zelo ad religionem.
166 SPECULUM PERFECTIONIS VI, 85
Hic fuit arctala veteris mundi via lata *
Et dilatata virtus in gente vocata.
Regula conflata*, paupertas sancta renata
Gloria prostrata, crux in medium revocata ^
Sicubi turbatur Franciscus et accidiatur
Hic tranquiliatur, istic sua mens renovatur ^
Hic demonstratur verum de quo dubitatur
Imo donatur quidquid paler ipse^ precatur*.
CAPITULUM VK
DE ZELO IPSIUS AD PERFECTIONEM FRATRUM, lo
et primo qualiter descripsit eis fratrem perfectum.
Cap. 85.
Beatissinms pater transformatus quodam modo in
sanctos fratres<^ per ardorem amoris et fervorem zeli qucm
;j. Conform. l!ir fuit nrtala vcntris tminfii sciUcet pcr pauperlatem obe" \^
ilicntiiun vt cnstitatcin. — h. Sp<M-. loOO pvrconscinta. ^ c. Spcc. 1509 in medio
revclntn. — d. Mz. ITi.U-t UW» 8»(.i mors isticrcnovntiir. ^ e. Mz. 1743 et 980 iste.
^ f. Mz. 17i.'{ om. Cnpittilum se.xtum. — f/. Mz. 17'i3 patres.
1. 8oiim»s el liistoirc (lii le.xle : Mz. 17113 36 a 2 s oii loul ce inorceau
est soiiIIkik' a renrre rou^e ; Mz. 98y 137 b 2 1 : Spec. 1509 70 b s ; 20
Conforiii. 218 1)2 ed. 1510; 195 a 2 ed. 1513; 28i b 2 s 6d. 1590. Ce
(lernier reoueil iulroduit cc niorceau par les pttrolcs : MuUis aliis
pritrogativis [hciis de Portiiincula] venuslatur de quihus quidam
frater recsificator sic (iicit.
Le Ms. Hic(!ardi 1'i07 en donnc une traduction italienne qu*on trou- 2S
Irouvera a rappendice. I)e ni(>nic le Ms. de Dol. 2697 38 a.
Waddiuic Ta ins^^jr^j dans ses Annales sans indiquer sa source (1226
n. :J3, I. II, p. \'r2), et M. Cesarc Guasti Ta reproduit d'apr^s les
Conforndl(!*s La basilira di S. M. degli Angeli presso la cilla d*As-
si«i, Firenze, 1882, iu-8" XV et lii p. V. p. 91). 3(^
II faut noler, a propos de ce groupe de cbapitres, Tabsence de la
faiueu&c visi(»n de riiunianile a^enouilI(>e autour de la Portionculc
SPECULUM PERFECTIONIS VI, 85 167
habebat ad perfectionem ipsonim sa=*pe cogita- [36 b 2]
bat intra se quibus conditionibus et virtutibus oporte-
ret esse ornatum bonum fratrem Minorem. Et dicebat
quod ille esset bonus frater Minor qui haberet vitam et
5 conditiones istorum sanctorum fralrum, videlicet fidem
fratris Bernardi * quam perfectissime habuit cum amore
paupertatis; simplicitatem et puritatem** fratris Leonis^
qui vere fuit sanctissima» puritatis * ; curiaiitatem fra-
tris Angeli^ qui fuit j)rimus miies qui venit ad ordinem
^o et fuit omni curialitate et bcmigiiitato ornatus ; gratio-
sum aspectum et sensuin naturalem cum pulchro et
n. Mz. 1743 «t 989 paupertatem. — b. Vat. 435'* vitge.
pour y implorer la luinitTe, vision qui nous osl racontt^e par 3 Soc.
56(XIII;, 2Cel. 1, 13 et Bon. 24 (II}: si donc le Spec. nen parle pas,
15 c'est qu'il dale d'une ^poque ou cetle vision (si favorable a sa
mani^re de voir) n'dtait pas encore connue.
1. A propo3 de ce frere, Dernard de Besse dit : Primus post eiim
(b. Franciscum) hujus /vdificii iapis fuil bene arriens in Domino fra-
ter liernardus de Quinfavalle qui ampla qu,v habuit bona non paren-
20 libus sed paaperibus erogavit vitdque sacni et morte miraculis clard
refulsit. l)e laudibus [Ms. de Turin, I. IV, 3*^, 95 b]. Sur sa voca-
lion, voir 1 Cel. 24 et 25 (I« pars, cap. XV, Cf. 2 Cei. 1, 10; 2 Cel. 2,
17 ; 2 Cel. 3, 52; 3 Soc. 27 — 30 (VIII el IX) : 3 Soc. 3y, 40 et 'lO (X et
XII) ; Salimbene, Chronica dd. 1857, p. 11.
25 La Chronique des XXIV Gem^raux reiifenne sa le^ende, An. fr., t.
III, p. 35-45 el 73. V. aussi Marc de Lisbonne, t. I, 2' partie, p. 67-76;
Papini, Storla. I, p. 194 s. : Fior. 1—6, 28.
Les manuscrits Vat. 4.354 (l:i3 b — L35 a) et Berlin (ms. Iheol. lat.
4* 196 89 b-90 b) renferment le Speculuin animaj beati fratris Bernardi.
30 La Chronique des Tribulations parie frc^^pieinnient de lui.
On trouvera rindication d'une foule de sources que j'omets ici dans
JacobilH, Vite de' Santi, t. II, p. 21-23 (lo juillel), ou dans le Marty-
rologe d'Artur, p. 297 s.
Une antique tradition veut que le palais Sbaraglinl dAssise soit
35 rancienne demeure ou Bernard re<;ul saint Francois. V. Lipsin, Com-
pendiosa hlstoria Vita S. V. Francisci, I" partic, p. 9o; Conli. Asio
Seraflco (Foiigno 1663), p. 79.
2. Sur L^on, voir la notice qui lui esl consacreedans riiilrodurlj<m.
3. Fr^re Ange de Tancrede de Bieli. Voir page 127 nole 1.
168 SPECLLLM PERFECTIONIS VI, 85
devotu oloquit) fratris Massei^; nientem olevatam in con-
lemplatione quam frater -Egi<liiis - liabuit usque ad
summam perf<»ctionem, virtuosam et continuam opera-
tionem sancti Rufini-^ qui sine intermissione semper
orabat etiam dormiendo vel aliquid operando semper
erat cuin Doinino mens ipsius. patientiam fratris Juni-
peri^ (pii usque ad statum perfecta» patientia^ pervenit
1. FnTe Mcissoo. <lo MarJ^nHiio. villatfo pivs d^A^sise, eA un «ies tjra-
ranls donl se re«;oninhin<Ient les 3 Soc. <Ians leur proioi;ue. Sa vie dans
la Ciironiquc des XXIV rn'»neraux n*esl que le remaniement de quel-
ques cliapitres des Fiorelli ou jdutol de roriv:inal latin de ce recueil;.
An. fr.. III. p. 115-121 e( 252: Fior.. 'i, lo-l;^ U\. 27. 32. l" et .r Consld.
sur les sligniates. Chron. Triljul. Airiiiv. t. II. p. 2ri:{; Marc de Lis-
bonnc. t. I. 2* partie. p. 82-85: Jacol)illi. Vile de" rSanti. III. p. 56-58
(17 novembre. : Artur. Martynd.. p. .V*,2. ou on trouvera rindication
des sources que j'«niiels ici : I'apini. Storia. t. II. p. 1118-201.
J*ai trouve son nom. fraler Massetis Marignani. dans iine piece
notariiM» dt»s arcliives du Sacn» r.<>nvento d'Assisc flnstnimenla
diversa [»er(inentia ad S. i\.. recueil II. n" V:. Cest une convenlion
passt^e enlre Jacobus .\nvreli et le syndic de l>firli>e St-Francois pour
les terres et 1(^ nioulin du Tescio It» 15 ot^tobre 12'il. et ou dix freres
Mineiirs sont i^uiumeR^s comme temoins instrumentaires.
2. Sur fivre Fsride. voir a rappendice IVtude speciale sur le rha-
|)itre .36.
3. La tradilion a donne par excellence le nom de Socii aux qualre
freres qui servirent l'raiu'ois dans sa derni»'re maladie. i*>ere Bernard
mourul le premier vers 12?il et ce sonl les trois survivants, Lt^on.
Ange el Rufin. qui en 12'iO se n^unirent pour composer la L^jjrende
qui i»orte leiir nom.
Voir 1 Cel. «.♦:, II» pars. cap. III : Eccl. 1.3: Fior. 1. 29—31: Spec.
1500 liob — il'4b: Vat. 'i.35'4 Olb— «'♦a: XXIV Gen. An. fr. III, p.
46-5'i. 73: Confnrm. 51 1» ss. 119 a 2. 183 a 2 t>d. 1510: Marc de Lis-
bonne. t. I. 2" partie. p. 76-78: .\t<os(ino di Slroncone» Umbria Sera-
flca Misct;!!.. II, p. 171}: I^apini. Sloria di S. France.sco. t. II. p. 21 s.,
et poiir les sources non indiquees ici : .\r(ur, Marlyroi., p. 557 ;'14 no-
vembre} e( Jacobilli. Vile de' Sanli, III. p. 27-32.
'%. Fivro Jiinip«*re. de j<»yciise el sainle m6moire, a egregius Domini
Jorufalor. » {A. SS. auLr.. t. II. [». 76'4.' V. XXIV Gen. An. fr., III, p.
5'i-6'*: Spec. 1509 17'»b — 181a: Va(. '1.35'! IVJ a ; Conform. 62bl —
63 a 2 «'d. I5ln: 5'» b 2 -55 b 1 <m1. 1513 : 76 a 2 *^d. 1590 Ires abrt^jf^e
par rapport aux di-ux aulres edilions: Jacobilli. Vile de' Santi, t. I.
j>. 2s-3'i. II iiiourul Ut 'i jaiivier 1258.
15
SPECULUM PERFECTIONIS VI, 85 169
propter perfeetam expropriationem propria» voluntatis'*
quam pree oculis habebat, et suiumum [.'^7 a 1] iloside-
rium imitandi Christum j)or viam^ crueis ; fortitudinem
corporalem et spiritualem fratris Johannis de Lau<libus^
qui tempore illo fuit fortis eorpore super omnes homi-
nes, earitatem fratris Hogerii'^ cujus tota vita et eonver-
satio erat in fervore earitatis ; et soHieitudinem fratris
Lucidi^ qui fuit maximiB soliieitudinis et noh»bat quasi ^
per mensem stare in loco, sed qnando phicebat sil)i stare
10 a. Levon du Vai. 435'*; Mz. 17tH ei 98!) rcrif.-j/em propriie vUilnlis ^'i^iiL^c. ir>00
comnie lea Mz., mais add. vel volwUntis : Ilircunli TiOT 1\ h : la pntientia di
frate Ginepi^o el qnale vcnne inaino al perfetto statit (leltn pntientia per la
perfecta cerita della proprja vilita la qitalc rontinovanwntc /inrer.i dinaiizi
agli ochi. — b. Mz. 174:J ei 089 om. viam. — c, Vui. 435'* nini ; Spec l.MK» rolclfat
fiiiasi.
1. liii prt^sence de ce noiii prouve bien cpic le 8pec. perf. «lale <l'un
inoment oii son auleur ne prL^voyiiit ^uere ce (pie (leviendrait ce fn'*re :
« llabuil Hehjas ia societate sud quemdam Johannem (jui (liceltatur
de LauflibuSj qui fraler laiv.us erat, durus et ace.r et tortor et pcssimus
20 carnifex ; dabat enim fratritms disciplinas sine misericordid cjl pnr-
cepto Uehjx. » Salimbene ed. 1857, p. 'ilO.
Apres cela on ne sera pas tXonne qu'il nail gu«'re laiss('' de Irace.s
dans la litldrature franciscaine. Peul-t^lre s'(Mail-il altircj ralfection
de saint Frangois par sa passion jmur les ahMielles, loiseau [)rt'fere
25 du mailre? S'il faut en croire .lacobilli (Vile de' Sanli, 1. II, p. 210),
son surnom de laudibus ou dette Jodole viendrail de ce (ju^il avait
dans sa cellule des alouelles apprivois(3es aux(juelles il avait appris
k dire : Lodale Dio ! Lodate Dio! V. Connuin. «2 a 2, 119 b 1. ri2 a 1
6d. 1510; XXIV Gener. An. fr. III. p. 225 et 25'* ; Arlur, Marlyrol.,
30 p. 434 (6 seplembre). Cest probablenienl lui «pii est nienlioinn^ sous
le nom de fratre Janne de Laudis dans la piece notaricH^ du 27 inai
1239 publi6e entre autres par M. Tliode, 1'ranz von Assisi, p. 5'j1.
2. Fr^re Roger eut une telle ivputatioii de saiiilet»' (pie des 12:iO
Gr6goire IX autorisu la c(>l(ibratiou de sa f(>te a Todi. V. Jacobilli,
15 Vile de* Sanli, l. I, p. 302-30'i; Artur, Martyro!.. p. 10 ;5 jaiivi(*r ; A.
SS. raartii, t. I, p. 415 ss.
3. Fr^re Lucido ne nous est gutTe connu (]ue j>ar cetto [»liraso. II
est nomm^ parmi les z(31ateurs pers('cut(}s en 1243. V. Tribul. Arcliiv,
II, p. 261; Fior. 42, 51: Conforin. 71 a 2, 142 a 1 el 80 a 1 (.'d. l5lo;
QkO Arlur, Martyrol., p. 159 (10 avriP.
170 SPECULUM PEHFECTIONIS VI, 85
in aliqiio loco statim recedebat inde et dicebat : « Non
habenuis hic niansioneni sed in ca?lo ^ »
1. 8i)iircos ct Insloiro (lii texle : Mz. 1743 3r,bl — 37al; Mz. 989
138 a 1 s ; Va!. 'i^ali 15 h s ; Spec. 1509 83 a s ; Gf. Bol. 2697 78 b ; Ric-
cardi 71 b. S
Les Confonn. citent loiit c«» cliapilre a parlir de El dicebat et
indiqiient coinnie source Franciscus in legendd antiqua, capitulo de
zelo ad perfeclionem fralrum, l'#2a 1 ed. 1510; 125 b 2 6d. 1513; 183 a
2s (>(!. 1590. On (rouve aussi ce chapitre, niais toul k fait remani^,
dans les Aclus b. 1'rancisci in Vaile ReatinA, (Ms. 679d*Assise 14 a s). 1
Ce niorceau fail au preniier abord Timpression d*avoir 6td ^crit
apr(\s 1228. (Test la une dinicultt^ pour la critique du Spec. perf.,
inais si ell(} (^veille des f>r(!M)ccupations, elle ne saurait pr^valoir
contre le bataillon serrC' de preuves internes el exlernes en faveur de
celte date. i^
Les explications ajout^es apr('schaque nom font songer a des gloses
marginales (pii se seraienl introduites dans le texte, mals aucun des
manuscrits (>ludies ne fournit de base a cette opinion.
La fornie m(^nie du r('cil avec lous les verbes au pass6 s'explique
bien par le fait (jue la niorl de rran(;ois avail en quelque sorte divis6 20
la vie de ses disciphjs en deux existences.
Quant au fond. peut-^tre n"esl-il pas aussi ^trange ijuMl nous semble
au preniier abord. II ne faul [>as oublier que celui qui parle est un
religieux, el a[)pnrtient i>jir cons(}(]uent a ime catt^gorie de gens aux-
quels riiy|>erboIe laudative esl finniIi(M"e. 25
8i saint Fraujjois a park^ ainsi. [^ouniuoi frere L(5on ne raurait-il
pas dil ? Pourquoi n'aurail-il i»as saisi cette occasion de rappeler
qu(? loutes Ics synipathies du mailre (Haient alli^es aux zelateurs. et
([ue fr(M(; KIi(^ qui ac^uq^arail sa succession nVlait le type d'aucune
des verlus du ftnrfait fivre Mineur. 30
Que Ton se re|>orle au cliapilre, beaucoup plus long que celui-ci,
C(msacr(f par Tlmuias de Celano 1 Cel. 18—20 (I« pars, VIII) k glo-
rillcr sainte Claire (jul, au moment oii 11 ^crivait, ^tait en(X)re une
toute j;Miiii» fciimie, ct Ton verra le m^me emploi du pass^ qu'ici et une
glorilicalion (jui ailleurs que dans un (>crit eccl(?siaslique ne serait 35
pas seuI(MiieiiL (riiiie embarrassante exag(3ralion mais d'un mauvais
goiil |>arfail.
Je ne i>uis iiie (I«''fendre de rid('*e (pie le m^me Thomas de Ceiano
.soii^(?ait a nolre «-Iiapilre du Spec. perf. quand il ^critaii: (1 Gel. 102,
IJa i)ars, caj». \T; : Qnibusdam fratriOus merito sibi valde dileclis, 40
commiscrat Franciscus) curam sui. Erant enim illi viri virtulum,
derofi /)f0, placentes sanctis. gratiosi hominibus, super quos velui
dominus sic!" lioll. et Rinaldi domus) super cotumnas quatuor bea-
tns pnfer Eranciscus innitebatur. Eornm namque nomina supprimo.
SPECULUM PERFECTIONIS VI, 86 171
Qualiter describebat oculos impudicos ut induceret
fratres ad honestatem. Cap. 86.
Inter alias virtutes quas diligebat et (Jesiderabat esse
in fratribus post fundamentum saneta? humilitatis dili-
gebat praecipue pulchritudinem et munditiam honestatis»
Unde volens docere fratres habere oculos pudicos,
solebat tali a^nigmate confingere oculos impudicos : Rex
pius et potens misit ad reginam duos nuntios succes-
sive. Revertitur primus ei^ verbis tantum verba repor-
[37 a 2] tat et nihil loquitur de regina. Siquidem oculos
suos tenuerat in capite sapienter nec aliqualitor prosi-
lierunt* in reginam. Redit alius et post pauca verba^
longam de reginae pulchritudine texit historiam : u Vere^
inquit, Domine, vidi pulcherrimam mulierem '' ; felix qui
fruitur illa. »
Et rex ad illum : « Tu, serve nequam, in sponsam
a. Vai. 4354 atld. pro. — b: Spec. ijCKJ prosilivrant. — c. Spec. IjOO adil. fiic
refeH om. enHuite texit. — d. Spec. 1500 domiiiaiii.
ipsorum verecnndisc parcens, quic tanquam spiritualibus viris salis
est eis familiaris et amica. Verecundia enim omnium est ornalus icta-
tum, innocentiiB testis, pudicx mentis inditium, disciplinx virga,
specialis gloria conscientix, famx cuslos et totius honestatis insigne.
ilxc virtus adornaverat istos, hxc amabiles et benerolos reddebat eos
hominibus, hxc utique gratia omniftus erat communis, sed singulos
virttts singula decorabat. Erat unus discretionis pnccipun', alter pa^
lientiee singularis, gloriosa' simplicitatis alius, retiquus vero secundum
corporis vires robustus et secundum animi niores placabilis. Ms. 30
de Montpellier, f» 270 b.
N'esl-ce pas \k une legon indirecle k ceux (jui se mellaienl si bruyani-
inent en avant ? Je le crois Ir^s fermement el je rappelle encore une
fois combien la r^serve afTect^e ici par Celano cunlrasle avec son
dithyrambe en l'honneur de sainte Claire.
172 SPECULVM PEHFECTIOMS VI, 86
moam jecisti ociiios impudicos, palet quod rem prospec-
tam" subtiliter emere voluisti. »
Jubet ergo revocare primuui et ait illi : « Quid tibi de
regiua videtur ? » — « Optime ^, inquit, mihi videtur,
quia iibenter et patienter audivit. » Iste*^ respondit sa- 5
gaciter. Et ait ilii rex : « Numquid formositas quidem
inest ei ? » Respondit ille : « Domine mi, tuum sit hoc
inspicere, meum autemfuit*' verba proferre. »
Fertur a vo.^c sententia : « Tu, inquit, habes oculos
eastos, esto in (*amera me^ corpore castior*^ et fruere lo
delitiis meis. Hic vero impudicus e.veat domum ne pol-
luat thahunum. »
Dicebat ergo [37 b Ij : « Quis non deberet timere res-
picere/ sponsam * Christi - ? »
.'i.Vat. 4'io* SHSiivrtnm. — f>. Mz. 1743opfiiii«»i;Spor. l.>09om. lcsroot$<quisuiveQt 15
ju>qu a </uin. — c. Vat. 4;ir>i istv; Mz. 1743 oi W,i ijtse. — d. Vai. 4354 /*u</ere. —
■e. Vat. 4354 r\i«/is«im.>. — f. Vat. 4354 flicebnt ertjo non tinwret respicere.
1. Tlioiiias tle (lelaiio (2 Cel. 3. 5(i; en s^uppriinHiit ces dcrniers
niols sijppriniait en qnehiue sorte la clef de ectte parabole. Le sens
esl en elTel que le Chrisl envoie «les niessagers (les frercs Mineurs) 20
a ses epouses (les Clarisses) el oeux-ci dans raccomplissenient de leur
nilssioti doivenl vciller sur leurs inoindres inouvenients.
Celaiio consaere tleu.x aiitres chapitres 55 et 57 au mi^ine sujel el
Insisle encore davantage pour premunir ses confrt^res conlrc les
frt^ijuentalions f«'Miiinines. l/intenlion est e.xcellente mais il y a exc^s, 25
il arrivca faire de son In^ros un ascelefaroucheet^ oublieria coinpidte
liberl(^ avec laquelle il avait agi avec sainte Claire el Jacqueline de
Sellesoli.
•2. yources et liisloiredu lexte : Mz. ITW 37 a 1 — 37 b 1 ; Mz. 1)89 138
a 2 s ; Vat. 'i35'i 10 a ; Spec. I50y 115 a s ; Cf. Bol. 26*17 79 a ; Bic- 30
cardi 1'j07 72 a.
2 Cel. 3 5«, reinanii? ee recil pourla fornie, lui donne une prt^face el
nne suite el le loiil forine un groupe intitul^ dans le Ms. 686 d'Assise;
Confra famHiaritales mufierum. Bon. <>3, reprend el abrege Celano.
Toiil le iiioiceau a parlir de Vnde volens est cil6 Hltt^ralement par 35
les Confonii. 139 h 1 «hI. 1510 ; 123 a 2 s ed. 1513 ; 179 b 2 s t^d. 1590,
precede de riiidicalion Franriscus in legenda antiqud capifulo de
zelo ad fralrum perfecliomem.
( )ii peut rapprociier ce texte du cliapitre XI de la regle de 1223 el
SPECULUM PERFECTIONIS VI, 87 173
De ifcribus verbis qusB reliquit fratribus ad con-
servandum ^ perfectionem ipsorum. Cap. 87.
Quadam vice qnum propter inflrmitatem stomachi
vellet evomere ob nimiam violentiam quam sibi feeit
5 evomuit sanguinem per totain noctem usque ad matuti-
luim, quumque socii ejus cernerent ipsnm pra^ nimia
deliilitate et adlictione quasi jam mori, cum maximo
dolore et iacrvmarum cfTusionci dixerunt ad illuin :
« Fater, (piid sine t(» faciemus ? (]ui nos orphanos
10 derelinquis ?
w Tu semper fuisti nobis patrr r*t matcr gcm^rans et
parturiens nos in Christo. Tufuisli nobis dux et paslor,
fnaji^ister (»t corrector, phis docens et corrijj^cns nos
exenq)lo (piam verbo. Quo ergo ibinuis ovcs sine pas-
15 tore ? Filii orphani sinc patrc ! Ilomincs rudes <*t sim-
plic(?s sine duce ! »
u Quo ibimus qua^rere te '', o fi^Ioria pau|)cr|jitis, laus
simplicitatis, honor vilitatis*' nostra»? Quis nobis adhuc
[37 1)2] eajcis viam veritatis ostendcl .• Tbi cril os lo-
20 a. SiK?c. \'tW ohsen-antlmn. — h. Mz. 17i.{ <>in. tc. — c S|'(c. \:>\Y.) utilitnH.-i.
surlout (lu chapilre XII de la n''4(le do J221. Omnes frafjrs iihiviiniqin'
sunl el vadunf caveant sihi a malo risii vt frequentid miiiierum et
ntiilus cnm eis consifietur auf per viam vaflaf sofus ani ad mensam
in nnn paropside comedaf. Sacerdos lionesfe foquatur cum eis dando
25 p.vnitentiam vel afiquid spirifuafe consifium. ICt nuffa penifus mufier
nb afiquo fratre recipiafur adoltedienfiam sed dafo sihi consilio spiri-
tnafi utd voluerit agat p.vnHenfiam. hll multiim nos omnes custodiamus
et omnia membra nostra miinda te.neamus quiu dicif Dominus : « Om-
nis qni viderit mufierem ad concupiscendum eam jam m^rvliafus est
30 eam in c.orde siio.» Tc.\lo du Sper 1509 VSA 1>; (If. (icuifiinii. \'.\\) h 1 <'d.
ir»lO; 133 a 2 tWI. 1.jI3 ; 179 h 2 (mI. ir.yo ; ^\h^c. Mc.riii Irarl. Hf. :, a :
Opera b. Francisci, ed. I)e la llaye \\. 'li\\ ed. Iloioy. <(»1. 27'i.
174 SPECULUM PERFECTIONIS VI, 87
<jucns et consulons lingua nobis ? Ubi erit spiritus fer-
vens, nos in viam crucis dirigens et ad perfectionem
evangelicam nos confortans ? Ubi eris ut ** recurramus
ad te, lumen oculorum nostrorum, ut quseramus te, eon-
solator *animarum nostrarum ? Ecce, pater, tu morieris !
Ecce nos sic desolatos deseris, sic tristes et amaricatos
relinquens !
« Ecce dios illa, dios fletus et amaritudinis, dies deso-
lationis et tristitia> appropin(|uat! Ecce dios amara quam
semper ox quo fuinius tecum videre timebamus, imo
quam non potoramus etiam cogitare. Nec mirum certe
quia vita tua ost nobis continue lumen, et verba tua
orant facuho ardontos ot ignentes nos continuo ad viain
crucis, ad porfoctionom ovang(»licam, ad amorem et inii-
tationom duloissirni Crucifixi*.
.-1, Mz. 17'i3 fl. — h. Mz. \W.) consolntorem.
1. Dans corlnines parlios do rilalie. la coutume de lamentalious
analoKUCs a rcllos-ci subsislo encoro.
On |)orlo lo morihon<l a loKliso t^londu sur un drap. II est poso
par lorro los piods tournos vers l'autol ot (pielques ciergcs sont pla- 2(
cos aulour dc lui. Alors les parenls et los voisins viennenl sage-
nouillor pourconjuror la Viorgo et tous los sainls de leur laisser celui
qui son va ol don( ils proclament los vcrlus.
1.0 rhyllimo do cos stancos osl toujours le mtime dans un mome
villa^<», mais il vario do localilo a localite. Cela commence ordinaire- 23
moul par uuo succossion do cris <»u do hurlements de doulour
pondanl losrpiols los assislanls so frappont la poitrine, s'arrachent
1«'«^ chovoux, haisonl la (orro e( parfois menacent le ciel ; tout cela est
hionlol suivi (Vun accos do romillonco et d'humhle supplication. II y a
la dos phraso."? s(croriIy[>oos «pii vionnent d€»s profondeurs du passt^ 3
Tcllo osl dans los canlons rocuh'?s de la Sabine Vora del pianfo.
Nul doulo (pio los disciplos do Frant^ois ne se soicnt livros a
cos domofislralions aulour do leur ]wvg spirituel, ct que nous en
ayon^ un «k-ho iri. Si Ton on rapprocho ce que Celano raconle (1 Cel.
IKi— 118, 11» pars. cap. X, do rexplosion de douleur des Clarisses '
Ior>qiio lo corlr^o funcbro i\e rrancois passa a Sl-Damien, ou aura
(pirlquc id<''o (h? cos lamonlalious donl rauteur du /)ies ira: n'a eu
qna ro!»Miir lo parlios los plus gt;n(''ralos ponr nous leguer les parolos
SPECULUM PEHFECTIOMS VI, 87 175
« Et ergo, pater, saltem benedicas nobis et aliis fratri-
bus filiis tuis quos gemiisti in Christo et aliquid momo-
riale tuse voluntatis relinquas nobis quod fratres tui
semper in memoriam habeant et possint dicere : « Hsec
5 verba [38 a 1] pater noster reliquit fratribus et filiis
suis in moi*te su^. »
Tunc pater piissimus paternos oculos in filios diri-
gens ait ad illos " : « Vocate mihi fratrom Benedictum *
de Pirato *. » Erat enim frater ille sacerdos sanctus et
o discretus qui beato Francisco celobrabat aIi(|iiando ubi
jacebat infirmus, quia sompor quimi potorat volebat
habere vel audire missam quantumcumquo osset in-
firmus*^.
.'I. Mz. I7'i3 in filiis diri(/eus nit illis. — h. Spec. 1000 ilc 1'irntro.
[5 et la m^Iopt^e de soii (lramuti()ue po(^me. La eu sont le^ veritjiblcri (,'t
procliaincs souroes.
Celui (jui ctierehe de ce C(')te les ori^ines de la faineuse j^rosc (l«.'s
Ir^passt^s, Irouvera sans doule des cacophonies indescriplil)les. mais
aussi (pielques-unes des manifestalions l(»s plus pnissanles (h» larl
20 et de la vie. Ecoutant se d(TouIer ces accenls ('lrans?es (pii <(Mnmu-
ni^juent ii lous les assistanls une angoisse involonlairc il y SLMiliia
une des manifeslations de cet art etrus(jue si siniple, si n^alisto
et si attachant et aura la sensalion (jik» dcs acccnls analou^ue*;
retenlissaient deja, il y a de lont^s si(^'cl('s, dans los n(''cropolcs dt;
25 Chiusi et de Corneto.
1. Ce frere ne nous est pas aulrement conmi, o[ Arliir du Mouslier
dans son Martyroloj?e (p. 527 s.) ne fail i\\w. r»''p(''ler a son siij(M ce (jui
est dit ici (28 novembre). Waddin^ 122«, y 11, 130 .
2. Ce versel rappelle rannolalion (>cril(j d(^ la main nn^^me de frcr»;
30 L6on (la preuve en est ridentiU'; (hj rccriturc avec celle do la famciise
ben^diclion conserv^e dans le lr(';.sor dii Sacro (^onvcnlo siir iin hrc-
viaire qui se Irouve encore aujounriiui parmi les rcli^jiics de la hasi-
lique Sainte-Glaire : Jiealiis Frarisciis ucquisivit hoc Orcridriiim
sociis suis fralri Angelo ef fralri Leoni eoque tempore snnifatis su.r
35 rolail dicere sempe.r offlcium sicuf in regufa continetur ct trmpore
infirmilalis suut quum non poferat dicere vofeftat audirr ct lioc ron-
tinuavit dum rijrit. Fecil etiani scriffi hoc cvangelistarc uf ro fiir quo
non posset audire missam occasione in/irmitatis rrf afio afiquo ma-
nifesto impedimenfo faciebal sihi fegi rvangefium quod ro dir dirr-
170 SPECULLM PERFECTIONIS VI, 87
(jiiunKjiiL* venisset ad eiim dixit illi : « Scrihe quali-
ter benedieo omnibus fratribus ineis qui sunt in reli-
gione et ([ui venturi sunt usque ad finem sa^culi. Et
([uoniam j)ro[)ter d(»bilitatem et dolorem infirmit^tis
locjui non valeo, in his tribus verl)is patefacio volunta-
tem (ft intentionem meam l)revit(»r cunctis fratribus
Oadir in ecclesui, in missa, el hoc conlinuavil usque ad obitum suum.
Dicebat enim : « Quum non audio missam adoro corpus Christi oculis
mentis in oratione quemadmodum adoro quum rideo illud in rnissd.
Audito rel lecto evangetio, beatus Franciscus ex maximd rererentid
Domini osculatiatur semper evangetium. Quapropter frater Angelus
et frater Leo supplicant sicut possunt dominx lienedicta- abbatissx
paupernm dominarum monasterii Sancta.' (Itarx et omnibus abbatissis
ejusdem monasterii qu,v post ipsam renturoe erunt ut in memorid ei
derotione sanrli pntris tibrum istum in quo muttoties legit dictus
puler semper conservent in monasterio Sanct.r (^Junr.
II iiu' seiiiblt^ <iiie oclU; iioU» a pour iioiis iine vahnir <le loiil pre-
iiiier onlre, iion pas iaiil a oaiiso di^ i'analogio (]iroii troiivc ontre clle
ct noln* cliapitrc, iiiais siirlout a causo do la oomparaison qu'eUe
p(trinot (IVIahiir oiiln» l(» Spoc. porf, o! un fragniont (pii nous arrive
clii'(M-loiii(?nt (Jo fivro Li^inx.
()r. si on voul bion IVtludier, on vori"a (pio lo style est ideutiqiie des
deiix roiv< : (r'osl la nK^nio latiniU'. parfois incorreote niais toujours
siniplo, (»u fivro L('M)n dit loiit uninionl co (pril voul dire sans auoiinc
d(» cos iocli(^r(!li(»s d(^ peiisoo ou do foriiie c|u'on relrouve a clia(|ue
pago dos (•crits (i(^ sos contoniporains.
•Sur col auloifraplKj do fivro L(''on, voir: Disaniina di San Riinno.
p. 'jo;{; Prioro LoccaUdli, Vita di S. (iliiara, p. 178; VII Cenlcjnario
di Saii Fraiico^co. t. III, p. 170-174; S. Fran^^ois d'Assisc, Paris 1885.
p. *21().
I/allril)ulion a frdMc Lijon so v(''ririo, non souhMiiont coninie je Tai
dit ])lus liaiii par la coin|)araison av(;c la honediction de S. Francois
sur ia^piollo ficro Li/on ('^crivit (iiiol(|uos lif^iios dcstin(>es a raullKMi-
tiquor, iiiai> aii^si par la confrontalion avoc un autre breviaire ^crit
])ar firro L('M)n lui-ni(^me, jiour Fusai^^o de sainte Claire. et (iiii est
consorvc' daiis lo tiTsor dii .saiicluairo do Sl-L>amien. J'ai fail ext^cu-
tor dos ]>li(»toj(rai)Iiios do (^es documonts ol les communiqucrai volon-
tiors aiix oriidils d(''siroux d'('tudior ces questions d'un peu plus pri^s.
11 0-1 du rosto ('vidoiit (iu'un faussairo, voulanl se faire passer pour
fr. L('m»ii, aurait c(»iii])laisamment (''nuiiK^MX» ses (]ualil(^s de confesseur
ot socrctjiin^ du sainl.
Siir l'ii;il)itu(lo do Francol'* de ?c fairo liro lovaiiKiie du jour, voir
oiicon; ri-;ipr('s clia])itro 117.
Vi
SPECULUM PERFECXrONIS VI, 87 177
pra^srntibus ot futuris. Videlicot ut in sifj^nuni mcnioriir
iu<*a» el benedictionis et testanienli sern[)er diligant se
iul invicern sicut dilexi et diligo eos ; st^rnper dilij^ant et
observent ** dominam noslr^am pauperiatem et semper*
|>ivx'latis et elerieis sancla^ rnati*is ecclesia* fi(I(»l('s (*t
subditi <*xistant. »
Sic f»nirn patei* noster* in capitulis fiatrum solilus *
frat in iine sernper capituli benedict»r*e et absolverv
<>mn<»s fr*atres pra^sentes et ventui^os ' ad religionem [.'^8
a 2^ <»t etiam extr*a ca[)iluluin in fervore caritatis Iioc
idein muItoti<*s fa<*i<d)at. Morxdiat aiitem fratrrs ut time-
rent et cav<M*<»nl sibi a rnalo ex<'rn[)lo at<[u<» male<lie<>bat
omnibus <[ui inalis <'X<Mn[)lis [irovcx-abant homiiK^s a<l
blas[)hemandum religionem <'t vitam fratrum <|uia boni
<*t sancti [>au[)<'res de hoc v<'recun<lantur'' et [)luriinum
allliguntur *" '.
.1. >U. 17'i3 ofntontnt. — /). Mz. W.t HoUirHKn. — <•. Mz. !»H0 ftilunm. —
♦f. S|H.*c. i.Vj'.» infnimuitur. — v. Spor. |.'»0H a-Ul. ninlviiirti siiit nb oiunijiotvnti
/>«'o <'f ;i Jv6u Christo Itrnvttirto rktin snnrt') S/iiritn vt :i tot:\ r:vlrsti rnri:t
vt .'I uiv jiaujfvrrulo.
1. Sourct'Sf'1 liisfoire <lu toxlc : Mz. I7VJ 37 h 1 .WaJ: Mz.USl) l.is li 1
— l.W.al: Si»0(!. i:.()y ll5b — llr;b; <:f. IJol. *2(i'.»7 7U b : Hircanli ri07
7*2 b.
I)ans Val. V{5'i 30 as co m-il ost donno iuiUH.Mliatrniont a|)r«''s rcliii
25 du .Spoc. perf. 10. (.lonversaliiin a Sicnne avcc h* sciy^neur Htuiavcn-
tun;.^ II a pour titre : /Je paupcriate sercnndd et dependenlid pmfa-
torum, et coniinence : In iffis diefnis, in eadern celld uhi healns
Frnnciscus verba dijeral domino Jionatenluni ... ]j> corps du rtM-it
«;>t le iu<>ine. nuils avec une foule dc «loses 'iiar ex. \'ocale mihi fra-
O trem lienediclum de Piralo. Erat iste frater sacerdos discrefus.
sanclus ef anliquus in religione qui aliquando in celfn iffd cefehrafnif
beato Erancisco!, di? faule^ tle cojue et de ^ufipres^^iiin^ lout Ir dcM'-
lui»p(;iuenl uratoire du coniniencenienl disiiarail .
II esl r*>sunie dans les Conforni. 225 a 2 «mI. l5lo: 2(»la2< (mI. 151:< ;
& 29'ia2s ud. 15*J0.
L'indicatiun de Sienne .^^einble bien ne pa«i elre arbilraiie puisipi^il
(Jst dil dans 1 C.el. 105 :Ibi pars. cap. VH : /// meusv nutvm sv.rlo nnte
ohitiis sui diem quum es.sel npud Svnns pro infirmitnle ocuforum cu-
178 SPECULUM PERFECTIOMS VI, 88
De amore quem ostendit*' ft*atribu8 prope mortem
dando singulis bueeellam panis sicut fecit
Christus. Cap. 88.
Quadam nocto beatus Fraiiciscus fuit ita doloribus
infirniitatuui [jriegravatus quod (juasi noeto illa noii 5
pr^tuit quieseero nee dorinire. Mane autem faeto, quum
dolores aliquantulum jam eessassent, feeit vocari omues
fratr(»s existentes in loco, et sedentibus illis coram
ipso eonsideravit et respexit eos in personis omnium
fratrum. lo
Et ponens manum dextoram super capita singulorum
benedixit omnes prsesontes et absentes atque venturos
ad ordinem us(pie ad (inem sa>euli. Et videbatur com-
pati sibi ipsi quia non poterat videre omnes fratres et
(ilios suos ante mortem [38 b 1] suam. 15
Volens autem in morte suA imitari Dominum suum et
magistrum (juom in vita sua j)erfeete fuerat imitatus,
jussit apportari sil)i panes et benedixit eos * atcpie in
pluriinas partieulas fecit frangi*', (piia pra3 nimia debili-
tat(» frangere non valebat. Et aeeipiens, unicui(|iie fra- 20
truin porrexil j)artieulam j)iveeipiens ut totam (juilibet
maiidu(.aret.
l ■nde sieut Dominus ante morteni suain voliiit in siir-
num dileetionis eum aj)ostolis'' quinta feria mandueans
n. Mz. y«0 ostcmlcbnt. — 1>. Mz. 174:3 rt 089 omiwH. — c. S|H>r. 150?» in /i/iiri- 25
inns imrtcs fcrit /"ranf/i »•••/ j^nrticnlntt. — d. Mz. OSOadil. in.
randa, crrpil in toto retiquo corpore infirmari, et fracto stomaco infir-
mitale diuturna et vitio hepatis, sanguinem muttum eromuii, ita
quod visus est morti appropinquare (Ms. 30 de Monfpellier 271 a).
Uno partie du ciiapilre 2 Cel. 3, 131» semble t^lrc un r^sunit^ de co 3o
morccMu (Levat posl fnvc sanctus — officium detorquendum/.
SPECULUM PERFECTIOMS VI, 89 179
ita perfectus imitator ipsius beatus Franciseus voluit
idem*' signum dilectionis ostendoro fratribus suis.
Et quod ad similitudinem Christi voluerit hoc facero
patet manifeste quia postea qua^sivit si erat tunc feria
5 quinta. Et ([uum esset tunc alia * dies dixit quod puta-
bat esse feriam quintam ^ *.
Unus autem de illis fratribus reservavit unam parti-
culam de pane illo'' et post mortem beati Francisci
multi infirmi qui de hoc*' p^ustavorunt statim/ fuerunt a
10 suis infirmitatibus liberati -.
Qualiter timebat ne ft-atres [38 1) 21 ineurrerent ali-
quam tribulationem propter inflrmitates suas.
Cap. 89.
Quum propter dolores suarum infirmitatum quiescero
15 non posset et ex lioc videret fratres multum distrahi ot
fatigari pro se, quia adhuc plus diligobat animas fra-
trum quam corpus proprium, ccepit timoro no fratros r'x
a. Mr. 174a ct 980 imh\ — b. Locon dii Spoc. IJOU ; Mz. I7i:i ct !WJ iUii. — v. M/..
1743 01 989 /eria (/uinta. — r/. Mz. 1743 illius; Spor. l.MKJ d<? ipso jtanv. — r.
20 Mz. 9Hfl de isto pane. — f. Spoc, l.j09 oiii. stnliin.
1. Le Val. 435'i dil : « Et manifesfe hoc considerare possiumis quin
quum esset alia dies quam feria quinta ipse dijit fratribus suis el
credetmt feriam quintam esse.
2. Sourcfts el histoiro dii lexte : Mz. 17V3 38 a 2s>; Mz. 1)81» 131» a 2 s.
25 I-"© V'aL, 435'i 36as, suit pas a pas iiotre texle , niais avec uue
tellc surabondance de gloses et d(i variantes (|u'on a (TU devoir l«\s
rimettre, sauf celle qui est indiqiRr dans la note pre(M'dent(; ; Spec.
1509 116 b; GL Bol. 2697 80 b; Hiccardi ri()7 73 b.
Ce r^cit est r^sunn^ en quebpies li^nes dans 2 Cei. 3, 139.
30 Plus tard, il fut transfornn!' et on y introduisil frtTO Klie (pii iran-
rait pas niang:^ sa part du pain. V. Conforni. 22'i b 1 (mI. l5lo; 200 b 1
ed. 1513; 292als 6d. 1590, ou ce remanienK^nt p()>l(jrieur esl aussit(»t
.suivi d'un abr6g(? de la version du Spec. [)erL
180 SPECULIM PERFECTION!S VI, 90
nirnio lalKne oorasi.nie sui <»tiani'' minimam Dri olFfn-
sam incurrcnMit [^ropter impati^mtiam aliqualem.
rn<lo (juadam vic(? c*um juetatc ot comimssion*» «lixit
sociis suis: « Carissimi fratres et lilioli mei, non taMl(»at
vos lahorare pro iniirmitatt* mea, quoniam Dominus pro 5
UK» scrvulo suo r(»stituet vohis omn(Mn fructum opera-
tionum vestrarum in lioc s(eculo et in fuluro, quas ]>ro
sollicitudinci * inlirmilatis me<e nunc op(*rari non val(»tis,
imo nuiJHs lucrum ac(piiritis (|uam si pro'* vobis labo-
raretis, quoniam qui adjuvat me adjuvat totam religio- 10
ncm (*t vitam fratrnm. Imo (*tiam ita dicatis : « Super l(»
facinnis'' expensas nostras et D(jminus erit pro te debi-
toi' noster. »
IIoc autem dicehat sanctus pater v(j|ens juvare et (»ri-
^(?r(» pusiIlanimitat(Mn spiritiis eorum propter nimium 15
zeluin [IW) a 1 j (juem hahehatcid perfectionem animaruni
suaruin. Timehatenim ne ali(juan(lo tentatipix)pt(?r illuni
lahorem dicerenf: noii val(»mus orar(Miectantum Iah(UMMn
pati, (*t sic eHicerentur t«'ediosi ai utique imjiatientes
sicqiie lahoris inodici j)(M*derent ma<j^num fructum '. 20
Qualiter admonuit /' sorores sanctee- Glaree. Cap. 90.
J*ost(piain heatus Franciscus fecit Laudes Domino dc
cnaturis, fecit etiam (jua'dam sancta verha cum cantu pro
consolatione ct aMlilicatione j)auj)crumdominarum,seiens
n. Mz. Hs«i iiild. iiiiniinn rc(. — h. Mz. «•80 <yM.'i« pvr soUirUudinom ; :>\k'v. 25
i;".(>*» (/»//,1 inofitrr .<<tUiritn(linvin. — r. i^\wc. loOl» oiii. pro. — d. Mz. 174.'j /Vjr/.*i-
inns: <\ I Vi'..» /".wirj/tn^'. — ♦•. Mz. HS«) juUl. /lo.s.— f. Spoc. 151)9 amNori/.
1. ScMints «M liisldin' du lcxlr : Mz. 17'i3 :J8b 1— 39 a 1 : Mz. 989 TiO
h 1 : Sp.M'. l.MVj 117as: Cf. Bol. 2(i97 8l a: Uici^ardi 1407 74 a.
2. Si' r.i|ij)('l('r (iiic la (iivision du Spec. perf. en cliapilr(»s esl Ire? :3(>
posl ricnr^r a l;t conjpo-ilion de rouvrage.
SPECLLUM PERFECTIOIS VI, 90 181
eas nimis tribulari do infirinitate siia. Et qiiuiu non pos-
set eas personaliter visitare, illa verba'* per socios inisit*
eis. Illis enim vohiit patrfacere voluntatem suam in
verbis illis, qualiter scilicet deberent vivere et huinili-
5 ter conversari et (?sse unanimes in caritate. Videbat
enim quod earum conversio et conv(»rsatio sancta ' non
soluin religionis fratrum erat exaltatio sed etiain uiii-
versaHs ecch^si;p inaxima aMliiicatio.
Sciens autein (juod a*' [)rincipio conversionis earuiu
10 nimis arctam et paupercuLiin vitam duxerant, semp(»r
ad eas movebatur pi(»tate et compassione. Inde in eis-
dem [iW a 2] verbis rogavit (nis ut sicut Dominus ex
multis partibus ipsas congre<j^at ^* in unum ad sanetam
caritat(»m, sanctam ])auperlatein et sanctam obedientiam,
15 ita in ipsisdeberent seinp<»r vivcre et mori. Et specialit(»r
admonuit eas ut de ele(?mosynis (pias Dominus daret/
illis cum hilaritat(? oi jjfratiarum actione discreti* suis
corporibus providerent ^ (»t maxiinc? ut sana» in labori-
busi^ (juos sustinebant ])ro sororibus suis inlinnis et
20 ipsie infirma* in suisinfirmitatibiis existercntpatieiitcs *.
;i. S|K^c. \'0.) ille rtTo. — h. Sjkm'. 1;><)<) iuiii. Hlml fi.iurtuin ccrhinn. — c. Mz.
1743 add. e(. — d. Mz. 17iM ei \m iii. — r. Syoc \:m cninjre<j:ivit. — f. Mz.
17'«3 fiubat. — (/. Loron «lii Sj»cc. i.VjO: M?:. I7»:{ nl scivnli!*' cl liihorifnis : .Mz.
98!) ?il siistinentix et Inhoris.
25 1. Nous savon.^i par Ui ItMUoisfnui^t^ d»» Jarqii(?!!i (Ic \'ilr> V. i\ lap-
pendice) qu a 1'oriKlne CUaire el ses roinpaKnos vecurenl du Iravail
de leurs niains sans na^nie vouioir aciTpler tle.s auniones. Le passage
ci-dessus confirnie indirecteinent le reiiscigneinent de Jao(|iies de
Vilry el nous montre le coniinencenienl de la rapide ('volulion ({ui
30 devait transformer les Clarii*ses en un (U'di'e niendianl.
2. Sources et liisloire du te.\(e: M/. i7'i3 :VJii 1 s : Mz. *»8«i \'VJ 1> 1 s;
Spec. 1509 1171) ; C^f. 1U>I. 'im: 81 b; Uiccardi rio7 7'4a.
Quant au Vat. W5'i il doiine aussi (;{7 a s . ce (iiai^iln^ sou.^ le lilre :
Ejrhoriafio ad sorores onlinis sancdr Clar.r. — Simili/er iliis diehus
35 ef in eodem loco (le diapilrt; [>r»*cedent racontt^ ia dcinarchc de Fran-
gois aupres d^Honorins III i>our oblenir Ihii^olin connne prolecteur,
voir ci-dessus cliap. 78 ct iioles, p. 1:>| . postquam beatus Fran-
182 SPECULLM PERFECTIOMS VII, 91
\
CAPITULUM SEPTIMUM ^
DE CONTINUO FERVORE AMORIS ET COMPASSIONIS
AD PASSIONEM CHRISTI
et primo quod non curabat de suis inflrmitatibus ^
propter amorem passionis Ghristi. Cap. 91.
Tantus orat f(»rvor ainoris et coinpassionis beati Fran-
cisci ad dolores et passiones^ Christi, in tantum etiam
n. Mz. 17i3 oiu. CupUHlum septimHiii. — b. S|>ec. lo(r9 oin. les quaire raots qui
^iiivenL — c. Mz. iWO compnssioucs.
cisciis composuil Laudes de crealuris fecil etiam quivdam sancta verba 10
cum cantu pro majori consotatione et eruditione dominarum pauperum
monasterii sancti Damiani. Pour le resle il suil pas a jjas notre lexlc,
niais avec laiit de faules ^tranjiires cpion dirait unc page t^erite par
un cnfanl sous la diotiH^ de (piekprun qu*il ne coniprendrait pas. Les
iiiots illis dielms et in eodem loco prouvent que le coinpiialeur du 15
Val. 'i354 a copie sur un manuscrit oii les r(>cits se succ(^daient dans un
aulre ordre ou (pril a Iaiss6 dc ciHe une partie des chapitres de son
nri^inai.
Sainle Ciaire dit dans son teslainent : .\ec contentus fuit (beatus
Franciscus) in vitd sud nos hortari multis sermonihus el ejremplis, 20
ad amorem et observantiam sanctissinur paupertatis. sed et plura
scripta nobis tradidit ne post mortem suam ullatenus declinaremus
ab ipsd : Wadding, Anii. 1253 n. 5 (l. III. p. 301). A. SS. Augustl. t. II,
p. 7'i7.
Fnfiii la re^ie priniitive des Glarisses conlient un fragment de ce 25
inessa^e adressf^ par Francois aux s(rurs de Saint-Daniien : L't nus-
qaani dectinaremus a sanctissimd paupertate quam ca^pimus, nec
efiam eis quic post nos venturx essent lateret, paulo ante obituni
suum iterum scripsit nobis ultimam voluntatem suam dicens : Ego
frater Franciscus pauperculus volo sequi vitam et paupertatem altis- 30
simi Domini nostri Jesu Christi et ejus sanctissimx Matris ft perse-
verare in ed usque ad finem : et rogo vos omnes Dominas meas el
consilium do vobis ut in istd sanctissimd vitd et paupertate semper
vivatis et custodite vos multum ne doctrind vel consilio alicujus ab
ipsd in perpefunm ultatenus recedatis. 0\\ trouvera cc lexle dans 35
sbaralea, nuliariuin I, p. 6711 i : Speculuin Morin, Iract. III 226 b ;
liiillaire romain, t}d. Cocquelines t. III, p. 336. Le lexte (jue donne
SPECULUM PERFECTIONIS VII, 91 183
se quotidie pro ipsd passione exterius et interius aflli-
gebat quod de propriis inlirinitatibus non curabat. Unde
quum per longum tempus usque ad diem mortis suse
fuisset passus infirmitates stomachi et hepatis et sple-
5 nis, atque a tempore quo rediit de [39 b 1] ultra mare ha-
buisset continue dolores maximosocidurnm, noluit tamen
inde habere unquam sollicitudinem ut faceret se curari.
Unde videns dominus Ostiensis * quod ita esset et
fuisset semper corpori suo austerns et maxime quia
10 lumen oculorum jam ca»perat perdert» et quia nolebat se
facere curari admonuit eum cum magna pietate et com-
passione dicens : w Frater, non bene facis quia non facis
te curari, quum vita et sanitas** tua sit utilis valde
fratribus et* sa^cularibus et toti Ecclesia^^. Nam si fra-
1.'» tribus tuis infirmis compateris et semper fuisti illis pius
et misericors, in tanta necessitate tuA non debes tibi
esse crudelis. Unde pnecipio tibi ut te curari facias et
juvari '-. »
a. Spec. 1509 sanctitas. — b. Spec. IJO^ oni. et. — r. Spcc. l.'»09 uniiutit.
20 Waddin^ est Iros difT^renl surlout pour ce cliapitre : Ann. 122V I (II
p. 81) Cf. Opera b. Francisci, 6d. Iloroy col. 299. Cest le lexle de
Waddingqui est fautif, celui qui est fourrii ici a 6U^ collationne suria
bulle origlnale d'approbation conserv^e a Assise parnii les reliques
.de la basillque Sainle Claire, Solet annuere. Dalnm Assisii T idus
25 Augusti pontificalus nostri anno A7— [9aout 1253] Cf. Pottliast 15086.
Les autres letlres et le canlique adresst^s a Salnle Claire ont dis-
paru : Periere h<ec et alia hujns generis temporis injurid vel verius
fratrum incuria a dit molancoliquement le 1*. De la Ilaye (Opera b.
Francisci, p. 56), et le prof. V^incenzo Loccatelli auteur d'une tres
30 reraarquable* Vita di S. Cliiara (Assise 1854, in 8« de 370 p.) ne put
les retrouver malgr^ tous ses efforts V. loc. cit. p. 131 : Ilo pur fatto
indngini premurosissime per rinvenire, s'egli era possihile, unvhe i
Cantici composti dal Santo per uso di Chiara e delle sue monavhe...
ma quasi vengo disperando di poterlo giammai. Voir ci-aprcs clia-
35 pilre 108.
\. Le cardinal Hugolin, le futur Or^goire IX.
2. V. ci-apres chap. 115. Cf. 1 Cel. 98 el 99 (Ila pars, cap. IV v\ V).
Actus Reat Ms. 679 d'Assise 15 a.
184 SPECLLLM PEHFECTIOMS Vll, 92
Ipse iiainque pater saiictissinms quid erat^ aniarum
seinper pro dnlci sumebat quia de humiliiate et vesti-
giis Filii Dei continue iininensain dulcedinem attra-
hebat K
Qualiter inventus fuit ire '' plangendo altA, voce
passionem Ghristi. Cap. 0*2.
Quodam tempore paulo post conversionem suam <|uum
ambularet solus per viam non multuin longe ab ecclesia
Sanctie Maria^*^ de Portiuncula ibat alta voce plan-
gendo*'. Quidam autem s[)iritualis homo obviavit illi et 10
timens ne haberet aIi(pH?m dolonmi*' iniirmitatis, [39 b 2]
dixit ei : « Quid habes, frater ? » — At ille respcmdit :
<( Ita d(»berein ivo per totuin mundum sine verecundia
plangendo passionem Domini inei. »>
Tunc ille simul cuin eo ccvpit llen^ et fortiter lacry- is
inari. Hunc viruin novimus et ab ipso hoc intelleximus/,
qui rtiam feeit multain consolationem et misericordiam
beato Franciseo et nobis so(*iis (^jus^^^
n. Spt^c. 15(M» ml«l. ninii. — h. Vai. 4354 qunlHvv ibat. — r. Mi. 1743 om,
SnurtfR Murin>. — r/. Vut. 4354 add. Pt ululaudi»: Si»w. 1509 ct ejulando. — e.V«t. 20
4354 »uld. spcrinHtf. — f. Vat. 4354 <»m. iinit»' l:i suit»'. — r;. Spec. VaK) add. Ad
luudrm Ihmiiui Jcsu (^hriati.
1. Soiirccs «;l hisloire «lu toxte : Mz. 1743 3ya2s; Mz, 980 l:wb2s;
Spec. 1509 117bs: Cf. H(»l. 2697 82a; Ricoanli 1407 74 b.
2. Sources et hisJoire du te.xle : Mz. 1743 39b 1 s ; Mz. 989 140 a 1 s; 26
Val. 4:?54 Kia: Spec. 1509 118 a: (.:f. Hol. 2097 82 b; Riccardi 1407
75 a.
<!♦» Irait esl racoiile en tcrmes triis analoj^ues par 3 Soc. 14 iV).
2 Oel. 1, 0 en parle nussi. niais sans doule d'aprO»s 3 Soc. 14.
SPECULLM PERFECTIOMS VII, 93 185
Qualiter solatia qu» aliquando faciebat exterius ver-
tebantur in lacrymas et compassionem Ghristi ^.
Cap. 93.
Ebrius amore et compassione Christi beatus Frau-
h ciscus quandoque talia faeiebat, nam dulcissima melodia
spiritus intra se ipsum* ebulliens frequenter exterius
gallice dabat sonum*' et vena divini susurrii'' qiuim auris
ejus suscipiebat furtiv*^ gallicum erumpebat in juliilum.
Lignum quandoque co]Iig(*l)at *" de t(?rra / ipsumcpie
10 sinistro brachio superponens aliud lignum per modum"
arcils in manu dext(*rA trahebat super illud, (|uasi siqxM*
viellam vel aliud instrumentum atqiu; gestus ad hoc
idoneos faciens gallice cantabat d(» Domino J(»su (^hristo.
Terminabatur denique tota ha»c tri[)udiatio iu lacrymas
15 et in^ compassionem passionis (]hristi hic jubihis sol-
vebatur.
In his trahebat [40 a 1] contiruie * suspiria et ingc-
minatis gemitibus eorum qua^tenebat in manibus oblitus
suspendebatur ad cielum*.
^20 a. Vai. 4354 vertcbantur in jnhilmn.— h. Spcr. I.">oy iutrn sj)irtlimi.— c. Spec.
1509 (;a//icum dabat sonitum. — d. Spoc. ir»(»0 (tiritia; susjtiritnn ; Vat. 4354
suspiris. — e. Spec. 15(IU collidchat. — f. Vat. Vibi drxtcrA. — (i. Vat. 4354 inc-
dium. — h. Mz. 1743 ei 08^» om. iu. — /. Mz. 1743 conlintin.
1. Sources et lilsloire du lexte : Mz. 17'i3 3'J b 2 s; Mz. \)HU \'n) a 2 s ;
25 Vat. 435'» 16 a s; Spec. 1509 Iiya; Cf. Hol. 2(>y7 821); Hiccanli 1407
57 a.
2 Cel. 3, 67 reproduil ce chapilre avec ((uelque.-^ le^eres niodifi-
caUonii.
18() SPECULUM PEKFECTIONIS VIII, 94
CAPITULUM OCTAVUM ^
DE ZELO IPSIUS AD ORATIONEM ET OPUS DIVINUM ET AD
SERVANDAM LCTITIAM SPIRITUALEM IN SE ET IN ALIIS ^
et primo de oratione et divino offlcio. Cap. 94.
Liecl pcT multos annos fuisset atllietus infirinitatibus b
supradietis orat tainen in tantum dcvotus et reverens
ad oration^™ et ad divinum offieium quod tempore quo
orabat vel horas eanonieas persolvebat nunquam muro
vel parieti adha^rebat, stabat enim semper erectus et
eum nudo eapite, ali(|uando vero super genua, maxime lo
<]uia pro majori parte diei et noctis orationi vaeabat, imo
<|uando ibat per mundum pedes semper figebat gradum
<|uum volebat dieen» lioras, si vero equitabat proj)ter
infirinitatem sem[)er deseendebat ad dieendum*^ oflicium.
Unde ({iiodam tempore phiebat fortit(»r valde et ipse ts
propter infirmitatem et neeessitatem maximam e(]uita-
bat. Quum^' jam totusesset balneatus deseendit de equo
(|uan(h) voluit dieen* horas (»t eum tanto fervore devo-
tionis el reverentia* dixit oHieium sie stando in via [40 a 2]
et [)lu<*n(h» eontinne su[)er i[)sum ae si fuisset in (3eclesi4 20
vel in eella. Et ait soeio suo : « Si euin paee et (juiete^
eorpus vult eoinedere eil)um suum qui eum ipso cor-
()ore ilt/ esea v(Tmium, eum quanta <|uiete et [)ace, cum
<|uanta rever<'ntic\ <jt devotione debet anima recipere
eibuin qui est i[)s<? DeusA'i. ,, «2^
a. Mz. 17'i3 0111. ciiftitnlujn t)ctavum. — b. Mz. 1743 om. le resU' du titre. — c.
Mz. 98!> diviuuiu. — d. .Mz. I>89 quumque. — e. Spec. 1509 add. nc revcrentiA. —
f. Spec. \iA)9 sit. — (j. Spcc. 1509 add. qui est bcnedictus.
1. Soiirces cl histoire <Ju lcxtc : Mz. 1743 40 a 1 s; Mz. 989 140
a 2 s: Spcc. 1509 110 a s ; Cf. Bol. 2697 83 a ; Riccar<li 1407 75 b. 30
'2 (>.]. 3. :i\) reproduit cc cliapitrc avec quelques retouches; Bon. 147
SPECULUM PERFECTIOMS VIll, 95 187
Qualiter in se et in aliis semper dilexit^^ Isetitiam
spiritualem interiorem et exteriorem '^ . Cap. 95.
In hoc autem summum et pra^cipuum studium^semper
Iiabuit beatus Franciscus ut extra ^ orationem et divi-
5 num ofllcium haberet continue interius et exterius lieti-
tiam spiritualem. Et hoc similiter in fratribus suis
singulariter diligebat, imo de tristitia et accidia exte-
riori ipsos sa^pius arguebat.
Dicebat enim quod si servus Dei studuerit habere et
*^ conservare exterius et interius la^titiam spiritualem qua^
provenit ex munditia cordis et acquiritur per devotio-
nem orationis, daemones non possunt ei nocere dicen-
tes*^: « Ex quo in tribulatione et prosperitate habet
la^titiam servus Dei non possumus invenirc? aditum
^^ intrandi ad ipsum nec sibi nocere. » Sed tunc exul-
tant [40 b 1] daimones quando devotionem et lajtitiain
qua? provenit ex munda oratione et aliis virtuosis ope-
ribus possunt extinguere vel impedire alicjualiter.
« Xam si Diabohis in servo Dei jiotest habere ali-
-0 quid de suo, nisi fuerit sapiens et sollicitus dc^struere
et delere illud quam citius poterit per virtutem sanctai
orationis, contritionis et confessionis et satisfactionis, in
brevi tem])ore de uno capillo facit / uiiam trabein seinper
ibi adjiciendo. Quia (^rgo^^, fratres ukm, ex munditid
!5 cordis et puritate contimiie orationis provenit hiec la^ti-
tia spiritualis, circa illa duo acquirenda et conservanda
a. Vat. 4354 diligebat. — ft. Sp«c. loOD adil. c»j»j dci:oti(tne. — c. Spoc. 1509
oni. sixuVmm. — d. Spec. 1509 add. (levotionem. — e. Spcc. 1509 (ticens. —
f. Mz. 989 ei Vat. 435'* fariet; Spec. 1509 fecit. — f/. Spec. 1509^y»i<'i nec.
0 (X) copie et abr^ge la lerun de Celano. On pourra cuniparer a ceci le.s
pr6ceptes donn^s par saint Francois sur la recitalion de roni<e dans
sa leUre au chapitre g^n^ral.
188 SPECILLM PEUFKCTIONIS VIII, 96
prinri|)allt(M* (»st stiidendum, ut ipsam laHitiani quain in
inc^ (»t in vol)is sumino affcictu cupio et diligo cernorf? et
sentiro possitis liabere int(»rius et exterius ad a»difica-
tionem proximi et in vituperiuin inimici. Ad ipsum enim
et ad inemhra (»jus pertinet contristari, ad nos autem
S(»mper in Domino gaudere et hetari ** ^ »
Qualiter reprehendit socium qui erat tristis In
facie\ (^ip. 0(>.
nicehat I). Franciscus: « Quoniam scio quod da»mono8
invident milii d(» Ixmeficiis quiv Dominus mihi dodit,
scio aut(Mn [40 b 2] et video quod quum non possunt per
ine nocere milu, insidiantur et student milu nocen» per
socios meos. Si V(M*o por me et socios meos milii nocere
non possunt cum magnA confusione r(»(M^dunt. Imo si
esscm <|uando<]ue tentatus vel ac(Mdiosus quum consi-
den» betitiam s(MMi inei statiin occasioiu? la^titia* illius
rev(»rtor (l(* tentatione et accidia ad interior(»m et (»xte-
rior(»m la^titiam. »
n. S|MM\ l.*H»?» ,\</ nitA Isrtiiri et tjaiuien* sompfi' in IhtmiHo. Mi. !i8*».id in>s
nntrin hrturi ^ri»J^»fr iii Ihnniin» et ffninlrix'. — h. Mi. IWO adil. et de /^'/i(id ct
tristiliA intvUiijihili : S|m'0. I5</> juUI. vt ''<• «/n.l /Wi(i,1 et tristiliA ; Vai. Vr»» aiM.
</n;ini fi'isfifi.-i»ii inlellexvrnt.
l. Soiiroe> »»l liislDiiv ihi li^xlt» : M/. 17 W 40 a 2 s ; Mz. 1W9 Vni^ b 1 >:
Var. W5'» 1(>1».^: Speo. l:m Iiy b >: c:f. Bul. 2fiyT8;n>: Rii-canii
Tio: 7(ia.
\.v >[\\o do ••0 «•liapiliv a olo ooinp|t'tomt?nt Iranssforim^ par 2 <.'.el. :\,
♦;:». Noii> lo nMrniivon^ au ronlrairo cito liUf>ralemenl saiif U»s prt*-
iiii«Mo< li^n»'s tlaiis los Conformilos, procfMiodo rindication Francisetis
in legvmiti nn'i'nw rapititlo \'III. de zelo ipsiiix: Conform. IVl a 2 ed.
l.Mo: 127 a 1 ♦••l. |:>1:J: 1H.'> a 1 tnl. i:»l^). La loc«m tle (.>lano y esl
aiissi cil«*o uii pt'u plus loin \Vt h I t''d. lolO, avec rimiication :
Franriscii.^i in Irgeniin fralris Thonuv. Sur les prtVeptes de I''ran«:ois
coii rernaiit la j<»i«' spiritiiollo. \\\\v aiissi los chapilres (|ui suivent.
SPECULUM PERFECTIONIS VIII, 96 189
Propterea ipse pater valde argiiobat illos (jui exterius
tristitiam pra;tendebant. Nam quadam vice reprehendit
umim de sociis qui tristis facie apparebat. Et ait illi :
« Cur exterius ostendis ° dolorem et tristitiam d(» tuis
3 olFensis ? Inter te et D(»um hab(»as hanc tristitiam et <»ra
ipsum ut per misericordiam suam parcat tihi (»t rruhhit
nhima^ tua; Uetitiam salutaris sui (jua per peccati meri-
tum est privata *. (]oram me auteni et aliis studeas
habere semper hetitiam '', nam servo l)<'i non convenit
Jo coram fratre suo vel alio ostendere tristitiam et faci(Mn
tribuhitam. »
Non (piod intelligendum sit'' vel credendum (piod
pater noster omnis maturitatis et lionc^statis amator vo-
hierit lianc Uetitiam ostendi per risum vel etiain per
» iiiinimum verbum vanum, (pium per [41 a 1] hoc non
hetitia spiritualis sed vanitas et fatuitas potius ostcn-
datur, imo et in servo Dei risum ci verbum otiosum
singiiiariter abhorrebat, quiim non sohim v(jllet eum
iion debere ridere s(*d n(»c minimam occasionem ridmdi
aliis exhibere. Unde in (piadam siia admonitione chirius
(»xpressit ([ualis (hdxjt esse hetitia s(»rvi Dei, ait cuini :
Beatus ille religiosiis qui non habet juvuiiditatem et
Uetitiam uisi in sanctissimis eloquiis et operihus
Domini et cum his provocat homines ad amorem Dei
in gaudio et Ivetilid. Et Cc/* illi religioso qui delectatur
in verhis otiosis et inanihus et cum his pro\'ocat
/iomines ad risum '. »
;i. S|wc. l.Vdl) p.vteiidw. — h. Mz. I7'«:ie« fivicutn. — r. S|m'c. |.'»(j«l oin. rt.' (\m
Kuil jux|U 'ii non (jnofl intollifieniimn. — </. S|mt. 1.V»*.I non (iHutrni intcllificn-
tltiin est.
I. (JeUe maximc se trrnivo IIII«)rcjloiiicnt ilaiis lcs AdiimriilioFis oap.
XX; Ms. 338 d'Assise 18 a ; Mz. 0811192 b 1 ; Spcc. M(»riii. Iracl. JII
2If» a ; Opera b. rraiicisci, ('d. !)c ia Ilayc ]>. r» ; ('d. Iloroy col. '2'tH :
dans tous ces (exles la sculc varlanlc est pcrducif au licu dc pro-
rorat. Les Conform. la cileni liltcralemcnt scniblablc a nolrclcxtc:
\M a 2 ed. !5I0; 127 a 1 c:I. 1:,13: 18:» a 1 M. LVJO.
190 sPECiLiM i»khfe(:tioms viii, 96
P«»r la^titiam ov^o farioi iiitt^ligobat ^rvorcni i»l sol-
licitii<lin<>m atcjm* dispositioiiem <*t pra^paratioiiem iiieiitis
et rorpuris aJ laeieiidum libeiiter omne" bonum quia
per Imjusmodi fervorem et dispositionem magis provo-
cantur alii quando(|ue quam * per ipsum actum bonum *.
Imo si actus quantumciimque bonus non videalur lieri
libent(»r et f(M*vent(»r mafi^is «j^enerat taMlium quam pro-
voc(»t ^ ad bonum.
Id(*oqu(» nolebat in facie vid(M*(» tristitiam qua» acci-
diam et indispositionem ^ mentis atque inertiam [41 a 2]
corporis ad «unne bonum opus ^" saq)ius repra»seiital.
Gravitatem autem et maturitatem in facie et in cunclis
mtMiibris iNirporis et sensibus semper in se et in aliis
pnecipue dilijifebat at(|ue ad boc (juanlum poterat verbo
et exfMuplo aiios inducebat.
Experi(d)atur enim liujiismodi jj^ravitatem et modes-
tiam morum esse sicut inurum et scutum fortissimuni
contra sagittas Diaboli (»t animam sine bujus nuiri et
scuti protectione esse sicut militem nudum inter hostes
fortissimos et munitissimos/ ad mortem ipsius (*onlinuf>
fervidos (»t intrntos -.
.'I. SjMT. ir^Mi oni. oiiMK'. — //. S|n'r. \Mi nm. tiuain. — c. Mz. 174:1 el IW.» prn-
vomt. — (/. S|M.M-. l.VH) iJispositio}iem. — i». Var. 43.'/« ci Mz. OKl» um. optts. —
f. Vat. 4.'K"»'i «-■r S|M'r. l."i<i'f .mi. ct jnunitissiinosi.
1. La joi«' aiiisi ('oiii|»riso comiiu^ unc pui^saiice de vle.dVxpaiision,
fiil la caraclrri^liijue «lu inoiivenient franoiscain priiniUf el une ilo ses
j?raii(les fones; Semperjucunflus esisfens et aiacer,... salutari ef miro
replefus ffaudio... fufus exisfens injufnlo paleas oscuiaftatur et lapides
ac simitia. tlutcissimn ac mirandiv derotionis motu, esl-il dil daiis la
l(*gende de fivre Kj^ide. \. SS. Aprilis III. p. 227. II faul rapprticlier
d(» ceri la lin du cliap. VII de la regle de 1221 : Caveant siln quod non
osfendanf se frisfes infrinsecus nulHlosos ef hypocritas : sed ostendanl
se fraudenfes in Domino, hilares el convenienler graliosos.
2. JSources et Iiistoire du lexle: Mz. 17'i:^ 'lO b 1 — 41 a 2; Mz. U8*)
l'i0 b 2— l'il a 2: Val. 4354 17 a s; Spec. 1309 120 a — 121 a : c:f.
Hol. -JdiC 8'»a; Uiccardi 1407 70 a.
2 (lel. :J, (»8 abivi:(? el arrana;e beaucoup (m» chapitre. Les pandes
\
SPKCULUM PERFFXTIONIS Vlll, 97 191
Qualiter docebat'' fratres satisfacere necessitati-
bus corporis ne oratio amittatur^. Cap. 97.
Considerans et intelligens pator sanctissinius propter
animam corpus esso creatum et actus corporales propter
spirituales esse agendos, dicebat : u S(M*vns Dei in co-
medendo et bibendo et doriniendo et alias necessitates
corporis sumendo del)et cum discretione sno corpori
satisfacere ita quod frater corpus non valeat murmurare
dicens : w Non possum stare en^ctus ^ (;t insistere ora-
tioni nec in tribulationibus mentis la^tari nee alia bona
opera operari quia non fatisfacis '' [41 b 1] indigentite
mea?. »
M Si eniin servus Dei cum discretione et satis l)ono et
honesto modo suo corpori satisfaceret et frater corpus
vellet esse negligens et pigrum et somnolentum in ora-
tione, vigiliis et bonis operibus, tunc deberet ipsum cas-
tigare tanquam malum et pigrum jumentnm, quia vult
comedere et non vultlucrari etonus portare. Si v«»ro prop-
t er inopiSm et paupertatem frater corpus necessitates suas
in sanitate et infirmitate habere non posset*' dum liumili-
ter et lioneste petierit a fratre/ vel pradato suo amore I)ei
et sibi non datur, sustineat amore D(m patienter (jui etiam
sustinuit, qui eum consolaretur qua^sivit et non invenit*^'.
Et hiec necessitas ^ cum patientia pro martyrio sibi a
n. Mz. 989 dicebat. — h. Vat. fiX/i ne omnino rvmiclennitiir ; Mz. t7'i:^ "mrt
touie larubrique. — c. Vui. 43ji crcctum. — d. Mz. 1>8'J salisfaris ; Spec. l.*.0«.)
natisfecistis ; Vat. 4345 satisferit. — c. Mz. 980 c*i Vai. 4354 potcst. — f. Vai.
43.*>4 sivc. — g» Vui. 4354 qui cum snstinuit et invenit consolationcm ; S|t<M'.
1509 atld. quxsivit que lcs Mz. oineitoiu. — /i. Vai. 435* nccessaria.
de Francois aufrere qui (^lalall sa Irislcsse soiil cit<''cs «lans Ics Con-
formil^s avec rindicalion : Francisctis in legendd antiqud capitulo VIH
de zeio ipsiiis 143 a 2 etl. 1510 ; 127 a 1 dd. 1513; 185 a 1 6d. 1590.
192 SPECLLUM PEIIFECTIOMS IX, 98
Doiiiino n?[)utabitiir. Et quia fecit quod suuin esl, id est
[M*tiit liumilitor, suain neeessitatem excusatur a Domino*'
etiam si oor[ms iiule jxravius infirmaretur '. »
CAPITULUI NONUI ''
DE QUIBUSDAI TENTATIONIBUS QUAS PERIJSIT El DOIINUS s
et primo qualiter dsemon intravit '' pulvinar quod
habebat sub capite. ( a)). D8.
(hmm heatus Franeiscus in <M'(»initorio (^reccii- ma-
neret ad oratif)nem in [41 b 2] cella ultima'' post cellam
majorem, quadam nocte in [)riino soinno vocavit sociuiii lo
siium qui jacehat [)rop<» i[)sum, et surgens socius ivit ad
atrium celL'e uhi erat heatus Franciscus, dixitque saiic-
tiis ad eum: « Frater, non ])otui dormire hac nocte nequr»
stare (Mcctus ad orationem nam ca[)ut et crura inihi
vahh? treinunt et vid(?tur mihi (|iiod comederim [)anem 15.
de Udio. »
(^uuin([ue sociiis h)queretur ei V(?rha coin[)assiva, <lixit
;i. Vat. 4:r»4 rt Sjmm'. lOOD pvrruto. — h. Mz. ITV.J om. cnfnttihnn nomun. —
<■. Mz. W.) «•t Speo. l.VX» adil. in — d. Sprc. 10(K> ricin:\.
1. ?<()urces el lii.sloiro dii lexle : Mz. 17 W 'il a 2 s; Mz. USD 141 a2s ; 2ft
VjiI. 'j;j5'j 17 b; Spec. 1509 121 a ; Cf. Bol. 2697 85 a: Hiccardi 1407 77 b.
O chai»ilre se retrouve dans 2 Cel. 3, 69 qui abrege cerlaiiis pas-
>;»i^'es el en iiniplifie craulrcs. Les Couform. 139 a 1 ed. 1510: 123 a 1
rd. 1513; 179 a 2 0(\. 151K), donnenl successivement une partio des
deux vcrsions precedees de la nienlion Franciscus in legenda antiqud. 2i
2. Greccio, erniilaj^e de la valK'e de Hieli, a 15 kil. ('). de cellc ville,
{uijourd'liui liabite par i\Q< freres Mineurs Reform<!'s a conservt^ sa
pliysionoFnie i^riniilive. (Jn en trouvera une bonne vue dans Benc-
d<'llo rSpila da Subiaco, Menioric storiclie della provincia riformata
rdmaria (Uome, 1890) t. I p. 6'i. (^e monaslere esl surtout connu par 30
riri^liliilion du prcsepe.
SPECULUM PEHFECTIOMS IX, 98 tl)3
beatiis Franciscus : « Ego vero credo (jiiod tliabolus
sit in isto pulvinari quod habeo ad caput. »
Quum enim nunquam vohiisset ** jacere in phima * nec
hjibere pulvinarde pluma postquam exivit de sa^culo,
5 tamen contra voluntatem suam coegerunt ^ eum fratres
habere tunc illud pulvinar proj)ter infirmitatem ocu-
lorum.
Projecit ergo ipsum ad socium suum, socius autem
aiccipiens illud cum manu dexterA posuit ipsum super
lo huuKTum sinistrum et quum exivisset atrium illins cella*
statim perdidit Io(pieIam et non poterat illud diniitlen^
iiec movere brachia, sed stahat sic ereclus et non pote-
rat se niovere de loco illo v.t niliil seutiens'''j de sei[)so.
Dum aut(»m per ali(piid spatium sic stetisset '' per Dei
15 jj^ratiam vocavit eum b(jatus Franciscus et statim rever-
sus est in se, dimittens cadere pulvinar post tergum.
Reversuscpie ad beatum Franciscum narravit ci om-
iiia (jua> accidi»rant ei, et ait sanctus pater Franciscus :
c< In sero (pium dicebam complelorium s(Misi diabolum
20 venire ad cellam. L luh? vid(M) (juod nimis cst astutus istc^
diabohis, quia quum non j)otcst nocere anima^ mea' vult
impedire necessitat(*m corj)oris ut ikui j)(>ssim doiMuin»
nec stare erectus ad orationem et ut sic iui[)(*(liat devo-
tion(?m et hetitiam cordis mei ac \)rv lioc murmurem
25 (]ii infirmitate in(?a '^ )>
«i. Mz. 17i."{ iiutmnnie... roluU.-^ h. S|mm-. i;,n!> pulrinniiA. — r. Mz. '.iS'.)
cueyeraut. — d. S|m'c. 1,*>0*J ndd. r/*? t7/o .soc/o /j».v, — r. S|m<-. \')i)\} frrissrt.
1. Le Mz. 17'i3 prosentc ici nnc laciinc. \'n folio a (lispaF*ii car aii sui-
vanl, 42 a 1, noiis lisons ad/iiic rirenfcm in rarne: vnir ri-ajiics cliap.
30 lUO. Nous avons donc siiivi pour cc frui^iiicnl lc Mz. 980.
2. Sources el liistoire dii lcxlc : Mz. 17'i3 'il 1» 1 s ; Mz. ys<j Til b 1 s;
Spec. 1509 125 a s ; Cf. Bol. 2097 85 b: Hiccanli rio7 78 a.
2 Cel. 3, 10 a loiilc cetlc liisloiriMiiais rcn^nduc pour lc ^tylccl inivr-
nien[C*e d'une moralea ladrcssc dcsiiioiiics «pii u>«'iil dcliop (lc <(mis-
35 siiis. Don. .59 la resiimc en (picbpics litciics iiiai-^ la matcriali^c ciicorc
194 SPECULUM PERFECTIOMS IX, 99
De grravissimli tentatione quam habuit ultra duos
annos. Cap. 1>9.
Quum morarotur iii loco Sanetop MariiP immissa fuit
ei gravissima tentatio spiritus ad profectum anima^
sua». Ex hoc autem tantum ailligebatur** mente et cor-
pore (juod a consortio fratrum multoties se subtrahcbat
<piia non poterat eis se ostendere Ia?tum sicut consuc-
verat. Aflligebat se nihilominus abstinentiA cibi et potus
atc|ue verborum, orabat instantius et lacrymas abun-
dantius effundebat ut ei Dominus medelam suflicientem
in tantA tribulatione mittere dignaretur.
Quum ultra duos annos ita fuisset afllictus, aecidit
ut quadam die dum oraret in ecclesia Sanct«» Maria»
diceretur* ei in spiritu illud verbum rvangelii : Si ha-
beres fidem ut granum siuapis, diceres illi mouti, ut
se trausferret iu alium locum, ita fieret^.
Respondit statim beatus Franciscus : i< Domine, quis
est ille mons ? « Et dictum est ei: « Mons ille est ten-
tatio tua. » Dixit sanctus Franciscus: « Ergo, Domine,
flat uiilii sicut dixi.sti. »
Statiin ita perf(»ctt» liberatus (*st (|uod visum fuit nun-
(piam liabuisse tentationem aliquam. Similit(*r in sacro
iiiontt» Alverna' t(»mpore quo recepit stignu)ta Doniini
in corj)ore suo tcntationes et tribulatioiies passus fuit a
.•i. SpM'. \oitJ affJhjeh;!!)} tantnm iii. — /». Spt'C. IThW dicm'(.
et y ajoiilc «les iltMails inerveilloux. Le?^ Achis b. Francisri in Vulle
Reatina Ms. «79 (rAssise 12 a ani|»nnent le recit primitif de la facon
la pliis fati^ante el la plus exlerieure. Cf. A. SS. oet, t. II p. 857 ;
Papini. Sloria di San Francesco II, p. 8*2.
I. Matlh. 17, II», Amen qnippe dico vobis, si habuerUis fidem sirut
grannm sinapis dicetis monii /luic : Transi hinc illuc el transibit.
SPECULUM PERFECTIONIS IX, 100 195
daemoiiibus quod non poterat se laetum ostendere sicut
consueverat. Dieebat enim socio suo : « Si scirent fra-
tres quot et quantas tribulationes et afilictiones faciunt
mihi daemones, non est aliquis eorum qui non movere-
tur ad compassionem et pietatem circa me^ »
De tentatione quam habuit per mures de qu^ con-
solatus est eum Dominus et certificavit eum de
regno suo. Cap. 100.
Duobus annis ante obitum suum dum esset apud
10 Sanctum Damianum in cellula quadam facta de storiis -
et summe aflligeretur ex infirmitatc oculorum, ita quod
ultra spatium LX^* dierum non poterat videre lumen
dioi nec etiam lumen ignis, factum est divina permis-
a. Spcc. 1j09 quinqmKjnita. Conforni. 42 b 2 ed. VAO per dies (luadrarjinta.
15 1. Soiirces et histoire du lexle : Mz. 989 IM b 2 s ; Spec. 1509 122 b s ;
Cf. Bol. 2697 86 a; Riccardi 1407 78 b. V. p. 193 nole 1.
2 Cel. 3, 58 nous raconte a son tour la tenlation de la l*orlioncule
mais en un style plus soign<^ ; il pa"?so completenient sou^ siienct;
celle de rAlverne.
20 II est inutile sans doute d'insisler sur rimportance de ce temoi-
gnage indirect des sligmales et de ces indications si precieuses pour
la psychologie et la vie int^rieure de Franrois. Bartiielemy de Pis(i
(Gonform. lib. I, fructus VII, 2ii pars) fait de nombreux emprunts a
ce chapitre mais, comme iln'indique pas ses sources, il est inulile de
i5 les examiner en detail. Tous ces recits de tentation se mat(}rialiserent
tres rapidement et di^ja Bonaventure nous pr6sente un elat de la
legende siaguldrement plus avanct) et alourdi. Les diablcs sunt la
en chalr eten os qui viennent se battre avec leur adversaire da:mo-
num pugnas horribiles frequenler susUnuit qui secum sensibililer
U) confligenles, elc. Bon. 142 (X).
2. Essend^} ivi San Francesco la nolle segaenle peggiord si degli
occhi ch'egli non vedea punto lume ; di che non potendosi partire
sancia Chiara gli fece una celluzza di cannucce nella quale egli si
potesse meglio riposare. Fior. 19. V. ci-aprtis p. 199 nole.
l*.»"» SPECILIM PEKFECTIOyis IX. 1<X>
^utu*- i:t ;hJ ;iiiprm»'iitiini afllii'ti**iii< »'t iiiiTiti sni v»Tii-
r-fiit f'»t iniir**s iri ffllani illam quiHl ilie niM*tiii|iii*
di-iriirrf^-ntHS <iip»'r i[isiini ri in •■ir«-iiitu ••jus n«:n siin*-
b;int Mjni ^ orart' n»*r quiesi^frr. Imo <[u«*iiiil<> r«»iu»Ml»*lKit
asr'#*n«loliant su[>ra niensam ■ «^jus et i[wiiin pliiriinuin j
iiif**stabant. umle tani i[)Si' i]uani sofii ijiis Oi»irin»v»-ruiit
maiiif»'sti* qiinij f*rat t«'iitatii» iliab«»lira *.
\'iil»Mis rrg"i» bratus Fram-iseus sr t«»t atlliotiititibu^
crur'iari,r[ua<lam n«>ctf m«»tus [»i»*tatf iMroa seipsum «lixit
iiitra s«* : « D«»min«*, in auxiliimi m«aiin n'spi«-«.* sii[mm* \*
iiifirmitat«*s meas ut ♦•as patif»nt«*r valoam toloran*. »
Et statim in spiritu «Jietum est ««i : «« Dic niilii. fra-
ti-r, si quis [in» liis tuis inlirmitatibus «.*t tribulatiiv-
nibiis tam ma^^^iiuiii ct prdPtitjsum tlicsauruni tibi ilar(*t
qu«»(l'" «»tiam t«»ta t«'rra nihil esset r«'S[)«'ctu illius mairni 1
th«*sauri, nonn«» inultum j^audeivs? •> Et n'S[>«^inJit b«-atus
Krjinfiseiis : « Majjiius «*ssft, Domiiio, thesaurus isU' et
[)r;ifti«»sus vahb* «*t iiiinis ailmirabilis «»t ilesidorabilis. »
Kt ;iii(livit iterum dici-ntem sibi : «« Ergo, frater, jueun-
<hire et jubila iii tuis iiilirmitatibus <'t tribulatiouibus 2
at<|ue «le cetero ita secur«» te habeas ac si j;im ess«*s iii
r<*«riio m«'o. ))
Et surgeus nian<* <lixit sociis suis : w Si im[>«Tator
;diciii serv«» suo iiite«ri*um regiium suum daret, nonne
ilh' s«»rvus «leberet multum jj^auden» ? Si autem totum *:
inip(*rium <l;ir(/t ei, noiine multuin magis j^amleret ?Et ait
illis, er^o me 0[>ortet inultum fjfaudere in iniirmitatibus
et tribuhitioiiibiis meis at([ue in Domino confortari et
semper gratias ;igere D<fO Patri et iiuico Filio ejus
.'1. S|NT. I.VK» a«l«l. (lonniiv nvc. — b. Vat. »:Joi pn-st-nie uii<*le<ji>n Int-n iliir»Tvmi\
II «iin«-t i-iiK jii-qu a videus <';v/o i«t rloiiui.' aiiiHi los par»»K-s!. de Dicu: * rMrnt i«i/«i.
fnitrr, si y</-i; fiiia tnis infinnittililjHS ct trilndiitiijnibus tam i/ia^/iiiim W )>»•»•-
tionnni dnrct qnod si tot:i terrn cssct pnrnni nunnn omnes lapidvs csscnt
l»r.iti'tni rt :uiu:i toln cssct b:dsninum. — r. Sjj^t. \M quoii si tota ten'aaunnn
Itnnnn, otnncs !:ipidos cascnt t:ipidcs pra.'tiosi rf totn nqua cs,^ct bnlsnrnum,
tn i.nini:i prn nifiilo fi:d/crcs in ct^impiirotiotic dtius. oic.
SPECULUM I»ERFECT10MS IX, 100 197
Domino Jesu Christo et Spiritui sancto de tantu gratia
mihi faeta a Domino, videlieet quod dignatus cst me
indignum servum suum [42 a 1] * adhuc viventem " in
carne certificare de regno suo. Unde volo ad laudem
5 ejus et ad nostram consoiationem et ad aHlificationem
proximi facere novam hmdem de crciaturis Domini (pii-
busquotidieutimur et sine quibus vivere non possumus*
et in quibus luimanum genus multum offendit creatorem.
Et continue sumus ingrati tantcC gratiic et tanti beni^ficii
10 non laudantes Dominum creatorem et datorem oninium
bonorum sicut d(d)eremus.
Et sedens coipit meditari aliquantuhim et postea
dixit^": ii AltissunOy omnipotente bono Signore >^, etc.
et fecit cantum super hoc et docuit socios suos ut dice-
15 rent eum et cantarent.
Nam spiritus (jjus erat tunc in tanta consohitione et
(hdcedine (piod voh'bat mittere pro fratre Pacifico (pii in
sa'culo vocabatur rex versuum et fuit vahl(? curiaiis (h)c-
tor cantorum, et volebat dare sibi aliquos fratres^' ut
20 irent simul cum eo per mundum pnndieanth) (;t cantando
Laudes Domini''. Dic(d)at enim quod voh*bat ut ifie (jui
[42 a 2] sciret praeidicare melius inter iUos prius pra^di-
caret populo, et j)ost pra'dicationem omru^s cantan^nt
simul Lau(h»s Domini tanquam joculatores Domini.
Finitis autein laudibus volebat (juod j)ra>dicator dice-
ret j)opuio : « Nos suinus joculatores Doinini et pro his
volumus remunerari a vobis, vid(»lic('t ut stetis in vera
p;pnitentia. » Et ait : « Quid enim sunt servi Dei nisi
>5
a. Spt'c. 1509 in mvnte. — h. Mz. 08I> fnmsinuis. — c. Spcc. i^Utlaild. cnnticum
}0 fratris solis : (Ruhricu) ('nnticnm frutris solis dt' crcntnris Domini nostri:
Altinsin^o omnipotenti Dco fecit cnnticnm snpcr Ivtc vt docnit sttcios, eic. — (/.
Mz.l)89 ad(i. bonns : Spec. l.>09 add. bonos ct spiritnnlcs. — c. Spor. 1009 oin. cc
qui suit juHqu'a tinuinnm jocntntorcs Dtnnini.
1. Voir la note 1 de la page 103.
198 SPECULUM PERFECTIONIS IX, 100
quidam joculatores ejus qui corda hominum erigere
debent et movero ad la^titiam spiritualem ? »
Et specialiter hoc« dicebat de fratribus Minoribus
qui dati sunt populo Dei^ pro ejus salute''^
a. Mz. 1743 oni. hoc. — h. Spec. 1509 om. pojmlo Dei. — c. Spec. IfiOO aild.
Ad liiudem Domini iiostri Jesti Christi.
1. Souroes et lii^toire du texle : Mz. 1743 42 a 1 s; Mz. 989 142 a 1 —
Vi2 b 2 ; Spec. 1509 123 a — 124 a. Cf. Bol. 2697 86 b; Riccardi 1407
79 a.
Ce chapitre et le suivant ont (>te publids par M. Faloci Pulignani
(Miscelianea francescana t. VI, p. 47 ss.) d'apres un nianuscrit du
15' siecle qui appartint jadis aux Capucins de Spello mais dont il ne
donne rnalheureusement pas une description d«^taillee.
Cette le^on ne differe de celle qui est donnee ici que par un plus
Krand nond)re d'incorrections et par des variantes sans import^ince,
sauf celle qui se trouve dans les premieres lignes oii les 40 et 50 jours
des autres manuscrits se reduisent A 4. Diiobiis annis ante obitam
situmy diim esset apud Sanctum Damianum in cettd quadam facld de
sloriis et summe affligerelur propter infirmiiatem ocuiorum, scilicet
qiiando ultra spatium 4 dierumnon potuit ridere lumen diei...
A premi^re vue cette indication parait plus vraisemblable que les
aulres, mais qui sait si elle n'est pas le fait d'une correction? De
plus rexpression ultra spatium 4 dierum a quelque cliose de bizarre.
Autant s'cxplique une expression vague s'il s'agit d'un tenips assez
long, aussi peu on c(»niprend pourquoi on n'aurait pas dit tout sim-
pleiiient. pendant 5 jours, pendant 6 jours. Je souinets ces r^flexions
a tilre de simplc Iiypotht^se. Ce sont les manuscrits qui doiventd^cider.
Quant a la le^on du Vat. 4354 27 b s. elle esl inutilisable pour les
raisons indiquOes deja a roccasion des chapitres group^s dans les
m^mes pages de ce manuscrit.
La comparaison de ce morceau avec le chapitre correspondanl de
Celano (2 Cel. 3, 138; est tout parliculierement instruclive. On voit
cet auleur ometlre les indications si pr(?cieuses de Saint Damien. el
de la hutte debranchages, et parcoiitre, prendre les mois ad augmen'
tum meriti et pr,rtiosus thesaurus ctmime une .«orte de canevas a
d^velopper. Embarasse de nouveau par la seconde partie du r^cit,
il la r(!'sume en une ligne : Laudes de Creaturis tiinc quasdam compo-
suit et eas utcumque ad creatorem laudandum accendit. Ms. 686
d'Assise p. 97. Ce chapitre marque mieux qu'aucun autre peut-6tre
dans quel sens (^voluait la legende franciscaine. Le falt qu^elie ^*tait
deslinee a devenir une sorte de manuel de pidt^ lui donnait une ten-
daiice a ^liminer tous les dt^tails originaux, pittoresques, locaux et k
SPECULUM PERFECTIONIS X, 101 199
DECmUi CAPITULUi \ DE SPIRITU PROPHETI/E
et primo qualiter prsedixit ^ paeem flendam inter
episcopum et potestatem Assisii virtute Laudis
quam feeerat de creaturis quam fecif^ cantari
a sociis suis coram illis. C<ip. 101.
Poslquam beatus Fraiiciscus composuerat Laudes
praedictas de creaturis quas vocaverat Canticum fratris
a. Mz. 1743 om. (ierimiim rnpitHliim. — b. Mz. 989 ot 1743 ibi (lixit. —
c. Mz. 989 fecerat.
d^veiopper au conlraire tous ies trails, regardes comme ayant une
valeur (^diflante.
Pius lettr<5 que fr<>re Leon, Thomas de Celano a pu se conformer
beaucoup mieux que Ini aux regles du genre hagiographique tel
qu*on rentendait de leur lemps, et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, au
point de vue historique, ses travaux ne peuvent venir qu'apres ceux
du compagnon de sainl Franrois.
Le Vat. 4354 nous fournit deux versions de ce chapilre; Tune (27 b
— 28 a) suit de pr^s notre texte dont il omet !e commencement jus-
qu'^ Und^ quadam nocte, et lui relie le chapitre 119 du Spec. perf ;
Tautre s'6ioigne au contraire beaucoup du pr«isent r(5cit et a pass^
dans les Fioretti (Vat. 4354 20 b. Fior. 19). Quum sanclus Franriscus
graviler palereiur in oculis dominns Jlugolinus c.anlinalis proleclor
ordinis qui ipsum iniime diligebat misit ad eum dicendo quod iret
Reate nbi tunc erant optimi medici oculorum. lieatus autem Franciscus
receptd littera domini cardinalis primo irit ad Sanctum Damianum
abi stabat sancta CAara devotissima sponsa Christi. Proposuerat enim
antequam recederet consolationem facere sanctiv Clarse et posfea ire
Reate. Qaum ergo sanctus Franciscus ivisset ad Sanctum Damianum
primd nocte sequenti tam graviter estin oculis infirmatus quod lucem
videre non poterat, unde beata Clara fecit sihi de storiis celiulam
ubi sanclus Franciscus remotius moraretur et stetit ibidem L dielfus
in doiore oculorum et vejratione multiplicium murium a divmone
excitatd quod die noctuque quiescere non valetfat. On nous raconte
ensuite comment il oblint Tassurance de son salut et sans aucune
allusion au cantique du soleil, commcnt il partit pour Rieti. Faut-il
ne voir dans ces lignes qu'une amplincation (ardive de la l^gende ?
200 SPECILUM pp:rfectioms X, 101
solis, aocncUt ut inlor episcopuni et potestatem eivitatis
Assisii niagna (iisrordia orin»tur, ita quod episeopus
excommunicavit potestatem (^t potestas fecit prieconizari
ut nuUus venden»t 1^*2 h 1] sibi aliquid aut emeret aliquid
ab eo aut contractum ali(]uem faceret cum ipso".
Heatus Franciscus quum esset ita iniirmus (jtaudisset
iu^c, pietate mot!is est super eos maxime quia nidius
intromittel)at se de pace facienda. Et ait sociis suis :
« Magna venicundia est nobis servis Dei quod ej)is-
cop!is * et potestas ita se invicem*' odiunt et nuilus de
eorum pace se intromittit. » Et sic fecit statim versum
in Laudibus supradictis oc(*asione illa etdixit:
Lattdato si, Misignore, per (luelli Ke perdouano per
{lo tuo aniore]
Kt sostengo infirmilate et tri/julati<yne
}i. Mz. '.»89 ('/)i«copo; S|»e«'. I')0<J ctnn tut vel ctnn i)tso. — b. Mz. 17'i:J cpisru-
pntus. — c. Mz. 989 n-iM-u» «c».
Lviiv simplioih^ iiu» porh^ a (M'()irc »]ir«ilies roiiioiil«Mil. indin^ctenient
poui-t^tre. a froro l.(S)n.
Quolqiios-iinos dos (ionnoos ios j^liis iniporlantos do oo rlinpilro du
Spoc. perf. nous sont (•ondrnK^es indirootoniont par un docuniont do la
[diis liauto valour. lo Ms. 338 d'Assiso oii la riibriquo qui sorl do titro
au Canti<piodii soloil esl ainsi liti^lhk^ : Incipiuntur taudes rreatura-
rum quns fecil tpcnlus Frnnciscus ad tnudem et honorem /)ei quum
essct infirmus apud Sanctum Damianum (33 a).
Toiilos (!os parti(!ularit(!'s disparuronl rapidoment do la l»>gendo el
(\eyd nonavonturo ne fail plus la moindro allusion au Cantiquo du
soloil. Mais los liommos du parti de Tobservance rotournorenl toujours
(rinslinct a cos paj^os d(»nt ils ne savaiont pas toule la valour liislo-
ri(pio, mais dont ils savouraiont I'insi)iration ot la valour religiouso;
ot cost la co qui fait (iiio Waddin^ ot lo ^(''ro Clialippe malgrt' lous
leurs d(>fauts, nous Iraconl dii Povorollo iin porlrait bien plus vivanl
ot plus vrai (juo c«dui qu'on llronl d(?s criliques tels que les BoUan-
distos ou Papini maliriv la puissance do lour motliodo ot la surett^ dc
loiir> invtisligations. V.Wadding, Ann. 12*2'i n. 27; {II p. 98) ; Papini,
i^loria di S. Francosco I. II ]k I'i3. Lo IoxI«j mt^nio du canti<{iie est
.'JuJUJt* ci-apros cliapilro P2o.
SPECUIXM PEUFECTIOMS X, 101 201
Beati qiielli Kel sosterrano in pace
Ka da /e, Altissiino^ sirano incoronati" .
Postea vociivit imuin d<* sociis siiis et ait illi : « Vade
ad potestatom, et ex parte inea die ei nt i[Kse eum inagna-
tibus eivitatis et aliis quos seeiim dueeie potest veniat
ad episeopatum. »
Et illo fratn» eunte, dixit aliis duohus soeiis suis :
« Ite* eoram ej)iseopo et potestate (»t aliis qui sunt (^um
eis ct *^ eantate (^antieum [42 h 2] fratris solis et eonlido
in Domino <[uod ipse statim humiliahit eorda ipsorum
et ad [)ristinam dileetionem et amieitiam revertentur. »
Congregatis vero omnihus in [)latea (*laustri (;[)iseo-
pati\s, surrexerunt illi diio fratres et dixit unus illorum:
« Beatus Franeiseus f(M'it in sua innrmitate Laud(>s I)o-
mini de suis ereaturis ad laudem ipsius Domini et ad
{edifiejitionem proximi. l'nde i[)se rogat vos ut <'as
audiatis eum magna (h^v.^tioiie. » I']t sie eie[)(M*unt'' cas
dieere et cantare.
Potestas autem statim surrexit et junetis manihus iti
brachiis ipsas taiu]uam (^vang^dium D(unini eum maxima
devotione et etiam eum multis laerymis inlente audivit,
habehat enim inagnam fldem (*t devotioucm in heato
Francisco.
F^initis autem Laudihus Domiiii dixit [^otcstas eoram
omnihus : « In veritat(? dieo vohis (|uod nou soluin
domino episeopo,quein volo (*t deh^M) liahere [)ro domino
meo, sed si quis interf(M'isset genuanum uuMim vel
a. Le<;on (lu Ms. 3;i8 <l»'s archivi'?* <lA>-'is<Mro|. ^^ a — !.{ a. V«>ir <i-a|Mvs Spoc.
perf. chap. 120). Les Mz. 1743 ct !»8n «lis«Mit : Lainlntv Clirislnni, \ni'o Smnore,
per quilli che perdona per luton i081'. htton"* itniori' et snstinc inlinnitntein et
Iribulalionem. Denli quiUir.fie le sostine in pnri- Kc dnti nltissimiiin serrnmio
coronati. LeSpeo. 15()9 ne«ionne qu<' !<' «•'Miim«'ii<'em«'m : Lnininto si mio sifjnore
per quelli chc pentona mi per lo tuo amore, ete. Vat. '«3."/i : Lnniinto simi
signore per quelli Ke perdonnno per lo tuo nmore e sosteiiijo iiifirmitatc et
tribulatione Beati qUelli rhelse sosternnno in pnee Kii dnte nltissimo seronno
coronati.— b. Mz. 17'*3 ot S|mm.«. \:0) a«l«i. et. — r. Mz. !)8!t om. et. —d. Mz. 1743
incepemnt.
202 SPECULIM PERFECTIONIS X, 101
filium meum iiKhilgorem sibi. » Et sic dicens projecit
se ad pedes episcopi, et ait illi : [43 a 1] « Ecce paratus
snm per omiiia satisfac(?re vobis, sicut vobis placuerit,
amon? Domini nostri Jesu Cliristi et ejus servi beati
Francisci. » 5
Episcopus autem accipiens ipsum cum raanibus erexit"
et dixit ei: « Ex oflicio ineo conveniret me esse humilem
et quia naturaliter ad iracundiam sum proinptus opor-
tet quod inihi imhdgeas. » Et sic cum multa benignitate
(»t dih»ction(^ amph»xati et oscuhiti sunt ad invicem. !!►
Stupefacti v(»ro et Ia.»tati sunt fratres videntes ad Htte-
ram esse impletuin quod beatus Franciscus praidixerat
de iUorum concordia. Et omnes ahi* qui ad(»rant hoc pro
luaximo miracuh^ totum meritis b(»ati F^rancisci ascri-
bentes quod ita subito visitavit (m>s Dominus et de tanta i&
(hsconhaet scamhih) sine reconhitione alicujus verbi ad
tantam concordiam redierunt.
Nos autem qui cum beato Francisco fuimus testimo-
iiium perliibemus quod (|uum <" dic(*ret de ahquo sic est
vel sic erit : semper ad htteram ita il(»bat, et nos tot et 20
tanta vidimus ([uod lougum esset (?a scribere vel
iiarran»'.
n. Spfc. IMKJ snrrcxU.— b. Mz. H80 oni. nlii. — c. S|»ec. ITiO*» quod quidquul.
1. Sounes el hrsloire du texie : Mz. 17W 42 a 2— 42 b2; Mz. 089
142 b 2—143 a 2; 8pec. 1500 128 b s; Cf. Bol. 2697 87 b; Riccardi 1407 2&
80 a.
Ici encore le texte tlu Vat. 4354 28 b. esl Irop ait^rc^ pour pouvoir
elre ulilise autreuient que coniine lexte a consuiter.
Les ( 4unforniites resument piusieurs fois ce r(icil, niaid conime elles
n'indiquent pas leurs sourccs il est sans doute inutile d'^tudicr lou- 30
Kuenienl ces (extes : Conforni. 184 bl et 203 a 1 6d. 1510. Papini a fort
nialmene ce recit. 'Storia, t. II p. 144.) Cf. A. 8S. oct. II 1002 8.
SPECULUM PERFECTIOMS X, 102 203
Quallter praevidit casum''^ ft*atris qui nolebat eon-
flteri^ sub specie silentii. Cap. 102.
Fuit quidam frater honesta* et sanct<B conversationis
exterioris*^ qui die noctuque videbatur soUicitus circa
5 orationem, et silentium sic observabat^ continuum quod
aliquando quum sacerdoti confiteretur solis signis (|ui-
busdam et non verbis confitebatur *'. Ita enim videbatur
esse devotus et fervens in dilectione Dei quod sedens
aliquando cum fratribus licet non loqueretur, audiendo
10 tamen verba bona interius et exterius mirabiliter l(eta-
batur. Ita quod ex hoc sippe ad devotionem' fratres alios
attrahebat /.
Quum autem pluribus annis in conversatione hujus-
modi perstitisset accidit ut beatus Franciscus veniret ad
15 locum ubi ille manebat. Qui quuni audisset a fratribus
conversationem illius dixit eis : « Sciatis in veritate quia
diabolica tentatio est quia non vult confiteri. » Interim
generalis minister venit illuc visitare beatum Francis-
cum et coepit illum commendar(» [43 b 1] corarn beato
20 Francisco et ait illi beatus Franciscus : « Crede mihi,
frater, quoniam a maligno spiritu ducitur et deci[)itur
iste frater. »
Dixit generalis minister : « Miruni mihi videtur et
quasi incredibile quod possit hoc esse de homine qui
25 habet tot signa et opera sanctitatis. » Et dixit ei beatus
Franciscus : « Proba ipsum, dicens illi fratri : frater,
volo penitus quod bis vel semel ad niinus confitearis in
hebdomadd «". »
a. Spec. 1509 prsevidet caiLsnm. — b. Spec. io(X) adil. nisi. — c. Spec. 1500 ex-
teriua. — d. Mz. 989 obseniavit. — c. Spec. 1509 ora. ce qui suii jusqua (ixium
autem pluribus annia. — f. Mz. 989 trahebat. — g. Spuc. 1509 dicens illi ut
saltem semel vel bis confiteatnr in liebdomadA. Si nutem te non audierit
scias verum esse quod dLxi sibi. o IHxit ergo gcneralis minister illi fratri :
■ Frater volo penitus », etc.
200 SPECULUM PEHFECTIONIS X, 104
viderat beatus Fraiiciseus ad sipculum est reversus
<^um illis K
De vined. sacerdotis quae fuerat spoliata uvis
oceasione beati Francisci. Cap. lOi.
Apud ecclesiam Sancti Fabiani" qua^ ost prope Reate- 5
manebat beatus Franciscus cum uno * pauperculo sa-
ccrdote jjroptei' inlirmitatem oculorum. Tunc autem erat
domimis papa Honorius cum totA curid apud illam
civitatem. IJnde multi cardinales et alii magni elerici
quasi quotidie visitabant beatum Franciscum propter V^
devotionem quam habebant ad ipsum.
Habebat autem illa ecclesia parvam vineam juxta do-
mum in (jua (»rat beatus Franciscus et in domo illa erat
ostium p(M' (|uod intrabant [44 a 2] vineam fere omnes
(]ui visitabanteum, maxime quia tunc erant matune uvop
ii. Sp«''\ 1509 Sniirli Dainiinii. — b. Mz. 17*3 ei Spoo. IJCM) iflo.
-c
1. Soiinrcs el liisloinj dii loxlc : Mz. ITW 43 b 2 s. Mz. 989 143 b 2
<::f. Hol. 2<)y7 89 a ; Hiccardi 1407 81 b.
2 C.el. 2, 9 noiis donne unc vcrsion un peu abr6g6e de ce trait.
2. II a cle dcja (lucslion de Saint Fabicn dans ces notes (V. lable dc
niaticrcs;. A propos dc cellc cglise lcs Actus in valle Reatin^ (Ms. 6'*,^^-,7y
d'Assist? f" 1 b} nous donncnl un dt^lail curieux dont je n'ai pu vdrili -4^^ jpp
rcxa^rlitude : quem locum ob devolionem beali Francisci Gregori^^, iug
papa IX manu proprid consecravil, ibi efiam eodem die eximi^^ yu/n
confessorem Dominicum l*ra'dicalorum ordinis catalogo sanclon
adscripsU. V. Pollliasl 9488; A. SS. Augusti 1. 1 p. 525 s. Gf. Waddi-
Ann. 1217 n. is. (T. I p. 27:i}. LVglise pcrdit le vocabie de S
Fabicn et s*appcla Sancta Maria de ForestA ou de Neniore 'k c
dcs bois qui «Haicnt autour. On la dt^signe encore sous ce nora
<pic lc pitlorcs(|uc couvcnl qui lui cst adjointet qui est habite par
frtMcs Mincurs H(''forin(!'s. V. Bcncdelto Spila, Prov. riformata ron'»^^/?^
l. I p. 129-l:w.
SPECULUM PERFECTIOMS X, 103 205
De illo qui plorabat coram beato Franciseo ut reci-
peretur ad ordinem. Cap. lo:j.
Teinporo qiio millns rccipit^hatnr ad onliiuMii sint»
iie(?ntia beati Francisci * (|ni(lani iilius nohilis viri (h»
5 Lucca venit, (Uiin niiiliis aliis volentilnis intrare (m\\-
nem, ad beatum Franciscum qui erat tunc infirmus in
palatio episcopi Assisii.
Quuinque pnesentan^ntur omiies illi b(?ato Fraiicisco
inclinavit se ille " coram (M) et c(epit fortiter plaii^i^ere
10 r44 a 1] rogans ipsum ut r(?ciperetur. Heatiis Franciscus
intuens in ipsuin, dixit ei : « O miser et cariialis liomo,
cur Spiritui sancto et inilii mentiris ? Tii [)loras carna-
liter sed non spiritualiter I >> Et liis dictis slatim vcik;-
runt propinqui ejus iii e^piis extra palatium volenles
15 ipsum capere et abdu(M*re. Ille vero audiens fremitum
e(pioruin respexit per quamdam fcm*stram ct vidit pro-
pin([uos suos statinupie descendit ad ec^s <'t sicut pro-
.1. Mz. 1713 om. ilte.
I. I! <'sl bieii difliirile de (I<'*(eriijiinM" a quelle eiuMjue rraiirnis >e
«lessaisit de eelli,' preF*o^alive. A roriu:ine les six [»reiuiers frere> lere-
vaieiil ilans ronlre : .{ Soe. 'il, XI . i*uis rranrois seu! adniit les
pO:*tulant.'< ; nini!?, des l*2ly. nous le voyuiis laisser a la Porlionc ule un
vicairc nt recipiendca ail onlinem reciperef Jordani (Uironica, .\n,
fr. I p. '*', et blenlol les ininislres furenl charLfes de er soin, ciiacun
dans sa province : :t Soc. (W; iXVI. : Cf. Hcp[Ie de 1221, cliap. II. Peul-
t^trefaiil-il pen^erque !(; nuA recipere n'a pas loujours v{0 pris daiis son
sens ^trict par les divers clironiipieurs?
Qiioiqa*!! en soit, les indicationsqui nous sont donnees i«'i semldent
l)ien corroborer le point de vui^ de Waddiiiir dapres lecpud Fran«;ois
rnalade aurail fait a IVfViVhe dWssise dautres <«\jours (pie celui (pril
y nt durant les derni^^^res seniaines de sa vie. Waddinu, Anii. 1212
II. 5'i; 1213 n. l (1 p. l'i:{ el l'i5;. Cf.A. r^.^. o.l. l. II. p. 0(r2 cl !Mj7.
206 SPECLLIM PEHFECTIOMS X, 104
viderat beatus Fraiieiscus a(i sa^culum est reversus
cuni illis *.
De vined. saeerdotis quae fUerat spoliata uvis
occasione beati Francisci. Cap. lOi.
Apud eerlesiam Saneti Fabiaui*' qua? est prope Reate* 5
manebat beatus Franciscus eum uno* pauperculo sa-
e(»rdote propt^^r infirmitatem oeulorum. Tiinc autem erat
dominus papa Honorius eum totA curiA apud illam
civitatem. Und(» multi cardinales et alii magni elerici
(|uasi quotidie visitabant beatum Franciscum propter lo
devotionem f[uam habebant ad ipsum.
Habebat autem illa (^eclesia parvam vineam juxta do-
mum in (|ua erat beatus Franciscus et in domo illa erat
ostiimi per (piod intrabant [44 a 2] vineam fere omnes
(pii visitabant eum, maxime quia tunc erant matune uviv* 15
ii. S|M'r. 1500 Snnrti f)niniuui. — 6. Mz. MVA ei S|wt. \'0J Ulo.
1. Souroes el liisloiro dii loxlc : Mz. ITW 43 b 2 s. Mz. y89 143 b 2 ;
Cf. Hol. 2«;y7 8y a ; Kiccanli 1407 81 b.
2 Cel. 2, 9 noiis donnc iinc version un peu abreg^e de ce traU.
2. II a elc deja (jueslion <!e Saint Fabien dans ces notes (V. table des 20
nialitM'es). A [^ropos de ceUe eglise les Actus in vaiic RcatinA (Ms. (»79
dWssise f" 1 b) noiis donnenl un d<>lail curieux dont je n'ai pu veriller
rexaclitude: qnern lovum ob devotionem beali Francisci Gregortns
papa IX manu proprid consecraviL ibi etiam eodem die eximium
confessorem Dominicum Prwdicatorum ordinis calalogo sanctorum 25
adsrripsit. V. Potliiast 9488; A. SS. Augusli 1. 1 p. 525 s. Cf. Wadding.
Ann. 1217 n. 18. (T. I p. 273). L'eg!ise perdit !e vocable de Sainl
Fabien el s*appela Sancta Maria de ForeslA ou de Neniore a eause
des bois cpii etaient auloiir. On la designe encore soiis ce noni ainsi
(pic le pillores(iuc coiivent qui liii est adjointet qiii est !iabit6 par des 30
frercs Mineurs H<''rorni(''s. V. Henedetto JSpila, Prov. riformata roniana
l. I p. 129-133.
N
SPEGULUM PERFECTIONIS X, 104 207
et lociis erat amrenus valde ; Ita quod oceasiorK» illa
tota vinea erat dissipata quasi et spoliata uvis.
Quapropter saeerdos ille ca>pit scandalizari dicens :
« Licet sit parva vincja, tamen colligebarn tantum** quod
h sufficiebat necessitati mea? et ecce ipsam j)er'didi isto
anno *. »
Quod audiens beatus Franciscus fecit (;um vocaii
et dixit ei : c Noli, domine, amplius conturbari quia
non possumus nunc aliud facei^e, sed coniide in Domino
10 quoniam pro me servulo suo potest tibi damnum tuum
integi'e restaurare*". Dic milii quot salmas vini habuisti
quando plus habuisti de vinea tua'' .• »
Respondit sacerdos : « Pater, XIII'' sahnas. » Dixit
ei beatus Frauciscus : (f Ne contristeris amodo ; nec
15 alicui propter hoc dicas verbum injuriosum sed habeas
fidcm in Domino et in vei*bis meis, et si habu<»ris minus
qufim XX salinas vini ego faciam tibi impleri. »
Et ex tunc sacerdos siluit et quievit, et tempoie
vindemiarum divina [44bl]dispensatioiie habuit de illa
20 vinea XX salmas vini et non minus. Et adiniratus est
valde sacerdos ci omnes qui hoc audierunt diciMiles
quod si vinea fuisset plena uvis impossibile fnisset ibi
esse XX salmas vini /.
Nos vero qui fuimus cuin illo testimonium perhibcMiius
25 quod de hoc et de omnibus (jua* dixit^' seinj)er impletum
est ad litteram verbum suum*.
.'I. Mz. 989 aJd. vinuui. — />. Daiis Sprc i50'.) r«Mi ost ahroff'- df la ja< un
suivaote : Cfipit scnndnliznri fiirens : Pcrdidisti vinratn inenin isto :inni>. --
c. .Spec. 1509 restituerc — d. Spcc. 150!> udd. nolcbns linhcrc— o. Sp«'«-. i:»n)
30 qiintitordecim. — f. Spoo. l.'»0<.) Et ndmirnti .sfint omncs. .Vo.s rryn... — //.
Spec. 1509 prapduTimu«.
1. Sources et hisloiro du te.\te : Mz. 17'i3 'i'i u 1— 4'il) I Mz. w\)
IW b 2 — 144 a 2: Speo. 1509 129 b. Cf. Bol. 2r.y7 80 b ; Hiccctnli
1407 82 a.
35 Le Vai. 4354 (21 a — 21 b; nous donne une versiun un peu anipliliro
<le ce r^cit; traduiteen itulien celle-ci est devenue le chapilre 19 de.'»
210 SPECULUM PERFECTIONIS X, 106
Qualiter prsevidit occultam tentationem^ cujasdam
ft*atri8. Cap. 106.
Quidain frator spiritualis valde et familiaris beato
Francisco diebus multis passus erat gravissimas diaboli
suggestiones ita quod quasi in profunduin desperationis
inducebatur. Et in tantum quotidie stimulabatur quod
verecundabatur toties confiteri atque ex hoc aiHigebat
se nimis abstinentia *, vigiliis, lacrymis et diseiplinis.
Et factum est divinA dispensatione ut beatus Fran-
ciscus [45 a 2] iret ad locum illum, et quum quadam die to
ambularet ille frater cum beato Francisco cognovit per
Spiritum sanctum beatus Franciscus tribulationem el
tentationem ipsius et subtrahens se parum ab illo fratre
qui etiam ibat cum eo, junxit se illi tribulato et dixit ei :
« Carissime frater, volo quod amodo non tenearis illas 15
suggestiones diabolicas*^ confiteri et non timeas quia
nihil nocuerunt anima> tuas sed de mea Iicenti4 dicas VII
Paler noster qnoties de ipsis fueris tribulatus. »
Et KTtatus ost vahh^ ille frater (h? verbo quod dixit*',
iit scilicet non t(?ner(*tnr ea*" eonfiteri (juiadehoc maximc
aHligcbatur. Nihih)minus tanien obstupefactus est nimis
videns Ixsitum Franciscum sic eognovisse illud quod a
s(>Iis sac(M*(h»libns quibus fuerat confessus sciebatur.
Kt statiin sic fuit liberatus ab ilhi tribulatione quod
per gratiani I)(U et merita sancti Francisci ex tunc in
niaxiina pace/ (^t (juiete p(M*inansit et quia sanctus
f^
u. Mz. \m a.ld. «•/ tribulutionvm.— h. Mz. \m nbstlncntiis.— c. Mi. U80 diaholi.
(l. M. !»Wlii(lil. (•/. — e. Mz. 9«!) om. c<i. — f. Mz. «18'.) purtc.
Ironvora (lans Theiner, (lodex «liplomuUcus (loiiiinii teniporalis.
(Ronie, 1861, in folio) I. I, 7(">, n. 127 ou dans Iloroy, Ilonorii III Opera
1. IV^ rol. 42'i — W3 Cf. Luipi nonazzi, Sloria di Peru^ia (2 vol. in-8'
IVrouse, 1875-1870) t. I cap. V p. 257-322.
SPECULUM PERFECTIOMS X, 105 209
lutionem patiemini quiintam virini vestri vobis infciTo
non jiossent. »
Sic (jnim beatus Francisc!is nun(|uani tacebat vitia
populi (|uanilo prcf^dicabat sed omnes [>ublice et virilifer
:* arguebat. Dominus autem tantani gratiam dederat ri ut
omnes (pii videbant (»t audi(d)ant eum eujuscuuKpie sta-
tiis et conditionis essent tantmn tim(d)ant" et veiiera-
bantur ipsum propter abundantem Dei <:^ratiain (piam
babebat (|uod (piantumcuuKpie repreb(?nderentur ab eo
10 semper de verl)is illius a^dilicabantur, [^iT) a Ij at(|U(i
convertebantur ad Dominiim vel c()mpuii*^ebantur inte-
rius.
Et factum est* divina permissione ut post paucos
dies inter milites et popukim scandalum orirc^lur ita
15 (piod populus ejecit inilites extra civitatem. Kf milites
cum Eeclesia (pue juvabat (»os devastaverunt agros et
vineas et arbor(?s eorum et omnia mala (pue poterant
fac(3re^ populo faciebant. Et poj)iiKis similiter omnia
bona militum d(»vastavit et sic juxta'' verbuiii sancli
20 Francisci poj)uliis (*t milit(»s siint j)unili *.
;j. Mi. 0*J a<ld. »'nm. — //. M/. !'S!» juI.I. r.v. — r. M/. 'isU ..m. fnrrn-. —
c/. MiC. ^«HOper.
1. Soun;e« vi liisloiro dii W\W\ Mz. ITVJ V» 1> 1 — '«5 a 1 : M/. \)H\)
IVt a 2 s. ; Cf. Ii<»l. 2«1»7 DO a : Hicranli riOT 82 h s.
25 2 Cei. 2, 6 raconle les iiK^riies cliost^s niais cii rcnfonNiiil licaiicoiip
le mirade (le.* altenlals des ^«'ns dc Pcnmse aiiraieiil vU\ ivv«'*lcs a
Franrois daiis nne visimi, ainsi (|ue rapiuTJcIic d<* la vi'Mifeaiioe
, c^lesle) et en suppriniant (pielques parliciilarih-s 'la piirasc >iir la
haine enlre Perouse el Assise. el ('elle •iiir U; coii<*(mrs dnriiie par
30 . 1'Kglise au parli des nobles .
II cst «'videmnient fail allusioii i<*i aiix InMibles (pii (''clahTciil a
Perous*' au printemps (h.' \'2'1'A. Le 2:i jiiiii. Icsr|iefs(h» la faclioii <les
noliles se lij<u«^renl soleiincllcnieiit a La Fralla poiir lircr vciiv:<*an<'c
d(»s /)opo/fl/i/. La \tiuK ful >iirii<''e le 11 jiiillct cl ap|>roiiv<'c par ic pap<^
35 Honoriu^ III le 'KM^tohre par la hullc hSa qii;i (uicforilalv. V. Pollhasf
7082.) le Iniite de paix (pii inhM'viiil <'sl in^^civ <lafis la hullc <pron
1'»
212 SPECULIM PERFECTIONIS X, 107
^Egidii^ (|iii fiiit tortius frater, credens ipsam poncre
siiper ca[)ut fratris Bernardi qui sedebat juxta itlum.
Et statim eognocens j)er spiritum sanctum dixit: « IIoc
non est caput fratris mei Bernardi. »
Tunc frater Bernardus appropinquavit magis et
beatus Franciscus ponens manum super caput ejus bene-
<lixit illi dicens uni ex sociis suis : [45 b 2] « Scribe <|uod
dix(»ro tibi'': « Priinus frater quem d(»dil mihi I)<miinus
fuit frat(,»r Bernardus qui j)rimo incepit et com|)levit
j)erfectissim(» j)erfectionem sancti evangelii distribuend<»
j)auj)eribus omnia bona sua, j)ropter (juod et propter
mnltas alias j)r;erojifativas teneor magis ij)sum diligere
(juam alicpiem fratrem totius ordinis. Und(» vojo (»t
j)r.'pci[)i<» sicut jiossum ut (juicunujue fuerit generalis
ininisl<'r ij)sum diligat et honoret tan(juam moij)sum.
Ministri etiam et omnes fratres totius r(.»ligionis ipsuin
ten(?ant vic(» ukni. »
Et de hoc frater B(M'nardus et alii fratres sunt j)lu-
rimum (^<»nsolati. (^onsid(»rans enim b(*atus Franciscus
maximam j)<M'f<'clion<*m ejusdem fratris Bernardi j)ro-
j)lietavit de ij)s<) coram (piibusdam fratribus diceiis :
« Dico vobis quod fratri Bernardo dati sunt * ad exer-
citium cjus (juidain de magnis et subtilissimis da»moni-
bus (pii mullas tribuiatiom^s et tentationes immittunt ei.
S<mI misericors Dominus j)roj)e linem suum auf<»rct
ab ipso omiKMu tribulation<'m (;t tentation(»m et j)onct
sj)iritum et c<»rj)us <'jus in tanta j)ace et conscdatione
([U(kI omnes W a 1] fratn^s (jui ha?c viderint mirabuntur
vahh; <»t j)ro inagno miraculo habebunt (»t in ij)sa (jui(»te et
coiisolation(.' hominis utrius(jue migrabit ad Dominum. »
Ibec autcin oinnia non sin(» admiratione maxima
a. Mz. *Mi Srriftc strul di<o tihi. Hiccnnli liOT >'«;ni't sicome Uidico. — h.
llitcurili 1 iUT.vo/zj ilidi.
1. Siir ffvre Egi<Jo voir a rappendicc riHude speciale du chnpilre .'ir..
SPECULUM PEHFECTIONIS X, 107 211
hoc sperabat propterea sceuro absolvit eum a con-
fessione *.
De his qu8B prsBdixit de fratre Bernardo et qualiter
impleta faerunt omnia sicut dixit. Cap. 107.
5 [45 b 1] Quum cirra mort<»m ipsius parata fuissot oi
quanlam comestio <lolicata, rocordatus fuit fratris Ber-
nardi^ qui fuit primus frator quem habuit ot ait sociis
suis : « Ha^c comestio ost bona pro fratro Bornardo. »
Et statim fecit eum vocari ad so ^ Qui (|uum vonisset
10 sedit juxta lectum ubi jacobat sanctus. Et ait frator
Bernardus : « Pator, rogo lo ut mihi bonodioas ot oston-
das mihi dilectionem, (pu)niam si mihi patornalom airoc-
tum ostenderis, credo (piod ipso Dous (*t oinnos fratres
plus me amabunt. »
15 Beatus Franciscus non potorat oum vidoro (piia por
pluros dies ante luuion amisorat oouh)rum, s(mI oxt(Mi-
dons dexteram maiuim posuit (^am supor oaput IVatris
1. Sourcc^s ct hisloire du lcxte : Mz. 17'i.'{ 'i:> a 1 s; Mz. y«U l'i'i h 1 s ;
Cf. Bol. 2697 91 a ; Riccardi ri07 8;J a 1.
20 Cc rticit a pass(3 dans 2 Gol. ;{, (>'i, innis non sans recevoir (U^i^ cor-
rections qui en changent autant le fond (|ue la fornie.
2. Sur frere Bernurd de Quinlavalle voir la nole 1 du chapitre 85.
3. N'y a-t-il pas quclque parenlt"^ entre la pensoe (pii a inspire
ceci et l*anccdote suivanle : (Conforni. ''18 a 2 ed. ir>10) Diun sfaref
25 aliquando ipse frater llelias generalis solus in cameni... cum aliqui-
bus sociis comedens de bonis Domini, hoc videns frater lieruardus
mnltum dolebal et surgens de mensd refectorii cum eulfello, paropside
et coquinA in manibus iftaf et pulsafmt ad ostium camcnv, dieens :
« Quis esi hic ? aperite mihi! » Et aperto ostio ponebaf se jujrta gene-
30 ralem minislrum dicens : « Et ego voto de istis fwnis comedere fecum! »
Et lunc frater llelias confundebafur et turl)abafur in semetipso :
nihil tamen ei audebai dicere propter suam sanctitafem. Cf. XXIV
Gener. An. fr. III, p. 229. V. aussi Chronica Salifuhene (De priiikilo)
ed. 1857 p. 410.
212 SPECILIM PERFECTIONIS X, 107
u^gidii * c|iii fuit tertius frater, credens ipsam ponerc
super eaput fratris Hernardi qui sedehat juxta illuni.
Et statim cofi^nocens per spiritum sanctum dixit: « Hoc
non est caput fratris mei Bernardi. »
Tunc frater Bernardus appropinquavit magis et
beatus Franciscus ponens manum super caput ejus bene-
<lixit illi dicens uni ex sociis suis : [^i5b2] (^ Scribe cpiod
dixen» tibi": « Primus frat(?r (|uem d(»(Ht mihi Dcmiinus
fuit frater Hernardus (pii primo incepit et (M>mpK'vit
perfectissim<» perfectionem sancti evangebi distrihu(*ndo
j)auperil)us omnia bona sua, propter (piod et propter
multas alias pra»rogativas tcMieor majris ipsum (liIig(Te
(piam ali(piem fratrem totius ordinis. l'nd(» voh» t*t
pra^cipio sicut j)ossum ut (juicunKjue fuerit generalis
ininister ijisuin diligat et lionoret tan(juam ineij>suiii.
Ministri (»tiain (»t omnes fratr(»s totius religionis ij)sum
teneant vice m(»a. »
Et dc» lioc frat(M' Hernardus et alii fratres sunt jilu-
riniuin consolati. (^^nsiderans enim beatus Franciscus
maximam jxM-fcctionem ejiisdcm fratris H(M'nardi j)ro-
j)lielavit de ij)S() <*oram (piibusdam fratribus dicens :
u Dico vobis rjuod fratri Ii(?rnar(lo dati sunt ^ ad ex(*r-
citium cjus (juidani de magnis et subtilissimis (hemoni-
biis (jiii miiltas trihulationes et t(»ntationes immittiint ci.
Sed misericors Dominus j)rope fin(Mn siium aufcrct
ab ipso onincm tribuhitioiiem et tentation(»in et poiiel
spiritiim et corjnis ejus in tanta j)ace (»t consolatidin»
(jiiod omnes [ii\ a 1] fratrcs (jui \\vec viderint mirabuntur
vahh» et pro magno miraculo habebunt et in ij)sa quictc ct
consolatione honiinis utriiis(pie migrabit ad Dominuni. »
Ihec autcm oiiiiiia iion sine admiratione maxiina
a. Mz. [W ^rnhi' sirnl dicn lihi. Ric«anli TiUT Scrivi fiirome itidiro. — h.
RiiManli riU7i«(»»»i tinti.
1. ^>ur frere Kgido voir a rappendice rolude speciale du cliapihv 3(i.
SPECULUM PERFECTIONIS X, 107 213
oinnium fratrum qui luec audienint a beato Francisco
postmodum ^ in ipso fratre Bernardo ad litteram sunt
impleta. Nam frater Bernardus in iegritudine mortis
in tant^^ pace et consolatione spiritus erat quod jacere
nolebat, et si jacebat quasi sed(»ndo jacebat nec etiam
levissima fumositas asccnd(*ns ad capiit (^jiis [)osset
impedire meditationem * de i)eo per somnum vel aliam
imaginationem.
Et si hoc aliqando continji^ebat '" statim surgebat et
concutiebat dicens : « Quid fuit ? ( )uare sic cogitavi ^ ? »
Nihil etiam *■ medicinale volebat recipere sed oirerenti
dicebat : w Noli me impedii'e. »
Et adhuc ut magis libere et pacllice posset mori ex-
propriavit se de officiis corporis in manibus cujusdam
fratris qui erat medicus, dicc^is illi : « Nulhim curam
eomedendi vel bibendi volo hal>ere sed tibi [4(> a 2] coin-
mitto ; si dederis, accipiam, si non, non petam. »
Ex quo autem C(ppit inlirinari voluit semper habere
juxta se sacerdotem usqu(j in hora f mortis, et (|uando
occurrebat ei aliquid in nu^nte quod oncran^tA' consci(»n-
tiam suam statim confltebatur.
Post mortem vero suain factus est albus et caro sua
mollis et quasi ridere videbatur. Un(l(» jndchrior erat
mortuus quam vivus et plus dcleclabanfur oinn(»s ipsuin
sic respicere mortuum quam viv(Mitem, vid(d)atur (;iiim
recte sanctus ridens^^
a. RiccBnli 14i)7 di poi. — h. Uircanli WOl Arcio )ir imrorii iiu:i leifncrissimn
fmnosiln pote»8i impcdire. — c. Mz. 989 coniujchnt . — d. Riccanli 1407 iscotc-
vasi diceudo : Che fn i I*crc}\e cosi cotfitni ? — c. Mz. 980 cniin. — f. Mz.
i*89 acf /loram. — f/. Mz. 981» oncrucerat : Riccanli \W1 nfrntm rosa chc (jli
gravassi la conscientia suii. — /». Mz. 989 rectc sirnt riilcnn. Ricranii 1407
certaineiUe epareva nn sancto cfic ridcssi.
1. Sources el liisloire «lii t«'Xle : Mz. 1743 /i.> a 2 — W a 2 ; Mz. 989
144 b 2 — 145 a 2: Cf. Hol. 2097 91 b ; Uiccardi 1407 83 b s.
^ l\ esl bien evidenl que la lin «h» ce recil n'a pas pu (Hre (^crite en
1227 puisque Salimbeno, re«:u dans lordre en 1238, put encore ren-
214 SPECLLUM PERFECTIONIS X, 108
Qualiter prope mortem misit ^ beatsB GlarsB quod
videret ipsum et impletum est^ post mortem
ejus. Cap. 108.
In ilL^i hebdomada quA migravit bcaius Franciscus,
doinina Clara prima plantula sororum pauperum Sancti
a. Mz. 989 mortcm sunm pcrmisit. — /;. Mz. 989 /"uif.
conlrer frere Bernard au couvenl de Sienne. Faut-il donc nier rexac-
iilude de la date (Ixee par notre nianuscrit pour la compositi<in de
cclle !«^gende ? Je ne le pense pas. Cetle fln n'esl pas m^me une
interpolation au sens defavorable de ce mot c'esi Taddition faite tout
naturellemeni a ce cha[)ilre par fr(»re L<^on lui-m^me.
Qu on se figure ce morceau finissanl apres la proplietie de Francois :
peut-on admettre que fn^^re Leon en ie relisant plus lard n*aif pas
ete tenle d'y ajouler quelques lignes sur la fln si consolante de Ber-
rjard ei de glorifier en lui leur pere spiriluel ? Un livre imprim^ a
quehpie cliose de definilif ei d'immuable que n*avaieni pas les manus-
crits du moyeii Age donl certaines parlies ressemblaient a ces nies
en construction ou les pierres d'altente prdparenl et appellent les
comi»lemenls. Sous prt^texie (|ue les Conformites nous parlent de la
mort de S. Bernardin survenue en 1444 (72 a 2 <^d. 1510) a-l-on
jamais songe a nier que ce livre ait ele compos*} de 1385 k 1.S99 ? Et
la legende de sainl Francois par saint B(maventure, malgreson carac-
l{»re en quelque sorte canonique et les milliers de copies qui en circu-
laient n'a-l-elle pas a deux reprises subi des additions de Jerome
d'Ascoli, le futur Nicolas IV ? A. SS. oct. t. II, p. 550.
Au restc dans le ciiapitre qui nous occupe toui r^^le le tt^moin
oculaire el il iresl rien absolument qui puisse faire songer k une
composition post^rieure. Les mots des premi^^^res lignes sur la fa<;on
d(mt saint Francois viiit a songer a frere Bernard, puis le pas.sage
oii rauleur nous niontre Bernard moribond faisaniefforlpour rester
assis sur scm lit, se secouant qiiand il etait tentt} de se laisser aller k
la somnolence, ne fonl-elles pas songer au surnom dc /^erorf /to di Dio
donnt* i>ar Fraii<:ols a frere L<>on et a sa columbina simpHr.itas ?
II est bien possible qu'il y ait quelques indications tendancieuses
dans ce cliapilre. Je crois que iout y est exact, mais peut-^lrc Tau-
teur aura-l-il donne aux paroles de saint Francois bdnlssant frdre
, Bernard une precision qu'elles n'avaieni pas. II a pu t^crlvant en
12*27, voir la un moyen tout naturel de protester conlre la dictature
SPECULUM PERFECTIONIS X, 108 215
Damiani de Assisioaemulalrixpra?cipua Sancti Francisci
in conservandA perfeclione evangelica, timens mori
ante ipsum quia tunc ambo graviter a?grotabant, plora-
bat amarissime et consolari non poterat quia ante obitum
5 suum putabat [46 b 1] non posse videre unicum patrem
suum post Deum, beatum Franciscum, consolatorem
et magistrum ipsius ac primum fundatorem suum in
gratiA Dei.
Et ideo per quemdam fratrem significavit hoc beato
10 Francisco, quod audiens sanctus qunm singulariter eam
diligeret paternali alfectu motus est pietate super eam.
Sed considerans quod lieri non poterat id cpiod ipsa
volebat, id est ipsum videre, ad consolationem ejus et
omnium sororum scripsit ei per litteras benedictionem
15 suam^ et absolvit eam ab omni defeclu si quem fecisset
du tout puissant frt^re Elio et <le rap[ieler une fois <le plus les 6gards
dus aux v6t<>ran3 de l'ordre.
La seconde partie du recit, jin^plKHie des epreuves r6serv«^es k
Bernard et sa realisalion, est resunu^e dans 2 Cel. 2, 17 qui terniinc en
20 disant : Hujus Bernardi laudes aliis narrandas relinquimus. Ne faut-
il pas voir dans ces paroles une allusion A une It^gende de fr«^re
Bernard compos^e par frere Lc^on ? Quoiqu'il en soil il sufllt de
mettre notre chapitre du Spec. perf. en reKard de Taulre version qul
nous est rest«^e de la benediction donnee [>ar saint Fran(;ois a son
^^ premier disciple pour vnir combien il contraste avec elle par sa
Bimplicit^ et remonte a une (^poque plus voisine des fails raconl<^s.
Celte nouvelle version est celle qui traduite en italien est devenue
le sixieme chapitre des Fiorelti. Le compilaleur de la Chronique des
XXIV G(^n(^raux ne sachant passediicider entre les deux, les a incor-
^^ por^es a son (jeuvre k la suile Tune de raulre, sans se prt^occuper des
contradictions qu'il y a enlre elles. Analecta fr. l. III, p. 'cl. (On y
trouve dans les lignes 7 — 29 la version du Spec. perf. ; dans les sui-
vantes la version que j'appelle pour abr(*Kor version des Fioretti).
Cf. Conform. 48 b. 1 ^d. l.MO ; 'i2 b 2 ed. 1513 ; Gl a 2 (>d. 1590. Spec.
35 1&09 85 b— 87 a ; Val. 435*1 82 b —83 b.
La Chronique des Tribulalions (Ms. Laurent. 23 a s : Magliabecchi
119 b s) contient de longs extrails de notre chapilro du Spec. perf.
mais sans indication de sourc(\
1. Sur d'autres letlres de Fran^ois a saiiile Claire voir plus haut
iO chapitre 90.
216 SPECLLUM PERFECTIONIS X, 108
coiitra admonitioncm ipsiiis <»t rontra manilata et con-
silia tilii Dci. El ut oinn«,*m drponeret tristitiam et
doloreiu dixit illi fratri quem ipse miserat : « Vade et
dic sorori Claive (piod deponat oinnem dolorem et tris-
titiam'* quia me modo vid(»re non potest, sed in veritate 5
sciat quod anl(» obitiim suiim tam ipsa quam soron*s sua^
me videhunt et de me pliirimum consolahiintur. »
Factiim est autem quum paulo post mij^rasset de nocte
heatus P^ranciscus venit i\o inane nniversus populus et
clerus civitalis Assisii et tulernnt sanctum corpus ejus lo
de loco uhi [46 h 2' ohierat cum hvmnis et laudibus,
toHentes singiili ramos arhornm et sic portaverunt
illud de vohmtate Domini ad Sanctum Damianuin ul
impleretur serino qiiem dixerat Dominus per beatum
Francisciim ad consohuKhim lilias et anciHas suas. u
Et reinota crate ferrea per (piain communicare sole-
hant et audire v(»rhum D(»i tulerunt fratres sanctum
corpiis de f(M*etro et tenu(»riint ipsiim inter lirachia ad
fenestram per mag^num spatium d(7n(H* domina Clara et
sorores ejus * de ipso sunt consolatap, li(^et essent plena* 20
et alTecta' dolorihus et lacrymis inultis videntes se pri-
vatas consolationihus et adinonitionihus tanti patris ^
a. Mz. 17'*;i <'i \)H*} «>m. con (lH[Mii> dixit iUi frntri : la lacum.' a rte coinbUt*
avfc laide <lii t<'\t«' dos conrt>rm. qui conci.ir<l«* ;iv<»c colui «lc Riccanli l'i07. — 6.
yiz. [It.i vjuitdvm. 25
1. Soun-es vi hisloin» du texle : Mz. ITW '«(*» a 2 — 46 b 2 ; Mz. 98«)
ri5 h 1 s. : CL \U)\. 2(>y7 92 b ; Riccardi 1407 84 b s».
1 Cel. llfi el 117 JF pars, cap. X. Cf. Bon. 219. XV) racontc le.
passa^e du corl»»fire fuii«;'bre a S. Daniien dans des lermes anaio-
gues. 3(
Quniil a la preniiere parlie du recit on comprend tr<>s bien tpie les
hisloriens aienl de tivs bonnc lienre ne^lige dc propos d^liberti toul
ce (lui avait Irail aux rapporls de Franctus el de Claire. tandis qifon
ne voit pas du loul pounpioi un (^'crivain lardif nurait invenl^ lous
ces r«Mils dune suave siiiiplicite. 11 faut remarquer au resle que 3:
sainlc Claire rsl parloul appelee Domina (Uara et non Sancta ou
SPKCULUM PERFECTIOMS X, 109 217
Qualiter prcedixit corpus suum esse honorandum
post mortem '\ Cap. 101).
Quodam die quum jac<M'et iiifirmus in episcopatu
Assisii quidam frater spiritualis dixit (*i cpiasi ludciido
5 et subridendo * : « Quaiitum vcnderes tu Domino om-
ncs saccos '* tuos ? Multi baldacliini ^' et panni de serico
ponentur super hoc corpusciilum [47 a 11 tuum (|uod
modo indutum est sacco. » Tunc eiiim habebat infuhun
eoopertam sacco ^* et etiam induuKmtum dr, sacco.
10 Et respondit l)eatus Francisciis, non ipse sed Spiri-
a. Spec. l.VK) De viiicA »nrfr<t:tlifi »/»»;« fiirrnl Sjtnlinln. Qii:nl;im di»' tfiinni
jaceret tnc. Mz. (>89 post inorloni sninn. — f>. S|»o«'. ir»(»'.» iimitti rntrmto. —
c. Mz. \l'k.i ct 98!J 8nri't8. — tt. Sjmt. \Mi nnilti hlinli iinin rl pnnni. — c.
Hiccardi 1407 e»jli arcva nm isioi hercttnnc ntllc hcnilc citprrtc ili snrrho.
15 Beala Clara cc qui siinirail a prouvoi" (|ii<» oo ri^cil csl aiilrricur a
1255.
Je m'etonnc qirou n'ail janiais son^»' a rapproclnM' lc pa>>a.i(o du
corlcge funcbrc de Franrois a Sainl DaniiiMi (ruiic (Ic-j (.•(''rdMiioriics los
plus caracU^risliqucs (ic la scinainc sainlc a Assisc. Lc vcrulrcdi
20 saint, vcrs six heurcs du nialiii. unc proccssioii .sorl dc la oatln^dralc
S. Ruflno; sur un lit dc paradc drap(^ dc noir c-^t (^lcnduc uiic slaluc cii
bois represcnlanl lc cadavrc dii (ilirist dc j<raiidciir njilurellc. Lc
cortcge s'engouflrre dans lcs rues dc la villc haulc au clianl du VejriUa
regis et fail halte devaiil tous lcs iiionast»Mcs dc f(Mnnics cloilr^^cs.
25 Le Sanlissimo Redentore csl alors cnlcv(^ dc dcssus lc lit cl porlC' par
quatre pr^tres sur unc sortc dc calafahpic a rinU^ricur d(^ la cliapcllc
aussit(M envahic par \n foulc. riK^ grillc soiivrc par rouvcrlurc dc
laquelle on glissc lc crucillc^ jus(pi*aux ^'(mioiix, Ics sanj<lots L'ilalcnt
et Ton entrevoit Ics pauvrcs rccluses vcnaiit uiie a unc couvrir dc
30 fitSvreux balsers le cadavrc dc lcur divin ('poux. ('.clt(^ proccssion
a-t-elle 6t^ le prololypc dii corl(''gc fuiicbn? dc saiiil Fraiicois, oii aii
conlraire en dtjrivc-t-cllc ? J'ai pos('' la (picslion a (pichpic^ doctcs
eccl6siastiques d'Assisc. mais il csl bicii diiruilc dc lui Irouvcr uno
rcJponse salisfaisantc.
218 SPECLLUM PERFECTIONIS XI, 110
lus sanctus por ipsum, et ait eum magno fervore et
la^titia spiritus : « Tu verum dicis rpioniam ita erit **
pro laude el gratiA Dei mei * ^ »
UNDECIIUI CAPITULUI '
DE DIVINA PROVIDENTIA CIRCA IPSUM IN REBUS EXTERIORIBUS &
et primo qualiter Dominus providit f^atribus seden-
tibus ad mensam pauperculam cum medico.
Cap. 110.
Quum esset b(»atus Franciscus apud eremitorium de
Fonte Columbarum, prope Reate, propter infirinitatom to
ocuiorum visitavit eum quadam die medicus oculorum.
Qui (pium stetisset ibi per aliquod spatium et jam
vellet rece<lere, dixit beatus Franciscus uni de sociis
suis : i( Ite el date medico optime comedere. » Respon-
dit ei socius ejus dicens : « Pater, cum verecundiA dici- 15
mus quia tantum pauperes sumus modo quod verecun-
damur invitare ipsum nunc^ ad manducandum. »
Dixit ad socios suos beatus Franciscus : « Modica)
[47 a 2] tidei, nolite facere me amplius dicere. » Et ait
medicus beato Francisco : « Frater, ex quo fratres sunt 20
paupercjs, lil)entius cum ipsis comedere volo. » Erat
eniin ille medicus dives valdeet quum sa^pe invitassent *^
eurn beatus Franciscus (»t socii^ nun(|uam voluit ibi
comedere.
.1, Spoc. 1 .'►()!) r7-.'i/. — h. S|»<*'". 1000 pro laitde ct qlorlik Domini nostri Jesu 25
Cfirisli </j«i rsi In'nc<tirtft8 in Sivcula ssRCulonnn. Amen. — c. Mx. 1743 om.
H7t(icriiiium rnpituluin. — <i. Mz. 989 inoiio. — c. Mz. 980 invitasaet. — f. Mx.
080 aiUI. rju».
1. Sources ol hisloirc du texte : Mz. ITW 46 b 2 s ; Mz. 989 145 b2;
Spcc. 1509 l:U> u ; Cf. liol. 2097 93 a ; Uiccanli 1407 85 a. 30
SPECULUM PERFECTIONIS XI, 111 219
Iverunt ergo fratres et paraverunl mensam el eum
verecundi^ apposuerunt modicum panis et vini et parum
de oleribus quae fecerant pro seipsis. Et sedentibus illis
ad mensam pauperculam quum coepissent" comed(?re
5 ecce pulsatum fuit ostium loci : surgens autem unus ex
fratribus ivit et aperuit ostium ; et ecce aderat qut^dam
mulier apportans vas * magnum plenum pulchro pane et
piscibus et pastillis gammaroruin *^ * et melle et uvis *^
qua» mittebat beato Francisco qutnedain domina uniua
10 castri quod distabat a loco quasi vii milliaribus.
Quibus visis, fratres ** et medicus mirati et gavisi
sunt valde considerantes sanctilatem sancti Francisci
et totum ipsius meritis ascribentes ; et ait medicus ad
fratres : « Fratres mei, nec [47 b 1] vos sicut debetis,
15 nec nos cognoscimus istius hominis sanetitateni ! - »
De pisce quem/ appetebat in inflrmitate su&. Cap
111.
Alio tempore quum graviter esset indrmus in palatio
episcopi Assisii fratres rogabant eum ut comederet, qui
20 respondit : « Non habeo voluntatem comedendi, sed si
a. Mi. 989 sedissent. — h. Mz. 989 cophinum ; Spcc. loOO portuufi ma(jnunt
canistrum. — c. Spec, \hQQ mnstiUis (jysmarorum. — d. Spec. 1.509 juUI. f/iia«i
recentibus. — c. Spcc. \oOO frntrihus.— f. i>pQC. ir»00 De pi.s('ibns fjuihus.
1. D€S pAt^s d'6crevissos.
25 2. Sources et hisloire du lexle: Mz. 17'i3 47 a — 'j7 b 1 : Mz. 989 l'i5
b 2 s. ; Spec. 1509130 b s. ; Cf. Bol. 2697 93 a ; Riccardi 1407 85 b.
2 Cel. 2, 13 raconle ia ni^me hisloire mais eri labri^jBreant dans cer-
tains endroits, en Taliongeant dans d'autres. — Los A('lus in Valle
Reatln^ (Ms. 679 d'Assise 10 a s.) nous en donnent uno vorsion lout a
30 fait ampliflfk;.
220 SPECLLLM PERFECTIONIS XI, 112
haberein de pisce qui vocatur sqiialus** forsitan come-
derem. »
Ei lioc diclo ecce quidam venit apportans canislrum
in quo erant tres magni squali bene parati et cuppi de
gammaris * * quos lihenter comedebat sanctus pater. 5
F]t hoc mittebat sibi frater Gerardus minister Reate-.
El admirantes fratres super divina Providentia lauda-
verunt Dominum qui servo suo providerat de his quae
tunr impossibile eral ^ haberi Assisii quoniam hiems
erat 'K lo
De cibo et panno quos appetebat circa mortem ^K
Cap. 11-2.
(^uumess<^t in li»co Sanct.e Mari«e de Angelis infirmus
ultima iniirmitate (pia sanctus mortuus est quadam die
vocavit socios suos dicens : « Vos scitis qualiter domina 15
[47 b 2] Jacoba de Septem ^ Soliis mihi et nostra? reli-
a. S|HT. j.vrj srnlns. — h. S|kt. 1:»4)'» satll... IV de fjauiatis. — c Mz. 17»3
vyant. — <l. Mz. W.) tnUi. nnniu. — e. Mz. *M) septis.
1. Qurli|iu*s «;oiipl«*s "f] d eon'vis.ses. l,e iikiI italien coppie qui
signKie couples, aura peut-iMre <'*te latinise par fr. Lf^on. niais 20
peut-Olre s'a«:it-il d*une sorle de pAtt^ d'ecrevisses, comme l*a pense
Waddiui^.anii. 1225 n. 13 11. p. ITi, ; Cf. A. SS. oct. II. p. 661.
2. Sur fr. tirrard voyez Arlur, Marlyrol. p. 261 (15 juin). « Arera
ammesso allonline iin certo Accarino signore della Rocca Accarini
cfie si pose nome Illuminato. Costa cio dagli Alli dun processo 2i
intorno atla rotm di lui ec. che ha presso di se in copia legregio
avvorato e Professore Pietro ^fagalotti di Terni. Slalo Gherardo
Prorinviale di Toscana si asserisce dal li. Mansuelo di Casliglione
in nn certi/ivnto del l'J70. Papini, Storla I. p. 121,note6;. Que frere
lliuiiiini' «m'iI ete <laiis le siecle .«ieii^neur de la dite Rocca est prouv*} 30
par plusieurs autrcs doeuiiients des archives de Spolete.
:i. Soun-es et liistoire du te.xte : Mz. 17'i3 47 b 1 : Mz. ^89 146 a 1 s. ;
.<pe<-. I50y 131 a s. : Cf. Hol. 2697 9'i a : Kicoardi 1407 86 a.
SPECULUM PEnFECTIONIS XI, I 12 221
gioni fuil et est fidelis pluriiiuini et ilevota ; et idro eredo
quod pro magnsi gratia et eonsolatione lial»el)it si ei
significaverimus ** statuin incium, et speeialit(»r mittatis*
sibi ut de panno religioso (pii ineolore assimilatur eineri
5 mittat mihi et eiim ipso panno mittat etiam d(j illa eomes-
tione quam in Urbe milii pluries feeit. » Illam autem
eomestionem voeaiit Romani mortariolnm (pi.e fll dc
amygdalis et zueario (»t d(» aliis rebiis ^
Erat enim '' illa d(jinina spiritiialis vald(» S(m1 vidiia de
10 imdioribus (»t ditioribiis totiiis Uoimv, (pia» meritis et pra»-
dieatiom» beati Francisei tantam gratiam est a Domino
(Hmseeuta (piod s(miper pleiia laei vmis et devdtione pra^
amore et dule(*dine (^liristi videbatiir (piasi altera Mag-
dalena.
15 Seripserunt ergo litteram sieiit dixit sanetiis ct
([iiidam frater ibat (|u;er(Mi(l() ali(piem fratnMii (pii
portaret litteram domina.^ pivedietie et slatim piilsatiiin
fnit ad ostium loei. (^)uiimqiie apcniisset ostiiim (piidam
frater, (»cce doinina Jae(d)a aderat (jiia* eiim magna fes-
£0 tinatione venerat ad visitandum IxNitiim b^raneiseuiii.
Quam [48 a 1] quiim (^^gnovissct (piidam cx fratribiis
ivit festinanter ad beatuin Kraneiseiim et ciim magna
betitia nuntiavit ei (pialiter doniina Jaeoba veiierat (b*
R(mia (*uin lilio siio et aliis mnltisad visitandum eiiiii. Et
25 ait : <( (^uid faeiemus, pater? Dimittcmiis ipsam intrare
et v(»nire ad te ? »
IToc autein dixit (piia de voluntate saneti Franeisei
statutuin erat in loeo illo j)ropter magnam lionestatcin (*t
devotionem ejus iit iiiilla nuilicr (l(d)(»ret intrarc illud
30 claiistrum. Et dixit sanelns Kraneiseus : « Non cst obscr-
«1. Mz. 1)8!) el Spor. i:>00 siifnifir;,vryHis. — h. Mi. 'M) mnnttrti.^i. — r. Mz. 081
autein.
1. Les RoiDiiins sont oncoro anjcmnlMnii liv»: iViaFuls (l(^ cvUo piUis-
serie <|u'ils appolleiit mosfarriofi.
222 SPECILIM PERFECTIONIS XI, 112
vaii<lu luvv roiistitiitio iu ista (lomina quam tanta fides
H devotio focit de longinquis partibus liuc venire *. »
Introivit (»rgo ad beatum Franciscum ipsa doniina
sparg(Mis inultas lacrynias eorain ipso. Et mirum rocte*»!
Apportavit eniin pannum mortieinum, id est cinorei
eoloris, pro tuniea et omnia qua^ eontinebantur in litlerd
siHuini (letulit ae si ipsam litteram n^eepisset.
Kt ait IVatrihus di(*ta di^mina : « Fratres mei, dictum
fuit inilii in spiritu * (pniin orarem : Vade et visita pa-
InMu -18 a 2] tuum beatum Franeiseum (*t festina et
noli tardan' (pioniam si multum tardaveris non inve-
nies ipsuni vivum et |H>rta sibi talein pannuin pro tuniea
oi lalt»s rt»s ut faeias *" ei talt^in eom(\slionem, similiter
pro luminaribus magnam (piantitatem eera^ apporta
leeum et <»tiam dt» imvnso. « Iloe auti^m eontinebatur
in littera mittenda pra*t«»r ineensum.
Sieque faetum est ut ille (pii inspiravit regibus ut
ireiit eum muneribus ad lumorandum tllium suum in die"
uativitatis <jus« inspiravit etiam illi nobili et saneta*
di>mina' ut eiim muneribus iivt ad honoraiidum dilee-
tissimum servum suum in iliebus mortis inio ven»* nati-
vitatis ipsius.
Paravit «Tiro illa tlomina eomestionem de qna eujuo-
bal eomedere sanetiis pater simI ipse |>anini oonietiit
quia eontiiiue detieiebat ol pr\q»infpiaLwit ^ morti.
Kivil enim ti«M*i eandelas nuiltas qua^ [Mst ojus mor-
tem ardeiviil eoram sanetissinu» eor|H»ro suo ; do pamii*
auttin ftverunt t'i fratri^s tunioam oiim qua fuit s«'pultu>.
Ipso \ei>^ jussit tVatribus iit ii.>nsuoi\Mil saivuin su|vr
ouiu iu sicuum «S 1« V ot in «xomphini humililatis rt
> ■ . V: ^ ' • ■■. :
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.i.- H v -. ,. V» ^ :^-. ■..-. r .:tT --^ •! -*a\i_~ i .».
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SPECULUM PERFECTIONIS XII, 113 223
dominsD paupertatis et in ill^ hebdoinada qiiA venit
domina Jacoba migravit ad Dominuin pater noster
sanctissimus ^ .
CAPITULUI DUODECIIUI'
5 DE AIORE IPSIUS AD CREATURAS ET CREATURARUI AD IPSUI
et prlmo de amore quem habuit specialiter ad aves
qu8B vocantur alaudse capellatse ^ quia per eas
fiC^irabat bonum ^ religiosum. Cap. 113.
Absorptus totus in aniore l)(4 b(»atus Franeiseus
0 non solum in aniina sua^^jani oinni virtutuin p(»rf(?c-
tione ornata sed in cpialib(^t ereaturi^ bonitat(Mn Dei
perfecte cernebat, propter (piod siugulaii et viseerosa
dileetione ailiciebatur ad ereaturas luaxime ad illas in
quibus aliquid de I)(M) vel aliijuid ad religion^un '* per-
15 tinens figurabat/.
a. Mz. 1743 om. cupitulutn (luodcchuuut. — h. Mz. \1\.\ hnuia!: r;tin'ilul;r ;
Spec. 15(>!) om. capellutn'. — *•. Mz. tWO lulil. ot dcriftfnu. — f/. Sjx-o. l.'>(»!) nn^-
tiriuc sed jsnn cnu» virtutc pcrffrtiouiii oruut:l ft iu ru\ — r.SjnT. \')tY.) rrlufht-
sitatem. — f. Mz. OKD fi<juratuitur.
20 1. Sources et histoiro du le.Klf : Mz. 17'i;J 'iT b 1 — 'i8 b 1. M/. \m
146 a 2 — 146 b 2: Cf. Hol. 2(^7 «yi a ; Hirranli 1407 86 a.
La narration dcs Conform. 240 a 1 rtl. ir^lo ; 215 a 1 s. «mI. I5l.*< ;
315 b 2 ^d. 1590 (ib' UK^nu; 185 a 1 ed. 1510; 165 a 1 M. I5l;i; 2;W b 1 iHI.
1590) donn^e sans indication dc souito i>ai'ail <^lro un abn''i^«' do la
25 legende que les app^mdir.os des Fiorotti nous oiil traiismiso sous sa
forme int«*grale (IV Coiisid. sur \c> sli^matosi nous la Iroiivous avo«-
les m^ines developpomonts dans lo Spoc. d(^ 150*J l:i7 a -1;{8 b. ol
dans le Vat. 4334 58 h—VA) a.
Voir a rappendicela nolo siir la visilo do Jaoiiuoliiio de Sollosoli a
30 Fran<;ois mourant ou est donii(> uii frat^moiit intklil dii Ih^ laudibus do
Bernard de Besse, qui ost raniioau iiilorinediairo de la tradiliou onlro
le Spcc. perf. et les Fiorelti.
224 SPECLLrM PEHFECTIONIS XII, 113
Uiulc \)Viv ciinctis jivihiis diligebat c|iiamdani avicu-
lain (jua' vocatur alauda" et in vulji^ari dicilur lodola^
((tpeUata^ ct dicchat d(» oa : « Soror alauda ^" liabct ca-
putiuin sicut ndigiosi ct est liumilis avis, (juia vadit
libcntcr |)cr viam ad inveniondum sibi alicjua grana.
Et si inv(Micrit '' ca iiiter st(»rcora cxtrahit [48 b 2] ca
et com^Mlit. V(dando laudat Dominum valde suavitcr
sicut l)oni ndigiosi d(»s[)icientes t(»rrena <|uoruin con-
versatio cst sem|)er in ca^lis ct intentio est senij>er ad
]aud(Mn Dei. (^iijus ^ vestimenta assimilantur terra», id
est jjcnna^ ojus, et dat exemj)lum religiosis ut iion deli-
cata et colorata v(»stim(mta liabeant sed vilia j)retio et
colore sicut terra est vilior aliis/ elementis. »
Et cjuia IiiPC coiisid(*rabat iu ij)sis libentissiine eas
videbat'^'. Ideo placuit Domiuo ut ipsa? sanctissimie avi-
cube ostenderent alicjuid signum ain^ctioiiis circa ipsum
in liora mortis ejus. Nain sero diei sabbati j)osl vesj)e-
ras ante noctem cjua migravit ad Dominum magna mul-
titudo hujuscemodi avium cjua» diciintiir alauda* venit
super tectiiiu doinus ubi jac(d)at et volando j)arum n\cie-
bant rotam ad inoduin circuli circa lectum c»t dulciter
cantantes vid(»bantur Dominum collaiidare '.
<"j. Mz. 17'»M luiuin. vi parnim oii roviciii co nioi. inujoiirs lu fnrme Inudn ; Spn*.
l,"»(rt» •>ni, (.0 <]ui Miii jiiMqira vt flirchnt. — li. Mz. U80 /«»/«jrfa. — c. Mz. U80 -Soror
nusiru. — (I. Mz. \1\'.\ incrinret. — f. Sjm.t. 1.'>u9 (^ujua i^entniunUum nssimu"
lntnr. — f. Mz. 17*3 oiii. .'i/iix. — f/. S|M'c. 1000 Liitcutisfiime eas riilehaut |sit'i
idett «yi.s»? nriculn' (tstmuieruut sujiiuui nffortiimis circn ipsuw iu hor:l
uuirtis i'jus Kirnt iu lctfciul:i norii cinitiiivtur ".«'Xplicin.
1. Soiiroes vi hisloire du lcxle : Mz. 17'i3 'i8 b 1 s. : Mz. 989 liO
1) 2 s : Speo. 1509 l.W b s. Cf. Hul. 2(i97 95 a : Riceardi 1407 87 a.
Le< dcrnirres ligries sonl resumees dans Val. 'i35'i 35 b. qui les
nMiiiil aii chapilre suivaiitdu Spec. perf.
Hon. 21'! :\IV) paiie aussi du vol d*aloueUes qui vinl chanlor sur
ie loil d(j la P(»rlioncule, mais il y a dans son recit «luelcpie chose de
plus precis (pie dans C(dui du Spec. i^erf. : le merveilleux s'y aflinue.
Si lon s(* reporleaux lignes par les<juelles ce chapitrese lerniine dans
lc spcculuni de ir>()9 V. note g. on comprendra reinbarrasdanslequel je
SPECULUM PEHFECTIONIS XII, 114 225
Quod volebat suadere ''^ imperatori ut faceret spe-
cialem legem quod in Nativitate Domini homines
bene providerent avibus et bovi et asino et pau-
peribus ^ Cap. ll'i.
> [49 a 1] Nos qiii fuimus cuni beato Francisco ct scrip-
simiis lia?c, testimonium perhibomus qiiod multoties audi-
vimus eum dicentem : « Si locutus fuero imperatori
supplicando et suadendo <licam sibi ^ ut amore Dei et
mei faciat legem specialem quod nullus homo capiat
^ vel occidat sorores alaudas'' nec faciat eis quidquam
mali. Similiter quod omnes potestates civitatum et do-
inini castrorum et villarum teneantur omni anno in die
Nativitatis Domini compellere homines ad projiciendum
de frumento et aliis granis per vias extra civitates et
15 eastra ut habeant ad comedendum sorores alaudtC et
etiam alia? aves in tanta» solemnitatis die, et quod, ob
reverentiam filii Dei qu(?m tali noct(i beatissima Virgo
a. Mz. 989 et Spcc, 1509 snaderi. — //. S|)ec. 1509 bobu8 asiiiis el paupcvihus
H orpfianis ; Hiccardi 1407 Come c voleva consialiare lomperadore r.fie ordi-
0 nasse nna legge per gli ncciegli maxime per Natale. — c. Spec. 1,")09 suppli-
cafm (it suadebo sibi. — d. Mz. 1743 laudas^ ct mutntis niuiandiH partout on ce
moi revioni, la forme lauda au liou dc alando.
/us placi^ par ce sicut in legendd novd coniineinr a uri momciit ou jc
Ji'avais aucun autrc texlc sous lcs ycux. Ccrtes la fraicheur, I'cclat, la
f:>€>«>sic du n'*cit du Spec. pcrf. inc disaicnt asscz que la «5lait rorii?inal
^i «luelesdcux dcrni«>rcs liKiics etaicnt lc rcsumc d'un roplstc prcssc,
fvixi js je craignais quc lcs mcillcurs criliqiics nc Irouvassciil ma mc-
f fjodf^ j)ar trop subjcctivc.
I^H lecon des codcx dc la Mazarinc qui corrcspond tcxlucllcmcnt a
rjr^-^ilf} «lu Riccardi l'i07 m'a ^par^nc ccllcdiflicultc. ct la Irrnii du Spfc.
.i>01^ clevicnt unc preuvc dc plus cn favcur dc rautlicnticilc du SptM-.
^^i^M^f. II cst cn efTet bicn cvidcnt quc lc comfulatcur qui a rcsiimt' lc
#>^^-- pcrf. en renvoyanta la Legenda Sova considcrail son documcnt
^ ■'«1 *ii€j antcrieur a cettc Lege.nda Sova.
226 SPECLLLM PERFECTIONIS XII, 115
Maria inter boveiu Pt asiiium in praesepio reclinavil,
quicunique liabuerit bovem et asiiium teneatur ipsa
noetr» <le bona annona eis optiine providere, similiter
quod in tali die omnes pauperes debeant a divitibus de
bonis eibariis saturari. » 5
Nam beatus Franeiseus [49 a 2] majorem reverentiain
habebat in Nativitate Domini quam in aliis ejus solein-
nitatibus dieens : « Postquam Dominus natus fuit nobis**
oportuit nos salvari. » Pro[)terea volebat quod tali die
omnis christianus in Doinino r»xultaret atque, pro * ejus \o
ainore qui semetipsum nobis donavit, omnes non solum
pauperibus sed etiam animalibus et avibus largiter
providerent *" K
De amore et obedienti& ignis ad ipsum quando fecit
sibi fieri cocturam ^ Cap. 115. i:i
Quum venisset ad eremitorium Fontis Coluinbarum
prope Reate pro cun\ inHrmitatis oculorum ad quam
faciendain'* erat coaclus per obedientiam a domino Os-
tiensi et a fratre llelia generali ministro, quadam die
venit medicus ad ipsum. 2»i
Qui considerans infirmitatem dixit beato Francisco
cpiod volrbat fac(M*e cocturam super maxillam usque ad
II. S|»cr. \oW /'()s/r/Hti»/i Itominm fuit nohiscHm. — h. Mi. (»89 in. — c. Spoc.
l.VKi </uf HrmetipHnm dfilH nohin omnis Itomtt non tantum pauperibM cum
hiluritntc csact lurijnfi scd vt animalihus et avibus. — d. Mz. 989 om. sibi. — 2J
c. Mz. OHU fucicndmn.
1. ^-ioiinfs ot liir^loire dii toxh' : Mz. 17'ia 'i8b2 — 'k\)i\2; Mz. U89
l'i7als; SjHT. l.^oyi.Cias: Cf. Hol. 2r>97 95 b; Uiccardi l'i07 87 b.
Daiis \c Vat. 'i:r)'i 35 b s cv r(>cit lu' fait qiruii avec le rdsuint^ de la
(iii (iu fin-cedciil ct il y fourtiiillc de lapsus. :W
2 iA'.\. A. 128 «•.vpriiiic lcs uu^nifs idccs, iiiais y ruttachc plusieurs
aiilrcs suuvrnirs i.'t rciiiaiiic coiiiplctciiicnt ie stylc.
5
SPECULUM PERFECTIOMS XII, 115 227
superciliiim illius oculi qui erat infirmior altero". Scd
beatus Franciscus iiolobat incipero curam iiisi veniret
frater Helias, quia * dixerat se vello iiiteresse quando
medicus inciperet curam [49 b 1] illam, quia timebat
atque valde grave sibi erat habere tantam*^ solliciludi-
nem de seipso, ideo volebat quod generalis minister
illud faceret fieri totum.
Quum ergo exspectarot ipsum et non veniret propter
multa impediinenta quae habuit, tandem permisit medi-
10 cum agere quod volebat. Et posito ferro in igne pro
coctura fienda, beatus Franciscus volens confortaro
spiritum suum ne pavosceret sic locutus est ad ignem :
« Frater mi, ignis, nobilis et utilis intor alias creaturas,
esto mihi curialis in hac hora quia olim te dilexi et dili-
15 gam amore illius qui creavit te. Deprecor otiam croa-
torem nostrum qui nos creavit ut ita tuum calorem Unu-
peret ut ipsum suslinore valeam. » Et orationo iinita
signavit ignem signo crucis.
Nos vero qui cum ipso eramus tunc fugimus oinnos
20 ox pietate ot compassiono ad ipsum et sohis modicns
cum eo remansit. Facta autem coctura rovorsi sumus
ad ipsum, qui dixit nobis : « PusiHanimos ot modiccO
fidei, quare fugitis ? In veritate dico vobis ([uod noc do-
lorem aliquem nec ignis [49 b 2] calorom sonsi, imo si
25 non est bene coctum adhuc coquat niolius. »
Et inde miratus est vaido modicus dicens : u Fratros
mei, dico vobis quod non solum do ipso ([ui est ita dobi-
lis et infirmus s(?d do (]uolibet fortissimo viro timorom
ne tam magnam cooturam possot pati ; ipso vrro noc so
30 movit nec minimum signum doioris ostendit. »
Oportuit onim <(uo(l omnos vonjo ab auriculu us(juo ad
supercilium incidorontur ot tamon niiiii oi profuit. Siini-
a. RiccarJi 1^7 el quale era piu basso deli allr,}. — h. Mz. 8M) */»(/. — i\ Mx.
089 haherc curam tanlatvtjue.
228 SPECULUM PERFECTIONIS XII, 115
litor alius modicus cumferroignitoambas ejiis auriculas
perforavit ei iiihil ei profuit.
Nec mirum si ignis et alia^ creaturie aliquando obe-
diebant ei et venerabantur ipsum, nam sicut nos qui
cum illo fuimus sa?pissime vidimus**, ipse tantuin aflicie-
batur ad eas et in eis tantum delectabatur et circa ipsas
tanta pietate et compassione movebatur spiritus ejus
quod nolebat eas videre inhoneste tractari et ita cum
eis loquebatur tetitia interiori et exteriori ac si essent
rationales,uude ilh\ occasione saiipe rapiebatur in Deuni^
.». Mz. 17'»3 luld. qHod.
1. Sourccs et histoirc du lextc : Mz. 1743 'jO a 2 — VJ b2 ; Mz. 989
147*12— 147b2: Cf. Bol.2697 96a; Riccardi 1407 88 a.
Cettc fois lc Speculuui de 1509 nous donne unc sortc de resume,
plutot quc la rcproduction de ce rdcit. En voici les premii>res lig^nes:
Qnum beatus Franriscus maneret apud eremitorium Fontis Colum-
ttnrum coactus fnit a domino Ostiense et a fratre Ilelid generali mi-
nistro per obedientiam ut de infirmitate oculorum facerel curari
(l:J4b sl.
Dans 2 Cel. 3, 102. le stylc cst transform(5 et lc narratcur a ajoule
ra ct la quelqucs details dcstines a alfirmcr lc c6U'. miraculeux. Par
contre, ii a supprime les deux phrases par lesquclles lcs autcurs du
Spee. perf. se donnaient comme temoins oculaires ainsi quc le nom
de frere Elie. La simple mention dc cclui-ci suflirait a prouvcr que
le Spec. perf. esl anlerieur a rcxcomnmnication de celui-ci, c*esl-a-
dire a 12.39, mais il est plus naturcl encore dc supposer qu'il remonle
au-dela de cetle dale, ii une 6poque oi\ la lultc cntre lc parti d'EIie
et celui des Observants en elait encorc a ses debuts, a un moment ou
frere Leon »rt ses amis voyaicnt sans doutc en lui un adversaire.
mais pas encore le mauvais genie de Tordre et rAntcchrist de saint
Franrois. II faut rapprocher ce chapilre de 1 Ccl. 98 (II pars,cai>. ^^ '•
Tandis que ce derniera peut-6trecxa^(3re un peu ramili<}de Franccus
pour Elie, le Spec. perf. donnc le fait, mais semble chcrcher a en-
trouvrir la porte a des inlerprelations peu bicnveillantes.
Hon. 67 et 68 (V) copie 2 Cel. 3. I02qu'il abrege legerement. Enlln les
Aclus Heatini combinent tous Ics recils prt^cedents en unc longue
narralion Ms. 679 dWssise l.^ia — 16 a).
SPECULLM PERFECTIONIS XII, 116 229
io
Quod noluit exsting^ere nec permittere exstingui
ignem qui com- [ 50 a 1] burebat brachas suas.
Cap. 116.
Intei* oiniies creaiuras inferiores et insensil)iles sin-
gulariter aHiciebatur ad ignem propter pulchritudinem
et utilitatem ejus, propter quod nuiupiam voluit illius
olTiciuin impedire.
Nam quadam vice, quum sederet juxta ignein, ipso
nesciente, ignis invasit pannos ejus de lino siv(?'* bra-
chas juxta genu, quuiiu[ue sentiret calorein ejus* nole-
bat ipsum exstinguere. Socius aulem ejus videns comburi
pannos ejus cucurrit ad eum volens exstinguere ignem,
ipse vero prohibuit ei dicens : « Noli, frater carissime,
noli male facere igni ! » Et ?>ic nuUo modo voluit (jiiod
>5 exstiiigueret ipsum.
Ille vero festinanter ivit ad fratrem (jui erat guar-
dianus ipsius et duxit eum ad beatum Franciscum et
statim contra voluntatem b(»ati Francisci (»xstinxit ignem.
Unde quaciimque necessitate urgente numjuam voluit
20 exstinguere ignem vel lampadem vel candelam **, tanta
pietate movebatur ad ipsuin.
Xolebat etiam quod frater i)rojicer(»l ignem vel lignum
furnigantem de loco ad locuin sicut solet fieri s(m1 vole-
bat ut plane |)oneret ij^sum in terra ob [.^0 a 2] rev(M'en-
; tiam illius cujus est creatura *.
a. Spec. l.^iOO um. pnnnos vjns dc lino sive. — b. Mz. 08!) l'1 Sp»'c. 150'.) iijnis,^
c. Spec. 1509 oin. cv qiii s.uii jiisqna vcl liijnum fnmiijnnteni.
1. Sources et liistoire du te.xlc : Mz. 174:WiO b 2 — :)0 a2; Mz. 989
147 b 2; Spec. 1509 135 a; Cf. Dol. 2f>97 90 a; Riccardi ri07 88 a.
Que ce pilloresque nioreeau ait ('le rapideineul elimine de ia legende
fr«nciscaine n elonnera sans doute aucun lecleur.
Les Aclus neatini runinsent au cliapilre preced»Mit (Ms. G79 dAssise
16 a).
230 SPECULUM PERFECTIOMS XIT, 117
Quod nunquam ^ voluit portare unam pellem quia
non permisit eam comburi \ Cap. 117.
Quiim facerot (|ua(iragesimam in monle Alvernia»,
quadam die socius cjus, liora comestionis, paravit ignem
in cella ubi comedebat, et igne accenso ivit pro sancto*"
Francisco ad aliam cellam ubi orabat portans secum
missale ut legeret sibi evangelium illius diei, nam vole-
bat Sfiinper audire evangelium quod in missA legebatur
illo diepriusquam comederet, quando non poterat audire
missam ^
Quumque venisset ad cellam illarn causa comedendi
ubi erat ignis accensus, ecce jam flamma ignis ascen-
derat uscjue ad tectum cellee et ipsam comburebat ; so-
cius autem sicut ])oterat ccvpit ignem exstinguere sed
non poterat solus. Beatus vero Franciscus noluit ^
juvare ipsum sed tulit (luamdam pellem quam tenebat
de nocte ^" super se et ivit cum ipsa in-^ sylvam.
Fratr(»s autem d(j loco qui manebant longe ab illa
cella, ut sens(»runt quod (^dla comburebatur statim ve-
nerunt et [50 b 1] exstinxerunt ignem. Postea^ r(nersus
est b. Franciscus ad comedendum et post comestionem
dixit socio suo : « Istam jjellein nolo amodo habere su-
per me (pioniam propter avaritiam meam nolui quod
frater ignis comederet (»am'-. »
€i. Sptrr. 1.^00 oin. imnimnm. — h. Mz, 080 <*i Spcc. I.^jdO atUl afi ii/nc. — c. Mz.
980 pro hcnlo; Spec. 1500 u heutit. — d. Mz. 080 ot Spec. 1309 nolebat. — e.
Spec. ir»()0 oiii. de nocte. — /. Mz. 980 nd. — j/. Mz. 080 udd. vero.
1. Siir ceUe liabilude de Fraiu^ois <Ie se faire lire revangile du jour
\oir plus liaut chap. 87 p. 17:) iiote 2.
2. Sources et liisloire du te.xte : Mz. 17'j3 50a2 s: Mz. 989 147 b 2 s;
Spcc. 1509 Vron s; Cf. noI.2G97 97 b ; Hiccardi 1407 89 a.
yalvalore Vitale (Monte Seralico della Verna, in 4* de 318 p. Flo-
SPECULUM PEHFECTIONIS XII, 118 231
De sing^lari amore quem habuit ad aquam et petras
et ligna et flores. Cap. 1 18.
Post ignem siiigularitor diligobat aqiiam per quam*
(iguratur sancta pa.^nitonlia et tribulatio cjuibus sordes
5 anima^ abhmntur, et quia prima ablutio aninue fit per
aquarn baptismi'^. Vnde quando lavabat sibi manus eli-
gebat ^ talem locum ut aqua qua» cadebat non concul-
caretur pedibus. Sup(?r petras etiam quum ambularet
nim magno tremorc» (»t reverentia ambulabat amore
10 illius qui dicitur petra unde quando dicebat ilhid psalmi:
/// petrd exaltasli me\ dic(^bat ex magna reverentiA
et devotione ^' : « Subtus pcMlem petne exaltasti m(j. »
Fratri etiam qui faciebat et parabat ^ Hgna pro igne
dicebat ut numpiam totam arborem incideret ut tahs
15 arboris semper/ alicpia pars remaneret int(.»gra amore
a. S|w<'. 1509 aquam. — h. Spec. IfKK) hnpimmnlis. — r. Mz. i»Ht) cletfvhut. —
(1. Spcc. li>Oi» om. cc qui siiii jusqua frutri, — c. Spcc. \'A}'^ opcrnhatnr. — f. Leron
du Mz. 980. Mz. 1753 ei Spec. !.*»()!» inruteret tnles fSpec. tnlitert ,'jr6o>v'« */«od
sempvr.
20 rcnce, 1628) fail suivre cv r(''cil de quelcnics nrfhvxions curieuses: //
Fioretto dice che questa cella scrrira per fare il fuoco e per mangiare.
Ma mi dirai clte mentre clie la pelficia con che si copriva la notle era
in questa cella, segno era che quiri dormisse, e cosi era sua cella
ancora. La pelliccia lui la mclteva qua per esser dove si facea fuoco,
i perche stesse asciutta e perche si scuotesse at fuoco pe.r ti animalefti
fcome pidocchi e similii che in detta pefliccin spesso erano... motle
voUe il Compagno def Saulo la porlava tii per netarta e spidoc-
chiarla... Spidocchiarta, dissi che non era it /*adre sera/ico nemico
iii pidocchi, anzi glhaveva addosso e glhaveva per honore e gtoria
/e non si sa che lAngelo ti disse che facesse la scotola af fuoco, per-
c/ie haveva stimofo dammazzarfi ?/ portar quetfe perfe cefesti nel
sno haftito (Loc. cil. p. TiO.;
1. V». 61. 3 (Vulg. 60, 3) : A fitntms ternt ad lc vfamari, dum anjria-
retur cor meum, in petrd e.raftasti me.
232 SPECULLM PERFECTIOMS XII, 118
illiiis qui [50 b 2j salutoin nostram in ligno crucis vo-
luit opcrari.
Siiniliter otiam fratri qui facicbat hortum dicebat ut
non lotam tciTam coloret sohimmodo** pro herbis co-
mostibilibiis, sod a!i({uam partom torriv dimittoret ut 5
produc(irot horbas virentos qua» t(Miiporibus suis pro-
<hicoront fratros* lloros am(u*e illius (jui dicitur flos
campi et lilium convallium *.
Imo (hcobat quod frater hortulanus'' doberet facere
semper'' puhdirum horticellum ex aHqua parte horti po- lo
nens et plantans ibi de omnibus odoriferis herbis et de
omnibus h(M*bis^ qute producunt puh*hros flores ut
temporo suo invitarent hominos ad hiudom (jui illas
herbas et illos llores inspicerent/. Omnis eniin creatura
dicit (^t clamat : « Deus me fecit propter te, homo. » 15
Uiide nos (pii cum eo fuimus in tantuin videbamus
ipsum intorius (»t oxterius liotari quasi in omnibus crea-
turis (piod ipsas tangoiuh) V(d videndo non in terra sed
in cado ojiis s[»iritus vi<hd)atur. Et propter multas con-
solationos quas habuit et habebat in creaturis paruni 20
ante obitum suum composuit quasdam Laudes Domiiii
de (rn^ituris ^' suis ad incitandum corda audientium
[51 a 1] oas ad hiu<h»m D(*i et ut ipse Dominus in crea-
turis suis ab hominibus lau(hiretur '^
.1. Spoc. ir»09 iiisi. — h. SptM*. 1509 /"raf »'i/>jf«. — o. Mz. ^JHO hortolnmis. — d. 25
Mz. 980 <»m. seinpcr. — <*. Mz. 989 om. vt df fminihiis herbifi. — f. Spec. l.'j()9
erourio aiiisi la phruso : pnHlurnnl pnlr.hros Pores nl fralrvs co8 inspicervnt.
— f/. S|M'«\ I.'»(.>9 om. toiil rr rmi suil.
1. Ganl 2, 1 : I{go flos campi el lUium vonraUium.
2. SouriTj; cl histoire du b^vte : Mz. 17'i3 50 h 1 — 51 a 1 ; Mz. 98*^ 148 30
a 1 s ; Spec. \:m 1;J5 b s : Cf. Hol. 2fiy7 97 h ; Hiccardi VtOl 89 b.
2 Cel. :i. lo2 repreu<l les nif^nu^s id<^es uiais en ternies tout diffc^renls.
1 Cel. 80—82 les a aussi expriunies fl pars. cap. XXIX) Cf. Hon. 109
(VIII ; I2:{ IX..
SPECULUM PKRFECTIONIS XII, 119 23.'^
Qualiter commendabat '' solem et ignem prse aliis
creaturis. Cap. 119.
Prae omiiibus ertN^ituris ratioue carentibus soleui et
ignem affectuosius ililigebat, dicebat euim : « lu^ niaue
5 quum oritur sol oinnis liomo deberel*^ laudare Deum ^
qui creavit ipsum pro utilitatf» uostra *" quia prr ipsum
oculi nostri illuminantur/ de die; iu s(;ro enim, quum
fit nox, omnis homo deberet laudare proptiM* fratrem
ignem, <[uia per ipsum oeuli uostri de uoeto illuminau-
to tur, nam omues sumus quasi^' caM-i «'t Dominus p(»r
istos duos fratres nosti'os oculos nostros illuminat ; et
ideo specialiter de liis et aliis creaturis (piibus quoti-
die utimur d(»bemus ipsum creatorem landare. (hiod (»t
ipse fecit semper uscjut» ad diem mortis.
t5 Imo quando magna gravabatur inlirmitate ipse inci-
piebatcantare^ Laudes Domini (juas fecerat decn?aturis
et postea faciebat socios suos cantare ut iu considtMa-
tione laudis Domini oblivisceretur dolorum et infirmita-
tum suarum acerbitatem ^ .
20 Et quia considerabat et dicebat quod sol (»st^ pulclirior
aliis creaturis et magis assimilatur'' Domino nostro et in
scriptur^ ipse Dominus [51 a 2] vocatur scyl justitiie^
ideo ' imponens nomen illis^" Laudibus quas fecit de
23
a. Spec. 1509 commendat. — b. Mz. 1743 Ih'. — c. Mz. \m dehrt. — ./. Sp<^r.
1509 add. propter frntrem meinii solem. — e. SptM', l.>()<> ip.sujn pntpter
ntilitatcm noatram. — /. .Mz. 1743 oni. ce qiii suit jiisqiia mim (nuucs; Sp«.'c.
oin. jii8qua quia per ipsum. Lo loxie h «'•ic conipieii' dapres Mz. W{\. — r/. Spec.
1509 om. qunsi. — /i. Spec. 1509 om. cimtnre. — i. Spet:. 1509 ;uerhitiilum.
— j. Mz. 1743 aolem pulchrior... nssiinilnri. — U. Spec l.'>09 potcsl nssimHnri.
— /. Spcc. ir)09 »0«. — iu. Spec. 1509 i//i»(.*5.
1. Mal. 4, 2. (Jrielur voOis fimentibus nomen metun sol Juslili.v el
sanilas in pennis ejus.
^
234 SPECILUM PERFECTIOMS XII, 120
croaturis Domiiii, quaiulo scilicet Doininus ccrtificavit
cuiii " ile r^^no suo, voeavit eas* Canlicum fratris
solis ^
Hsec est laus de creaturis quam fecit quando Domi-
nus certificavit enm de regno suo. C'i»p. 120.
Altissiinu *, oniii]>otente, bon Sijjrnore
tuesonole Iau<le,Ia gloria eHionore et onne benedictione
Acl te solo, Altissimo, se Konfano.
et niillii Iiomo ene dignu te mentovare
Laudato sie, Misijjcnore, cum tucte le tue creature lo
spetialmente inessor lo frate sole
\o (pialr iorno (*t aliumini noi per Ini
;i. S|H**'. \'*)0 4iuiis fvrit rit-ntnris /#<v» fcihrvt rntifirnrit t'e retjno imo. —
6. Mr. WJ vatn.
1. .^uunes v{ liisloiro «lu li xle : Mz. ITVJ 51 a 1 s : Mz. 989 148 a 2 s : \b
Sp»-.'. KV»*» 1 tfi a >: Cf. Hiil. 2697 y«a : RiocanU 1407 90 a.
Lo Vat. W:»'i 2H a <, ilonno aus>i oo reoit inais on lermes quelque
pou ilitTt-ronl.«i ot io rt»lio a colui quo nous avons vu plus haut Spec.
porf. liK» Vuir aussi oliap. 120.
2. Vi»ir lo- ohap. UW ol 119. II a semble preferable de «lonner ci- 20
apr«'s lo lo\Ie do co faineux oanliqiie dapros celui des manuscrits qui
o<l MirtMiionl lo pius anoien. jo voux parlor du oikIox 338 des Archives
<lu >aon» Coiivonlo d'Assiso. J'ai fait pliolocrapliier les folios 22 a —
2:{ a Mi a- 3i a <ur Irsqiiols il se trouve el celle pholo^rapliie exac-
toment do la nit^iiio i;randour ipie rorii^inal a ete fort bien reproduite 2S
dan> rAroliivio [lalootfratioo ilalianc» diriee par M. le Prof. Krne^iito
Monaci fasrioulo VII du t. I, planohes 77-79. iif Ehrle. Archiv fur
IJloratur iind Kirolionirosoliiolito I. I. p. 484. I.e cantique y est pre-
codo di' la nibriqiir : Inripiuntur sic laudrs creafurarnm qmas fecit
teatus Franrisras atl taudem ei ttonorem ffei qunm esset infirmas 30
apud Sanrtum /Pamianum.
Pour la Iraiisoription du loxle on a ooinme dans le resle de Tou-
vra&ro ini^ los majusoiilos rt ajouto la ponotuation : on est de plus
allo a la liiriir rlia«|uo ft^i> t|uo lo iiianuSi.Tit uvuit un point.
SPECULUM PERFECTIONIS XII, 120 235
Et ellu ebellu eradiante cum graiule splendore
de te, Altissimo, porta significatione.
Laudato si, Misignore, per sora luna ele stelle
in celu lai formate clarite et pretiose et belle.
5 Laudato si, Misignore, per frate vento
et per aere et nubilo et sereno et onne tempo,
per lo quale a le tue creature dai sustcmtamento.
Laudato si, Misignore, per sor aqua,
la quale e multo utile et humile et preliosa et casta.
10 Laudato si, [51 b 1] Misignore, per frate focu,
per loquale ennallumini la nocte
edello ebello et iocundo et robustoso et forte.
Laudato si, Misignore, per sora nostra matre terra
la quale ne sustenta et governa
15 et produce diversi frucli con coloriti flori et herba.
Laudato si, Misignore, per quelli ke perdonano per lo
et sostengo infirmitate et tribulatione [tuo amore
beati quelli kel sosterrano in pace
ka da te, Altissimo, sirano incoronati.
20 Laudato si, Misignore, per sora nostra morte corporale
da la quale nullu homo vivente poskappare
guai acquelli ke morrano ne le peccata mortali
Beati quelli ke trovarane le tue sanctissime voluntati
ka la morte secunda nol farra male.
25 Laudate et benedicete Misignore et rengratiate
et serviateli cum grande humilitate^
1. Voir k rappendice Telude sp^ciale de ce chapilre.
236 SPECULUM PEHFECTIONIS XIII, 121
CAPITULUI TERTIUI DECIIUI '
DE ■ORTE IPSIUS ET LiETITIA QUAM OSTENDIT QUANDO SCIVIT PRO
CERTO SE ESSE ■ORTI PROPINQUUM
et primo qualiter respondit ft*atri Helise arguenti
ipsum de tant& l8etiti& quam ostendebat. Cap. 1*21.
[51 b 2] Dum* in palatio opiscopatils Assisii jacerot
iniiriiius et plus solito videretur aggravata nianus Do-
mini su[)(>r oum, timons populus Assisii si de nocte
moreretur ne fratres tollertmt'' sanctum corpus ejus et
ipsum (leferrent '' ad aliam civitatem, constituerunt ut
qualibet nocte extra inurum palatii in circuitu custodi-
retur ab hominibus diligenter.
Ipseaut(Mn'' pater sanctissimus ad consolandum spi-
ritum suum ne deficeret aliquando ex vebementia dolo-
rum quibus (MHitinue aHIig(d)atur sa*p(» in die faciebat
Laud(»s Domiiii a sociis suis decanlari ; hoc (^tiam faci(»-
bat in nocte ad aMlilicationem (?t C(^nsolationem sa*-
cularium illorum qui propter ij)sum extra palatiuin
vigilabant.
G()nsi(l(;rans autem frater Helias quod b(»atus Fran-
ciscus in tanta a^gritudine ita se confortaret in Doinino
et gauderet dixil ad eum : i( CarissiuK^ pater/, de (unni
la>titia (|uam pro te et sociis tuis in tua infirmitate osten-
dis sum valde consoiatus (»t a»difi(»atus sed licet« bomi-
nes liujus [?>2 a V civitatis te venerentur [)ro sancto
tamen (|uia crcdunt iirmit(M' [)ro|)ter hanc iniirmitatem
;i. Mz. ITt^ f»ni. ('niiHnlmn Ifrlium (ierimuin. — h. Mz. *tM'J ijnuni. —
c. Spec. ir»()'j om. tnUfrcnt.... oi (»lus loin vt ipsnm. — <f. Mz. 1743 (ii*fovrt.'rrnt.
— e. Mz. 0»0 enim.— f. Mz. 1»8'J vi Spt^c. i:»0'.> fruter. — <j. Siu-o. 1500 liret dc
hnjnsmodi Iiomines riritutis rererentnr.
SPECILUM PERFECTIOMS XIII, 121 237
tuam incurabilem ** te iii proximo moriturum, audiontos
hujusmodi Laudes canlari die noctu(|ue possent dicere
intra se: « Quomodo hic lantam hetiliam ostendii cpii
est prope mortem, deberet enim cogitare da morte. »
5 Dixit ad eum beatus Franciscus : « Recordaris quum*
apud Fulginium*^ visionem vidisti et dixisti'' inihi quod
quidam tibi dixerat quod non deberem vivere nisi duo-
bus annis? Antequam illam visionem videres per gratiaui
Dei qui omne bonum suggerit cordi et ponit in ore suo-
10 rum fidelium soepe in die ac nocte considerabam ** fin(;m
meum. Sed ab iM hora qua visionem vidisti fui magis
sollicitus considerare quotidie diem mortis. » Et sta-
tim ait cum magno fervore spiritus : « Dimitte, frater,
me gaudere in Domino et in hiudibus ejus et in infir-
15 mitatibus meis quoniam gratia Spiritus sancti coope-
rante ita^ sum unitus et conjunctus cum Domino meo^
cjuod per misericordiam suam beno possuin in ipso'^
altissimo jocundari*. w
25
a. Mi. 1743 mirnbilem. — h. Spec. 1 j(>9 '/itoc/. — c. Spoc. 1500 Fulijinum. —
20 *'• Spec. i509 dLxit. — e. Spec. loOU desideriihnm. — f. Mz. 1743 ora. ita. — f/.
Mz. 1713 adtl. et. — h. Spec. I.y)0 per (inttinm sunm hem^ jttts.sum rmn ipsn.
1. Sources et histoirc du texte : Mz. 17'i3 51 b 1 —52 a 1 ; Mz. 089-
149 a 2 s; Spec. 1509 13(ih s; Cf. Bol. 2«97 99 a ; Hiccardi 1407 90 a.
2 Cel. 3. l;i9 r(5sume tout ceci eii quehiues lignes quori trouvera en
note au chapitre suivaut.
Par conlre t(»ut le chapitre a parlir <les paroles dc frere Elie se
Irouve te-xluelleuient reproduil niais sans iudiratiou de source dans
les Conforni. 2:59 b 1 s ed. 1510; 214 b 2 ed. 1513 ; 315 a 2 ed. 1590.
La vision que fr. Kli<' aurail eue a loliKuo est racnnlee avec plus
30 <Ie details dans 1 Cel. 109 {II pars. cap. VIIF}. Celano raconte lui
aussi cclte vision au nionieid ou il va parler de la joie de Franrois
devant la inort et de son desir denlendre sans cesse chanler le can-
lique du soleil. I/associalion de ces idees ou plulol des fails a-t-elle
pu se faire identiquemenl dans 1 Cel. et daiis le Si)ec. perf. diine
35 rnanierc forluite. ou faut-il penser (pie c'e>t la une Irace de la lecluro
que Thonias de Celano fit de r«i'uvre de fivre L«'on avaiit de coiiipo-
ser sa propre legende ?
La 4* Considt^ration sur les ^tigniates (Appeiidiie au texle ilalien
238 srECLLUM pekfectionis XIII, 122
Qualiter induxit medicum ad 'Jy2 a 2] dicendum sibi
quantum poterat vivere. Cap. 1'2*2.
In tlichus illis visilavil (»um in palatio oodem quidam
modicus dc Arelio*' nomine Bonus Johanncs * qui erat
valdtj familiaris bealo Francisco ; ot interrogavit eum
Ixsitus Franciscus dicens*: « Quid tibi videtur, hom-
hemgnate sic}'*, do liac mea infirmitate hydropisis ? »
Non enim voluit eum vocare proprio nomine*' quia nun-
(juam voh^bat aliqu(Mn nominare qui vocaretur bonus
proptc»r nnerentiam Domini qui dixit*": Nemo boniis
nisi soliis Deiisf-. Similiter nec patrem nec magis-
a. Spcr. 100!) Arcno. Rirranli li07 um cvrto medico da liczo chiamnto pcr
miiiie linomffioviinni. — />. Spcc. l.jOO Finiate de hac mcA infinnHitle i/dro-
pici dirus mihi qunntum potero viverc non cnnn voluit, clc.... — r. Mi. 1*89
JicnifjhciKjnatc ; lUcrardi 1107 O Arctino. Lt» Ms. de Spollo sc lire de la difflcultc'
qui* pn'sonu> ce niot on lomiMtaut, re qui fait qiie la phrase qui suit non enim
coh'bnt cum vocare firoprio lumiinc n"a plns <le sens. — d. Mz. 1743 et {^
priino (daus W.i oupourrait lire au.ssi proprio) nominc suo. — e. Spec. K»09
(nii. tout ce qui nuit jusqua Kl jtatrem nolitc. — f. Mz. 1743 add. btjnus.
iU'< rioreUi) nMiianit» ce rccit ou elle supprimc le noin de frere Elie.
KIlc expiique au surpius ie fail du Iransporl de Fran^^ois a la Por-
lioncuie par le desir qu'on aurait eu de nepasconlinucr A scandaliser
ies f^en^ (rAssise par des clianls continuels (I-M. Anioni, p. 2W:
e<l. Cesari p. 127.) \iV texte original latin de ce passage des Fioretli
sr trouve ypec. 15()y \'u a s ; et dans Vat. '»354 58 b.
1. M. ie I)'' Hournet qui Irouva ce recil dans ie Spccuiuni de 1752
eul la bonne idee de vouloir en verilier re.xaclilude el iU a Arezzo
une vt^rilable enquOle pour relroiiver les traces <lu ni6dccin dont il
(;st question ici.
Les archives communales ne purent t^lre d'aucune ulilite oarelles
n«^ conmiencenl qu a 1385. Par conlre sur les registres du monast»'re
d»' S. Flora e Lncilla exi^te un acle de 1220 r«Mlige a Cortone ou
pjirait commr ttrmoin Ma^fistiM* Joliannes medicus. V. D' A. Hournel
>^. Francois d'Assise, eludr sociale et me«licaie (dans la Dibliotlieque
<b' psyrhologie normale »?t f)atliolov:ique< in 8' de 200 p. Parls et Lyon
<. d. 'I8*.I3; p. 125 Cf. I. Della (liovaniia. .\iicora di 8. Francesco p. 25-28.
2. Matth. ly, 17: Marc 10, 18.
SPECULUM PEUFKCTIOMS XIII, 122 239
*
Iriim volebal aliquc™ vocare vel in lilteris suis scribere
propter revereiiliain Dornini qui dixit : Et patreiu iio-
lite vocare vobis siiper terraiu uec voceiuiui luagis-
tri, etc^
5 Et ait illi medicus : w Frater, bene tibi erit per gra-
tiam Dei. » Iteruin" sibi dixit beatus Franciscus * :
tt Dic mihi veritatem. Quid tibi videtur? Noli timere
quoniam per gratiam Dei inei non sum corcuUis ut mor-
tem timeam*, nam cooperante gratia Spiritiis sancti ita
10 sum unitus cum Domino meo quod de morte et vita
aequaiiter sum contentus. »
Dixit ergo [52 b 1] ei medicus : « Manifeste, pater,
secundum physicam nostram infirmitas tua est incu-
rabilis et credo quod aut in fine mensis septembris aut
li quarto nonas octobris morieris. »
Tunc beatus Franciscus jacens in lecto cum magna*'
devotione et reverentia expandit manus ad Dominum et
cum magna la^titiiJi mentis et corporis dixit : « Bene
veniat soror mea mors''*^! »
o
30
20 a. Spec. 1509 oin. xtcrnm. — b. Spcn. 1500 oni. cc «jiii .suii jiisqu'a no)i mm
corcidus. — c. Mz. 980 oi Spco. 1500 maximii. — d. RiccHnli 1400 Bcmmccemjlui
/a mia sirocchla inortc; Spec. 1509 ajouie ici le resuine ilu chapitre suivant I\t
itenim cum maipio fervorc spiritus luuduvit Domitmm ct dixil : « i-Jrf/o si
placet Domino ut dcbeam cito mori. Dixit ruidam frntri nt corarct frntrcm
-^ Angelum et Leonem ut cantcnt mifii de sorore morte. Dum venisscnt dno
fratres coram ipso pleni tristititl et dolore cum multis lacrymis carU-irc-
runt Canticum fratis solis ct aliarum creatnrarum Domini quod fccerat ipsc
aanctus Francisrus. Kt tunc ante ultimnm rcrsum ipsius rantici addidit
aliquos versus de sororc mortc diccns -. Landato si, mio signorc, pcr nostra
sora morte rorpora/c.
1. MaUh. 23. \).
2. Lo te.\lc (le ce cluipilre piiblie trapivs le Ms. de Sp<'llo (V. rliap.
100 p. 108. nole 1,.. est un peii pliis bref. .\oU firnerc (juia per grafiam
Dei mori non fimeo, nam... I)e iiieme plus liaut 11 avail (lil. (Juid
3S lU)i videlnr de hac med...
3. Sources ct hisloin? du lexle: Mz. 17'i3 52 a 1 —52 b 1 ; Mz. 9M) IVJ
bls: Spt^c. 1509 l:<9as; Cf. Hol. 2J)97 loo a ; liieeanli l'i07 91 b.
2 Cel. 3, 139 njsunie les Irois cliafjitres 121, 122 et 12;i dc la facon
.suivante ; Proinde paucos dies qui usque ad transitum ejus reslabant
240 SPECILIM PERFECTIONIS XIII, 123
Quod statim qaum audivit se cito moriturum fecit
sibi cantari laudes quas fecerat. Cap. 123.
Post biiH* ([iiidain frater dixil ei : « Pater, vita et eoii-
versatio tiia fuit et est lumen vl speculum non solum
fratribus tuis sed etiam toti Eeelesife** et illud id(»ni erit 5
mors tua, et lieet fratribus tuis et mullis aliis mors tua
sit materia tristitia^ et doloris, tibi taimMi erit consola-
tio (.»t ^audium infinitum, transibis enim de magno
labore ad maximam recjuiem, (b? multis doloribus et
tentatitmibus ad pacem cPtcrnam, de paupertate tempo- lo
rali* (|uam dilexisti et perfecte servasti [52 b 2] ad veras
divitias infinitas et de ipsa morte temporali ad perpe-
tuam vitam ubi videbis facie ad faciem Dominum Deum
tuum ([uem in hoc sa^culo cum tanto fervore amoris et
desiderii dilexisti. » 15
Et hiis dictis manif(?ste dixit ei : « Pater scias iii ve-
ritate cjuckI nisi Dominus mitteret tibi de CcT?1o m^^dici-
a. Mz. 17i.'{ orii. vt illitd idein erit inors tua. — h. Mz. WJ oin. tcmporali.
ejrpendil in landem, socios suos ralde (lilectos secuni Christum
landnre insfifnens. Inviinbat omnes creaturas ad landem Dei, el per
verf)a qnadam qux olim composuerat, ipse eas ad dii'inum horiabatur
aniorem. narn ef morteni ipsam cunctis terribilem et exosam horta-
f)afur ad landem, eiqne t.rtus occnrTens ad sunm inritabat hospitium:
(( Itene reniaf, inqnif, soror niea mors. « Ad medicum autem audacter:
« Frafer medice, pronostica morteni qux mihi erif Janua rita\ « Ms.
m\ (rAssise p. 00.
Malt^r»' la l)[i«>vol(' relativc do ce niorceau par rapport a celui du
Spcc. pcrf. il csl bicn clair que celui-ci n csl pas unc nmplincation.
Les mots janna vif.r constituenl au contraire une amplification
infensire bien caractcris»**e du Spec. i>erf.
I.cs ('onforniitcs abn>gcnt un peu ce recit tout en cons^ervant les
exi»rcssion^ do loriginal : 2.S0 b 2 ed. 1.^>I0 ; 21 'i b 2 s ed. 1513 : :m a 2
cd. I.VJO.
i
SPECULUM PERFECTIONIS XIII, 123 241
nam suam, ineurabilis est iniirinitas tua etparum vivere
debes amodo sicut jam medici dixerunt. Hoc autem dixi
ad eonrortandum spirituin tuuin ut seinper in Domino
gaudeas interius et exterius *, ita quod fratres tui et alii
qui visitant te inveniant t(? gaudeutem in Domino semper
et ut ipsis hoc videntibus et aliis audientibus post mor-
tem tuam sit memoriale pcrpetuum mors tua sicut fuit
et erit semper vita et conversatio tua. »
Tunc beatus Franciscus licet esset inlirmitatibus *
plus solito pnegravatus tamen ex iis verbis visus fuit
novam la^titiam mentis inducere * audiens sororcm mor-
teni sibi de proximo imminere et cum magno fervore
spiritus laudavit Dominuin dicens illi*^ : w Ergo, si placet
Domino [53 a 1] meo ut debeam cito mori, voca inihi
fratrem Angelum et fratrein Leonem ut cantent milii
de sorore inorte. »
a. Mi. 174ii ii<Ul. plennn. — h. Mz, i)8<) iiufiicrt'. — r. Mz. 08^» slhi.
I. Dans ceUe paj?e et (Itins (iiiei(|iics aulres dii int^iiie genre 6t'lale
la vaieur liistorique liors de pair du 8pecuiuni Perfectionis. Dc^ja
dans Tlioinas de Celano la legende de Francois se confornie au canon
des biographies hagiograplu'(pies d'apres leqiiel un saint doit con-
nailre longtcmps i\ 1'avance ia date de sa inort.
I)ans le Spec. perf., aii contraire, on voit Fran(;ois d'une part d(?si-
rant la inort qui mcltra fln a ses lerriblt^s soufTrances, inais souhai-
tant avec plus d'ardeur encon? la vie, pour continuer a travaiiler et
pouvoir indiquer avec une indubitable pr^^xMsion i\ ses disclples le
but 6 atteindre et les voies a suivre.
Frere Elie lui annonce sa inort i^rochaine, mais cela ne remjx^^che
pas de soupirer: « Ah ! si seulement je puis vivre jus(prau prochain
chapitre gen^ral ! » (Spec. perf. 41, p. 7'i). Les gens dWssiseel les fn^es
eux-mt>mes supputenttout haut (;e quevaudrason cadavredevenu unc
relique; il sourit, mais n'est pas assez convaincu de sa lin prochaine
pour ne pas s'enqu<irir aupr(>s du m^decin d'Arezzo du temps (juMl
lui reste eneore a vivre.
I/espoir refluait sans cesse dans son Cduir, et notre chapilre nous
le montre encore une fois en butte aux conseils d'un ami surpris
et comme It^geremcnt scandalis6 do voirun suinl si peu pn-occupe
de s'en aller selon la forniule.
10
242 SPECULUM PERFECTIOMS XIII, 123
Quum ** venissenl illi duo fratres coram ipso pleni
tristiti^ et dolore cum multis lacrvmis eantaverunt Can-
ticum fratris solis el aliarum creaturarum Domini quod
fecerat ipse sanelus. Et tunc anle ultimum versum istius
Canlici addidit aliquos versus de sorore mort^ dicens :
Laudato si^ Misignore, per sora nostra morte cor-
da la quale nuUu homo vivente poskappare [porale
guai acquelli ke morrano ne le peccata mortali
Beati quelli ke troK^arane le tuesanctissime vo/untati
ka la morte secunda nol farra male * ^
a. Mr. 080 QuumQiu*. — h. Tnxt»» du M>. 338 dWssis^*, voir thap. 120. Les
le^ODft des Mz. &ufliraient a prouver que le copiste ignorait completi-ment ritalien.
Voici cclle du Mi. 17».'t. Laudatu siif nieo Sif/nore, per noatrH 8on)re morte
corporale da laqunle nuUn hoino menre (sic) poslampare guman (sic) quilli
oche more in pecrnto mortale. Et beati quilli ke se tnninmi isicl nc lc f»H.'
sanclissime voluntnte. Ke la morte segonda noli porrn fnrmale. Le Mi. 980
dit : Laudatu sme tneo :^itjnore pro nostra soroi^e morte rorporale da ln
quale nuHu liomo virente poscampare. Gui nam quiHi o rhe moire in peccattt
mortale. Ft beati quilti leese i^ic.i coi^onnnn ne /•» tor snnrtissime roluntate
Ke la morte secondn noli porrn lu fnrmnle.
1. Sources et liisloire du texle : Mz. 17'i:< 52bl— 53al; Mz. 980
140 b 2 >: Gf. Boi. 2607 100 a: Kiccanli 1407 01 b. Le texte <le re
dernier esl doniie inl«''i^ralenient 4 rappendice.
Conmie on ia indifpie plus liaut ie Spec. 1500 ne donne qu*un
resume de ce ciiapilre qu*il ajuute en forme de conclusion au prt^c<>-
dent. On ne peut sonLrer a voir dans l'abregt> du Specuiuni I'ori|L;inaI
de ce morceau. ie c»>pisle ayant procede par voie de suppression
sans nu^me h'in(pileler de liien raccorder ies iambeaux conserves:
DijcU cuidain fratri tif rocaref frafrem Angeliim. ef l^eonem iit ranfenl
mihi. elc.
Pour le re^ume que 2 Cel. 3, 1:30 fait de ce cliapitre voir la iiute
du cliapilre 122, p. 2:iO, note 3.
Le Vat. 4354 35 a s en donne un texle qui sans s'ecarlcr de celui
quc nous avons ici eii ditTere cependant par des variantes aussi noin-
breuses qu'iiisi.u:nitiaiil«><.
En voiri l(?s premiere> livcnes : De gaiidio sancfi Francisci qiieni
(sic; hafmif pro vicinn morfe. Qundam die di.rit quidam frafer hcafo
Francisco. Pafer, rita et conversafio fiia ejctifif ef esf lumen el spe~
culum. etc. Les deniijTtts {lourraiiMit avoir <]ueique im[>ortaiice pour
\
SPECULUM PERFECTIONIS XIII, 124 243
Qualiter benedixit civitati Assisii quando porta-
batur ad Sanctam Mariam ut ibi moreretur.
Cap. l'2i.
Jam pater sanctissiinus tam per Spiritum sanctum
5 quam per medicorum sententiam de morte proximA cer-
tiilcatus, dum adhuc esset in dicto palatio et sentiret se
continue magis gravari ac viribus corporis [53 a 2] des-
titui fecit se portari in lecto ad Sanctam Mariam de
Portiuncula * ut ibi corporis vitam finiret ubi lumen et
10 vitam anim» inceperat experiri.
Quum autem <[ui portabant ipsum venissent ad IIos-
pitale quod est in medio via) per quam itur de Assisio
ad Sanctam Mariam-, dixit portantibus ut ponerent lec-
la critiquc litleruire. In quo cantu anle rersum ultinuwi posuit verbum
15 de sorore morte, videlicet : Laudato sii, mio Signore, per sora nostr-a
morle corporale della quale nullo in eo vivente po scampare, gvai a
quelli che morira nelli peccati mortati, beati quetti che trorera neiie
cor sanclissime volontade ke ta morta seconda no ti fara mate.
1. Coinnient se fail-il qiic les Assisiales qui faisaieiil si jaiouse-
20 ment ganler lc inoribond a revt>cli(^, aient nerniis quil fiU transporte
a Sainle Marie dcs Anges ou il lilait singulierement plus exjjose a un
coup de main ? En faisant des conjectures on risquerait Irop de
s'egarer, raais qui sait s'il n'y a pas quelque correialion enlre co fait,
la rt^conciliation du podestat avec l'evt>que, el le dtqiart de co dernier
85 pour un long pelerinage au moiit Gargano ? Ce d«>parl au nionient
011 agonisait Fran(jois a vraiment quelque cliose d'(5trange.
2. C/^tait rhospicedesCrucigtTOS (Croislers), S. Salvalor de Parieti-
bus ( San Salvatore delte Pareti ou di Pallereto) qui occupait exacle-
nient le m^mc emplacemcnt qu'aujourd'liui la casa Giialdi, appelee
3 aussi Ospcdaletto (FriTC Morico avant d'aller s'unir a Francjois avait
m crucigt^re dans cet hospice 3 Soc. .35 [IX] ; Don. 'jy [IV]). Sur S.
Salvalore voir la ddcr<itale : Quum super causam dTIonorius III
(Ilonorii opera 6d. Iloroy t. I, col. 200; Decret. quinta conipilatio 6<1.
Cironius lib. 2, til. 3, p. 10'i ; Potlliast 7746. L. Auvray, Hegistres de
» Gr^goirc IX n* 209 ; Conti, Asio Seraflco, (Foligno ir,r>3, in-12 de 120
!>.) p. 87, nruschelli, Asisi Cilta serafica (2' (3d. Orvieto, I82'i, in-V de
244 SiPECULUM PERFECTIONIS XIII, 124
tum in ternl, et quia propter longam et maximam infir-
mitatem ocijiorum jam quasi non poterat videre fecit
verti lectum ut tenerent faeiem versus civitatem Assisii.
Et erigens se panim in lecto benedixit eidem civitati
dicens : « Domine, sicut hujus civitatis antifjuitus, ut
VIII ct 88 p. avec 30 planches) p. 59 et planclie XXII : Cristofani.
Delle storie d'Assisi, libri sei (2* ed. Assise, 1875, 2 vol. in-8-) t. L p.
320. Je suis Iieureux de saisir cette occaslon pour annoncer qu*une
nouvcllii edition de cette uiuvre si iinporlanle va paraltre par los
soins du flls de Tauteur, le professeur Giustino Cristofani. -^
J'ai Irouv^ dans les Instrumenta diversa perlinentia ad Sacruin
Convcntuin des Arcliives d'Assise (Recueil I, n* 57) un acle autlien-
tique prouvanl qu'en 1279 il y avait six rcligieux au Pallcrclo.
II cst facilc de prt^ciser ritin<irairesuivi. Sortant de r<3v^clie les dis-
ciples sc dirigcrent vers la Portaccia, alors porle principale dWssise, "
aujourd'Iiui niur(>e. (Pour y arrivcr on peut inaintcnant sorlir soit
par la Porla Mojano soit par la Porla S. Pietro et suivrc le scnlicr
qui lonffc exl^rieurement de cc cOlt^ les murs de la ville.) Ils desccn-
dircnt cnsuile la roule qui allait rcjoindre la grandc artcre onibricnne
Pt^rouse-Foligno prt\s de riiospice des k^preux de S. Rulino d'Aroc,
mais de suite apn'*s avoir traverse le Iiameau de Valeccliie, ils prirent
a droile la via Francesca qui conduit au Spedalctto. I)c la a la Por-
tioncule le clieniin a enoore le na^me Iract^ que jadis.
Ccux (jui s'interessent aux souvenirs franciscains nc dcvralcnt
janiais, s'ils vonta Assise, negligcr de faire ccttc promenadc. Quand
ils arriveronl au Spedalello (Casa Gualdi) etlcveront les yeux vcrs !a
villc, ils coinprendront pourquoi c'est de la que le pauvrc inourant
voulut donner sa bt^nediclion a la eile natale.
J'ai parie dc la Via Francesca. C'6tail une roule qui scrpcntait a la
basc de la collinc et r^unissait S. Salvatorc, Valeccliic, S. Dainien
etdcsservail ainsi lcs travaux de defcnse et les lours ln>s nonibreuses
dc cc rot*''. Elle portait ce nom bien avant saint Frani^ois car nous la
trouvons iiicntionnee dans la bulle In eminenli d'Innocent III (26 inai
1198) rcccminent (5dilee par le prof. G. Pardi. Arcliivio comunale
antico di Assisi (Pt^rouse, 1895 brocli. in 4« de 36 p.) V. p. 10 Cf. Ma- j
fjnifice Civitatis Assisii stalutorum libri quin<pic. (P(Tousc. 1543 in f*)
lib. V. rub. 82 ss. Vincenzo Locatelli, Vila di Sa Chiara p. 39; Priore
I.ocatclli, Dellantica badia di S. Benedetto al Monlo Subasio (Assiso,
1880, in 8" de 48 p.) p. 13.
Pour tous ces d(itails topograpliiques consuller la carte donn^e par '^i*
Ponipco Rini a la fin de son livre: La verita scoperta ne'tre sanluarii
dclla citta di .\si»sisi. (Florence, 1721, in 8" de 170 p.).
SPECULUM PERFECTIOMS XIII, 124 245
credo, fuit locus et habitatio hominum iniquorum, sic
video quod** propter abundantem misericordiam tuam
tempore quo tibi placuit in ips4 multitudinem misera-
tionum tuarum singulariter ostendisti, et propter solam
bonitatem* elegisti eam tibi ut esset locus et habitatio
iilorum qui te in veritate cognoscerent et darent glo-
riam nomini sancto tuo et odorem bonfp famse, sancta^
vitae, verissima> doctrinoe atque perfectionis evangeliciB
pneberent omni populo christiano. Rogo ergo te, Domine
Jesu Christe, pater [53 b 1] misericordiarum, ut non con-
sideres ingratitudinem nostram se<l recordare seinper
tua? abundantissima> pietatis quam ostendisti in ea, ut
semper sit h)cus et habitatio illoruiu qui te agnoscunt
vere et glorificent nomen tuum benedictum et gh)riosis-
simum in Siecula sa?cuh:)runi K Amen.
Et his dictis porttttus est ad Sanctam Mariam ul)i
completis XL annis a^tatis sua? et completis XX annis
perfecta» pa^nitentia», Anno Doinini M" CC'' XXVII** iii.i*'
nonas octobris, migravit ad Dominum Jesum Christurn
quem toto corde*", tota aniina, totis viribus, ardentis-
simo desiderio atque plenissimo affectu dilexit, ipsurn
perfectissime sequens, post ipsuin veloeissimt» currens
et tandem ad ipsum ^ gloriosissime perv«»nieiis, qui curn
a. Mz. 989 om. qnod. — h. Mz. 980 ailtl. tuam. — c. Mz. 989 a«M. tutd mentc.
— (/. Mz. 1743 oiu. ti</ ifitmm.
1. Le texte donnd d'orilinaire de ceite b6n«3dicli()n esl a la fois plus
bref et plus laudalif, il devienl une proph^lie. Le voici lel qu'on le
lit au-dessus de la Porla Nuova k Assi.^je : Henedicta iu a Domino
[Sanc.ta Civilas I)eo fidefis] quia per fe aninnv niuifa' saivabuntur et
in le multi servi Aliissimi tiatntatmnt et de fe mutti etigenfur ad
regniim xternum. Celte fornio se trouve di^ja dans les Fioretti, IV'
consid^ration, p. 245 C^d. Auioni; p. 128 6d. Cesari 1822. Val. 4354 59
a ; Spec. 1509 137 b ; Conforni. 239 b 2 ed. 1510; 215 a 1 ed. 1513 :
315 b 1 6d. 1590. Cf. Wadding Ann. 122G n. 25 t. II p. 138) ; Lipsin,
Compendiosa hisloria viljje S. 1*. Francisci (Assise. 1756, in 4" de XII
156 et 198 p.) Ila pars, p. 95.
24G SPECLLUM PERFECTIONIS XIII, 124
Patre et Spiritu sancto vivit et regnat in sjecula s»culo-
rum^^ Amen.
EXPLICIT SPECULLM PERFECTIONIS * FRATRIS MINORIS,
SCILICET BEATI FRANCISCl *^, IN QUO SCILICET VOCATIONIS
ET PROFESSIONIS SU.E PERFECTIONEM POTEST SUFFICIEN-
TISSIME SPECULARI. OMNIS LAUS, OMNIS GLORIA SIT DEO
PATRI [53 b 2] ET FILIO*^ ET SPIRITUI SANCTO^. HONOR ET
r.RATIARUM ACTIO GLORIOSISSIM.E VIRGINI MARLK/, EJUS-
gUE SANCT.E MARfYRI KUNER-E ^, MAGNIFICENTI A ET
EXALTATIO BEATISSIMO SERVO SUO FRANCISCO. AMEN.
ACTUM IN SACRO SANCTO LOCO SANCT.E MARI.E DE POR-
TIUNCULA ET COMPLETUM V^ YDUS MAY ANNO DOMINl M**
CC" XXVIII*' -^
n. yii. 17i3 oiu. swculonim. — b. Mz. ^80 ad*!. Htatiis,— c. Mz. IWJ oni. srilicct
heati Fn-mrisci. — d. M/. 980 oni. ct Filui.— e. Mz. Ui^) a«ld. AUeluia, AUeluin,
Allclui». — f. Mz. 1180 add. Alleluin, Allcluiu. Mu(inificcntin ct cxaltatio bcatis-
simo Hcrvo suo Francisco. AUeluin. Amcn. Cc qui suii nc sc irouve qut' ilans le
Mz. 171:j.
1. Tous les inaniiscrits ilu 8pec. perf. que j'ai eus sous les yeu,\ sont
(raccord pour ces donnees. La premiere a bcsoin (riine correction car 2i>
il esl tres siir que Fraiu^ois inourut a TAp^e de qiiaranle-cinq ans.
Quanl a lannt^e de la inorl, elle est indiquee selon le calciil jiisan,
en avance de neuf inois et sept jours sur nolre style. V. dans lintro-
duction le paragraplie intitul^ : Du style eniploye a Assise au XIII'
si^cle pour tixer les dates. 2$
2. Sle Cunere inartyre a Utrecht. A. SS. (12juiii) junii l. III p. 55-69.
3. Sources el liisloire du texte : Mz. ITW 53 a 1 — 53 li 1 ; Mz. 989 150
a 1 — 150 b 1 : Cf. Dol. 2697 101 a ; Hiccardi 1407 92 b.
On trouvera a rappendice la version italienne de ces deux cbaptlres
telle qu'elle est donnee djins le codex Riccardi. 3
APPENDICE
^TUDE SP^CIALE DE QUELQUES CHAPITRES
a, Chap. 1. — La composition de la r^gle.
b, — 36. — Vocation de fr. £gide.
c, — 55. — Gomment la Portioncule fut donnee
d. saint Fran^ois.
d, — 112. — Visite de Jacqueline de Settesoli d.
saint Fran^ois mourant.
e, — 120. — Le cantique du soleil.
d
^TUDE SP^CIALE DE QUELQUES CHAPITRES
a. Chap. 1. — La composition de la r^gle.
Le chapitre 1 est un de ceux qui preaentent le plus de
difficultes. On iie saurait s'en etoruier. Le coninu^nce-
ment des manuscrits, coninie celui des livn\s, est la
partie la plus exposee aux injures du tenips, et cello
qui souffre le plus des entreprises d<»s glossatcMirs. On
rencontre frequemment des manuscrits dont les pre-
mieres pages ont ete criblees de notes mar<^inales par
leurs lecteurs successifs. En «jfenrral ces annotations
ne tardent pas a diniinuer, et parfois des le milieu du
volume les marges sont absolument n<»ttes.
Nous avons aussi dautres raisons de croin^ quc^ le
premier chapitn.* du Speculum ptM-fectionis a ete parti-
culierement glose. II raconte comment saint Frangois
redigea la regle, c'est-a-dire des faits d\ine importance
toute particulien;. Les lecteurs ne pouvaient pas ne pas
s^apercevoir de toutes les differences qui separaient ce
recit de celui de Bonaventure (»t etaient natun;ll(Mnent
amenes a des tentatives d'liarmonistiqu<^ pour concilier
la legende canonique avec le Speculum perfeetionis.
De plus cette o»uvre, composee par fr. \A*on sous le
coup de son indignation contre Elie et surtout dans
le but de faire eclnmer la candidature de celui-ci au
generalat, fut sans douttj soumise a quelques-uns des
250
ETUDE SPECIALE
plus z«*lrs partisans de robservation stricte de la regle*.
Terniin«'e nne quinzaine de jours avant la reunion du
cliaj)itre, r>n [Knit s'iniaji^iner quV»lle regut, surtout dans
ses preniirres pages, les annotations hatives des freres
arrivrs des provinces eloignc^es.
Le principe de crilique en vertu duquel le texte le
plus court et le plus siniple doit etre regarde comme le
plus autlnMitique a ici son application naturelle, et cVst
pourquoi nous avons adopte pour le c(»mmencement de
ce chapitre la le^cm <Iu Vat. 4354 de prrference a celle
des manuscrits de la Mazarine.
Voici le texte de ces derniers et en regard celui du
Ms. Kiccardi 1407 :
10
Mz. i:w 1 a I ♦'! ysy 112 a l.
Incipit Speculum perfec-
tionis statt^s fratris
Minoris scilicet beati
Francisci ',
Istud opus Cf»inpilatum
esl p<*r modum legenda» ex
quihusdam antiquis qua* in
Hiccardi ri07 25 a 1.
Incomincia lo Specchio
di perfectione dello stato
de* frati Minori e delle
cose fatte dalbeato Fran-
cesco.
La (piale opera tj compi-
lata e cc^mposta per modo di
Iegg(*nda di alquantt* anti-
1. Avaiit (lc^ hri>rT l*uni(.» 011 iiiarbre phifee par Elie pour recevoir
h*.s (hms (h*:* visileiirs, Leoii (Hail alh» prendn? conseil de fr. E|u:i<ie,
XXIV 0(Mier. Aii. fr. III p. 81* s.
2. Le tilre iii(>riie de 1'ouvrage (^st bien dinicile a (Jlablir. Le Spec.
de iriOl» dit : Incipit Speculum perfeclionis frairum Minorum, el c'est
peul-(''!r(^ ia iiKMlltnire leoon. Nouvelles dinicult^s pour le tltre du
chapilre i»reiiii(M'. Oii n*a aucune raison de faire pcncher la balance
en faveiir dii lexle des Mz. ou dc Kiccardi donn^ ci-dessus. oii de celui
du Spcc. de 1500 : Quomodo bea/us Franciscus fecit regulam. Vat.
'i;^:»'! 1 h. he perfecfione paupertatis et primo quatiter beatus Fran-
viscus ilectaravit vofuntatem Christi super otiservantiam regut;v. Vat.
(>ttol)oiii 581. 57 a: he ta perfeciione de la povertade, el primarnente
come san Francesco dechiaro la inlentione de Christo circha (sic) ta
oltservanfia de la regula e come fece tre regole. Toutes ces divergen-
ces ipion ne renconlre pour aucun autre chapilre seniblent bien pro-
15
20
25
30
35
DU CHA.PITRE 1
251
diversis locis scripserunt
et scribi fecerunt socii beati
Francisci. Et nota quod
beatus Franciscus fecit tres
regulas , videlicet illam
quam confirmavit papa In-
nocentius tertius sine bulla .
Secundo fecit aliam brevio-
rem, videlicet illam quam
fecit propter visionem sibi
ostensam de hostia parvA
quam monitus fuit facere
de multis fragmentis qiia^ ei
tenere videbatur et ex ea
tribuere volentibus mandu-
care, et ha»c regula perdita
fuit, sicut dicetur inferius.
Postea fecit aliam quam
conHrmavit papa llonorius
cum bulla, de qua regula
multa fuerunt extracta per
ministros contra volunta-
tem beati Francisci sicut
inferius continetur.
Quomodo beatus Fran-
ciscas respondit minis-
tris noIentibuB obligari
ad observandam regu-
lam quam faciebat. Ga-
pitulum primum.
Postquam secunda re-
gula, etc.
che le quale in diversi luo-
ghi scrissono e fecono
scrivere o vero viscrirono
e compagni del beato Fran-
cesco : traducti di latino in
linga volgare Toscano per
lo inutile servo frate Anto-
nio B : da Firenze nel luo-
ghi de frati della nave di
decta provinca, observanti
di decto ordine, al tempo
del sanctissimo in Christo
nostro signore Messer
Papa Pio tertio di natione
sanese neiranno della nos-
tra salute 1503 nel di 23 di
octobre.
CAPITOLO PRIMO PRINCIPALE
Gome fu data la regola.
Dopo che fu perduta la
secunda regola la quale
haveva facta el beato Fran-
cesco.
vcnirdii mauvais 6lat des feiiillets de la source originale. Le Manuscrit
343 (222) de Li^ge a la in^me legon que les Mz. La seule varianle a
noler est dans la rubrique Incipit... fratrum Minorum.
252 KTIHE SPtr.IALE
Est-il hesoinde rappel»*r que dans les livres du moyen
ag^e les niots scilicel^ vide/iret, elc. onl jou»' a peu
pres le nit''nie pMle que pour nous la parenthese. et
servent dordinaire a intrnduire des gloses ?
Quant a rindiration sur la faeon dont le livre a «'»te
eoniposi*, /siii(/ opus compiialum esl, ete., on peut pen-
ser quelle ne sapplique pas st^ulement au Speeulum
perfeetionis, mais a lout le groupe de lt''g»*ndes dont il fait
partie et qu*on reneonlre dordinaire avec lui dans les
mAmes manuserits, et en ce cas elle serait exacte. Si,
au conlraire. elle ne devait s'appliquer quau Speculum
perfectionis, elle serait en contradiction manifeste avec
lout l«» conteim de Touvrage. car runite d«» plan, <le
slyle et de penstV se ivvele dans toutes les parties de
cette Irgend»». Au reste, les litres mis en tt*»te <Ies ma-
nuscrits ne doiv(*nt jamais Hvv acceptes qu<» sous bene-
licf dinventaire. Plusieurs rt»maniements du Speculum
Vitie ont paru sous It» titre pompeux de: Antiquitates
franciscana* seu Speculum Vila» Beati Francisci el
socioruiu tjus. Auclorihus \T. Fabiano et Hugolino et
aliis minoritis I). Francisco coa^vis^
()n a vu deja combien ce (*liapitre garde la traei* d(»s
preorcupalions tpii r(»inplissaient ramed(»s meilleurs dis-
ciples de saint Fraii(;ois au m(mient ou il fut ecrit 1227'.
Si oii Itj rapproche de ce qui» Bonaventun» rac(^nt(» sur
la composition dt* la ivgle, oii verra rimpossibilit»*^ i\u\\
y aurait a h» supposer posli»ri(»ur a la legende du saint
Docteur.
(]elui (pii garde soigneusemeiil le silence sur le Tes-
taiue.nt dt» Fran(;ois nt» pouvait gut*»re (Mre favorable i\
(les ivcits mtTveilleux dont le but avt^n» tHait Ttd^ser-
vanct' stricle, litttM-ale, d«» la ivgle. Au nioment ou ccri-
I. Nolaiiiiinrnt U}< ('Hlitiun^ <io CiOioi^iie. 162*.». ct ci'll«Mle Raali ■Hon-
grit\ 1T.V2.
DU CHAPITRE 1 253
vait saint Bonaventure, la causo de robservance etait
jugee et perdue. Apres Gregoire IX ^ et les Quatuor
Magistri^, Innpcent IV ^ avait explique la regle, et
Bonaventure lui-meme allait rexpliquer a son tour^.
Mais il a soin de remplacer co qu'il supprime, et on le
voit insisler sur d'autres details nierveilleux (Bon.,
e. IV, 55) : In montem quemdam cum iluobus sociis
Spiritu sancto clucente, conscendit, ubi pane tantum
contentus et aqud^ jejunans, conscribi eam (rcgulam)
fecit secundum quod oranti sibi divinus Spiritus sug^
gerebat. Quam quum de monte descendens, servandam
suo ificario commisisset et ille paucis elapsis diebus,
assereret per incuriam perditam iterato sanctus vir
ad locuni solitudinis rediit, eamque instar prioris, ac
si ex ore Dei verba susciperet, illico reparavit,
Bonaventure serait alle contre son but en acceptant
les allegations du Speculum perfectionis, et on com-
prend tres bien les motifs de prudence qui lui ont fait
rejeter sur Elie seul la fautc que celui-ci avait commise
de concert avec un groupe de ministres, et [)eut-etre
seulement a leur instigation. Far contre, ce recit seul
suflirait a prouver (|ue la composition du Speculum
perfectionis ne peut etn; posterieure a la Icgende de
Bonaventure, car il ii'avait aucune raison de se taire
sur les episodes racontos par la logende officielle. Les
auteurs du Speculum sont los adversaires d'EIie ; s'ils
avaient connu le rocit do Bonavonturo, bion bdn do diro
simplement, a propos do la socondo io\^lt\ perdita fuity
1. Bulle Quo elongali <lu 28 ^e\)l. 1230 qu'(»n Irouvera a rappcndice.
2. Sous le gtineralat de fr. Aymon de Faversham (1 239-1 2iO) texte
dans le Firmamentum, ed. Venise 1513, Illa pars, f" 15bl — 19al,
et danslc Speculum Morin, tract. III 16b— 20b; Cf. Kccl. 13; Archiv
III, p. .55; Marc de Lisb., II, p. 15; Conform. 81 a et 89 b ed. 1510.
3. Bulle Ordinem vestrum du 1'« nov. 12'j5.
'i. Texle dans le Specuiurn Morin, Tract. III 21 a— 39b.
254 ETUDE SPECIALE
ils auraient amplifie racciisation per inciuiani et
auraient tire du iniracle, grAce auquel Fran^ois repara
la perte, un argument de plus en faveur de leur these.
II est ini[)OssibIe de re|)roduire ici tous les toxtes ou
les auteurs ont ainsi [)roeede a Tegard du re(?it [)riiuitif ;
il suflira (rindiquer eeux qui sont puhlitjs ou ([ui vont
Tetre*, mais on nous saura [)eut-(Hre gn! de donner a
cette occasion un fragment de ([uelque «^tendue (ruu
manuscrit fort peu eonnu et ([ui a ete une des sourc(»s
de Wadding, les AcTUs B. Francisct in Valle Reatina.
Les [)ages qui suivent s(iront amplement suifisantes
pour montrer le caractere de cette compilation et coni-
bien il est [)eu a regn^tter qu\dle n'ait [)as encore trouv(»
d'(*diteur ^.
Pour ne [)as tronquer le chapitre, nous allons le re-
produire tout (^ntier, quoi([ue le commencement ne con-
cerne pas la com[)osition de la regle de 1223.
II (»st sans doute inutile (favertir ([ue jai co[)i('s puis
collationn('? avec soin le texte sur le manuscrit lui-
m(>uie ^, (^t ([ue les innomhrables fautes dont il (ist
[)arsem(> ne sont pas des lapsus de la reproductioii.
L'orthogra[)he a ('»t('i res[)ect('H» jus([U(» dans ses [)lus
petites particularites.
1. T'l)crlin dr Catial, Arbor Vilae Crurinx:r, lib. V, cap. V (f- 222 a 1 >•
nous fournit un nouvcl clat du rt^oit du sSpcculurn pcrfcctionis coiii-
binc avcc cclui dc Honavcnturc. L)c nu>nic la (^lironiquc dcs Tribula-
tions (Ms. Laurcnl 18 a s ; Magliabcccbi, XXXVII-28, f" 05 b — 103b.
ct Uartbclcniy dc Pisc, (^onform., lib. I, fr. IX, 2» pars (88 a 1 s, c<l.
1510, llOa, cil. Uolognc 1500). Cf. XXIV (Jcncr. 7b2; Glassbcrgcr,
ann. 1223, p. 30. V. aussi A. iSS. oct., p. (i.35-r>38: Waddinj?, ann. 122:i,
n. 11-13 (t. II, p. 62-64).
2. Dans lc Ms. ()79 d'Assisc. Pour sa dcscription, V. Lclo Alcs-
sandri-Mazzatinli, Invcntari dci Manoscritti di Assisi, p. 11'i, (Forli.
189'i, in-4" de 12'i p.) ou M. Alcssandri a public le lexte du (.'anliquc
du iSoIcil d'aprcs ce manuscrit. Cf. Kbrlc, Archiv 1. I, p. 'i90. Lcs
pagcs qui conticnncnt lcs Actus sont unc copie dc l'original <jui c>l
datcc (f- 3'4 b) dc Piie; Cf. Papini, Storia. I, p. 177. V. ci-dessus, p.
127, note l.
DU CHAPITIIE 1 255
De compositione a beato Francisco et approba-
tione et conflrmatione regule per sedem apos-
tolicam. Cap. 2.
[F"4 balias 17 h]. R(»gn»ssis vvgo fratribus quos bealus
pater Franciscus pt»r quatuor partes luundi luiserat biiios
ac binos et insimul luiraculo se congregatis et cernens
christi famubis pauhitim accrescerc» numerum fratrum
scripsit sibi et fratribus suis simplicibus verbis formulam
vite primam in qua sancti evangebi observantia pro funda-
inento indissohibili collocata quedam quidein aUa inseruit
que ad uniformem vivendi modum necessaria videbantur.
Desidorans autein per suinmum pontilicem adprobari
que scripserat disposuit cum ilh> simpHcium cetu a|)os-
tolice sedis adire presentiam de sola conlisus direptione
divina et fratribus suis in domino confortatis cum sotiis
ost iter agressus. Cum autem ad romanam curiam per-
venisset et introductus esset ante conspectum summi
pontificis exposuit propositum petens liumiHter et ins-
tanter supradictam viven(H reguhim approbari. Videns
autein christi vicarius dominus innocentius III vir uti-
(jue sapientia clarus admirandam in viro dei simplicis
animi puritatem propositi constantiam ingrutumque
voluntatis sancte fervorem inclinatus est animus ut
pium supplicanti pr(»l)eret assensum. Distulit tamen
perlicere quod christi postulabat j)auperculus j)ro (?o
quod aliquibus de cardinalibus novuin ali(juid et super
vires humanas orridum videretur. Et post multa de
predictis inter cardinalibus proposita, vicarius christi
(^onversus ad pauj)erem dixit. Ora lili ad cliristum ut
suam nobis j)er te voluntatem ost(Midat ijua certius
256 ETLDE SPECIALE
congnita tuis piis desideriis securius annuamus. Omni-
potentis autem dei famulus totum se conf(»rens ad oran-
dum precibus devotis obtinuit et quid exterius proferret
et (juid interius papa sentiret. Quid plura. audita para-
bida de rege cum niuliere formosa et paupere contra- b
li(»nte oi prole subsecuta et post visionem e celo intuitam
prinio de sublimi |)alma [f^ 5 a, 18 a] pauperi se humilianti
secundo de lateraiKMisi ecdesia proxime jam ruine per
(piemdam |»aup(»r(»m subst(*ntata vocavit Franciscus et
d(jvotr' christi vicarius dixit. IVtitioni tuc nt»s per (»mnia ic
inclinatus postulata conc(*dimus approbamus regulam
dauius d(^ p<;nitentia [UN^dicandi maii(bitum adhu(* (^on-
c(?dere phira pi'omittimus et te et tuos filios sp(*tiali
ain(U*e et preci|»ua devotion<» diligere cogimur. Cum
autem dilactato iam ordine vivendi formam per predic-
tum dominum adpnd^ataui disposuit in perpetuum per
success(M'em ipsius dominum honorium facere roborari.
Volens ei'go coidirmandam i(»gulani ex verborum agn?-
gatione evangelii profusius traditam ad compendiosio-
rem formain rcdigere iuxta diviimm sibi mandatuni de
Fuultis micis unam hostiam facere. Ad provinciani r(»a-
tinam acc(.»ssit im|)luturus (juod inente conceperat in
divina visione et mandato et dondno sibi loquente
Franciscc va(h» et secede XL dierum numero in loco
d(»s('i'to (picm monstravero tibi (»t juxta verbum ineuni
(piod l<Kpiar ad te, ordinabis regulam tuam et S(*cundum
(piod postulas br(»via clara et certa remedia dabo tibi
(pie |)()nens in ea secundum beneplacitum voluntatis
mee. Ista aut(mi facta sunt ante quam cederet omniiio
oilicium ministerii sibi in (h^minum vacaret Volens
ant(*(piam ministris regimen daret religionem religio-
nis (sic). Et assumptis secum duobus fratribus scili-
VAii h*<)n(j de assisio et boniso (h» bononia, spiritu
sancto ducente in quandam montem ascendit qui a
civilate Heatina fere duobus miliaribus distat. Iste
DU CHAIMTUK 1 257
enim mons ranerii alias dicebatur propter quan-
dam fontem frigidas et candidas aquas emanat cui
fonti franciscus proplietali spiritu ex futurorum bo-
norum pauperum fratrum ibidem debentium aquas
haurire nomen fons columbarum imposuit a quo here-
mitorium ibidem constructum usque in hodiernum
diem locus fontis columbe vocatur. [F" 5 b, 18 b] In
isto enim monte zelator logis franciscus lial)itacula
quedam egena et depressa sibi ni suis fratribus ad
manendum solitarie ordinavit. Non longe autem sub
predictis habitaculis primum oratorium est superius sub
vocabulo sancte Marie virginis constructum. Secundum
oratorium amicum meroribus et ad meditationem indu-
cens sub vocabulo principis Michaelis archangoli ange-
lorum construxit oratorium ; namquo illud est sub quo-
dam duro saxo non sed a sui exordio precavatum.
Supereminet valli in qua orla fuerunt instrumenta
vindicte passionis christi et iudeorum flagella videlicet
imperatores illi vespasianus ot titus sub quo et rupes
inanet oxcolsa circum cpioquo nemorosa et arboribus
septa. Versus oriontem disposita ot j)ost aliquanta
dodivia ad oiim gradus XXII prostant doscensum sub
isto enim oratorio est (|uo(ldam antrum oblognum latum
volud sepulchrum in lixo saxo ot rupto situm iii quo
logem domini recepturus velud moyses (piadragonta
dierum ieiunium conc(M*ravit. Quadragonario ioiunio
jam completo sopulto ogiptio ot totus ardons in domino
de spellunca in oratorium prosiluit (»t vocato ad sctfiatro
h^ono labiis ingnitis calculo cum forvoro dixit. (]ala-
mum atramentum carlani asporta ci scribos socuiidum
quod nobis et tibi dominus rovolavorit portantur pro-
dicta sodet sotius orat pator dictat diviiius s|)iritus et
lo(piens per os francisci oructavit vcM-bum boiuim ot
dixit. regula et vila fratrum niiiwnnii /lec est scilicet
domini nostri sanctum evangelium observare vivendo
17
258 KTIDE SPKCI.VLE
/// obedientia sine proprio et in castitate. Illo aiitt»ni
tempore luiiniiis tViniciscus nt [)Osset liberius contem-
plationi vaeaiv <;em»ralatus eessit oflicium et cuidam
fratri nomine elvas exerctMidnm commisit velud alter
movses aaron popnlum recomisit. lamque in ordine
factis ministris custodilms g^uardianis liis [iresidentihus
dilFusum et divuljifatum fuit inter IVatres quod bisitiis
j)ater solitarir* [irope reatc» s«»cesserat ci»m|)oiH*ns et
ordinans m»vain rejjculam ]^F''(Ja, 19 a" et aliamdiiriorem.
Tunc omm»s provinciales ministri adcesserunt a<I IVatrem
elyam (|uem pius [)ater fecerat sunm vicarium <|ui illis
diebus moram traebat in reatina [)rovincia et in uiiiim
confj^rejifati dixerunt. pater vicarie venit ad aiires nostras
qualiter frater franciscus non contentus iiostre |)n>lcs-
sionis regulam aliam ordinat arduam ultra vires liuina-
nas atque iin[)0ssil)ilem ad servandum <|iia [)ro[)ter
actente rof^amus ut ad eum vadatis celi»riter ex [larte
nostra et omniiim IVatrum faciatis sibi protestation(*iu
solemnem quod (»am [»ro se faciat non [)ro nobis nec
ad eam intcndimiis ali(|no oblij^ari. Ecce rebellior vitu-
lus idolatrie factus in oreb. Tunc frater h(.»Ivas iii aiiia-
ritudiiu; |)ro inditrerentia |)ositiis fratribiis dixit fratres
nuM nostis eiini [tliMium gratia (»t virtutibus r«q)reeu(b»rr
euin vid(»tur [)r(»sum[)tio si ego h(*c dix(»ro [)ot(*rit uk»
confun(l(»re et diira incre[)atione lerire tamen si ad eum
h(»c dicturis [ilacct acc(»(Ier(» non contradico. \i*^o auteni
solus nullatenus [)resiimo venire. Illi autem ciim sii[)[)ri-
cando starciit vX hec eiiunctiandi verbis [ilurimis (»uin
coej^erunt res[)on(lit eis, siiu; vobis ulla (\iusa de tali
sacrf» myst(M'io seciim Io([uar si ergo [)Iacet ut hoc ante
eum pro[)onam siniiil [)er<^ainus et faciam quod ortamini.
Ministri antein fratreiii (dvani iii eundo durum vident(\s
decrcv(;runt facenj quod [)etel)at et recedentes cuni (^o
iv(Munt ad [)atrein cuius filii esse nolebant. Pro[)Ii(,'ticiis
autem franciscus cogitation(?s verba acta atqm? in inti-
Di; CHAIMTHK l 259
nere oos positos s[)iritu sancto iN^velanto proscivit
velud alius moyses doniino revcdanti. [en marge, ac
diconte Vade quia peccavit populus tuus. Et cuni ad
propinquarent ad locuni prevcuiiens eos pastor solHcitus
dixit. frater helya ad qae (»xercenda venis et (pie et
qualia [F^* 0 b, 19 1)] pj^tunt isti (pii tecum in vanum
laborant frater (dvas cuni tiniore et verecundia sub-
missa voce ei oculis (ixis in terra respondit (Quia
n(»(pie elyas n(K|ue ministii poterant intendere in radio-
sam faciem bcniti francisci;. Isti sunt ministri ordi-
nis qui audient(^s facientem te rogulam ultra vires
humanas protestantur (^t dicunt quod eam prote facias
non pro eis quia ad eain nolunt obligari nec prof(jssiono
astringi. Etfranciscus turbatus spiritu infreinuit (»t ver-
tens faciem snam ad celum christo tanquam amico
loquens ait domiiuj iesu christ(j nonne tibi dixi (juod
mihi non credent ipiid ergo laboran? facis ine IVustra
ego autem pro te paratus sum mori et in carcerem ire
si autem ceteri te sequi nolunt sinite hos abire inlra-
bile dietu statim super (»um apparuit christus iesiis rX
francisco dirigens verba respondit. Hoinunci(» quid
scribere ordinare locpii ct facen^ noscis nisi su|)eriia
divina potentia hec concederet cuncta sunt mea non tua.
Volo ergo ut [)er te tan(|uam |)er instrumentuin scri[)ta
serventur ad litteram ad litleram ad litt(.*rani et sine
glosis sine glosis siiKi glosis et iterum ait. Scio (»niin
(juantum potest humana fragilitas nosco (juantum volo
adiuvaro volentes Ikm; servare. Si ergo ad hec nolunt
astrigni ante votaordinis (»xeantetego delapidibus istis
abraefilios suscitabo ; nota([uo(l [>erillos la[)ides(»stondit
doininus sotios simpliccs duodecim beati francisci et
indiotas littera sed non s[)iritu duros et iirmos ad
modum Iaj)idum ([ue fu(M'unt fundauKmtum totius nos-
tre minorum religionis. Tunc trium[>hator franciscus
totus liquefactus in mente et totus confortatus in domino
260 ETUDE SPECIALE
ait ad fratres. Karissimi mei nonne resistere vultis
potentic» et sa[»ieiiti(» dei datori gratiarum et virtutum
[f" 7 a, 20 a] audistis, audistis, vultis ut faciam iterum
vobis dici. Tunc illi inculpantes se patri et humiliter
veniani petentes confusi et territi tacuerunt et ceci-
derunt in faciem suam et timuerunt val<Ie. Et accedens
pater benignus ad iilios et eos paternali amore confor-
tans ait surgite et nolite timere sed eija milites christi
accipite armaturam dei et induimini arma lucis ut
possitis resistere ad insidias demonum in observantia
regulari temptantium. Ille Jiutem confortati in domino
abierunt parati pro nomine christi et eorum animarum
salute cuncta mundana <les[)icere et franci.scuni sera-
phicum sequi iuxta formam regule prelibate. His perac-
tia de mont«* descendit legislator franciscus tanquam
moyses radiosa facie et regulam suo vicario commisit
et ille paucis elapsis diebus asseruit per incuriam
perditam. Iterato vir sanctus ad predictum locum soli-
tudinis rediit eam(|ue instar prioris ac si ex ore christi
verba susciperet illico re[)aravit ieiunans [)er aliam
quadragesinuun. Et [)ost [)aucos dies versus romanam
curiam iter arripi«?ns [)er su[>radictum honorium octavo
pontiiicatus sui anno sicut o[)taverat obtiimit confir-
mari. Non tantum digito dei scilicet spiritu sancto
dictata (»st regula bulla papali singnata sed paucis
evolutis diebus impressa sunt ei quinque sigilla scili-
cet (|uin(|U(; stimata sacra tanquam bulle superni pon-
tilicis christi iesu [f^ 7 b, 20 b] felix reatina civitas
novum canti(nim reddat altissimo nam eius moiis .scili-
cet mons ranerii re[)letus fuit divinitatis dulce<iine et
sapor(j mellilluo a domino sua presentia consecratus
trium[)liantium su|)ernorum curia comitante.
Isle est mons Synai in quo cunctis audientibu.s data
est lex fuinus verecundie visus terremotus et tonitrua
incr(?[)ationuin audita fulgura micantia verborum christi
DU CHAPITRE 1 261
percepta et ingnis ardens rocipientium annimos (eii
marge, accedens) clare intuitus.
Iste est mons carmeli in quo spiritus francisci con-
versabatur et erat cum domino.
Iste est mons fontis columhe ad quem ascenderc
debemus in semitis suis solvendo calcoamenta de podi-
bus quia vere locus iste sanctus est.
On ne saurait terminer un examcm critiquc; du pre-
mier chapitre du Specuhim perfectionis sans rapproclier
son recit, ainsi que cehii de Bonaventun», (h»s rensei-
gnements que nous tenons (h^ saint Fran^*ois hn-meme
dans son Testament, ou de (jregoire IX dans hi l)ulle
Quo elongaii.2S sept. 1230.
Le chapitre 55 de Bonaventure aussi l)i(Mi (pie le
premier du Speculum pourrait ^'tre intituh» : Comment
la regle fut donuee a saint Fran(;ois. Dans Irs autres
sources, au contraire, nous apprenons comment saint
Fran^^ois composa la regh?. On voit, sans {\\\\\ soit n<'C(;s-
saire d'insister, la dilference de ces points de vue. (]e
sont deux conceptions antitheti(pies de la saintete.
Le Speculum et saint Bonaventure ont voidu dire, a vec
le langage de leur temps, huir admiratioii pour la rogle.
Voir dans ces ivcits autre chose (pie rexpression symho-
lique de leurs sentiments, c\'st se refiiser a traduire leur
style m(>di('*val en stylo moderne. Uik; epopoe a dOrdi-
naire un fond de v('»rit(?, niais elle n'a pas le mrine genre
d'autorit(> qu'une page d'histoire.
Mtjconnaitre ces nuances, vouloir traitrr des recits
po^tiques comme sils (Haient vrais aii pied de la h^ttre,
c'est se pr(^parer peu a peii a donner h»s logcMides poiir
de riiistoire. La est le inal ; la h*gende est aiissi Irgitime
que la poesie, sa sii^ur ; ce qiii est ilh*gitinn», e/est dc^ la
donner pour ce (juelle ir(»st pas. Une fois sur cette
202 KTIDE SPECIALE
•
j>('nt(?, il est l)ien diflicile do s'arn»ter ; on ferme ins-
tinctivenKjnt les yeux lorsqii'on rencontrc des docuinenls
allant a Tencontre des idees (|u'on se fait.
(;\\st ainsi que dans la lonj^ue dissertation ([u'il con-
sncn? aux traditions sur rorifjine de la r('gle*, le Bollan-
diste Suyskcne ne sonf((; pas a fain* intervenir un
t('»nioignaf^e (rune val(»ur tout(» |)articuli(»re celui du pape
(jref^(ur(* IX: « Qnum cx longn familiavitatey quam
idcm Confvssov Nobiscum habuit plcnius uovevimus
iutcntioncm ipsius ; ct in condendo pvivdictam liegu-
lam, obtincndo confivmationcm ipsius sibi astitevi-
mus, etc. *. »
Nous voila aussi loin du r('*cit d<^ Honaventure que de
e(dui du S[)(»culum. L(» pape nous niontre un liomme (|ui
trnvaille et s(^ fait aider; les l('»gen(les nous montrent un
saint (|ui sid^it un<*. inspiration. L(Mir evolution devait
aboutir, et clle a alxMiti, en eff^»!, a une conceptiou t^^ute
m('*cani(|ue et ext(''rieur(i d(» ce monient d(» la vie du
Poverello, a nous 1(» faire voir recevanl d(»s mains m(>mes
de J('\sus d(»sc(»ndu du ci(»l un rouh^au dc parchemin.
Si on preiid Honavcnture au pied de la lettn», la con-
tradiction (|u'il pn-sente av(»c (Mvj^oire IX est invduc-
tihle. I*apini Ta bicn vu et s\'st tire d(» la difliculti' en
s'iin;ipnnnt (pie le W\\iy d(; Honav(Miture a dil (Mre
int(M*pole"* !
Les parolcs dc (nvpure IX ine paraissent avoir ici
une porl(M» spcci.dc : la hulle Quo clongati (»st la con-
dainuation de t(Mulances (pii avai(Mit (mi dans le Specu-
luin P(M*fecti(>nis l(Mir |)lus sohMinelle manifestation ; il
s(Muhle hi(Mi (jue h? pontife, (MI rappelant qu'il avait
assistc au lahori(Mix (MifantiMU^Mit de la n^gle, ait voulu
I. A. SS. oot. IF, p. (^^-(Wy.
*J. Hullo {iuo vionizafi dii 'JS M'pt. 12;U> rcpr(.»duile ci-apres intrgra-
ItMlMMlt.
:i. Pjipini, SUuia, l. I, p. 1*J2. iiole 7.
Du cnAPiTRE 36 263
en quelque sorte sinscrire en faux contre les allega-
tions de notre document.
Quoiqu^il en soit, le caractere officiel et rimmense
diiTusion de la legende de Bonaventure ne permettent
pas de [jenser qu'un auteur ecrivant apres 1263 aurait
pu ignorer ce que dit cette l«'»gende ou en faire abstrac-
tion. On voit tres bien comment le recit de Bonaven-
ture est sorti de cehii du S[>ec. perf., mais on ne voit pas
du tout comment celui-ci aurait pu proceder de celui-Ia.
Cela est si vrai qu'llbertin de Casal n'a pas pu s'em-
pecher de fondre (^nseinble les deux traditions, et ceci
suflirait a faire tomber riiypothese des critiques qui ont
vu dans le Sf>ec. j)erf. l\euvre dun habile faussaire
qui aurait emprunte une partie de ses recits a Ubertin
de Casal, puis en aurait imagine un grand nombre
d'autres inspires par les memes vues et calques sur le
mAme style.
Chapitre 36. — Voeatton de Tr. Egide.
Ce chapitre est au point de vue de la criti(pie un des
plus importants du Speculum Perfectionis a cause des
comparaisons qu'il nous permet d^Hablir av(»c dautres
textes. Ces comparaisons nous amenent une fois de plus
a la conclusion que notre document est le plus ancien.
Des Tabord on s'aper^'oit que tout y a C(»tte parfaite
simplicit(> d'un r('*cit original et primitif. Mais, pour
le moment, ne faisons aucun cas de cette consid(^ration.
Les premiers textes quil faut en rapprocher sont
deux passages des 3 Socii.
« Vir «lutem Dei Franciscus duobus, ut dictum est,
fratribus sociatus, quum non haberc^t hospitiuni, ubicum
eis maneret, simul cum ipsis ad quamdam pauperculam
264 ETUDE SPKCIALE
ecelosiam Jerelictam se transtulit qufe Sancta Maria dc
Portiuncula dicebatur et fecerunt ibi unam domuncuiam
in qua aliquando pariter morarentur. Post aliquot (Mz.
1743, aliquos) autem dies vir quidam Assisinas iEgi-
<lius nomine venit ad eos, et cum magna reverentiA et
devotione fltjxis genibus rogavit virum Deiut eum in sua
societate reci|)eret. Quem quum vir l)ei videret lidelissi-
mum (»t devotum, et quod multani jj^ratiam a Deo consequi
(Mz. 1743 exequi) poterat, ut postea patuit per effectum,
libenler eum recepit... »
Suit le recit des premieres missions entre|)rises par
les freres, puis le text(» ajoute : « Quadam autem die
venlt quidam pauper ad ecclesiam Sancta? Maria> de
Portiuncula, aj)ud ([uam fratres aliquando moraban-
tur, (»t (d(»emosynam petiit. Erat autem ibi (jua»dam
chlamidis iMz. 1743 claniis) (piam (piidam frater habue-
rat saHMdaris. (lui (juum dixisst^t beatus Franciscus, ut
(^am illi pauperi (biret, libenter et velociter dedit ei.
Statim [)ropt(»r r(»verenliam et devotionem ([luun habue-
rat frater ille in (huido chlamyd^MU illi [)auperi (Mz.
1743 om. ce mot', visum est (^i, quod eleemosyna illa in
ca>lum ascendisset et sensit novo gaudio se [)erfundi. »
A [)remi('re vue il semble donc qu'il y ait contradic-
tion (Mitre les 3 So(*. (^t le Spec. [)erf. les uns [)la(^ant
la rece[)tion (1(» fr. Egide a la Portioncule, les autres a
Hivo Torto ; nmis cette contradiction serait tout a
Tavantage du S[)ec. [XTf. car on compn^nd tres bien la
tendanc(^ fort naturelle qui fit oublier Rivo Torto, et
[)orta a ji^rou()er tous les souvenirs primitifs autour(iela
lN)rtioncule; [)ar contr(M)n ne com[)rendrait pas pour<|uoi
on aurait fait le contraire (»t (*nlev(» a la Portioncule
un(? [)arti(^ d<» ses souvenirs [)Our les rattacher a la
1. :\ Soo. IX «'l XI 32 ot 'i'!. Le.;oii «hi Ms. Viil. 733y 77 a el 81 b.
Collalionno avoc Mz. 17'i3, (iS b 2 et G(ib 2.
DU CHAPITIIE 36 265
masure de Rivo Torto de tres boinie lieuro abaiidonneo
sans retour par les frercs.
Mais la contradiction cst-ellf^ aussi forte on i*ealite
qu'en apparence ? Je ne le pcMise pas, car je crois avoir
5 demontre (V. Dissertazionr sul priino luogo abitato dai
frati Minori, su RivoTorto et suir ospedale d«u lebbrosi
di Assisi spesse volte ricordato iiella vita di S. Fran-
eesco. Broch. in-8" de 24 p. Roni(> 1896. Co travail
paraitra en fran(,»ais dans U* t. II do la \io dt» S. Fran-
10 gois) qu'a Torig^ine les fivres Minciirs denieurrrent a
Rivo Torto pour y soigner los b^preux, et a la Portion-
cule pour y prier. Llii^pital etait l<* doinicib* du travail,
la maisoii de la Portioncuh^ lc» doinicib» do Toraison^
II est donc tout naturol quTijj^ide soit alb» cln^rrlier
t5 saint Fran^ois a la lrprosiM'ie do Rivo Torto, *'t que la
lecture des trois passages de Trvan^i^ile qui forniaient
alors la regle lui ait rtr» faite a la Porti(uiciil(». Fran-
(^ois avait agi (runt» fa(;oii analogin* lors (b^ la vocation
de fr. Bernard ot Tavait conduit a 1 eglise Saint Nicolas
20 pour cette lecturc».
Nous pouvons faire la contre-rpiMMivc d(» cettc liypo-
Ihese : fren» F^('»on (»st rauteiir (b» la Vie (h» frc^n* K^id(^
qui se Irouve dans la Clironi(pi(» des XX l\' (icneraux'^,
si donc le Spec. p(»rf. est (h» lui, nous dcvons noiis attcn-
25 dre a Tidentittj d(»s deux ivcits. II en (»st aiiisi (mi clfct,
aveccette S(Hile (lilfcnMic^*, fort natur(»ll(?,(pi(» dans la vie
de frere Egide la vocation (^st ra(M^nl(M? bi(Mi plus au
long. Apres (ju(d(jU(*s lignes sur la vocation (h^ fr. Rer-
nard et (h? Pierre de (]atane, frovo L('M)n ajoiite :
50 « Quuin vero fratcr J^^gidius, a(lhu(! saMMilaris (»xls-
1. Encore faul-il iiremlre re iiiot de doinirile dans Ic; sens fraiicis-
cain. La Porlioneule. inalgre cela, a l)ieii eto lc primus iorus ordinis,
puisque c'cst le premier iieu qiii ait (He doniie a Tranrois.
Voir Spec. perf. 55 et les nides.
35 2. V. Salimbene, «^d. 1857, p. 32.J; Cf. A. SS. Aprilis, t. III p. 221 a.
266 KTLDE SI»ECIALE
lens, post VI II <lies, Uoc cognatis suis narrantibiis
audivissct, totus iguv divino intorius liquofactus, se-
quonti dio in festo sancti (icorgii anno Domini
^[(XIVHI surgens t(»ni|»estiv(» de salute sua sollicitus
a4l ecchisiani Sancti (ieorgii, uhi nunc est monasterium
Sancta» (!ilara% j)errexit et facta oratione cupiens sanc-
tiun Franciscum viden», versus llospitale leprosorum,
ubi tunc beatus Franciscus in (piodam tujxufio dere-
licto cum fratn» Hernardo de (^)uintavalle et fratre P(.'tro
(^athanii niorabatur. (^)uiim(pi(^ ad (pioddam trivium
perv(»nisset (it j)er (piam viam ire deberet ijxn(jraret,
oratione pramiissa, Cdiristo duce ad locum r(»cta via
p(»rv(»nit K Quum autem ibi de his cpue conc(?perat
cogitaret, (»cc(» occurrit sibi beatus Franciscus revertens
de svlva ubi iverat ad orandum. r)u(»m videns frater
itljxidius prostratus ad terram coram sancto, humiliter
f^(Mni(l(»ct(Mis se ab ipso in soci(?tatem suam recipi alfei*-
tuosissinu» supplicavit. (^)uem (puim sanctus videret fide-
lissinunn (*t devotum dixit sibi : u (^arissime, magnam
gratiam Dominus f(M*it tihi. Si enim veniret Assisium
imperator et vellet ali(piem de civitat(* illa assuinere in
suum militem, camerarium vel familian^m, nonne ^au-
den» deberet ? (^)iuinto ma^is tu (leb(»s j^audere, quem
Dominus elegit in suum militem (.'t dile(*tissin)uni ser-
vuin. ») Et sic confortavit (Mim (»t monuit ut in vocatione,
qua vocatus erat, iidelit(?r p(»rmaner(»t.
Kt mauu ipsum eri^ens introduxit in domum memo-
ratam v(M*avilqu(» fratnMii Hernardiiin dicens: « 1'num
bonum fratrem Dominus inisit nobis. » i)m siiiuil ^avisi
in Domino comederunt. (^)uum autem b. Franciscus cum
fratn» ^E^idio versus Assisium pergeret, iit sibi pannos
pro habitu procuraret, occurrit eis in via miilier pauper-
ciila (pue ab eis eleemosynam postulavit. Beatus autfmi
1. Pour toul ee qui ronccrni» les lieux oii res fails sc soiil passi^s,
on voudra bien se reporler a la disserlalion indiquec plus haul.
DU CHAPITHE 55 267
FranciBCus, unde illius supploret inopiam reeogitans^
tandem vultu angelico ad fratrem iEgidium conversus
dixit : u Demus sibi mantellum tuum, carissime, amore
Domini Dei. » Qui vultu hilari mantellum exspolians
dedit illi. Et stjitim visum fuit sibi quod illa Ccelum
ascenderat*, et sensit, protinus novo gaudio se perfundi.
Et sic ad ordinem receptus fuit, multum gavisus,
quando vidit tam vili tunica se indutum -.
Chapitrc 55. — Gomment la Portioncule
fat donnee k Fran^ois.
Ce chapitre est celui qui a le plus souffert du Spec.
perfec. II a souffert de deux manieres, par les gloses
et les adjonctions inserees taiit bien que mal par I(?s
amis du fameux sanctuaire et aussi par les ratu-
res , suppressions ou corrections des rivaux de la
Portioncule. Les documents sur les(uiels se sont exer-
C(3es des passions de ce genre ne sont pas rares a
Assise et deux exemplaires des Conf()rmit<'*s (pie jai
sous les yeux en portent aussi des traces. II est du reste
a presumer (jue dans le couraut de sa h)ngue vie (V. Tin-
1 . Ces derniers mots ont ete I'occasion d^inlerpolations nonibreuses.
Le texle tel quMl est ici n'esl qu'une expression populaire latinis«^e :
« ^lre fou de joie, 6tre au troisieine ciel, 6tre aux anges. » Les copis-
tes ne comprenant pas, ont tantt»t ajout(^ eteemosyna, ce qui donne
encore un sens intelligible, tantot mulier, ce qui faisait uu niiracle.
La traduction italienne de ceci se Irouve en appendice aux 1'ioretti
et fait monler Egide au cicl, soit avec raumonc, soit avec la pau-
vresse. Fior., 6d. Cesari 1822, p. 156; Cf. Spec. 1509 158as.
Je n'ai pas besoin de faire remarquer combien les paroles mises ici
dans la bouclic de saint Francois rappelient le style chevaleresqne du
chapitre k.
2. XXIV Gener. Ms. .329 d'Assise 22a 1 s; An. fr., t. III, p. 75 s. ;
A. SS. Aprilis, t. III. p. 222 e et 224 nota e.
268 KTIDE SPECIALE
trodijctitin . fr. Lron revint a ce eliapitr».' ii bien des
n'pri»eft ft put d^ja Iui-ni«''m»* y faire des additions et
des relouches.
La lon^eiir ins^dite de re nioreeaii n*a rien «pii puisse
siirprendre. .\oiis savons par d*autn*s doeuments avee
(pielle insistanee saint Fran(;«iis avait reeommande la
ehJ*re ehapelle a ses diseiples ; il vuyait en elle un sym-
boh* de sa pensre et un gajJTt» de lidtdite a ses ensei-
gnenients.
I)t*s h* lendemain th* sa niort, ee earat-tere saflirma
enfore, It^rsqiie lii-haut, aux portes dAssise, friTe Elie
^roiipa aiitoiir de lui <rahortl, puis aiitour de la basili-
qiit', h»s partisans tle la larjift» ohservanee. Des Itirs, la
l*ortit>neule et la Hasilitjiie onl inearnf, et inearnent
eneort*, h's tltMJx eoneeptitms et>ntraires thi inouvemeiit
franeiseaiii : rtd)servanee et le eonventualisme.
Oii eoinprt*iid dt*s lors la pit'tt> avee latpielle fr. Lt*on
laissf th'*IiortIer lt?s stmtiinents dont son ameest remplie.
Avee It? eliapitrt! sur la t:omposition de la regle, iitius
somiiit*s iei au eentre tle ses pivoeeupations. Jl defend
le drapeau, le sien et eelui de son pt»re spiritut»I.
()n se heiirtt? a tle grosses tliflieiiltt'*s, lorsqifon vtnit
tHahlir le texte; les doeuments ou tm le trouve suralK>n-
<h»iit, inais si le fond est idenlitpie, la forme est sans
eesst; diflfrtMite.
Daiis ees eoiiditions, j'ai eru tlevoir nreii tenir a nos
l^uides tn-dinaires, les Mz. 1743 el 989 (|ui ont la le<;on
la pliis et)iirte, la plns simple et qui saeeorde avee eelle
du Spee. de 1509.
(]rs tltMix inanuserits laissenl de etMt* pliis du tiers du
inoret^au ; je n'ai pas ht»sitt'? a le ivtablir d'apres le Spee.
1509, ptMir tltjs raisons qui me paraissent eoneluantes.
r* Daiislfs Mz. 1743 et 989, h» hiatus saute aux yeux ;
2" Daiis et» fraginent nous trouvons deux ehoses :
a. — h»s reetMniuaiidatioiis dtj Fran<;ois sur la Portion-
DU CHAIMTKE 55 269
cule qui onl passe dans 2 Cel. 1, 12 (»t nous sonl ainsi
garanties par lui ; b. — Tattestation que la Portioncule ne
fut pas purement et siniplement donnee a Fran^ois, mais
que les Benedictins ne cesserent pas d'en etre regardes
5 comme les proprietaires. Or, C(» dernier point est mis
au-dessus de toute contestation par un document tout a
fait etranger au debat, je veux parler de la bulle d'In-
nocent IV, Pie postulatio, en date du 11 mars 1244
conservee aux arcliives de hi cathedrale dWssise <*t
10 publice dans la Disamina di S. HufiNo \), 399). (^i^st
iin privilege solennel oii soiit eiiumerres toutes les pro-
prietes dii monastere S. Benedetto al Monte Subasio,
et nous y trouvons mentionnre au milieu des autres la
Capellam S. Mariie de Portiunculd.
15 La l(»<;on que nous doiine le Vaticanus 4354 temoi-
gne encore plus qu'a Tordinaire de Tignorance du copiste :
tant(H il laisse toinber des mots qu'il ne peut dcchiirrer,
tant6t il (*crit bout a bout toutes les interpnHations (ju'il
croit possibles d'un inot obscur. N\mblions cependant
2^ pas, pour (>tr(» jiistes a son (»gard, qu'il a pu navoir sous
les yeux qu'un manuscrit lac(*re et peut-(Hn» charg(!* de
gloses en italien * ; j'ai donc signah'' seulement les plus
importants ('»carts de ce document.
Un autre texte de ce chapitn» a une parent(^ rtroite
25 avec C(diii du Vat. 4354. (]Vst celui ({ui nous est fourni
par le fameux ouvrag(i de P>ancesco Bartholi sur rindul-
gence de la Portioncule. (V. sur ce manuscrit, IV*tude
critique sur le pardon d\\ssis(? au t. II de la Vie de
saint Fran^*ois.)
^^ Ce frere commenc^a a recueillir, en 1334 ou 1335, tout
ce qui concernait la Portioncule. L(» second chaj)itre de
sa compilation reproduit textuellement 1 Ol. 42-44
5:*
1. Parfois ces gloses se sont glisst^os jusque dans les lexles inipri-
nn6s. Voir par exeniple Conform. 140 bl, eil. 1510. On trouve ea
niargc la nole : Questo specta al i prelalL
270 KTLDK SPKCIALE
(XA'I). ]a' troisioino ir<*st autre que notre ehapitro du
SjHM'. perf. [Ms. ,'344 il'AssiseGa — 8b (3a — 5b, an-
cienno foliotationi. Ms. IV du reeueil XII dos Instru-
menta diversa 21) — 4b].
Trrjis frajT^nirnts <|ui forinent au total les trois <{narts
du ehapitre s(» relronvcMit textuelleinent, mais sans indi-
eation di» sourei», dans (lonforin. 2171) Is et 21Ha2s
ed. l.MO; lMa2 et liVi b 2 (mI. l^l.i ; 283 a 2 s et 284
a2s ed. im),
L(» d(*rni(.'r quart a partir iht Volo i-gitur se r(»(j*ouve
aussi toxtuellenKMit dans Conform. 144 als, ('»d. l.^SK);
128als, (mI. l.")!!^; 18f) b 1 s, ed. 1.^)90, mais eetto fois
pree('»de de rindieation : Frannscifs in legendd antiqiid
Capitulo IV (le perfectione huniilitatis, Si roii tient
eompt(» de l^^xaetitude aveo la(iu(dle BartliebMuy de Piso
n^prodiiit les text(»s, on (Mi eonelura rauthontieit('» dc^ la
le(;oii fournie par les Mz. 1743 et 989 et le Sp(»e. l.WJ
qu(» nous avons adopt('*(».
P(mr en linir av(?e la eriti(pi(? du t(?xte, je signal(Tai
h^ passaj^o : Vnde statini sicut fratres iverunt illuc
jus(pra : ibi sa*pe sunt auditi eoinuK» ayant peut-(Hr(^
et('* (rabord iine not(i niarginah? (h^ fivre L(?on, plus tard
enehass(''(' dans le texte. II ne se trouve, (»n olbjt,
pas dans h» textc <pi(^ j(» vions d'in(li(pier des Conformi-
t(''s, et sans voir la iiik» preuv(^ (h''eisive, puisqu(^ h»
(Njmpilatoiir a fort bien pu h»s laisser toinber parinadv(»r-
tanee ou in(*'ine d(» propos (h^dibeiv, il ifest pas exajj^(»iv
(Ty ehereher uik' indieation. Un autre symptiVino, e\^st
h» (h'sordr(» lamentabh; de plusieurs manuserits pour
ee moreeau ( V. les not(\s p. 98:, dcsordro tiTs (»xplieable
si Ton se lif«;ure un eopist(^ maladroit d(»vant un toxt(^
sureharg('' de renvois.
Diin aiitre e()l('% je ne erois pas que nous puissions
voir la uik^ int(Mpolation au S(ms (h'»favorable de ee inot.
Les auteurs (pii ont eru que rapp(dlatLon Sancta Maria
Di: CH.VPITUE 55 271
de Angelis no vcnait (iiie dans d<'S doouinrnts <r(*|K)que
tardive ont fait f^rreur, puisque nous trouvons dans
Thomas de C(»lano notn^ passage transfornic [)Our hi
stylo, identi(jue pour I(? fond : « Sine interniissione die-
5 hus ac nortibus (fratres existentes in /oro S. M. (1(*.
Portiuncula di\*inis erant laudihus occupati et odore
miro fragrantes vitani ducehant angelicain. Merito
quideni solebat enini veterum incolarum relatu Sancta
Maria de Angelis alio nomine dici : 2 Cel. 1, 11. Ms.
10 (>86 dWssisc, p. 18; ed. Hinaldi, p. 151. F^a phras(» (pie
Bonaventure dit au nuMne suj(»l porte reinpreinte dune
tradition d(*ja plus avanere: Sentiens auteni 1). Fran-
ciscus) juxta nonien ipsius ecclesiw quo ah antiquo
S, Maria de Angelis \'ocabatur^ angelicarum ibi visi-
15 tationum frequentiam, pedem fixit ibidem propter
reverentiam Ange/orum, amoremque priecipuum ma-
tri.s Chrisli, Bon., 24 11.
(^uant aux id('*es exprini('*es dans ee uiorceau, il nen
est aucune qui ne cadre ave(^ les j^rcocciqKitions du
20 parti dc Fetroite ohservance en 1227.
Pour no pas fatijifuer h» h^ctcur je renonce a niontrer
la transformation quo ce chapiln» a suhi en passant par
la plumo do Thonias de Celano 2 CaA. l, 12 . Connne a
son ordinaire, il ('?la{ifU(\ il polit,(^t ajout(» (^^a et la (pielque
Ueuron. Je ne crois pas nn» troinper o.w pensant (pic l(»s
Tres Socii ont voulu rappeh^r ces preoccnpations litte-
raires, (»t en sourire douc(Mnent, lorsquils ont dit dans
la lettre denvoi de ieur lejifend(? : n (jedimus... quod
si venerabilibus \'iris qui... confecerunt legendas
^^ ;beati Francisci) hiec nota fuissent^ ea minime privte-
riissent quin (Mz. 1743, nisi) sa/tem pro parte ipsa suo
decorassent e/oquio et posteris ad memoriam re/i-
quissent. Mz. 17^i:5 5'i h 1 ; Ms. Vat. IXVd (>4 h; Ridolli,
Ilist. Ser. 17iJ a.
^ II y a cependant une li^no dont la transformation (?st
272 fcTLDE SPECIALE
paiiiculif*r('inf;nl remarqiiable, cest celle qui concerne
la vnlonte exprimee par les Benedictins que Teglise
donnee par eiix serait, le cas echeant, le chef-iieu des
freres : Volumus quod locus iste sil caput omnium
veslrum.
Ces ternies n'ont rien de force ni dexagt-re et sera-
blenl bi«*n la n'*jKjnse des Franciscains zeles au grroupe
dElie qui annon<^ait bruyamment que le chef-Iieu de
rordr*? serait la future basilique dWssise.
C<? parti trioinplia et par la grande bulle Is qui lo^
ecclesiam du 22 avril 1230*, Gregoire IX traneha la
question en sa faveur.
CA*tt<* bulle venait detre renouvelee encore sous la
fornK* de privilege sohmnel par Innocent iV, le 6 mars
1245 ', lorsque, en 1247, Thomas de Celano se mit a l*
ruMivre pour fain' la Vita Secunda.
Ins«M*<*r dans soii travail le rrcit de fn*re Leon eAt
elr un acle d<* n*volle, il adinit cependant le mot caput^
niais aii lieu de rajipliquer a la cliapelle comme clief-
li<Mi de loiites les rglises franciscaines, il rappliqua a la 2>
\'ierg<» capul omnium Sanctorum ! « Son enini sine
prwscicutid dii*ini oraculi a diehus antiquis Portiun-
cula diclus est locus^ qui dehebat in illoruni cedere
sortem, qui de mundo cupiehant penitus nil habere,
Nam et in eo Virginis matris ecclesia eratconstructa 25
quw stid singulari humilitate meruit post filium suum
capul omnium esse sanctorum, 2 Cel. 1, 12 ; Ms. 686
d'Assise p. 18 ; Ed. Rinaldi, p. 150 s).
Plus loin nous trouverons encore trois chapitres sur
la Portioneule (Spec. jierf. 82-84) a propos desquels ^
1. Sbaralca, Biillariuin t. I p. 60 ss ; Polthast 8536 ; Wadding II p.
232; CoIIis Paradisi, lib. II p.8 ss ; A. SS. oct. l. II p. 679 s: L. Au-
vray, Rogistr(*s de Gr^goire IX n. 'i53.
2. Sbaralea, BuIIarium t. I p. 355 s; Pollhasl 11565. Ces deux
bullcs sont donnt^cs dans Sbaralea avec la suscription des cardinaux.
DU CIIAPITHE 112 273
nous aurons Foccasion de eompleter notre elude sur la
devotion dont ce petit sanctuaire a ete Tobjet des les
origines de Tordrc*, mais il faut pourtant noter des a
present que nulle part dans le Spec. perf. on ne ren-
contre d'allusion au recit qui a partir de 1246 revient
dans toutes les legendes, la vision du frere qui aperc^^ut
en songe riiumanite aveugle venant s'agenouiller autour
de la Portioncule et recouvrer la vue, 3 Soc. 56 (XIII) ;
2 Cel. 1, 13 ; ed. Rinaldi, p. 151 ; Bon. 24 (II). Gela seul
suflirait ii prouver que le Spec. perf. n»monte a un
nioment ou il ne circulait pas encore, car 1'auteur se
serait bien garde de laisser de C(He une vision aussi
favorable a ses plus cheres idees.
Notons en terminant qut* dans son De Planctu Ecclt»-
siii) rev«>(jue Alvarus Pelagius rappelle les principaux
traits (Je ce chapitre, lib. II f' 147 b 1.
d. Chap. 112. — Visite de Jacqueline de Settesoli
ti saint Frangois mourant.
(^)u'une grande dame de la noblesse romainc» appek»e
Jacqueline de Settesoli ait et('* li»»e (ramitie av(»c Fran-
yois, nous en aurions pour garant a dcfaut du Spec.
perf. la lt?gende de Bonaventure, mais le saint general
effrajM? sans doute de la rare libert(» avec laquelle se
conduisit Fran<;ois mourant a son egard, s'est bien
gard(* de raconter sa visite a la Portioncule. Vn saint
qui la semaine de sa mort perinet. a un(» femnK; Tentr^M»
de la chHure, et songe aux niostaccioli si chers au
peuple de Ilome, lui paraissait sans doute trop humain.
1. V. 1 Cel. 106 (II pars, caj>. VII) ; ;J Soc. \>\\ (XIII).
18
274 CTCDE ^PCCIALC
Par •-«►nlrH' il n«»u5 rH«*iml»- av*e^; •^»iupIais«inoi* i»*s
•fxpbiit.^ tlan <i;ro»^^u •lnnn»* par Fmn«N»i.s a Ja«."i]ueline.
II allait a IVjrfis»* av»-i- #a mrtitr»^'^^ ft mi^mt> la reveil-
lait si le s«»mmeil lui fatsait •»ubli»'r s^^s »levv»irs relijjrieux :
Bon. 112 VIII . Ce S4>nl siins il«»utr dr»s sentiments
analogues i|ui inspiraient un tles plus savants historiens
de saint Frane»jis. Papini. jr^n»*ral ileTi (2«>nventuels.
lorsquil traitait plusieurs bit»,:rraphes. et entre autres le
P. Chalippe. de pn^fanateurs. profanaiori delU glorie
palerne^ p«nir av*»ir fait tn»p b«jn aeeueil aux traditions
eoncernant Jaequflin*^. V. Notizie Sicun* [i. ir>8-161 :
Storia di S. Franeeseo. t. I. p. loT.
Jai »^u le bijnheur de retn»uver tous les traits de notre
rueit dans le De laudibus fieati Franeisei de Bt^rnard
de Besse i|ui fut le st-erftaire de saint B«»naventure.
II est int«*rpssant d»* voir combien sa narration temoigne
malgre sa brievet»* d'nne traditi«>n plus d*'veIop[>ee que
celui du S[»ec. prrf. .\u chapitre VIII qui a [>«»ur titre :
De transiiii ei iranslaiione l^eaii Francisci. on lit :
Venii auiem mairona illusirissima ex Homanis domina
Jacoba de Sepiem Soliis, decoiissima Viri Dei^ ad
visiiandum eum cum mas^no. ui ianiam decebai domi-
nam, comiiaiu, i/ua* apparaium mulium pro ui ianto
videbatur funeri, ministravit, Eam ipse quam in Chris-
to docuerat quamque pro i'irilitaie i^iriuium frairem
Jacobam nominabat, ante transitum suum videre co-
lenSy mandai'erat jam i'ocan\sed f/uum iturus nuniius
praesto esset^ erce ad fratrum ostium muliifs et/uorum
el famulorum strepitus dei'Ot<r disci/)ulw ad doctorem
et patrem pnccarissimum sibi i^enientis. l/}sam ergo
sanclus a Doniino tit o/)labat i'idit et gavisus est.
Quumr/ue alit/uantulum res/)irans /)i'ie gamlio ei-
sionis ipsius /)lus vii^ere piitaretin\ voluii ipsa pariem
suw comitiiwr reniitten\ ut sancti finem cum paucio-
ribus expectaret, t/iiod prohibens^ dixit: « Egosabbato
DU CHAPITRE 112 275
recedamin sero ; in die sequenti poleris cuni societate
reverti, Die igitur et hord qud dixerat, collectus est
sanctus ad Doniinuni,., Ms. de Turin J. VI, 33, f" 113.
Le nomde cette dame aprovoque bien des diseussions.
5 Les Romains d'aujourd'hui disent tout court la Minerva
quand ils veuleut parler de Teglise S. Maria sopra Mi-
nerva ; de m^me au nioyon age ils disaient les Septeni
Solia pour designer reglise et le pate de constructions
qui s'elevaient du ciHe du Septisolium, jadis temple du
10 soleil et de la lune, appele de ce nom a cause de ses
sept rangs de colonnes. La diaconie Sainte Lucie des
Selte Soli est une des eglises les plus frequemment indi-
quees dans les documents romains du 13® siecle. (Martini
Oppaviensis chronicon, Pertz, Scriptor. 22 p. 401; Gf.
U ibid. 362, 363, 370 et 439; Richard de S. Germano ad
ann. 1241, ibid. 19 p. 381. Gf. Migne, Innocentii III
opera t. 1, col. XIX et GXGIIj.
Le Septisolium proprement dit avait eti* transforme
en forteresse par les Frangipani, ce qui corrobore les
} traditions franciscaines d'apres lesquelles Jacqu<;liiu»
aurait appartenu a cette famille. L'examende cette ques-
tion ainsi que celle de savoir comment sappelerent ses
fils nous entrainerait trop loin. Quil suilise de dire qu(^
la tradition d'apres Iaqu(»He Jacqueline se serait (Habli(^
a Assise pour passer le reste de sa vie pres du tombeau
de son pere spirituel, ((^onform. 185 a 2 ed. 1510; 165
a 1 ('*d. 1513 ; 239 b 2 (';d. 1590) se trouve confirmtMi {)ai*
la vie de fr. Egide. (XXIV Gener. An. fr. III p. 102 ;
Cf. Spec. 1509 107 b [variantes] ; Vat. 4354 147 b).
Eniin je rappelle qu'au-dessous de la chaire de 1 eglise
infi'*rieure de la basilique (rAssise se voit une fres(ju(^
jifaliie par les retouches avec Tinscription : Hic jacet
Jacoba sancta nobilisque roniana, ou elle (;st repr('i-
sent(*e v(Hue en tertiaire. (Gf. Gonti, Asio Serafico, p.
26-27; Fratini, Storia della basilica, p. 49).
1**9 sLTLL-E -•:t*::vLE
r-*:-tiri-r U *r.i 'ilUvr:. •.*:! rix- •: •riiruiir- a 12.*^J lcinii****
J- s<i m-rt : J;» ».biiii. Vitr: -i- S.*Qti I. p. 214-21»*. IIL
p. .>.i^,.»: Artur. Mi*rtyr».'L, p. »»L
Mr jai In-riv- 11.1 n< Ie> .\r'.-li:vv> tlu Sai.-n> Convoiito
d A^MS^f Jeux •1««--Tim-Eit< «jui ne fMraiss^nt inirro Iai<s<*r
place au «iMUtr »-t qmUs' in**ntrf:*nt «ju** sa vi»- s^" >»T;ut
pn.»I«>n^-»* birn au-*l*.-Ia.
La pi»-*.-»- Ift:» Ju r»-«-u»-iI I Af^> InslrumeNia ttii'ersa
p^rtiurniia ad >. C. est un t^-stanit-nt ^n Jatf Ju 8 avril
12r»S. oii la t»*>tatrii-p ItfjkTU»- III Ii^T»*> a Jaoqueline. />n)
iinlumentis. Par la pieo»- .Vi Ju nn^ni»^ revueiL fA^mina
ManseOHia Irtru** XX s«>u< a Dom. Jacoba de Homd.
Or c»' t»"stainfnt notari»* est Jat»* Ju 18 ix^tobre XIV*
••x».'untis «x-tobris 1271^. A nioins Je soutenir quil v t*ut
<:oup siir roup a .\ssis».- Jfux Jandcs n>niaines J«^ o<*
noni, il faul bi»'n aJniettn* qur» Jae«pi«Jine vivait eiu-ore
Jans \^ J^rnifrT liers Ju treizieim* sitVIe.
Lii»* ••rreur sur la Jal«» Je sa iiiort [Hmvait J^autaiit
plus facilenieiit s'aeer»Hliter que sii qiialite Je veiive et
ses rap|>«>rts avee Francois «"njrajreaient les Iiagiofrra-
plies a en faire une personn** ag»*e.
.\on. elle «>lait jeuiie eii 1226 el Kt partie Je ee g^n^upe
Jamis qui apres ia mort Je celui qui les avait jet t*s sur
ia voie royab* Je Lamour et J«» la saintete ne purent
s'emp«Vli«T «Laller linir leurs jours a Assise, pimr vivre
avec eeux qiii Lavaienl connu, respirer Lair qu'il avait
respiiv, «'t raviver en leur coeur les emotions Ju passe.
Oevenue la providence Jes freres, elle fut un inlerim*-
Jiaire entre cux et les personnes cliaritables Je la vill«»,
ei les teslaments (|uo je viens d^indiquer, bien loin
il etre une exception, se conformaient a une sorte d'usag:e
en l<;fj:uant quelque chose ii Jacqueline pour les fr«»res.
Daiis les archives du chevalier Frondini se trouvaient
d'autres tesiaments (helas disperses avant que j'aie pu
"^
DU CHAPITRE 120 277
en prendre copie) oCi on lui loguait XL sous scilicet XXX
pro und refectipne fratrum ecclesix Sancti Francisciy
et X pro und refectione fratruni Portiuncula\ uno
autre fois II livres pro und tunicd fratri Leoni.
Ces seehes nomenclatures notariees ne deviennent-
elles pas des temoins ])articulierement significatifs de
la puissance avec laquelle le souvenir de Fran(;ois s'im-
posa meme a des personnes (|ui nentraient pas dans
Tordre ? Jai dit cpf il y eut un jifroupe de ces amis qui
vinrent finir leurs jours a Assise et servir les disciples
de leur j)ere s[)irituel. Du ct^te des hommes, nous trou-
vons le chevalier Jean de Greccio, Tami que Fran(;*ois
avait charg('' dorganiser le YTexmov presepc (1 C]el. 84),
(pars I, cap. XXX); Bon. 149-150 (X) ; Aetus Heat.,
Ms. Assis. 070 10 h; Spec. 1509 220 a). Celui-ci rendit
aux fr(T(;s «rautres S(.'rvices (pie Jacoha : un acte uota-
ri(» du 1*'' janvier 124.'$ Jnst. div., j)i(>ce 7 du recueil I)
nous le montre s(jrvant (riiiteruK^^diaire entre eux et les
fondeurs des fameuses cl()ch(\s de la hasilique.
Voir, outre les auteurs cit(''S et chez les(juels, en j)arti-
culier chez Jacohilli et Artur, on trouv(MM la nomen-
clature des r('f('?rences omises ici, Wadding, Ann. 1212,
n. 36 (I, p. 132 s.V, 122(), n. 20-28 (11, p. 138-140) ; A.
SS. oct. II, j). 004-000 (*t alihi ; et Tarticle excellent
dans sa hrieveb» dil P. Kdouard (rAhiUcon, Miscell. fr.,
t. IV, j>. 108; Quintianus Midler, (leschichte des h.
Franziskus von Panfilo da Magliano, I, j). 159.
e. Chap. I'20. — Le Gantique du Soleil.
Toutes les questions (pii concernent le Cantique du
Soleil ont ('«tc discutces av(»c une incrovahle violenf^e,
mais je ne crois j)as mc tromper en estimant que la j)u-
278 ETUDE SPECIALE
blieation (hi Speculum Perfectionis eliH deJinitivement
le debat en faveur de Tauthenticite. Desormais il n'v a
plus place pour le moindre doute.
L'histoire de h\ eomposition de ce chant n'est pas un
hors-d'c)Ruvre dans la vie de saint Fran^»ois, et on ne 5
peut pas Ton detacher sans mutiler sa physionomie.
I^e Cantique du Soleil est une fleur, non une fleur
artificielle venue on ne sait dVm, c'est tme fleur toute
vivanle, <lont on ne sent la beaute et la signification
<|ue si on 'la laisse sur la plante oii elle s'est epanouie. l<
En risolant, vous n'en feriez pas seulement tomber les
gouttelettes de rosee, vous couperiez les mysterieux ca-
naux par lesquels elh^ communique avec les racines.
Parmi les critiques, beaucoup ont commis la faute
d'<Hudier ce morceau isolement, puis les uns se sont l
pAmes d'admiration devant sa beaute litterain» ; d'autres
Tont, au contraire, declare pauvre de fond, plus pauvre
de forme, indigne en somme a la fois de rinspiration
Iitt<'»raire et de Tinspiration religieuse de Fran^ois. II
y a egaleexageration des deux parts, ou pluttU meprise. 2
Le Cantique du Soleil est un document religieux ; et
s'il est loisible de r<Hudier au point de vue litteraire,
encon» faut-il le faire avec mesure oi discrrtion. Ici,
certains exces tradmiration blessent autant (jue C(»rtains
exces de critique, et a mon sens il y a egale erreur de la t
part de ceux qui <*omparent Fran^ois aux poetes de Tanti-
quite classique et de ceux qui demontrent a grands ren-
forts d'arguments ([ue le Cantique du Soh^il nexpriine
rien de nouveau, que c'est un incolore remaniement <lu
Canti<pie <le Oaniel et du Psaum<» 148. Qu'on veuille bien 3»
in'<»xcus<»r de ne pas noinmer ici ceux dont j<» conibats
la fa<;on de voir ; en le faisant, je risquerais <le paraitre
attaquer des hommes dont je tiens d^ordinaire les juge-
ments en tres haute estime. I)u reste, les lect<»urs <jui
vou<lraient etu<lier a fond ces questions trouvcTont jdus :r
DL CHAPITRE 120 279
loin, dans les noies bibliographiques, de quoi diriger
leurs recherches et satisfaire leur curiosite.
J'ai compare le Cantique du Soleil a une fleur et je
reviens a cetle comparaison, car les erudits qui vont
fouiller tout Tancien Testament pour y recueillir labo-
rieusement des phrases analogues ot en conclure que
c'est un pastiche, commeltent la meme erreur que le
chimiste qui vous ferait gravement le catalogue de tous
les corps simples qui entrent dans la composition d'une
rose, et vous regarderait avec un air de supreme pitie
si vous aviez Tair de n\Hre pas tout a fait satisfait.
II a ete de mode il v a une trentaine d'annees de
demontrer que Jesus n'avait rien invent^», qu'il avait
pris simplement dans T Ancien Testament les aphorismes
les plus spirituaiistes pour en faire une sorte de gerbe.
Aujourd^hui ce jeu enfantin a fait son temps, mais peut-
^tre serait-il bon de ne pas le renouveler a propos de
saint Fran^ois.
Ce qui fait la beaute et la su[)reme grandeur de la
vie religieuse c'est Tunite ; la git sa verite morale, sa
realite, Thomme religieux vit plus qu'un autre parce
qu'il y a plus d'unite dans sa vie. II ne faut pas perdre
cela de vue quand on etudie la genese <les grands temoins
de rideal.
Mais rhomme n'est pas complet par lui-meme, il
n'est pas tombe du ciel hier pour disparaitre demain;
rhomme le plus religieux ou le plus vivant, ce qui est
tout un, n'est pas seulemenl cehii donl la vie person-
nelle a le plus d'unile, c'est eelui dont la vie ne fait
qu'un avec la vie de ceux qui Tont j)recede. La commu-
nion avec le passe bien loin «ri^tn? une faiblessc* est la
force des puissants.
Les ardeurs de Fran(;;ois, en s'exprimanl par des
phrases qui avaient passe par la bouche des prophetes
d'lsrael (et je ne doule pas qu\»lles n'eussent ete be-
280 KTUDE SPKCl.VLE
gayees par l*»s patriarches sous les cheiies de Manire
et dans les solitudes de riloreb) n'ont donc pas perdu
quelque chose de leur valeur ; au contraire, eUes de-
viennent chez lui plus profondes et plus intenses ; le
vieil arbre refleurit, Tarbre de I^amour et de la foi, mais
avec une splendeur nouvelh». I/arl>re est vieux, mais les
fruits sont nouveaux.
Voila des idees bien simples (|ue je ine serais dispense
de rappeler s'il ne se trouvait des savants de haute va-
leur, avec les(juels on rejrrette de se trouver en d(»sac-
cord, qui les oublient comphVt(»ment. Le sens de la vie
spirituelle leur (';chapp(», ils font rhistoin» d'uii g(»nie
religieux sans aller au centre vivant d\)ii tout dticoule,
et ress(miblent a ces exp(»rts pivpos('»s par les tribiinaux
pour faire rinventaire d^ine maison, (pii croieiit avoir
tout dit lorsqu'iis ont labori(»usement catalogin'* tous les
objets, indi(|U('» h»ur val(»ur et leur provenance.
II y a (pielques ann('M»s, un homuK^ de letlres trouvant
exagere(» radmiration qifon avait manifest*''(» de divers
C(H(''S pour le Canti(pie du Soleil voulut en d^^montrer le
peu de valeur lii t(M'ininait son ivquisitoire en disant
cju(» si ce morceau n'(Hait j)as de saint Fran(;^ois,
persoiuK» n'aurait song('» a radmirer ou m('»me a le re-
cueillir.
(](da est ])arfaitement vrai. La vahMir de c<» canti-
qiie n'est j)as intrins(>(jue ; (»lle lui vient de saint Fran-
^•ois ; i\r. C(» que saint Fran^*(MS me Fexplitpie et de ce
(ju'a son tour il nrexj)Iique saint Fran^ois. Un geste
n'est ricii, et pourtant qiii nous dira tout ce qu'un gest(^
fait des millions et des milliards de fois peut i^reiulre de
valeur, si toiit (run coup il devient IN^xpression pleine (»t
«Mitiere (ruiie volont^; sainte. Vovez MarioMad(^Ieine
s'agenouillant aux pieds de Jesus, voyez le Christ rom-
I)ant le j)ain : la vah^ir intrinseqiie, roriginalit<* d(» ces
mouvempiits est absolument nulle, et j)ourtant ils ont
DU CHAPITKE 120 281
plus pese dans les destiuees de riiumauite que les cou-
qu^tes des Cesars.
Et mainteuant apres avoir iu Tevangile essayez de
de vous imagiuer la Madeleiue sans ce geste d'huuiilite,
le Christ sans ce geste (ramour, vous ne le poui'rez pas.
A ce moment runite de leur vie a ete comph'H(\ le geste
a montre T^me, Ta incarn('»e.
De meme pour le Cautique du Soh*iI.
Est-il n(k*essaire apres c(»la de fain* remarquer a
quelles difIicult(3S litt('»raires se heurteut hjs adversaires
de rauthenticit(^ du Cantique du Soleil ? II sout obIig('^s
d'imaginer un faussaire qui aurait pris pour base les
allusious de 1 (»t 2 Cel. aux laudes creaturavum et
brode sur QvXia sorte de cauevas. Mais mAme eu laissant
tout a fait de C(>t(^ l(»s consid('?rations formul('*es tout a
riieure, ceci est-il acc(!ptal)le ? Dans qu(»l but aurait
agi cet habile imposteur ? On ne le voit pas le moius
du moude, alors (pie l(>s fraudes de c(* genre ont toujours
un but pr(»cis, imnu^diat.
()n repond qu(» Bonaveuture \\\n\ parle pas (»t (pie par
cons('*(jueut le morceau est uu faux. Ceci u'est pas une
raison ! Bonaventure parlot-il d(i la r('gle de 1221, des
Admonitions, du Testament, des lettr(?s d(j Fran^ois ?
De tous ces ecrits, |)as uu mot, et pourtant ils ('*taient
redig(»s en latin, et le fondateur avait supplic d(» la fa^on
la plus touchante, — humble et pressant tout ii la fois, —
ses freres et ses succ(tsseurs, (h» les lire, de les copier,
de les faire cireuler.
II est vraiment permis de se (lemaud(»r si ceiix (jui
ont trouvd» le Cantique du Soleil iudigne de saint Fran-
Qois ont lu ses autres (jeuvres et taclu'» den saisir Tame ?
Ils auraient vu partout la inOjiue inspiration se mani-
festant par des luoyens d'autant plus siiuples qu\^Ile
est plus vigoureuse. (]ertains chapitnjs d(^ la regle de
1221, ne sont guere que des litanies, cest a peine si
282 KTLDE SPECIALE
olles prf\soiilent un sons (loiinissable. Mais la justement
ost leur sincerite, leur puissance. lls ressemblent a
ces svllabes a peine articulees de Tenfant a sa mere, a
ces regards et a ces paroles qui paraissent parfois mo-
notones a des etranj^ers, mais qui sont pour la mere ^
d'un prix infini, et donl elle ne saurait sc» lasser.
Les critiques qui nient rautlienticile du Cantique du
Soleil n'ignorent du resto pas que si Honaventure n'en
dit rien, Olano en parle a plusieurs reprises, aussi
vous concedent-ils qu(» Fran^ois fit des laudes, en parli- -^
culier uno laude sur les creatures, mais ils ne peuvent
admettre que le Cantique du Soleil que nous avons soit
precisement cette laude. Alors qu'esl-il ? Cest ropuvre
d'un grossier faussaire qui, au commencement du XIV*
siecle, a pris pour point de depart les passages de 2 Cel. -^
sur les Laudes Cr(?aturarum, a «^mprunte a un autre
faussaire Uberlin de Casal, le Ao,v (jui cum eo fuimus
que celui-ci avait liabilemont gliss(^ dans de pnHendues
citations d'une Iegend(» de {vvn* L('»on (*t, s'inspirant
cnfin des psaumes, a ecrit les morceaux du Spec. perf. ^
sur le Canti(pi(j du Soh»il.
Faut-il (pjo le besoin de croin» a d(»s falsilications
soit fort pour que d(?s li(mimes (rune liaute valeur
scientifique aient profere des all('*gations j»ar(»illes ?
Voila un faussaire bicjn etonnant. Dune part il con- ^
nait 2 (ilel. (supprimi!» depuis V2Gi\] et prend la pr('»cau-
tion de se mettre d'accord avec lui, d'autre part il va
do ravant sans se dire {\\\o\\ pourrait bi(»n un beau
matin dccoiivrir la V(M'itable laude (^t le couvrir de con-
fusion. s^
Tout ce roman n(» serait recfjvable (pie si les critiques
(jui Font echafaud(» nous fournissaient des preuves, en
particulier s'ils avaient trouvt» le vrai Cantique du
Sol(»il, mais c(»ci ils ne le feront pas ; tout au contraire,
8'ils t»tudient sans idt^e prefconyu^» le Cantique du Soleil ^
DU CIIAPITRE 120 283
«iu milieii des aulres (jouvros de Fran(;;ois, ils aperctivront
bient6t lo lien interieur qui unit tous e(»s morceaux.
Passons a la question des textes. Un des plus impor-
tants me parait etre celui que Barlh(*lemy de Pise a
ins(>r(* dans les Conformiles. Comme on le sait, ce com-
pilateur passa de longues annres a recueillir des docu-
ments, et a part les fautes de copie el (rimpression, du
reste assez rares dans l(»s ('•dilions de 1510 et 151.'K
son livre nous cons(»rve des fragments tivs corrects de
toutes les l('*gendes franciscaines compuls('*es par lui
dans les bibliotlKMjues vers 1385.
Les variantes sont si nombreus(?s entre les divers-
documents oii Ton trouve ce cantique quc pour que Ton
ait une id(3e quelque peu nette de chacune des le^ons^
j'ai cru devoir h»s reproduire successivement. En mas-
sant toutes les variantes en note, au bas des pages, oii
aboutirait a des complications oii Ta^il se perdrait.
II est, je pense, inutile de faire reinarquer que ce
grand nombre de variantes ne prouve rien contre Tau-
tlienticite. Au XIIP si(*cle, ritalien n\Hait qirune langue
parl(*e ; il n\ivait pas encore la (ixite que donne lecri-
tiire; meme pour le latin, Torthographe navait rien
de fixe ; non seulement elle varie d(» manuscrit a ma-
nuscrit, mais de page a page dans le m(*»me document,
souvent dans la m(^ine page. (Dans le Ms. 079 des archi-
ves (FAssise, au f" 8 b, h» mot eleenwsyna revieiit ('»crit de
quatre fa^*ons diff(;rentes: elymosina, helemosina, h(dy-
mosina, helimosyna.) et jus(|ue dans des pi(»ces notari(»es
ou des variations orthographiques devaient (jtre particu-
lierement dangereuses. (V. par ex. la pi(»c(j 9 du recueil
II des Inst. diversa pertinentia ad Sacrum (]onventum.)
Conform. 202 b 2 s, ed. 1510; 181 a 1, cd. 1513; ledi-
tion de 1590 supprirne tout ce qui a la lin de la X)*" con-
formit('? (lib. II, fructus XI, pro s(.»cunda part(^} concerno
le Cantique du Soleil.
284 ETLDE ^fEt^rvLE
Lecon des Conformites
L^iiT» iU' rrrAtiiris ♦jiiaiu f-«*it ImmIiis Fritn«*i>rus
qiiarKlo •>*rtiti«*rtvit riiin IVii< d»' r^-irnM >u«i -. ri v*iCii-
b;it ♦•iim Ci»nlii:um fr;itri?> S«>li>.
Allis^imo. •inini[>«>t»'nl*.*. li«»n Si«jrn«»rr:*. lii^ ^in !#* l;nul<»,
la ^loria. Im li«»n*>r»' »'l li^jrn»* ** b»:'n»*iIicti«»nH. A t»* sol«> <i*
eMnfani» »*t niiilo iioiut» »' il»^;jrn*> «1»* n<»niinart*'. Lauihito
sia *' DiM ini«» Sijjrnor»' «.-Mn tiit»- 1»* tu».* cr»'atiir»'. sp»M;iiil-
iii»*nt».' iii»'ss»*r lii rrifte Sol»;. il *|Ui»!»' ;;i*»rna »'t illuinina
nui p*'r liii. ♦•t ••II*» ♦• li»'ll*» ♦•t ra<Jiant»' «•iim ;jrninil»' spl»-!!-
4l*»r»*: <!•• !»'. Si^^^ii*»!*»'. |>*»rta si,irniti*.'ati*»n*-. Lau«lat«» sia.
mi*» Si^iior»', p»'r sii«»r luna »'l i*^r le st»:'!^»^. il «|ual»' in
ci*^l«i i»* iiai f*irinat»' «•liiar»* ♦• l>»*ll»'. Lauilat«> sia, iiiio
Si^nr»r*', |»«'r frat«* v«.'nt«» et p»^r lair»^ t.'t nuv«>|o ••t s«'rfno
et «>jrni«*'* t»'iiip«), ]}rr l«* «piab* «lai a tut«^ «Mvatuiv sos-
tf*ntaiii»'iit«». Laii(iat«> sia, mi*» Si*^ii(>r»\ p»*!* su«^r iopia
la «pial»* ♦• m«»lt<> iitil»' «'t lium«*l«* «'t priTi«>sa et r;ista.
Lauilatr» sia, mi«> Sijcn*»r«', p«'r frat*» fu«>«*li«i ^••r lo «pmlif
tu alumini la noct«^ «'t «*llo •• l»»'ll«> «•! iitcuiulo «'t rohustis-
siiiio «'t f«»rt«'. Lau(liit«» sia. mii» Sij;n«>n'. pcr nostra
miidiv terra, la qual«' ii«' sost«'nta «.'t p>v»'rna ct pnxluci
divcrsi fructi ct c«»loriti ii«»ri ct li«'rba.
Sequrnleni versitm feril benfns /•'ranrisrus ef prj fafis afhUiUt
quantlo rornm episropo Assisii ef pofesfaft* fecif pmfafas laufles tle-
canfari ut ail ronronliam renerinf *' quofl ef farfum esf.
Laudatt» sia, mio Si^nore, p«'r (picli clic p«?rdonano
p(;r lo tu*i Jimorc (*t sost«*nc/ intirmitiid** ct tribiilationc.
;i. L»''jli'.i«»n <li' \'A'.\ dMiiii».' .•.^■iil».* hi tin iW la r;il»ri<|iir. — />. l.')l;{ utjui. — r. \'A.\
nii.— <L l."»l:{ Of/iii. — *?. Am li»'ii fl«- le '|i]i si:il l.'il:{a: nl ilirtnfn cst snprii
JffiiXiuU'. — f. \'A-i ShHtfUt^Hit.
DU CHAPITRE 120 285
Beali quelli elie sostegnerano'* in paee, che da ti, altis-
simo, serano incoronati.
Istnm ^ rersum sequentem apposuit l)eatus Franciseus quando sibi
de die mortis sux a (.hristo revetatum fuit dicens ^.
5 Laudato sia, mio Signore, per suor nostra morte cor-
porale da la quale nullo liomo vivente puo scampare.
Guai a quelli *^ clie more in peccato mortale. Beati
(pielli** che se trovano nele toe sanctissime voluntade,
ch(» la morte secunda non li pora far mal(\ Laudate et
10 benedicete mio Signore, et regratiat(,^ et serviti a lui
con grande humilitad(*.
11 n'est pas besoin d'insist(T pour marquer combien
ce texte se rapproch(» d(^ celui du (^odex 338. Les seules
(liir(*rences qu'on y remarcpuj sont les corr(»ctions invo-
^^ lontaires que fait tout copist(i non pal(!*ographe, en pre-
nant copie d'un text(» aiicien.
11
Le^on du Ms. Riccardi 1407
fManuscrit dat(? de 1503).
20 Questa e la Lauda delh^ creature la(juale e fecie quando
el Signiore lo c^^rtifico d(d regnio suo.
Altissimo onipotente, buom Signiore. Tue son le
laude la gloria e lonore, (^ ogni b(*nedictione. A te solo
si confanno e nullo huomo edegno di mentovare. Lau-
25 dato sia (d mio Signiore eon tutte le sue creature.
a. \M sostcunariwu). — 6. 1ol:i om.lsiiun. — c. \'A.\ oni. diccns.— d. iM-
(luUli — c. 1513 quilli.
280 KTl.DE SPEC1\LK
SpptialiuiMite mosor lo frato Sole, loquale iorna c^ allu-
mini noi por lui : E ello e bello n radiante, con jj^ram
iiiplendoro: Dite, altissimo, porta sijj^nificatione. Tjaudato
sia, mio Signiore, pcr suora luna, e perle stelle, cielo
sereno, e ogni tem|)o. Perlcquali alli* tue creature dai
sostenimento. Laudato sia, mio Sif^niore, per suora
acqua. Laquah? e molto utile et humile et pretiosa e
casta. Ijaudato sia, mio Signion», per frate vento e per
aere e nubilo e ogni tempo. Laudato sia mio Signiore
per fratr fuoeo pt»r loquale tu allumini la nocte : E (?sso
e bello (j iocondo, erobustissimo c» forte. Laudato, sia
mio Signion», p(»r suora nostra madre terra. Laquale ci
.sostenta e governa : e produce di diversi frutti e colo-
rati liori el lierba. Laudato siei, ineo Signiore, perquegli
clie perdonam pel luo amore. E sostengano infirmitadi
e tribulatione : Beati quegli clie lo sostengano in pact^
clie <la te, altissimo, saranno incoronati. Laudatosia, mio
Signiore, per siiora nostra mort(» corporale Dalla quale
niuno Iiuomo puo ne campare. (luay aquegli liquali mo-
rano in peccato niortale. Beati (piegli che si trovani
nella tua sanetissima volontad(» : ehe la morte secondn
mon gli porra far imde. Laudate «• b(»nedicit(^ lo mio
Signion» : E ringratiate e servit»» allui con grande
huniilitade.
o
III
Le$on du Ms. 679 d^Assise
tActus b. Kranciscus in Valle Heatina date de Hl(>.
(](» t(».vte (*st un reinani(Mn(Mit (M)mm(» tout Fouvra^^e
a la lin du^piel il se trouve (*t dont nous avons donnc
d»'s t»xtraits significatifs. V. p. 127, note l (»t p. 2,^)'f. 3C
30
DU CH\PITHE 120 287
II a ete publie par reminent archiviste d^Assise M.
Leto Alessandri : Inventario doi Manoseritti della biblio-
teca del Gonvento di S. Francesco di Assisi. (Forli,
1894, gr. in-8« de 124 p.) V. p. 114 s.
5 Altissimo oni|)otonte bon signoro, too so le laude la
gloria et lonore, ot onine benedictione ad te solo se con-
vengono nullo homo edigno de te nominan».
Laudato si mon signon» da tuele le creature, spetial-
mente da miser lu frate sole, el qual orna et illumina
10 noi per luy et ipso (jhello et radiante con gran spendore
de ti signore porta significatione.
Laudato si mon signore da sora luna et per le stelle
incelo lai fermate clare pretiose et belle.
[F** 34 b.] Laudato si mon signore da frate vento, da-
15 riu da nubilu et serc»no et omne tempu per Ie(|uali nlh^
toe creature dni substentamento.
Laudato si moii signore da sola (sic) aipm lai^uale e
multo humile et prctiosa et casta.
Laudato si mon signore da frate focu pcM- lucpiah; tu
20 illumini la nocte (?t ello (» bello et j(>(M)ndo (^t robostissiiuo
et forle.
Laudato si mon signorc dj» soni iiostra inatrc terra
laquale ne sost(Mita (^t gov(»rna (^t produci diversi fructi
et colorati friicti et erha.
1J5 Laudato si luon signon» da (|uilli che perdonano pcM*
luto amore et sostcMigono linnrmitat(^ td tribulatioiK;,
beati quilli cln» sosteiigono tanto in j)ac(» <»lie da t(* altis-
siino serranno incoronati.
Laudo si moii signore da sora nostra nu)rte corporah^
dallaquale niuno hoino uu>rto po scainpar (;t guai ad
quelli che moro iii peccato mortale.
Beati qm^Ili cIk^ se trovano nelh* toi sanct(.' vohiiitati
che la morte seconda iiolli potra fare male.
288 ETLDE S1>ECIALE
Laudato e beiKfdicto mio signore <! regratiatelo e
serviateli con grande humilitate et cum patientiae iocun-
ditate et nelle te[)tationi se sciete forti e benedicti sciate
tucti in tanto che omne bona gratia viconceda lu patre
e lu fi^Iio e lu Spiritu Santo. Amen et Amen.
Semp(fr deo jrratias. Amen.
lY
Le^on du Mazarinus 1743
Datc de I^S.VJ). lo
IV)ur que les lecteurs curieux lu» regrettr»nt pas rah-
sencc; d(; notn» guide ordinaire, j(» donnerai encon» cett»*
le(,*on, malfj^n» son peu (rimportance. Ecrit(» par un
homme du Nord (pii probablement ne savait pas Titalien,
(»!!(» ne pourrait s(;rvir (pi(» par surcroil a ('tablir un texte 15
criti(|U(». EII(j a servi de base a M. B(ehm(»i' pour son
artichj des Romanische Studieii Ilalle, 1871), l**'' fas-
cicuh', p. 118-122.
Altissimo omnipotent<» bono Sij^nore. Toe sonipno le
laud(; le j^loiia ehmore et omne b(»nedictione. Ad te solo 20
s(; confaiio e nullus liomo e dignus te mentoriare lau-
datu sii meo signore eum cucte le toe creature. Spe-
cialment(; tu mistre lu frat(; sole lu(|uale jorna alniminimi
per lui, et illu (»bullu et radiante cum grande splendore.
I)e ti altissinui porta significatione. Laudatu sii m(*o 2;
sigiiore per frate ventnn? et par aere e nubilo (» sereno
<'t omue tempo p(;r h; quale alle creature tue day susteii-
tamentu. Laudatu sii ukmi signore per soror aqua lacjuale
multu utih» et humile et pretiosa et casta. Laudatu sii
DU CHAPITRE 120 289
[51 b 1] meo signore per frale focu per lii (juale tii nHu-
mini la nocte. Et illo e bellu et zocumiu e robustissimu
e forte. Lauda sii meo signore per soror nostra madre
terra la quale ne sostenta e governa. Et produci diversi
fructi e colorati flori et herba. Laudatu sii ineo signore
per quilli ke perdona per loto amore. Et sostene infir-
mitate et tribulatione. Beati quilli ke le sosterraiion in
pace ke date Altissimo serando incoronati. Lauda sii meo
signore per soror nostra inorte corporale. Da laquale
nullu homo vivente poscampare gaiai** a quilli ke se
trova in letoe sanctissime voluntate ke la inorte secondo
noli porra fare male. Laudate et benedicite lu meo si-
gnore. Et engraciate et servite a hii cum grande humi-
litate.
Pour tous cesmorceaux j'ai rcproduit les Mss. daussi
pres que possible, n'ajoutant ni ponctuation, ni grandes
lettres (»t suivant dans la mesure du possible la dispo-
sition m(>me du texte.
La litt(>rature du sujet est extrr*inement riche. ()n
pourra voir, en particulier: Crescimbeni, L'lstoria della
volgar poesia, Venise, 6 vol. in 4", 1731-1730 (sic !) t. 1,
p. 111-112.
AlTo, Ireneo, I cantici di S. Francesco, Guastalla,
1777, broch. in-8".
Papini, Storia di S. Francesco, t. II, p. 143-145.
Ginguem'', Histoire litteraire d'ltalie Paris, 181 P, 1. 1,
p. 360 ss.
Francesco Paoli, Cantici di S. Francesco dWssisi,
Turin, 1843, in 8» de 176 p.
Ozanam, Les Poetes Franciscains en Italie au XI 11°
siecle, 6« ('^dition, Paris, 1882, in 8« de 502 p. V. p. 77
ct 361.
a. L'oini8»ion nuon trouve ici oxlsio bicii dars 1«' Mz. 174;i.
11)
290 ETUDK srKCIALE
Karl IIas(?, Fraiiz von Assisi Leipzig, 18r>G , in 8*
(If? 202 [). V. p. 87-94. Cf. trad. franvaiso de Herthoud,
p. 88-95.
E. Henan, Nouvelles Etudes d'histoire religieuse,
Paris, 1884, in-8» de XXII et WM) p. V. p. 3:U ss.
H(phiner, Homanische Studien, 1871 (p. 118-122:.
Zambrini, Le Opere volgari a stampa dei secoli XIII
rt XIV indicatc^ e «lescrilte, 4" ed., Bologne 1878, in-8"
de LVl ('t 1171 colonnes. V. col. 4iJr)-4.'W ou sont cnu-
mcrrs divers arti^rlcs qui ont |)aru surtout dans les
p('*riodir[U(»s (ritalie.
Ern(»sto Monaci, Crestomazia italiana dei |)rinii S(H*oli,
fascicolo I, (Cilta di Castello, in8"(h' 18^* p.} V. [>. 29-:U.
Settinio (^entenario della nascita di San Erancesco,
t. V, p. 281-28().
Misc(»llanea franc(»scana, t. III, |). 2-7; t. IV, [). 87-
88; t. VI, p. ^i:5-r)0.
I. Della (liovanna, San Fi'ancesco dWssisi (iiullare (»
le Laudes creaturaruni, dans le t. XXV du (jiornah^
storico (h^lla letteratura italiana; et aussi en tir«ige a [)arl
dc 92 [). in 8" . Home, 1895 . Cf. Miscellanea VI, [». 4:?-r>0;
Anal(M'la Hollandiana, t. XIV, [). 227.
I. Della (iiovanna, Ancora di S. Frances(*o dWssisi
e delle u Laudes (^reaturarum » dans h? (iiornale sto-
rico della l(»tteratura it., t. XXIX, [). 284 ss. Tirag(? a
[)art de^V^i [). in 8", (Home, 1897 .
Cne fort helle (Uude sur le (]anti([ue du Soleil ou
rins[)irati()n en est [)rofond('»ment saisie oX rendue a paru
sans nom (rauteur dans TOra [)resente, periodico dell'
linione [)(»r il Ix^ne, t. I (Home, 1895), p. 267. Cf. Oriente
Serall(Hi, t. VUl (Porziuncola, 1896, p. 547-549:.
\jV professeur Vincenzo Loccatelli, Fauteur de la ^ita
di S. (]hiara. Assise, in 8", 1854"^ fit un essai sur l(»s
[)0(''sies (h» saint Fran(;ois, oi rexaetitude ordinaire de
(*et hislorien modeste et beaucou[) trop peu connu, me
DU CHAPITRE 120 291
fait penser que son travail avait une reelle valeur ; il
m'a ete jusqu'ici impossible d'en trouver un exemplaire,
et je ne crois pas Tavoir jamais vu cit^. Voici donc ce
qu'il en dit lui-meme. (Vita di S. Chiara p. 131, note 2).
5 lo diedi un saggio delle sue poesie nel I volume del
mio Giornale di Letteraiura ed Estetica Cristiana
(Gubbio, 18i3) e poi nelle annotazioni al canto V del
San Francesco poema in ottava rima (Asisi, ISi')^), Ho
pur fatto indagini prcmurosissime per rinvenirc s'egli
10 era possibile, anche iCantici composti dal Santo per
uso di Chiara e delle sue monache,,., ma quasi vengo
disperando dipoter/o giammai, Dans son gros ouvrage,
II S. Franc(JSCO, qui est une reedition d'un poein(» jadis
ctdebre * avec la traduction de roriginal en vers ita-
15 liens (Assise, 1831, 2 vol. in 8"), il nous redoiuK» bien
quel(|ues-unes des pages (ju'il avait ('crites sur les
po(!'sies de FraiK^ois, mais de pivf(!»r(Mice C(?lles (pii con-
cernent /// foco /\/mor mi mi,se (t. 1, p. 463-470).
Je me siiis attachc a nindi^juer ici que des travaux
20 ayant une r('»elle inq)ortanc(; ; la bibliographie compl('te
du (]anti(|ue du Soh^il nous entrainerait trop loin et
sans grand proht. Dans les dissertationsd<'ja(''num('»r(''es
on trouvera Tindication de beaucoup d^autres travaux.
1. La Francisriatlo dc fr. Franrois Mauri. dont la preiniere (5dition
25 a j)aru a riorence en 1571 : Francisci Mauri HispellaUs minoridu;
rrancisciados. libri XIII, trt^s peUt in-4* de VIII et 211 foiios. Cellc
(Buvre, (jui nest pas sans valeur litttiraire, est fort souvent cilec par
Wadding.
II
DOCURENTS
1. — Fragment d'une lettre de Jacques de Vitry
datee de 1216.
2. — Lettre attribuee d. fr. Masseo sur les adieux
de saint Fran^ois au mont Alverne.
3. — Testament de saint Fran^ois (1226).
4. — Exposition de la r6gle par le pape Gregoire
IX, bulle Quo elongati (28 sept. 1230).
o. — Trois chapitres de la Seconde Vie de saint
Fran^ois par Thomas de Gelano (1247).
rt. — 2Cel. 1, 14 et 15.
b. — 2 Cel. 3, 124. (Ms. 686, dWssisc).
C. — Trois chapitres du Speculum Perfectionis
dans la traduction italienne du codex Ric-
cardi 1407 (traduction faite en 1503),
a, — Cliap. 85.
b. — Chap. 123-124.
7. — Lettre de fr6re Gregoire de Naples provincial
de France, datee du 20 Janvier (?) 1219.
DOCUiENTS
I
Fragment d'une lettre de Jacques de Vitry
datee de 1216
5 Los historiens franciscains n'ont jamais man([iio de
considerer le temoignage de Jacques de Vitry comme
une des sources les plus precieuses a consulter sur la
vie de leur pere spirituel. Aucun d'eux cependant n'a
connu la page la plus pittoresque et la plus precise ecrite
10 par ce prelat a ce sujet.
Ce document est peut-etre, malgre sa brievete, le
document le plus precieux sur les origines franciscai-
nes. II est tout a fait contemporain des faits qu'il raconte,
et vient d'un homme bien place pour tout voir et juger
15 sainement.
Traversant ritalie dans Tete de 1216, Jacques de
Vitry arriva a Perouse le jour oii mourut Innocent III
(16 juillet). II y assista h Telection d'Honorius III et
connut toutes les intrigues qui au moyen Age etaient
20 raccompagnement ordinaire de la vacance du siege
apostolique. Cest a ce momcnt qu'il vit pour la pre-
miere fois les freres Mineurs, et sentit resperance d'une
r^formc religieuse rentrer dans son coeur.
Pour laisser a cette lettre son ton de familiarite et
25 faire saisir le mouvement de la pensee, nous en don-
nons de longs passages du debut qui n'ont aucun rap-
portavec les Franciscains, mais renseigneront sur Tetat
religieux de ritalie a la fin du pontificat d'Innocent III.
290 LETTHE DE
Los priiicipnles conelusions a tircr dii passage sur les
frores Mineurs sont, nous semble-l-il, les suivantes:
1" Tout (l^abord on s^est gravement mepris quand on
a voulu, sous pretexte d'eviter des exagrrations, appre-
ci(»r la creatit)n de Fran^ois et ses consequences avc?c 5
une critique timoree.
2"* L(»s pr(jmier(»s nMinions d(»s freres navaicuit en
aucunt^ mani(?re les caracteres (pi'elles ont pris plus
tard, lorsqu(? Tordre se laissa peu a peu inlluencer par
l(»s coutumes des autn^s familles monastiques. A Tori- lo
gine, ces assembl('M^s funMit des fel(js religieuses dont la
nole caract('»risti(|U(» ('*tait la joie : /// simul in Doinino
gandeant et epnlentnr.
W* Les (Ilariss(^s n\Haient pas au drbut un ordre
cont(Mnplatif ; c\Haieiit des S(eurs hospitali(^n»s qui nac- 15
ce|)taient ri(m et vivaient du travail d<> leurs maiiis : In
diversis /tospitiis sininl coniniorantnry nihil accipinnt
sed de lahore niannnni vi\'nnt.
('(»tt(^ epitre a ('te publi('?e (fabord j^ar le Marcpiis de
S. (leiiois dans les >iOuv(»aux M«'»moir(?s de rA^vidrmie 20
de Hruxelles, t. XXill, p. 29-3."i d^aj^res le manuscrit
r>5''i de la Hibliotli('(pie d(» (jaiid. Elle a ('tt' r(»donn(''(j
avec un pivcieux appareil criti(pi(» par H. lloliriclit dans
la Zeitsclirift fiir Kirchengeschiclite de Hrieger ((lotha,
18»:V!, t. XIV, p. 97 ss. 45
Je la doiiiK* ici avec Forthographe actuelle et en
ajoutant la ponctuation.
Carissintis sihiin Christo, Jacohns divind snstinente
misericordid Acconensis ecciesioi minister huniilisy
wternam in Domino sa/utem, 30
Inter varios dolores et labores continuos et fre(|uentes
in(»a' peregrinationis mol(*stias unicum esl mihi reme-
JACQUES DE VITRY 297
dium et singulare solatium, frequens amicorum meorum
memoria, quorum beneficio sustentatur spiritus meus,
ne corruat, quorum orationibus vegetatur anima mea,
ne penitus deficiat. Ex bac tamen medicinali memorid,
cujus beneficio vulnera mea sanantur, aliquando novum
vulnus cordi moo infigitur. Crescente enim vehementi
afllictione dum rationis virtus opprimitur et debilitatur,
circa notos et amicos meos mens mea adeo occupatur,
ut fere omnia alia in tcodium convertantur ; appetitus
orationis, desiderium lectionis ex hac frequenti aifec-
tione frequenter in me cvacuantur.
Ha?c et hiis similia frequenter considerans penitus
animus nieus corrueret et confunderetur, nisi orationi-
bus vestris aliquantulum relevaretur. Dominus autem,
postquam a vobis recessi, vinum et oleum frequenter
vulneribus meis infudit (Luc. X, 34) aliquando adversi-
tatibus et variis tribuhitionibus me probando, aliquando
consohitionibus relevando.
Accidit milii, quum intrarem Longobardiam, quod
Diabohis itvma moa,.scilicet libros meos, quibus ipsum
expugnare decreveram, cum aliis rebus ad expensas
meas necessariis projocit et subvertit in fluvium vehe-
mentem, impetuosum et terribiliter profunduni, qui ex
resolutione nivis vehomenter et supra modum oxcrevorat
ot pontes ac saxa secum trahebat. Unus ox cophinis
meis plenus Hbris inter undas fluminis ferobatur, alius,
in quo matris mcw, Maria? de Oignies, digitum ropo-
sueram, mulum meum sustentabat, ne penitus morge-
retur ; quum autem de millo vix unus posset ovadere,
mulus meus cum cophino sanus ad ripam dovenit ; alius
autem cophinus, quibusdam arboribus retinentibus,
postea mirabiliter reportus est, et, quod mirabilius est,
licet libri moi aliquantulum obscurati sint, ubique
tamon legere possum.
Post hoc voro veni in civitatem quamdam Mediola-
298 LETTRE DE
nenscm, scilicet qua3 fovea est hopreticorum, ubi per
aliquot dies mansi et verbum Domini in aliquibus locis
pnedicavi. Vix autem invenitur in tota civitate, qui re-
sistat lh'ereticis, exceptis quibusdam sanctis hominibus
et religiosis mulioribus, (jui a malitiosis et sa»cuhiribus t
hominibus patroni nuncupantur. A summo autem ponti-
fice, a quo habent auctoritatem pra^dicandi et resistendi
ha»reticis ((pii «^tiam religionem confirmavitj Hinniliati
vocantur.
Hii sunt, qui omnia pro Cliristo relinquentes iii locis i
diversiscongregantiir, dehibore manuum suarum vivunt,
verbum Dei fre(pienter priedicant et libenter audiunt, in
fid(» perf(»cti et stabih^s, in npuribiis (rflicaces. Adeo
aut(^m hujiismodi ndigio in (»piscopatu Mediohmensi
multiplicata est (piod CL congregation(»s conventuales u
virorum ex una parte, muli(*rum (?x altera, constitiu»-
runt, exc(»ptis hiis, (pii in domibus propriis remanserunt.
Post hoc veni in civitatem (pjamdam, (jua> Perusium
nuncupatur, in (pia papam Innocentium inv(mi mortuum,
S(m1 necdum sepultum, (piem de nocte (|ui(lTim furtivt» 20
vestimentis pretiosis, cum quibus indutus erat spolia-
venml. Corpus autem ejus f(?re nudiim ct f(etidum in
ecclesia reli(pierunt. Ego aut(Mn ecclesiam intravi et
oculta (M. d(» S. Genois propos(Mle lireo67//r//r/.)fide co-
gnovi, (piam brevis sit et vana hujus sa^culi fallax gloria. 2*
Se(piente autcm di(» (»leg(»runt cardinales Honorium
bonum st»nem et r(digiosum, simplicem valde et benig-
num, qui Un\'t omnia, (pue habere poterat, pauperilms
erogaverat. l])se autem die dominica post ele(*tionem
ejiis in summum pontilicem consecratus est.
Ego autem proxiina sequent(; dominica epis(^opaK*m
suscepi consecralioiKMn. Honorius autem papa satis
familiarit(»r (»t benign(» ine suscepit, ita quod fere (]uo-
ti(\scum(pie volui, ad euin ingressum habui et inter alia
ab ipso obtinui, quod tam in partibus orientalibus (piam 3&
zf>
JACQUES DE VITRY 299
occidentalibus, ubiciimque vellem verbum Dei prsDdica-
rem aucloritate ejus. Obtinui pra^terea ab ipso et litteras
cum executoribus et protectionibus. Impetravi, ut lice-
ret mulieribus religiosis non solum in episcopatu Leo-
diensi, sed tam in regno quam in imperio in eadem domo
simul manere et sese invicem mutuis exhortationibus ad
bonum invitare. Unde quia prselatis in regno Francia>
commissa fuerat erucesignatorum defensio noluit mihi
dare specialem potestatem, ut eos d(»fendere valerem.
Hoc autem fecit, ut dicitur, quorumdam consilio, qui
ad legationem regni Francia^ aspirabant ; ego vero, ha-
bito cum amicis et sociis meis consilio, nolui redire,
nisi crucesignatos, qui fere ubique talliis et aliis exac-
tionibus opprimuntur, quorum etiam corpora passim
incarcerantur, valerem defendere ; aliter enim verbum
praidicationis non reciperent, sed magis in faciem meam
conspuerent, si eos, secundum quod promissum est eis
in pra?dicationibus, protegere non valerem
Quum autem aliquanto tempore fuissem in curift^
multa inveni spiritui meo contraria : adeo enim circa
sa3cularia et temporalia, circa reges et regna, eirca lites
et jurgia occupati erant, quod vix de spiritualibus ali-
quid loqui permittebant.
Unum tamen in partibus illis inveni solatium : multi
enim utriusque sexiis, divites et sa^culares, omnibus
pro Christo relictis soeculum fugiebant, qui fratres
Minores vocabantur. A domino papa et cardinalibus iu
magnA reverentiti habentur. Hii autem circa temporalia
nullatenus occupantur, sed fervente desiderio et vehe-
mente studio singulis diebus laborant, ut animas, qua>
pereunt, a Sccculi vanitatibus retrahant et eas secum
ducant. Et jam per gratiam Dei magnum fructum fece-
runt et multos lucrati sunt, ut qui audit dicat : veni et
cortina cortinam trahat.
Ipsi autem secundum formam primitivae ecclesiae vi-
300 LETTIIE DE
vunt, do quibus scriptum est: multitudinis credentium
erat eor unum et anima una (Act. IV, 32). De die in-
trant civitates et villas, ut aliquos lucri faciant, operam
dantes actione, nocte vero revertuntur ad eremum vel
loca solitaria vacant(»s contemplatione. 5
Mulieres vero juxta civitates in diversis hospitiis
«simul commorantur, nihil accipiunt, sed de labore ma-
nuum vivunt. Valdci autem dolent et turbantur, quia a
<'lericis et biicis plus ([luim vellent lionorantur.
IIomiiu\s auttMU illius relij^ionis semel in anno cum 1
multiplici hicro ad h)cum determinatum conveniunt, ut
simul in Domino gaud(»ant et (»pulentur, et consilio bono-
rum virorum suas faciunt et jiromulgant institutiones
sanctns et a domino papA conflrmatas. Post hoc vero
per totum annum disp(»r}j^untur per Tjombardiani et 1
l\is('iam et Apuliam et Siciliam. Krat(»r auteni Nico-
laus domini papa? provincialis, vir sanc^tus et religiosus,
relictA curia, nuj)er ad eos confugerat, sed quia valde
n(M'essarius (»rat domino j)a[)a», r(»vocatus est ab ij>so.
Credo autem, (juod in oj)|)rol)rium [)ra'latorum, quiquasi 2
oanes sunt muti non vah^ntes latrare, Dominus j)er hujus-
modi simj)lic(»s ct j)au[)(»res homines multas animas ante
linem mundi vult salvare.
Quum vero njcessi a pra»dicta civitate, iter arri[)ui
versus Januam , qua> nobilis est civitas in confinio
Tuscia^ et Lombardia* (>t sita est super mare. Cum
autem j)er tres dietas tantum a civitate distarem, inveni
viam gravem et montuosam, unde in quadam navicula
cum sociis meis ingressus sum mare, ut ad civitatem
Januens(»m, in quA j)ortus est optimus, navigio deve- 3o
nirem.
Quum autem die et nocte inter fluctus maris naviga-
remus, frequenter navicula nostra ex undarum impul-
sionibus fere ustjue ad submersionem inclinabatur, ita
4[uod inq)etus undarum navem nostram aliquoties 3j
•■>:
J.VC<^)UES 1)K VITIiY 301
iiitrabat. Uniini tamoii roin(»fliiini halx^bainus, quod lin-
teamcnta fluclibns oppoiK^bamus. Postquani voro appli-
fui JanuiP, cives t»jus(lem civitatis, lieet ine benigne
reccpissent equos tamen meos, vellem iiollem, in obsi-
5 dione cujusdam castri secuin duxerunt. Ilirc est enim
civitatis consuetudo, quod, quum in exercitu vadunt»
ubicumque equos reperiunt, cujuscumque sint, sccum
diicunt. Mnlieres autem in civitat(? r(?manserunt. Ego
vero iiiterim feci (piod potui, verbum v(^ro Dei inultis
0 mulieribus et paucis bominibus frefpienter praMlicavi. . .
Vos autcm instanter orate pro me et pro meis, iit
Dcnis perducat nos ad portum Acconensis civitatis et
indc ad portum a^terna» l)eatitudinis !
II
L'adieu de S. Frangois au mont Alverne.
En 1879, Tabbe Amoni ajouta en appendice a son
4'?dition des Fioretti * une curieuse picce , tres peu
connue ct qui se donne pour une lettre ou frere Masseo, 5
compagnon de Fran^ois, aurait raconte commont son
maitre qiiitta rAlverne apres la stigmatisation. Amoni,
malheureusement, n^avait pas cru devoir indiquer ses
sourc(?s. lj'annee suivante, il la r(»donna a la fin de La
Vita Seconda ovvero appendice alla Vita Prima di S. lo
Francesco d^Assisi del B. Tommaso da Olano. Prima
edizione romana col testo latino in fronte. (Rome 1880,
in-S"* de X)C) p.). V. p. 314. Comme buUetin d'ori-
gine, il se bornait a dire que le document lui avait ete
gracieusement envoye, ^w///7/y2^///(? cifu iuvialo. II lui 15
<*ut ete difficile dV^tre moins precis.
Supplie par le P. Jjeon Patrem d'indiquer Torigine de
c(»tt(? piece, il prit Tattitude d'un bomme aucjuel ou vou-
drait d('»rober la clef d'un tr('»sor, et peu de tcmps apres
il einportait son secret dans la tqmbe. Ces deux volu- 3
mes (b» Mgr Amoni cjtant peu r(''pandus hors de ritalie,
jai p(ms(} int(3resser quehjues lecteurs en rejjroduisant
ici ce document.
Est-il authenticjue ? II u'est pas facile de se prononcer,
})uisque jus(ju'ici on ne connait aucun manuscrit ancien C
1. Fiorctti di S. Franccsoo dWssisi rufTronlati col tcsto dellabiblio-
l(M.'a Angclica c coi codici dclla Laurcnziana c Vaticana per cura di
Mons. Lcopoldo Anioni. Romc, 1889. in 8* de XII et 400 p.. Inutile de
<lirc que ies promesses du titrc sont loin de sc trouver r(3aUs6es dans
cc volumc. VAddio sc trouvc p. 390-392.
ADIEU DE SAINT FRANfOlS \ l\\LVERNE 303
qui le renferme. Les recueils auxquels nous Tavons
emprunte ne remontent pas au-delii du XVHP sieole.
Mals ce nVst la qu^une consideration toute negative. En
le lisant, on n\' trouve nulle part le but interesse qui
h aurait pu inspirer des faussaires et qui revele d'ordinaire
au premier coup-d'aMl les docunients fabriques.
Nous aimons donc a penser que le texte donne ici
aujourdMiui ifest que provisoire, mais qu'il aidera peut-
t^tre a decouvrir dans quelque tresor d'eglise francis-
10 eaine soit roriginal, soit une copie ancienne de cette
relique.
J'ai transcrit ici purement et simplement le plus an-
cien des textes qui me soient connus, celui qui a ete
donne par le P. Pietro Antonio di Venezia dans son
15 Giardino serafico istorico. (2 vol. in 4**, Venise, 1710).
V. t. II. p. 321 s, sans indication de source.
Peu dannees apres le P. Antonio d'Orvieto dans sa
Cronologia della Prov. serafica riformata deirUmbria
Perouse, 1717, grand in 8« de XVI, XII et 812 p.) V.
10 p. 40 s, en donnait une version qui semble tout-a-fait
indep^mdante de la precedente, et en est separee par
un assez grand nombre de variantes. C(dle-ci rej)rodui-
sait une copie de la lettre originale, copie qui se trou-
vait alors dans les archives du monastere Saint Damien
^5 ou le P. d'Orvieto la copia litteralement. 11 est sans
douteinutile d'ajouterque j\ii longuement interroge les
RR. PP. Franciscains Reformes de Saint Damien, mais
toute trace du precieux document a disparu de leurs
archives.
50 Panfilo de Magliano connut la presence de cette piece
a rAlverne et Ton ne peut que regretter qu'il n'ait pas
profite des renseignements qui lui etaient fournis pour
Tetudier de visu. a Im Archwe iin Kloster zu St^Da-
mian in Assisi bei{'ahrte nian uncl auch an einem an^
*^ cleren Orte (i^'ie man clem Bearbeiter auf Alverna
.'104 ADIEt' I)E SAINT
sagle, iii (lem Kloster daselhst) ivird iioc/t anfbvivahrt
ein von F. Massiins eigenhdndig geschriebener Urief.
Kvelcher im vorigen Jahrhunderte von P, Antonins aus
Orvieto in der (jcschichte der seraphischen Procinz
veroffenllicht ivurde. » (lescliichto dcs h. Fraiiziskus
iirul (lor Franziskancr von F. Fanfilo da Magliano, M.
(). H. «hI. allomando du P. Quintianus Miillcr Franzis-
kancM' Or(l(»nspriester und Mitarbeiter im Collegium <les
heil. I^)nav(»ntura zu (^)uaracchi, t. I ;s(mjI paru j). 280
s. f Munich, 1883, in 8" de XXVUI et 5:« p.i.
M. C('*sar Cuasti (La basilica di S. M. degli Angeli,
Florence, 1882, in 8« de XVI et 144 p.) p. 47 dit lui aussi
avoir lu qu(dque part que Toriginal (Hait conserv('» a
rAlvc^rne. Enfin un texte pr('*s(Mitant aussi quel(|ues
variantes est donn('» dans le (]omp(Midio storico religioso
del sacro monte della Verna in Toscana par le P. Alberto
dWlberoro min. rif. religioso nel delto (^onvento. FIo-
r(mc(», 1884, in 8** de llVl p. V. p. 50-58 toujours sans
indication d(» source.
Un fail (pi'il est p(Tmis de regarder eomme favorable
a rauthenlicit('», cN»st que Salvatore Vitale dans son fa-
meuxlivre, Monte S(M'a(ico della V(M'na Florence, 1628,
in 4" de XIV ct 348 p.) p. 200 ss. (|uand il raconte com-
intMit Fran(;ois d(»scendit de rAlverne, le fait en termes
t(^ls qu'il (?st bien dilficih» de ne pas les croire empruntes
a notre docunumt. (Cf. du m(*Mne auteur : Ilistoria Sera-
iica della vita e miracoli del S(M*afico padre S. Francesco
Milan, 1010, in 4" de 502 p. V. p. 437 s;.
Voila donc toiite une ^Ovw. d'indications bieii peu
pr('*cis(*s, mais pourtant convergent(»s. Cest au monas-
U*ro de rAlverne qifil faut chercher la lettre de frere
Mass(»o. JV allai dans ee but, Teb'' dernier, raais aucun
des religieiix ne put me renseigner effic^cement.
Cet insucc(»s n'est C(»pendant pas une raison de d('*-
sesp('M'er, il })eut ir(*'tre i\\i (\ul\ des raisons ext('*rieures» :
FHANCOIS A l\\LVEIINK 305
Les archives de rAlverne sont sans doute plus riches
<|ue ne h? croient ces pieux cenobites naturenenient plus
preoccuprs de prier (jue de faire des reclierches docu-
mentaires^
> (iiesn '■' Marin speranza mia.
Fra Masseo'-' peccatore, indegno servo di Ciiesu
Cristo, compagno di fra * Francesco d^Assisi, ucnno a
Dio gratissinio, pace i' sahite a tutti li ^ fratelli e lij^li''
del gran patriarca Franc(»sco alfiere di (^risto.
0 Risolvendosi il j^ran patriarca pi<ifliare rultinio vale
da (juesto sacro nionte alli 30 di S('ttend)i(j 1224, il
giorno d(dla soh'nnita di S. (iirolanio, avendoli ^ il
conte Orlando conte di (^hiusi ^ mandato un sonnnaro/
accic') sopra di esso potesse cavalcare non pot(?ndo j)o-
5 sare li piedi in terra j)er averli piagati e trafitti ^ con
chiodi, la mattina per t(Mnpo avendo udilo^ messa in
S. Maria degrAngeli'*, conforme al suo solito, chiamati
a. Antonio add. e. — /;. Amnni san. — c. Anionio i. — d. .Vnioni fhiliuoli. —
e. Anionio areraf//i. — f. Antonio n Anioni somaro. — f/. Ant«»nio «'i Amtini roii-
> /?th". — /i. Antonio adtl. la.
1. Voir aussi H. Tliodo, Franz von Assi.si, (Herlin, 1885, in 8* de
XII e[ 574 p.). V. p. 5'» s. Peul-tHre trouverait-on des ticlaircissenienls
dans uu livre fort souvent cit(5 pour tout ce «lui concerne TAlverne,
mais que je n'ai pu nie procurer, les Diaiogues de Milius. [Agostino
Miglioj imprim^s a Florence en 1568 sous le titre : Della devozione
del Monte della Verna.
2. Sur fr. Masseo voir Spec. perf. 85 (p. 157).
3. A une demi-heure de I'Alverne se voient les ruines du chAteau
de Chiusi. Le comte Orlando de Chiusi donna toute la nionlagne de
rAlvernc k saint Franc^ois le 8 mai 1213 et cetle donution fuf solen-
nellcment confirmde pur ses flls apres sa mort par une charte notari(3e
dat(3e du lundi 9 juillet 1274 et publi(5e dans le BuUaire de Sbaralea,
l. IV, p. 166, n. h. Voir aussi Salvatore Vitale, Monte Seraflco, p. 22 s.
4. Cest le nom qu'on donne encorc a la principale (.^glise de
fAlverne.
20
306 ADIEU DE SAINT
tutti neiroratorio li eommando per obbedienza *» che
stessero* tutti in carita, ehe attendessero *^ air orazione,
e che avessero ^ sempre cura del suddetto luogo e che
rufliciassero giorno e notte. Di piu raccommando ' tutio
il sacro monte, esortando tutti li suoi frati tanto/ pre- 5
senti come^ futuri a non permelter^ mai, che detto
luogo sia profanato, ma sempre rispettato e riverito
dando la sua benedizione a tutti quelli che vi abiteranno,
et a tutti quelli che vi porteranno riverenza e rispetto.
Per il contrario disse : « Siano confusi quelli che a deito la
luogo non saranno rispettevoli e da Dio n'aspettino • il
meritalo castigo. » Mi disse : « Sappi, fra Masseo, che
la mia intenzione e che in questo monte vi stiano reli-
giosi timorati di Dio e de migliori che siano nel mio
ordine, che pero si sforzeranno li superiori di metterci 15
Frali de migliori ; ah ! ah ! ah ! fr. Masseo non diro ^
altro ! ))
Ordino poi et impose a me fr. Masseo, fr. Angelo**,
fr. Silvestro* e fr. Illuminato'^ ehe avessimo special
.'i. Aiitoiiio uhbidienza. — b. Anioni ci... stessiwo. — «;. Ainoni uttctuivssimo. — JO
(/. Ainoni arcssimo cnra tiel luogo iiiH*fenle et che noi iuffiziatsimo di e
notte. — e. Antuuio ailil. con. — f. Antonio esortando tutti si presenti. —
;/. Am<jni tjunnto. — /i. Aniunio permettere. — i. Ainoni ne aspettino... gas-
tigo. — j. Antonio et Anioui dico. — h. Anioni impose a noi fraV Angelo. —
/. Anioni uiid. ici e fra Musseo. ^
1. II <*tiv:it iirobableiiieiit de fivre Ange de Tancmle de Kieli. Voir
sur Iiii p. 1*27. iiule 1; inais rien ue permet pourlant duflirmer qu'il
ne ^*ajy:it pa.s de fr. Ange dc Borgo San Sepolcro ou de loul autre
frere de ce iioni.
2. Fivre Sylveslre n'est pas^ noinme daii:? le Spec. j)erf. Voir surlui 30
3 Soc. 3m et 31 IX : CJ. 2 Cel. 3. 52 : Hon. 30 et Fior. 2 ; 2 Cel.3,51;
Cf. Ik.n. H3 ;vi; ; Uon. 172 ;X1I.; Cf. Tior. 16; Jacobilli, Vite de':?anli,
t. I, p. 30i); Papini, Storia I p. lys.
3. l'r. liluniine de Kieli fsl un de:» fren?s invo(|ut^s conmie garants
par 1j's 3 Suc. dan> la l«'llre dViivui de leur l(>j,'ende. II avait ele. dans 3»
h' >it'«lo, >«i::neur de la Hocca Accarina, entre Spolete et Rieti, aiusi
i[in' rela e>l prouve par un instrumenl du 15 oclobre 1238 publie par
M. .Vcliille San?i : I)(HMniienti -lorici inediti in su<sidit) allo studio delle
FRANfOIS K l\lVERNE 307
cura del luogo dove succcsse quella gran meraviglia
deir impressione delle sagrate stimmate. Cio detto,
disse : « A Dio, a Dio, a Dio, fr. Masseo. » Di poi ri-
volto a fr. Angelo disse : « A Dio, a Dio ^, » et il simile
5 disse * a fr. Silvestro e fr. Illuminato : « Restate in
pace, figli carissimi ^, a Dio, io mi parto da voi con la
persona, ma vi lascio il mio cuore ; io me ne vado con
fra pecorella di Dio'' e me ne v6 a S. Maria delli Angeli,
c qui non faro piu ritorno ; io mi parto, a Dio, a Dio, a
10 Dio tutti ! a Dio, monte Santo ^ ! a Dio monte Alverna !
a Dio, monte d^Angeli/! a Dio, carissimo^ fratello fal-
cone *, ti ringrazio della carita che meco usasti, a Dio!
a. Anionio adil. a Dio, fr. Anrfclo. — b. Autonio ci Amoni om. disBe. — c.
Amoni udd. Dio vi bcncdica, fi(fli carissimi. — d. Araoni add. [fratc Lcone]
15 enire parenihi^se». — c. Amoni oni. santo. — f. Anionio dcgli angcli. — g. Amoni
r«'*poic a Dio carissimo.
Memorie Umbre, Foligno, 1879, in 8* de 380 p. V. p. 261). Gf. Papini,
Sloriu I, p. 121 note 6. II accompagna Fran^ois en Egyptc : Bon. 134
(IX) et a rAlverne ; lion. 19'* (XIII). En 1238 il (itait secr6laire de fr^re
20 Elie; il devint ensuite ministre de la province d'Onibrie et fut (^lu
dv^que d'Assise en 1273. Snlimbcne, 6d. 1857, p. 11-12 ; Sbaralca
Bull., t. III, p. 206, 216 s ; Sbaralea, loc. cil., p. 483 ; Disamina di 8.
Runno, p. 269 et 404. J'ai trouv»^ dans les Instrumenta diversa perti-
nentia ad Sacrum Gonventum trois pi6ces notari(5cs ou il est fait
S5 mention de lui, co sont les u'* 29, 38 et 41 du rccueil n' 2, les deux
premieres sont dalt^es du 19 sepl. 1278, la dernit>re du 10 avril 1279.
II est encore fail mention dc lui dans un instrument dattS du 11 juin
1280 el cit6 par A(Ti>, Vita di fr. Eiia, p. 78 nole a. Illumint} mourut
sur son sidge peu dc temps aprt^^s, puisque dans la bullc MUitanli Ec-
30 clesix du 10 mars 1282, Marlin IV parle de lui en disant: pUc memorix
Illuminatus. Pollfiast, 21868.
II est k notcr que quoiqu'il ful en vie lorsque Bonavt^nture t^crivit
sa l(5gende, il est un des freres aux(iuels celui-ci a cru devoir protligucr
ses (^loges. On trouvtira rin<lication des suurces gtint^rales dans Artur,
35 Martyrol., p. 198 ^5 Mai;.
1. II s'agit du faucon qui avait pris Franrois en a(Teclii)n ol le rc-
veillait chaque malin. Le saint t!^lait-il plus falJKUt} que d'ordinaire,
roiseau avait piliii de lui et relardait ses appels, dil la Itigende. V. 2
Gel. 3, 114; Bon. 110 (VIII; ; Fior. 2" considiuation.
308 ADIKU DE S\1>T FRANfOlS A l'aLVERNE
a I)i(), Sasso Sjncco*, }j;ia \mi nonvorro^a visitarti, a
l)io, a Dio, a Dio, sasso, cho dcntro lc tne viscorc mi
riccvesti, rcstando il dcmonio da to* scliornito ** '-, gia
|)iu non ci rivodoromo''! a Dio S. Maria dolli Angoli,
ti raccommando qiiosti mioi figli, madro deirotorno 5
Vorbo ! »
A[ontro il nostro caro padro dicova (luoste parolo, vor-
savano grocchi nostri fonti di higrimo ondo se ne
parti ancor lui piangomhi, portando via li nostri cuori,
r«\stan(Io noi altri orfani por hi partonza (Fnn tanto lo
padrc^ 'K
lo fr. MassfK) ho scritto'' con higrimo ^
Dio ci bon(Mlichif^^.
;j. Am<»iii (inu j)in uon rl vvrro, — h. Anionio nnj. dn Iv. — c. Antonio rr<n-
fntiit. — »/. .Vntonio rirrdronm. — r. Ainoiii n«l(l. Inllo ri su|i|irinu> rr»*/ l;ufrimc. 15
— f. Anioiiio mU\. tnlttf. — j/. Anioni hvntutirn vi ndil. Pnrti <ii fntti -•«a» Fvnn-
rvsrn jtvr nnnitr Acntn }:rvintvntht tn rin Oi nntntv ArVDppv vt tivl Forcsto «r
(linnlti nlln innnniit.i tti ttriti} inmitv. snitnitti tin cnrnllo, $'i}ujiiu)ccfii6 verst»
In Vvrnn, fvcv fvrridn i}rn:ionv v ])oi /o hvnvdi, (inndoiili inHimo nddio
ron nnvtilv jmrolv : o .\ l>io. finnitv tii Itio, nutntv snnto. n»oii« roaj^ij/.-i/ii*. 20
?ii<w»« pintiniii. nioiiK in r/i(o iimvplnrHnm vM I)vo hnititnre, n I)io montv
Aicvrun. Uut Pndrv, I)in Fiiiiio, Dio Spirito ti bcnedicn, rcn/»'i(i in paec, che
jtiii uon ci cvdrvnu}. •
1. Knonuo rnclier au picil clu(|uel Franrois allail se recueillir.
*2. Allusion a une (entation dv Franrois ou lo roolier s'enlr'ouvrit, 25
dit-on, pour le recevoir au niouient ou un denion allail le pr^cipiter
dans uu abiuie.
'A. ()n trouvera dans la nouvelle (>dition <Ie la Vie dc S. Frangois
de lonj^s details sur le eheniin suivi par Franeois en descendant de
rAlverne. 30
4. II est superflu de faire reniarquer les analogies qu'il y a entre
les reconiuiandations (pie Franr(u's fait ici a propos de rAlvcrne et
celles (pi'il tlt a propos de la Portioncule (Spec. perf. 55).
III
Testament de Saint Frangois ^.
Dominus ita dodit mihi fratri Francisco incipere
faciendi pff»nitentiam : quia quum ossom in peccatis,
5 nimis mihi videl)atur amarum videre leprosos ; et ipse
Dominus conduxit me inter illos et feci misoricordiam
cum illis^.
Et recedente me ab ipsis, id quod videbatur mihi
amarum, conversum fuit mihi in dulcedinem animi et
10 corporis. Et postea parum steti et exivi de sapculo.
Et Dominus dedit mihi talem fidem in ecclesiis, ut
ita simpliciter orarem et dicerem : « Adoramus te,
Domine Jesu Christe, et ad omnes ecclesias tuas, quse
sunt in toto mundo, et benedicimus tibi ; quia per
15 sanctam crucem tuam redemisti mundum^, »
Postea Dominus dedit mihi et dat tantam fidem in
sacerdotibus qui vivunt secundum formam sanctae Ec-
clesiae romana? propter ordinem ipsorum, quod si face-
1. Texle du Manuscrit 338 des Archives du Sacro Convenlo d*As-
■20 sise, i* 16 a — 18 a (aiias 5a — 7 a). II pr^senle de Irds nombreuses
varianles avec ies iegons publi(^es dans le Finnamenlum, 6d. de Paris
1512, f* 19, coi. 4; Speculum Morin, IracL III, 8a; Firmamentum, 6d.
de Venise 1513, I pars, 21 a 1—21 b 2 ; Wadding, Ann. 1226, n. 35 (t. II,
143-145); Opera b. Francisci, 6d. I)e la Ilaye, p. 20 s.; 6d. Horoy, col.
tJ5 259-264; A. SS. oct., t. II. p. 663; Ciironologia iiislorico legalis, t. I,
p. 15 et 16. Jo signale aussi pour mc^moire les munuscrils Vat. 4354
37b— 39a; Riccardi 1'j07 127bl.
Au sujet du texte adople ici, voir p. 313, note 2.
Cf. Archiv I, p. 563 ss.; II, 274 ss. ; Ubertin do Casal, Arbor, lib.
30 V, cap. 3 et 5; Archiv, t. III, p. 53 et 168; Papini, Nolizie, p. 155,
336-239 ; Alvar. Peiag., De pianctu Ecclesiae, lib. II, passim.
2. 3 Soc. 11 (IV) ; 1 Cei. 17 (I, VII) ; 2 Cel. 1, 15 ; Bon. 11 (I).
3. 3 Soc. 37 (X) ; Anonym. Perus. apud A. 8S. oct. II, p. 584 s.
3flO TESTAMENr
rent mihi pcrsecutionem, volo recurrere ad ipsos. Et
si haberem tantam sapientiam, quantam Salomon habuit,
et invenircm pauperculos sacerdotes hujus sa^culi in
parochiis quibus morantur, nolo prredicare ultra volun-
tatem ipsorum. Et ipsos, et omnes alios volo iimen», &
amare et honorare, sicut mcos dominos ; ct nolo in ipsis
considerare peccatum quia Filium Dei discerno in ipsis,
et domini mci sunt*.
Et propter hoc facio, quia nihil video corporaliter
in hoc sajculo de ipso altissimo Filio Dei, nisi sanctis- lo
simum corpus et sanctissimum sanguinem suum, quod
ipsi recipiunt, et ipsi soli aliis ministrant. Et hiec sanc-
tissima mysteria volo super omnia honorari, venerari, et
in locis pretiosis coUocari. Sanctissima nomina, et verba
ejus scripta ubicumque invenero in locis illicitis, volo 15
colligerc, ot rogo quod colligantur, et in loco honesto
collocentur. Et omncs theologos, et quiministrant sanc-
tissima verba divina, (h'bemus honorare et vencrari,
sicut qui ministrant nobis spiritum et vitam*.
Et postquam Dominus dedit niihi de fratribus, nemo 20
ostendebat mihi, quid deborem facere, sed ipse Altissi-
mus revelavit mihi quod deberem vivere secundum for-
mam sancti evangelii. Et ego paucis verbis et simpli-
citer feci scribi, et dominus Papa conilrmavit mihi. Et
illi qui veniebant ad recipiendam vitam, omnia qua> 2>
habere poterant, dabant pauperibus ; et erant contenti
tunica unA, intus et foris repetiat^i, cum cingulo et
brachis; et noh'bamus phis habere^. OtTicium dicebamus
ch*rici secundum alios chM'icos : huci dic(?bant : Pater
noster. Et satis libcnter manc^bamus in ecclesiis ; et 3(^
1. Spec. porf. 10 (p. 23 s), r>'i (p. 02-9'i) ot los notes oix 1'on Irouveru
rindicalion des passjiges des anires l^gen<les.
2. Spoc. porf. 6.5 (p. 119 s) el los notos oil Ton trouvera rindicntion
d«'s principaux passages paralloles. Cf. Pon. I'i8 (X).
3. 1 Gel. 39 (I pars, XV). Cf. 3 Soc. 29 (VIII). 3ir
DE SAIWT FRANfOIS 311
eramus idiotse, et siibditi omnibus. Et ego manibus meis
laborabam, et volo laborare ; et omnes alii fratres firmiter
volo quod laborent de laboritio quod pertinct ad ho-
nestatem. Qui nesciunt, discant, non propter cupiditatem
5 recipiendi pretium laboris, sed propter exemplum, et
ad repellendam otiositatem K Et quando non daretur
nobis pretium laboris, recurramus ad mensam Domini,
petendo elecmosynam ostiatim -.
Salutationem mihi Dominus revelavit, ut diceremus :
10 Dominus det tlbi pacem -^
Caveant sibi fratres, ut ecclcsias, habitacula pauper-
cula et omnia qua? pro ipsis construuntur, penitus non
recipiant, nisi essent sicut decet sanctam paupertatem,
quam in regulapromisimus, semperibihospitantes sicut
Xb advena) et peregrini^.
Pr«Tecipio firmitcr pcr obedientiam fratribus universis,
quod ubicumquc sunt, non audeant petere aliquam litte-
ram in curi*^ romana, per se, neque per interpositam
personam, neque pro ccclesiA, neque pro alio loco neque
2o sub specie pnedicalionis, neque pro persecutione suorum
corporum : sed ubicumque non fuerint recepti, fugiant
in aliam terram ad faeiendam pa^nitentiam cum bene-
dictione Dei"*.
Et firmiter volo obedire ministro generali hujus fra-
Ks ternitatis, et alio guardiano, quem sibi placucrit mihi
dare. Et ita volo esse captivus in manibus suis, ut nou
possim ire vel facere ultra obedientiam et voluntatem
suam quia dominus nieus est ^\ Et ([uamvis sim simplex
1. Spec. perf. 75. On Irouvcra dans les noles rindication dcs prin-
cipaux passages siir !o Iravail niamiol.
2. Spec. perf. iS.Voir aussi cliap. 22, l^, 25, 3'id'ou se d(5gage la no-
tion franciscaine do rauinonc.
3. Spec. perf. 2« ; 3 Soc. 26 (VIII); Bon. 27 (III).
4. Spec. perf. 9 ct 11 ; p. 21, 10; 28, y.
5. Spec. perf. 50.
6. Spec. perf. 46.
312 TESTAMENT
H inlinuns, tjunon sompor volo liaboro cloricum, qui
mihi faciat ofTicinm, sicnt in n»gnla continotnr ^
Et oninos fratros tonoantnr ita llrmitor obodirc
guardianis suis, ot facoro onicinm socnndum rogulam.
Et qui invcmti (\ss(Mit ({ui non facoront oflicium socundum 5
rognlam, (;t vollont alio modo variaro, aut non ossont
catholici, omnos fratros ubicunujno sunt, por ob(^dion-
tiam tonoantur, qnod ubicnmciuo invon(M*int ali(|U(?m ip-
sornm, proximiori custodi illius loci ubi ipsum invono-
rint, d(*b('ant ropra^sentaro. Et custos tlrmitor toneatur lc
por obfMliontiam ipsum fortit(u* custodiro, sicuti homin^MU
in vinculis dio noctu(pio ; ita quod non possit (?ripi do
manibus suis, donoc propriA suA p(M\sona ipsum vo-
pra\sont(^t in manibus sui ministri. Et minister firmi-
t(»r t(moatur por obodiontiam mittondi ipsum por tal(»s 15
fratros qui iVw noctu(pn^ custodiant ipsum sicut bomi-
nom in vinculis , donoc ropra^sontont ipsum coram
domino Ostionsi, qui ost dominus, protoctor ot corrector
totius fratornitatis.
Et non dicant fratros : « Ha^c ost alia regida* » quia 20
\nvc (jst ro(*ordatio, admonitio, exhortatio, ot meum
tostamontum, (piod ego frater Franciscus parvulus facio
vobis fratribus mois I)on(>dictis propter hoc ut rogulam
quam Domino promisimus, molius catholice obsorvemus.
Et g(moraIis minister, ot omnos alii ministri et cus- J5
todos por obodiontiam toneantur, in istis verbis nou
addoro vol minuoro. Et somper hoc scriptum habeant
socum juxta rogulam. Et in omnibus capitulis qua^
faciunt, quando logunt regulam, legant et ista verba.
Et omnibus fratribus meis clericis ot laicis, praocipio 30
firmitor por obedientiam, ut non mittant glosas in re-
1. Spec. perf. 87, surtoul p. 175 el la note 2 ; Gf. Spec. perf. 117,
p. 230 et la note 1.
2. Spec perf. 11 (p. 28, 9) ; 65 (p. 119, 12 ss).
DE SAINT FRANfOIS 313
gula, nequo in istis verbis, tlicendo : w Ita volunt intel-
ligi. » Sed sicut dedit mihi Dominus simpliciter et pure
dicere, et scribere regulam et ista verba : ita simpli-
eiter et sine glosa intelligatis, et cum sanctA operatione
observetis usque in finem ^
Et quicumque \\<ec observaverit, in ca^lo repleatur
benedictione altissimiPatris, et in terrA repleatur bene-
dictione dilecti Filii sui, cum sanctissimo Spiritu Para-
clito, et omnibus virtutibus ca»lorum, et omnibus sanc-
tis. Et ego frater Franciscus parvulus vester servus
quantumcumque possum confirmo vobis intus et foris
istam sanctissimam benedictionem-.
1. Voir ci-apr6s (page 314) rexposilion de la r6gle par Gr<5goire IX
ei surtout p. 315.
2. Los lexles donnos d'ordinaire ne dilTerenl de celui-ci que sur
des points secondaires ct aiicun n'alt(>re Tesprit ni^me du document.
Le Testament n'etant ici qu'a titre de renseignement, je me suis
born(3 a donner tros lld^lement le lexte du Ms. sans tomber dans
des ddtails de critique qui seront plus ii leur place dans Tc^dition
critique des cpuvres de saint Fran(^ois que quelque <5rudit llnira bien
par nous donner.
Je dois cependant noler que la le^on du Ms. 338 parait sup«^rieure,
[au point de vue histori(iue bien entendu], comme etant : 1" plus
simple, 2* moins correcle, 3* d*un lalin plus gallicisant.
IV
Exposition ou declaration de la r^gle *
des tr^res Mineurs par le pape Gregoire IX '^
28 septembre 1230).
(IREGORIUS
EPISCOPUS SERVUS SERVORUM DEI
Dileclis /iiiis Grnerali ef Prorinciaiibus Ministris, ac Cusfotlibus
ceferisque Frafriftus Oriiinis Minorum
Safufem ef Aposfoiicam ftenetficfionem
Quo elongati a Sceciilo, iit eolumba? peniiis assumptis
in secessum eontemplationis supra vos altius evolastis,
et eonspeetius peeeatorum jaeula pranidistis ; et plura,
10
1. 8ur les ciivonslances qui anien^rcnt celle d^claralion, voir le
travail si reinarqiiahle de M. Va\. Lempp, Antonius von Padua. dans
la Zeilschrifl fOr Kirclien^^eschiclite cle Brieffer, l. Xll el XIII. en ^*
particulier le chapilre inlitule : Antonius im Slreite uni die Regel.
Lo(\ cit.. I. XIII. p. 1-ly.
Pour Ir tc\le, V. Spcculuni Morin. tract. III, f' 9a — 10 a.
Pollhasl 8r,20 el 8027 : Sharalea, Pull. fr., t. L p. «8-70; Waddinir.
Ann.. t. ir. p. 2'i'i-2'i7 : Pull. Uom., Cocquelines, t. III, p. 26.3-264 [ed.
de Hoiiie 17'iO. ou elle est dalee du 17 oclohre 1230, XVI Kal. nov. p»on-
lifirjitus imslri aiiiio quarlt»; L. Auvray, lieplstres de Gregoire IX,
t. I. cnl. :m. II. :>0'i.
Le texlc donm^ ici »»sl la reproduclion de cehii de Sbaralea.
2. Le passjitjc suivaiil dc la Chroni(|ue {\rii- XXIV Generaux a une
importaiu»' dc loul pnMiilcr ordre pcair IVtude de celte Imlli* : Tem-
pore isfiiis genernfis f.T«'aii Pareiiti], uf ftirif fr, Donaventura de
liafneo Hegio in qiiotfnm sermone. insurrexif infer frafres mulfiplex
(fuffifafio fte hiis qu.r in refiufd ccnfincnfur. Generaiis rero porfabaf
regufftm in rnonif'Us assercns ipsam cfaram ef obserrafnitm et ab
ornnifius ad tifferam ofiserrandam. Tancffm papa (iregorius IX pro
ttuttioruin ftcctaraficnv putsafur. (Jui tanquam iffe qui sancfi Fran-
cisci inffnfiontm novcraf ef pro regut.r confirmatione sibi astiteraf
oborla ftuhia tiquido ftectaravif IV' Kal. ocf. pont. sui anno IIIJ*
^
BULLE : Quo elotigati 315
ler quae conspicitis salutis impediri profcctum, cordis
estri oculus perscrutatur. Unde qua) tecta sunt aliis»
ri conscientiis vestris quandoque spiritus manifestat:
plendore intelligentiae spiritualis caligine humanae in-
rmitatis obducto, scrupulus interdum dubitationis
iducitur, et difiicultates quasi inextricabiles ingeruntur.
Sane constitutis nuper in praesentiA nostra Xunciis,
uos vos filii Ministri misistis, qui eratis in Capitulo
enerali congregati, et te, fili Generalis Minister, per-
onaliter comparente, fuit nobis expositum, quod in
legul^ vestr4 qujedam dubia et obscura, et quopdam
itellectu difiicilia contincntur. Sed sanct^e memori^o
teatus Confessor Christi Franciscus nolens Regulam
uam per alicujus Fratris interpretationem exponi, man*
avit circa ultimum vita^ sufe, cujus mandatum dicitur
^estamentiun, ut verba ipsius Regulae non glossentur;
t, ut verbis utamur ejusdem, quod sic intelligi de-
eant, dicatur ; adjiciens, quod Fratres nullo modo
liquas litteras ab ApostoIicA Sede petant, ot alia qua^-
am interserens, qua^ non possent sine mult{\ difiicul-
ite servari.
Propter quod ha^sitantes, an teneamini ad observan-
am Testamenti pra^dicti, dubietatem hujusmodi de
Dnscientiis vestris, et Fratrum vestrorum por nos amo-
eri petiistis. Et quum ex longa familiaritato, quam
lem corifessor Nobiscum habiiit, plenius noverimus
itentionem ipsius ; et in condendo pra?dictam Rogu-
im, obtinendo confirmationom ipsius per Sodom Apos-
)Iicam sibi astiterimus, dum adhuc osscmus in minori
^omini vero 1Q30 posl sciUcet capUuJum generale Assisii in quo facta
lit translaUo gloriosissimi patris nostri Francisci. Dictus vero p\
yhannes generaiis, ul idem fr. Bonaventura ponit, propter talia
abia tristis effectus o/pcium generafatus dimisit, quod ut oliqui
lcunl tantum tritms annis laudaf)iUter tenuit et post in sud simpUci^
Ue remansit. AUbi tamen iegilur quod sex annis ordinem guberna-
U. Ms. d'Assise 329, f" 68 a 1. Gf. An. fr. III, p. 213.
316 BULLE DE GREGOIHE IX
oHicio coiistituti ; declarari similitcr postulastis dubia et
obscura rcfjuhi» supradictas iioc non supor quibusdam
didlcilibus responderi.
Sane ([uamvis pra*dictum (^hristi Confessorem piam
intentionem in pra^dicto mandato habuisse eredamus, ct &
vos juslis votis ejus, et desi(U»riis sanctis alFectatis
omnimo(h» conformari ; Xos tamen attendentes aninia-
rum pericuhim, et didicuhates, quas propter ha.'c pos-
setis incurn»n?, dubietatem (h» veslris cordibus aino-
vendo, ad maudatum illud vos, dicimus non teneri ; lo
cjuod sine cons<msu Fratrum maxime Ministronim, fjuns
universos tan}j|^(4)at, obligare ne(piivil, nec successo-
rcjm suum quomodolibet oblip^avit, quum non habeat
imperium par in ])arem.
Ad ha»c, sicut pcr praidictos Nuncios intelleximus, ^^
dubitatur ab ali(piibus Fratrum vestrorum, ne tam ad
consilia, quam ad pnecepta Evangelii teneantur: tum
<iula in Reguhe vestnii habetur ])rincipio : Itegula, el
vila Minorum Fratrum hwc est scilicet Domini Nostri
Jesu Christi sauctum lu^ange/ium ohservare^ vivendo ^
in obedientidy sine proprio, et in castitate, tum quia
in fine ipsius Reguhe continentur htHBC verba : Pauper"
iatem, et humilitatem et sanctum Evangelium Domini
Nostri Jesu Christi, quod firmiter promisimuSy obser-
vemus. Unde scire dcsiderant, an ad alia Evangelii ^
teneantur consilia, quam ad (m, qua) in ipsA IleguIA
pnccej)torie vel inhibitorie sunt exprcssa : praesertim
(|uum ipsi ad alia non se obligare intcnderint, et vix aut
nunquam omiiia possint ad litteram observari^
Nos autem breviter respondemus, ad alia consilia ^
Evangelii non tencri per Regulam, nisi ad ea, ad qua»
magis de bono, et a)quo vos obtulistis holocaustum
Domino medullatum pcr contemptum omnium munda-
norum.
1. V. Spec. perf. 3, en parliculier p. 8-9.
Quo elongati 317
Item quum in cadem Regula sit inhibitum, ne Fratre.^
recipiant per se, vel per alios denarios, vel pecuniani
ullo moclo ; et ipsi hoc in perpetuum observare deside-
rent : certiorari requirunt, si aliquibus timentibus Deum
fideles aliquos, per quos ipsi subveniant necessitatibus
eorumdem, sine olFensione Reguhe audeant pra»sen-r
tare ; ac ad Fideles eosdem pro necessitatibus ipsis
secur*^ recurrere conscientiA, quum denarios, aut pecu-r
niam noverint accepisse ; quos tamen denarios, vel
pecuniam auctoritate proprifi non intendunt facere con-^
servari, nec nomine depositi exigere ab eisdem.
Super quo duximus respondendum, quod si rem
necessariam velint Fratres emere, vel solutionem facere
pro jam empta, possint vel Nuncium ejus, a ([uo res
emitur, vel aliquem alium volentibus sibi eleemosynam
facere, (nisi iidem per se, vel proprios Nuncios malue-
rint), pra^sentare, qui taliter proesentatus a Fratribus
non est eorum Nuncius, licet pra^sentetur ab ipsis, sed
illius potius, cujus mandato solutionem fecit seu reci-
pientis eamdem. Idem Nuncius solvere statim debet, ita
quod de pecuniA nihil remaneat penes eum. Si vero pro
aliis imminentibus necessitatibus pra>sentetur, eleemo-
synam sibi commissam potest, sicut et Dominus, apud
spiritualem amicum Fratrum deponere, per ipsum loco,
et tempore pro ipsorum hujusmodi necessitatibus, sicut
expedire viderit, dispensandam. Ad (juem etiam Fratres
pro hujusmodi necessitatibus poterunt habere recursum^
maxime si negligens fuerit, vel necessitates ignoraverit
eorumdera.
Praeterea quum in ipsA Reguld contineatur expresse,
quod Fratres nihil sibi approprient, nec doniuni, nec
locum^ nec rem aliquam; ac sic processu temporis con-
taminari timeant Ordinis paupertatem, prsesertim quum
jam dixerint aliqui proprietatem mobilium pertinere ad
totum Ordinem in communi : Nobis fuit humiliter sup-
318 BULLE DE GREGOIRE IX
plieuium, ut in hoc dignaremur animarum providere
periculis, et totius Ordinis puritati. Dicimus itaque,
quod nec in communi, nec in speciali debeant proprie-
iatem habere ; sed utensilium ac librorum, et eorum
mobilium, quae licet habere, eorum usum habeant : et
Fratres secundum quod Generalis Minister, vel Pro-
vinciales dixerint, iis utantur, salvo Locorum et Domo-
rum dominio illis, ad quos noscitur pertinere. Nec vendi
debent mobilia, vel extra Ordinem commutari, aut alie-
nari quoquo modo, nisi Ecclesia^ Romanse Cardinalis,
is, (jui fuerit Ordinis Gubernator, Generali, vel Provin-
cialibus Ministris auctoritatem super hoc prdebuerit, vel
assensum.
Quia in quodam ejusdem Regulae Capitulo continetur:
ut si qui Fratrum instigante humani generis inimico^
morialiter peccaverinty pro illis peccatis de quibus
ordinatum fuerit inter Fratres, ut recurratur ad solos
ministros ProvincialeSy teneantur prasdicti Fratres
ad eos recurrere, quam cilius poterunt sine mord ;
ipsi pie dubitant ; utrum hoc de peccaiis publicis tan-
tuni intelligi debeai, an de publicis pariter et privatis ?
Respondetur igitur, prcedictum Capitulum ad manifesta
tantum el publica pertinere ; volentes ut Generalis
Minister constitui faciat tot per Provincias, quot eorum
Ministri viderint expedire de maturioribus, et discre-
tioribus Sacerdotibus, qui super privatis audiant pa?ni-
tentes : nisi fratres Ministris, aut Custodibus suis ad
Loca eorum declinantibus maluerint confiteri.
CfterunKiuuin prohibente Regula, nulli Fratrum liceat
Populo privdifare, nisi a Ministro Generali fuerit exa-
minatus, et appn»batus, et sibi oflicium pra^dicationis
ab i|)su cnnressum ; cerlilicari petistis, utrum pro labo-
ribus Fiiitruni et j)ericulosis deeursibus evitandis, Ge-
neralis Minister dictam exaniinntionem, approbationem
«t mis.>ioneiu oflicii privdieationis discretis aliquibus
Quo elongali 319
committere valeat, pro examinandis generaliter illis, qui
in Provinciis sunt statuti, vel specialiter pro quibusdam.
Ad quod damus tale responsum : quod hoc Generalis
Minister nulli potest absenti committere, sed qui exa-
5 minatione indigere creduntur, mittantur ad ipsum, ut
cum Ministris Provincialibus conveniat super hoc in
Capitulo Generali : Si qui vero examinari non egent
pro eo, quod in TheologicA facultate, et pra^dicationis
officio sunt instructi, si detatis maturitas, et alia, quai
10 requiruntur in talibus, conveniant in oisdem ; possunt,
nisi quibus Minister Generalis contradixerit, eo modo,
quo dictum esl, Populo pra^dicare.
Super eo autem quod dubitant Fratres, an Vicarii
Provincialium Ministrorum, quos ipsi sibi substituunt,
15 quum ad Capitulum veniant generale, possint ad Ordi-
nem recipere veniontes, et ejicere jam receptos. Dici-
mus quod non possunt : quia nec hoc Ministris ipsis
permittitur nisi eis specialis super hoc licentia conce-
datur: quibus etiam Generalis Minister sicut concedere,
20 sic negare potest licentiam supradictam. Et quum juxta
eamdem regulam aliis quam Ministris Provincialibus,
Fratrum receptio committi non valeat, multo minus
potestatem habeant Provinciales Ministri hoc aliis com-
mittendi, quibusmet, et non aliis est commissum.
^5 Insuper dubitantibus vobis, an pro eo, quod in
Regul^ dicitur Decedente Generali Ministro a Provin-
cialibus MinLstris, et Custodibus in Capitulo Pente-
costes fiat electio successoris, omnium Custodum mul-
titudinem oporteat ad Generale Capituluni convenire :
30 an, ut omnia cum majori tranijuillitato traotontur, suili-
cere possit, ut aliqui d(^ singulis Provinciis, qui vocom
habeant aliorum, iutorsint ? Talitor rospoudomus, ut
singularum Provinciarum Custodos unuui ox so cousti-
tuant, quom cum suo Provinciali Minislro pro ipsis ad
^ Capitulum dirigant, vocos suas comuiitonlos oidom ;
320 BILLK I»E GHKC.OIKK IX
qiiod quum rtiani constitiicritis j)cr vos ipsos, statutum
hujusuiodi (luxiuuis approbandum.
D<»ni(ju(», quia eontinctur in Ro^j^ulA supradiita, quod
Fratres non ingrediautur iu Mouasteriis Mo/iiatiuui, *
1. Daprrs Sb!iral<>a t. I, p. 18]. I«» UwU» <!«' co ohap. XI ch» la ivi:lo S
srrait: Pnvripio /irmiter fratribus universis ne haheanl suspecla
consorlin rel consUia maUernm. Et ne ingredianUir Monasferia
Monacharum pr.rler i7/os, quibus a Setle Aposlolicd concessa esl
liceniia specialis. \ec fianl compalres rirorum rel mulierum : ne hac
oc.casione inler fralres rel de fralribus scandalum orialur. Jc ifai U>
\m viTilicr w [v\[v sur l'nri^inal <lo la biille <rappr(iba(i(iii c(ms(M'vt'0
(laiis l(» livsor dc la basili(pie d'Assis(\ parcr (|U(' co (locuiiiciit csl
cin-adiv cl s(Mis vcrn; ct <pril y a pri'cis<*'nicnt a cet cndroit iiii iiiai-
hciircux pli i\o parchcniin ipii cache plusicurs lignos du tcxtc. niais
lcs aiitr<'s dociiiiKMits ou j'ai tr<»uvc la ivjj:U' ont litt<'M'aIciiiciit ici la li
HK^inc Iccon (|ii<^ ^>baraI(Mi ;Ms. 3.H8 d'Assi>c f* 15 ; Spcc. Muriii Iract.
III, f* 1 : Ms. Mz 980, 198 a 1; Chronolof^ia hislorico-IcKalis, 1. 1. p. \h].
(>n nc voit nulh^ part ni saint Francois ni scs prcniicrs fivrcs ap-
p<'Icr lcs Clarissos monachx.
La plupart <lcs <Iocuni<Mits distMil Pauperes Domimc. Voir par 2'>
<'x<Mn(iIc : Sp<'c. pcrf., p. lGr>, 17; 180, 211. Auto^^raphc dc fr<'rc L<'(m,
I». 17(), V.K. .lordani (ilironica 13 ;An. fr. I, p. ,'»); Vita S. Aiitonii I*a<I.
M(m., Port. hist. SS.. I. I, p. 121; 1 Ccl. 18 cl llG (I, VIII; H. X; ;
XXIV C.cncr. Aii. fr. III, \\. 8, 2:«.
Mais c'csl la iin<^ app<'Ilatioii honori(i<pi<s <»l l<»s Clarissos s'intitu-
lai<'nl toiit siinplcnicnt Pauperes Sorores. Spcc. pcrf., p. iTi. 5. V.
Tcsl. n. Clara' dans \Va<l<lin|Lf Ann. 125.3, 5 -t. III, p. 301. ot dans
A. SS. Auj,'., t. I, p. 7'j8.
I)<^ HK^nio <Ians la r('^Io <pio Fraiicois loiir avait d(mnoe, ellos soiit
appcl<''<'s Pauperes .^orores, co <pii corrcspondexacteniont nu noiudo
Pauperes Fratres <iu<' FraiK;ois, a rori^ino, avait vouludonnor a son
ordrc (V. ci-dcssiis, [». 38, 30\
Daiis lo laii^a^<; franciscain, lo niot monach,r di^signe toujours
d'aulr<'s r<'liKioiisos <juo los Clarissos, on goneral dos B^iiedictinos :
XXIV Oonor. An. fr. III, p. 9, 1. 35
La curio soniblo avoir jiris soin d*oviter los doux appellHtions de
Pauperes Domimv ot Pauperes Sorores, et dans les bullospontificales
oii v<iit oniployor t<mr a t(mr toulo uno .s<''rie de d(>signaiions difTo-
rentcs : Ordo Dominarum S. Mari.v de S. Damiano de Assisio, Monia-
les inclus/r, Moniales reclusa', Pauperes moniales reclasx ou inclasx, W
Moniales inctusiv Sancli Damiani Assisiatis. Pauperes moniales
inctusx ordinis .S. Damiani. Ordo monaslicus qui secundum Deum
et li. lienedicti regulam atque institutionem Monialium inchisarum
S, Damiani Assis. institutus esse dignoscitur, Ordo S. Damiani,
9.\
30
Quo elongati 321
pvieAer illos, qitibus a Sede Apostolicd concessa fuerit
Hcentia specialis ; quamquam hoc de AIonasteriis/?rtw-
peruni Monialiuni inclusarum Fratres hactenus intel-
Sorores Minores. Jaiiiais, qiie jc sache, oii ne trouve rappellation
monachie.
[Sur lou8 ces litres, voir Lempp, Die Anfipnge des Clarissenor-
dens dans la Zeilsclirift fiir Kirchengescliichte de Brieger, t. XIII
(1892), p. 181-245. II serait A desirerque ce Iravail fut beaucoup plus
eludle en France et en Ilalie qu*il ne Ta ele jusqu'ici].
II est donc bien evident quVn defendanta ses freres TentrtV des mo-
nasferia monncharum, Fran^'ois nevoulaitpas dc^slgnerlesnionaslercs
de Clarlsses qu*il aiirait appelees Pauperes Dominn% mais conrorme-
nient a ses habiludes de langage et A cellcs de son temps, les cou-
vents de Benedirlines. Ce chapitre inlerdisait si peu rentrt^e des
nionasteres de Clarisses que les fr^res les plus zeles pour robserva-
li(»n de la regle sont precisement ceux que nous voyons sans cesse
en rapport avec sainte Claire. Gregoire IX, en lisant moniales aii
lieu de monach.r. semble donc avoir vu dans ce passage ce qu'il
voulait y voir. L(»rs(pie sainte Claire apprit celte inlerprtMalion, (^Ilc
ne piit contenir s(m (^motion. (A. SS. Aug., t. II, p. 762).
Ce paragraphe de la Dedaralio regulae constitue donc, en somme,
un des efforts de la curie pour enlever aux friTCs Mincurs la direc-
ti(m des Clarisses et se rattribuer.
II faut encorc rapprocher de ces ligncs de Gre!'goire IX les d(V"Ia-
rations si pr(.*cises soit des biographes de Francois, soit de Claire
elle-iu^me, sur rintlmite qui ne cessa de rt'gner enlre elle et son pere
spirituel.
V. 2 Cel. 3, 132 (B. Franciscus) promisil eis (Pauperibus Domina-
bus) el aliis paupertalem in simili conversatione profllenlibus suum
et fratrum suorum aujritium et consitium perpetuo exhibere. IIoc
semper, dum vixit, diligenter exsolvit, et fieri semper, quum morfi
proximus esset, non negtigenfer mandavit, unum atque eumdem spi-
rilum dicens fratres, et Dominas iUas Pauperculas de seculo eduxisse
(Ms. 689 Assis. p. 93).
D'autre part, dans son Testament comme dans la r^gle des Pau-
vres Dames, sainte Claire eut soin de rappelcr les engagements
pris par Fran^ois a lcur ^gard et de les citer textucllemcnt. Volo et
promitto, avait-il dit, per me et Frafres meos semper habere de vobis
lamquam de ipsis curam diligentem et sollicitudinem specialem. Sba-
ralea, t. I, p. 674.
Je iie doute pas que le Si^ge aposlolique n'ait eu de fort bonnes
raisons pour se charger de la direction des Clarisscs et enlever cette
pr6occupation aux frdres, mais une 6tude historique n'a pas k entrer
dans ces consid^rations de poiitique eccliisiastique. Le fait hislori-
que tel quMI ressort de la narration du Spec. perf., de celle de Jac-
21
322 BULLE : Qiio elongati
ligendum osse erediderint, quum earum sedes Aposto-
lica curam liabeat specialem ; et intellectus hujusmodi
per Constitutionem <iuamdam tempore data* Reguke,
viventeadhuc B. Francisco, per Provinciales Ministros
fuisse credatur inCencrali Capitulo declaratus^; certi- &
ficari nihilominus postulastis, an hoc de omnibus gene-
raliter, quum Regula nullum excipiat ande solis Monas-
teriis Monialium praedictarum intelligi debeat : Xos
utique generaliter esse prohibitum dc (piarumlibet
Co^nobiis Monialium respondemus. Et noniine MonaS' lo
ierii volumus Chuistrum, Domos et Oflicinas interiores
intelligi, pro eo ([uod ad alia loca, ubi etiam homines
seculares conveniunt, possunt Fratres illi causa [)ra^di-
cationis, V(»I eleemosyme petenda^ accedere, quilnis id
a Superioribus suis pro sua fuerit maturitate, vel ido- i^
neitateconcessum ; (»xceptis semper [)raHlictorum Monas-
t(»riorum inclusarum locis, ad ([Uie nulli datur acce-
dendi facultas sine licentia sedis Apostolicie s[)eciali.
Datum Anagnia> IV. Kal. Octobris, Pontificatiis nos-
tri anno Quarto (28 scpt. 1230}. «o
4pH»s ilo Vilry, dii Toslamoiil do Saiiilc Clairo, do la r(>j?lo d«^ 8.
Dainion, cVsl runito priniitivo do ce qu'un appola plus lard lo pro-
niior ol lo socond ordro.
Knlln ci} parajj^raplio nons donne oncore un ronsoij^noiiionl «rune
ulilito siiiifulioro par ralliludo «iu'il allribuo aux uiinislros proviii- 5*
ciaux du vivanl iin^ino «lc rranrois ct qiii ct)rrospond do pidnl on
poinl a vi} quo iious dil lo 8|mm". porf. Colui-ci nVsl donc i>lus soul
a nous iiionln>r l(>s niinistros intorprolanl la ponsco dii niaitro, ot
tivclaranl co (pril fallait comprondro a la lo<^luro do la rojjlo. Coci
iiuus aido aii>>i a comprcndro commont dans soii Toslanienl. lors- 30
tpril conjurail sc> frrrcs iW no poinl ^Iosim" sa roi<lo ou son TosUi-
iiionl, il n«' ]»ailail pas oii propln*!»* qui voul pn''vonir dos dantw^rs
fulurs, il pitrlait cn liomiiic ipii (h>puis dos mois ol dos annoos vivait
dan> unc almo>pli('n' rlia(pio jour plus alourdio par dt^s (piostions
(lc casui>liqu«' cl voyail (juolquos-uns (h^s disciplos sur losijuols il 3*
avail complc sinLrciiior on quohpio sorlo a miiltiplior los (pioslions
sur lcs passairos lcs plus clairs iXi* la roglo.
1. liio (los con^tilulions (!'(licl(*os par le cliapitro g«.hi('Tal de 122^
nous a ole consorvoo par Kccl. 5.
TROIS CHAPITRES
DE LA SECOHDE VIE PAR THOKAS DE CELAHO
12 Cel. 1, 14] De conversatione sancti Francisci et
fratnun^
[De rigore disciplinse sancti Francisci et fratrum].
Nunquam parcebat eorpori, Christi strenuus miles, ex-
ponens illud tanquam alicujus a se omnibus tam operum
(luani verborum injuriis. Apostolicumscriptumcxcederct
quo sanctorum recitantur angustia^, si quis ea quae pas-
sus est iste redigere sub numero vellet, sed etiam et
tota prima illa sua schola omnibus se subdebat incom-
modis ut nefas duceretur si quis in aliquo alio, quam in
consolatione spiritCls respiraret. Nam quum circulis fer-
reis et loricis se cingerent et vestirent, vigiliis multis
et jejuniis macerati continuis multoties defecissent, nisi
pii pastoris monitione assidua rigorem tantie abstinentia)
relaxassent.
1. Voir Spec. perf. 27.
Pour rontln? les rechorclies possiblcs, j'ai plac^ enlre crochels les
divisions introduites par redilion Amoni.
Dans le Ms. 686 d'Assise. p. ly, ia rubrique De conversafione serl
de titre a la parlie du livre qui, dans V6d. Anioni, forme les chapilres
ri-17. I/edition Hlnaldi a la m^nie division (jue le manuscril (p. 1.V2-
155). Par conlre, le nn^me manuscrit d'Assise dans le sommaire des
rubriijues place en liMe du codex donneles indicalions suivanles (p. 1) :
l)e conrersalione sancli Francisci et fratrum. Snb hoc titutocontinetur
rigor Uisciptin.v ipsius et frairum. I Dediscrelione sancti. II De pra-
videntiu futurorum et quntiter retigionem commisit romanx ecctesiiv
et de quadam visione. III Quatiter episcopum Ostiensem pro papd
petiit.
324 FRAGMKNTS
[2 Cel. 1, 15. De discretione saneti.]
Clamat ima il(j ovibiis iioctc (iiiadam quiesceiitibus
ceteris : « Morior, fratres, morior ecce fame ! »
Surgit protinus pastor egregius et ovicube morbida}
remedio debito subvenire festinat. ilensam parari jubet
Iic(»t rusticanis refertam deliciis, ubi vini defectum sicut
et sa^pius a(pia supplevit. Incipit primus** ipse comedere,
et ad caritatis oflTicium ne tabescat frater illc rubore
reli(iuos fratres invitat.
Sumpto cum timorc Domini cibo ne quid d(^esset ofTi-
ciis (*aritatis, longam fdiis pater de virtute discretionis
texit parabolam. Sale conditum sacrificium Domino
S(»mper rc(ld(M*e jubt^t * (»t, ut vires proprias in Dei obse-
quio unus(iuis(pie consideret monet attente.
Peccatum simile asserit indiscrete corpori subtra- ^^
h(»re d(»bituni, sicut imperant(» gula ei exhiberc super-
fluum, et addit*' : « Quod feci ego mandmvins, carissimi,
dispensation(» non vohintate id factum noveritis, cpiia
caritas fraterna mandavit. Sit vobis caritas in exem-
plum non cibus, (piia'' ille guhe, hivc deservit spiritui^ m
n. E(l. Ani«»ni prinio. — b. Ktl. Uinaldi Siite conditmu sacripcium Domimts
S!vpe rcihicn* jtihct ; C\\. Anioni om. DoniinHS scmpcr. — c. Ed. Rinoldi ct
Amoni niUiiiiit. — li. Ed. Araoni quiee (I).
10
1. Voici lo lexto parallele do Bonavonturc 65 (V) :
Licet aufem pro virihus ail rifam austeram fratres induceret non
tamen ei placcfmf (listricfionis severitas, qmv piefatis non induit ris»
cera, nec esf discrefionis sale condita,
(juum enim quadam nocfe unus ex frafrihus pnr nimietate absti-
nenfi.r admodum fame cruciafus. nullam possef habere quietem, inteU
ligerefque pius pasfor ovi sw.r imminere periculum, vocavit fratrem, ^
apposuit panem. ef uf rufwrem illi tolleret, ca^pif ipse prior comedere,
eumque ad manducandum dulciler invitare. Deposuil frater vere-
DE CELANO 325
[2 Ccl. 3, 124. Qualiter volebat eos addiscere et
qualiter socio prsedicanti apparuit]^
Dolebat si virtute neglect&^, scientia quaereretur,
pra3sertim si non in ei\ vocatione quisque persisteret in
qud vocatus a principio fuerit : « Fratres, inquit, mei
qui scientia3 curiositate ducuntur, in die retributionis
manus invenient vacuas. Vellem eos* magis roborari
virtutibus, ut quum tempora tribulationis venirent secum
haberent in angustia Dominum. Nam et ventura est,
inquit, tribulatio, qua libri ad nihilum utiles in fenes-
tris projiciantur*^ et latebris.
Non hoc dicebat, quod scripturie studia displicerent,
sed quo a superflua curA discendi universos retraheret,
et quosque magis caritate bonos quam curiositate
sciolos esse vellet.
Pra^odorabatur etiam tempora non longe ventura in
quibus occasionem ruiua) fore scientiam sciret, spiritus
a. Ms. Ass. nefjlctta. — b. Texie du Ms. Ass. ct 6d. Rinaldi ; Amoni eo. —
c. Ms. Ass. prohiciantur.
cundiam, sumpsit cibum gavisus quamplurimum quod per circums-
pectam condescensionem pastoris, el corporis ei'asisset dispendium
et non modicum accepisset icdificationis exemptum. Mane facto, fra-
tribus convocatis in unum, rir Dei referens quod acciderat nocte
provida commonitione subjunjcit : « Sit vobis, fratres, non cibus sed
caritas in exeniplum. » Oocuit insuper eos discretionem sequi ut auri-
gam virlutum, non eam quam caro suadet sed quam edocuit Christus
cujus sacratissimam vitam expressum constat esse perfectionis
exemplar.
1. Dans le Ms. 686 d'Assise (p. 90), ce raorceau forme le cinqui6me
paragraplie du chapilre (qui comprend 2 Cel. 3, 119-12'4 d'apr6s la
division Amoni) De sancld simplicitate. Par conlre, dans le sommairc
dea rubriques (p. 6-7), ces cinq paragraphes sont annonc6s avec le
Utre qu'ils ont dans ledition Amoni.
326 FRAGMENTS DE CELANO
vero fuleiinontum spiritualibus intondisse. Fratri laica
volonti liabere psaltoriuni, ct ab eo licentiam postulanti
cinerom pro psalterio obtulit^
Qnomdam sociornm prajdicationibns alifpiando inton-
dentom post mortom in visione apparons prohibuit, :>
viam simplicitatis incodoro jussit. Testis sibi ost Deus,
tantam post visionom lianc sonsisse dulcodinom, nt
phiribus diebus rorificum patris allocpiium suis vidoro-
tur auribus prcosontialiter instillare ^ ^.
n. Kdd. Rinaldi et Ainoni instiUari. U%
1. Spec. perf. 4.
2. Spcc. perf. r,y.
VI
CHAPITRES 84, 123 ET /24 DU SPECULUK PERFECTIONIS
D'APR£S LA TRADUCTION ITALIENNE DU MS. RICCARDI 1407
idHtc (te 15()3).
5 a, [Cap. 84]. Delle prerogative le quale el Signore
fece nel luogo di S^ Maria. Cap. 83 ^
[71 a] Questo liiogo veramente e sancto de sancti
luoglii : (Ja essere degniamente nominato, e ehiamato
degnio di magni honori : Feliee e il suo agniome, cioe
D ehiamato luogo degli angeli ; ma piu felice gVie el
nome clie a, cioe nome di santa maria : E hora el cogni-
ome che a cioe della portiuncula : acquista laugurio
elevento (?) didono ; qui suole con lume circumfundere
qui pernoctare langelica potesta divina e con voce glinni
5 risonare : Dipoi che tutta roinno Francesco hirilevo
fu una delle tre lequale esso Pa<lre riparo : questa
el padre e col sacco le membra somisse : Qui el corpo
ispezo e himente a essere sotto posto isforzo. Infra
questo tempio lordine dei minori fu generato quando
> lessemplo del padre laturba degli huomini ebbe immi-
tato : Chiara didio sponsa, fu qui primamente tonsa.
Delle pompe del mondo ipsogliato e christo seguitato.
Cosi el chiaro parto de frati insieme e delle suore : Par-
torendo la sacra... mando fuora ; conquali nel mondo
> isparse christo : Qui fu istretta e artata la larga via del
mondo inveterata : E la virtu ampliata, nella gente
1. Comme je Tai indiqu(3 dans 1'introduction, certains manuscrils
r^unissent ies cliapilres 11 et 12, co qui fait quc leur num6rotation est
h partir de la en retard d'une unit6 sur celle des aulres.
328 FRAGMKNTS DU SPEC. PEIIF.
cliiamata. La rogola finita ; la poverta sancta inovata :
La gloria ncl mondo prostata e la croce rivocala : Se
inalcum hiogo francesco fu turbato [711)] E accidiaio.
(^)ui fu pacificato, e dimente rinovato ; Qui el vero
dimostrato del quale e dubitato : Anzi ; e donato tutto
qu(»llo questo Padre ha adimandato.
(Nota clie nellessemplo e originale somversi latini
misurati ; S(»condo larte ma qui el meglio se potuto si
som chopiati c nel volgare non se servata arte o misura).
b, [Cap. 123.] Come di fatto quando hebbe egli udito lo
che egli doveva tosto morire si fece cantare
le laude le quali egli haveva fatto. Cap. in ordint*
122.
Doppo (|ueste cose um certo frate gli disse : Padre
la vita e la tua conversatione fue ed e stata lume e u
ispechio non solamente a tuoi frati ma ancora a tulta la
chi(»sa : E quel medesimo sara la morte tua : E bem-
che (? frati tuoi la morte tua e molti altri sia materia di
tristitia e di dolore [92 a] non dimeno a te sara infinito
gaudio e consolatione : Impero tu passerai da grande 20
fatica a maximo riposo da molti dolori e temptati(^ni
alla et(»rna pace : Dalla temporale poverta laquale lu
S(»m[)r(» amasti e perfectamente osservasti alle ven»
riccheze infinite : E da (piesta morte temporale alla
j)erpetua vita : Dove vedrai a faccia a faccia lo iddio tuo 2s
signiore : el ([uale in ([uesto s(»c()lo, con tanto fervon»
damon^ e di desiderio hai dilecto : E dette ([ueste cost»,
manif(?stam(*nte gli disse : Sap[)i Padre in veritade clu»
se di ci(^lo el Signiore non ti manda la sua medicina, la
infermita tua e incurabile, e debbi or mai poco viveiv, ac
sicome anno cmedici gia detto. E queste cose io ho deite
DU MS. RICCARDI 1407 329
a confortare el tuo spirito : accio sempre didrento e di
fuori tutti rallegri nel Signiore : in tal modo che etuoi
frati, eglialtri gliquegli ti visitano ti truovino sempre
rallegrati (sic) egodere nel Signiore E accio vedendo
eglino questo, e udendolo gli altri doppo la morte tua,
sia uno perpetuo memoriale, essa tua morte sicome
estata e sara sempre la vita e la tua conversatione.
Allora il beato Francesco bemche fussi piu dellusato
gravato nelle infermitadi non dimeno per queste parole
parve ricevessi evestissisi (sic) duna nuova letitia
dimente : udendo la sua sirochia morte di proximo
dovergli sopra venire : e con grande fervore di spirito
diciendoli : laudo el Signore : Se adumque e piace al
mio Signiore che tosto i debba morire chiamami frate
Angelo e frate Leone, accio e micantino della sirochia
morte. Ed essendo venuti que dua frati dinanzi allui
pieni di tristitia e di dolore cantorono con molte lacrime
el canto di frate sole e dellaltre creature del Signiore :
el quale esso sancto haveva fatto. E allora innanzi
allultimo verso desso canto evaggiunse alquanti versi
della sirochia morte dicendo Laudato sia mio Signiore
per nostra suorore morte corporale : Della qualle
nullo Iiuomo vivente puo scampare. Guai aquello che
muore in peccato mortale : E beati quegli che si truo-
vano nelle tue sanctissime voluntadc che la morte
seconda non gli potra far male.
c, [Cap. 124]. A qual modo ebenissela citta di Sciesi
quando egli era portato a S'^ Maria accio e mo-
risse quivi. Cap. 123.
[92 b.] IIo (sic) padre sanctissimo, gia cosi per spi-
rito sancto come per la sententia de medici, certificato
della proxima morte, mentre era ancora nel detto palazo
330 FRAGMENTS DU SPKC. PERF.
e sentendosi egli continovamente essere piu aggravato
nella infirmita ed esscre destituto delle virtudi e forze
del corpo si fecie portare nellecto a sancta Maria della
Portiuncula accio ([uivi finissi la vita e rendessi lo spi-
rito al cielo : dove haveva incominciato a provare e s
isperimentare ellume e la vita dellaanima : e esso (juivi
ricieuto (sic\ E con cofussi sic) ([uegli il portavano fus-
sino prevenuti a uno hospitale el ([uale e nel mezo della
via per la([uale siva da Sciesi a sancta Maria, e disse
a quegli lo portavano, che ponessino illecto a terra. iiv
E perche per la lunga infermitade e maxima degliochi
non poteva gia quasi piu vedere f(*ce voltare illecto:
accio e tenessi la faccia verso la Citta di Sciesi. E come
eilmeglio potette rizandosi um j>ocho nelh^^to benedisse
la sopradetta Citta : dic(*ndo Signiore sicome questa u
Citta anticamente come si crede, fu luogo et hahita-
tione di huomini ini([ui come i credo : cosi iv(»do cli<»
])er labbundante tua misericordia, m?l tempo nel (|uale
e te piacuto tu Iiai in essa Citta demostrato singular-
mente la moltitudine delle tue miserationi : E per la i^>
tua sola bonta, tu te lai electa, accio la sia elluogo e
labitatione diquegli li([uali ti cognioscieranno in verita:
edaranno gloria al tuo sancto nome e odore di buona
fama, di sancta vita di verissima d(^ctrina e di evange-
lica |)(»rfeclione a ogni poj>oIo christiano. Priegoti adum- i»
que messere irsn christo Padre delle misericordie, che
non cousideri la nostra ingratitudine ma sempre ti ri-
cordi della habundantissima tua j>ietade ; la quale tu
hai dimostrata in essa Citta accio la sia sempre luogo e
habitati<»ne di (V)Ioro li quali t(» cognioschino veramente 3(>
e glorilichino el tuo nome l)ened(*lto e gloriosissimo in
secula seculorum. Amen. E dette queste cose fu i>or-
tato a Santa Maria Dove compiuti quaranta anni
deir eta sua [03 a] e forniti venti anni di perfecta j>eni-
tentia: nelF anno del Signiore 1226 al quarto nona di x*
DU MS. RICCARDI 1407 331
Ottobre passo a Messere Jesu Christo el quale con tutto
el cuore, con tutta la mente, con tutta lanima e con tutte
le sue forze haveva amato di desiderio ardentissimo, e per-
fectissima affectione, seguitandolo perfectissimamente,
correndo doppo lui velocissimamente e finalmente adesso
Signiore gloriosissimanente pervenendo : el quale Mes-
sere Jcsu Christo per noi crocifixso vive e regna col
padre e collo spirito sancto in secula seculorum. Amen.
[Rubrica.] Finisce lo spechio di Perfectione del
Beato Francesco nel quale sufficientissimamente
puossi ispechiare la perfectione della vocatione e
PROFESSIONE DELLO STATO DEL FRATE MINORE. OgNI
LAUDE E GLORIA SIA A IdDIO PADRE E AL FIGLIUOLO E ALLO
SPIRITO SANCTO. IIONORE E RENDIMENTO DI GRATIE SIA
ALLA Gloriosissima Vergine Maria Madre BENEDETTA
DI DIO Magnificentia ed exaltatione sia al suo servo
SERAPHYCO (sic) FrANCESCO. CoLLO AUXILIO DEL QUALE
SE COMPLETA TALE OPERA DI SUO DISVOLGAREZATE PER
EL DECTO FRATE AnTONIO PREDETTO SOPRADETTO. AmEN.
VII
Lettre de tr. Gr^goire,
ministre provincial de France.
Les donnees que nous possedons sur rarrivee en
France des freres Mineurs sont a la fois si rares et si 5
fragmentaires qu'on ne saurait trop desirer la publica-
tion de tout ce qui, de pres ou de loin, peut jeter quelque
lumiere sur ce sujet.
Le document suivant n'est malheureusement que la
copic de roriginal. Malgre cela et les hesitations que Ton lo
peut avoir au sujet de sa date, il a une importance reelle.
Cest la piece n" 44 du t. XVII de la collection de
dom Estiennot. Ce volume est conserve a la bibliotheque .
de TArsenal a Paris, n^ 1009 (109 H. L.) K
Epistola eucijclica fratris Gregorii Ministri Fratrum is
Minornni-y quibits notas fecit conditiones hospi-
talitatisy quani habent Minoritos in civitate Antis-
siodorensi,
[Ex tahularUs ecclesix catfiedraUs Anlissiodorensis].
Universis prtosentes iitteras inspecturis frater Gre- 20
gorius servus et minister fratrum Minorum qui sunt
in Francia, salutem et pacem.
25
1. Ello sc Irouve a la page 367. Ge raanuscrit a pour lilre: Frag-
mtniorum historix tomus XVIb^», varia antiquiiatis monumenta
complectens ex mss. Codicibus Sancti Petri Carnotensis, aliorumque
cwnobiorum cartulariis, hagiologiis ei necrologiis, veteribus cenola-
phiorum inscriptionibus contextus, anno reparalx salutis millesimo
sexcentesimo ociuagesimo quarto,
2. Fr. GrtVgoire de Naplcs est une des physionomies les plus com-
plexes du mouveraent franciscain a sos d^buls. Neveu du pape 30
LETTRE DE FRERE GREGOIRE DE NAPLES 333
Notum vobis facio, quod fratres Minores apud civita-
tem Antissiodorensem commorantes de licentift venera-
bilis patris et domini Henrici ejusdem civitatis episcopi,
domini M. docani et totius capituli S** Stephani hospi-
tantur infra muros civitatis in parrochiA S" Euscbii,
ita quod, quando placuerit domino episcopo, sivedomino
decano, sive capitulo, quod fratres ab ipso loco rece-
Gr6goire IX, il semblc avoir 6t6 rinstrument docile de fr. Elie. II y a
quelques ann^es, on ne savait k peu pr6s rien sur lui, mais les publi-
3 cations documentaires de ces derniers temps ont d^jA faitla luniiere
sur une partie de sa vie.
Saint Fran^ois partant pour rOrient (616 de 1219) chargea fr. Gr6-
goire d'une partie de ses travaux et en parliculier de la visite des^
monast<!»res. Celui-ci proflta de Tabsence du maitre pour troublcp
S Tordre. (Jordani chronica, An. fr. I, p. 5).
Thomas d*EccIeston nous le montre provincial de France en 1224
(An. fr. I, p. 218) et recevant en cettequalitd, fr. Aymonde Faversham
(ibid. p. 229).
Cest k lui que fr. Elie adressa sa belle lettre sur la mort de saint
3 Francois (A. SS. oct. II, p. 668 s. Wadding, Ann. 1226. n. 44 ss. t. II,
p. 148 ss ; Speculum vitae b. Francisci [6d. Spoelberch, Anvers 1620] 2*
partie p. 103-106). Les Monumenla franciscana (t. I, 6dit6 par Brewer,
Londres, 1858) renfermenl une Iettred'Adam des Marais k son adresse,
mais qui n'est pas dat^e. (Loc. cit. p. 380).
5 Aussil6t qu'il fiit nomm6 ministre g^ndral (1240) fr. Aymon fit jeter
en prison son ancien sup6rieur. (Eccl. An. fr. L p. 230).
A partir de ce moment nous perdons la trace de Gr^goire pendant
de longues ann6es. En 1267, il^tiRit doy^Ti du chapitre de Bayeux et
fut adjoint au cardinal Ottoboni Fieschi, le futur Adrien V, lcigat du
D Saint-Sii>ge en Anglelerre. (Recueil des historiens des Gaules t.
XXIII, p. 218).
En aoutl274 il devint 6v6que de Bayeux et mourut sur ce siege en
juillet 1276.
On a de lui une vic d'Urbain IV qui a 6{6 publi^e par Papirus
5 Massonus, De episcopis Urbis qui Romanam ccclesiam rexerunt (in
8*, Paris, 1586) V.p.227 et dont le manuscrit est ATroyes (GalliaChris-
tiana, l. XI, p. 369-376). Enfln, comme je Tai d^ja indiqn6 ailleurs (Vie
de S. Franrjois !'• 6d. p. 268), il est rautcur de deux sermons qui se
trouvent dans le Ms. 338 des Nouv. acquisitions latines de la Nationale,
0 f* 148 b ss.
II est mcntionnd comme bienheureux (!) par le martyrologe d'Artur
au 30 juillet (p. 338).
\
334 LETTRE DE FRERE GREGOIRE DE NAPLES
ilant ipsi sine contradictione locum dimittent et exibunt.
Omni autem tempore, quo dicti fratres in dicto loco mo-
rabuntur, excommunicatos vel interdictos scienter non
recipient ad divina. Si vero cathedralis ecclesia ali-
quando cessaverit celebrare, et ipsi fratres similiter
cessabunt, quum a domino episcopo sive decano sive
capitulo fuerit mandatum.
Actum auno Domini M.CC.XVIIII, XIII Kalcndas
Januar. in festo SS. Fabiani et Sebastiani^
1. CeUe datc seinble avoir besoin d'uno correction, car le 13 desj 10
Calendes de Janvier correspondrail au 20 ddcenibre, jour oii l'on n*a
jamais fdt6, quo je saclie, S. Fabien et S. Sebastien. Leur ftile se
celL»bre le 20 janvier, c'est-A-dire le 13 des Calcndes de ftHrier. La
reclincation est peut-Otre exacte, mais on lie peut toutefois pa^i la
<Ionner coniine absolunient silre. 15
TABLE
DES PASSAGKS DE L\ BIBLE
CITKS D\>S LE SPKCULUM PEIU- ECTIOMS
11,
•1.
12,
5.
20.
2'i.
2K
y.
fjierlli^LO l.NDICATION I)ri»ASSAUE SOrHCK
:, 13 sx Niliil lultM-ilis in viA. Mallli, 10,0; Marc, «,
8. Luc, 9, a.
SricMilia iiiflal et carilas jrdidcal. 1 (^or. 8, 1.
V(»l)is ilaluin est nosse niysteriuni. Mallli. 1.3, 11 ; Marc. '
4, 11 ; Luo. 8, 10.
Vulpos ft)veas hahenl. Matlli.8,20;Luc.y.38.
Ni>lile esse solliciti. Mallh. G, 34; Luc. 12,
38, 13. » y> Mallh. 0, .34 ; Luc. 12,
O»)
ol, 17. Nolile liinere, pusillus grox. Luc. 12, 32.
51, 18. Quod uiii cx ininorihus... lecislis. Mallli. 25, 'lO.
55, 15. I)niniiius inisericordiaiii viill. Malth. 0, 13.
Oi), 23. Ah nlero inatris sua; ej<ressa esl. .. Joh 31. 18.
75. 8. Ki;o quos amo arj^iio et casli^o. Apoc. 3. 19.
UO. <). Siiion aimunliaveris inipioinipielaleni. K/ech. 3, 18.
110, 1. Sivc? in corpore, sive exlra corj^us. 2 Cor. 12, 2.
IV», «. Siiper paiica fuislis lideles. Mallh. 25. 21.
IV». l'i. Porlanlos innnipulos su<)S. l*s. 12.'>. Ci.
ri5, 7. Teiichras cxleriores. Mallli. 25, 30.
145, 10. ShMiii-^ pe|)erit plurinios. 1 Sain. 2, 5.
159, lu. K^ojuravi (?l slalni cush)diro juslilia^s
Dei. P^. 119, 10«.
336
TABLE
194, 14. Si haberes fldem ut granum sinapis... Matlli. 17, 19.
231, 11. In pelrA exaltasti me. Ps. 61, 3.
232, 7. Flos campi et lilium convallium. CanL 2, 1.
233, 22. Sol justitiae. Mal. 4, 2.
238, 10. Nemo bonus nisi solus Deus. Matth. 19, 17 ; Marc.
10, 18.
239, 2. Et patrem nolite vocare vobis.... Matth. 23, 9.
TABLE ALPHABETIQUE
[Saiif iinUmiion conirairc les chiffres indiqucni les pagos. L'in<lex cin lcxic du Spec. Perf.
esi en iialiqucs. Les indications hijiliographiques ont ^'tc reduites au strict necessairc. On
trouvera une alK>ndantc hihliographie franciscaine dans le t. II (partie critiquc) de la nouvellc
tMition de la Vie de S. Franrois, qui paraitra en 1891).]
Ahbas Sancti lienedicll de monie Su-
Imsio. cap. r»r).
AOsiinenfi.v. V. p.f.nftkxti.i:
Accifiia. ('ap. 95 et %.
Acta SS., (a rexception des Acta de
S. Franoois, pour lesquels voyez
Suyskene), XGVII, n. 2; CXXXVI,
n. 1 ; CLXX; 5, 25; 71, .W; 108, n;
127, 38; 1G8. 37; l«y, 3f3 ; 182, 23;
190, 30 ; 206, 26 ; 267, 33.
Aclon, ev6que de San - Severino,
CCXIII.
Actus S. Francisci et Sociorum ejus.
Texte de ce document dans Mz.
1743, CLXIV s. ; Mz. 989, CLXVII;
Ms. 343 de Li6j^e, CLX VIII; Vat. 4354,
CLXXXIV ; Ms. de Berlin 196,
CXGV ; Ms. de Louvain, CCIII ;
Ms. d'Anvers, CCIV; Ms. Bollandien
de 1502, CGVI ; Ms. de Bruxelles,
GGVII.
Actus in Valle HeatinA. V. maxi.s-
cniTS, Ms. 679 d'Assise.
Addenda et corrlgenda en pr(5para-
tion, XLIII.
Addio a rAlverna. V. adiet.
Adieu de s. Fr. a rAlverne. Texle et
critique, 302-308.
Admoniiiones, citanfur, 189, 22 ss. —
Comparalson du Spec. Perf. 54 avec
le chap. 25 des admonilions, 133, 31.
Texle des admonitions, Mz. 1743,
CLXV ; Mz. 989, CLXVII ; Ms. de
Liege, CLXIX ; Version ilaiienne,
Ms. Rlccardi, CLXXI; Ms. Vat.
4354, CLXXXII ; Ms. de Lemberg,
CXCVIII ; de Herlin, CXCVL
Adoramus le. oraison, 309, 11 ss.
Juii/icia frafrum debent esse pauper-
cula, 25, 7. Gf. DOMis. cell.*:.
EllKMITOlUA. ECCLESI.t:.
AHgidius (frafer). De sud vocalione,
cap. 36. Cf., p. XXIII. Habuit
mentem elevafam^ 168, 2. Fuit
fertius frafer, 212, 1. — Kgide,
CLXXIII ; CXCV. Sa vocation
racontee par fr. Leon, 26.3-267 ; sa
vie par fr. Leon, XCVI ss. ; son
ermitage de Monte Ripido, XCVII ;
avait fr. Jean pour socius, CXXII ;
Ms. de sa vle, GLXXV ; Date de sa
niort, CLXXV ; Scs verba, sa vie,
ctc, dans le Vat. 4354, CLXXXVI ;
daiis le Ms. de Berlln, CXG ; dans
le Vat. Ottob., CXCIX. Sa reponse
aux cardinaux, 93, 21 ; mentionne
22
338
SPECULUM PERFECTIONIS
a c6t6 (le fr. Ange, 127, 23 ; serl de
(lomestique, 128, n. 1 ; sa joie, 190,
27; consult(3 par fr. Leon nu sujctde
l'urne pour les aunKmes, 250, n. 1.
Gf. LIL
Aff('j (Ireneo), I cantici, 289, 23: Vila
di fr. Klia 307, 29; Vita di Giovanni
da Parma, CCX. Cest a lui que
remonte largumentation reprise
par Papini et M. Della Giovanna
contre Uberlin de Casal, LV. A
connu un Ms. du Si>ec. Perf. ('CX.
Agnello de Pise (fr.) 55, 33.
Agostino di Stroncone, Umbria Sera-
llca, LXIV, n. 1 ; 2, 34 ; 102, 28 ; 128,
37 ; 168, 33.
Alberino (!'), ermitage, pr(*s de Siennc,
ou s(^journa s. Fr., 26, 19 ; v. SEN.t: —
SIENNE.
Alberto d' Alberoro, Compendio sto-
rico, 304, 16; CCXIII.
Aldemarius (fr.), CXC.
Alessandri (Leto), Inventario, 254, 32;
287, 2.
Alexandre IV, LXXV; CXCVI; 1.52, 35.
Alienum seciuulum h. Fr. quidquid ma-
gis neressarium esf alio, cap. 30 el 33.
Alonso Cano, CXLIX.
Alouettes. V. avks.
Altissimu, onnipolenle, bon Signore.
V. LAUDKS I)E CHEATiniS.
Alvarus Pciagius, I)e pianctu Kccle-
sia», 87, ^^i ss. ; 136. .35; l'iO, 19: 273,
15: .309, 31. llc[)r(>(iuit 2 Cel. 3, 4,
LXIV, n. 3: Ha[)porlsdu S[»ec. Pcrf.
«vec ('(»t (Mivragc, CLXI.
Alverna, uhi h. /•'/•. revepil stigmata,
194, 22. I)e quadragesimd quam fe-
cit ihi, cap. 117. — Le Spec. Perf.
donne p(^u i\o d(''lails sur le .scjour
de Fr. a rAIvcrne, LXVII. Pr^^^senco
de fr. Lcon lors dc la stigmalisa-
tion, LXVII. Adicu do Vv. a lAl-
verne. :{02 ss.: son c<»uv(^nl, 26, 34;
Insrri[)lion de lcglise, CCXIII. Cf.
STIGMATES. liNVENTIONE (de) MONTIS
ALVERN.t.
Alvlsi (Kdoardo). II teslo latino dei
Fioretti, CLXXVIII.
Amoni (Leo[)oldo), 302, 7 ss. ; son texle
des 3 Soc, CLXIV.
Amor h. /•>. ad fratres quem ostendil
dando singulis buccellam panis, cap.
88; ad creaturas, el imprimis ad
alaudas,cap,\\3\ad ignem, cap. 115.
Amor Dei, quum atlegaretur b. Fr. ni-
hil denegabat, ca[). 34. Amore Dei
facite nohis eteemosynam, 48, 23.
Analecta Pollandiana, CLXVIIL
Anal(H'ta franciscana, CLXXXVL n.
1 ; 14. 27; 18, 26; 55, .33; 65, 33; 71,
16; 72, 28 : 79, 33; 88, 22 ; 93, 31 ; 108,
31 ; 122, 27 : 123, 33; 140, 30 ; 150, 34;
153, 20 et 38; 162, 31 ; 168, 12, 31,
38 ; 169, 29 ; 205, 24 ; 21 1, 33 ; 215, 31 ;
250, 25 ; 275, 28.
Ange (fr.) de Borgo San-Sepolcro,
128, 15; 306, 18 et note 1.
Angeli a Rivo Torto. V. collis parv-
DISI.
Angclis (Luigi de). V. de anc.klis.
Angelo Clareno, ses rapporls avec fr.
L(''on, LXXLX ss. Quelques [M»inls
de re[>erc [>our sa vie, LXXLX ;
CXXXVII s. Cf. tiubulationks.
Angetus Tancredi (fr.u fuil unus de
duodecim primis, 127, 13; morabatur
apud d. Leonem card. et pararit
lurrim h. Fr. axp. (>7 : ejus curiati-
tatem commendaimt b. Fr. 167, 8:
vocatus a b. Fr. ut canfaret laudes
creafurarum, (!ap. 123. C.f. LX.XII.—
Aiigc de Tancr(>dc, uii des 3 Socii.
CXXII; 168, 28; aurait cMe av(v Fr.
a rAIverne, 306, 18 et nole 1 ; coiilie
avec fr. L(>on le biTviaire de s. Fr.
aux Clarisses, LXXXII; 175, n. 2;
assisle aux derniiM-s iiiomeols de
saiiite (^lairc, LXXXIIL
Anglelerre, 18, 26; 65, :<0 : 152, ;{5.
Angoisscs de s. Fr., leur origint*.
XLVIII.
Animatia, bos et asinus, 226, l ss. Cf*
laudes cheaturahum. amou.
TABLE ALPHABETIQUE
339
Annales Ceccanenses, 126, 31.
Ann(^e (comniencement de 1') k Assise
au XIII- sic^cle, CCXII ss.
Anonyme de P^rouse, XXXVI ; copie
do ce document dans les recueils
bollandiens, CCI ; 128, 29; 309, 33.
AntiquaLegenda.V. leoenda antiqua.
Antiquitates Franciscanffi, CCXI;252,
18.
Anloine (saint), ermile, 79, 32.
Anloine de Padoue (saint). Traits de sa
vie copies par le collecLeur du Vat.
4354 et Berl. 196, CLIX ; CLXXXIV;
CXCIV; Ms. et ^ditions de sa \6-
gende, CLXX. Cf. lempp.
Antonio Bruni. auteur du Ms. Bol.
2697, CLXXI.
Anloniod*Orvielo,CronoIogia,LXXXII,
n. 2; 303, 17.
Antonio Maria Josa, I codici, CLI, n. 2 ;
Legonda seu Vita, CLXX.
Anvers. son Ms. franciscain, CCIV.
Apostolat franciscain ; qu*il est anim^
<l'un espril de paix, 86, n. 1 ; 94, 10 ss.
Aposloli do Segharello. Sentiments
qu*ils inspirt>rcnt a fr. L^on, LVI ;
LXXXIV.
Atina. l)e amore b. Fr. ad eam. Cap.
118 ; 235, 8.
Arcana Seraphim eloqula, 153, 33.
Archiv fiir Literatur und Kirchenge-
schichte, CXXXIII, n. 1 ; CXXXVIII,
n. 1 ; 2, 25 ; 7, 31 ; 9, 30 ; 14, 19 ; 16,
29; 26, 33; 27, 27; 86, 35; 127, 37 ;
133. 34; 135, 18 et 29; 168, 13; 169,
38; 234, 27; 2.VJ, 32; 309, 29.
Archivio della Soc. Romana, 16, 18.
Archivio Paleografico, 234, 26.
Arelium, Bonus Johnnnes de Arelio
risilal b. Fr., 238,3. — Arezzo, cou-
vent des freres Mineurs de cette
ville, 28, 29.
Arezzo. V. aretium.
Art (T) et le mouvement franciscain,
CXXIII ; 28, 35.
Artur du Moustier, Martyrologe,
LXXXV n. 2 ; CXXXVI n. 1 ; 5, 26;
72, 17; 88, 27; 105, 33: 106, 26; 108,
33 ; 126, 18 ; 140, 34 ; 148, 36; 151, 29;
167, 33; 168, 15 et 35 ; 169, 29 et 40 ;
175,26; 276, 4; 307, 35.
Asino vectus b. Fr., 66, 18.
Asselier (fr.). V. paulus (fr.) hruxelle.
Assise. V. ASSisiUM.
Assisiales conslruunt ilomum pro fra-
iribus, 17, 5. Ilomines Assisiiy 44, 2;
97, 15. Antiquum odium inter Peru-
sios et Assisiates, 208, 14. Consti-
tuunt ut corpus b. Fr. custodiatur
in palatio episcopatiis, 236, 8.
Assisium. iUerus et populus Assisii,
216, 7. Poputus Assisii, cap. 7.
Milites Assisii, 17, 24 ; 44, 4. Assisii
communitas, 18, 4-10: Assisii popu-
lus convocatus in plated^ cap. 61.
Quum iret per ciritatem Assisii qu<c-
dam velula peliit ei eteemosynam,
115, 22. I)e paupere qui de Assisio
reniebat, cap. 25. B. Fr. ibat per
vitlas in circuitu civitatis Assisii
scopando ecctesias, cap. 56. Qua-
liter b. Fr. benedijrit civitatem As-
sisii, cap. 124 Cf. 329-331. Assise,
Procession du Vendredi Saint, 217,
17 ss.. Caract(^res de cortains cou-
vents franciscains entre Assise et
Spalete, 26, 23. Bouto d'Assise k
Satriano, 46 note. Le Spec. Perf. lo-
callse les faits plus qu'aucune autre
l(^gende, XXVII s.: 107 n. 2. Patrie
de fr. L6on, 2, 3. II ne la quitta
guere, LXXXIII et XCV. Frere Elie
installi^ a Assise agit sans se pr6oc-
cuper du gt^n6ral Jean Parenti qui
(^tait a la Portioncule, CXIII. Terme
initial de rannt^e a Assise au XIII*
siocic,CCXIIsS..Voir RASILIQUE. car-
CERI.COLLISINFERMpOSlea PARADISI.
EPISCOPATUS. GAUHIANG. GUALDI (CA-
SA). HOSPITALE CRUCIFERORUM. HOSPI-
TALE LEPROSORUM. NOTIANO. PALA-
TIUM EPISCOPI. PLATEA CLAUSTRI. PLA-
TEA MAJOR. PORTIUNCULA. RIGUS-TOR-
TUS (rivo-torto). SACRO CONVEKTO.
340
SPECULUM PERFECTIOMS
SAINT NICOLAS. SANCTI nKNFIDICTI
AlJllAriA. SANCTI DAMI \M M()NA.<TK-
UirM. SANCTI (iKOHCII KCCLKSIA. SAN
lU.FINO D*AHCK.SAN SAIAATOHK DKLLE
1'AHKTI. S\NTA CIIIAHA. SANTA MARIA
MADDALENA. SASSO HOSSO. SATRIA.NO.
SHAHACiLIM (CASA). SrHASIO.
Augusliniis {sanrlusi, 132, 5 ol 16.
Ansleritas b. /•>., 5fi, l'j ss.
Autodictatc (s. V\.\. V. inspihation.
Autograplies d<' fr. Leon. XCI V s.: voir
aUSSi HHKVIAIHK DE SAINTK CLAIHK.
AuloKrapiies de s. Fran^ois. V. henk-
DICTIOX ACTOCiHAlMIE. LAI.DES DOMIM.
HILLKT A FH. LEON. AutOgrapIlCS
pprdus, XCV n. 1.
Auvray. Hrgistres de Gre^oirc IX,
CXIII n. 1; 06, a:>: 23'«, 3'i; 272, 32:
31'!, 22.
Auxerre, les Franciscains s'v ^tablis-
sent en 12ly, 3.32-.3:J4.
Ave He^ina, noin sous lequel on de-
si^ne parfois la saut^tio vihti'-
TLM de s. Fr. V. ce iiiot.
Aves. I)e amore i/. Fr. ad aves el im-
primis ad aiautias. cap. 113. Alaudx
imago perfecti Minoris, 221i , 3 . /i lauda-
cantant transilum Ik Fr., 224, 1.'»;
CXXXI n. 1. Volebat Fr. suadere
imperatori ut faceret legem pro alau-
darum protectione, cap. 114.
AviKnon, CXLVI. On y lit la Le^enda
antiqua, CLIII - CLXI : CLXXXIX.
Ayinon de Favershani. J:?ous son genera-
lat (123y-12'iO) les 4 inaKistri expli-
quent la regle, 2.'>3,30 ss.: fait jeter eu
prison CiVjj^oire de Naples, .332 n. 2.
Azevedo, Vita di S. Antonio, 28, 23.
Azzojruidi, XL: S. Anlonii Seriiiones
in P.saImos, LIII n. 1 ; 28, 21.
Hacclii (Alberto) della Lega, XLIII.
Hagaortia (locus de), 43. 13.
liagnara (nun<- Hagni), 43, 36.
Harbaro (frere). 88 n. 1.
Harbitonsor ciii [u-oinisil b. Fr. vitam
u*ternani, 92, 18 ss.
Hartlieleiny de Pise. autciir des Con-
formiles, LXXVII n. 2: LXXX n. 1 :
LXXXV n. 2 ; CXXXIII ii. I :
CXXXVI n. 1; CLXII; CLXV s. :
CLXXII; 120, 30: 211 n. 3: 25i. 28:
donne de nombreux exlraits du Spe«".
Pcrf. en indiquant la source: 19, :$«>
ss.: 25, 21 : ,32, 27 : 33,:W: 42. 34 : 83.
29: 84. 31 ; 85, 31; 91. 24; 117, 29:
134, 27 : 142, 30 ; 14.V 34 ; 146, 31 :
147, 26: 148, 20: 157, 33: 160, 27:
165. 33 : 168, 32 et :w ; 170, 6 : 172, :i6:
188, 28; 191, 30; 192, 25: 223, 22:
270, 11 ss.; ajoute le noin de Pierre
de Catane cn reproduisant Spec.
Perf. 19, :w ss. ; conserve des frag-
nients oublies, 92, 18 ss.: cile comine
provenant de la Legenda Antiqua
des morceaux de ba.^se ^poque,
CLXII n. 2; donne le noni de fr.
Klectus, 151, 26. L'«^dition des Conf.
de 1510 relate des evenemenls dc
1444,214, 19. A cu sous les yeux une
source analogue a celle qui servit
au compilateur des XXIV Oeneraux
pour la Vie de fr. L<^on, LXIII n. 1.
Su[)pressions operees dans redilion
de 1590, LXVI n. 2; LXXIII n. 1;
168, 40.
Hartolo (di), ou Hartholi. V. fuancis-
CrS BARTIIOLI.
Hasilique patriarcale d'As.sise con^-
truile sous la direclion de fr. Klie.
LII; 27, 28: symbole de la larin»
observance, 2(J8, 10 ss.; declareepar
le pape nialer et caput de Tordre,
272, 10 ss. Tombeau de Jacqueliiie
de Setlcsoli 275. 30. Cloches. 277,19.
Hayeux, fr. Grt^golre tH'(>que dece di<>-
cese, 332, n. 2.
Henedetto Spila da Subiaco, Mcnioric
sloriche, 114, 29; 131, 20; 192, 20:
206, 31.
Henedicta abbatissa pauperuni Doiiii-
nariim, LXXXIII : 176, 12.
Hem^diclins d'Assisc. V. sa.ncti iiexe-
DICTI AH».\TIA.
TABLE ALPHABETIQUE
341
B«?n^(liclion «autographe de s. Fr.,
LXVII-LXX; 175,31. Texle dans le
Hiccardi l/i07, CLXXII; Bem^diclion
des obsorvaleiirs du Teslamenl ,
313, 6.
Benedicliones b. /♦/•. ad fralres qno-
rum audie.bat niagnalia, cap. 51 ;
ad zelatores regul.v, VjU, 10; ad
omnes fratres pnrsentes et futuros
176, 1 ; in fine capituli, 177, 7 ; prope
mortem^ cap. 88. Quatiter benedisit
fr. liernnrdum, cap. 107; ciritatem
Assisii, cap. 12'i. Cf. 329-331.
Benedictus (sanctusi, 132, 5 et 16.
Benediclus de Piralo (fraterKsacerdos
qui celebrabat t). /♦/•., XXXIII n. 2;
CLXXXI; 175, 10.
Benoit XI, CLVIII n. 1.
Bendit XIV, I)e servorum Dei, dcUend
rauthenticit<5 de rautographc de s.
Fr., LXVIII, n. 1.
Benoit d'Arezzo, LXXVI, n. 4;
CLXXXVI.
Berlin, pour le Ms. 106 de la Bibl. R.
V. MANTSCHITS.
Bernard de Besse, son De laudibus,
XLII. Bapports du De laudibus avec
le Spcc. Perf., CXXXIII ss.; sa vie
CXXXIII n. 1 ; Vie de fr. Cliris-
tophe, ins«^r<5e dans les XXIV (iene-
raux, 25, 40; CXXXIII n. 1; fra^-
ment du I)e laudibus sur Jacqueline
de Settesoli, 274 s. Voir aussi : 5, 19;
25, 35; 77, 38; 148, 35; 167, 17;
223, 29.
Bernardi (Micliel). V. michel ber-
N.vnni
Bernardin de Sienne (sainl), GLXX ;
214, 20.
Bcrnardo da Fivizzano Opuscula b.
Fr., LXXIVn. 1.
Bernardus tsanctus) 132, 5 et 17.
Bernardus ffraterl, habuit perfectissi-
mam fidem, 167, 5 ; fuit primus fra-
ter, 211, 7: ei pradixit b. Fr. ten-
lationes magnas et benedLrit, cap.
107. De gratioso transitu ejus, 213,—
Bernard de Quintavalle, 71, 11 ; 266,
9 ; nolice sur sa vie. 167 n. 1. Groupe
de recils sur lui, Vat. 4354, CLXXXV;
Ms. 196 de Berlin, CXCV s.
Bible, sa place dans la pens(^e de s.
Fr., XXIX s. Table des cilalions bi-
bliques du Spec. Perf., 335.
Bibliothi^qucs franciscaincs. Leur pau-
vrel('! en documents sur la vie de s.
Fr., CLL
Billet autographede s. Fr. a fr. L(^on,
LXXIII-LXXV.
Bini (Pompeo), La verita scoperta,
LXVIIIn. 1; 244, 41.
Blasius (fr.), ses verba, CLXXXVI ;
CXC.
B(phmer, 288, 16; 290, 6.
Bollandisles, XXXVIII ss. ; CCI s.
Catalogus codicum, XCVIII, n. 2;
VA. ACTA ss..
Bolletino della Societa Umbra, LXXV,
n. 4; CLXXVIII; CLXXXVL
Bologne. V. noNOMA.
Bonaventura idom.) de Senis, cap. 10.
Bonaventure (frcre). Alla au concile
de Lyon, 108, 39.
Bonaventure (sainl). Son embarras
devant cerlains n^cils, ses lacunes,
ses suppressions, XXXIV; CXXXI,
n. 2; CXLIV;CLIILn. 2;CLVIIs.;
273, 19 ss. ; omet tous les pn^ceples
de s. Fr. sur la fondation et lorga-
nisation des C(»uvenls, 25, 30; sur le
service des I(}preux, 79, 12. Arrange
ranecdole du barbier, 91, 35 ; celle
des (liables,cap.67. Cilation d'un cha-
pilre (65) de sa I(^gende,324, n. 1. Im-
possibilite de classer chronologi^iue-
ment ses rt^^cits, LXXXVII. Kmbellit
Spec. Perf. cap. 61, 113, 23. Bapports
desa hVgende avec le Spec. Perf.,
CXXX ss. («omment elle supplanta
toutes les autres, 134, 37. Posterieure
au Spec. Perf., 252, 22. Discours
qu'il atlribue a s. Fr., XXVIII; ne
dit rien du (Uintique du Soleil, 281.
Traittjs de lui dans le Vat. Ottob. 681,
342
SPECULUM PERFECTIONIS
CXCIX. Son n^cit des (h«^noiiients
ile 1230 (rapres \g6 XXIV Gener.,
31'i, n. 2.
liononia. I)e domo fratnim, cap. (>. —
Hologne. XCV. Fr. L<^on nialade
obli^e de sortir du couvenl, LXIV;
S.Fr. \ passeen 1220, Cl.XXXV; 16,
n. 1. Fn^^ro Riclier y esL converti, 5,
13. Maisonssuccessivenienl occupt^es
par les freres, 27, h1 ss.. l*our le
Ms. du Spec. Perf., v. mantschits.
Hona/.zi Lui^i, Sloria, 210, 31.
Hongiii H., Francescod*Assisi,CCVni.
lionus Johannes meiiicus de Arelio,
2.38, 'i.
Uonijzus Ifr.) de Bononin, socius h.
Francisci, XXIV, n. 1 ; 2, 3; 2b(i, 33.
Horgo Nuovo, CLXXIX.
liorgo San-Scpolcro. V. miuiiM.
Ho.squier, Speculuni, CC^XI.
Hournet (1)'), S. Fr. d Assise, 2.38, 2G.
liovario (Ecclesia S. Peiri de,i uhi h.
Fr. fugavii dwmones el visionem ha-
huit fr. Pacificus, cap. 5U el (iO.
Hreviaire de sainle Claire errit par fr.
L«'M>n, descriplion, LXXXII.
Hreviaire de s. Fr. conserve a Assise,
LXXXII; 17r», n. 2.
lireviaria inprimordio retigionispanca
hahehanlur, (50, Ifi.
Hreviariuinroin.-serapliicuin,CXXXVI
n. 1 ; 5, 3'i.
Hrewer. V. mommknta.
Hrigands. V. lathunes.
Hruni. V. antonio inirM.
Hruschelii, Assisi, 2'i3, 3n.
Hullariuin Honiaiiuiii, 31'!. 2o.
Hulles. Tenipiis acceplabile, 23 janv.
1217, 122, 3().
Cum polestas, G inars 1217, 122,30.
Vnl(>iiles dilectioiieni » »
Ea qiia' aiictcjritale, \ ocl. 1223,
2oy, 3.').
Ma^iia siciit, 12 avril 1227, 108, 32.
Inili^'entiam vestram, 1228, 128, 17.
Is qiii ecclesiam, 22 avril 1230,
272, 10.
Speravimus liaclcnus, 15 jiiin 12.30,
CXIII, n. 1.
Qiio elongati, 28 scpt. 12-30, CX-
CXIV; y, n. 1; 31'i-320.
Per marc inagnuni, 6 juillel 1233,
CXIII, n. 1.
Piic postulatio, 11 mars 12'i'j, '«G.
28 ; 2(i9, 8.
Is qui ecclesiam, G iiiars 12^5, 272,
10.
Ordinem vestrum, 14 nov. 12%5,
Sicut accepinius, 16 aout 1247,
128, 3'«.
Solet annuere, 9 aout 1253, m,25.
Militanti ecclcsia>, 10 niars 1282,
307, 3(».
Supra montcm , 18 nout 128*J,
CLXVII.
Dum ad univcrsas, 21 mars 1304,
CLVIII.
liurgum Sancti Sepulcri, 123, 4; 21,
Husselo, Ms. dii Spec. Perf. V. mams-
i:hits.
Canonici S. Hufini, 05, 3.
ilanlicum fratris Sotis, nomen Inudi-
hus quas fecerat de crea/nris a b.
Fr. impositum, 234, 1 ss. Cf. lavdes
DK r.HKATIHIS.
C-antiques de s. Fr., perdus. 180,23;
183. 2G. Cf. LAIDKS. SCRIPTA.
(jipitutum generale apud S. M. omni
anno ceteliratum, 17. Paupertas fra-
trum ihi congregatorum^ cap. 21. (f
h. Fr. prohihuit ut nuttus frater por-
taret suhlus ad carnem nisi tunicam.
r»G, 4. J)e capituto in quo resignaril
o/ficium pr.tlationis, cap. 39. Vertfa
quiv dicehat s.tpissime in capitnto,
145, 15 ; 150, 25. « .Si ad capitulam
venero, » dicehai h. Fr.. 74, 7. Capi-
tutum in quo multi fraJres fuerunl
missi ad provincias uliramarinns,
118, 5; 122, 30 ss. Capitulum storio-
. rum in quo fuerunt 5000 fr., 18, 30 et
TABLfi ALPMABETIQtJE
343
cap. 08; qtiod in fine capituU semper
benedicebat, p.l77, 7 ss. — Chapilrcs,
caracl^re joyeux de ces reunions,
296, 7 ss. ; Silence gardd par 1 Cel.
a ce sujet, GV. Fr«>re Klie n'en con-
voquaaucun, CVI. (^liapilrc de 1227,
CII; del230,Cn.2; CXII; 314, n. 2;
de 1239, CIII s. ; de 1244, LXXVI et
CXXI s. ; de 1266, 135, 20, Lettre de
s. Fr. au Ciiapitre general, v. epis-
TOLA.
Capucins (Freres Mineurs), CCVII ;
124, 19.
Carceri, ermitage franciscain, pres
dWssise, 21 n. 1 ; 26, 34.
Cardella, Memorie, 126, 29.
Cardinates visitant b. /•>•. apud. S.
Fatnanum, 206 ; Ordinis protectores,
CLXXXIX; CXCVL Cf. grf.go-
RM S IX-llLdOLLNrS.
ilaritas b. Fr. ad fratres, cap. 27-28;
ad pauperes, cap. 29-38. Cf. condes-
CENSIO. DLSCRETIO.
Carniei, Fonte Colombo nouveau Car-
inel, 261, 3.
C.arotus imperator, 10, 14 ; XXX.
Castifas oculorum, cap. 86. Cf. iionks-
TAS.
Calalogus cardinaliiim ; generalium ;
sanclorum ordinis, voir ces mols.
Catalogus codicum liagiographicorum,
XCVIII n. 2.
Catanius (Tebaldus). 71, 1,'».
Catanius (Petrusl. V. pktiuis.
Calliedrale dWssise. V. sa.n rufino.
Caseliir. fralrum. V. dovus.
Cedula? de fr. Leon, LXXXI.
Celano (Tliomns de), nest pas le fr.
qui fut jele liors du couveiit de Bo-
iogne, LXIV n. 3. Ilistoriografdie
oniciel de lordre, LXXV s.; CXXII
s. Auleur de la legende de sainle
Claire, LXXV : CLXIX. La vila
niinor publiee en parlie par Papini,
LXXVI n. 4. Son manque d'energie,
CIV. N'a pas vu le role du culte de
l*£ucliuristie dansla pensee de s. Fr.
120, 20. Celano cit6 parB. de Besse
CXXXIII. Emploie indilTeremment
la 1* personne du pluriel ou du sin-
gulier. L n. 1.
1 Cel., rapports avec le Spec. Perf.,
XVII s.; XXVII ; XXIX ; XCVIII-
CX ; avec la bulle Quo elongati,
CXI ; est une rt^ponse au Spec.
l*erf. CIV s. ; recoit lapproba-
tion de Grt^goire IX ; sa partia-
lit(3 en faveur de fr. Elie, XCVIII
ss.; il ne dit rien des chapitres, ni
de Tapprobation de la rdgle par
Ilonorius III, CV et CVI; glisse sur
les derni6res annees de la vie de
Fr., XX ; ne parle pas du Cantique
du soleil, XXXVI ; 6cho de scs
conversalions avec fr. P^lie, 72, 25 ;
123, 22 ss.; 154 n. 1; C n. 2. Son
eiiibarras enlre L(>on et Klie, 164,
25 ss. Tableau des citations de 1
Cel., CX.
2 Cel., desabusede fr. Klie, 136 n. 1 ;
corrigc 1 Cel., C n. 2; 72, 22; dis-
tance de ces deux docunienls pour
le fond et pour la forme,« CXVI s.
Commeiil fut r»3dig6 2 Cel.,CXVII s.;
procedes de travail de lauteur,
(iXXI. Le Spec. Perf. est anterieur
a 2 Cel., CXIX ss.; ainsi (lue 3 Soc.
CIXXI-CXXIII. Comment 2 Cel. re-
manie les rtrits du Spec. Perf.9, 37;
15, 28; 72, 22; 110 n. 2; 115, 29;
209, 25 ; 211, 20. Passag(»s de 2 Cel.
oii se rtivele ranl('Tiorit(3 du Spec.
Perf., 13, 28 ; 77, 26 ; 149, 31 ; 162, 20 ;
215, 19; 271, 21. II passe soiis silence
les pri^oeptes de s. Vr. siir la fonda-
lion des couveiils, 25, 30; le soin des
l(*pn^ux, 79, 11; les discussions avec
le clerge, 86, 22 ; ne parle que va-
guement du Cantique du soleil,
XXXVI. Bapporls du Spec. Perf.
avec 2 Cel., CXVIII-CXXX. Texle
de 2 Cel. 1, 14 et 15; 2 Cel. 3, 124,
323-326; 2 Cel. 3, 65 citt» par Con-
forin. 188, 32. Cf. manuscrits.
344
SPECULUM PEHFECTIONIS
Celanum, Marsorum civitas. ibi dat
mantellam b. Fr. cap. 29.
Colestin V. LXXIX.
Olia cooperta paleis quam fratres
habehant ad S. M.. 17, 8. />e c.etld
in qnd notuit stare, cap. 9. Cella b.
hr. in monte Alvernic, 2:U), r>. Ceflula
destoriis apud S. Damianum 19o, lo.
Celtade Cortona. ubi b. l'r. dedit mnn-
tetlum norum, cap. 31. I/oniiitago
des Celle de Corlone, 27, 8.
Cena Doininl. V. sacramentum al-
TAIUS.
Cena quam fecit b. Fr. cum discipulis
circa mortem, oap. 88.
Census quem mittettat b. Fr. attbati S.
Henedicti, 98.
(^lerbajolo on Cerbarolo ernnlaije fran-
cisrain, 27, 'i.
Cesolns (fr.), CXLVI.
Cessio generatis ministerii a tt. Fr.
facla. ca[). 39 el 71.
Ciliapitres. V. CAiMrn.rM.
(^harleniaKiJO. V. oaholis impehatoh.
ClaJne iniracnleux de s. F., 22, 19.
Clierance (Lcopold de). \. i.KOPOLn.
Chiusi en C^asenlin, chaleau du cointe
Orlando, :{05.
Chiiisi, bour^ de Toscane, a environ
15 kil. an hiud du lac de Percnise,
21, :W; 175, 25.
Clirislophe (fr.), sa vie par Dcrnard
de Uesse, 25, :J9 ; 79. .1.5.
Christus. Uegula. co docente, compo-
sita, 2, 'i ; foquitur cum b. Fr. de re-
guld. A, 10; di.rit b. Fr. quod notetmt
fratres atiquid hatfcre, cap. \:i ; pos-
tutarit patri suo ordinem Minorum,
cap. 2r).
Chronica X.XIV Ceneraliuni. «hlilee a
Quaracchi, XiJI. 8oii rccil de la
translation de s. Fr., CXIII n. 1 ; ses
jndicatiinis sur la coniposi(i(»n di^ :{
Soc. el 2 Cel. (i.XXI s. Ms. de L\vo\v-
LtMiiberj^, (^XCVII. Voir aussi LII
n. 1 ; LVIII n. 5 : LXII n. 1 ; LXIV
n. 1; LXXI n. 4; LXXVII n. 1;
LXXX n. 1 ; XCVI ss.: XCVII n. 2:
CII n. 1 ; CVI n. 3 : 'i, 31 : 8, 30 ; 10.
,30 ; 25, 38 ; 71, IG ; 79, 33 : 88, 22 ; 9.1.
31 ; 108, 31; 122, 27: 12:^,36: 127.38:
l'iO, 30 : l.'>0, 3'i ; 153, ;« : 1G7, 25: 168,
10, 31 el :i8 ; 169, 29: 215, 28.
Chronologia hlslorico-lejfalis, :{20 n. 1.
C^hronolojjfie. Classenien! chronola-
giriue des reclls dn 8pec. Perf.
LXXXVII-XCIII.
Citicia a b. Fr. interdicta, 5«, 2.
Cipi. V. sciFi.
Circuii ferrei a b. Fr. interdicii^ 5«, 1.
Cironins, Decrelales, 2113, 34.
Civilta Callolica, LXVIII n. 1.
Ctara isanctai, tonsa apud S. M. 165.
15; cui scripsil b. Fr. t)ene.dictionem
suam. cap. 108 ; curn sororitms snis
veneratur corpns b. Fr. 2ir». 16 ss.—
Sainte Claire, 26, 2'!: LXXIl^avec
(pn>lle liberte Fr. aj<it a son ej,'aril
172, 27; XXXV: allusions qM'elle
fait daiis son teslament aux rup-
porls de s. Fr. avec son iTnniaslere,
182, 19 : 320 n. 1 : fail pour IV. ma-
lade une cellulc de branchages. 199.
.30: 195 note 2. Celano ct Honaven-
tnre j^lissent sur les rapports de s.
Fr. et de sainle Claire qne fr. Lt^on
niet en pleine iuniiere. XX.XIV:
(^X.X.XI II. 2. Kloges que iui pn>-
digua Celano 170, 31. Analogies
enlre le caractere de Clairc et celui
de fr. Leon, LXXI: CVII: CXII.
Dt^posilaire des ecrits de fr. iieon,
LXXVII : CXLIV ; ce queiie ful
pour lui. LXXXI-LXXXIII. S«n
tronbie en apprenant rinterprclii-
lioii donnee par ie pape (jreg«>ire
IX au chap. de la regle des freres
rehitif a Tenlree des nionasleres, 3*20
n. 1. 8on br(5viaireu'uvre defr.L<k>n.
LXX.XII s. Ses rapporls avec fr.
Kgide, XCVII: sa inorl, LX.K.MH-
Sa legeiule par Tlioinas de Celano.
LXXV. Sa vie par ie prof, Vinoenzo
Loccatoili, 290, 32; Sa I^geude dm
T.VBLE ALPHABKTIQLE
345
Tiirin, CXXXIV n. 2 ; dans
). B. II, ('LXIX s., dans le
. Nat. de Paris 5268, CLXX;
le recils sur elle : Vat. 4354,
V; Ms. Herlin 196, CXCV.
ISSES.
'. AMiELO CLAHENO.
le Sainl-Damien. Leur ma-
Mre priniitive, 54, 29; 181,
5, 14: 300, 6; ^volulion quc
subir la voionl^ du card.
. XXXV. I)u sernion que leur
sans parler, 41, 43. Avis de
ifreres sur ies rapporls avec
2 n. 1 ; il llt pour elles un
it special, XXXIII n, 2; un
i, paroles et nnisique, cap.
' douleur lors du passage du
Tunebre de Fr., 174, 35 ; apres
de sainle Clairo, reslent
ions avec fr. L6on, LXXXIII.
tcs appellations par les-
oa les designa, 3*20, n. 1.
:, CLIV : 87, 10.
ulier; atlitude des premiers
son egard. 86 n. 1.
e humUilale et pace cnm cle-
fralrihvb haOendn, 23, 30 ;
et 54; 177, 5.
108, 2'i.
Hrichii, 67, 26.
icta 1), /'>.. cap. 115.
isii, 60, 13, aujourdhui Col-
•
irni, ancien nom de Tescar-
ou fnt balie la basilique 8.
s, appele dcpnis lors Collis
i. LIL Instniment de-la dona-
L
•adisi AniuMiilas, 278, 32. Au-
lis anirinalions de ce livre,
XVIII n. \.
quam fevit b. /•/•. in die Sa-
;. cap. 20 ; vnm parentitms
innis simplivis. 57 : in eadem
cum leproso, 58. Quam fece-
cle fratres cum itlo qui mo-
riebatur fame, cap. 27 ; eum medico
et qualiler Dominus pravidit eis,
cap. 110.
Commencement dc Tannt^e a Assise.
V. AXNEE.
Communio. V. sacramextum altaris.
Compagnons de s. Fr. V. socu.
Compassio. V. caritas.
Condescensio h. Fr. ad fratrem qui
moriehatur fame, cap. 27 ; ad frairem
cum quo manducavit uras, cap. 28.
Confessores. Quod noluil b. Fr. fralres
curare de confessionihus, 36, 11.
Conformit^s (Livre des). V. barthe-
LE.MY DE PISE.
Conrad, (W^que d'Assise, son attesta-
tion du Pardon, CCI.
Conrad dOflida (fr.) , CLXXXIV ;
CXCIV s. ; 79, 28; 140, 3; ses rap-
ports avec fr. L6on qui lui remel un
scriptum, LXXVII s. ; avec Ubertin
de Casal, CXL s. ; GXLIII-GXLVI.
Conradus (fr.), martyr, GXGI.
Conscientia; teslimonium. V. inbpi-
ratio.
Constitutiones a h. Fr. factw contra
verha otiosa, cap. 82 ; de domibus
frafrum, cap. 11. Gf. reglements.
Constitutions capitulaires, sur rentr^e
des monasteres, 322; sur les d(51e-
gu(^s au chapitre g^n^ral, 319 s,
Contempiatlon. Ermitages franciscains
destini^s a la vie coptemplalive, ou
ritiri, 21, 26 ss.
Conti, Asio Serafico, LXVIII n. 1;
112, 34; 167, 36; 2W, 35; 275,34.
Contrarii (fratresj, b.Fr., v. pr^l.\ti.
ministhi.
Conventuels (Fivres Mincurs), leurs
rapports avec les Bollandistes, XL ;
propagatcurs des It^gendes sur le
merveilIeu-\ 6tat du corps de s. Fr.,
XL n. 2.
Conventus fr. Minorum. V. loca.
Cornelius Ziriczee (fr.), copiste du Ms.
dc Louvain, CCIII.
Corneto, 175, 25.
23
:m
SPECIIAM PEHFECTICIMS
C.orpus, qualiler traclantlum ne oratio
amittatur, cap. 07.
(lorpus Chrisli, v. sachamk>ti'm al-
TARlft.
Cortone, XXXIII ; 27, 8; 51>, 17; 238, 32.
(Joiflanzo '.\bb« de , v. uisamina.
Couvent» franciscains ; les (^rands cou-
venls etaienl encore une exceplif^n
en 1227, 25, n. 1 ; leurs Irails «lislinc-
lifs du vivanl de s. Fr., 27, 13 ss.
Cozza-Luzi. LXXV.
Crealurarum tautles, v. i.aidks.
Croclie, V. pRESEPK.
Crescentius, uiinislre gdn(^ral,ordonne
a r^elano de completer la I(^gende de
fi. Fr.. LXXV ; CXXI s. ; CXXV.
Cresciinbeni. l'Istoria. 289, 20.
Oistofaiii (Anloiiioi. LXXXII n. 2 :
W>, 35; 24'i, «.
Cristofnni (Giustino), 244, 10.
Crilique des docunients franciscains.
ses oxigences speriales, p. L.XXX.
Crilique liistoriqiie, son utilitf'*, XL\.
(Iroisiers (ordre des}, v. «lUicntKUKs.
(^ronologia della provincia seratica
riforinata, v. antomo.
(irucigeres, d'Assise,v.sAN salvatouk ;
de Naiiiur, CLXIV el CLXVI ; de
Li^ge , (UiXVIII ; forl iiombreux
dans les Pays-I3as, (.CX.
Cunerc (salnte), 24«, 9.
Curie romaine, deorile par Jacque^ de
Vitry, 299, 19.
Custo<le, iiom doiine au superieur de
la custodle, ou groupc de couvents
franriscains, 312, 9.
Cuypers (O.), Hollandiste. CCIII.
C]ipri insula, 88, 5.
DxmoneSy tentabant f). Fr. in ecclesid
S. Pelri fle Hovario. cap. 59; verbe-
ravernnt eum in curid cardinalis,
rap. (17. /iV y/zo hahet l,vtilium ser-
vus Dei , d.rmones non inveniun^
adilum inlrandi ad ip.wm. cnp 95:
sunl caslalli /)omini.\2{i. 15 ss.: 132,
24: i:w, 9 ss.
Dainianit^, v. uomi.n.c palpekes.
Da Subiaco, v. benedetto spilx.
Dales, leur calcul. CCXII ss.
Daunou, («XXXIII n. 1.
De Angelis (Luigi;, r.Klberino. 22. 2H:
108, 36.
Declaraliones regulip, 253.
De la Haye, Opera b. Fr., 163. 20:
183, 28.
Della Oiovanna ^L}. XXXVI n. I ;
CLXI n. 1; CLXXV : CLXXVIIl:
CXCIX: CCIX; 238. 36; 290, 18-26.
Ses condusions sur la dale du Spec.
Perf.. -XXIV n. 2; ses nrguments
contre les asserlions dTberlin de
(iasal, LV n. 1; veutque Celano ait
ele le malade de Bologne, LXIV n.
3; que 2 Ol. soit anterieur a 3 Soc,
CXXIII n. 1 ; fail erreur sur lecon-
lenu <lu Vat. 4354, (iLX n. 1.
Denarii. musae a h. Fr. vocati, 44, 15 ;
Cf. PKCIMA.
De planctu ecclesia». v. alvabis.
De religiosA liabitatione in deserlis.
fragment de s. Fr. qui sc Irouve
dans le Ms. Biccardi. CLXXI; 26,
n. 1; Vat. 4354, CLXXXII.
De reverentia corporis Domini, page
de s. Fr., lexte dans le Mz. 1743,
CLXVl ; Mz. 989, CLXVII.
De Sainl-Genois (inarquis;, 296, 19.
Deserla, iiom donnO a cerlains ermi-
tages franciscains, 26, 31.
I)eSmedt(S. J.) Bollandiste. XXXVIII.
Destruction d*une partie des l^gendes
franciscaines, 135, 21 ss.
Di (iostanzo (abbale), v. disamina.
Diabolus, v. u.f^MoxEs.
Dicla el sententiiv b. Fr. Beatus qui
se feceril steritem , 12, 7 : tantam
homo habet de scientid, qnantum
operatur, 13 . 3 ; vulpes foreas hn-
benl, 20. 25 ; non fui latro fle eieemfh
synis, ,30 ; slerilis peperil plurimos.
145, 10; de mollitie, 32, 11 ; de pe-
tendd eleemosynd^ 37 et 45 ; de Mino-
ribns qai recitant acfa Marlyrum,
TABLE ALPH.VBETIQUE
347
lO-U : quum audirel se glorificari,
cap. 45 ; de pace habendd cum cle-
ricis, cap. b'i.
Dies irae, ses sources, 174, 37.
Dileclionem mutaam fralribus com-
mendavit b. Fr. Jam morii propin-
quus, 177.
Disamina di San Hutino. 46, 28; 72,
29; 96, 34; 128, 13; 176, 27; 269, 10; |
307, 23.
Discretio s. Fr.. cap. 27 oi 28; limel)at
ne fratres incurrerenl atiquam tri-
bulationem propfer infirmitates suas,
cap. 89.
Discretio habenda in p.vnitentiis, cap.
27 ; 90; 97.
Doclrina s. Fr., noni (lonnH parfois a
Tt^pitre a tons les clir^tiens, v. epis-
TOLA ; nMe prt^pondrranl du culle de
l^euctiaristiedanssa pensee, 120,30 ss.
Dolcino, LXXXIV.
Dolor b. Fr., de prxlalis qui sibi erant
contrarii, cap. 11 ; eiparum monita
ejus reputabantj cap. 41 ; quum re-
nanliavit officio generalatds, 138;
quum videret fratres decfinare a sum-
mo apice professionis suw, cap. 81.
Dolores MariiE, frafi^ment du Ms. de
Berlin, CXCVI.
Domesti(|ues.Les premiers fr^res ser-
vaient commedomesliques, 128 n. 1.
Domiciies des fr. Mineurs. Leurs Irans-
formalions successives, 25 n. 1.
Dominx pnuperes. Pro earum consota-
tione fecit b. Fr. qu.vdam ve.rba cum
cantu, cap. 90. V. clarisses.
Dominicains, leurs rapports avec les
Franciscains, 77 n. 1. Cf. pR.t:i)icA-
TORES.
Dominicus [b.], ordinis Pncdicatorum
institutor, cum b. Fr. coram domino
Osfiensi, et Minorum cordam petit,
cap. 43. — Donaventure passe sous
sitence les rapports des. Dominique
avec s. Fr., CXXXI n. 2.
Dominicus [fr.) de liononid. socius s.
Franciscij 2, 15.
Dominium, v. jus prophiet.vtis.
.Domus fratrum, vili schemate cons-
truendx, cap. 5, 9 et 10; 311, 11 ss.
De domo Bononix» cap. 6. De domo
apud S. M. de PortiunculA, quam
voluit destruere b. Fr., cap. 7.
Dubia quxdam de observantid regulw
orta, vivente adhuc b. Fr., v. ohser-
vaxtia.
Duodecim primi fratres, 52, 15; fr.
Angelus Tancredi fuit unus de duo-
decim primis, 127, 14.
Du Sollier. Bollandiste, XXXIX; CCI.
Dziatzlwo (J*rof.), LXIX.
Ecclesia romana. V. romana.
Ecctesix. De humiti reverentid b. Fr.
ad eas scopando et purgando eas,
cap. 56.
Ecclesix fratrum Minorum, quales esse
debeant, 24, 27.
EcciestoR (Tliomas d'), XXXV n. 4;
LXXVII n. 4; LXXX n. 1; XCV n.
1 ; GVI n. 3; CXIII n. 1 ; 18, 25-31 ;
26, 10; 55, 32; 65, 20-34; 79, 33; 128,
33 ; 148, 34 ; 153. 10 ; 162, 31 ; 168, 30;
253, 32. Son r^cit du cliap. de 1230,
CXIII n. 1 ; de 1239, CIII n. 2.
lico di San Francesco, LXXXIII n. 1.
Ecrevisses. Que s. Fr. les aimait beau-
coup, 220, 5.
lCditions du Speculum ViUi', CCX s.
Edouard dAlenron, 277, 25; laB6n6-
diclion de s. Fr.. LXVIII n. 1.
Effort (sentiment do 1') dans la vie
religieuse de s. Fr. De retigioso qui
atios parturit gemitibus dolorosisj
145, 13. Cum mullo labore orationis
et devotionis, 29, 12.
Egide.V. .tiGiDius.
Elirle (Franz,, 2, 25; 123, 33; 2:i4, 27;
254, .35, Die Spiritualen, LXXIX n.
1 ; Zur Quellenkunde, CXXXIII n.
1 ; CXXXIX n. 2 ; Zur Vorgescliiclite,
CXLVI n. 1 ; Das Speculum Vita?,
CLVII n. 1; CLXIII n. 1. Son apprt^-
ciationsurAngeloClareno,CXXXVII
348
Sr^ECULUM PERFECTIOMS
s. ; -ifnporlance de ses etiides pour
rhisloire dTJberlin de Casai,CXLVI.
Electuti (fr.), marlyr, 151, 25.
Ele.emosyna. De verbis guibus ateban-
tur fratres pelendo efeemosynam.
40, 2; 48, 21; eleemosynam peliil b.
fr. in die SalivHalis, cap. ^O.indn-
jcil primos fraires ut irent petendo
ostiatini, cap. 18; cum gaudio et Ix-
titid, cap. 25. Eleemosyme panis est
panis sanctus, 48, 19. Furtum est ac-
quirere eas ullra necessitatem, rap.
12 ; qux fuerit intentio b. Fr. petendo
eteemosynam, 37; 4'^; 48. Amor Dei
rarissime atlegandus est, 63, 18. —
Kvolulion du point de vue franciscain
au sujel de l'auni6ne, 41 n. 1 ; ensei-
jjnement de Fr., 37 nole 2. A rori-
gine, il etail inlerdil de mendier.
sauf pour les l<>preux, 6<i n. 1. Kiee-
mosyna monsa Doniini. 311. 7.
Elie. V. HELiAS.
Episcopatus Assisii ubi jacuit infir-
mus b. Fr., 217, 3. V. palatftm eims-
C()I»i; PLVTFA r.LACSTIU KIMSCOPATrS.
Episcopi. l)e snltmissione ad eos. 23,
21 ss. ; cap. 50. Heverentia I). /•>. ad
episcopum Heatinum, cap. 45. Ali-
qnando non permitlebanl fratrespnr-
dicare. cap. 50. iVolebat b. Fr. fra-
tres suos fieri episcopos, cap. 43.
Episcopus Assisii. confortavit b. Fr.,
2'i, 8 ; non habuit ecclesiam quam
daret Minoribus, cap. 55. De pace
fncld inler eum et potestafem Assisii,
cap. 101. — Parlit en pelerinage au
mont Oarj?ano, 243, 25.
Epistolab. Kr. ad capitulum ^enerale.
lexte dans Ic Mz. 17'i3, CLXV; Mz.
989, CLXVII; Riccardi l'i07. CLXXF;
citee 119 n. 2.
— Ad fr. Ileliam, 157, 2^1; version
ilalienne <lans le Hiccardi. CLXXI.
— Ad fr. Leonem. v. hili.et.
— Ad ministrum ^oneralem. 157, 24.
— Ad omnes christianos. toxle Mz.
1743, CLXV; Mz. 989, CLXVII ;
Ms. de Liege. CLXLX ; Riccardi,
CLXXI;Val.4354,CLXXXin; Ber-
lin, CXCVI; Lemberg, CXCVIIL
Equitare noluit b. Fr. nisi in slrictis-
simd necessitatey 66, 17; descende-
Imt de equo etiam si p/ueret ad
dicendum of/icium, 186, 15 ss.
Eremi, nom italien de cerlainsmonas-
U^res franciscains, 26, .36,
Eremitorium. de celtd ad usum b. Fr.
in quodam eremitorio facta. 20, 3;
Sancti Eteulherii. 31i, 4 ; super liur-
gum .^ancti .Sepulcriy 123, 4.— Ermi-
lages habitospars. Fr. : v. alverxe.
CAHCERI. ORECCIO. MO.NTE CAS\Lh.
poooio ufSTONE. Reglement falt par
s. Fr. pour les frores vivant dans les
ermitages, 26, ;^0.
Estiennot (dom), 3;}2.
Estor, V. (iREOORirs estor.
Etablissements franciscains, ce quils
(Haienl au dtfbul, et ce (|u'ils devin-
renl par la suile, 25 n. 1 ; 332-;m.
Etudes (opinion de s. Fr. sur les), v.
SCIENTIA.
Eubel, Provinciale. 21, 36.
Eucharistie, v. sacramextum alta-
RIS.
Evangetium. Regula Minorum est ob-
servalio evangelii, v. onsKRVATio ;
perfeclio evangelica. 160, 16 ; 174, U:
212, 10; 215, 2. — Altissimus revela-
vll b. Fr. quod deberel vivere secun-
dum formam s. Evangelii, 310. 10.
Cf. PROHIRITIOXES S. EVANGELII.
SJUTES Ev. — Evangile, ia rfegle
franciscaine lui est idcntique, L;
celte th«>se est repoussee par Gr^-
goiroIX, CXIII;316.
Evangile du jour. Que s. Fr. se le fai-
sall toujours lire, 175 n. 2; 230, 6-10;
312, 1.
Evdcht^ (rAssise.Fails qui se sonl pas-
s(^s diirant le s(>jour que s. Fr. ylU,
XC S. (if. PALATIIM EPISCOPI.
Ev^que dWssise, au temps de s. Fr.,
V. EPiscoprs Assisir, voir aus« ;
T\BLE \LPH\BETIQIE
349
CONKADUS. ILLUMINE DE RIETI. OC-
TAVIUS SPADER. PRIORI. THEOBALDUS.
Evers. Analecta, 123, 36.
Excessiis. V. RAPTUS.
Exemplum. Quod b. Fr. volebal esse
exemplum omnium fratrum, 6, 27 ;
1>, 10; 3'*, 10 ss.; '*7, 19 ss. ; 56, 21 ;
116, 11; 118, 8; 130, 11-25; 139, 17;
159, 16. — Coniplcxiti^ des scntiinents
de s. Fr. voulant donner rexeniple
a ses fr^res, XLVIII.
Expositio regulae, v. ui:lles, Quo elon-
fJfati.Gf. DECLARATIONES.
Exproprialio illorum qui inlrabanl or-
ffinem, cap. 57.
Exsequia b. Francisci, cap. 108.
Extasis. V. RAPTUS.
Fabien de Ilongrle (fr.). CLXXXIII.
Fabriano, ville de la Marche d'AncOne,
appel aux erudits de cette localito,
LXXIX; cataloKue de sa bibliothe-
que, GXXXVI n. 1.
Fabriano (B. Francesco da), v. krax-
cois (b.) venimbeni de fabhiano.
Faloci-Pulignani (Mgr. Michcle), di-
recteur de la Miscellanea Frances-
cana, v. ce mot; Tre autograO,
LXVIII n. 1 : a donnt^ trois textes
emprunt^s au Ms. 338 d*Assise.
(XXVI; a signak^ un manuscrit du
Spec. Perf. GGVII ss.; 198, 10.
Famine de 1227, pr6dite, LVIII.
Fanna (P. Fedele da), v. fidelis a
FANNA.
Faucon de s. Fr., 307.
Fea (Garlo), Descrizione, LIII n. 1;
GLXXVIII.
Fenimes. Gonsells de s. Fr. aux freres
sur les rapports avec elles, 172.
Liberte avec laquelle s. Fr. agit
vis a vis de sainte Glaire el de Jac-
queline de Setlesoli, voir ces noms.
Fer a hoslies de s. Fr. conserve a
Greccio, 120, 13. Gf. ferramenta.
Fernando (Padre F.), di Bologna,
Memorie istoriche, 2. 39.
Ferramenta pulchra ad faciendum
hostias volebat mittere b. Fr, per
universas provincias, 120, 5.
Fervor spiritus b. Fr., 8, 13: 11, 19;
121, .30; 132, 10; 218, 1 : 237, 13.
Festivilafes quafiter cefebrandx, 40, 21.
Fldelis a FannA, Ratio novce. LXXXIII
n. 3.
Figeac (Lot). GXG.
Filippini (D^ Knrico), GXXXVI n. 1.
Fioretti. Viennent de la Marche d'An-
cone, LXXVII ; c'esl rAmo de fr.
L«^on qui les illumine. LXII ; ce
quen pensait Papini, LXII n. 1.
Rapports possibles entre la L6g.
3 Soc. et les Fioretli, GLXXXI. V.
ACTUS S. FRANCISCI ; ALVISI ; MAN-
zoM ; STADERiNi. — Ghapilrcs des
Actus-Fioretti ins<^r^s dans le Vat.
4354, V. GLXXVIII-GLXXX VL Enu-
merntion des chapitres cit«5s dans le
cours de cet ouvrage : Ghap. 1, 168,
,30; 1-6, 167, 27 ; 2, 8, 32; .306, 31 ;
4, 168, 12: 10-13, 168, 12; 11, 22,
16: 13,122,27; 16,168,12:306,32;
19, 199, 21 : 207, .36; 25, 79, 28 ; 26,
126, 16: 27, 5, 11 : 168, 12; 29-31,
168, .30; 32, 168, 12; 42,169,39;
42-44, 140, 31 ; 46, 108, 30; 51.
169, 39. — Gonsidi^rations sur les
stigmates, 153, 35; 168, 12; 223, 26;
237, .38 ; 2^45, 31 ; 307, 40.
Firmamenlum, GLXV ; 2.53, 31 ; 309, 23.
Ftorentia, ubi b. Fr. invenit dominum
Ilugonem qui notuit ilfum in Fran^
ciam ire, 121, 12 ss. — FIorence,cou-
vent des freresMineurs de cette ville,
28, 29; terme initial de Tann^e a
Florence au Moyen Age, GGXII. Pour
les manuscrits de Florence. voir au
mot MANUSCRITS.
Ffores. Deamoreb.Fr.ad ffores,CAp.\\S.
Foggia, 106, 25.
Foligno. V. FULCINIUM.
Fonte Columbarum (eremitorium del.
jjuxta lieate, 131, 4; ibi b. Fr. visi-
tatur a mcdico ocutorum, 218, 9 ss.;
:\5i)
'PECLLLM PERFECTIOMS
22^ 16 >*. — Foote Colombo. de?-
(rription «roiDplele fle rerniitase m
».: 27. 10: s. Fr. > compo»a la der-
niere r»»«le. 2, 2T: 126. :i4: LXV: il
> retourna apresrapprobation de la
r.-ele. LXVI.
Foote Palumbo. uum donnr «|uelque-
foi< a rerniitaee de Fi»nte < *.(*l«imbo.
V. ri»>TF CnLiMBABlM.
FMre<ita la . ermilase prt-> ile Hieli.
26. 2»>: n. 32.
Fore>l«^» il . rM.immet ou >. Fr. '^arrela
pour saluer IWIverni* une demiere
ft»i>. 308. IT.
Frao«;aise laneue . parlee par <. Fr.
V. OALLICE
Framcia. Dao fratres de Francia
tanicam ejas pttumt b. Fr. oap. 34.
Francijf prorinciam eligit sibi b.
Fr. tl9. I ^s. Domimus Ostiemsis
mon permisit 6. Fr. im Franciam
ire cap. 65. IHac mittitar fr. Paci-
ficas. 122. 10. — France. Discu^sions
>ur la date de la venue des frere*
en France. 122 n. 2: 332 ss. .S. Fr.
ecrit au mini^tre et aux frere* de
France de jubiler et de dire la laude
quil avait faite. X« :V n. 1 : 162. 26
s«. Ministresdela pn»vincedeFrance:
fr. Paciliiiue : fr. Gr^JFoire de Naple*.
vo>ez ces nom«.
Franci<ciade. V. iiArRi.
Franciscu< Bartholi. auteur d'un trait^
sur le Pardon d*A»sise. C.LXXV: 95,
28: 98, 26 «s.: 269. 26 ss.: texte* de
ce docuinent. CLXXV.
Francois Venimbeni de Fabriano. se<
relations avec fr. Leon. LXXVIIl : sa
\ie. CXXXVI.
Franiripuni. 275. 19.
Fralini. Sloria. 275. :ih.
Fraires. De zelo b. Fr. ad perfedionem
fratrum. cap. 85-9<3: cariias b. Fr.
ad eos. cap. 27 et 28.
Fri^deric Baron fr. . arclif^veipjc ile
Kiira. CLIV n. I; r.LVIII n. 1:
CLXXXLX.
Frederic II. «JXVIl : CLIL
Friboure en Sui$^. 31^ de la vie dc
S- .\nturae, OLXX.
Fr(»ndini. 276. 3%.
Faigimiam. abi fr. Hetias kabmit ri-
sionem He morte b. Fr.. 237. 5 *«. -
F*»liinH». «6. 22: 108. 18. Manuscrit
du Sr-v. Perf. <;t:vii-ci:ix.
Fanas b. Fmncisci. 216. 8.
Fariam repatat*at b. Fr. eteemosffmas
recipere attra necessitatem, cap. 12:
non dart mamteltam mutgis egtmti,
I cap. *».
Gabbiano. \ lUa du territoire d*A:!«i^.
•6. iti.
Gallia. V. fra^cia.
Gallice toqaetfatur b. Fr., im ebrietate
spiritas. cap. 93.
Gammuwi qmos libenter comedebat ».
pater. 220. 5.
Gams. Series episcoponim, CLVIII
n. 1.
Gand. M<. des leltre^ de Jacques de
Vitr>. 296.
Gar>nu« de Sedenefeld fr. , 153. 30.
Gamdiam b. Fr. qamm fintrmm qai
eramt per orbem dispersi amdiret
nutgnalia. 88. CL letitiv.
Gembloux pre« de Liege, CCX.
Generalatds o^imm resignat b. Fr.
cap. 39: qaare renmntiarit. cap. 71.
Generatis minister. De conditionibas
quas diril b. Fr. esse necessarias
generati ministro et sociis ejas. cap.
80 : cf. p. CI : Debet generolis dili-
gere fr. Bernardmm. 212. U. Dedit
licentiam cuidam noritio habemdi
p$atteriam. cap. %. Prjtcepit b. Fr.
ut nulli daret tunicam, 63. 3. Ab eo
guardianum qmjtsirit b. Fr., 82. 1 :
ei circa mortem saam commendarit
b. Fr. -N. M. de Portiamcald. 99. 6 :
iste commendarit b. Fr. qaemdam
fratrem hypocritam. 203. 18 ss. Pe-
trus t:athanii. generalis mimister,
69. 7; 107, 5: Fraler Helias. geme-
I
TABLfc: ALPHABETiQLK
351
/•«/15 minister, 226, 19 ; 227, 7. Voir
ces noms. — Letlre de s. Fr. au
ministre g^neral, 157, 24. V. vica-
Rirs.
Gcneralium ministrorum catalogus,
CLXXXIX ; CXGVI.
G^nes. Hugolin s'y trouve en mai 1217,
122, 40. Noles de Jacques de Vitry
sur cette ville, 300 s.
Gen^se de la pens6e religieuse de Fr.
et r61e que le culte de Teucharistie
y a eu, 120 n. 1.
Oen6vrier (frere), nom donn^ quel-
quefois a fr. Junipere. V. co nom.
Genlili, Saggio storico, CGXIII.
GentilisdeCinguIo, nom donn6 parfois
a Angelo Glareno. V. ce nom.
Geraldus, min. gen. CLXXXIX.
Gerardus (fr.), minisler lieaiin., 220, 6.
Giannini (D" Giovanni) de Volterra,
CLXXVI.
Giardino Seraflco, 303, 15.
Gilles (fr.). V. .£GIDIus — egide.
Giornale storico, 290, 19 et 24.
Giollo, GXXIIL
GiuUari. V. joculatores.
Giustino dal Borgo, Relazione, 124, 33.
Glassberger, Ghronica, 254, 29.
Giosx, regula debet observari sine glo-
siSyky 4. — Les gloses interdites soit
pour la regle soit pour le lestament,
259, 26; 312, 31 ss.; cette interdiclion
rappel^e par Gr6golre IX, 315, 5 ss.
Gloses ou notes explicalives plus
fr(3qucntes dans cerlains chapitres,
249-250; 267^70; introduiles dordi-
naire par scilicet, videlicet, 252.
Gonsalvo di Valboa, GLIII; CLXXXIX.
Greccii [eremitorium), ubi dxmon in-
Iravit pulvinar b. Fr. cap. 98. —
Greccio , son couvent franciscain,
CXXIV s.; CLXIV ; CLXVII ; 26,
20; 126,36; 192 n. 2. Instilulion de
la cr^che ou presepe a Greccio, CVI.
Du repas que Fr. y prit avec scs
disciples un jour de PAqucs, 41 n. 1;
fer a hoslies de s. Fr. 120, 13.
Gregoirc de Naples, 123, 39; son ency-
clique, notes sur sa vie, 332-334.
Gregorius papa IX» antea Ilugolinus
episcopus cardinalis Ostiensis. —
llugolinus recipil sub proteclione do-
mum Bononiw quw dicebatur esse
fralrum, cap. 6; qualiter ploravit et
xdificatus fuit de paupertate fra-
trum cup. 2\ ; b. Fr. ivit pro eleemo-
synd antequam intraret ad ipsius
mensam, cap. 23 ; b. Fn. vocabat eum
ordinis Apostolicum, 48, 3. De humili
responsione quarn fecerunt ei Fran-
ciscus et Dominicus, cap. 43. Quod
noluit b. Franciscum in Franciam
ire, 121, 16 ss. Qualiter b, Fr. ivit
Romam ut visitaret eum, 126, 6. In
capilulo storiorum sapientes et scien-
tiati vadunt ad eum de simplicitate
b. Fr. conquerentes, cap. 68; prx-
repit b. Fr. ut se faceret curari^ 183,
8 ; 226, 19.
— Ilugolin demande k Fr. sMI ne de-
vraitpasentrerdans rordre,CLXXIL
Caracterislique de ses rapports avec
s. Fr. donn^e par Fr. L6on, GVII-
CXL Legat a Florence cn 1217, 122,
30 ss. Registre de sa legation, v. levi.
8on roie en 1223 lors de la composi-
lion de la ri>gle, 262; 315, 25 ss.; con-
seille a s. Fr. de se soigner, 199, 22;
imposa fr. Elie d'abord a s. Fr. puls
a lordre, CII ss. Dapres 1 Cel. s.
Fr. lui aurailpr^dil le Pontiflcat. (^e
que dit le Spec. Perf. a co sujet,
LVIII.
— Gn^goire IX ordonne a Celano
d'ecrire la vie des. Fr., LXXV ; ap-
prouve 1 Cel.,XClX;fuIminelabuiIe
Speravimus hacienus contreles Assi-
siales, CXIII n. 1 ; declare la reglc
par la bulle Quo etongati, L ; 9, 14 ;
314-322. Rapports de cetle d^clara-
tion avec le Spec. Perf. CX-CXIV.
Inlerprelation donnee du chap. sur
rentr6e des monasteres, 320 n. 1.
Consacre Tt^glise s. Fabien et y ca-
352
SPECILIM PERFECTlOMS
nonise s. Dominique, 206, 23 ss. Au-
lorise le cuile de fr. Roger a Todi
en 1236, 5, 22. Son aiioculion au
ciiapitre de 1239, LXXX n. 1 ; CIIL
Gregorius Estor (fr.), CGVIL
Grouwels, Ilistorica crilica, C.XXXVI
n. 1; CCIII.
Gualdi (Casa), 243 n. 2.
Guardiani. nom donne aux superieurs
des couvents franciscains, 312, 4 ss.
(iuardianus b. Fr. 61, 23 ; 66, 5 ; 81 s. ;
115, 10; 229, 16.
Guasti, S. Maria, 71, 34 ; 166, 28 ; 304, 11.
Gubbio, V. Loi:p de gubjuo.
Guido, (ivt^que d'Assise du lemps de
s. Fr., V. Episcopus assisii.
Guillaume de Saint-Amour, 86, 25.
Guinguene, Histoire, 289, 26.
Ilabilacula fratruni, v. domus.
Uabilus fratrum, v. Trxic.*:.
Ilarnack (Prof.), Directeur de la Tlieol.
Literaturzeilung, LXIX.
Hase (D'), Franz von Assisi, 290, 1.
Haureau, Nolices ele.xtraits, CXXXIII
n. 1.
llelias [fr. i adit b. Fr. cum pluribus
ministris nolentibus obligari ad ob-
servationem noiw regulw, cap. 1.
(loegit b. Fr. ut se faceret curari,
226, 19. Generalis minister dum
adhuc vivebat b. Fr., 226, 19. Timet
ne cantus sociorum scandalizent po-
pulum Assisii. cap. 121. Apud Ful-
ginium risionem habuerat de morte
b. Fr., 237, 6. — Klie, sa iiomina-
iion de vicaire, (lu de gt^inMal, fut
sans doute imposce a Fr. par llu-
golin, CII .»*s. 8es relaliuns avec
s. Fr., ce (jue revrliMil a cet ('^jj:ard
les leltrcs du sainl, Clf s.. CL.X.XI;
157, 2'l. Cf. EMSTOLA AD Fl(. IIKLIAM.
— AD MIMSTRUM CiKNKMALEM. II CSt
fait nuMtliou \\\i iui dans la lctln^
au cliapilre gcnt^ral, CLXXL 8. Fr.
lui aurait jucdit >a iiiort liors de
lordre, CLXXIL Son lule lors de
la composilion de la regle de 1223
3, 35-40; sc met a la l^te des minis-
Ires revollt^s el perd la r^gle (rdcii
des Actus in valle ReaiinA), 258-260.
Tenait k avoir ele le grand propa-
galeurde Pordre, 123, 23 ss. ; adresse
k fr. Gr^goire de Naples sa leltre sur
ia mori de s. Fr., 332 n. 2; ses faits
el gesles de 1226-1228, LI ss. Dirige
la construclion du Sacro Convenio
el de la basilique, 27, 33 ; son aiti-
tude au momcni ou fui ecrii le Spec.
Perf., XIX; LI ss. Le Spec. Perf.
esi en parlie dirig^ conirc lui, 154
n. 1 ; 170, 26 ss. Son rOIe dans le
Spec. Perf., 3 n. 1; 228 n. 1; 236;
241, 28. Contradiciion entre le Spec.
Perf. et 1 Cel. en ce qui le concerne,
C ss. ; ses rapporis avec Thomas de
Celano, 72, 26 ; 123, 27 ss. ; parlialile
de 1 Cel. en sa faveur, CI-CVI.
Frere L6on brise rurne, 250 n. 1.
Son atlitude durani le g<^n^ralai de
Jean Pareniv; mana'uvres de ses par-
tisans en 1230, C n. 2; CXIII s. Fai-
sail ex^cutcr ses sentcuces par Jean
de Laudibus, 169 n. 1. Eut pour se-
crelaire en 1238 fr. IllumintS 307, 20.
Kiforls quil fallut en 1239 pour le
renverser, CIII. Faisaii bonne chere,
211 n. 3. Amplifications k^gendaires
sur son comple, 179, 30 s. Rccits
des manuscrits qui le coucerneDl,
CLXXXVei CXCV. Duu document
quon pourrait appeler Vita fr. He-
lia?, LI; CIV n. I ; CXIII n. 1.
Ilensclien, Dollandiste, CCI.
Ilt^ribert de Ro.swey, CCVII n. 1.
IIi(5rarcliie ecclesiaslique, respecl de
s. Fr; pour ello, 94, 21 ; v. clebici,
EMSCOM, MUf.LATL SACERDOTES.
IIi(}rarchic franciscaine, v. oeneralis
MIMSTER, .MLMSTRI PROVINCIALES.
CUSTODES, GUARDIAM.
Hilaire de Paris, S. Antoine. (XXX.
Ilisloire. Inlluence dc s. I"r. sur Fhis-
ioire, CXXIII.
TAfiLE \LPM\6ETIQtJE
353
Ilisloire lill^raire <le lu France,
CXXXIII n. 1.
Historisches Jahrbuch, C.XCVII.
Hislrions, qualiticalion donn^e par s.
Fr. a certains freres, 14, 15 ss.
Hoider-EKJcer (i)'), CXCII.
/lonestas. Quanlum h. Fr. dUejril mun-
fiitiam honestatis, cap. 86.
Hon^rie. Sa plaee dans le Speo. de
150*1, CIAXXIII.
l/onorius III confirmat regulam, 1, 10;
manel apud Reate cum curid, 20(>,
8. — Son election, 295 et 298 ; exij?ea
cerlaines relouclies a la regle, 2, 23;
il rapprouva, 2.55, 17. Cf. reoi.k dk
1223; approuva la paix siKuee entre
les mililes el les popolani de Pt^rouse,
209, 35.
Hopitaux. Que les preiiiiers freres y
logeaient, 25, 35 ss. ; 27, 13-28.
Ilora^ canonica'. Cum quantd devotione
eas persolvebat t). Fr., cap. 94. Cf.
OFFICirM niVIMM.
Horoy, Honorii III Opera, 122, 37;
210, 30.
Ilospitate Cruciferorum de Assisio, v.
SAN SALVATOHE DELLK PAl\KTr.
Ilospitale teprosorum de Assisio ,
XXVII; KWi, 18; 2r,r», 7; cf. iiiors-
TOHTUS.
Ilospiiafia, v. iioimtaix.
Hostie. V'. SACHAMKNTrM ALTAHis. Fer
a lioslies, 120, 13.
Hueber, Marlyrologe, 127, 18.
Ilugo, Ostiensis episcopus. V. (jheoo-
Hirs IX.
Hu^olin (canlinal). V. «he(johh;s ix.
Hugolin (fr(M'e), au({uel on altribue
parfois les Fioretti. V. rooi.ixcs de
MONTE.
HuiIlard-Hr('*hoIles, Hisloria Diploma-
lica, LVIII u. 5.
Huinili(!>s (ordre des), caractt'M*is(» par
.Ia<'(|ues de Vitry, 298, 4 ss.
Ilumititas ft. Fr. I)e perfectione tiumi'
litatis, cap. 39-75. Cf. lahoh mam-
I M. I.EPHOSI. OPEHA SEHVIMA.
Ignis. De amore h. Fr. ad eum, cap.
115; quod h. Fr. nofuit exstinguere
ignem qui comtmrehat f)rachas suas,
cap. 116; qualiter commendahat so-
tem et ignem pric atiis creaturis,
cap. 119. Laudato si, misignore,per
frate focu, 235, 10.
Illuniine de Hieli (fr.), de la Rocca
Accarinl, converli par fr. G6rard,
220 n. 2; 306, 19 el note.
Imitatio Domini. Cena h. Fr. cum so-
ciis prope mortem suam, cap. 88.
Imperalor, 10, 14; 196, 23 ; 225, 7.
Impudicos ocutos descripsit h. Fr.,
cap. 86.
Incarnalion (slyle de 1), (iCXII s.
IndulKence de la Portioncule. V. pah-
Dox d'assise.
In/idefes, cf. sahhacexi. missiones.
Summa ohedientia itla esi qua di-
vind inspiratione itur inter infideteSy
84, 11 ss.
Infirmi. De pietate h. Fr. ad infirmos,
57. De admonitione ad fratres infir-
mos, cap. 42.
Infirmitates b. Fr. Te.mpore quo nultus
recipiehatur sine ticentid sud,jncet)at
infirmus in patatioepiscopi, cap. 103.
Infirmitas ocutorum. 22,4; 183,5;
193, 6 ; 195, 9 ss.; 206, 7 ; 211, 16. In-
firmitas fet)ris quartan/v quam pas-
sus est tempore generafalus fr. Petri.
cap. 61. Quatiter pedes e.jus intu-
muerunt, 43, 14 ss.; Frigiditates sto-
machi et spteniSy 65, 1-8; 115, 9 ss.;
183, 3. Infirmitate nimid gravatus
ctamat adversus quosdam ministros.
cap. 41 ; evomuit sanguinem, 173,
3 ss. Apud eremitorium de Fonte Co-
tumt)arum visitatur a medico ocuto-
rum. cap. 110; qui facit eicocturam,
cap. 115. Quum graviter infirma-
retur in patatio episcopi desideravit
','4
354
SPECULUM PERFECTIONIS
piscem^ cap. 111; interrogal medi-
cum de Arefio, cap. 122. Populas
Assisii cusiodit eum, cap. 121 ; facit
scribi ad dom. Jacobam de HomCi,
cap. 112. — Avecqiielle pr<^cisioii Jcs
maladies de s. Fr. sont dtVnles par
le Spec. Perf., XXXII.
Innocenfius papa lll confirmaf primam
reguiam, 1,8; 52, (J ss. Cf. 255, 20 ss.
— Innocent III consacre re^lise y.
EleutlHM-e, 34, 23. Sa morl, 295 ot 298.
Innocent IV, dt^clare la r^gle, 253, 3.
Inscription du tombeau de Piorre de
Catane, 70 n. 2.
Inspiratio b. Francisci : \ec colo, nec
debeo^ nec possum renire conlra
conscientiam meam, 8, 9 ; de omni-
bus in quibus Deo ptacere ret dis-
pticere rateo, in oralione ctaram
cognifionem recipio, 129, 29 ; via
per quam Dominus mihi ostendit
139, 18. Ncnio ostendebal mihi... sed
ipse Allissimus revelavit, 310. —
Processus de Tinspiration poelique
et litteraire chez s. Fr., XXXVI.
Instrumenla diversa pertinentia ad
8. C. V. MAM SCIUTS.
Insula Romana, Insula Vetus. V. i.v
HAsrrA.
Infentio b. Fr. quam tiabuit a princi-
pio usque ad diem morfis sw.r, cap.
2. Votunlas et intetlectus ejus de
paupertate, cap. 3; fuit quod pau-
pertas in omnibus penitus serrare-
lur. 23, 18-20. Intentio b. Fr. secun-
dum Ciregorium papam IX, 315, 27.
Interamna^ (Terni), 80, 2«.
Iiiterpolation, l'«o s. Addifions faites
par fr. Leon. 13'*, 33; 170 n. i; 2IW.
Cf. LXXX. Ailditiou des rubriipies,
XIV n. l.
Inventari dei Mss. d(»IIe niblioteclio,
CIAXVI.
Invoiitiono do) monli^ Alvoriiir. Iraito
((ui so tnmvo <laiis plusiours manus-
crits, CIAXXIV; of. LXXVII n. 2;
CXCIV ; CXCVII s.
Ireneo Afti). V. affo.
Isola ou Isola Romanesca. V. la bas-
TIA.
Italienne (lanj^:ue), ce quVlle etail aii
XIII- siocle, 283, 20.
Jacoba de .Septem .Sotiis. Qnatiter b.
Fr. fecit scribi ad ittam, et Jam
aderat et intrarit ctaustrum, cap.
112. Cf. CLXXXVI. — Jacquolinede
Sellesoli. Liberto avec laquelle Fr.
agit a son (^gard, 172, 27 ; Celano et
Bonaventureglissentsursesrapports
avec s. Fr.. XXXIV et CXXXI n. 2.
Ktude sp6ciale du chap. 112 racon-
lant sa venue, 273-277; narration de
Hernard do Besse a ce sujet, 274 ;
(LXXXIV; son agneau. 274. Vinl linir
ses jours a Assise, 275; LXXXI V n. 1;
LXXXV. Alla voirfr. Egide. XCVII.
Jacobilli,Vite de' Sanli. LXXXIII n. 2;
LXXXV n. 2; 5, 23; 72, 27; 88, 24;
96. 33; 105. 33; 106, 27; 108, 20; 127,
17; 140, ;{4; 167. 32; 1G8, 14, m et
41 ; 169, 25 et 34 ; 276, 3 ; 30«, 32.
Jacobone da Todi (fra), morceaux de
lui dans le Vat. Otlob. 681, CX(.:iX.
Jacobus simptejc ifralert, cap. 58.
Jacquoline de Settesoli. V. jacoba.
Jacques de Massa, ses rapports avec
fr. Lecm, LXXVII n. 2 ; ses verba,
CLXXXVI ; CXC ; CXCVI.
Jacquos tlo Vitry, 26, 15 ; .38, 34 ; 64.
29 ; 181, 28. Corrige 1 Olano sur le
nombre des frores, 123, 19 ss. ; se>
rensoignements sur les cbapilros.
XXXV n. 4 ; texle de sa lellre.29.v:wi.
Jact|ues de Voragino, CiCIV.
Janua civilas. V. oknes.
Joan XXII, CLIV ; CLVIII n. I ; CLXL
J«'an de r.VIvorne, dil aussi de Fornio.
CLIX : CLXXV ; CLXXXIV s;
CXiUV ; sa lo4fende dans les A. S.'^.
CCIII: CXCIV.
Joaii d«» Coporano. Soii leuvre cibt' par
Heriiard de Hesse, CX.XXIII ; par
lesTribul.,CXXXVIIIs.
TABLE ALPHABETIQUE
355
Jean de Greccio. 277. 9 ss.
Joan Parenli. Son t^lection comme mi-
nistre gt^n^ral. LII ; que sous son
^(^nt^ralat fr. Klie agit comme sl lui-
in<^me avait t^t6 ge^neral, CXIII s.
Tumulte des partisans d'Klie coutre
Jean Parenli en 1230. C n. 2 : sa
trislesse .6 propos de la d^claration
de la r^gle, .314 n. 2 ; son attitude
apr^s la victoire dc ses adversaires.
Jean de Parme. Ordonne a Celano de
termincrln legonde de s. Fr.,LXXV;
CXXV. Ce quilvitdans le mouve-
ment franciscain, LXXXI.
.lean de Penna, CLXXV.
J6rOme d'Ascoli. V. nicolas iv.
Joculatores Domini sunt Minores, 197,
2'i.
Johannes Asslslnas, studons Hononift»,
71, 41.
Johnnnes lionus medicus de Aretio.
238, 4.
Joliannes Firmanus. V. jean oe i/al-
VERNK.
Joliannes do FlorontiA. V. jean i»a-
nENTI.
Johannes de Laudifms. Fuit fortis cor-
pore super omnes homines, ir>9, 4.
Joliannes leclor Assisli (fr.) a. D. 133.">,
CLXXXIII:CXC.
Joliannos Lobedau (fr.), CX(]I.
Johannos Parons do FlorentlA. V. jean
PAHENTI.
Johannes simptex (fr.). cap. ."»7.
Johannos soclus h. .■Kcfldii (rr.).CXXII.
Joie. V. o \fi)iijM. junius. l.etitia.
.longleurs. V. Jor.rLATonEs.
.losa. V. ANTOXIO MAHIA JOS\.
Jourdain de (tiano. Ms. do Horlin on so
Irouve sa Chroni(|iio. CLXXXVII-
CXCII. Conflrmo corlainos donnoos
dosTribul., XXXI. Passagos ou ollo
ost utiIi.»*6o, XXXV n. '» : LVIII : LX
n. 2;CIII n. 2: CVI n. 1 : l'i. 21-27:
2«. 10 ; 71, 18 : 20.^. 23 : :i32, n. 2.
Jutnlus mtjsticus h. /♦'/•.. cap. 93.
Julien (fr.), le toutoniqut^ autour iWii,
hymnes de s. Fr. et de s. Antoine,
CLXXXIII.
Juniperus (fr.), cujus patientiam com-
mendabat b. Franciscus, 168, 6. Gf.
GLXXV.
Jus proprietalis. Quod noluil b. Fr,
fratres habere aliqua loca Jare pro-
prietatis, 23,11 ss.; Christus dixitb,
Fr. quod nolebat fratres habere ali-
quid nec in communi nec in speciali,
cap. 13. /i. Fr. pisciculos miltebat
annuatim abhati S. Benedicti ne ha-
beret locum qui non essel subtus
dominio atiquorum, 98. — L'encycli-
que de fr. Gr^goire montre les fr^res
dAuxerre agissant d'une mani^re
analogue, 3.32-334.
.lutta de Sangerhausen (sainte), GXGII.
Kcenigsbcrg, CLXXXVII.
Korzeniowski (l)"^ J.), de Lwow (Lcm-
berg), XLIII; CXCVIII.
Kraus (Prof. F. X.), de Fribourg en
Prisgau, LXVIII note 1.
La Hastin, jadis Isola Romanesca,
villago pn''s d'Assise, XXVIII; 88
n. 2: 140, 3.'>.
Labor manuum. Fratres det)ent lafto-
rare. 24, 19; cap. 75. Primi fratres
apud S. M. 1nt}orattant et Juratmnt
pauperes homines in agris eorum,
99. 22 ss. ; ryo, 28. Pralati debent
sicut et otii fratres ntiquando operari
manihus suis, cap. 73 ; lr>l, r> ss. —
Trnvnil dos iiialns obligatoiro: cita-
lions iW divorses Iogon<los, 79 n. 1 :
Pj^ II. 1 : procoplo de la roglo de 1221,
128 n. I. Hoconiinandations de s.
Fran«:ois daiis soii Tostainent, 311 :
proinpt ouhii do <■(? dovoir, XXXI.
Livtilia. Quod frntrcs eteemosijnam
petere debent tnli et gnudentes. cap.
2r>. L<ctitia b. Fr. dc simptiritatitms
fr. Johnnnis. 104 s. : quafiter in se
et in atiis semper difexit tivtitiam
spirituatem, cap. 95. Per t,vtitinm
356
SPECILIM PERFECTIO^JIS
ffuhl inleHigendum. ll>o. I>f rerti el
fttUn Ijrtilifi. cap li6. In tanlum in-
lerius el ejrlerius lAlahalnrtfUOfl non
in lerrti spirilus ejus viilelHtlur, i:^:!.
\fK L.rlilia fjuam oslemlebnl i/uum
sorii ranlarenl ilanlirum fr. solis,
cap. \2\ : fjuum sviril pro rerlo se
esse morli ricinum. cap. P2i el 123.
— I,a joie, rararteri^liipie ilii iiiou-
Yeiiient franci^icaiii priinitif. PJti n. 1 ;
fon<l m^iiic (lu carartere <le ^. Fr..
XXXVIl 5^.: le cliap. des Fioretti siir
la joie parfaite. resunie ile IVvanvfile
ombrien. LXII.
La Fratla. 2u9. 33.
Lambertini. V. benoit xiy.
Lamentation» fiinebres. lT'i n. 1.
La Muccia. villai<e ilu «IicH-e>e <le Ca-
merino. h. 32.
Lancelti, Memorie. 108. 35.
Lalro non fuil b. Fr. ile eleemosifnis,
Cap. 12. Cf. FlRTl.M. ALIENUM.
Lalrones, Qualiler ail p,rnilenliam mo-
rendi sunL cap. 66.
Laufla' seu AlaufU\ V. aves.
Laufles ile Crealuris. IHO. 22: qualiler
b. Fr. eas composuil, PJT ; 232. P.i
s>. : pas facla inler episcopum el po-
leslatem .issisii virlute lauilis illius.
cap. 101 : (le composilione penultimi
versiculi, 2W ; ultimi rersiculi 242 ;
qualiler b. Fr. masinui in/irmilale
gravalus ipse incipiebal laudes el
poslea faciebnl a sociis suis canlari.
caj». IPj; quibus luudibus imposuil
nomen (lanficum fr. solis. cap. ll'J.
Tejlus laudis. rap. 12(>. Quuliter
respondil fr. Ilelia limenli nc can-
lus sociftrum scandalizarcl populum
Assisii cHp. 121. - r.antii|ue ilu
soleil nu (ies crealures. compose
dans ia iiutfe de hraiichai^e^ que
>aiiite Claire avail faile poiir s. Fr.,
XXXV: l'J8 n. 1. Kliide >.peciale du
chap. 120 du Spec. Ferf.. place de
cetle «^uvre dans la vie de Fr., sa
valeur ps\cliolo^i(jue et sa signitlca-
I
I
tion. 277-2K3. Quatre textes du Can-
tiipie. 2}('i-2til.
Laudes Dei alti>?iiiii Tu e? >aiictu> .
autocrraplte orit^inal eonsenc a .\>-
•ii>e au verso de la Uenedictii»n <le
fr. \AH)n. LXVII-LXX. Texle de rellc
laiide. Ms. Riccardi. «ILXXII: Val.
43:»'i, CLXXXIII: M>. de S|»ello-
Foli^no. CCIX.
Laudes llomini Saiictus. Sancliis.
Sanctiis quas fralres del^ebanl di-
rere rum Paler .\osler. 161 ; 162, '•!
ss. Te.xte de cetle laude M^. Ric-
cardi, CLXXII : Vat. 1354. CLXXXII :
Ms. de Lemberg, CXCVIL
Laurent de Beauvais fr. •, 65. 25 s?.
Lecti fralrum. Ile eorum pauperlale.
cap. 5.
I^egenda Antiqua. Urigine el >en> de
cctte appellation, CLII - CLXII.
Preface de la Lejr. .Vnt. . VaL 435'« .
CLVII s.: ce que le Vat. 4354 ap-
pelle Leg. Ant., CLX n. I ; ce que la
Chroniqutf des XXIV Ceneraux en-
tend par ce terme. CXXII. Manus-
crits de la Leg. Anl. CLXXVI-CC.
Voiraussi 25, 21 : 32, 27 : ;W. 33 : 42.
3'« : 8:j. 2«J : Hi, 32 : 85. 31 : 91, 2'i ; 93.
;iy; 117. 30 et 35: 13'«. 27; 1.36, :J6:
l'iO, 21 : r«2. 30; 14,%, 3'«: 146, :« :
r«7, 27; 148, 21: i:»7, 3:i: 160.28;
165, 3.3 ; 170, 7 : 172. 37 ; 188. 29 : PJI.
31 ; 192. 25: 270. 13.
LcKcnda Nova oii lei?emle de s. Rnna-
venture, C.LVIII s.
L«'4fende franciscaine, >on «'•vr)lution,
198 n. 1.
Legendes primilives de s. Fr., leur
de^lruclion ordonnee par le cliapilrc
de 126*). XLVH : 134 n. 1.
LemberK. Ms. de la Legenda Antiipia.
V. MAM Sr.IUTS.
Le Monnier (abbe Leon-, X.X n. 1 :
CXXVI.
Lempp, I>ie Anrange, XXXV n. 1 ; 32<)
n. 1 : Anlonius von Padua, 31'« n. 1;
cf. 123, 35.
TABLE ALPHABETIQUE
357
Leo (dominus), cnrdinalis, in eujiis
cnrid damones verberarerunl b. Fr.
rap. 67.
Leo ifraler) de Assisio^ socius b. Fr.
2, 2; TiO, 2; cujus simplicifalem
commendabal b. Fr.^ lf»7, 7; elvoca-
vit eum cum fr. Angelo ul sibi can-
tarent canticum fr. solis, cap. 123.
nti ilhristus conquestus est de in-
gralitudine fratrum, cap. 52. Scripsil
fratri (lonrado qu.cdam verlm, l'iO
s., cf. LXXVIII s.— Vi\ L(^oii, etait
{1'Assise el noii de Viterbe, IX n. 2.
Notes biographiques sur lui, LXII-
LXXXV : a partir de 1220 ful sans
cesse aux c6l6s de Fr., LXV. Son
habilet^ de secretaire, LXXII. Billel
queluiadressa s.Fr. LXXIII-LXXV.
Bt^nddiction autographeque lui don-
na s. Fr. LX VII-LXX. Dans quel sens
on peut parler de sa siinplicite, LXX-
LXXIL Surnomnie frate Pecorella
par s. Fr., redescendit avec lui de
rAIverne, 307, 8. Assista a lelabo-
ralion de la r^gle, CXLIII s.; 90,
25 ss., 25»)- 257. A seul saisi le r6le du
culte de reucharistie dans la pensi^e
religieuse de s. Fr., 120, 26 ss. II
r^agit contre los tendances de fr.
Elie, 27, 33 ; et ^crit contre lui, 21'*,
34 ss. Dignil^ de son allitude, CI.
Brisa le Ironc plac^ par fr. Elie, 250
n. 1 : LI. Se declare auteur du Spec.
Perf., XXIV : est le vt^ritable auleur
de liniage populaire de s. Fr.,LXXI
s.: fut lun des 3 Socli, 168, 27, ( IXXII.
Son atlilude vis-a-vis de Tautoritc^
eccli^siastique, LXXI : CVII : CXII.
A 6t^ le gardien de la tradition fran-
ciscaine, LXXV: LXX VIII: 21'i, 1 1 >s.
Additionsqu*il iil a sa I(igcnde,i:3'i,.33:
170 n. 1 ; 268, 1 ss. Son recit a Pierre
de Theukesbury, 152,30. Ses relations
avec s. Claire, LXXXI-LXXXIII ;
Salimbene, Frangois de Fabriano,
Conrad dOfllda, LXXVIII ; Angelo
Clareno, LXXIX. Son annotation
autographe sur le brdviaire de s.
Fr., LXXXII ; 175, n. 2. Br^viaire
que Leon ^crivit pour saintc Claire,
LXXXII. Esl raulour de la vie de
frere Egide, XCVI : 265, 22 ss. Ses
«puvres lues par saint Francois de
Fabriano, LXXVIII n. 3. Allusitms a
ses (^rrils, 7, 28: 8, 3'!; U, 28 ss. ;
1 'i, 28 ; 53, 29 ; 86, 28 ss. : 139, 36 : 1 'i5,
28. Rapporls de scs autres (^crlts
avec le Spec. Perf., XCIV-XCVIII.
Epaves d'(puvres perdues de fr. L(^on,
CXL n. 1. Ses Holuli. V. nOTi li. Son
(puvre cil(^e par rbertin de Casal,
CXLI-CLII. Sa mort, LXXXV. La
Vita fr. Leonis ins(^ree dans les
XXIVG(ineraux,LXIIIn.l;LXXVIII
n. 1 ; LXXXV n.2. Oroupes de r(^cits
le c(mcernant, CLXXIII: CLXXXV.
L(^on Patrem (P.), 302, 17: son dernier
travail, XXXVIII n. 2.
I>opoId de Ch^ranc^, Saint Francois,
LXVIII ; 124, 36; 128, 13 ; 176, 29.
Leprosi. Quod voluil b. Fr. omnes fra-
Ires suos servire leprosis, cap. 44.
In principio ordinis fratres commo-
ratmnturin iiospitatibus leprosorum,
106, 9 : 109, 4. Fr. manducat in eadem
scuteild cum teproso, cap. 58 : voca-
bat leprosos fratres christianos. 106,
12 et 20. — A Torigine de lordre les
fr('res voyageaient de I^^proserie en
l(5proserie, 25, 36 ss.; cf. XXX : 78,
10 ; silence de Bonaventure sur le
soin des l(^preux, CXXXI n. 2. Fr.
se rend a la l(^proserie d'Assise, 309,
6. V. luors-TOHTrs.
Levi ;(iuido), Begistro, 16, 18.
Liege, Crucigi^res, (M^XVIII.
Lipsin, CiOmpendiosa llistoria, LXVIII
n. 1 ; 124, 'M) ; 167, ;r» ; 245, 34.
Liturgie franciscaine. V. OFncii m.
Loca fratrum Minorum. I)e modo ca-
piendi ea, cap. 10. Cf- domus. ehe-
MiTORiA. HOSPiTALiA. — Dcs (liverses
esp6ces d*(^tablissements francis-
cains, 25 n. 1,
358
SPECULUM PERFECTIOMS
Loi.-aljsation des Irails racontes dan^
lc Spec. Perf.. 107 n. 2; XXVI ss.
Lofcatelli (PrioreTonimaso;, Vlla bre-
ve di s. Chiara. L.XX.XII n. 1 : 17n.
28. Dellantica badia. 96. aS; 2'i'i. :{8.
Loccatelli Vincenzo , Vila di s. Ciiiara.
LXXXIII n. I : 18:), 29: 2W. 37 : 290,
:j2 ss.
Locuii. I)e iiiis qui roiuni haitere io-
culos, 8, 16.
Lodoie capeiiate, 22'i. 2.
Lombartiia, 16. 7: 87. .31.
Londres. 65,31. Pour le Ms. de Londres.
V. MIMSCRITS.
Lon^poni ahbaye de.. au diorese <le
Soissons. son Ms. de 1 Cel. <:CI.
Loricx a b. Fr. interdicl.r. 56. 1 : 150,
15; Cf. JT.MTENTI.f:.
Loup de Oubbio, CLXXXI: CXCIV :
126, 23.
Loiivain. Pour le Ms. du Sper. Perf.
V. MAMSIIRITS.
Lucca. Fiiius nobiiis riri de Lucca
renil cum multis roienlibus inlrare
ordinem, cap. 103.
Lucidus fr. , fuit majrinnr soilicilu-
dinis. 169, 8 sis.
Luciferi sedes reserrata b. Fr. cap. 60.
Ludovicus P.\ CCV.
Liidovicus sancUis.. episcopus. sa Ir-
Kende, CLXX.
Luigi da Fabriano. Cenni Cnmolds^ici.
CXXXVI n. 1.
Luit^i Tassi. Vila del b. Francesco
Veniiiibeni, CXXXVI n. 1.
Lunghi Paul,, LXVIII n. 1.
Lwow ou Leniberar. Ms.de la Lejj. Ant.
V. MVMSCniTS.
Mactiilo, villauc de> eiivirons «le Hieli.
61. 16.
Muddaleiia S. Maria . V. santa ma-
IMA MM)I)ALE\A.
Maladies «le s. Fr. V. infikmitatks.
.Maledictiones. Quod maledivebat h.
Fr. omnitius qui malis cremplis pro-
rocatiant liomines ad biasplieman-
\ dum, 177, l:i. — Malediction de Pierre
i de Slacia. 16, .35.
i Mallnes, Ms. franciscain de cette ville.
CCIII.
Mansiieto di Castielione fr. . 220.28.
Manleilum. Quod A. Fr. semper dalmt
manlellum magis egenli, qnod fecit
iWlani. cap. 29: quum rererlerelur
de Senis, cap. :W : apad ileilam de
i-.orlond, cap. 31 : apud C.oliem Pe-
rusii, cap. 32 : apud Reale, cap. 33 :
apud Assisium, cap. 63.
Manuscrils.
1. Manuserits du Spec. Perf.
rt de la Legenda antiqua.
— dAnvers 1472 . CCII: CCIII:
cciv-t:cv.
— de Herlin 196. XLll: CLXXXVII-
CXCVL
— Hollandien l.V)2 . CCV.
— de Holocrne { 1503 \ CLXXV-
CLXXVL
— de Bnixelles 1549..t :CIII; i:CV:
<:CVI-CCVIL
— de Husseto, CCX.
— de Florence. Riccardl UuT;
descriplitui. (.:LXX-CLXXV:
Varianles dii Spec. Perf.
fournies par ce texle. 1-251 :
reproduction deschap. 85, 123
el 12'4<Iu Spec. Perf. de cell»»
version. 327-331 : sa lecon dii
cantique du sideil, 285 s. <:f.
XLVI n. I.
— fle rUnlversite de 'Leniberir
Lwow 131. CXCVIICXCVIII.
— de Liej^e 343 (1408), CLXVIII
s. Cf. 251. 34.
— de Londres, Hristish Museuiii.
Cleop. H. II,CLXIX s.
— de Louvain M45li\ dit Nusler
par HoUandistes. CCII-CCIII.
cr. CCV : CCVII.
— de Paris, Mazarine 989 1460 .
CLXVI-CLXVIII : variantes
TABLE ALPHABETIQUE
359
du Spec. Perf. fournies par
ce Ms., 1-251.
— de raris, Mazarine 1743 (1459),
CLXIV-GLXVI. Texle du
Spec. Perf. d*aprt's ce Ms.
1-251. Gf. XLVI.
— de Spello-Foligno, GCVII-
CGIX ; 198, 12 : 2;{9, :i2.
— Valicanufi W54 , GLXXVI -
CLXXXVL Texle de la pre-
faee, GLVII-CLIX. Ce que
ce Ms. appelle Legenda AnH-
qua, CLX n. 1 ; ne renferme
rien de 1 Gel. ni de 2 Cel.,
CLXXVII ; son etat de de-
sordre, XLV ; luauvaises le-
^ons de certains chapitres.
269, 15. Gf. LXXVII n. 2 ; 13,
11 ss.; 14, 11-37; 177, 24; 179,
21 ;1«1, 33; 198, 28 ; 199, 17 ;
207, 35; 234, 17.
— Valicanus,()Uoboni 681,CXGIX-
CC. Cf. CLVIII ; CLX n. 1.
— de VoUerra 313, CLXXVL
11. Maiuiscrits divcrs.
Ms. d'A.«sise. Arcli ives : Instru-
uienta diver.^^a pertinentia ad
Sacruni Gonventum, LIII n.
1; LXXXIV n. 1; 71, 14 ; 95,
35 ; 168, 18 ; 244, 11 ss.; 270, 3;
276, 9 .^s.; 277, 17; 307, 24.
— d'Assise. Tresor de r«^glise
Sainle-Glaire, lUvviaire de
s. Francois. V. C(» luot.
— dAssise. Tresor du inonaslcre
Saint-Daniien, Hroviaire de
salnte Glaire. V. ce mot.
— d.Vssise. Bibliotlieque 329, V.
CIIHONICA XXIV CiKXKHALItM.
— dAssise .338, LXXVI n. 4 ; CLI
n.2:CLXV;CLXVI; GLXXI
n. 1 : 26, 31; 16.3, 17 el 21 ss.;
189, 32 ; 200. 22 ; 309, 19 ss.
Te.xte dii cantique du soleil
dapres ce Ms., 234 et 235.
Son iexl^ du Testament de
s. Fr., 309-313.
— dAssise 344.Trall6 de Barlholi
sur rindulj^ence, CLXXII ;
95, 18; 269, 26.
— d'Assise 651. Fioretti,LXII n. 1.
— dWssise 679. Aclus b. Fr. in
vallo HeaUnA. Erreur de
Wadding qui a altribu^ cet
ouvrage a fr. Ange de Tan-
crede, 127, 25 ss. Variations
orthographiques de ce Ms.,
283, 25 ss. Texle qu'il donne
du < :antique du soleil, 286-288.
Ueproduction du chap. 2 de
re Ms., 254-261 ; voir aussi, 4,
29 : 35, 25 ; 42, 37 ; 6;^ 30 ; 131,
21 ; 170, 10; 183, 38; 194,26;
206, 21 ; 208, 30; 219, 28 ; 228,
37: 229, 32 ; 254, 10.
— d'Assise 686. Seconde Vie, par
Gelano, GLI n. 2. Reproduc-
Uon de Irois chapitres de ce
Ms. (2Gel. l,14-15et2Gel. 3,
124), .323-326.
— d'Assise 691. Inventairede 1381,
GLIn. 2.
— dAssise. Modernes85,CXXXVI
n.l; CXXXVIII n. 1; GXLI
n. 1 .
— deFlorence, LaurenUenne(Plut.
XX, codex 7). V. thiuli.a-
TIONTM CHHOMCA.
— de Florence. Uiccardi 1424, LXII
n. 1.
— detiand 554. Texle i|u'il donne
<rune lettre de .lacques de
Vilry. 296-301.
— de Monlpellier, Fcole de m^de-
cine (Ms. n» 30) 5, 11 ; 113. 20.
— de Paris. Arsenal n* 1009, He-
ciieil de dom Ksliennol, 3.32.
— de Paris. lUbl. Nalioiiale 338,
Sermoiis de Gregoire de Na-
ples, 332 n. 2.
— de Paris, Natioiiale.3817,Premie-
re Vie par Celano, XCVIII s.
360
SI^ECULUM PERFECTIONlS
— (le Pari;*, Natiuiiale :>2(>8, Leg.
(lo sainte Claire, CLXX.
— (le Taris, Nationale t'i3(53, L(^g.
de saint Anloine de Padoue,
CLXX.
— de Turin. I, VL 33, CXXXIV
n. 2 : 77, 39. Son recit de la
venue de Jacquellne de Selte-
SOli, 274 S. V. «KUNARD I)K
IIKSSK.
— Vaticanus 7339. Tres Socii ,
CLXIV: LXXVl n. 3.
Manuscrils. Importance de leur «^tude,
CLXIII; ceux du Spec. Perf. pro-
viennenl surtoul du Nord de TKu-
rope, CCX.
Man/oni (Luigi), Di una nuova edi-
zione. CLXXVII : CCXI : son texte
de la prt^face de Vat. ft.m, CLVII :
sa description de ce inanuscrit ,
CLXXVII.
Marc de Lisbonne, Croniclie, LXXXV
n. 2 : CXXXIII n. 1 : CXXXVI n. 1 ;
2. 33: 140, 31 ; ir,7, 20 : 16«. 13 et:i2;
253, 33.
Marclie d'AncAne. Cest dela (pie vien-
nent les Fiorelli, LXXVII : fr. Hi-
clier ministre de la Marche. 5, 13.
Maria Josa (Anlonio). V. antomo.
Maria [Sanrto) \'irgo. V. viuoo mahia.
Mariano de Florence, importance de
son (jBUvre, CXXXV. Cf. 88, 2«.
Marianus (fr.\ neveu de fr. Mass*»o,
CLXXXVI.
Marie dOignies (IL). 297, 27.
Maroc (Martyrs du}, V. mautyhs.
Martin IV, 307, .30.
Martinus ffr.";, hibliotliecnrius, CCV.
Marlinus ^fr.) de Harlon, 18, 27 ; 162, 27.
Marlinus Oppaviensis, 275, 14.
Marliiiiis Wenczlow fr.), C.XCIL
Martijr. Ih fr. tairo qui fnit martijri-
aatus tenendo regniam, cap. 77.
Martijrii ttesiderinm. l)eo mnttnm ar-
reptnm. 8'i, Vi.
Martyroioije. V. AHTni i)i" MorsTiEH.
iirEnEH.
Mart>rs du Maroc. Leur U»gende est
lue devanl s. Fr., 14, 21 ss.
Massens ifr.), cnjtts grafiosum asper-
tum commendabat b. Fr.s 167, 10. —
Masseo de MahKnano , CXXII :
(^XLVI : notice sur sa vie, 168 n. 1 :
leltre sur Tadieu de s. Fr. a rAlverne
qui lui est atlribu^e, 302-308 ; giou-
pesder(>citsleconcernanl,CLXXXV;
CXCV.
Matliilde Rossi (R. M.), Abbesse du
monaslere de Sainte-<'laire a Asslse.
LXXXIn. 1.
Mauri, Francisciade, 291 n. 1.
Mazzalinti, Inventari, 254. 33.
Meckelbur^ (l)'), CLXXXVIL
Medirns orniorum invitatnr apnd Fon-
tem Cotumbarnm, cap. 110. (Jnidam
medicns facit s. Fr. coclnram. cap.
115: atius perforat ei amttas anri-
cnfas. 228, 1. Medicus de Aretio ri-
sitat eum, cap. 122.
Melcliiorri, Leggendn, CXXXVI n. 1.
Mendier. V. elkemosyxa.
Mensn. /)e mensnrum superflnitate.
cap. 20.
Mensa Domini est efeemosyna, 311, 7.
Meyer (Wilh. Prof.) de GoellinKue.
donne son avis sur raulbenticile^ de
la Rf^^nt^diction, LXVIII n. 1.
Micliel Hernardi, son atteslation de
rindulMrence, CLXXXVL
Micliel de Rorgo Nuovo ifr.'. trail de
lui dans le Val. 4354. CLXXIX.
Michel deCesena, CLIII.
Miglio, 305, 24 ss.
Migne, Innocentii III Opera. 3'i. 2^;
275, 16.
Milaii. foyer (riit^rt^sles. 298.
Milites Tabula» rolundip, 143. 27.
Milius, :W,5, 24 ss.
Minister generatis. V. generxi.is mi-
N I ste h.
Minisfri notunl offligari ad novam re-
gnfnm, cap. 1 ; fecerunl remoreri
de regnfd capitufum de proftitHtio-
nibus erangefii, cap. 3; cf. cap. 2:
TABLG \LPHABETIQUE
361
conlrarii h. Fr. de quibusdam qux
voUUsse.l in regulu scribi^ cap. 11 et
65 ; suadenl b. Fr. ul afiquid con-
cednt fratribus sallem in communi,
cap. 13. Verba qux b. Fr. dicebat
minislris SiVpissime, 145. 15. — Los
ininislrcs |)rovinciaux tMicore ciu
vivant de s. Fr. interprelent un clia-
pilre de la regle, 319, 25 ss. ; 320
n. 1.
Minores (fra(res), voUint rocari obser-
ratores sancti Erangetii, 8, 15. Quod
possit habere qui vutt esse fr. Mi-
nor, 6, 5 ss.; 7, l'i ss.; 12, 33 ss. Mi-
nores debent esse humites pr,v ceteris
hominibus, 24, 5. Quatiter Minor de-
beat sedere ad mensam et celebrare
festiritates, cap. 20. Dominus reve-
larit b. Fr. ut vocarentur Minores,
cap. 2ti; rocati Minores ut majores
fieri non pricsumant, 7(>, 18 ; propter
nimiam humititatem, 78, 7. Sunljo-
culatores Domini, 108, 1. Cf. 85, 19 ;
87, h. — Frores Mineurs. Descriplioii
quen donne Jacques de Vitry, 299,
2'j ss.
Miracuta. Per panem a b. Fr. benedic-
tum, 179, 7. Heconcitiatio episcopi et
potestatis Assisii pro miracuto ha-
bita, 202, 14. Miracutum de vined
sacerdotis, cap. 10'i. Miraculuni de
milile. CLXVI; CIAVIII ; CCII ;
CCVI. Voir aussi phoimietiii^:.
Misrellanca francescana, LXVIII n. 1 ;
CCVIII s.; 28, 29; 102, 31; 108, 37;
128. .38; 198, 11 ; 290, 10.
Missn. Votuit semper b. Fr. audire
missam, 175. 12. Primo mane gene-
ratis minister det>et SS. Sucriflcium
missx pnvmittere, I51i, 20. Cf. sacKx\-
MKXTIM AI.TAUIS.
Missiones. U. Fr. /udicalml Deo mut-
tum arceptum ticentinm petere eundi
inter infideies, 8'i, 11. — Missions,
date de leur organisalion, 122, 30 ss.
Molinier (Aug.), Catalogue, CLXIV;
CLXVI.
Monaclur. Discussion du sens de ce
inot, 320 n. 1.
Monaci, Crestomazia, 290, 12. Archi-
vlo, 23'j, 20.
Moniaies. Discussion du sens dc cc
mot, 320 n. 1.
Monilorium, nom donnc^ quelquefois a
Tc^pitre de s. Fr. au cliapilre g*^n^-
ral. V. KPisTOLA.
Monnaies, 9, 30.
Mons Agutuli. V. moxte acuto.
Monte Aculo, ou Fr. se rendit enquit-
tant rAIverne, 308, 17. R^cits sur le
seigneur de ce cIiAteau, CCVI.
Monte Arcoppe, ou Fr. passa enquit-
tant rAIverne, 308, 17.
Monle Casale, ermitage franciscain,
XXVII; 21, 22; 27, 8; 124, 18 ss.
Monle Colombo, pivs de Rieti. V. fonte
COI.LMHARIM.
Monte Gargano, 243, 25.
Monteluco, ritiro franciscain pres de
8polete, 27, 9.
Monte Haynerio, nom donne quclque-
fois a Fonte Colombo, 257, 1.
Monte Hipido, ermitage pres de Pe-
rouse, ou demeura fr. Egide, XCVII;
20, 19.
Monte Subasio. V. si'nAsn'M.
Montpellier. Ms. de 1 Cel. dans la bi-
bliotlieque de rFcole de in(!'decine.
V. MANrSCRlTS.
Monumenla franciscana, LXXVII n. 4;
05, 34 ; 332 n. 2.
Morandi Luigi, Antologia, CLXXVIII.
Morico (frere), d'abord crucigere, 243,
3(K
Mors b. Frnncisci. V. TRAXsiTrs.
Mortariolum quod pturies fecit Jacotm
de Septem Sotiis b. Franc.isco, 221,
5 ss.
Mostaccioli, 221 n. 1.
Moule a hostie. V. fehuamenta.
Mouvement franciscain.Ce qu'il y a cu
en lui, LXXX s.
Moyse. S. Fr. lui esl compare, 257, 25;
258, 5; 2,59, 2; 200, 10.
20
362
SPECULUM PERFECTIONIS
MiKrciji. V. LA MrcciA.
Miiller ; Karl}. Die Atifiini<e, LIX n. 1 :
:w. 2ii ; 52, 28 ; r/i, M ; 7.-), 27; I2:t, :Vt:
I^iS, :i7.
MiillfM- (Quiiilianus\ V. (jtinti wts.
Mnnditin hcneslalis (^uandun 0. Fr.
eom (liligebai, cap. 8i>.
hfanditia ecctesiaruniy cap. 50.
Mnres apnd .S. Daniianum infesiant
Ik /•'/•., cap. 1(M).
Murilio, CXLTX.
Muscas vocahat l>. Fr.denarios, k\, 15:
sicut et fratres qui comedettant sed
non tattorahant, 49, M.
Muslque. Franrdis coniposa un nior-
coau, parolcs ct chant.pour lcs Cla-
risscs, cap. IK).
Myslcria sacra. V. SACUAMKXTrM al-
TAIIIS.
Nabucliodonosor, LIX ; LXXX n. 1.
Namur (Croisiers tle), CLXIV ot
CLXVL
Narbonno. Chapilre gt^neral qui y fut
tenu, 133, 3'i.
Narni, 27, 10.
Sativilas Domini. De devotione h. Fr.
ad hanc sotemnitafem, cap. 114 ;
qualiter celettravit eam in toco de
Beate, cap. 20.
Nalivitt^ fstyle de la), CC^XII s.
Neues Archiv, CLXXXVII.
Nicolas III, LIX.
Nicolas IV, CLXVII: 214, 25.
Nicolas Peppoli, 27, 43.
Nicolaus (fr.), Ilonorii III provincialis,
:m, Ifi.
Sihit tuteritis in vid. V. pnoHiniTioxES
SANCTI EVAXCiEIJI.
Nocera. V. Ni-cKiurM.
NotM. V. XATIVITAS.
Noiiibre des freres. Un chopllre ile
5<M)o freres, 18, :W ; 131, 12. Kvalua-
tion (le Suyskene sur le nonibre des
fivres en 1217 et 1211», 123, 8 ss.
?sos qui cum eo fuimus. V. testimo-
MUM socionuM.
Noliano, villa^e pres tl'Assise. 102, 31.
Notre-Danie des Anges ou de la Por-
lionciile. V. pouTiixcrLA.
Nouveaux Meuniires de rAcadeuile de
Hruxelle^, 21M>, 20.
Sovitio idei qui voletmt hahere psat-
te.rium, cap. 4.
\ucerium, Nocera, 43, 14 et 37 ; 4I>, 21 ;
XXXIII ; LXXII.
\udus cum cordd tigatd ad coltum
prxdical h. Fr., 112, 11 et 22.
Niincius fratruin. son riMo dt^fini par
(jre^oin^ IX, 317.
Ohedientia. I)e perfecto modo oOediendi
quem h. Fr. docelmf, cap. 47 ; quod
usque ad mortem roluit hal^ere guar-
dianum, cap. 4«; assimitavil perfec-
tum ohedienfem sub figurd corpori
mortuo, cap. 48. (Juod periculosum
est nimis cito protcipere per ohedien-
tiam, cap. 49.
Observance, sa cause etait perdue en
126(), 2r>3.
Ohservanlia regula' (del, duhia adhuc
rivente Francisco orla, 5, 3 ; 7, 10.
Ohserratio sancti evangelii esi prin-
cipium regulx Minorum, 8 et y ; 38, 5;
140, 9. — Le pape declare que les
frtTes ne sont pas lenus a obsener
loiis les pr^ceptcs de rEvanj^lle, 316.
Octavius Spader, «iv^que d'Assise,
71, 32.
Oniciuni divinum. Ollice des Francls-
cains, 310, 28 ss.; cf. hou.e caxo-
XIC.E. missa.
OKorii Panis Annales, 122, 41.
Oiseaiix. V. aves.
Oliverus, lo, 14; XXX.
Onibrie, caracU>res decertains inonas-
teres franciscains de rOmbrie, 25
n. 1.
Opera b. Francisci. V. scrii»ta.
Opera servitia. Defralrihusqui dedig-
nahanlur facere opera serritia. 47,
28 ; cf. cap. 73. V. LAnou maxhm.
Opusculcs de s. rran(;ois. V. scripta.
T.VBLE ALPHABETIQLE
363
Ora (lel pianlo, 17'* n. 1.
Ora prcsenlo, 290, 2\).
Oraisonsjacululoircsdcsainirranroisii,
iri2, 3».
Oralio. I)e zeh 0. Fr. ad oraUonem,
cap. Wk.
Orffinaiio speriafis serranda a fratri-
btis aptid S. M. de Portiuncttid, DO-
101 : lek)-lG2. Cr. cons^titutionks.
Ordo Minortim. I>e zeto b. Fr. ad per-
feciionem regut,c et ad totam retigio*
nem, cap. 76-84. Cf. minores.
Orions. V. ri.TRAMAniN/i-: pahtes.
Oriente Seraflco, 290, 30.
Originalil(^ «le s. Vr. dans son aposlo-
lal, 94, 10 ss.
Orlando, coinle de CliiusienCasenlin,
305, 13.
Orthographo des manuscrits, comblen
ellc est variable, 283.
Ospedalelto. ou lo Spedaletlo, 243 n. 2.
Ostiensis {domintis). V. (vregokh:s ix.
Otiositas. Ue fralre qui nec oraf)al ne.c
taboraftaf, cap. 24. Tepidos dicebal
b. Fr. evomendos esse de ore Domini,
cap. 75. Cf. labor.
Ottiana (villa), village du comt6 d'As-
sise. 102, 30.
Ottoboni Fieschi. V. adrien v.
Oxford, XCV.
Ozanaiu, Les Po(>tes Franciscains,
289, 30.
Pacificus {fr.),socius b. Fr. apud S. Pe-
trum de liovard et visio ejus de sede
reservatd b. Fr., cap. 59 et 60. Mitlitur
in Franciam ctim mttllis fratrifmSj
122, 10. Votefmt b. Fr. etim mitlere
cttm atiis fratribus per mundum ul
cantarent Laudes creaturartim, 197,
16 ss. — Note sur sa vie, 108 n. 2.
Padoue, Biblioteca Antoniana, GLI
n. 2.
Pivnitenlix quas sibi injtingebat b. Fr.,
mandticando in eadem scutefld cum
teproso, cap. 58 ; se accusando quia
comedebat carnes, cap. 61; cibaria
cum tardo condita, cap. 62. /Vrwi-
tentiiv quas sibi infligettant primi
fratres, 55, 4 ss.
Palatini. Noin donnt^ aux fn^res qui
vivaient a la cour des grands sei-
gneurs, 128, 30.
Pafatini (laroti Magni, 10, 15.
Pafatium episcopi Assisii ubi b. Fr, a
fr. Higerio invisitur, 5, 2 ; a qtiodam
Juvene de Luccd, cap. 103: ubi gra-
viter in/irmatur, cap. 111 ; et custo-
dittir a popttto Assisii. 236, 6 ss.;
risitatur a liono Johanne de Arelio,
cap. 122; Cf. eimscopatus. platea
CLAUSTRI.
Pallcrelo (il). Nom donn^ jadis habi-
luelleiiienta riiospicc des Crucig(»res
d'Assise. V. san salvatore.
Panlilo da Magliano, Storia Compen-
diosa. 71, 35 : 277, 27 ; 303, 30.
Panis eteemosynx, panis sanctus est,
48, 19.
Paoli (Francesco), Canlici, 289, 28.
Papenbroeck, Bollandiste, XXXIX ;
CCI; CCV.
Papini. Ses (puvres sonl trop peu con-
nues, LXXIl : LXXV n. 4 ; a donn^
unc partie de la Vita Minordes. Fr.
par Thoinas de Celano, LXXVI n. 4;
avait deja attribu(^ k Cel. la vie de
sainte Claire, LXXV ; a vu la con-
tradiction des diverses .sources en ce
qui concerne la composilion do la
r('gle de 1223, 262, 23 ss. Sa violence
contre certains biographes, XXIV n.
2; 274, 6 ss.; son attitudc devant les
opuscules de s. Fr., XXV n. 1 : iHail
arrivi^ a propos de la coinposition
des regles a des conclusions analo-
gues a celles de M. K. Miiller, LIX
n. 1. Ce qu'il pensait des Fioretti,
LXII n. 1. II est responsable en
partie des injustices de la critique
vis-A-vis (rubcrtin de Casal, CXLI-
CXLVI ; CXLIX. Ses intemp(irances
de langagc, CXLI n. 1. Son erreur
sur le conlenu du Ms. Vat. 4354,
364
SPECULUM PERFECTIONIS
CLX n. 1 : n'a connu ce Ms. qu'ln-
direclcnjenl, CLXXVII. Const^(|uen-
ces (le son approcialion erronee sur
la valeur des docunients renionlant
a fr. lAin, LXXII. Portrait qu'il
Irace de s. Vr., 2(K), 3'j. Storia di 8an
Francesco, LXVIII n. 1 : LXXXV
n. 2 : CXXXIII n. 1 : CXLI ; CLVIII
n. 1; CLXI n. 1; CLXXI n. 1; 5,
33 ; 22, 26: 26, 32 : 28, 23 ; 72, 27 : 77,
38 ; 88, 38 ; 113, 26 ; 123, 32 : 127, 37 :
l'i8, 36; 167, 27 ; 168, 16 ; 10'i, 2y : 202,
31; 220, 29: 2.1 'i, 37: 28U, 25; ;i06,
AS. Notizie sicure, LIII n. 1 : LXXV
n. 'i ; CXLI n. 1 ; CLXI n. 1 ; 22, 26;
108, 3'i : 309, 30.
PAques (f<>le de), commcnt elle fut
c«^U^br6e par s. Fr. ^ (Ireccio, 41 n. 1.
Parabolx b. Francisci. Apis otiosus,
49, 14 ss. d'f.7i5 el catuhis, 73, 7-9.
Jmagines sanctorum, 81. (lorpus mor-
fuum, cap. 48. Fratcr corpus est
vella, anima eremita, 121, 7 ss. Ocuti
pudici, cap. 86. Soror alauda, 224,
3 ss. I)e muliore formosA ct paupere,
256 ss.
Pardi ((i.), Archivio, 244, 34.
Pardon d'Assiso. Diverses pieces sur
ce sujet, CLXXXVI: CCI s. Mira-
«^les concernant i'Indul«:encc, CXC.
(if. FHANCIS(:i:S HAIITIIOM.
Parenti. V. jean pahknti.
Paris, XCV. Pour les Mss. de Paris.
V. MAMSCIIITS.
Passio (lliristi. l)e fervore amoris b.
Fr. ad passionem, cnp. 91. Qualiter
inrcntus fuit ire plangendo passio-
nc.m, cap. 92. Solatia qu,v atiquando
fncietmt exterius vertettantur in la-
cnjmas et passionem (Ihristi. cap.93.
Pater Sosler. Fjrposifio hu/us orationis
a b. Fr. composita, cap. 82.
Paulus nruxelle, alias Asselior (fr.),
CCXI.
Paupor, synonyme dc fralcr, 50, 9 : 52,
2: 62, 8: 177, 15.
Pauperes. (juod b. Fr. verecnndabatur
videre aliquem se pauperiorem, cap.
17 ; Pauperes dehenl sedere itqaa-
liter et juxta fratresy cap. 20. Qua-
liter s. Fr. osculavil humernm pau-
periSy cap. 25. f)e pietate b. Fr. erga
pauperes quibus dabat manlelUim,
cap. 29, 30, 31, 32,35. Dijit .iCgidio
ut daret mantellam, cap. :i6. Paupe-
res sunl quoddam speculam (Ihrisfi,
68, 15 SS.
Pauperes Domin<r. V. clarisses.
Paupcres de Lugduno, 37 n. 2.
Pauperes Minores, nom primitif des
Franciscains d'apr<^s Burcliard, 38,
30 ; cf. 50, 9 ; 97. 6.
Pauperes Sororcs, nom des Ciarisses a
l'origine, 320 n. 1. Cf. cr.ARissEs.
Paupertas. De perfectione paupertatis,
cap. 2-26. De libris, cap. 2-5. J)e
prohibitionibus evangelii : yihil In-
leritis in vid, (*ap. 3. De panperlale
in lectis el utensilibus, cap. 5. Fro-
tres nihil possunl habere jure pro-
prietatis, 6: 9; 13. De pauperlate
domorum, 7 ; 8 : 10 ; IL /><• exsecra-
tione pecunia\ cap. 14: de pauper-
tate vestis, cap. 15 et 16. Qualiter
circa mortem suam commendavit
paupertatem, 177, 4. — Notion fran-
ciscaine de la pauvrek^ 42, 26 s>.
InlerpriHation du vcpu de pauvrel^
par Gr(?p:oire IX, 317 .s. Cf. intextu).
EI.EEMOSVXA.
Pauvres Damos. V. clarisses.
PajT habenda cum clericis. V. cle-
RICI.
Pecunia. De exsecratione pecuni.r, cap.
14. — Solution donn(>e parGri?goire
IX, 316 S., Cf. OENARII.
Pellis b. /•>., quam non permisit com-
buri, cap. 117.
Pepp(di. V. NicoLAS peppom.
Perfectio .sancti evangelii a Minoribas
ot)servanda. V. onsERVATro.
Perfectus frater Minor qualis essef,
cap. 85.
I Pcrlbach (D-^ Ma.x), XLII; CLVII;
TABI-E ALPH\BETIQUE
365
son article sur lo Ms. 196 do Berlin,
CLXXXVII-CXCVI.
IMrouse. V. pEnrsiuM.
Pertz, MonumentaOerinania?, LXXVII
n. 'i: LXXXIV n. 2; CLVIII n. 1;
18, Hl ; 28, 21 : 38, 28 ; r>'i, 36 ; 65, 33;
108, 'lO; 122, 41 ; 126, 31 ; 153, 21 ; 162,
31 ; 275, l'i.
Pernsium. Qaomodo b. Fr.prxtUcarH in
pfatea et pr,T(li,ril intesfiniim fteltum,
Cap. 105. V. COLLE. MONTE RIPIDO. —
Jacques de Vilry se trouve i\ Perouse
le jour de la niort dlnnocent III, 21)8.
Grc^goire IX y approuvc 1 Ccl. ,
XCVIII. Voir aussi XXVIII; 60, 33;
»>6, 30.
Petne. De amore b. Francisci ad pe-
tras, cap. 118.
Petrus (Uithanii (fr.), instituitur gene-
ralis minisler a b. Fr. cap. 31); ab
eo reqnisirit b. Fr. iitiquid quod da-
ret cuidam paupercut,r, cap. 38; ei
dijril b. Fr. culpam suam. cap. 58.
Fuerat canonicus Sancti Huflni, 112,
:?. — Pierre de Calane, notice sur
sa vie, 70 n. 2; cf. 266, 1). S. Vv. el
fr. L6on furent a la I^ortioncule du-
rant l'liiver de son gt^neralat (1220-
1221), LXV. Fails qul se passerent
alors, LXXXVIII. Indiqu^ par Fran-
cols de Fabriano comnio g^^neral,
LXXVIII n. 3; CXXXVII. Stm nom
est introduit par les Conform. dans
im rcVit ou le Spec. Perf. dit sim-
plement Vicarius .^ancti, 19, 32.
Petrus de Monllculo (fr.), CLXXXIV;
CXCV.
Pelrus Zeeres alias Roelmanns, copiste
du Ms. Boll. de 1502, CCVI.
Philippe de Perouse (fr.), CLXXXIX.
Pliillppe (frt're), provincial deToscanc,
son proces-verbal sur les sligmatcs.
CLXXIII ; CLXXXV n. 1.
Philippus Lon^us, CXXII.
Plazza d'Assisi, v. platea.
Piccinino, CLII.
Pldocchi, 2.30 n. 2.
Pier Luigi da Venezia, Monte Casale,
124, 31.
Plerre de Catane. V. petris.
Plerre de Fossombrone, le m<^me ciuWn-
gelo Clareno. Voir ce nom.
Pierre de Stacia, 16, 35.
Pierre do Theukesbury, ce que lui ra-
conta fr. L6on, 152, 30; LXXVII n. 4;
XCVIIIn. 1.
Pierre de la Vigne, 52, 30.
Pietas f). Fr. erga fratres. 62, 22.
Pietro Anlonlo di Venezia, Ciiardino,
CCXIII; 303, Vi.
Piolro Zalfani, son atleslation de ITn-
dulgence; CLXXXVI n. 1.
Pinzl (Cesare), TXn. 2; Storia. 28, 28.
Pise, slyle chronologique, criXII.
Ptaten claustri episcopatus Assisii, nfn
socii b. Fr. cantaverunl (Umticum
fratris solis, 201, 12.
Platea major Assisii, in quA fecit b.
Fr. convocari poputum civitatis, cap.
61.
Podium, v. PoriCiio nrsTOXE.
Poelchau, CLVIII n. 1.
P(»emala s. Franclsci. V. latdes de
r.REATURlS. CANTIUUES.
PoKgio Bustone, village non loin de
Hleli. 26, 20; 114, 22.
Ponle San Ciovanni, 60, 33.
Porlaccia, 2Vi, 15.
Porta Mojano, 24'i, 17.
Porta Nuova, 2'i5, 28.
Porla San Pietro, 2'ri, 17,
Portiuncuta (Sancta Maria de), sire
S. M. de Angetis. a b. Fr. reparata,
165, 9; utd b. Ctara fuit tonsa, 165,
15. Quatiter b. Fr. acquisivit eam ab
abbate Montis Subasii. cap. 55. (laput
et moter Minorum, 97, 7; 160, 13. f)e
pnvrogativis quas itn Dominus os-
tendit, 98, 17 ss. Laudes Portiuncuta',
cap. 8'i ; 327 s. I)e rigore discipfinw
fratrum ibidem commorantinm, 99.
Ordinatio speciatis deverbis otiosis,
99-101, cap. 82; 221, 27 ss. Formam
el cxemptum totius reli^ionis votebat
366
SPECULUM PERFECTIOMS
eam b. Fr.. 17, PJ ; 10, 10-19: 27, 2;
1«)1, 12 s;?.; K^), lo.AtimonnU fratres
b. Fr. ut nunquumdimUlerenl ipsum
locum, cap. S'\. Afi S. M. concurretmnt
omnes fratres ut reciperentun lU, 3.s.
/tn celettratur capitulum storiorum in
quo fuerunt ofMjtj fratres, cap. »»8.
Jujrta cetlam, post domum, in ria, b.
Fr. novitium atloquitur, 12, 11. i)e
(tomo apud S. M. quam b. Fr. ites-
truere votuit, cup. 7. I)e domuncuta
quam fecit a dificari virarius sancti,
rap. 8. H. Fr. punit fratrem qui pe-
cuniam tetigerat, cap. 14; de pau-
pertate fratrum itn ad capitulum
congregatorum, cap. 21. Osculat b.
Fr. humerum pauperis cujusttam,
cap. 2.5. Fecit (tari .\ovum Testa-
mentum cuidam paupercut.r. cap.
38. Comedit in eadem scutettd cum
teproso. caj». 58. Post trihunam b.Fr.
ctamat ad Christum. TiO. 9 ss. Ptan-
getml passionem. cap. 92. In,'irmus
ad mortem fecil vocari Jacottam de
liomd. cap. 1 12 ; 5^ fecit portari ad S.
M. ut ibi redderet spiritum. cap. 12'«.
-- Porlioiiciilc. Qiie lc> frciv?« claienl
eii mt>me lemp^ a la Porlioncule et fi
Hivo-Torlo, *2t\\ S5i. Qwo. W Jus pro-
prictalis axail ele reserve aux IJe-
ne«liclins, 2r»9, 2 ss. »S. Fr. y recoil
fr. Ki,nile. 2i>t-20'i. Vv. Li^)n <ie fa-
mille a la Porlioncule vers la lin <le
sa vie, lAXVM n. 1. Fr. Klie inslalU^
a .Vssise eii 1230 ajj^it sans s'imiuieler
ilu m'»neral qui residail a la Porlion-
ciile, CXIII. Inscriplion dc la pierre
lombale <le l*i«.Tre (le Calane, 7 1 . 27 ss.
PorUij^alliic Monumenta, C.LXX.
Potcstas civitatis Assisii tenebatur fa-
cere reparari domum Portiuncut:v,
18, 10. l*aj facla inler episcopum et
poteslatem, cap. lol.
Pollhast. Hegesla. LVIII n. :> ; 28, 28;
122, 3<; el 39; 12«, .30; 128. 17; 20n,
2r,; -jn^, ;}5; 2'i3, 3'j ; 272, 31 et 3'i ;
307, 32; 31'!, 19.
Pr.rdicare. t^uod noluil b. Fr. fratres
pra'dicare uttra episcoporum rolun-
tatem. cap. 50.
Pricdica tio b. Fr. quam fecit magis ejrem-
pto quam verlto fratribus de lleate in
die .\alicitatis. cap. 20; quam fecii
in platefi A.^sisii. cap. 61. CA. 41 n. 1.
Prxdicatores [fratres .Minores]. De re-
Iributione vani pnvdicatoris, cap. 72.
Pnvdicatores debent se exercere in
operibus humititatis, cap. 73. //. Fr.
volebal mittere quosdam fratres nl
pradicarent sicut joculatores Domini
F.anticum fratris solis. 197, t«» >s. —
Examen (jue devaienl passer les
fr«*res avant <le pnVlier. 318 s.
Pr.idicalorum ordo;, sive s. Dominici.
tjuidam doctor de itlo ordine inler-
rogal b. Fr. de vertw scriptur.r,c»ft.
.S3. V. DoMiNHirs. — Vn tlieoloi;ien
(lomini<'ain (jueslionne s. Fr. siir la
prome»se qu'il avail faile a uii bar-
bier. 92, 19 ss.
Prcitati Minifrum. tjuidam fuerunt b.
Fr. conlrarii construendo domus et
vcctesias magnas^ cap. 11 ; parum
reputando monita ejus. cap. k\. Scien-
tiali fratres conquesli sunl dom.
ttstiensi de nimid simplicitate b. Fr.,
cap. (»8. Petterenl sicuf et alii frafres
ire pro eteemosijnd, operari manitnis
suis. cap. 73. V. mimstri.
Pra'lali sa»culare.s. v. episcoit.
Prarogativ.r quatuor ordinis Minorum
a Deo b. Fr. nuntiat,r. cap. 79. Pra-
rogativa' quas fecil Dominus in loco
N. 3/. de Angelis. cap. 8'i. V. fUoMissA.
Presepe. inslilue a ('irecci(», 12«;, 35; 277.
PitMres. V. sacerdotes.
Priori {Mi?r. Nicanore\ (>vc^que irAs-
sise. LXXXIII.
Privitegia. Qualiter respondil b. Fr.
fralribus suadentibus ei ul peleret
privitegiay cap. 50. — Interdiction dc
(lemander des privileges, 311, 16.
Privilegia quatuor ordini Minornm a
Dominocondonata, v. piLEnoG.\Tivj:.
T.VBLE ALPHABKTIQUE
367
PrivilcKiu«»J pauporlali?, octioy6 aux
(llarisses. LXXXI.
Processio» du Vcndreili saint a Assisc,
217, 17 ss.
ProlUendi modus Minoruni, CLXVIII.
Profiibiliones sancli Evnngelii : « .Vi7*i7
tnlerilis in rid », 7, 11.
Promissa Domini b. Francisco, 158.
Propheli.i: b. Fr., ad dominnm Oslien'
sem de fralribus qni dedignabnnlnr
ire pro eleemosynti, 'i7, 20 ; ad enm-
dem dc dilalatione ordinis, 122, 1 ss.
Prophclia Iriitutationis, cap. tVj et
70. Vidit b. /''/•. quod juvenis de Luccd
cnrnatifcr plnngeMat, cap. 103. J)e
relajratione ordinis, cap. 72; de pace
fiendd inler episcopum et poteslatem^
cap. 101 ; de casu fratris qui notefmt.
confiferiy cap. 102 ; de muttipticatione
uvarum, cap. 104 ; de betto Perusii
intestino, cap. 105. H. /•>•. prccvidil
occultam tenlntionem cujusdam fra-
tris. cap. 1(K>; frafris Bernardi cap.
lo7. Scripsit b. iUanv quod videref
eum. cap. 108 ; prxdijrit corpus suum
esse honorandum posl mortem, cap.
loy. — Hole reslreinl dcs proplu^-
lies dans le Spec. Perf., LVI. Series
de prediclions que Ton Irouve dans
d'aulres recueils, LXXX; CLXXIV;
Prediclion du Ireniblenient de terre,
XCV n. 1 ; de s. Fr. sur sa niort,
CXXXIV.
Proprietas. V. domimim. jrs i>iu)i»rik-
TATIS. l»Ai:i»KHTAS.
Prolectores ordinis. V. caudi.xalks.
Providentia divina circa b. Fr. in
relfus ej^terioribus et primo de co-
mestione cum medico, cap. 110. /)e
pisce quem appetebat, cap. 111. /)e
cif)o el panno quos appelebat circa
mortem, cap. 112.
Provinciale ordinis Minoruni, 21, 36.
Provinciales (minislri), ord. Minorum.
V. MIMSTIU.
Prusse, CXCI.
/^salteria rara in principio rtligionis,
r>9, 17. Psaiterium quod vofebat ha-
ttere quidam novitius, cap. k.
Pudici ocuti sub xnigmate descritnin-
lur a b. Francisco, cap. 80.
Pu^liole (le), quarlier de la banlieiie
de Bolo^nc, 27, 'i3.
Pufvinar b. Fr. quod intravil divmon,
cap. 98.
/^ijjrides pufchras voteftaf mitfere b. Fr.
per universas provincias, 120, 1 ss.
(Jluadragesima sancti Martini, ll'i,'«.
Quaracchi. Son ecole hisloriquc fran-
ciscaine, XLI s.; (^XXXIII.
Quatuor Magistri, 253, 2.
Quinlianus Muller (P.), XLII n. 1;
CLXXVIII; 277, 2fi;304, 7.
Quisisana pres dc Castellamare di
Stabia, CXCVII.
Quo elongati. bulle do Gregoirc IX, du
28 sept. 1*230, 150, 25.Texle, 314-322.
HampoIIa ((iardinal), LXXIV n. 1.
lUipfuss. Francisci. Quntiter rapieba-
tur b. Franciscus, cap. 93 ; 228, 10.
— Prei-ision <lu Spec. Perf. <iuand il
decrit les extasesde s. Fr., XXX\'II.
Pavacciano, quartier de la banlicue
de Sienno ou s\Hablirent d*abord
les freres Mineurs. V. skn.*:.
Heafe. Qualiter b. Fr. ceteffravit ibi
\alivitatem /Jomini, cap. 20; man-
teftum dedil cuidam pauperculx quic
patiefmtur in oculis, cap. 33 ; pradi-
cavit in ptated, cap. 45. Fr. Gerardus
minisfer lieate, 2*20, G. — Francols va
se faire soigner a Hieti, 199. 24 ss.
La vignc du cwvd de S. Fabion pres
Hieti, CLXXXI n. 1. JVuir les mo-
nasltTCs franciscains duval dcHleti.
V. FOXTK r.OLOMnO. FOHKSTA (LA).
riUKCCIO. 1'OIKIIO lUSTONK. SANCTI
KLKrTlIEim. SANCTI FAIllAXI (kCCLK-
si.k). Pour les Actus b. Francisci in
Valle HeatinA, voir au mot maxi :s-
cniTs rarlicle sur le Ms. 079 d'Assise.
Recambuciiy 67, 20.
3G8
SPECULUM PERFECTlO?JlS
Rcceiisions. UliliU^ (l'une lisle des plus
iiiiporlanlcs, XIJV.
licveplio fralrnm fiebal tantum ad S.
J/., 1«, 'i ; receplio fr. /EfridH, cap.
3«; fr. Jo/iannis, cap. r>7. Fuit tem-
pus quo nuttus recipiebalur sine li-
centifi b. Fr.. 205.
lieconcitiandi modus quem tenebant
fralres, cap. 51.
Rccueil dcs hisloriens, 332 n. 2.
Ht^fornies (freres Mineurs, a tlreccio,
192, 27: a S. M. de ForeslA, 206, 28.
Hei^ina Sapienlia. Incipit de la Salu-
Itdio virlulum ; Voir ce mot.
Reguta Minorum. In reguln primd b.
Fr. fecit scribi nomen retifrionis a
Deo revelalum. scilicet fralrum Mi-
norum, 52, 5; quod dicebat de infir-
mis, cap. /j2; de serriendis leprosis,
cap. 4'i. I)e tribus regutis a b. Fr.
composilis, cap. 1. Pe lerliii regutd
mutla fuerunt ejtracta per ministros
contra roluntalem b. Fr., 1, W.Fuit
otim in regutu capilutum quoddam
de prohibilionibns erangetii. scilicet:
« \iliit lulerilis in rid » 7. 11; 8,
11». liegula est oliserratio sanclieran-
getii, 8 ; y ; IVJ. «J. I)e quibusdam qu,r
b. Fr. in regutd scribi votuisset ct
primum ul fralres haberenl magnam
solliciludinem de corpore (Ihristi.
sed quum ministris non riderelur
bonum, in lestamenlo et inatiis scrip-
lis reliquil volunlalem suam. 0. 15-211;
lli». Laudcs regut.v a b.Fr,. cap. '{\.
— Premiere rej?h> : caraclerisee par
s.l'r.,310, 22 ss.; est peut-tMre loul a
la fois celle de 1210 et do 1221,
XXXV n. k ; LIX n. 1. Hole rcmar-
(piable de la 1" regle dans le Spcc.
Perf., LIX ss. Son lcxte dans le Hic-
cardiel le H(d., CLXXIIIetCLXXV.
Happroilier les cliap. 7 et ly de la
H('^'le de 1221 des cliapilres «<> el 5'i
du Sp(v. Perf., 12r>, 20 ; 93 n. 1 ;
cf. 25. 25. \a\ reijle de 1221 ne fail
(jue permeUre de mendier, (>'i n. l.
Cf. 38, 22; r,'i, 21; 74, 16 et nole 4;
78 n. 1 ; 94, 37 ; 126, 2u; 128, 21 ; VX\,
31 ; 148, 28; 173, 21; 190, 31; 2or»,25.
— Hegle de 1223. Fr. L«^on a assisle
a son (ilaboralion, CXLIII s.; 2, 2;
28, 14 ss.; 90, 25. II faul rapproclierdu
Spec. Perf. les ren.^ieij^nenienls don-
nt^s par Honaventure el (Irtii^oirelX.
261-262. H(')le du cardinal, 315, 17
ss. Composition de la rej^Ie, v. I e-
tude spt^ciale sur le cliap. 1, 249-263.
La conlirmati(m racontee par les
TribuL. (^XL n. 1 ; non inen(ionn<^e
par 1 Cel., (JVI ; Eiie pretendail ne
|>as (>tre tenu a lobscrver, CVL Ex-
position de celle regle par la bulle
yuo elongati, CX-CXIV. Texle dc
la bulle, 314-322. Cf. CLXVIL Cf. 38,
23; 87, 22; l:j3, .30: l'i8, 27 ; 172, 39.
Hegle du Ticrs ordre. Son lexte dans le
Mz. 989, CLXVIL
Heglemenls sp(Viaux edicti^s par saiiit
Eranrois pour les ermitage<. 2G, .W
ss.: sur les ma(UM'alions, 5«, 4 ss.:
sur la Porlioncule, 99-101; sur le
travail, 161, 5 ss. Cf. coxsriTrTioxs
CAIMTI I.VIUKS.
lietajratio ordinis fulura a Ik Fr. pra-
dicla eljam irrumpens, cap. 72 et 8l.
lieligio Minorum. V. ouno minohi m.
lietiquiiv. Fralre.s b. Francisco tunicam
pelunt. cap. 3'i. Panis reserratus a
quodam fralre, 179, 7-10. — Culle
des reIi(]U(\s. V. les cliap. 109 el 121.
Valeur Iiistori(pic dc cerlaines re-
liipies, LXIX. Les plus importanles
de celles de s. Francois iious soiit
parvenues par rinterm(>diaire de fr.
Le(m et de sainle Claire, X(iV. Cf.
HKXEDICTION AUTOCiRAPHE. IIII.I.KT A
FH. LEOX. IIHKVIAIHK.
HemaniciiKmls subis par ies documenls
franciscains, (^.XXVI. V. inteupola-
TIONS.
Henai?*sance.Ses rapporls avoc le mou-
vement franciscain. 28, 35.
Henan, 290, 4.
VASLE At^ttAfiETIQbfi
360
henunlialio b, Fr. officio generalis.
V. (iKXEUALATrS.
Here.laliones b. /•>. fnr.Lr, de nomine
religioni imponendo, 52, 5 ss.; tle sa-
lulatione, 52, \) ss.; tle Porlianculx
privrogativis, 08. 19. Dominus ei re-
relat quantlo erat servus De.i el
quando non. cap. 7'i.
He.rerius (/r.), de Muccid. V. rioe-
Rnis.
Iticardus [fr.) de Marcd, 4, Ifi.
Hicerius ifr.). 5, H. Tunicam ejus re-
pefiat b. /'/•., 3'i, 6.
Hicliard dc San Clermano, LVIII n. 5;
275, 15.
Hirher (frore^ V. inoEnirs.
Hiciiler (A. von), Ciescliiclile, CLVIII
n. L
Hidolf), IlistoriiB Seraphicic, LXVIII
n. 1; LXXX n. 1; LXXXV n. 2;
CXXXVI II. 1 ; CLXV ; 2, 35 ; 21, .35 ;
22. 25 ; 105, 32.
Rieli. V. iiE ATE.
Hi^a, CLVIII s.
Higerius ifr.) de Marcd, 4, 22. — Hi-
clier de la Marclie. 7. 24 ss.; CXLII.
Higus-Tortus, ubi fralres manebant in
primordio retigionis, 49, 7 ; cap. 27 ;
fi7, 3 ss. — Hivo-Torlo. dc^pendance
de la leproserie dWssise, ou se ren-
dil s. Franrois, 309, 0. Les freres y
residenl, XXX;95ii. 1; lor> n. 2;
cV>lait le doiiiicile du travail, tandis
que ia Porlioncule etait le doniicile
de la priere, 2('A ss. La vivacite du
recit du Spec. Perf. en ce qui con-
cerne Hivo-Torto r^velc un lemoin
oculaire. LXIV. Kaits racont»»s par
\v. Spec. Perf. (jui se pass(>rent a
Hivo-Torto. LXXXVII.
Hinaldi, XL; CLX n. 1; CLXXVII; 1.35,
28.
Hlnieri (fr.). V. Rif.Eiurs.
liitiri, nom ilalien de certains monas-
ti'res franciscains, 20, :u\.
Hivo-Torlo. V. niors-ToHTrs.
Hocca (La) ou Hocchicciola , 68, 26.
Hocca Accarini, dont fr. Illumlnc^ avait
6\6 seigneur, 220 n. 2.
Hocca Hricii ou Brizzil, 67 , 31 .
Hogerius [fr.], Tudertinus, cujus tota
rita fuil in ferrore carilatis, 109, 0;
cf. 5, 20.
Roeerius (fr.). (dc Prov. Provincia?).
Ses considc^rations dans le Vat. 4354,
CLXXXVI; dans le Ms. de Herlin,
CXCet CXCV.
Rohricht (H.) 296, 23.
Holandus, 10. 14; cf. XXX.
Homn. In Vrt)e b. Fr. et Dominicus
inlerrogantur a domino llugoUno,
cap. 43. Vadit Homam b. Fr. ad vi-
sitandum dom. Ostiensem,i2(i,rt.De
Homd venit dom. Jacoba. 221, 24. —
Voyage de Fr, a Rome pour Tappro-
bation de la dernitTe rcgle, LXVI.
Homana ecclesia. De suh/ectione b. Fr.
ad sacerdotes S. H. E. et quod voluit
religionem suam semper esse sub
correclione ecctesicv romamv, cap. 78.
V. SACKnnoTES. emscopi.
Hossi (H. M. Mathilde), LXXXI n. 1.
Hothatfricii. 67, 21.
Hotuli defn»reL(.'(m, LXXXI ; CXLIII-
CXLV; CL.
Rubriijues des 124 chapitres. ajout(?es
ulterieurement au texte i>riniitif, XIV
n. 1.
Hu/inus (/>'.). semper orabal, 168, 4.
- - Hunii i\\oc Fr. a rAlv(.M'ne, 1.53. 14 ;
lava la pierre, CLXXIII; ses ten-
tations, 79 n. 1 ; avait vu la plaie du
c(MC?, C n. 2 ; riin d(»s 3 Socii, CXXII ;
168, 28. Sa mort a la Portioncule,
LXXXV. Croiipes de ivcits sur lui.
CLXXXV; CXCV.
Huina ordinis. V. relaxatio.
Hybka. Flias von Cortona, CLXXXIX
n. 1.
Sabatier (Paul). Leben des h. Franz,
LXIX ; CLXXXVI ; Ktude criti(jue
sur rindulgence, CLXXXVI. Pris a
partic a propos de la prioritti des
2ii
370
SPECULUM PERFECTIONIS
3 Soc. sur 2 Cel., r.XXIII n. 1 ; a
propos «rrberlin de Casal, CXLVII.
Sacentoles. De venerulione b. /•>. ad
e.os, 24, 10. Monebnl eos b. Fr. ut
ecctesius conservarent mundus, cap.
56. — Respect de s. Fr. pour les
pr^tres, 94, 10 ss.; recommandalions
de son Testament, 309, 16 ss. V.
cLKnici. EPiscon.
Sacramentum allaris. I)e mnnditid
quam votebat b. Fr. in omnitms qux
pertinent ud divinn, cap. 57. Heve-
rentia el devotio b. Fr. in corpore
Christi, 119. De admonifionibus quas
Totuisset scribi in regutd et scripsit
in Tesfamento et in afiis scriptis,
119. Voluit mittere per universas
provincias pyjrides putchras. et fer-
ramenta ad faciendum hosfius, 120.
— Voir aussi les recommandalions
du Teslamcnt, 310.
Sacr6 Couvent d'Assise. V. sacro cox-
VENTO.
SacriQcium missie. V. missa. sacra-
MEXTU.M ALTAllIS.
Sacro Convento d*Assisc, CLI ; 27, 29 ;
175,31.
Sainte Clairc (^glise et monastt>rc dc),
a Assise. V. santa ciiiAnA.
Sainte Marie dcs Anges ou de la Por-
tionCUlC. V. POHTIUNCILA.
Saint Nicolas, oglise dAssisc, 112, 33;
265, 19.
Saint Kufin, prolectcur dAssisc, 71, 36.
V. SA.NCTI niFIXI ECCLESIA.
Salimbene, Chronica, LVIII n. 5;
LXXVIII n. 2 ; 123, 30; 128, 38 ; 131,
29 ; 167, 24; 169, 21 ; 211, 33; 307, 22.
Scs rclations avec fr.L«>on,LXXVIII;
ce qu'il dit dcs Apostoli, LXXXIV.
Salutatio B. M. V. Opusirule de s. Fr.
dont le tcxlc sc trouve dans divers
manuscrils, CLXXII; CLXXXIIL
Salufafio quam deffcfmnt dicere frnfres,
revefata b. Fr., 52, 9 ss.; cf. 31 L 9.
Salutalio virtutum. Opuscule de s. Fr.,
CLXVI ; CLXVII ; CLXXXIL
Salvalore Vilale. CCXIII ; 140. 32; 153,
37: 230, 32; 304. 21 et 26; 305, 33.
San Benedetlo. V. saxcti hexkhicti
(AIinATIA).
Sancla Maria de Foresta ou de Nemorc.
pivs de Rieli. V. saxcti FAniAXi
(ecclesia).
Sancta Maria de Portiuncutd sire de
Angelis. V. portiuxcila.
Sancli ordinis Minorum. CaLMlo^ue
dans divers Mss.. CLXXXIII ;
CLXXXIX ct CXCVIII.
."^ancfi Benedicli de Monte Suttasio (nfh
batiai. Qualiter monaci dederunt b.
Fr. ecclesiam S. M. de Porfiunculn,
cap. 55. Cf. 96 n. 1.
Sancti Damiani monasterium. De len*
tafione quam habuit iln Fr. per ma-
res et fecit canticum fratris solis.
cap. 100; LXII; 2.34, 31. Domina
Clara fuit prima plantuln sororom
S. Damiani, 214, 4 ss. Clerus et po-
pulus Assisii portanfes corpus b. Fr.
transeunt per Sanctum Dnmianam,
216, 8 ss.; cf. 174, .36 ss. — Sainl
Damien. Prit^re de s. Fr. devant le
cruciilx, CLXXX. La copie de TA-
dieu do s. Fr. k rAlvcrne a dispani,
303, 23 ss. On y conserve le brtV
viaire de sainte Claire ecrit par fr.
L6on, LXXX s.; 176, 35 ss. S^jourde
Fr. dans une ceilule de branchages,
198 n. 1. Voir aussi, XCVII ; 140, 5.
Sancti Eleutherii (ecclesia), ubi mansii
b. Fr., 34, 4.
Sancti Fabiani ecctesia, ubi mansitb.
Fr., XXVII; 34, 32 ; 43, 21 ; 206 n. 1
Sancti Georgii eccfesia, ubi nunc est
monasterium Snnctx Clnnr, 266, 5.
Snncti Rufini ecclesia, 112, 1. Cf. 217,
21. V. CAXOXICI.
Sanctus dicitur fr. Johnnnes simplei
a b. Francisco, 105, 13. De sanel»
fratre marttfrisafo cum reguld iM
manibus, cap. 77.
San Danuano. V. saxcti damiaxi eC-
CLESIA.
TABLE ALPHABETIQVE
371
San Riiflno dApoe, ohapplle de la
hanliruo d'Assiso, XXX ; 49, 29; 2'i'.,
20. (if. uKirs-TOiiTrs.
San Salvalore delle Paroli ou di Pal-
lerolo, hospice des GrucimTCS d'As-
siso, XXVIII; 2« n. 2.
8an Sopolcro. V. nuR(JUM sancti se-
VVLCAU.
8an Sevorino, GCXIII.
Sansi, Dorumenli, .W>, 38.
Sanla Ghiara. Dans le Irosor osl oon-
servtj le breviaire de s. Fr., 175 n. 2 ;
la bulle originalc d\ipprobation de
la rogle dcs Glarissos, 183, 21 ss.
Sanla Maria Maddalena, chapcllo dc
la banliouo d'Assisc, XXX ; 'i9, :J0.
Gf. IlKirS-TOUTl.S.
SanfUrbano, crniilapfo francisoain,
pros de Narni, 27. 9.
Sapienies et scienUiiii fralres dom. Os-
fiensi conqne.runlur de b. /*>., cap.
68 ; cf. i»n.*:LATi.
Sarrnceni (iuvunt ad mariyrium quos-
dnm fraires, cap. 77; cf. infiueles.
Sartcano, nionaslore frauciscain non
loin dc Gliiusi (Toscane), 21, .32.
Sarlianum. V. samtkano.
Sasso Rosso,chAlcau f('!odaI sur le mont
Subasio, aujourd'hui en ruines, /jfi,
20 ; 96, 28.
Sasso Spicco dc rAlvornc, 308. 1.
Sasso Spicco do monlc Gasalc, 21, 22;
12'i, 25.
Satrianum, aujourd*hui Satriano, fcrnic
a la limitc du territoire d*Assise sur
le scntier dc Noccra, XXVIII ; 45, 36.
Sbaraglia. V. sharalea.
Sbaraglini (Gasa), 167, 3'i.
Sbaralca, Bullarium, XL ; LIII n. 1;
GXIII n. 1 ; 5. 23 ; 22, 23 ; 28, 27 ;
128, 17; 182, 36; 272 n. 1 et 2; 305,
32;. 307, 22; 314, 19 et 24. Supple-
menlum ad Scriplores, CLVIIIn. 1;
GLXXVII.
Schwartz (I)' Philipp), Chronologie,
GLVIII n. 1.
Scientia. B. Fr. prxdixit quod scien'
tia deifeital e$se ocrasio ruin.v ordi-
nis, cap. 4 ; cap. 69 cl 72. Opinion de
Fr. sur la sciencc, 13 n. 1 ; cf. stu-
nn:M.
Scieniiati fratres, conlrarii b. Frnn-
cisco^ cap. 11 ; cf. mimstri.
Sciesi ct Sissc, ancicnnes fornies du
nom d'Assise, 330, 13; GXGIX.
Sciil, famille d'Asslse, 88, 35.
Scopabat b. Fr. ecctesias, cap. 56et57'
Scripia b. Francisci. Fecit in eis scribi
quxdam qux roiuisset in reguld poni,
1 19, 19 ss. Verim cum cantu pro con-
soiatione et wdificatione paaperum
Dominarum, cap.90. ScripsHper litte.'
ras dom. (Uaric itenedictionem suam,
21.\ 14 ss.; 182, 25.— Opuscules. R6le
quils joucnt dans lc Spec. Perf.,
LXXIII. Leur rarctci dans les biblJo-
tln^^cjuos franciscaincs, GLI. Ne sonl
pas asscz connus, GII n. 1 ; XXV
n. 1. Leur unit(i d'inspiration, 119 s.
Analoj^ies do pens^e enlre Spec.
Porf. 80 cl la lettre au ministre g^-
iKTal, 157, 23; cf. XVIII; XXV n. 1.
OpusiMdos pordus, 183, 26. V. admo-
NITIOXES. ALTOnRAPIIES. llENEniO
TION. niLLET A FR. LEON. DE RELI-
GIOSA IIARITATIONE. DE REVERENTIA
CORPORIS. EPISTOLA AD CAPITULUM —
AD FR. HELIAM. — AO OMNES FRATRES.
LArilES DE CREATrRIS. LALDES DEI.
LAITDES DOMINI. PATER NOSTER. RE-
OrL/F.. SALLTATIO R. M. V. — VIRTU-
TrM. TESTAMEXTrM.
Scripturx inieiiecius qnem haitebat b.
Fr., cap. 53.
Secrcta vorba b. Fr. ab angolo in slig-
inalizatione dicta. V. pr.f.rogativ.e
ORDINIS.
Sedes in caslo reserrain humili Fr.,
cap. 60.
Segharello. Apparition iU'^ sa secto,
LVI. Sentimenls de fr. I^on a son
(^gard, LXXXIV.
Sejhv. Apud Senas infirmus b. Fr. do-
minum Bonaventuram alloquitur, 22,
372
SPECULUM PERFECTIONIS
U. Hevertens de Senis mantelltim <lnt
cuid/im pauperi, cap. 30. Interroga-
tur a doctore ordinis Prwdicatorum.
yo, 'i ; 91 n. 1. — Sicnne. SOjoiir de
Fr. A rAlborino, 22 n. 1 ; 91, 35 ss.;
ri7, 2'i ; 177, 30; cf. XXXIII ; LXXII.
Sonsus (fr.).8os opusculoSjCLXXXVI.
Senlcntia?. V. dicta.
Scplem Solia. V. SErrEsoLi.
Serioa clironologico-hislorico-crilica,
GXXXVI n. L
Serrilia opera. V. opera.
Serviteurs. V. ooMESTiQrES.
Setona, CLXXXVI.
Sotlesoli, 275.
Scttimo Centonario, LXXXII n. 1 ;
CCVII; 22, 3'i; %, 36; 17G, 28;
2'M), l'i.
Sienno. V. sen.e
Simplicitas fratrum et imprimis fr.
Johannis, cap. 57. Simpticitas et pau-
pertas fuit initium et fundamentum
religionis Minorutn, cap. 08, 71 ol 72.
Sinai. Fonlc Colombo Sinaiile la nou-
velle loi, 2G4>, 33.
Sisso (Assiso\ CXCIX.
Sorii I). Fr. quos resignavif vicario suo,
cap. 'i(). Sociorum ejulatio dc pro-
jimd morte tt. Fr., cap. 87, — Froros
plus particulioromiMit docoros du
litre do St>cii, 108. 25 ss. Caraclt^risti-
qut^ qu'en donne Tliomas de Celano,
170, 'lO SS. ; CV. V. TESTIMOMl M.
TUOIS COMPAti.NONS.
Sorii ministri generatis quates esse
dctteant^ 150, 22 ss.
Sot commendtifus a ti. Fr. pr.v atiis
creaturis, cap. 11'.) ot 120. V. lai.des
OE CHK.VTrUIS.
Soldanu^, CLXXXI; CXCIV.
.'<ollicitudo de crastino. \otcIfat />. /•'/•.
friitrcs sotticitos csse de crastino.
cap. 1'.).
Sommairo clirniu»loi?iquo, LXXXVI-
XCIII.
.s'oro/y.s* sancta- t.tanv. W domix.e PAr-
rEHES,
Sortes evangelii. B. Fr. oral Dominum
ut in prima apertione libri sibi os-
tendere dignetur quid debent facere,
12, 1 ss.
Spader. V. octvviis.
Speco (lo) di San Francesco. noni po-
pulaire donnt^ a rermitage SanfUr-
bano. V. ce mot.
Spcculum anima; b. fratrls Bcrnardi,
CLXXXVI; CXC; 167, 28 s.
Speculum Morin, CLXV; CLXXII;
64, 27; 75, 26; 78, 30; 1«;3, 31; 173.
31 ; 182, 30 ; 189, 32 ; 253, 32 ; 309, 23.
Spcculum Perfcctionis. Voir lo soni-
maire des maliorcs, XI ss.
Speculum Vila», a scrvi de baso aux
recliorchcs qui ont amon^ !a doc^u-
verto du Spoc. Perf., XXII ss. ; XLV.
Ori^ine possiblede cottoappellalion,
( iLVI. Helationsdu Spoc. do 1509 avoc
VaL 'i35'i, CLXXVIII-CLXXXVI;
avoc lc Ms. 190 dc Berlin. CXCII-
CXCVI. Indication sommairc dos
(^ditions du Spoculum Vila?. CCX s.
Spedalolto(Io;,ourOspedalctto,2'i3n.2.
Spollo, 40, 22; 49, .32. Ms. du Spec.
Porf. V. MAMscniTs.
Spiritualos amicos (de rocursu fra-
trum ad;. Lo role dc ccs amis splri-
rituols dolermino par Gro4;oire L\,
317, 24.
."^piritualis frater, 20. 3; 57, 4 ; 210, 3;
217, 4. Spirituatis pauper. 50. 9. Spi-
ritualis domina. 221, 9.
Spirituols Franciscains), LXXIX.
Spoolborcli. SontMilion du Spcc. Vilu*.
CCXI; 3.32 n. 2.
Spoletana vatlis. 108, 4: 122. 11.
Sptdoto, 20. 22 ; 96, .30 ; 108, 18; 220. 31.
Un autoKrapho do s. Fr. clio/. W
Convontuols do Spolote , LXXIV.
V. MONTELICO.
Squalus quem desiderarit b. Fr., cap.
111.
Sladorini ;G.\ Sulle fonti, CLXXVIII.
Statisliquo. V. nomiihe de freues.
Statue (Vision d une) qui apparut a s.
TABLE ALPHABETIQUE
373
Fr., LVin s.; LXXX n. 1 ; CLXXX;
CLXXXI.
Slalulo d'Assisl, 46, 25 ; 244, 35.
Sldtuliim qnodtlnm ab Assisialibus fac-
tum tle domo Portiuncutx^ 18, 9.
Stercori asini pecunia comparala, cap.
14.
Sferilis vertn scripturx esl ttonus reli-
giosus, 12, 8; 145, 10 ss.
Stigmatn Domini recepit b. Fr. in cor-
pore suo in monte Atvernx, 194, 22.
— Stigmates. D^tails raconl6s par
fr. Lt^on, 153, 11 ss. Note sur la sllg-
nialisation ajoutt^o 'k la bi^nddiction
autograptie de s. Fr., LXVIII-LXX.
Temoins oculaires de la plaic du
cot^, C n. 2. Un rt^cit de la sUr-
malisation cM6 par le Spec. Vitffi de
1509, CXXIV n. 2. Proct\s-verbal de
fr. Philippe en 1282, CLXXIII. Ins-
criplion de rAlverne, CCXIII. V.
ALVERNE.
Stiltinck, RoIIandlstc, XXXIX.
Studium. Mutti fratres tempus vivendi
secundum vocafionem suam in vano
et falso studio amittent, cap. 72. Cf.
SCJKNTIA.
Stylo de s. Fr., XXVIII-XXXI.
Style clironologiquc, (XXII.
Subasio (Subasium), XXVIII ; cliemin
d'Assise a Satriano, 45 n, 2 ; cf. sasso
IIOSSO. SANCTI BENEDICTI AHnATIA.
Suyskene, Hollandlste (1714-1771), CCI
s.; CCVII ; (^tudia molns (jue ses
pro(i(l'cesseurs Ic Spec. Perf., XL;
valeur du porlrait qu*il Ira^^e de s.
Fr., 200, .33 ; distingue fr. Picrre, de
Pierre dc Calane, 70 n. 2; discutc la
dale traditionnelle de 1217 pour les
inissions, 123, 8 ss. Son jugement sur
Popposition des ministres provin-
ciaux aux vues de s. Fr., 3 n. 1. Voir
aussi, 5, 19; 1«, 15: 22, 33; 35, 27 ; 54,
29; 71, 20ct35; 72, 39 ; 77, 38 ; 113,
2«; 117,36; 124,30; 127, 27; 128, 29;
133, 29 ; 153, 35 ; 194, 28 ; 202, 32 ; 205,
32; 214,25; 254, 30; 272, 32; 309, 25.
Sylveslre (fr.), socius de s. FV. a PAI-
verne, 306, 19 et n. 2.
Tabula rofunda. Isti sunf fratres mei
Tatmlx rotnndx qui tatitnnl in de-
sertis, XXX; 143, 27 ss.
Tassi (Luigi). V. luigi tassi.
Tebaldi, XL.
Tebaldus Catanius, 71, 15.
Tentationes b. Fr..Q' dxmon intravil
pulvinar, cap. 98; de lentalione quam
habuit nllra duos annos, cap. 99 ; de
tributatione quam passus est in
monte Alverna\ cap. 99; per mures
apud S. Damianum, cap. 100.
Terni. V. inter.\mn.«
Tcscio, rivicrc, 168, 21.
Testamentum breve seu uttima volun-
tas in tribus vertns quam retiquit b.
Fr. fratri lienedicto de Pirato, 176 s.
Testamentum b. Fr. in quo volunta-
tem suam reliquit de quibusdam qu<v
votuisset in reguld scribL 199, 16 ss.;
6, 15 ; 28, 9. De paupertate domorum,
21, 10. De salutatione sibi a Deo
revelatd. 52, 11. De S. M. de Porfiun-
culd, 99, 4 ss. — Textc du Tcsta-
menl, 309-313. Grcgoirc IX d(>clarc
(pie Ics fn^res ne sonl pas tenus de
robservcr, 315; CXII. Que saint Fr.
dicta plusieurs fois des tcslaments,
XXXIII n. 2. II faut rapprocher du
Tcst. les chapitrcs 10 ; 50 ; et 54 du
S[)ec. Pcrf. Voir ccs chapilrcs. Le
tcxte en est donn(5 par divers Mss.,
CLXVIII; CLXXIII ; CLXXV.
Testamentum novum fecit dari b Fr.
cuidam paupercul.r. cap. 38.
Testaments des archives d'Assise ,
LXXII ; LXXXin.
Testimoninm Sociorum b. Francisci et
imprimis auctoris Specnti Perfec-
tionis, 6, 12; 16, 8; 20, 22; 28, 13;
29, 11 ; 35, 5 ; 45, 23 ; 56, 7 ; 62, 22 ;
70, 1 ss.; 82, 19; 98, 17; 107, 24; 116,
5 ; 130, 21 ; 184, 18 ; 202, 18 ; 207, 24 ;
225, 5; 227, 19; 228, 5; 232, 16;
374
SPECULUM PERFECTIOMS
voir aussi XLIX ; LXX ; LXXVI ;
LXXXVI.
T^jsllmoniuni Spiriliis sancli. V. inspi-
KATIOX.
Theinor, Codox, 210. 29.
Th<>obu!d, ^vt^que dAssiso, sa nollfi-
calion dc ITndulpfoncc, CAM.
Tlioodidacte. V. inspihatiox.
Thcologlsche Liloralurzeitunp:, LX VIII
n. \.
Thodo, Franz von Assisi, LIII n. 1 ;
28, 35; 109, 32; 305, 2L
Thomas de Olano. V. celano.
Thomas d'Kc<!leslon. V. kcclkston.
Thomas dc Spalato, 1«, l'i.
ThomasTuscus, chroni({uoiir, 108,38 ss.
Thorn(Prusso),(:LXXXVlII et CXCI s.
Threni socioriim de projinw morie
h. Fr., cap. 87.
Tibro. Monastores franciscains do la
vallt»e suporieuro tlu Tibro, 27. 5.
Tiors ordro, su rogle, CLXVII.
Tilus, 257, 19.
Tocco,rKresia nel modio Kvo, LIII n. 1.
Todi (Jacquos d»»). V. jacohoxe.
Toll, Chronologio, CLVIIl n. 1.
Topographiquos (indicatioiis), sur As-
siso ot los onvirons. V. assise.
Toscano. Caradoiujs do certains mo-
nastorcs rraiiciso:iins do Toscane,
25 u. 1.
Tossanus (rr.). copislo du Mz. 17'i3,
CLXVI.
Transilns b. Fr,. In iita heifdomadd
qud migravil scripsit b. iUanv ftene-
dictionem suam. cap. 108. In eadem
venit Jacoba de liomd, 223. 1 ss.
Sorores ataud;v signum a/feclionis
ostendunl, 22'i, Ti ss. Quatiler b. Fr.
satutavit mortem, 2.39, 1() i>s.: fecil
vocari fr. Angelnm et fr. I.eonem ul
cantarenl sibi de sorore morte, cap.
123 : ve.rsicntumfecil in (lantico sotis
de sorore morte, 2'r2.
Translation du corps do s. Vr. a la
nouvollo basiliquo, CXIII n. 1.
Travail des iiiains. V. lauou.
Tronibleniontdelerrc predil par s. Fr.,
XCVn. 1.
Tres Socii. V. trois compagnoxs.
Trevii fcastruml, in ratle SpoleUintU
108, 4.
Tria verba in quifms b. Fr. pnfefecil
volnnlatem et inlentionem sunm, 176.
Tribulationes b. Fr. V. dolor b. fr.
Tribufationes ordinis Minomm a h.
Fr. pr<vdicfa.\ 29, 28; 133- Hf»; 140-
l'il ; Cf. CLXVIII.
Tribulalionum Chronica. Rapports des
Tribul. avoc le Spec. Perf., CXXXVII
9s.; avcc Jourdainde Glano, XXXII.
Les Scripla vorba de rinlcrpolation
sonl rannoau intermediaire entre lo
Spoc. Porf. ol les Tribul.. LXXIX.
La premiorc parlie de cotto cliro-
niqiio ost un rosuint^ dos logoiides
primitivos, (JLXXX.Sonrocildora|>-
probation do la r(^gle, CXL n. I.Pii-
blioo on iiartiopar Ehrle, CXXXVIII
n. 1 <^l 2. (^n on trouve des frai^monts
dans lo Val. 'i.35'i; CLXXX. Manus-
cril do la Lauronlienne, LXXIX n.l;
LXXX n. 1 ; CXXXVIII-CXL. Li>te
dos pagos ou on trouvcra dcs nolos
siir los Tribul., CXL n. l.
Tristitia b. Fr. V. noLOR. /)e frisfitid
ei accidiA exte.riori qu.r dicmonifms
pr.rbenf aditum. cap. 95 ot 9f».
Trois Compagnons ( logonde des ).
Proiivos (prclle ne nous ost pas par-
vonue dans soii intogrit(>, XX n. 1 ;
CLXIV; CLXVIL Ilypothosos sur
le conlenu de la partie disparue,
(^XXV s. Sos rapporls avoc lc Spec.
Porf., XX1I1;XXIX; LXVII;CXIV-
C X VH ' lilisoo par Bcrnard de Besse,
CXXXIII. Papports possibles dos 3
Soc. lAoc les Tribul.otavoc les Fio-
rotti. (^LXXX s. Qu'elle n*a pas (itc
ecrito sur Tordre du chapitre gt^no-
ral, LX.XV s.; (^tudc du prologue,
LXXV ot LXXVI; morceau.x que
lui doit 2 Cel., CXVIII ss. Tablcau
des rapports de 3 Soc. avec 2 Cel. 1
TABtE ALPH.VBETIQUE
375
et le Spoc. Porf., CXX ; qiic la le-
gemlo :i Soc. csl aiitoiieiire a 2 Cel.
1., (!\XI s. Texle de 3 Soc. dans un
graiKlnoinbredenianiiscrilSjGLXIV;
CI .X VII; ( :LX VIII; CLXX; CLXXV;
CCIII n. 1; CCV; CCVII; CCVIII.
Tronibelli, Meniorie, 16, 16.
Tunicivh. Fr.. Tunica exseqiiialis, 33,
9; (ie illa quam repetiavit apud S.
Elenthe.rium, cap. 16; de illd quam
dedil duotfus fnUritius de Francid,
cap. 3'i. Inuitimd infirniitate plures
factiv sunt ei ut mutaretur, 65, 5-9 ;
de ittd cui guardianus consuit ali-
quantulumdepetle vntpis, 115, 11 ss.,
de ittn quam portavit d. Jacotta cum
qudfuit seputtus, 221,4; 222, 5el28.
— I)e la tuiii({ue que s. Fr. donna au
seigneur de Monle Acuto, CCVI.
Tunicx frafrum. I)e ritandd mottitie
et mulfitudine tunicarum, cap. 15.
Turtiires quibus b. Fr. fecit nidos,
CLXXXI; CXCIV.
Ubertin de CasaL Notes sur sa vie,
(^XL. llaine que lui a vou6e Papini,
(^XLI. Argunientation ([ue lui ont
opposee Affi^, Paplnl et M. Della
Glovanna, LV n. 1; CXLI s.; dtifen-
du contre raccusation d'imposlure,
CXLVI-CLI; donneunbon textede
la lellre au cliapitre gC»n6ral, CLXV.
Extrait de son Arbor dans le Ms.
d*Anvers, CCIV. Etude des passages
de TArbor ou 11 cile fr. Lt^on, CXLII
8.; son r(5cit de la coniposition de la
regle, CXLIII s. Citations du Spec.
Perf. dans ses autres <5crils, CXLIX
ss. 8e r(}fugle a Geinbloux, CCX.
Voir aussi, 4, 27; 7, 22-33; 9, 28; 14,
12 et 30 ; 16, 28; 53, 29; 86, 28; 139,
36; 145, 28; 254 n. 1.
Ugolinus de Monte Sancta^Mariai (fr.),
LXXVII n. 2; CLXXXIII s.
ittramarinw partes, 7, 8; 118, 6.
Urbain IV. Sa vie par Gr6golre do
Naples, 332, n. 2.
Valecchie, 244, 21.
Vana gloria, de qud se accusavit I). Fr.
quam habuerut dundo manfellum,
cap. 63 .
Venacius laycus (fr.), CLXXXIII.
Vendredi saint a Asslse, 217, 17 s.
Venimbenl (Fr.). V. fiuxcois vexim-
BEXI.
Vcrba b. Fr. V. dicta.
Verba otiosa (constitutio confral. cap.
82.
Verna (la), noin italien de rAlverne.
V. ALVEltXA.
Vescovado (II). V. episcopatus.
Vespasianus, 257, 19.
Vestimenfum' V. Trxic.f:. Sur lc v(>lc-
ment des premiers fr6res, 310, 25 ss.
Via Francesca, route do la banlieuc
d'Assise, 244, 29.
Vicarius b. Fr. adiflcari facit unam
domunculam pro dicendo offlcio, cap.
8 ; dat licenfiam cuidam novitio ha-
bendi psalferium, 10, 19; Franciscus
vicario resignat socios suos, cap. 40.
Vicarius b. Fr. frater Uelias, 2, 6;
V. OEXEIIALIS MIXISTEU.
Vincentius (fr.), copiste d'une partie du
Mz. 17'j3, CLXVI.
Vinea sacerdotis, cap 10'j.
Virgo Maria (Sancta) effectuosissime
ditigil Portiunculamj 99, 1. lieclina'
vit Filinm /)ei inter bovem et asi-
num, 226.
Visio fr. Pacifici, cap. 60; fr. JlelLr
de morte s. Fr. 237, 5. — Vision de
fr. L(ion : Fr. assistaiit un frere mou-
rant, 90, 20 ; d'un frere qui voit Thu-
inanit(5 agenouillt^e autour de la Por-
lioncule, 273 ; de la statuc. V.ce niol.
Vilale. V. salvatore vitale.
Viterbe, son couvent de Franciscains,
28, 34. Tradition d'apr(*s laquelle fr.
L(ion en serait originaire. IX n. 2.
Voigt (Georg), CLXXXVII-CXCII.
Vollerra. 8on Ms. Voir maxuscrits.
Votuntas et inteltectus b. Fr. de capi-
tulo paupertatis. V. intentio.
3%
SPEICULtM PERFECTIOXIS
Volunhm uifima it. Fr. V. testamkn-
Tl M.
Wnddiii);!: :;Lur), iloil a fr. Loon le
foinl vivinaiil de son recil, LXXII.
Donne anx o|)iisrnles nne plare
(riionnenr, XXV n. \. Porlrail qu'il
Irare (h» s. l'r., 200, ;n ; a pent-«>lre
raisoii en re qui roncerne les sejours
tle s. V\\ a rev(Vlie, 2or> n. \. Fall
erreur an sujel du villa^e de La
Mu(M'ia. .">, 30 ; au sujel des Aclus in
valle Hejdina. 127. ^.'i ss.; a en torl
dt^ suivre Hidoliielnon les inss. [xmr
les opuscules (h^ s, V\\. (HAV. Son
(•dilion des (q)us(Miles, LXXIV ii. 1 ;
a connn iniparfaiteinent i(;s .3 Soc,
XX n. 1 ; a un lexle d(''fe(Mueux de la
rcj^le des (llarisses, IH.'^. 20. Voir
aussi LXIV n. 1; LXXVIIl n. .{ ;
LXXXV n. 2; CXXXVI n. 1; 22,
32; :{r>, 27; 71, 20; 88. 2.'» el 2«; lo:i,
32: lOfi. 27; lOH, 33; 120,37; 127, 17;
1.33, 27; 10«, 27; 17.%, 28; 182, 23;
183, 20; 20ii, 20; 2'i:.. .3'i; 2:.'», 30;
277. 22 ; 309. 23 ; 31'!, 20.
Waitz (Georg^ CXCII.
Wallenbacli (Prof.), donne son avis
snr rauthenticite de la b(^n(>diction,
LXIX.
Woysclaus (fr.), niart\r, CACL
/alfaiii (Pi(Mro). V. iMETno zat.faxi.
Zanibrini, LeOpere V(»larari, 2yo, 7.
Zeellieni pres Dyesl, CLXVII.
Z(»eres alias Koelinanns (fr. IVtrus),
CCVI.
Zeissber^. Meinoriale Ordinis, (IXl^I.
Zeilsclirift fiir Kirclieiisfescliiclile :'Hrie-
Ker), 2«, 10; 0'i, ,30; 2»»0, 24 : 31'!, 1.%.
Zeitschrifl fiirkalli.The(j|o!t(ie,CXXXIX
n. 2; CLVII n. 1 ; CLXIII n. 1 :
CLXXVIIT.
Zeiatores regnicv benedicii a b. Fr..
cap. 70.
Zelaleurs , lcur attilude vers 12;W.
CXIII.
Zeius b. Fr. ad perfectionem regnit
et aii tofani religionem, cap. 7(i-8^.
Ziric7x'eifr. Cornelius). V. (U^tinki.h.s.
Zonglii, Inventario. CXXXVI n. 1.
K 1 .\
V.M.KNCK. — iMIMtlMKItlK A. DUCltOS, 'll. lllK I)i: TlNNKL.
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